•  
    Une fois par semaine,
    je vous propose de partager les chansons
    et les artistes que j’aime !
    Clip vidéo et paroles
     
    Cette fois-ci :
     
     

    Léo Ferré :

     « L’étrangère »

     

    Sur un poème de Louis  Aragon ... 

     
     
     
     
     

     

    L'étrangère

    Il existe près des écluses
    Un bas quartier de bohémiens
    Dont la belle jeunesse s'use
    A démêler le tien du mien
    En bande on s'y rend en voiture,
    Ordinairement au mois d'août,
    Ils disent la bonne aventure
    Pour des piments et du vin doux

    On passe la nuit claire à boire
    On danse en frappant dans ses mains,
    On n'a pas le temps de le croire
    Il fait grand jour et c'est demain.
    On revient d'une seule traite
    Gais, sans un sou, vaguement gris,
    Avec des fleurs plein les charrettes
    Son destin dans la paume écrit.

    J'ai pris la main d'une éphémère
    Qui m'a suivi dans ma maison
    Elle avait des yeux d'outremer
    Elle en montrait la déraison.
    Elle avait la marche légère
    Et de longues jambes de faon,
    J'aimais déjà les étrangères
    Quand j'étais un petit enfant !

    Celle-ci parla vite vite
    De l'odeur des magnolias,
    Sa robe tomba tout de suite
    Quand ma hâte la délia.
    En ce temps-là, j'étais crédule
    Un mot m'était promission,
    Et je prenais les campanules
    Pour des fleurs de la passion

    A chaque fois tout recommence
    Toute musique me saisit,
    Et la plus banale romance
    M'est éternelle poésie
    Nous avions joué de notre âme
    Un long jour, une courte nuit,
    Puis au matin : "Bonsoir madame"
    L'amour s'achève avec la pluie.

     

     
     

    Bon partage !

     

    Rotpier
     
     

    6 commentaires
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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Léo Ferré :

    « Les temps sont difficiles »

    Une belle tranche d’années 60 !

     

     

    Les temps sont difficiles,

    Ma femme veut jouer les Présidents
    Elle dit que c'est très plébixcitant
    Pour lui montrer que j' suis un homme
    Je dois lui dire par référendum

    Les temps sont difficiles!

    Le matin c'est oui, le soir c'est non
    Elle tient pas compte des abstentions
    Ni oui ni non, ça fait coup nul
    Voilà mon scrutin, j' garde mes scrupules

    Les temps sont difficiles!

    J'irai revoir ta Normandie
    Mon vieux Gabin, mon vieux grisbi
    Car la Normandie, c'est notoire
    Ça mesure que trois cents hectares

    Les temps sont difficiles!

    Pour faire face à la vérité
    J'ai poussé jusqu'à la télé
    Où l'on m'a dit "Vous demandez qui?
    La vérité? C'est pas ici!"

    Les temps sont difficiles!

    Le Français, ça n'est pas raciste
    Ça aime les juifs, les anarchistes
    Les pieds d' cochon, les pieds paquets
    Les pieds au cul, les pieds qu' tu sais

    Les temps sont difficiles!

    Fini le temps des barbaries
    Le Français aime rester chez lui
    Monte Carlo est en faillite
    On n'a qu' l'Algérie qu'on mérite

    Les temps sont difficiles!

    A Cuba, y a pas qu' du tabac
    D' la canne à sucre et d' la rumba
    Y a du suspens et d' la terreur
    Kennedy soigne ses électeurs

    Les temps sont difficiles!

    Trois jours après, on s' serre la louche
    On fout en l'air toutes ses cartouches
    Les p'tits Chinois bouffent de l'Indien
    Tiens, tiens, tiens, tiens, 
    Voilà du Bouddha, voilà du Bouddha!

    Les temps sont difficiles!

    A Rome, il y a l'oecu... ménique
    De quoi remplir la Basilique
    Il faut être conciliants, mes frères
    Les con... ciles, c'est si rare, mon Père

    Les temps sont difficiles!

    Le Vatican n'est pas d'accord
    Il dit qu'à Liège on a eu tort
    Quand tu verras un pape sans bras
    Avec quoi donc y t' bénira?

    Les temps sont difficiles!

    Verlaine est mort dans la détresse
    Rembrandt est mort l'huissier aux fesses
    Beethoven est mort dans la merde
    J'ai qu' ce mot-là, faut pas qu'on l' perde

    Faut distraire le profane!

    Verlaine est vivant au lycée
    Rembrandt est vivant au musée
    Beethoven vit chez l'amoureux
    Tous les dimanches que fait l' bon Dieu

    Quand Il est mélomane!

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Jean Ferrat »

    « La commune »

    2012  - 1871 =  150

    C'est le 150ème anniversaire de la commune !

    Parce que des nostalgiques des anciens régimes avaient confisqué la République, des Parisiens se sont révoltés et battus et beaucoup sont morts.

    Les nostalgiques des anciens régimes n'ont pas hésité à fricoter

    avec les Prussiens pour contrer la Commune !

    Lien : https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_de_Paris

      

     

     

    La Commune

    Il y a cent ans commun commune
    Comme un espoir mis en chantier
    Ils se levèrent pour la Commune
    En écoutant chanter Potier
    Il y a cent ans commun commune
    Comme une étoile au firmament
    Ils faisaient vivre la Commune
    En écoutant chanter Clément

    C'étaient des ferronniers
    Aux enseignes fragiles
    C'étaient des menuisiers
    Aux cent coups de rabots
    Pour défendre Paris
    Ils se firent mobiles
    C'étaient des forgerons
    Devenus des moblots

    Il y a cent ans commun commune
    Comme artisans et ouvriers
    Ils se battaient pour la Commune
    En écoutant chanter Potier
    Il y a cent ans commun commune
    Comme ouvriers et artisans
    Ils se battaient pour la Commune
    En écoutant chanter Clément

    Devenus des soldats
    Aux consciences civiles
    C'étaient des fédérés
    Qui plantaient un drapeau
    Disputant l'avenir
    Aux pavés de la ville
    C'étaient des forgerons
    Devenus des héros

    Il y a cent ans commun commune
    Comme un espoir mis au charnier
    Ils voyaient mourir la Commune
    Ah ! Laissez-moi chanter Potier
    Il y a cent ans commun commune
    Comme une étoile au firmament
    Ils s'éteignaient pour la Commune
    Ecoute bien chanter Clément

     

    Bon partage

     

    Rotpier

     

     

     


    5 commentaires
  • Comme il y avait bien longtemps ...

    Allez, je vous ressers ce petit … pastiche !

    A la vôtre !

    « Il suffirait de presque rien »

    de Serge Reggiani

    qui devient :

    « Le gigolo de Saint-Germain »

    de Rotpier

     

    Image du net

     

    Recette pour bien le déguster :

    1) Un petit clic sur le triangle pour démarrer si cela ne se fait pas automatiquement !

    2) On écoute religieusement l’artiste !

    3) On descend et l’on chante sur les paroles de l’affreux jojo de Rotpier !

    Et… si ça plait : on recommence jusqu’à ce que le voisin commence à hurler !

    Donc : on écoute !

     

     
     
     

     

    Maintenant on y va !

     

    .

    Le gigolo de Saint-Germain

     

    Il suffisait de presque rien

    D’un peu plus de forc’ dans les mains

    Pour te balancer du sixième

    J’en rêvais depuis le matin

    Dans l’appart’ de Saint-Germain

    Où tu me poses des problèmes

    Et ce n’est pas du cinéma

    Boucle-là et regarde-moi

    Vois les rides qui nous séparent

    A quoi bon jouer la comédie

    De la vieille qui rajeunit

    Ça fait rigoler ton miroir

    Un jour je vais te foutre en l’air

    Et tant pis pour les commentaires

    « C’est son ami elle avait finit de lui plaire

    Son compte était à découvert »

    Il suffisait de presque rien

    Du pognon planqué dans un coin

    Pour qu’encore une année je reste

    Tu es bête mais tu comprends

    Qu’en frôlant tes soixant’ cinq ans

    Tu es bien loin de ta jeunesse

    Tu ne sais même plus sourire

    Quand je te vois mon cœur chavire

    J’en vomis tellement c’est triste

    Imagine ma vie demain

    Tout à coté d’un tas en train

    De se couvrir de mille kystes

    Vraiment de quoi aurais-je l’air

    J’entends déjà les commentaires

    « Il est joli, comment peut-il encor’ s’ la faire

    Ça doit relever de l’enfer »

    Et ce sera bien moi demain

    Qui t’emm’ ra à Saint-Germain

    Dans un grand trou du cimetière

    Il suffisait de presque rien

    Que tu aies quarante ans de moins

    Et des revenus de banquière …

    .

