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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    En pensant à ceux de Florange ou d'ailleurs … 

    et un peu à moi aussi qui ait bossé 13 ans en usine...

     

    Florance acierie

     Image du net

     

    Bernard Lavilliers

    « Les mains d’or »

     

     

    « Les mains d’or »

     

     Un grand soleil noir tourne sur la vallée 
    Cheminée muettes - portails verrouillés 
    Wagons immobiles - tours abandonnées 
    Plus de flamme orange dans le ciel mouillé 

    On dirait - la nuit - de vieux châteaux forts 
    Bouffés par les ronces - le gel et la mort 
    Un grand vent glacial fait grincer les dents 
    Monstre de métal qui va dérivant 

    J'voudrais travailler encore - travailler encore 
    Forger l'acier rouge avec mes mains d'or 
    Travailler encore - travailler encore 
    Acier rouge et mains d'or 

    J'ai passé ma vie là - dans ce laminoir 
    Mes poumons - mon sang et mes colères noires 
    Horizons barrés là - les soleils très rares 
    Comme une tranchée rouge saignée sur l'espoir

    On dirait - le soir - des navires de guerre 
    Battus par les vagues - rongés par la mer 
    Tombés sur le flan - giflés des marées 
    Vaincus par l'argent - les monstres d'acier 

    J'voudrais travailler encore - travailler encore 
    Forger l'acier rouge avec mes mains d'or 
    Travailler encore - travailler encore 
    Acier rouge et mains d'or

    J'peux plus exister là 
    J'peux plus habiter là 
    Je sers plus à rien - moi 
    Y a plus rien à faire 
    Quand je fais plus rien - moi 
    Je coûte moins cher
    Que quand je travaillais - moi 
    D'après les experts 

    J'me tuais à produire 
    Pour gagner des clous 
    C'est moi qui délire 
    Ou qui devient fou 
    J'peux plus exister là 
    J'peux plus habiter là 
    Je sers plus à rien - moi 
    Y a plus rien à faire 

    Je voudrais travailler encore - travailler encore
    Forger l'acier rouge avec mes mains d'or 
    Travailler encore - travailler encore 
    Acier rouge et mains d'or...

     

    Bon partage !

     

     

     

    Rotpier

     

     


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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Supplique pour être enterré sur la plage de Sète » 

     

    « Georges Brassens  »

     

    jolie supplique …

     

     

    Supplique pour être enterré sur la plage de Sète,

     

    La Camarde qui ne m'a jamais pardonné
    D´avoir semé des fleurs dans les trous de son nez
    Me poursuit d'un zèle imbécile
    Alors cerné de près par les enterrements
    J´ai cru bon de remettre à jour mon testament
    De me payer un codicille

    Trempe dans l'encre bleue du Golfe du Lion
    Trempe, trempe ta plume, à mon vieux tabellion
    Et de ta plus belle écriture
    Note ce qu'il faudra qu'il advint de mon corps
    Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord
    Que sur un seul point, la rupture

    Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon
    Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson
    Celles des titis, des grisettes
    Que vers le sol natal mon corps soit ramené
    Dans un sleeping du Paris-Méditerranée
    Terminus en gare de Sète

    Mon caveau de famille, hélas! n'est pas tout neuf
    Vulgairement parlant, il est plein comme un œuf
    Et d'ici que quelqu'un n'en sorte
    Il risque de se faire tard et je ne peux
    Dire à ces braves gens, poussez-vous donc un peu
    Place aux jeunes en quelque sorte

    Juste au bord de la mer à deux pas des flots bleus
    Creusez si c'est possible un petit trou moelleux
    Une bonne petite niche
    Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins
    Le long de cette grève où le sable est si fin
    Sur la plage de la corniche

    C'est une plage où même à ses moments furieux
    Neptune ne se prend jamais trop au sérieux
    Où quand un bateau fait naufrage
    Le capitaine crie "Je suis le maître à bord!
    Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord
    Chacun sa bonbonne et courage"

    Oh, et c'est là que jadis à quinze ans révolus
    A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus
    Je connu la prime amourette
    Auprès d'une sirène, une femme-poisson
    J'ai reçu de l'amour la première leçon
    Avalait la première arête

    Déférence gardée envers Paul Valéry
    Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris
    Le bon maître me le pardonne
    Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens
    Mon cimetière soit plus marin que le sien
    N'en déplaise aux autochtones

    Cette tombe en sandwich entre le ciel et l'eau
    Ne donnera pas une ombre triste au tableau
    Mais un charme indéfinissable
    Les baigneuses s'en serviront de paravent
    Pour changer de tenue et les petits enfants
    Diront, chouette, un château de sable!

    Est-ce trop demander, sur mon petit lopin
    Planter, je vous en prie une espèce de pin
    Pin parasol de préférence
    Qui saura prémunir contre l´insolation
    Les bons amis venus faire sur ma concession
    D'affectueuses révérences

    Tantôt venant d'Espagne, tantôt d'Italie
    Tous chargés de parfums, de musiques jolies
    Le Mistral, la Tramontane
    Sur mon dernier sommeil verseront les échos
    De villanelle, un jour, un jour de fandango
    De tarentelle, de sardane

    Et quand prenant ma butte en guise d'oreiller
    Une ondine viendra gentiment sommeiller
    Avec moins que rien de costume
    J'en demande pardon par avance à Jésus
    Si l'ombre de sa croix s'y couche un peu dessus
    Pour un petit bonheur posthume

    Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon
    Pauvres grands disparus gisant au Panthéon
    Pauvres cendres de conséquence
    Vous envierez un peu l'éternel estivant
    Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant
    Qui passe sa mort en vacances

    Qui passe sa mort en vacances

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

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    Cette fois-ci :

     

    Jean-Jacques Lafond

     « Le géant de papier »

     

    … souvenirs, souvenirs …

     

     

    Le géant de papier,

     

    Demandez-moi de combattre le diable
    D'aller défier les dragons du néant
    De vous construire des tours, des cathédrales
    Sur des sables mouvants
    Demandez-moi de briser les montagnes
    D'aller plonger dans la gueule des volcans
    Tout me paraît réalisable, et pourtant...

    Quand je la regarde, moi l'homme loup au coeur d'acier
    Devant son corps de femme, je suis un géant de papier
    Quand je la caresse et que j'ai peur de l'éveiller
    De toute ma tendresse, je suis un géant de papier

    Demandez-moi de réduire en poussière
    Cette planète où un dieu se perdrait
    Elle est pour moi comme une fourmilière
    Qu'on écrase du pied
    Demandez-moi de tuer la lumière
    Et d'arrêter ce soir le cours du temps
    Tout me paraît réalisable, et pourtant...

    Quand je la regarde, moi l'homme loup au coeur d'acier
    Devant son corps de femme, je suis un géant de papier
    Quand je la caresse et que j'ai peur de l'éveiller
    De toute ma tendresse, je suis un géant de papier

    (instrumental)

    Quand je la regarde, moi l'homme loup au coeur d'acier
    Devant son coeur de femme, je suis un géant de papier

    .

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « J’arrive »

     

    « Jacques Brel  »

     

    … de chrysanthèmes en chrysanthèmes …

     

     

     

    J'arrive,

    De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    Nos amitiés sont en partance
    De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    La mort potence nos dulcinées
    De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    Les autres fleurs font ce qu'elles peuvent
    De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    Les hommes pleurent les femmes pleuvent

    J'arrive j'arrive
    Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
    Encore une fois traîner mes os
    Jusqu'au soleil jusqu'à l'été
    Jusqu'au printemps jusqu'à demain
    J'arrive, j'arrive
    Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
    Encore une fois voir si le fleuve
    Est encore fleuve voir si le port
    Est encore port m'y voir encore
    J'arrive j'arrive
    Mais pourquoi moi pourquoi maintenant
    Pourquoi déjà et où aller
    J'arrive bien sûr, j'arrive
    Mais ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver

    De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    A chaque fois plus solitaire
    De chrysanthèmes en chrysanthèmes
    A chaque fois surnuméraire
    J'arrive j'arrive
    Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
    Encore une fois prendre un amour
    Comme on prend le train pour plus être seul
    Pour être ailleurs pour être bien
    J'arrive j'arrive
    Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
    Encore une fois remplir d'étoiles
    Un corps qui tremble et tomber mort
    Brûlé d'amour le cœur en cendres
    J'arrive j'arrive
    C'est même pas toi qui est en avance
    C'est déjà moi qui suis en retard
    J'arrive, bien sûr j'arrive
    Mais ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver.

