• Le poème du jour : "Dans la maison vide," ... un poème de Pierre

    Tôt ou tard, il arrive un moment où le fait de survivre n'est plus que difficilement supportable ... alors la vie est plus pénible que la mort.

     

    Dans la maison vide

    .

    Dans la maison vide,

     

    Bien sûr, il lui restait la vie

    … et aussi son petit chien noir,

    mais elle n’avait plus envie,

    souvent, de quitter son peignoir.

     

    Pendant ces jours longs et sinistres,

    sans fin, elle tournait en rond,

    tout en puisant dans le registre

    de sa mémoire … au plus profond.

     

    Elle passait de pièce en pièce

    dans la maison beaucoup trop grande,

    revivant les scènes de liesses

    … les jours de bonheur à revendre !

     

    Mais maintenant tout était vide,

    le lourd silence étourdissant

    rendait son visage livide

    et son moral déliquescent.

     

    Les quelques pas sur la terrasse

    et son regard sur le jardin,

    la rendaient encore plus lasse :

    les beaux massifs étaient bien loin.

     

    Le chiendent y régnait en maître,

    le gazon n’était plus tondu,

    la haie faisait plus de trois mètres

    et le vieux puits était fendu.

     

    L’entretien n’était plus possible :

    trop onéreux pour son budget,

    dans les charges incompressibles,

    pas de place pour le sujet.

     

    Car en plus de la solitude

    l’argent commençait à manquer,

    de plus en plus d’incertitudes :

    des revenus bien étriqués.

     

    Il n’y avait pas de mystère,

    elle avait compris que malgré

    un train de vie des plus austères

    viendrait le jour tant redouté.

     

    Un jour vraiment épouvantable :

    celui de vendre la maison !

    Un jour - ô combien - détestable,

    un jour à perdre la raison !

     

    Un pan entier de son histoire

    allait alors se détacher,

    une secousse vibratoire

    où son cœur pourrait bien lâcher !

     

    Sans croire, elle priait quand même :

    «  Que je voudrais mourir avant !

    Ne jamais trancher ce dilemme

    … peut-être avancer le cadran ? »

     

    Et ces jours-là la vieille dame,

    revivant les scènes d’antan,

    n’essuyait même plus ses larmes :

    il y en avaient tant et tant.

     

                            Pierre Dupuis

     

     

    Dans la maison vide 2

    Les images sont du net, la première est retouchée.

     

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 9 Octobre à 15:19

    faut l'envoyer à Macronouchcry

      • Mercredi 10 Octobre à 08:54

        Salut Durdan !

         

        Il est certain qu’avec lui, cela ne va pas s’arranger !

        Il cherche un ministre de l’intérieur,

         tu ne serais pas candidat ?  he  he  he  

         

        Et pis c’est tout !

         

        Bonne journée !

         

        Le Rotpier 

         

        http://rotpier.eklablog.com/

    2
    Mo
    Mardi 9 Octobre à 19:03
    Mo

    Il n'est pas très bon pour le moral ton poème... Peut-être à cause de notre âge à Marc et moi...

    Bonne soirée,

    Mo

      • Mercredi 10 Octobre à 08:59

        Bonjour Mo !

         

        Il faut relativiser, ce n’est qu’un poème même

        s’il y a beaucoup de situation comme celle-là.

        Pour nous aussi les années avancent : 71 et 72 ans bientôt !

        Nous sommes plus près du sapin que des dragées de baptême ! yes  yes  he

         

        Bonne journée !

         

        Rotpier 

         

        http://rotpier.eklablog.com/

         

      • Mo
        Mercredi 10 Octobre à 18:46
        Mo

        Nous on a un peu plus : 73 ans tous les deux (mais pas à nous deux, hélas...   ;-) )

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