                                                           Rotpier

    .

    Et pis c’est tout !

    A la vôtre !

    Avec modération SVP !

    Sinon, cela donne ça !

     

    Rotpier

     

     


    6 commentaires
  •  

    Une fois par semaine,

     

    je vous propose de partager les chansons

     

    et les artistes que j’aime !

     

    Clip vidéo et paroles

     

     et bon printemps à tous

     

    Cette fois-ci :

     

    " Pierre Perret "

     

     « C’est l’printemps »

     

    ( Oui, c'est le printemps et il faut en profiter ... même confinés ! )

    C'est ce que j'avais mis l'année dernière et cette année:

    rebelote, nous venons d'être de nouveau confinés !

    Vous remarquerez que le Pierrot ( l'autre ! ) parle aussi de Blanche-Neige !

     

     

     

    C'est l'printemps

     

    C'est l'printemps
    Tout le monde baise à perdre haleine
    Les reins des chattes et des hyènes
    Vont endurer du mauvais temps
    C'est l'printemps
    Deux clébards marchent sur six pattes
    Les macchabées soulèvent les boîtes
    Les taureaux montent sur leur maman
    C'est l'printemps
    Le lièvre dit à la tortue
    Je t'en supplie dégage la rue
    Pour moi c'est fini d'puis longtemps
    C'est l'printemps
    La chèvre de M'sieur Seguin demande
    Au loup qui a la lippe friande
    S'il veut pas la sauter avant

     

    C'est l'printemps
    L'chap'ron rouge en moins d'un quart d'heure
    Découvre les vertus du beurre
    Dont elle usait tout autrement
    C'est l'printemps
    L'renard dit au corbeau t'es bête
    Si seulement t'enlève ta jaquette
    J'te laisse ton calendo coulant
    C'est l'printemps
    Pinocchio qui voit que sa bébête
    S'allonge autant que son pifomètre
    Renverse les chaises en pleurant
    C'est l'printemps
    L'ogre qui a passé l'hiver sage
    Qui a un faible pour les pucelages
    Réveille le prince charmant

    C'est l'printemps
    Y a la tour Eiffel qui s'emballe
    Qui se penche sur le trou des halles
    Pour lui faire un jardin d'enfants
    C'est l'printemps
    Deux escargots sur l'herbe tendre
    Qui copulaient depuis septembre
    Viennent de prendre le pied brutal'ment
    C'est l'printemps
    La jeune veuve avant qu'elle se fane
    Se fait l'meunier son fils et l'âne
    Et le laboureur et ses enfants
    C'est l'printemps
    Blanche-Neige est fatiguée pauvrette
    De recoudre les boutons d'braguette
    Des nains qui bandent comme des pur-sang

    C'est l'printemps
    Le p'tit poucet sème la pilule
    Inutilement car ça pullule
    De gros bûch'rons tout frémissants
    C'est l'printemps
    Cendrillon rêve d'avoir un jules
    Qui puisse comme cette foutue pendule
    Tirer ses douze coups en suivant
    C'est l'printemps
    Je vous quitte là mes bien chers frères
    Ma femme m'a dit j'vais m'faire la paire
    J'sais pas laquelle exactement
    C'est l'printemps

     

    Bon partage et bon printemps à tous !

     

    Rotpier

     

     

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Jean-Jacques Goldman »

    « Encore un matin »

     

    La remarque :

    Allez, vous pouvez taper dans les mains ou danser ! ...

     

     

    Encore un matin

    Encore un matin
    Un matin pour rien
    Une argile au creux de mes mains
    Encore un matin
    Sans raison ni fin
    Si rien ne trace son chemin

    Matin pour donner ou bien matin pour prendre
    Pour oublier ou pour apprendre
    Matin pour aimer, maudire ou mépriser
    Laisser tomber ou résister

    Encore un matin
    Qui cherche et qui doute
    Matin perdu cherche une route
    Encore un matin
    Du pire ou du mieux
    À éteindre ou mettre le feu

    Un matin (un matin) ça ne sert (ça ne sert) à rien (à rien)
    Un matin (un matin) sans un coup (sans un coup) de main (de main)
    Ce matin (ce matin) c'est le mien (c'est le mien) c'est le tien (le tien)
    Un matin (un matin) de rien (de rien) pour en faire (pour en faire)
    Un rêve plus loin

    Encore un matin
    Ou juge ou coupable
    Ou bien victime ou bien capable
    Encore un matin, ami, ennemi
    Entre la raison et l'envie
    Matin pour agir ou attendre la chance
    Ou bousculer les évidences
    Matin innocence, matin intelligence
    C'est toi qui décide du sens

    Un matin (un matin) ça ne sert (ça ne sert) à rien (à rien)
    Un matin (un matin) sans un coup (sans un coup) de main (de main)
    Ce matin (ce matin) c'est le mien (c'est le mien) c'est le tien (le tien)
    Un matin (un matin) de rien (de rien) pour en faire (pour en faire)
    Un rêve plus loin

    Un matin (un matin) ça ne sert (ça ne sert) à rien (à rien)
    Un matin (un matin) sans un coup (sans un coup) de main (de main)
    Ce matin (ce matin) c'est le mien (c'est le mien) c'est le tien (le tien)
    Un matin (un matin) de rien (de rien) pour en faire (pour en faire)
    Un rêve plus loin, loin, loin

    Encore un matin!

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Pierre Perret »

    « Mon p’tit lou »

     

    La remarque :

    Je vous offre une grosse tranche de tendresse et d'émotion ...

     

     

    Mon p´tit loup

     

    {Refrain:}
    T´en fais, pas mon p´tit loup,
    C´est la vie, ne pleure pas.
    T´oublieras, mon p´tit loup,
    Ne pleur´ pas.

    Je t´amèn´rai sécher tes larmes
    Au vent des quat´ points cardinaux,
    Respirer la violett´ à Parme
    Et les épices à Colombo.
    On verra le fleuve Amazon´
    Et la vallée des Orchidées
    Et les enfants qui se savonn´nt
    Le ventre avec des fleurs coupées.

    {Refrain}

    Allons voir la terre d´Abraham.
    C´est encore plus beau qu´on le dit.
    Y a des Van Gogh à Amsterdam
    Qui ressemblent à des incendies.
    On goût´ra les harengs crus
    Et on boira du vin d´Moselle.
    J´te racont´rai l´succès qu´j´ai eu
    Un jour en jouant Sganarelle.

    {Refrain}

    Je t´amèn´rai voir Liverpool
    Et ses guirlandes de Haddock
    Et des pays où y a des poul´s
    Qui chant´nt aussi haut que les coqs.
    Tous les livres les plus beaux,
    De Colette et d´Marcel Aymé,
    Ceux de Rab´lais ou d´Léautaud,
    Je suis sûr qu´tu vas les aimer.

    {Refrain}

    J´t´apprendrai, à la Jamaïque
    La pêche´ de nuit au lamparo
    Et j´t´emmènerai faire un pique-nique
    En haut du Kilimandjaro
    Et tu grimperas sur mon dos
    Pour voir le plafond d´la Sixtine.
    On s´ra fasciné au Prado
    Par les Goya ou les Menine.

    {Refrain}

    Connais-tu, en quadriphonie,
    Le dernier tube de Mahler
    Et les planteurs de Virginie
    Qui ne savent pas qu´y a un hiver.
    On en a des chos´s à voir
    Jusqu´à la Louisiane en fait
    Où y a des typ´s qui ont tous les soirs
    Du désespoir plein la trompett´.