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     


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    Aujourd'hui, c'est un peu spécial !

    Un internaute, Joël Rémy, m'a contacté pour avoir l’autorisation d'utiliser ce texte pour le mettre en musique, genre musique expérimentale ... c'est assez surprenant ...

    A vous de juger !

     

    Le texte : 

     

    Chronologie haïkusienne pour jour J ,

    ou 

    Balade en chariot

     

     

    Balade en chariot

    couloirs ascenseur couloirs

    et le froid du bloc

     

    Acier contre veine

    circulation très fluide

    pas d’engorgement

     

    Ploc ploc ploc ploc ploc

    petit tour par le tuyau

    et bonjour la veine

     

    Respirer à fond

    l’oxygène c’est tout bon

    tiens … plus de plafond

     

    C’est jour d’ouverture

    ça écarte et ça découpe

    et vient la couture

     

    Comme un bruit de fond

    des lumières au plafond

    ça s’agite ici

     

    Retour en chariot

    couloirs ascenseur couloirs

    balade finie

     

                                           Pierre Dupuis

     

     

    Remarque : Ceux qui ont déjà goûté ce genre de balade reconnaîtront !

     

     

    L'arrangement :

     

    Merci Joël !

     

    Alors ? ... ça vous plait ?

     

    Joël Rémy fait aussi des GIF et ils sont très bien fait !

     

    https://joelremyj222rgif.tumblr.com/

     

     

     


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Didier Barbelivien »

     

    « Elsa »

     

    La la lal la la lal la la lal la …

     

     

     

    Elsa,

     

    Elsa, les manèges de Berlin tournaient dans tes bras,
    Elsa, la chanson des marins pleurait dans ta voix
    Elsa, le soleil du matin s'allumait sur toi
    Elsa, le printemps qui revient ne me guérit pas.

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Moitié bleu moitié lilas, la la la, la la la
    Beaux comme un air d'opéra, la la la, la la la
    Je ne voyais plus que ça

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Sur ton visage en delta, la la la, la la la
    Même à des années de toi, la la la, la la la
    Je vis mais je ne dors pas.

    Elsa, les violons des tziganes se battaient pour toi
    Elsa, le sourire des nomades subissait ta loi
    Elsa, les nuits de Schéhérazade se moquaient du froid
    Elsa, dans mes longues promenades quand je pense à toi.

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Moitié bleu, moitié lilas, la la la, la la la
    Même à des années de toi, la la la, la la la
    Je vis mais je ne dors pas.

    Elsa, les manèges de Berlin tournent dans le froid
    Elsa, la chanson des marins n'a plus rien de toi
    Elsa, le soleil ce matin ne brille pas pour moi
    Elsa, le printemps qui revient ne me guérit pas.

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Moitié bleu, moitié lilas, la la la, la la la
    Beaux comme un air d'opéra, la la la, la la la
    Je ne voyais plus que ça

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Sur ton visage en delta, la la la, la la la
    Même à des années de toi, la la la, la la la
    Je vis mais je ne dors pas, la la la, la la la

    La la la la la la la la la la la la la la
    La la la la la la la la la la la la la la

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Il est libre Max »

     

    « Hervé Cristiani  »

     

    … Allez,  je vous emmène chevaucher les licornes … ça vous va ?

     

     

    Il est libre Max,

     

    Il met de la magie, mine de rien ,dans tout ce qu'il fait 
    Il a le sourire facile, même pour les imbéciles 
    Il s'amuse bien, il n'tombe jamais dans les pièges 
    Il n'se laisse pas étourdir par les néons des manèges 
    Il vit sa vie sans s'occuper des grimaces 
    Que font autour de lui les poissons dans la nasse 

    Il est libre Max ! Il est libre Max ! 
    Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler 

    Il travaille un p'tit peu quand son corps est d'accord 
    Pour lui faut pas s'en faire, il sait doser son effort 
    Dans l'panier de crabes, il n'joue pas les homards 
    Il n'cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare 

    Il est libre Max ! Il est libre Max ! 
    Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler 

    Il r'garde autour de lui avec les yeux de l'amour 
    Avant qu't'aies rien pu dire, il t'aime déjà au départ 

    Il n'fait pas de bruit, il n'joue pas du tambour 


    Mais la statue de marbre lui sourit dans la cour 

    Il est libre Max ! Il est libre Max ! 
    Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler 

    Et bien sûr toutes les filles lui font les yeux de velours 
    Lui, pour leur faire plaisir, il leur raconte des histoires 
    Il les emmène par-delà  les labours 
    Chevaucher des licornes à  la tombée du soir 

    Il est libre Max ! Il est libre Max ! 
    Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler 

    Comme il n'a pas d'argent pour faire le grand voyageur 
    Il va parler souvent aux habitant de son cœur 
    Qu'est-ce qu'ils s'racontent, c'est ça qu'il faudrait savoir 
    Pour avoir comme lui autant d'amour dans le regard 

    Il est libre Max ! Il est libre Max ! 
    Y'en a même qui disent qu'ils l'ont vu voler

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     

     


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    Cette fois-ci :

     

    « Le gitan »

     

    « Daniel Guichard  »

     

    … Un petit tour de roulotte… ça vous va ?

     

     

    Le Gitan, 

    Il a un rire de voyou 
    Dans le fond des yeux : des amis 
    Il a le cœur au bord des coups 
    Le Gitan, le Gitan, 
    Un peu renard, un peu loup

    Il sort le jour ou bien la nuit 
    Ce qu´on dit de lui il s´en fout 
    Le Gitan, le Gitan, que tu ne connais pas! 

    Il aurait pu être un grand matador 
    Un voleur de poules, un jeteur de sorts 
    Prendre une guitare, être musicien 
    Mais sa vie à lui elle est dans ses poings 

    Il ne sait pas d´où il vient 
    Mais il sait toujours où il va 
    Il a des milliers de cousins 
    Le Gitan, le Gitan, 
    Il a couru les chemins 
    Sainte-Marie ou Guernica 
    Pour venir dormir à Saint-Ouen 
    Le Gitan, le Gitan, que tu ne connais pas! 

    Souvent je deviens : Gitan 
    Mon ciel est le sien : Gitan 
    Je suis comme lui : Gitan 
    J´ai plus de pays : Gitan 
    J´ai plus de maison : Gitan 
    Je n´ai plus de nom : Gitan 
    C´est toi qu´a raison : Gitan 
    Y a plein d´horizons! 

    Il a toujours l´air heureux 
    Les chagrins lui n´en veut pas 
    Il les jette au milieu d´un feu 
    Le Gitan, le Gitan, 
    L´amitié n´est pas un jeu 
    Quand il donne il ne reprend pas 
    Il sait couper son cœur en deux 
    Le Gitan, le Gitan, que tu ne connais pas! 

    Il aurait pu être un grand matador 
    Un voleur de poules un jeteur de sorts 
    Prendre une guitare, être musicien 
    Mais sa vie à lui elle est dans ses poings 

    Souvent je deviens : Gitan 
    Mon ciel est le sien : Gitan 
    Je suis comme lui : Gitan 
    J´ai plus de pays : Gitan 
    J´ai plus de maison : Gitan 
    Je n´ai plus de nom : Gitan 
    C´est toi qu´a raison : Gitan 
    Y a plein d´horizons! 