    T´en fais pas, mon p´tit loup,
    C´est la vie, ne pleur´ pas.
    Oublie-les, les p´tits cons
    Qui t´ont fait ça.
    T´en fais pas, mon p´tit loup,
    C´est la vie, ne pleur´ pas.
    J´t´en supplie, mon p´tit loup,
    Ne pleure pas.

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Jacques Brel »

    « Chez ces gens-là »

    .

    Je vous suggère de suivre les paroles une fois

    et une autrefois de suivre la vidéo pour admirer

    la façon qu'avait le grand Jacques de vivre

    pleinement ses interprétations !

     

     

    Chez ces gens-là

    D’abord, d’abord, y a l’aîné
    Lui qui est comme un melon
    Lui qui a un gros nez
    Lui qui sait plus son nom
    Monsieur tellement qu´y boit
    Tellement qu´il a bu
    Qui fait rien de ses dix doigts
    Mais lui qui n´en peut plus
    Lui qui est complètement cuit
    Et qui s´prend pour le roi
    Qui se saoule toutes les nuits
    Avec du mauvais vin
    Mais qu´on retrouve matin
    Dans l´église qui roupille
    Raide comme une saillie
    Blanc comme un cierge de Pâques
    Et puis qui balbutie
    Et qui a l´œil qui divague
    Faut vous dire, Monsieur
    Que 
    On ne pense pas, Monsieur
    On ne pense pas, on prie

    Et puis, y a l´autre
    Des carottes dans les cheveux
    Qu´a jamais vu un peigne
    Qu´est méchant comme une teigne
    Même qu´il donnerait sa chemise
    A des pauvres gens heureux
    Qui a marié la Denise
    Une fille de la ville
    Enfin d´une autre ville
    Et que c´est pas fini
    Qui fait ses p´tites affaires
    Avec son p´tit chapeau
    Avec son p´tit manteau
    Avec sa p´tite auto
    Qu´aimerait bien avoir l´air
    Mais qui a pas l´air du tout
    Faut pas jouer les riches
    Quand on n´a pas le sou
    Faut vous dire, Monsieur
    Que chez ces gens-là
    On n´vit pas, Monsieur
    On n´vit pas, on triche

    Et puis, il y a les autres
    La mère qui ne dit rien
    Ou bien n´importe quoi
    Et du soir au matin
    Sous sa belle gueule d´apôtre
    Et dans son cadre en bois
    Y a la moustache du père
    Qui est mort d´une glissade
    Et qui r´garde son troupeau
    Bouffer la soupe froide
    Et ça fait des grands flchss
    Et ça fait des grands flchss
    Et puis y a la toute vieille
    Qu´en finit pas d´vibrer
    Et qu´on attend qu´elle crève
    Vu qu´c´est elle qu´a l´oseille
    Et qu´on n´écoute même pas
    C´que ses pauvres mains racontent
    Faut vous dire, Monsieur
    Que chez ces gens-là
    On n´cause pas, Monsieur
    On n´cause pas, on compte

    Et puis et puis
    Et puis il y a Frida
    Qui est belle comme un soleil
    Et qui m´aime pareil
    Que moi j´aime Frida
    Même qu´on se dit souvent
    Qu´on aura une maison
    Avec des tas de fenêtres
    Avec presque pas de murs
    Et qu´on vivra dedans
    Et qu´il fera bon y être
    Et que si c´est pas sûr
    C´est quand même peut-être
    Parce que les autres veulent pas
    Parce que les autres veulent pas
    Les autres ils disent comme ça
    Qu´elle est trop belle pour moi
    Que je suis tout juste bon
    A égorger les chats
    J´ai jamais tué de chats
    Ou alors y a longtemps
    Ou bien j´ai oublié
    Ou ils sentaient pas bon
    Enfin ils ne veulent pas
    Parfois quand on se voit
    Semblant que c´est pas exprès
    Avec ses yeux mouillants
    Elle dit qu´elle partira
    Elle dit qu´elle me suivra
    Alors pour un instant
    Pour un instant seulement
    Alors moi je la crois, Monsieur
    Pour un instant
    Pour un instant seulement
    Parce que chez ces gens-là
    Monsieur, on ne s´en va pas
    On ne s´en va pas, Monsieur
    On ne s´en va pas
    Mais il est tard, Monsieur
    Il faut que je rentre chez moi.

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Michel Sardou et Chimène Badi »

     

    «  Je viens du sud »

     

    Jeudi, je vous parlais d'une girouette.

    Aujourd'hui je vous emmène au sud :

     j'ai de la suite dans les idées

    et je ne perds pas le nord !

     

     

    Je viens du sud,

     

    J'ai dans le cœur, quelque part, 
    De la mélancolie,
    Mélange de sang barbare

    Et de vin d' Italie,
    Un mariage à la campagne
    Tiré par deux chevaux,
    Un sentier dans la montagne
    Pour aller puiser l'eau.
    J'ai au fond de ma mémoire
    Des lumières d'autrefois
    Qu'une très vieille femme en noir
    Illuminait pour moi,
    Une maison toute en pierres
    Que la mer a rongée
    Au-dessus d'un cimetière
    Où les croix sont penchées.

     

    Je viens du sud
    Et par tous les chemins,
    J'y reviens...

    J'ai dans la voix, certains soirs,
    Quelque chose qui crie,
    Mélange d'un chant barbare
    Et d'un ciel d' Italie,
    Des colères monumentales
    Que les vents m'ont soufflées,
    Des discours interminables
    Après le déjeuner.

    Je viens du sud
    Et par tous les chemins,
    J'y reviens...

    J'ai quelque part dans le cœur
    De la mélancolie,
    L'envie de remettre à l'heure
    Les horloges de ma vie,
    Un sentier dans la montagne
    Quand j'aurai besoin d'eau,
    Un jardin dans la campagne
    Pour mes jours de repos,
    Une maison toute en pierres
    Que la mer a rongée
    Au-dessus d'un cimetière
    Où mon père est couché.

    Je viens du sud
    Et par tous les chemins,
    J'y reviens...
    Et par tous les chemins,
    J'y reviens...

     

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    Rotpier

     

     

     


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    Cette fois-ci :

     

    Gérard Berliner :

     

    «  Louise »

     

    Il est où l' bon dieu, il est où?
    Il est où ?
    Il est où l' bon dieu, il est où?
    Il est où ?

    Les bourgeois et les curés on leur tordra le cou !

     

          

           

    Louise

     

    Mais qui a soulagé sa peine
    Porté son bois, porté les seaux
    Offert une échappe de laine
    Le jour de la foire aux chevaux

    Et qui a pris soin de son âme
    Et l'a bercée dedans son lit
    Qui l'a traitée comme une femme
    Au moins une fois dans sa vie

    Le bois que portait Louise
    C'est le Bon Dieu qui le portait
    Le froid dont souffrait Louise
    C'est le Bon Dieu qui le souffrait

    C'n'était qu'un homme des équipes
    Du chantier des chemins de fer
    À l'heure laissée aux domestiques
    Elle le rejoignait près des barrières

    Me voudras-tu moi qui sais coudre
    Signer mon nom et puis compter,
    L'homme à sa taille sur la route
    Passait son bras, la promenait

    L'amour qui tenait Louise
    C'est le Bon Dieu qui le tenait
    Le regard bleu sur Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'éclairait

    Ils sont partis vaille que vaille
    Mourir quatre ans dans les tranchées.
    Et l'on raconte leurs batailles
    Dans le salon après le thé

    Les lettres qu'attendait Louise
    C'est le Bon Dieu qui les portait
    La guerre qui séparait Louise
    C'est le Bon Dieu qui la voyait

    Un soir d'hiver sous la charpente
    Dans son lit cage elle a tué
    L'amour tout au fond de son ventre
    Par une aiguille à tricoter

    Si je vous garde Louise en place
    C'est en cuisine pas devant moi
    Ma fille prie très fort pour que s'efface
    Ce que l'curé m'a appris là

    Et la honte que cachait Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a cachée
    Le soldat qu'attendait Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a vu tomber

    Y a cinquante ans c'était en France
    Dans un village de l'Allier
    On n'accordait pas d'importance
    A une servante sans fiancé

    Le deuil qu'a porté Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a porté
    La vie qu'a travaillé Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a été

     

     

     

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    Rotpier

     

     

     

     

     


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    Cette fois-ci :

     

    « Françoise Hardy »

     

    « Des ronds dans l’eau »

     

    J'ai de la suite dans les idées mais cela ne va pas nous rajeunir !

     

     

     

    Des ronds Dans L'eau

    tu commença ta vie
    tout au bord d'un ruisseau
    tu vécus de ces bruits

    qui courent dans les roseaux
    qui montent des chemins
    que filtrent les taillis
    les ailes du moulin
    les cloches de midi
    soulignant d'un sourire
    la chanson d'un oiseau
    tu prenais des plaisirs
    à faire des ronds dans l'eau

     

    aujourd'hui tu ballottes
    dans des eaux moins tranquilles
    tu t'acharnes et tu flottes
    mais l'amour, où est-il ?
    l'ambition a des lois
    l'ambition est un culte
    tu voudrais que ta voix
    domine le tumulte
    tu voudrais que l'on t'aime
    un peu comme un héros
    mais qui saurait quand même
    faire des ronds dans l'eau

    s'il y a tous ces témoins
    que tu veux dans ton dos
    dis-toi qu'ils pourraient bien
    devant tes ronds dans l'eau
    te prendre pour l'idiot
    l'idiot de ton village
    qui lui est resté là
    pour faire des ronds dans l'eau
    pour faire des ronds dans l'eau

     

     Paroles de Pierre Barouh et musique de Raymond Le Sénéchal.

     

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    Rotpier

     

     


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    Cette fois-ci :

    Jacques Brel :

    « Orly »

    Bon, d'accord, je l'ai déjà mise au moins trois fois, mais j'espère que vous ne direz pas que vous avez fait une escale à tort chez moi !

    Et, après cela, on ne prend plus l'escalator

    à Orly de la même manière...

     

     

     

    Orly

     

    Ils sont plus de deux mille
    Et je ne vois qu'eux deux
    La pluie les a soudés,
    Semble-t-il, l'un à l'autre
    Ils sont plus de deux mille
    Et je ne vois qu'eux deux
    Et je les sais qui parlent
    Il doit lui dire « Je t'aime ! »
    Elle doit lui dire « Je t'aime ! »
    Je crois qu'ils sont en train
    De ne rien se promettre
    Ces deux-là sont trop maigres
    Pour être malhonnêtes

    Ils sont plus de deux mille
    Et je ne vois qu'eux deux
    Et brusquement, il pleure
    Il pleure à gros bouillons
    Tout entourés qu'ils sont
    D'adipeux en sueur
    Et de bouffeurs d'espoir
    Qui les montrent du nez
    Mais ces deux déchirés
    Superbes de chagrin
    Abandonnent aux chiens
    L'exploit de les juger

    La vie ne fait pas de cadeau
    Et nom de Dieu c’est triste
    Orly, le dimanche,
    Avec ou sans Bécaud !

    Et maintenant, ils pleurent
    Je veux dire tous les deux
    Tout à l'heure c'était lui
    Lorsque je disais "il"
    Tout encastrés qu'ils sont
    Ils n'entendent plus rien
    Que les sanglots de l'autre
    Et puis
    Et puis infiniment
    Comme deux corps qui prient
    Infiniment, lentement,
    Ces deux corps se séparent
    Et en se séparant
    Ces deux corps se déchirent
    Et je vous jure qu'ils crient
    Et puis, ils se reprennent
    Redeviennent un seul
    Redeviennent le feu
    Et puis, se redéchirent
    Se tiennent par les yeux
    Et puis, en reculant
    Comme la mer se retire,
    Il consomme l'adieu
    Il bave quelques mots
    Agite une vague main
    Et brusquement, il fuit
    Fuit sans se retourner
    Et puis, il disparaît
    Bouffé par l'escalier

    La vie ne fait pas de cadeau
    Et nom de Dieu c'est triste
    Orly, le dimanche,
    Avec ou sans Bécaud !

    Et puis, il disparaît
    Bouffé par l'escalier
    Et elle, elle reste là
    Cœur en croix, bouche ouverte
    Sans un cri, sans un mot
    Elle connaît sa mort
    Elle vient de la croiser
    Voilà qu'elle se retourne
    Et se retourne encore
    Ses bras vont jusqu'à terre
    Ça y est ! Elle a mille ans
    La porte est refermée
    La voilà sans lumière
    Elle tourne sur elle-même
    Et déjà elle sait
    Qu'elle tournera toujours
    Elle a perdu des hommes
    Mais là, elle perd l'amour
    L'amour le lui a dit
    Revoilà l'inutile
    Elle vivra de projets
    Qui ne feront qu'attendre
    La revoilà fragile
    Avant que d'être à vendre

    Je suis là, je la suis
    Je n'ose rien pour elle
    Que la foule grignote
    Comme un quelconque fruit

      

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     

     

     


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    Cette fois-ci :

     

    Barbara :

     

    «Pierre »

     

    Comme je me prénomme Pierre

    et que j'ai la barbe à ras ...

     

     

     

    Pierre

     

    Il pleut
    Il pleut
    Sur les jardins alanguis
    Sur les roses de la nuit
    Il pleut des larmes de pluie
    Il pleut
    Et j'entends le clapotis
    Du bassin qui se remplit
    Oh mon Dieu, que c'est joli
    La pluie

    Quand Pierre rentrera
    Il faut que je lui dise
    Que le toit de la remise
    A fui
    Il faut qu'il rentre du bois
    Car il commence à faire froid
    Ici

    Oh, Pierre
    Mon Pierre

    Sur la campagne endormie
    Le silence et puis un cri
    Ce n'est rien, un oiseau de la nuit
    Qui fuit
    Que c'est beau cette pénombre
    Le ciel, le feu et l'ombre
    Qui se glisse jusqu'à moi
    Sans bruit

    Une odeur de foin coupé
    Monte de la terre mouillée
    Une auto descend l'allée
    C'est lui

    Oh, Pierre
    Pierre

     

     

     

    Bon partage !

     

     

    Pierre

     

     

     


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    Cette fois-ci :

     

    Serge Lama :

     

    « Je suis malade »

     

    Un grand texte ... 

     

     

     

     

    « Je suis malade »

     

    Je ne rêve plus je ne fume plus
    Je n’ai même plus d’histoire
    Je suis sale sans toi je suis laid sans toi
    Je suis comme un orphelin dans un dortoir

    Je n’ai plus envie de vivre ma vie
    Ma vie cesse quand tu pars
    Je n’ai plus de vie et même mon lit
    Se transforme en quai de gare
    Quand tu t’en vas

    Je suis malade complètement malade
    Comme quand ma mère sortait le soir
    Et qu’elle me laissait seul avec mon désespoir

    Je suis malade parfaitement malade
    T’arrives on ne sait jamais quand
    Tu repars on ne sait jamais où
    Et ça va faire bientôt deux ans
    Que tu t’en fous

    Comme à un rocher comme à un péché
    Je suis accroché à toi
    Je suis fatigué je suis épuisé
    De faire semblant d’être heureux quand ils sont là

    Je bois toutes les nuits mais tous les whiskies
    Pour moi ont le même goût
    Et tous les bateaux portent ton drapeau
    Je ne sais plus où aller tu es partout

    Je suis malade complètement malade
    Je verse mon sang dans ton corps
    Et je suis comme un oiseau mort quand toi tu dors

    Je suis malade parfaitement malade
    Tu m’as privé de tous mes chants
    Tu m’as vidé de tous mes mots
    Pourtant moi j’avais du talent avant ta peau

    Cet amour me tue, si ça continue
    Je crèverai seul avec moi
    Près de ma radio comme un gosse idiot
    Écoutant ma propre voix qui chantera :

    Je suis malade complètement malade
    Comme quand ma mère sortait le soir
    Et qu’elle me laissait seul avec mon désespoir

    Je suis malade c’est ça je suis malade
    Tu m’as privé de tous mes chants
    Tu m’as vidé de tous mes mots
    Et j’ai le cœur complètement malade
    Cerné de barricades t’entends je suis malade

     

     

    Paroles: Serge Lama

    Musique : Alice Dona

     

     

     

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    Rotpier

     

     

     

     


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    Cette fois-ci :

     

    Leny Escudero :

     

    « Pour une amourette »

    Souvenirs, souvenirs et ... poésie !