    Il a un rire de voyou 
    Dans le fond des yeux : des amis 
    Il a le cœur au bord des coups 
    Le Gitan, le Gitan 

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier


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    Cette fois-ci :

     

    « Au suivant »

     

    « Jacques Brel  »

     

    … Vaut-il mieux être le suivi que le suivant ?

    Les risques ne sont pas les mêmes suivant la situation …

     

     

     

    Nota :

    La vidéo en direct étant désactivée,

    cliquez sur « visionner sur YouTube »

    pour la voir et revenez sur le blog

    pour avoir les paroles !  … Merci !

    Ensuite, vous écouter et regarder

     

    le grand Jacques chanter : cela vaut le coup !

     

    Au suivant

     

    Tout nu dans ma serviette qui me servait de pagne

    J’avais le rouge au front et le savon à la main

    Au suivant, au suivant

    J’avais juste 20 ans et nous étions cent vingt

    À être le suivant de celui quon suivait

    Au suivant, au suivant

    J’avais juste 20 ans et je me déniaisais

    Au bordel ambulant dune armée en campagne

    Au suivant, au suivant

     

    Moi j’aurais bien aimé un peu plus de tendresse

    Ou alors un sourire ou bien avoir le temps

    Mais au suivant, au suivant

    Ce n’fut pas Waterloo mais ce n’fut pas Arcole

    Ce fut l’heure où l’on r’grette d’avoir manqué l’école

    Au suivant, au suivant

    Mais je jure que d´entendre cet adjudant d’mes fesses

    C’est des coups à vous faire des armées d’impuissants

    Au suivant, au suivant

     

    Je jure sur la tête de ma première vérole

    Que cette voix depuis je l’entends tout le temps

    Au suivant, au suivant

    Cette voix qui sentait l’ail et le mauvais alcool

    C’est la voix des nations et c’est la voix du sang

    Au suivant, au suivant

    Et depuis chaque femme à l’heure de succomber

    Entre mes bras trop maigres semble me murmurer :

    « Au suivant, au suivant. »

     

    Tous les suivants du monde devraient s’donner la main

    Voilà ce que la nuit je crie dans mon délire

    Au suivant, au suivant

    Et quand je n’délire pas, j’en arrive à me dire

    Qu´il est plus humiliant d’être suivi que suivant

    Au suivant, au suivant

    Un jour je m’ferai cul-de-jatte ou bonne sœur ou pendu

    Enfin un d’ces machins où je n’serai jamais plus

    Le suivant, le suivant

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

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    Cette fois-ci :

     

    « Sur Un Prélude De Bach »

     

    « Maurane »

     

    … Prélude d’un petit air de nostalgie …

     

     

    Sur Un Prélude De Bach

     

    Lorsque j´entends ce prélude de Bach 

    Par Glen Gould, ma raison s´envole 
    Vers le port du Havre et les baraques 
    Et les cargos lourds que l´on rafistole 
    Et les torchères, les grues patraques 
    Les citernes de gasoil 

    Toi qui courais dans les flaques 
    Moi et ma tête à claques 
    Moi qui te croyais ma chose, ma bestiole 
    Moi je n´étais qu´un pot de colle 

    Lorsque j´entends ce prélude de Bach 
    Par Glen Gould, ma raison s´envole 
    Et toutes ces amours qui se détraquent 
    Et les chagrins lourds, les peines qu´on bricole 
    Et toutes mes erreurs de zodiaque 
    Et mes sautes de boussole 

    Toi, les pieds dans les flaques  Moi, et ma tête à claques 
    J´ai pris les remorqueurs pour des gondoles 
    Et moi, moi je traîne ma casserole 

    Dans cette décharge de rêves en pack 
    Qu´on bazarde au prix du pétrole 
    Pour des cols-blancs et des corbacs 
    Qui se foutent de Mozart, de Bach 

    J´donnerais Ray Charles, Mozart en vrac 
    La vie en rose, le rock´n roll 
    Tous ces bémols et tous ces couacs 
    Pour Glen Gould dans c´prélude de Bach.

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Quelque chose de Tennessee »

     

    « Johnny Hallyday  »

     

    … Une parmi tant d’autre …

    Paroles de Michel Berger

     

     

    Quelque chose de Tennessee

    A vous autres, hommes faibles et merveilleux
    Qui mettez tant de grâce a vous retirer du jeu
    Il faut qu'une main posée sur votre épaule
    Vous pousse vers la vie, cette main tendre et légère

    On a tous quelque chose en nous de Tennessee
    Cette volonté de prolonger la nuit
    Ce désir fou de vivre une autre vie
    Ce rêve en nous avec ses mots à lui

    Quelque chose de Tennessee
    Cette force qui nous pousse vers l'infini
    Y a peu d'amour avec tell'ment d'envie
    Si peu d'amour avec tell'ment de bruit
    Quelque chose en nous de Tennessee

    Ainsi vivait Tennessee
    Le cœur en fièvre et le corps démoli
    Avec cette formidable envie de vie
    Ce rêve en nous c'était son cri à lui

    Quelque chose de Tennessee
    Comme une étoile qui s'éteint dans la nuit
    A l'heure où d'autres s'aiment à la folie
    Sans un éclat de voix et sans un bruit
    Sans un seul amour, sans un seul ami

    Ainsi disparut Tennessee
    A certaines heures de la nuit
    Quand le cœur de la ville s'est endormi
    Il flotte un sentiment comme une envie
    Ce rêve en nous, avec ses mots à lui

    Quelque chose de Tennessee
    Oh oui Tennessee
    Y a quelque chose en nous de Tennessee

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     

    Tennessee Williams, un petit rappel est toujours bon à prendre :    https://fr.wikipedia.org/wiki/Tennessee_Williams

     


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     Cette fois-ci :

     

    Michel Berger

    « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux »

    Nota:  Je l'ai déjà mise au moins deux fois,

    mais quand on aime ... on ne compte plus !

     

     

     

    Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux,

     

    Celui-là passe toute la nuit
    A regarder les étoiles
    En pensant qu´au bout du monde
    Y a quelqu´un qui pense à lui
    Et cette petite fille qui joue
    Qui ne veut plus jamais sourire
    Et qui voit son père partout
    Qui s´est construit un empire
    Où qu´ils aillent
    Ils sont tristes à la fête
    Où qu´ils aillent
    Ils sont seuls dans leur tête

    {Refrain:}
    Je veux chanter pour ceux
    Qui sont loin de chez eux
    Et qui ont dans leurs yeux
    Quelque chose qui fait mal
    Qui fait mal
    Je veux chanter pour ceux
    Qu´on oublie peu à peu
    Et qui gardent au fond d´eux
    Quelque chose qui fait mal
    Qui fait mal

    Qui a volé leur histoire?
    Qui a volé leur mémoire?
    Qui a piétiné leur vie
    Comme on marche sur un miroir?
    Celui-là voudra des bombes
    Celui-là comptera les jours
    En alignant des bâtons
    Comme les barreaux d´une prison
    Où qu´ils aillent
    Ils sont tristes à la fête
    Où qu´ils aillent
    Ils sont seuls dans leur tête

    {au Refrain}

    Quand je pense à eux
    Ça fait mal ça fait mal
    Quand je pense à eux
    Ça fait mal ça fait mal

    .

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Une fois par semaine,

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    Cette fois-ci :

     

    « Richard Cocciante »

    « Marguerite »

     

    Je sais, ce n'est pas l'époque mais je vous l'offre quand même !

    J'ai bien connu une Marguerite qui était effeuilleuse

    mais ... cela est une toute autre affaire,

    je vous la raconterai un jour ... peut-être ?