     

     

     

     

    Pour une amourette

     

    Pour une amourette / Qui passait par là
    J'ai perdu la tête / Et puis me voilà
    Pour une amourette / Qui se posait là
    Pour une amourette / Qui tendait les bras
    Pour une amourette / Qui me disait viens
    J'ai cru qu'une fête / Danse et tend les mains
    Pour une amourette / Qui faisait do bonheur
    J'ai fui la planète /Pour la suivre ailleurs
    Alors je me suis dit / T'es au bout do chemin
    Tu peux t'arrêter là /Te reposer enfin
    Et lorsque l'amour / S'est noyé dans ses yeux
    J'ai cru que je venais / D'inventer le ciel bleu
    Pour une amourette / Qui m'avait souri
    Je me suis fait honnête / J'ai changé ma vie
    Pour une amourette / Qui croyait m'aimer
    Pour une amourette / L'amour éternel
    Dure le temps d'une fête / Le temps d'un soleil
    Et mon amourette / Qui était trop jolie
    Vers d'autres conquêtes / Bientôt repartit
    Le premier adieu / A gardé son secret
    Elle emportait l'amour / Me laissant les regrets
    Mais dieu Printemps / Au loin refleurissait
    Tout contre mon cœur / Déjà il me disait:
    Une petite amourette / Faut la prendre comme ça
    Un jour, deux peut-être / Longtemps quelquefois
    Va sécher tes larmes / Un nouvel amour
    Te guette et désarme / Les peines d'un jour
    Une petite amourette / Un jour reviendra
    Te tourner la tête / Te tendre les bras
    Chanter la romance / do rêve joli
    Et je sais d'avance / Que tu diras oui
    Alors les amours / Pour toi refleuriront
    Tu aimeras encore / A la belle saison
    Une petite Amourette / N'est jamais trop jolie
    Quand on sait d'avance / Ce que dure la vie
     

     

    Bon partage ! 

     

    Rotpier

     

     


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    Clip vidéo et paroles

     

     

    Cette fois-ci :

     

    Michel Sardou :

     

    « Vladimir Ilitch »

     

     

    Vladimir Ilitch

     
    Un vent de Sibérie souffle sur la Bohème
    Les femmes sont en colère aux portes des moulins
    Des bords de la Volga au delta du Niémen
    Le temps s'est écoulé il a passé pour rien
    Puisqu'aucun dieu du ciel ne s'intéresse à nous
    Lénine relève-toi, ils sont devenus fous
    Toi Vladimir Illitch, t'as raison tu rigoles
    Toi qui a voyagé dans un wagon plombé
    Quand tu vois le Saint-Père ton cousin de Pologne
    Bénir tous ses fidèles dans son auto blindée
    Toi Vladimir Illitch, est-ce qu'au moins tu frissonnes
    En voyant les tiroirs de la bureaucratie
    Remplis de tous ces noms de gens qu'on emprisonne
    Ou qu'on envoie mourir aux confins du pays
    Toi Vladimir Illitch, au soleil d'outre-tombe
    Combien d'années faut-il pour gagner quatre sous
    Quand on connaît le prix qu'on met dans une bombe
    Lénine relève-toi ils sont devenus fous
    Où sont passés les chemins de l'espoir
    Dans quelle nuit, au fond de quel brouillard
    Rien n'a changé, les damnés de la Terre
    N'ont pas trouvé la sortie de l'Enfer
    Toi qui avait rêvé l'égalité des Hommes
    Tu dois tomber de haut dans ton éternité
    Devant tous ces vieillards en superbe uniformes
    Et ces maisons du peuple, dans des quartiers privés
    Ô, toi Vladimir Illitch, si tu es le prophète
    Viens nous parler encore en plein cœur de Moscou
    Et répands la nouvelle à travers la planète
    Amis du genre humain, ils sont devenus fous

     

    Paroliers : Leroyer Pierre Charles Marcel Napoleon / Bourtayre Jean-pierre Henri Eugene / Revaud Jacques Abel Jules / Sardou Michel Charles

     

    Bon partage ! 

     

    Rotpier


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    Clip vidéo et paroles

     

     

    Cette fois-ci :

     

    Georges Brassens :

     

    « La mauvaise réputation »

     

     

     

    La Mauvaise Réputation,

    .

    Au village, sans prétention,

    J'ai mauvaise réputation.

    Qu'je m'démène ou qu'je reste coi

    Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!

    Je ne fait pourtant de tort à personne

    En suivant mon chemin de petit bonhomme.

    Mais les brav's gens n'aiment pas que

    L'on suive une autre route qu'eux,

    Non les brav's gens n'aiment pas que

    L'on suive une autre route qu'eux,

    Tout le monde médit de moi,

    Sauf les muets, ça va de soi.

    Le jour du Quatorze Juillet

    Je reste dans mon lit douillet.

    La musique qui marche au pas,

    Cela ne me regarde pas.

    Je ne fais pourtant de tort à personne,

    En n'écoutant pas le clairon qui sonne.

    Mais les brav's gens n'aiment pas que

    L'on suive une autre route qu'eux,

    Non les brav's gens n'aiment pas que

    L'on suive une autre route qu'eux,

    Tout le monde me montre du doigt

    Sauf les manchots, ça va de soi.

    Quand j'croise un voleur malchanceux,

    Poursuivi par un cul-terreux;

    J'lance la patte et pourquoi le taire,

    Le cul-terreux s'retrouv' par terre

    Je ne fait pourtant de tort à personne,

    En laissant courir les voleurs de pommes.

    Mais les brav's gens n'aiment pas que

    L'on suive une autre route qu'eux,

    Non les brav's gens n'aiment pas que

    L'on suive une autre route qu'eux,

    Tout le monde se rue sur moi,

    Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

    Pas besoin d'être Jérémie,

    Pour d'viner l'sort qui m'est promis,

    S'ils trouv'nt une corde à leur goût,

    Ils me la passeront au cou,

    Je ne fait pourtant de tort à personne,

    En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,

    Mais les brav's gens n'aiment pas que

    L'on suive une autre route qu'eux,

    Non les brav's gens n'aiment pas que

    L'on suive une autre route qu'eux,

    Tout l'mond' viendra me voir pendu,

    Sauf les aveugles, bien entendu.

     

    Bon partage ! 

     

     

    Rotpier

     

     


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    Cette fois-ci :

     

    « Barbara »

     « Nantes »

     

     

    Nantes

     Il pleut sur Nantes, donne-moi la main

    Le ciel de Nantes rend mon cœur chagrin

    Un matin comme celui-là, il y a juste un an déjà
    La ville avait ce teint blafard lorsque je sortis de la gare
    Nantes m'était encore inconnue, je n'y étais jamais venue
    Il avait fallu ce message pour que je fasse le voyage

    "Madame soyez au rendez-vous, vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
    Faites vite, il y a peu d'espoir, il a demandé à vous voir"

    A l'heure de sa dernière heure, après bien des années d'errance
    Il me revenait en plein cœur, son cri déchirait le silence
    Depuis qu'il s'en était allé, longtemps je l'avais espéré
    Ce vagabond, ce disparu, voilà qu'il m'était revenu

    Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup, je m'en souviens du rendez-vous
    Et j'ai gravé dans ma mémoire cette chambre au fond d'un couloir

    Assis près d'une cheminée, j'ai vu quatre hommes se lever
    La lumière était froide et blanche, ils portaient l'habit du dimanche
    Je n'ai pas posé de questions à ces étranges compagnons
    J'ai rien dit, mais à leurs regards, j'ai compris qu'il était trop tard

    Pourtant j'étais au rendez-vous, vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
    Mais il ne m'a jamais revue, il avait déjà disparu

    Voilà, tu la connais l'histoire, il était revenu un soir
    Et ce fut son dernier voyage, et ce fut son dernier rivage
    Il voulait avant de mourir se réchauffer à mon sourire
    Mais il mourut à la nuit même sans un adieu, sans un "je t'aime"

    Au chemin qui longe la mer, couché dans le jardin des pierres
    Je veux que tranquille il repose, je l'ai couché dessous les roses
    Mon père, mon père

    Il pleut sur Nantes et je me souviens
    Le ciel de Nantes rend mon cœur chagrin

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier


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    Cette fois-ci :

     

    Le grand Jacques :

     

    « La ville s’endormait »

     

    Quand je pense que certains ont dit que son dernier

    album n'était pas une réussite ...

    .

      

        

     

    .

    La ville s'endormait

     

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Et la nuit peu à peu
    Et le temps arrêté
    Et mon cheval boueux
    Et mon corps fatigué
    Et la nuit bleu à bleu
    Et l'eau d'une fontaine
    Et quelques cris de haine
    Versés par quelques vieux
    Sur de plus vieilles qu'eux
    Dont le corps s'ensommeille

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Et mon cheval qui boit
    Et moi qui le regarde
    Et ma soif qui prend garde
    Qu'elle ne se voit pas
    Et la fontaine chante
    Et la fatigue plante
    Son couteau dans mes reins
    Et je fais celui-là
    Qui est son souverain
    On m'attend quelque part
    Comme on attend le roi
    Mais on ne m'attend point
    Je sais, depuis déjà
    Que l'on meurt de hasard
    En allongeant le pas

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Il est vrai que parfois près du soir
    Les oiseaux ressemblent à des vagues
    Et les vagues aux oiseaux
    Et les hommes aux rires
    Et les rires aux sanglots
    Il est vrai que souvent
    La mer se désenchante
    Je veux dire en cela
    Qu'elle chante
    D'autres chants
    Que ceux que la mer chante
    Dans les livres d'enfants
    Mais les femmes toujours
    Ne ressemblent qu'aux femmes
    Et d'entre elles les connes
    Ne ressemblent qu'aux connes
    Et je ne suis pas bien sûr
    Comme chante un certain
    Qu'elles soient l'avenir de l'homme

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Et vous êtes passée
    Demoiselle inconnue
    A deux doigts d'être nue
    Sous le lin qui dansait

     

       

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

    Nota :

    Bon, d'accord, je l'ai déjà mise au moins 3 fois mais quand on n'aime on ne compte pas !

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

      

    Cette fois-ci :

    « Michel Polnareff»

    " Dans la maison vide "

     

    Dans une maison vide, ça résonne un peu

    et petit à petit celui qui reste seul déraisonne beaucoup  ...

     

     

     

    Dans la maison vide,

    Je me souviens moi de ce musicien c'était l'automne à la maison
    Je me souviens moi de ce musicien c'était l'automne sur son violon
    Le temps n'est plus où passaient les violons quand tu étais dans la maison
    Il a tant plu depuis tant de saisons, le temps n'est plus aux violons

    Moi dans la maison vide, dans la chambre vide je passe l'été à écouter
    Cette symphonie qui était si belle et qui me rappelle un amour infini
    Moi dans la maison vide, dans la chambre vide je passe ma vie à regarder
    Les oiseaux qui passent comme des menaces
    Et j'entends l'automne, je n'attends personne

    Je me souviens de ce musicien un soir d'adieu à la maison
    Je me souviens moi de ce musicien et de l'adieu sur son violon
    Et chaque année lorsque l'année est finie, j'entends le violon de septembre
    Et le passé comme une symphonie fait son entrée dans cette chambre

    Moi dans la maison vide, dans la chambre vide, je passe la nuit à écouter
    Cette symphonie, aujourd'hui finie et qui me rappelle que tu étais belle
    Moi dans la maison vide, dans la chambre vide je passe ma vie à regarder
    Les oiseaux qui passent comme des menaces
    Et j'entends l'automne, je n'attends personne

    Moi dans la maison vide, dans la chambre vide, je passe ma vie à écouter
    Cette symphonie qui était si belle et qui me rappelle un amour fini
    Moi, moi, moi, moi, dans
    Dans la maison vide, dans la chambre vide, je passe ma vie à regarder
    Les oiseaux qui passent comme des menaces
    Et j'entends l'automne, moi, je n'attends personne

     

     

    Paroliers : Dabadie Jean Loup / Polnareff Michel

     

     

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    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « France Gall »

    " Ella, elle l'a "

     

    Je vous offre un petit bijou de Michel Berger Chanté par sa chérie :

     

     

     

     

    Ella, elle l'a

     

    C'est comme une gaieté comme un sourire
    Quelque chose dans la voix qui paraît nous dire viens
    Qui nous fait sentir étrangement bien
    C'est comme tout l'histoir du peuple noir
    Qui se balance entre l'amour et l'désespoir
    Quelque chose qui dance en toi, si tu l'a tu l'a

    Ella elle l'a ce je n'sais qoi
    Que d'autres n'ont pas qui nous met dans un drôle d'état
    Ella elle l'a ella elle l'a, cette drôle de voix cette drôle de joie
    Ce don du ciel qui la rend belle ella elle l'a ella elle l'a

    Elle a ce tout petit supplément d'âme
    Cet indéfinissable charme cette petite flamme

    Tape sur des tonneaux sur des pianos
    Sur tout ce que dieu peut te mettre entre les mains
    Montre ton rire ou ton chagrin
    Mais que tu n'aies rien que tu sois roi
    Que tu cherches encore les pouvoirs qui dorment en toi
    Tu vois ca ne s'achète pas quand tu l'as tu l'as

    Ella elle l'a ce je n'sais quoi
    Que d'autres n'ont pas qui nous met dans un drôle d'état
    Ella ella l'a ella elle l'a ella elle l'a ella elle l'a
    Ella elle l'a ella elle l'a ella elle l'a ella elle l'a ella elle l'a

    Ella elle l'a ce je n'sais quoi
    Que d'autres n'ont pas qui nous met dans un drôle d'état
    Ella ella l'a ella elle l'a cette drôle de voix cette drôle de joie
    Ce don du ciel qui la rend belle ella elle l'a ella elle l'a ella elle l'a

    Elle a ce tout petit supplément d'âme
    Cet indéfinissable charme cette petite flamme

    Tape sur des tonneaux sur des pianos
    Sur tout ce que dieu peut te mettre entre les mains
    Montre ton rire ou ton chagrin
    Mais que tu n'aies rien que tu sois roi
    Que tu cherches encore les pouvoirs qui dorment en toi
    Tu vois ca ne s'achète pas quand tu l'as tu l'as

    Ella elle l'a ce je n'sais quoi
    Que d'autres n'ont pas qui nous met dans un drôle d'état
    Ella ella l'a ella elle l'a ella elle l'a ella elle l'a
    Ella elle l'a ella elle l'a ella elle l'a ella elle l'a ella elle l'a

    Ella elle l'a ce je n'sais quoi
    Que d'autres n'ont pas qui nous met dans un drôle d'état
    Ella ella l'a ella elle l'a cette drôle de voix cette drôle de joie
    Ce don du ciel qui la rend belle ella elle l'a ella elle l'a ella elle l'a

     

     

    Parolier : Michel Berger

     

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    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Richard Cocciante »

    « Pour elle »

     

    Les temps sont durs, alors je vous offre un petit bijou de poésie...

    Un hymne à l'amour, bonne dégustation !

     

     

     

     

    Pour elle

     

    Je ferai l'été en novembre
    J'la réchaufferai pour pas qu'elle tremble
    J'inventerai les mots du silence
    J'lui f'rai du bleu sur des mots tendres
    J'apprendrai à vivre autrement
    A sa façon et loin des gens
    J'irai chercher l'inaccessible
    L'infiniment sentimental

     

    Pour elle...