     

     

     

    Marguerite,

     

    Surtout ne m'en voulez pas trop
    Si ce soir je rentre chez moi
    J'ai tellement de choses faire
    Avant que le jour se lve
    Et pendant qu'elle dormira
    Moi, je lui construirai des rves
    Pour que plus jamais au rveil
    Elle ne se lve les yeux en pleurs

    Et pour que cette longue nuit
    Ne soit plus jamais noire et profonde
    Je demanderai la lune
    De remplir le ciel tout entier
    Et pour que je puisse encore avoir
    Le sourire comme avant
    Je demanderai au solleil
    De brler mme en plein hiver

    Et pour qu'elle puisse encore chanter
    Les chansons de notre Bohme
    Je construirai un silence
    plus grand que ceux des cathdrales
    J'irai rveiller les amants
    Je parlerai des heures entires
    Et je sais qu'ils me suivront
    Tant que nous resterons amants

    Alors on se promnera
    Tous ensemble on dansera
    D'incroyables sarabandes
    Et elle oubliera sa peine
    Et pour que la ville danse
    Et pour que la ville chante
    On inventera des couleurs
    Et elle oubliera ses larmes

    Nous irons dans les campagnes
    Pour cueuillir des fleurs des champs
    Et en faire un grand lit blanc
    O l'on s'aime tendrement
    Et puis nous irons au bord du ciel
    Pour lui choisir une toile
    Parce que Marguerite est belle
    Parce que Marguerite est belle

    Parce que Marguerite est frle
    Parce que Marguerite est douce
    Parce que Marguerite m'aime
    Moi je ne vis que pour elle
    Marguerite est ma raison
    Mon lendemain mon idal
    Marguerite qui est le vent
    Ne sais pas qu'elle peut me faire mal

    Parce que Marguerite est celle
    Que je veux toujours prs de moi
    Marguerite est Marguerite
    Marguerite est tout pour moi
    Marguerite est tout pour moi

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Pierre Perret »

    « Mon p’tit lou »

     

    La remarque :

    La facette tendre de l’artiste !

     

     

    Mon p´tit loup

     

    {Refrain:}
    T´en fais, pas mon p´tit loup,
    C´est la vie, ne pleure pas.
    T´oublieras, mon p´tit loup,
    Ne pleur´ pas.

    Je t´amèn´rai sécher tes larmes
    Au vent des quat´ points cardinaux,
    Respirer la violett´ à Parme
    Et les épices à Colombo.
    On verra le fleuve Amazon´
    Et la vallée des Orchidées
    Et les enfants qui se savonn´nt
    Le ventre avec des fleurs coupées.

    {Refrain}

    Allons voir la terre d´Abraham.
    C´est encore plus beau qu´on le dit.
    Y a des Van Gogh à Amsterdam
    Qui ressemblent à des incendies.
    On goût´ra les harengs crus
    Et on boira du vin d´Moselle.
    J´te racont´rai l´succès qu´j´ai eu
    Un jour en jouant Sganarelle.

    {Refrain}

    Je t´amèn´rai voir Liverpool
    Et ses guirlandes de Haddock
    Et des pays où y a des poul´s
    Qui chant´nt aussi haut que les coqs.
    Tous les livres les plus beaux,
    De Colette et d´Marcel Aymé,
    Ceux de Rab´lais ou d´Léautaud,
    Je suis sûr qu´tu vas les aimer.

    {Refrain}

    J´t´apprendrai, à la Jamaïque
    La pêche´ de nuit au lamparo
    Et j´t´emmènerai faire un pique-nique
    En haut du Kilimandjaro
    Et tu grimperas sur mon dos
    Pour voir le plafond d´la Sixtine.
    On s´ra fasciné au Prado
    Par les Goya ou les Menine.

    {Refrain}

    Connais-tu, en quadriphonie,
    Le dernier tube de Mahler
    Et les planteurs de Virginie
    Qui ne savent pas qu´y a un hiver.
    On en a des chos´s à voir
    Jusqu´à la Louisiane en fait
    Où y a des typ´s qui ont tous les soirs
    Du désespoir plein la trompett´.

    T´en fais pas, mon p´tit loup,
    C´est la vie, ne pleur´ pas.
    Oublie-les, les p´tits cons
    Qui t´ont fait ça.
    T´en fais pas, mon p´tit loup,
    C´est la vie, ne pleur´ pas.
    J´t´en supplie, mon p´tit loup,
    Ne pleure pas.

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Allez, je vous ressers un petit … pastiche !

    A la vôtre !

    « Que c'est triste Venise »

    de Charles Aznavour

    qui devient :

    « Qu'elle est triste Denise »

    de Rotpier

     

    Recette pour bien le déguster :

    1) On écoute religieusement l’artiste !

    3) On descend et l’on chante sur les paroles de l’affreux jojo de Rotpier !

    Et… si ça plait : on recommence jusqu’à ce que le voisin commence à hurler !

    Donc : on écoute !

     

     

    Voici donc le chef-d’œuvre tant attendu :

    un pastiche de Venise qui est beaucoup plus

    relevé qu'un pastiche de Marseille... ne l'oublions pas !

     

      

     

    Photo du net bien bidouillée par le Rotpier !

       

    Qu’elle est triste Denise,

     

    Qu’elle est triste Denise

    avec tout’ ses peaux mortes

     qu’elle est triste Denise

    et en plus elle pue.

     

    Je lui dis des gros mots

    en lui montrant la porte

    elle en à rien à s’couer

    et moi je n’en peux plus.

     

    Qu’elle est triste Denise

    ses bas qui dégringolent

    ne font que souligner

    ses genoux tout cagneux.

     

    Et mes lèvres se serrent

    quand elle se gondole

    je pourrais ô malheur

    gerber au moins pour deux.

     

    Qu’elle est triste Denise

    avec tout’ ses peaux mortes

     qu’elle est triste Denise

    et en plus elle pue.

     

    Les musées les églises

    lui ont fermé leurs portes

    les tourist’  apeurés

    s’enfuyaient dans les rues.

     

    Qu’elle est triste Denise

    c’est bien mon infortune

    et je voudrais demain

    aller à son trépas.

     

    Et quand elle ironise

    plus conne que la lune

    je voudrais l’oublier

    mais elle est toujours là.

     

    Je suis bien un pigeon

    un dindon un cloporte

    je ne sais plus sourire

    je suis plus que perdu.

     

    Y en a marr’  de Denise

    je la voudrais bien morte

    y en a marr’ de Denise

    c’est demain que j’ la tue.

     

    La la la la la la

    la la la la la la

    la la la la la la

    la la la la la la.

     

     

                                 Rotpier


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    .

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    Cette fois-ci :

     

    « Le surveillant général »

     « Michel Sardou »

     

    … On aime ou l’on n’aime pas Sardou, mais

    il ne laisse jamais indifférent …

     

     

    Le Surveillant Général


    En ce temps-là
    Monsieur le surveillant des classes secondaires
    Etait un peu efféminé
    En ce temps-là
    Je lisais " Le Grand Meaulnes"
    Et après les lumières
    Je me faisais plaisir
    Je me faisais dormir
    Je m'inventais un monde
    Rempli de femmes aux cheveux roux

    J'ai dit de femmes pas de jeunes filles

    Cette année-là
    Je n'oublierai jamais le regard de vipère
    Que m'avait lancé ce vieux rat
    Cette année-là
    J'avais posé les yeux sur la croupe incendiaire
    De ma professeur de droit
    Elle avait mis le feu en moi
    J'avais avalé la lumière
    J'aurais aimé la terre entière

    Seulement les femmes pas les jeunes filles

    Pauvre de moi
    Monsieur le surveillant des classes secondaires
    Passait ses nuits à espionner
    Pauvre de moi
    Du couloir des secondes au dortoir des premières
    Comment les jeunes étaient couchés
    Bien sur le dos les bras croisés
    Sur la couverture de laine
    Des fois qu'on aurait des idées

    Pauvre taré pauvre Chimène

    C'est pourtant là
    Que durant des années j'ai rêvé d'adultère
    Que je n'ai jamais consommé
    Et que chaque nuit je tiens dans mes bras
    Une femme trop fière
    Qui se refuse à me donner
    Un peu plus que le nécessaire
    Parce que j'hésite à la défaire
    De son carcan de préjugés
    Parce que je n'ai pas la manière
    J'ai presque envie de lui confier

    Qu'en ce temps là
    J'avais un surveillant des classes secondaires
    Mais ça la ferait rigoler

      

    Bon partage !

      

    Rotpier

     


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    Une fois par semaine,

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    Cette fois-ci :

     

    « Georges Brassens »

    « Trompettes de la renommée »

     

    La remarque du Rotpier :

    Pour faire écho à une connerie récente :

    http://rotpier.eklablog.com/humour-les-petites-ou-les-grosses-conneries-du-jour-de-rotpier-avec-un-a131906216

    Il ne faut confondre les trompes de Fallope

    et les trompes de    - - - - - -  !

     

     

     

     

    Les trompettes de la renommée

     

    Je vivais à l'écart de la place publique,
    Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique...
    Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
    Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir.
    Les gens de bon conseil ont su me fair' comprendre
    Qu'à l'homme de la ru' j'avais des compt's à rendre
    Et que, sous peine de choir dans un oubli complet,
    J' devais mettre au grand jour tous mes petits secrets.

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Manquant à la pudeur la plus élémentaire,
    Dois-je, pour les besoins d' la caus' publicitaire,
    Divulguer avec qui, et dans quell' position
    Je plonge dans le stupre et la fornication ?
    Si je publi' des noms, combien de Pénélopes
    Passeront illico pour de fieffé's salopes,
    Combien de bons amis me r'gard'ront de travers,
    Combien je recevrai de coups de revolver !

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    A toute exhibition, ma nature est rétive,
    Souffrant d'un' modesti' quasiment maladive,
    Je ne fais voir mes organes procréateurs
    A personne, excepté mes femm's et mes docteurs.
    Dois-je, pour défrayer la chroniqu' des scandales,
    Battre l' tambour avec mes parti's génitales,
    Dois-je les arborer plus ostensiblement,
    Comme un enfant de ch?ur porte un saint sacrement ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Une femme du monde, et qui souvent me laisse
    Fair' mes quat' voluptés dans ses quartiers d' noblesse,
    M'a sournois'ment passé, sur son divan de soi',
    Des parasit's du plus bas étage qui soit...
    Sous prétexte de bruit, sous couleur de réclame,
    Ai-j' le droit de ternir l'honneur de cette dame
    En criant sur les toits, et sur l'air des lampions :
    " Madame la marquis' m'a foutu des morpions ! " ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente
    Avec le Pèr' Duval, la calotte chantante,
    Lui, le catéchumène, et moi, l'énergumèn',
    Il me laisse dire merd', je lui laiss' dire amen,
    En accord avec lui, dois-je écrir' dans la presse
    Qu'un soir je l'ai surpris aux genoux d' ma maîtresse,
    Chantant la mélopé' d'une voix qui susurre,
    Tandis qu'ell' lui cherchait des poux dans la tonsure ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Avec qui, ventrebleu ! faut-il que je couche
    Pour fair' parler un peu la déesse aux cent bouches ?
    Faut-il qu'un' femme célèbre, une étoile, une star,
    Vienn' prendre entre mes bras la plac' de ma guitar' ?
    Pour exciter le peuple et les folliculaires,
    Qui'est-c' qui veut me prêter sa croupe populaire,
    Qui'est-c' qui veut m' laisser faire, in naturalibus,
    Un p'tit peu d'alpinism' sur son mont de Vénus ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Sonneraient-ell's plus fort, ces divines trompettes,
    Si, comm' tout un chacun, j'étais un peu tapette,
    Si je me déhanchais comme une demoiselle
    Et prenais tout à coup des allur's de gazelle ?
    Mais je ne sache pas qu'ça profite à ces drôles
    De jouer le jeu d' l'amour en inversant les rôles,
    Qu'ça confère à ma gloire un' onc' de plus-valu',
    Le crim' pédérastique, aujourd'hui, ne pai' plus.

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Après c'tour d'horizon des mille et un' recettes
    Qui vous val'nt à coup sûr les honneurs des gazettes,
    J'aime mieux m'en tenir à ma premièr' façon
    Et me gratter le ventre en chantant des chansons.
    Si le public en veut, je les sors dare-dare,
    S'il n'en veut pas je les remets dans ma guitare.
    Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
    Sur mon brin de laurier je m'endors comme un loir. 

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

     

    « Merde à Vauban »

     

    « Léo Ferré »

     

    … En souvenir de la visite du château de Bazoche

    situé dan le Morvan et ayant appartenu à Vauban ! …

     

     

    Merde à Vauban

    Bagnard, au bagne de Vauban
    Dans l'îl' de Ré
    J'mang' du pain noir et des murs blancs
    Dans l'îl' de Ré
    A la vill' m'attend ma mignonn'
    Mais dans vingt ans
    Pour ell' je n'serai plus personn'
    Merde à Vauban

    Bagnard, je suis, chaîne et boulet
    Tout ça pour rien,
    Ils m'ont serré dans l'îl' de Ré
    C'est pour mon bien
    On y voit passer les nuages
    Qui vont crevant
    Moi j'vois s'faner la fleur de l'âge
    Merde à Vauvan

    Bagnard, ici les demoiselles
    Dans l'îl' de Ré
    S'approch'nt pour voir rogner nos ailes
    Dans l'îl' de Ré
    Ah ! Que jamais ne vienne celle
    Que j'aimais tant
    Pour elle j'ai manqué la belle
    Merde à Vauban

    Bagnard, la belle elle est là-haut
    Dans le ciel gris
    Ell' s'en va derrière les barreaux
    Jusqu'à Paris
    Moi j'suis au mitard avec elle
    Tout en rêvant
    A mon amour qu'est la plus belle
    Merde à Vauban

    Bagnard, le temps qui tant s'allonge
    Dans l'îl' de Ré
    Avec ses poux le temps te ronge
    Dans l'îl' de Ré
    Où sont ses yeux où est sa bouche
    Avec le vent
    On dirait parfois que j'les touche
    Merde à Vauban

    C'est un p'tit corbillard tout noir
    Etroit et vieux
    Qui m'sortira d'ici un soir
    Et ce s'ra mieux
    Je reverrai la route blanche
    Les pieds devant
    Mais je chant'rai d'en d'ssous mes planch's
    Merde à Vauban

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

    « Jean-Jacques Debout »

    « Les boutons dorés »

     

    Ils avaient des boutons dorés mais leur avenir ne l'était pas ...

     

     

     

    Les boutons dorés,

    On suit le mur de l´hôpital
    On passe le pont sur la rivière
    On tourne au coin du cimetière
    Pour suivre un peu le vieux canal
    Puis, vers cinq heures, on rentrera
    Suivant d´autres murs, d´autres grilles
    A part ceux de l´école des filles
    Jusqu´aux murs de l´orphelinat

    {Refrain:}
    En casquette à galons dorés
    En capote à boutons dorés
    Tout au long des jeudis sans fin
    Voyez passer les orphelins

    C´est pas souvent que j´ai gagné
    La médaille de la bonne conduite
    J´ peux pas manger la soupe gratuite
    J´aimerais mieux dormir dans les prés
    J´aurai pas mon certificat
    Paraît qu´ je suis d´ la mauvaise graine
    Parce qu´un jour j´ai écrit "Je t´aime"
    Sur les murs de l´orphelinat

    {au Refrain}

    La nuit, j´ m´invente un vrai roman :
    Que j´ai toujours mon père, ma mère
    Une vraie maman en robe claire
    Et un papa qu´a plein d´argent
    Ah! si jamais ils entendent ça
    J´ les en supplie, qu´ils viennent tout de suite
    Avant que mes ongles s´effritent
    Sur les murs de l´orphelinat

    {au Refrain}

    J´ suis pas bien grand, j´ suis pas malin
    J´ai peur de jamais être un homme
    De rester toujours le pauvre môme
    A qui personne tiendra la main
    Mais malgré qu´on soit bon pour moi
    Un jour, ça pétera dans ma tête
    Et pour peu qu´ j´aie des allumettes
    J´mettrai l´ feu à l´orphelinat