    J'irai au plus profond des rêves
    Qu'elle fait lorsqu'elle est endormie
    Chercher ce que jamais ses lèvres
    N'oseront dire à ses envies
    J'arracherai les habitudes
    Et les moments qui font douter
    Pour détruire les incertitudes
    Sans se parler

    Pour elle...

    J'irai au bord de l'invisible
    Où l'amour tient en équilibre
    Pour elle j'oublierai qui je suis
    J'écouterai tout c'que son cœur dit
    J'irai voler l'indispensable
    L'extrême sentiment d'aimer

    Je jetterai tout de mon passé
    Pour faire de nous mon avenir
    Peut-être simplement pour s'aimer
    Peut-être pour ne jamais mourir

    Pour elle...

    J'arrêterai le temps qui passe
    Pour que plus jamais on n'oublie
    Les caresses qui souvent s'effacent
    Ou qui s'enfuient

    Pour elle...

     

     

    Bon partage !

     

     

     

    Rotpier

     

     


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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Claude Nougaro »

    « Je suis sous »

     

    Allez, on reste dans la soûlitude ...

                                                                               Pierre

     

     

     

     

    Je suis sous,

    Je suis sous sous sous sous ton balcon
    Comme Roméo ho! ho! Marie Christine
    Je reviens comme l'assassin sur les lieux de son crime
    Mais notre amour n'est pas mort, dis moi que non

    Depuis que l'on s'est quittés
    Je te jure que j'ai bien changé
    Tu ne me reconnaîtrais plus
    Et d'abord je ne bois plus

    Je suis ron ron ron rongé d'remords
    J'suis un salaud ho! ho! Marie Christine
    Je t'en prie, encore une fois montre toi magnanime
    Donne moi une chance encore, dis, recommençons

    En moi, il y a du bon aussi
    Ne m'fais pas plus noir que j\'suis

    J'suis bourré bourré bourré de bonnes intentions
    J'ai trouvé du boulot ho ! Marie Christine
    C'est sérieux, j'ai balancé mon dictionnaire de rimes
    Je n'écris plus de chansons, non, j'travaille pour de bon

    Mes copains que tu n'aimais pas
    Maintenant ils rigolent sans moi
    D'ailleurs j'te les ai amenés
    Tu n'as qu'à leur demander

    On est sous sous sous sous ton balcon
    Comm' Roméo ho ! ho ! Marie Christine
    Ne fais pas la sourde oreille à ce cri unanime
    Je t'en supplie mon trésor, réponds, réponds

    Marie Christine ! ne me laisse pas seul
    Bon... Puisque c'est ça j'vais me soûler la gueule.

     

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    Rotpier

     

     

     


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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Michel Sardou »

    « L'an mille »

     

    La suprématie d'une religion a ses limites dans le temps

    mais elle a grandement le temps de faire des dégâts.

                                                                               Pierre

     

     

     

     

    L'an mille,

     

     Des cathédrales crevant le ciel comme des épées, 

    Des forêts noires que des sorcières ont envoûtées,
    Des chevaux fous et des milliers de races humaines
    Lancés sur nous, du plus profond de la bohème.

     

    Des crucifix dressés pour garder les campagnes,
    Des abbayes posées au sommet des montagnes,
    Des rois enfants conduits par des femmes inhumaines,
    Des rois méchants, soufflant la fureur et la haine.

    Et tout là -haut un Dieu colère
    Qu'on ne sait comment apaiser,
    Un Dieu du fond de l'univers
    A des années de voie lactée.
    C'était la fin du millénaire
    Aux horloges de la chrétienté,
    L'apocalypse avant l'hiver,
    L'arrivée du Dies Irae.

     

    Des fumées noires au ciel assassinent l'été,
    Des villes sombres emmurent des hommes prisonniers,
    Des peurs obscures nous viennent des autres races humaines,
    Des bruits d'armures résonnent encore au fond des plaines.

    Des crucifix brisés rouillent en haut des montagnes,
    Des abbayes se changent en maisons de campagne,
    Des peuples enfants gaspillent la dernière fontaine,
    Des peuples fous répandent la fureur et la haine.

    Et tout là -haut un Dieu colère,
    Que nous avons tous oublié,
    Prépare, du fond de l'univers,
    Un rendez-vous d'éternité.
    Bientôt la fin du millénaire
    Va crucifier la chrétienté,
    L'apocalypse avant l'hiver,
    L'arrivée du Dies Irae.

     

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    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    «Alain Souchon »

     

    «  Et si en plus y a personne »

     

    Et si c'était ça ?

    Moi, je n'en doute pas !

    Pour lui, je ne sais pas ?

     

     

    Mais pour le dire il n'est plus là

    justement à cause de ça :

     

     

     

    Et si en plus y a personne

     

    Abderhamane, Martin, David
    Et si le ciel était vide
    Tant de processions, tant de têtes inclinées
    Tant de capuchons tant de peur souhaitées
    Tant de démagogues de Temples de Synagogues
    Tant de mains pressées, de prières empressées

     

    Tant d'angélus
    Ding
    Qui résonne
    Et si en plus
    Ding
    Y'a personne
    Abderhamane, Martin, David
    Et si le ciel était vide
    Il y a tant de torpeurs
    De musiques antalgiques
    Tant d'anti-douleurs dans ces jolis cantiques
    Il y a tant de questions et tant de mystères
    Tant de compassions et tant de révolvers
    Tant d'angélus
    Ding
    Qui résonne
    Et si en plus
    Ding
    Y'a personne
    Arour hachem, Inch Allah
    Are Krishhna, Alléluia
    Abderhamane, Martin, David
    Et si le ciel était vide
    Si toutes les balles traçantes
    Toutes les armes de poing
    Toutes les femmes ignorantes
    Ces enfants orphelins
    Si ces vies qui chavirent
    Ces yeux mouillés
    Ce n'était que le vieux plaisir
    De zigouiller
    Et l'angélus
    Ding
    Qui résonne
    Et si en plus
    Ding
    Y'a personne
    Et l'angélus
    Ding
    Qui résonne
    Et si en plus
    Ding
    Y'a personne

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    " La dame patronnesse "

    « Jacques Brel » 

    Encore une pas très connue du grand Jacques ! 

     

    La dame patronnesse

     

    Pour faire une bonne dame patronnesse
    Il faut avoir l'œil vigilant
    Car comme le prouvent les évènements
    89 tue la noblesse
    Car comme le prouvent les évènements
    89 tue la noblesse

    Et un point à l'envers et un point à l'endroit
    Un point pour saint Joseph, un point pour saint Thomas

    Pour faire une bonne dame patronnesse
    Il faut organiser ses largesses
    Car comme disait le duc d'Elbeuf
    "C'est avec du vieux qu'on fait du neuf"
    Car comme disait le duc d'Elbeuf
    "C'est avec du vieux qu'on fait du neuf"

    Et un point à l'envers et un point à l'endroit
    Un point pour saint Joseph, un point pour saint Thomas

    Pour faire une bonne dame patronnesse
    Il faut être bonne mais sans faiblesse
    Ainsi j'ai dû rayer de ma liste
    Une pauvresse qui fréquentait un socialiste
    Ainsi j'ai dû rayer de ma liste
    Une pauvresse qui fréquentait un rouge

    Et un point à l'envers et un point à l'endroit
    Un point pour saint Joseph, un point pour saint Thomas

    Pour faire une bonne dame patronnesse, Mesdames
    Tricotez tout en couleur caca d'oie
    Ce qui permet le dimanche à la grand-messe
    De reconnaître ses pauvres à soi
    Ce qui permet le dimanche à la grand-messe
    De reconnaître ses pauvres à soi

    Et un point à l'envers et un point à l'endroit
    Un point pour saint Joseph, un point pour saint Thomas

     

    Bon partage !

      

    Rotpier

     

     


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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Serge Lama

    « Les glycines »

     

    Allez, je l'ai déjà mise plusieurs fois

    mais quand on aime on ne compte pas !