    {au Refrain}

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Knokke-Le-Zoute Tango »

     

    « Jacques Brel »

     

    … Un joli petit délire du grand Jacques ! …

     

     

     

    Knokke-Le-Zoute Tango

     

     Les soirs où je suis Argentin
    Je m'offre quelques Argentines
    Quitte à cueillir dans les vitrines
    Des jolis quartiers d'Amsterdam
    Des lianes qui auraient ce teint de femme
    Qu'exportent vos cités latines
    Ces soirs-là je les veux félines
    Avec un rien de brillantine
    Collée au "ceveu" de la langue
    Elles seraient fraîches comme des mangues
    Et compenseraient leur maladresse
    À coups de poitrine et de fesses

    Mais ce soir
    Y a pas d'Argentines
    Y a pas d'espoir
    Y a pas d'doute
    Non ce soir
    Il pleut sur Knokke-le-Zoute
    Ce soir comme tous les soirs
    Je me rentre chez moi
    Le cœur en déroute
    Et la bite sous l'bras

    Les soirs où je suis Espagnol
    Petites fesses, grande bagnole
    Elles passent toutes à la casserole
    Quitte à pourchasser dans Hambourg
    Des Carmencitas de faubourg
    Qui nous reviennent de vérole
    Je me les veux fraîches et joyeuses
    Bonnes travailleuses sans parlotes
    Mi-Andalouses, mi-anguleuses
    De ces femelles qu'on gestapote
    Parce qu'elles ne savent pas encore
    Que Franco est tout à fait mort

    Mais ce soir
    Y a pas d'Espagnoles
    Y a pas de casseroles
    Y a pas d'doute
    Non ce soir
    Il pleut sur Knokke-le-Zoute
    Ce soir comme tous les soirs
    Je me rentre chez moi
    Le cœur en déroute
    Et la bite sous l'bras

    Les soirs où je suis Caracas
    Je Panama, je Partagas
    Je suis l'plus beau
    Je pars en chasse
    Je glisse de palace en palace
    Pour y dénicher le gros lot
    Qui n'attend que mon coup de grâce
    Je la veux folle comme un travelo
    Découverte de vieux rideaux
    Mais cependant t-évanescente
    Elle m'attendrait depuis toujours
    Cerclée de serpents et de plantes
    Parmi les livres de Dutourd

    Mais ce soir
    Y a pas de Caracas
    Y a pas de t-évanescentes
    Y a pas d'doute
    Mais ce soir
    Il pleut sur Knokke-le-Zoute
    Ce soir comme tous les soirs
    Je me rentre chez moi
    Le cœur en déroute
    Et la bite sous l'bras

    Demain oui
    Peut être que
    Peut être que demain je serai Argentin, oui
    Je m'offrirai des Argentines
    Quitte à cueillir dans les vitrines
    Des jolis quartiers d'Amsterdam
    Des lianes qui auraient ce teint de femme
    Qu'exportent vos cités latines
    Demain je les voudrai félines
    Avec ce rien de brillantine
    Collée aux cheveux de la langue
    Elles seront fraîches comme des mangues
    Et compenseront leur maladresse
    À coups de poitrine et de fesses

    Demain je serai Espagnol
    Petites fesses, grande bagnole
    Elles passeront toutes à la casserole
    Quitte à pourchasser dans Hambourg
    Des Carmencitas de faubourg
    Qui nous reviendront de vérole
    Je les voudrai fraîches et joyeuses
    Bonnes travailleuses, sans parlotte
    Mi-Andalouses, mi-anguleuses
    De ces femelles qu'on gestapote
    Parce qu'elles ne savent pas encore
    Que Franco est tout à fait mort

    Les soirs depuis Caracas
    Je Panama, je Partagas
    Je suis l'plus beau
    Je pars en chasse
    Je glisse de palace en palace
    Pour y dénicher le gros lot
    Qui n'attend que mon coup de grâce
    Je la veux folle comme un travelo
    Découverte de vieux rideaux
    Mais cependant t-évanescente
    Elle m'attendrait depuis toujours
    Cerclée de serpents et de plantes
    Parmi les livres de Dutourd

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Félix Leclerc »

    « Le p’tit bonheur »

     

    La remarque :

    J’espère que ce sera un p’tit bonheur pour vous

    ou un grand de le réentendre !

     

     

     

    Le p’tit bonheur,

     C´était un petit bonheur
    Que j´avais ramassé
    Il était tout en pleurs
    Sur le bord d´un fossé
    Quand il m´a vu passer
    Il s´est mis à crier:
    "Monsieur, ramassez-moi
    Chez vous amenez-moi

    Mes frères m´ont oublié, je suis tombé, je suis malade
    Si vous n´me cueillez point, je vais mourir, quelle ballade!
    Je me ferai petit, tendre et soumis, je vous le jure
    Monsieur, je vous en prie, délivrez-moi de ma torture"

    J´ai pris le p´tit bonheur
    L´ai mis sous mes haillons
    J´ai dit: " Faut pas qu´il meure
    Viens-t´en dans ma maison "
    Alors le p´tit bonheur
    A fait sa guérison
    Sur le bord de mon cœur
    Y avait une chanson

    Mes jours, mes nuits, mes peines, mes deuils, mon mal, tout fut oublié
    Ma vie de désœuvré, j´avais dégoût d´la r´commencer
    Quand il pleuvait dehors ou qu´mes amis m´faisaient des peines
    J´prenais mon p´tit bonheur et j´lui disais: "C´est toi ma reine"

    Mon bonheur a fleuri
    Il a fait des bourgeons
    C´était le paradis
    Ça s´voyait sur mon front
    Or un matin joli
    Que j´sifflais ce refrain
    Mon bonheur est parti
    Sans me donner la main

    J´eus beau le supplier, le cajoler, lui faire des scènes
    Lui montrer le grand trou qu´il me faisait au fond du cœur
    Il s´en allait toujours, la tête haute, sans joie, sans haine
    Comme s´il ne pouvait plus voir le soleil dans ma demeure

    J´ai bien pensé mourir
    De chagrin et d´ennui
    J´avais cessé de rire
    C´était toujours la nuit
    Il me restait l´oubli
    Il me restait l´mépris
    Enfin que j´me suis dit:
    Il me reste la vie

    J´ai repris mon bâton, mes deuils, mes peines et mes guenilles
    Et je bats la semelle dans des pays de malheureux
    Aujourd´hui quand je vois une fontaine ou une fille
    Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux
    ...Je fais un grand détour ou bien je me ferme les yeux...

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Croisières méditerranéennes »

     

    « Bernard Lavilliers »

     

    … Le dernier petit bijou de notre dur au cœur tendre …

     

     

    Croisières méditerranéennes,

    Venus des hauts plateaux 
    Incendiés par la guerre, écrasés de soleil 
    Les fourmis silencieuses 
    Fouettées par la poussière, dévorées par le sel 
    On avait tous un jour 
    Imaginé la mer et la douceur du vent 
    Et dans cette nuit noire 
    On a payé si cher, on coule en dérivant 

    Croisière méditerranéenne 
    Sourire carnassier des murènes 
    Très loin des sirènes italiennes 
    Tu atteindras ces rives sombres 
    Très près des côtes siciliennes 
    Les vierges noires comme une traîne 

    Imaginer la mer 
    Qu'on a payé si cher 
    Imaginer la mer 

    On est venu de loin 
    Plus loin que tes repères à des millions de pas 
    On est venu à pied 
    Du fond de la misère, on nous arrête pas 
    Retourne à la maison 
    Et si y'en avait une, je ne serai pas là 
    Et la mer engloutit, dans un rouleau d'écume, mon chant et puis ma voix 

    Croisière méditerranéenne 
    Sourire carnassier de nous mêmes 
    Très loin des sirènes italiennes 
    Tu atteindras ces rives sombres 
    Très près des côtes siciliennes 
    Les vierges noires comme une traîne 

    Imaginer la mer 
    Qu'on a payé si cher 
    Imaginer la mer 
    Imaginer la mer 

    Nous dormons dans des villes 
    Ombre parmi les ombres, les longs couteaux tirés 
    À deux doigts de l’Europe 
    On a rêvé si fort, on commence à douter 
    Il est resté debout, devant les barbelés 
    Sous le ciel minéral 
    Tu commences à ramper 
    En dessous du silence, et dans l'oubli total 

    Croisière méditerranéenne 
    Sourire carnassier de nous mêmes 
    Très loin des sirènes italiennes 
    Tu atteindras ces rives sombres 
    Très près des côtes siciliennes 
    Les vierges noires comme une traîne 

    Imaginer la mer 
    Qu'on a payé si cher 
    Imaginer la mer

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    De temps en temps, je vous propose de partager les chansons

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Maxime Le Forestier :

    « San Francisco »

    San Francisco : le pont

     San Francisco : la maison bleue


    Photos prises sur le net

    Un petit clin d’œil à notre second second fils qui est en vacances en famille dans les environs de San Francisco !

     




    San Francisco,

     

    C'est une maison bleue
    Adossée à la colline
    On y vient à pied, on ne frappe pas
    Ceux qui vivent là, ont jeté la clé
    On se retrouve ensemble
    Après des années de route
    Et l'on vient s'asseoir autour du repas
    Tout le monde est là, à cinq heures du soir
    San Francisco s'embrume
    San Francisco s'allume
    San Francisco, où êtes vous
    Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi

    Nageant dans le brouillard
    Enlacés, roulant dans l'herbe
    On écoutera Tom à la guitare
    Phil à la kena, jusqu'à la nuit noire
    Un autre arrivera
    Pour nous dire des nouvelles
    D'un qui reviendra dans un an ou deux
    Puisqu'il est heureux, on s'endormira
    San Francisco se lève
    San Francisco se lève
    San Francisco ! où êtes vous
    Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi

    C'est une maison bleue
    Accrochée à ma mémoire
    On y vient à pied, on ne frappe pas
    Ceux qui vivent là, ont jeté la clef
    Peuplée de cheveux longs
    De grands lits et de musique
    Peuplée de lumière, et peuplée de fous
    Elle sera dernière à rester debout
    Si San Francisco s'effondre
    Si San Francisco s'effondre
    San Francisco ! Où êtes vous
    Liza et Luc, Sylvia, attendez-moi

         

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Léo Ferré »

     

    «  La mémoire et la mer »

     

    Que dire ? Rien, écouter et se laisser bercer par

    la voix, la musique et les paroles ...

     

     

     

    LA MÉMOIRE ET LA MER

    La marée je l'ai dans le coeur
    Qui me remonte comme un signe
    Je meurs de ma petite soeur
    De mon enfant et de mon cygne
    Un bateau ça dépend comment
    On l'arrime au port de justesse
    Il pleure de mon firmament
    Des années-lumière et j'en laisse
    Je suis le fantôme Jersey
    Celui qui vient les soirs de frime
    Te lancer la brume en baisers
    Et te ramasser dans ses rimes
    Comme le trémail de juillet
    Où luisait le loup solitaire
    Celui que je voyais briller
    Aux doigts du sable de la terre

    Rappelle-toi ce chien de mer
    Que nous libérions sur parole
    Et qui gueule dans le désert
    Des goémons de nécropole
    Je suis sûr que la vie est là
    Avec ses poumons de flanelle
    Quand il pleure de ces temps-là
    Le froid tout gris qui nous appelle
    Je me souviens des soirs là-bas
    Et des sprints gagnés sur l'écume
    Cette bave des chevaux ras
    Au ras des rocs qui se consument
    Ô l'ange des plaisirs perdus
    Ô rumeurs d'une autre habitude
    Mes désirs dès lors ne sont plus
    Qu'un chagrin de ma solitude

    Et le diable des soirs conquis
    Avec ses pâleurs de rescousse
    Et le squale des paradis
    Dans le milieu mouillé de mousse
    Reviens fille verte des fjords
    Reviens violon des violonades
    Dans le port fanfarent les cors
    Pour le retour des camarades
    Ô parfum rare des salants
    Dans le poivre feu des gerçures
    Quand j'allais géométrisant
    Mon âme au creux de ta blessure
    Dans le désordre de ton cul
    Poissé dans les draps d'aube fine
    Je voyais un vitrail de plus

    Et toi fille verte mon spleen

    Les coquillages figurants
    Sous les sunlights cassés liquides
    Jouent de la castagnette tant
    Qu'on dirait l'Espagne livide
    Dieu des granits ayez pitié
    De leur vocation de parure
    Quand le couteau vient s'immiscer
    Dans leur castagnette figure
    Et je voyais ce qu'on pressent
    Quand on pressent l'entrevoyure
    Entre les persiennes du sang
    Et que les globules figurent
    Une mathématique bleue
    Dans cette mer jamais étale
    D'où nous remonte peu à peu
    Cette mémoire des étoiles

    Cette rumeur qui vient de là
    Sous l'arc copain où je m'aveugle
    Ces mains qui me font du flafla
    Ces mains ruminantes qui meuglent
    Cette rumeur me suit longtemps
    Comme un mendiant sous l'anathème
    Comme l'ombre qui perd son temps
    À dessiner mon théorème
    Et sur mon maquillage roux
    S'en vient battre comme une porte
    Cette rumeur qui va debout
    Dans la rue aux musiques mortes
    C'est fini la mer c'est fini
    Sur la plage le sable bêle
    Comme des moutons d'infini
    Quand la mer bergère m'appelle

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    "Richard Cocciante"

    « Avec simplicité »

     

    Pour écrire d'aussi belles chansons, je pense qu'il a un Cocciante intellectuel au dessus de la moyenne ... quand pensez-vous?

     
     
     

     
     
     
     

    Avec Simplicité :


    Tu m'as dit des mots d'amitié, l'amour s'est glissé en moi
    Avec simplicité
    De tous petits mots parfumés d'oiseaux sont tombés du ciel
    Avec simplicité
    Je ne crierai plus au secours
    Le chagrin d'hier tourne court
    C'est toi qui l'as tué
    Avec simplicité

    Je t'emporte dans ma chanson d'amour inventée pour toi
    Avec simplicité
    Quelle soit belle ou non, ma chanson, elle suit le fil de ta voix
    Avec simplicité
    Je n'ai plus de fête sans toi
    La seule fête pour moi
    C'est seulement de t'aimer
    Avec simplicité
    Et je sais très bien désormais
    Pour qui j'ai envie de chanter

    Tu me quittes une heure, je suis mort
    Je n'ai plus ni cœur ni corps, je suis désenchanté
    Par une ombre aux yeux de soleil
    Qui a cambriolé presque tout mon sommeil
    Avec simplicité
    Il y a ton orage dans l'air
    Il y a ton sourire sur la mer
    Il y a ton éclair, ton électricité

    Le printemps peut battre tambour
    La fleur qui fait mon cœur moins lourd
    C'est toi qui l'as semé
    Avec simplicité
    Et je sais pour qui désormais
    Le soir j'ai envie de chanter

    Je n'existe plus quand tu sors
    J'ai toute ma vie dehors, je suis désenchanté
    Par une ombre au cœur qui sommeille
    Qui a cambriolé presque tout mon soleil
    Avec simplicité
    Il y a ton parfum doux amer
    Cette eau pure au cœur du désert
    Il y a chaque nuit sur mes nerfs
    Cette éventualité
    De ta simplicité

      

      

    Bon partage ... tout en simplicité !

     

    Rotpier


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  • Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Didier Barbelivien »

     

    « Elsa »

     

    … souvenirs, souvenirs…

    . 

     

    ♪ Elsa ♪

    Elsa, les manèges de Berlin tournaient dans tes bras,
    Elsa, la chanson des marins pleurait dans ta voix
    Elsa, le soleil du matin s'allumait sur toi
    Elsa, le printemps qui revient ne me guérit pas.