     

     

    Les glycines,

    Sur le mur y avait des glycines
    Sur le mur y avait des glycines
    Toi, tu portais un tablier bleu
    Toi, tu portais un tablier

    Toujours le nez dans tes bassines
    Toujours le nez dans tes bassines
    En ce temps-là, on se parlait peu
    En ce temps-là, on se taisait.

    C'est pas d'l'amour, pauvre Martha !
    C'est pas d'l'amour, mais ça viendra

    Paraît que cousin et cousine
    Paraît que cousin et cousine
    Ça ne doit pas s'aimer d'amour, non
    Ça ne doit pas parler d'amour

    Alors on parlait du beau temps
    De la pluie et des fleurs des champs
    De la vendange et du labour, mais
    On ne parlait jamais d'amour

    C'est pas d'l'amour, pauvre Martha !
    C'est pas d'l'amour, mais ça viendra

    Puis je suis parti en usine
    Puis je suis parti en usine
    Je n'voulais pas être fermier, moi
    Je voulais être le premier

    Merci beaucoup, petit Jésus
    J'ai bien mangé et j'ai bien bu
    Je suis aimé ou respecté, moi
    On me dit "vous" pour me parler

    C'est pas d'l'amour, pauvre Martha
    C'est pas d'l'amour, mais ça viendra

    Pourtant quand je vois des glycines
    Pourtant quand je vois des glycines
    J'ai envie de les arracher, moi
    J'ai envie de les arracher

    Paraît que t'aurais eu deux filles
    Qui font partie de ma famille
    Mais comme l'amour ne me dit plus rien
    Elles n'auront jamais de cousins

    C'est pas d'l'amour, pauvre Martha
    C'est pas d'la haine, mais ça viendra.

       

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     

     

     


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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Si tu t'imagines »

    « Juliette Gréco » 

    Une des chansons fétiches de la surnommée Jujube,

    la muse des nuits de Paris de l'après-guerre ...

     

     

    Si tu t'imagines

    Si tu t'imagines si tu t'imagines fillette fillette
    Si tu t'imagines xa va xa va xa va durer toujours
    La saison des za saison des za saison des amours
    Ce que tu te goures fillette fillette ce que tu te goures
    Si tu crois petite tu crois ah ah que ton teint de rose
    Ta taille de guêpe, tes mignons biceps, tes ongles d'émail
    Ta cuisse de nymphe et ton pied léger
    Si tu crois petite xa va xa va xa va durer toujours
    Ce que tu te goures fillette fillette ce que tu te goures
    Les beaux jours s'en vont les beaux jours de fête
    Soleils et planètes tournent tous en rond
    Mais toi ma petite tu marches tout droit
    Vers sque tu vois pas très sournois s'approchent
    La ride véloce, la pesante graisse, le menton triplé
    Le muscle avachi, allons cueille cueille, lles roses les roses
    Roses de la vie et que leurs pétales soient la mer étale
    De tous les bonheurs, allons cueille cueille si tu le fais pas
    Ce que tu te goures fillette fillette ce que tu te goures.
     
     
    Paroliers : Joseph Kosma / Raymond Queneau

     

     

    Bon partage !

      

    Rotpier

     


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    et les artistes que j’aime !

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    Cette fois-ci :

     

    « Les filles et les chiens »

    « Jacques Brel » 

    Pas une des plus connues du Grand Jacques

    mais elle sonne bien avec ses jeux de mots !

     

     

    Les Filles et les Chiens

     

    Les filles
    C'est beau comme un jeu
    C'est beau comme un feu
    C'est beaucoup trop peu
    Les filles
    C'est beau comme un fruit
    C'est beau comme la nuit
    C'est beaucoup d'ennuis
    Les filles
    C'est beau comme un r'nard
    C'est beau comme un r'tard
    C'est beaucoup trop tard
    Les filles
    C'est beau tant qu'ça peut
    C'est beau comme l'adieu
    Et c'est beaucoup mieux
    Mais les chiens
    C'est beau comme des chiens
    Et ça reste là
    A nous voir pleurer
    Les chiens
    Ça ne nous dit rien
    C'est peut-être pour ça
    Qu'on croit les aimer
    Les filles
    Ça vous pend au nez
    Ça vous prend au thé
    Ça vous prend les dés
    Les filles
    Ça vous pend au cou
    Ça vous pend au clou
    Ça dépend de vous
    Les filles
    Ça vous pend au cœur
    Ça se pend aux fleurs
    Ça dépend des heures
    Les filles
    Ça dépend de tout
    Ça dépend surtout
    Ça dépend des sous
    Mais les chiens
    Ça n'dépend de rien
    Et ça reste là
    A nous voir pleurer
    Les chiens
    Ça ne nous dit rien
    C'est peut-être pour ça
    Qu'on croit les aimer
    Les filles
    Ça joue au cerceau
    Ça joue du cerveau
    Ça se joue tango
    Les filles
    Ça joue l'amadou
    Ça joue contre joue
    Ça se joue de vous
    Les filles
    Ça joue à jouer
    Ça joue à aimer
    Ça joue pour gagner
    Les filles
    Qu'elles jouent les p'tites femmes
    Qu'elles jouent les grandes dames
    Ça se joue en drames
    Mais les chiens
    Ça ne joue à rien
    Parce que ça n'sait pas
    Comment faut tricher
    Les chiens
    Ça ne joue à rien
    C'est peut-être pour ça
    Qu'on croit les aimer
    Les filles
    Ça donne à rêver
    Ça donne à penser
    Ça vous donne congé
    Les filles
    Ça se donne pourtant
    Ça se donne un temps
    C'est donnant donnant
    Les filles
    Ça donne de l'amour
    A chacun son tour
    Ça donne sur la cour
    Les filles
    Ça vous donne son corps
    Ça se donne si fort
    Que ça donne des r'mords
    Mais les chiens
    Ça ne vous donne rien
    Parce que ça n'sait pas
    Faire semblant d'donner
    Les chiens
    Ça ne vous donne rien
    C'est peut-être pour ça
    Qu'on doit les aimer
    Et c'est pourtant pour les filles
    Qu'au moindre matin
    Qu'au moindre chagrin
    On renie ses chiens

     

    Bon partage !

      

    Rotpier

     

     


    5 commentaires
  • .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Francis blanche »

    " Idylle en forêt "

     

    Comme j'avais évoqué Landru dans un de mes rébus, je vous propose

    une chanson bien décalée sur la chaleur d'un foyer ...

     

     

     

    Idylle En Forêt

     

    Petite maison sous les roses
    Dans la forêt de Rambouillet
    Un couple d'amants se repose
    Soyons discrets
    C'est un secret
    Une fumée bleue qui s'élève
    Dans la lumière
    Sous le ciel clair
    Et les oiseaux qui fredonnent pour eux
    Le bonheur d'être amoureux.

    Elle c'est une femme blonde
    Et lui c'est un bel homme brun
    Tout seuls tous les deux loin du monde
    Bien loin des importuns

    Mon grand chéri, quelle idée merveilleuse
    De faire ainsi du feu en plein été !
    Petite fille, c'est pour te rendre heureuse
    C'est pour te réchauffer.

    Et le soleil vient danser dans les arbres
    Et leur amour vient danser près du feu
    Et le brave homme sourit dans sa barbe
    La fillette a le ciel dans les yeux.

    Toc toc, quelqu'un frappe à la porte
    "Entrez ! s'écrie le grand barbu
    - Bonjour, dit l'facteur d'une voix forte
    Une lettre pour vous Monsieur Landru !"

    Petite maison sous les roses
    Dans la forêt de Rambouillet
    Un couple d'amants se repose

    Soyons discrets
    C'est un secret
    Une fumée bleue qui s'élève
    Dans la lumière
    Sous le ciel clair
    Et le facteur qui s'éloigne a songé
    «Qu'il est doux d'avoir un foyer !»

     

    Bon partage

    et ... bonne soirée au coin du feu pour cet hiver !

     

    Rotpier

     


    4 commentaires


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