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Moitié bleu moitié lilas, la la la, la la la
    Beaux comme un air d'opéra, la la la, la la la
    Je ne voyais plus que ça

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Sur ton visage en delta, la la la, la la la
    Même à des années de toi, la la la, la la la
    Je vis mais je ne dors pas.

    Elsa, les violons des tziganes se battaient pour toi
    Elsa, le sourire des nomades subissait ta loi
    Elsa, les nuits de Schéhérazade se moquaient du froid
    Elsa, dans mes longues promenades quand je pense à toi.

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Moitié bleu, moitié lilas, la la la, la la la
    Même à des années de toi, la la la, la la la
    Je vis mais je ne dors pas.

    Elsa, les manèges de Berlin tournent dans le froid
    Elsa, la chanson des marins n'a plus rien de toi
    Elsa, le soleil ce matin ne brille pas pour moi
    Elsa, le printemps qui revient ne me guérit pas.

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Moitié bleu, moitié lilas, la la la, la la la
    Beaux comme un air d'opéra, la la la, la la la
    Je ne voyais plus que ça

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Sur ton visage en delta, la la la, la la la
    Même à des années de toi, la la la, la la la
    Je vis mais je ne dors pas, la la la, la la la

    La la la la la la la la la la la la la la
    La la la la la la la la la la la la la la

      

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Barbara :

    « Dis, quand reviendras-tu ?»

     

     

    Dis, quand reviendras-tu ?

    Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
    Voilà combien de temps que tu es reparti,
    Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage,
    Pour nos cœurs déchirés, c'est le dernier naufrage,
    Au printemps, tu verras, je serai de retour,
    Le printemps, c'est joli pour se parler d'amour,
    Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
    Et déambulerons dans les rues de Paris,

    Dis, quand reviendras-tu,
    Dis, au moins le sais-tu,
    Que tout le temps qui passe,
    Ne se rattrape guère,
    Que tout le temps perdu,
    Ne se rattrape plus,

    Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà,
    Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,
    A voir Paris si beau dans cette fin d'automne,
    Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne,
    Je tangue, je chavire, et comme la rengaine,
    Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne,
    Ton image me hante, je te parle tout bas,
    Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi,

    Dis, quand reviendras-tu,
    Dis, au moins le sais-tu,
    Que tout le temps qui passe,
    Ne se rattrape guère,
    Que tout le temps perdu,
    Ne se rattrape plus,

    J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,
    J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,
    Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
    Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,
    Je reprendrai la route, le monde m'émerveille,
    J'irai me réchauffer à un autre soleil,
    Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
    Je n'ai pas la vertu des femmes de marins,

    Dis, quand reviendras-tu,
    Dis, au moins le sais-tu,
    Que tout le temps qui passe,
    Ne se rattrape guère,
    Que tout le temps perdu,
    Ne se rattrape plus...

      

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Serge Lama »

     

    « l’Algérie »

     

    … Cette aventure don on ne voulait pas …

     

      

     

     

    L'Algérie,

    Dans ce port nous étions des milliers de garçons 
    Nous n'avions pas le cœur à chanter des chansons 
    L'aurore était légère, il faisait presque beau 
    C'était la première fois que je prenais le bateau 

    L'Algérie 
    Ecrasée par l'azur 
    C'était une aventure 
    Dont on ne voulait pas 
    L'Algérie 
    Du désert à Blida 
    C'est là qu'on est parti jouer les p'tits soldats 
    Aux balcons séchaient draps et serviettes 
    Comme en Italie 
    On prenait de vieux trains à banquettes 
    On était mal assis 
    L'Algérie 
    Même avec un fusil 
    C'était un beau pays 
    L'Algérie 

    Ce n'était pas un port à faire du mélo 
    Et pourtant je vous jure que j'avais le coeur gros 
    Quand ils ont vu le quai s'éloigner, s'éloigner 
    Y en a qui n'ont pas pu s'empêcher de pleurer 

    L'Algérie 
    Ecrasée par l'azur 
    C'était une aventure 
    Dont on ne voulait pas 
    L'Algérie 

    Du désert à Blida 
    C'est là qu'on est parti jouer les p'tits soldats 
    Nos fiancées nous écrivaient des lettres 
    Avec des mots menteurs 
    Le soir on grillait des cigarettes 
    Afin d'avoir moins peur 
    L'Algérie 
    Même avec un fusil 
    C'était un beau pays 
    L'Algérie 

    Un port ce n'est qu'un port, mais dans mes souvenirs 
    Certains soirs malgré moi je me vois revenir 
    Sur le pont délavé de ce bateau prison 
    Quand Alger m'a souri au bout de l'horizon 

    L'Algérie 
    Ecrasée par l'azur 
    C'était une aventure 
    Dont je ne voulais pas 
    L'Algérie 
    Du désert à Blida 
    C'est là que j'étais parti jouer les p'tits soldats 
    Un beau jour je raconterai l'histoire 
    A mes petits enfants 
    Du voyage où notre seule gloire 
    C'était d'avoir vingt ans 
    L'Algérie 
    Avec ou sans fusil 
    ça reste un beau pays 
    L'Algérie

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Jean Ferrat :

    « Ma France »

    En ces temps où elle pourrait basculer vers un avenir très

    incertain en ne représentant plus ce qu'elle était

    et ce qu'elle est encore pour beaucoup de pays ...

    En ces temps où la France ouvrière succombe aux chants des sirènes du FN, qui mentent comme elles respirent, nous devons réagir et redonner toutes ses valeurs à notre beau pays !

     

    .

     

     

    Ma France,

    De plaines en forêts de vallons en collines

    Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
    De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
    Je n'en finirais pas d'écrire ta chanson, ma France

    Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
    Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
    Quelque chose dans l'air a cette transparence
    Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche, ma France

    Cet air de liberté au-delà des frontières
    Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
    Et don't vous usurpez aujourd'hui le prestige
    Elle répond toujours du nom de Robespierre, ma France

    Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
    Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
    Celle qui construisit de ses mains vos usines
    Celle don't monsieur Thiers a dit qu'on la fusille, ma France

    Picasso tient le monde au bout de sa palette
    Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
    Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
    De dire qu'il est temps que le malheur succombe, ma France

    Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
    Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
    En remplissant l'histoire et ses fosses communes
    Que je chante à jamais celle des travailleurs, ma France

    Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
    Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
    Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
    A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain, ma France

    Qu'elle monte des mines descende des collines
    Celle qui chante en moi la belle la rebelle
    Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
    Celle de trente-six à soixante-huit chandelles, ma France

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Patricia Kaas »

     

    « D’Allemagne »

     

    … Une petite préparation aux poèmes

    de mardi prochain …

     

    D'Allemagne,

     D'Allemagne où j'écoute la pluie en vacances 
    D'Allemagne où j'entends le rock en silence 
    D'Allemagne où j'ai des souvenirs d'en face 
    Où j'ai des souvenirs d'enfance 
    Lénine Place et Anatole France 

    D'Allemagne l'histoire passée est une injure 
    D'Allemagne l'avenir est une aventure 
    D'Allemagne je connais les sens interdits 
    Je sais où dorment les fusils 
    Je sais où s'arrête l'indulgence 

    Auf wiedersehen Lili Marlène 
    Reparlez-moi des roses de Göttingen 
    Qui m'accompagnent dans l'autre Allemagne 
    A l'heure où colombes et vautours s'éloignent 
    De quel côté du mur la frontière vous rassure 

    D'Allemagne 
    J'ai des histoires d'amour sincères 
    Je plane sur des musiques d'Apollinaire 
    D'Allemagne 
    Le romantisme est plus violent 
    Les violons jouent toujours plus lent 
    Les valses viennoises ordinaires 

    Ich habe eine kleine wild Blume 
    Eine Pflanze die zwischen den Wolken blühte 
    D'Allemagne 
    J'ai une petite fleur dans l'coeur 
    Qui est comme l'idée du bonheur 
    Qui va grandir comme un arbre 

    Auf wiedersehen Lili Marlène 
    Reparlez-moi des roses de Göttingen
     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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