• Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Belle »

    Comédie musicale

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Notre-Dame_de_Paris_(com%C3%A9die_musicale)

     

     

     
    Belle
    C'est un mot qu'on dirait inventé pour elle
    Quand elle danse et qu'elle met son corps à jour
    Tel
    Un oiseau qui étend ses ailes pour s'envoler
    Alors je sens l'enfer s'ouvrir sous mes pieds
    J'ai posé mes yeux sous sa robe de gitane
    A quoi me sert encore de prier Notre-Dame
    Quel
    Est celui qui lui jettera la première pierre
    Celui-là ne mérite pas d'être sur terre
    Ô Lucifer! Oh! Laisse-moi rien qu'une fois
    Glisser mes doigts dans les cheveux d'Esméralda
    Belle
    Est-ce le diable qui s'est incarné en elle
    Pour détourner mes yeux du Dieu éternel
    Qui a mis dans mon être ce désir charnel
    Pour m'empêcher de regarder vers le Ciel
    Elle porte en elle le péché originel
    La désirer fait-il de moi un criminel
    Celle
    Qu'on prenait pour une fille de joie, une fille de rien
    Semble soudain porter la croix du genre humain
    Ô Notre-Dame! Oh! laisse-moi rien qu'une fois
    Pousser la porte du jardin d'Esméralda
    Belle
    Malgré ses grands yeux noirs qui vous ensorcellent
    La demoiselle serait-elle encore pucelle
    Quand ses mouvements me font voir monts et merveilles
    Sous son jupon aux couleurs de l'arc-en-ciel
    Ma dulcinée laissez-moi vous être infidèle
    Avant de vous avoir mené jusqu'à l'autel
    Quel
    Est l'homme qui détournerait son regard d'elle
    Sous peine d'être changé en statue de sel
    Ô Fleur-de-Lys, Je ne suis pas homme de foi
    J'irai cueillir la fleur d'amour d'Esméralda
    J'ai posé mes yeux sous sa robe de gitane
    A quoi me sert encore de prier Notre-Dame
    Quel
    Est celui qui lui jettera la première pierre
    Celui-là ne mérite pas d'être sur terre
    O Lucifer! Oh! laisse-moi rien qu'une fois
    Glisser mes doigts dans les cheveux d'Esméralda
    Esméralda

     

      

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     


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  • Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Zaz »

    « Je veux »

     

    Pas mauvaise la gamine !

     

     

    ♪ Je Veux ♪

     

    Donnez-moi une suite au Ritz, je n'en veux pas
    Des bijoux de chez Chanel, je n'en veux pas
    Donnez-moi une limousine, j'en ferais quoi?

    Offrez-moi du personnel, j'en ferais quoi?
    Un manoir à Neuchâtel, ce n'est pas pour moi
    Offrez-moi la tour Eiffel, j'en ferais quoi?

    Je veux de l'amour, de la joie, de la bonne humeur
    C' n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur
    Moi, j'veux crever la main sur le cœur
    Allons, ensemble, découvrir ma liberté
    Oubliez donc tous vos clichés
    Bienvenue dans ma réalité

    J'en ai marre d'vos bonnes manières, c'est trop pour moi
    Moi je mange avec les mains et je suis comme ça

    Je parle fort et je suis franche, excusez-moi
    Fini l'hypocrisie, moi, je me casse de là
    J'en ai marre des langues de bois, regardez-moi
    D' toute manière, je vous en veux pas
    Et je suis comme ça, je suis comme ça

    Je veux de l'amour, de la joie, de la bonne humeur
    C' n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur
    Moi, j'veux crever la main sur le cœur
    Allons, ensemble, découvrir ma liberté
    Oubliez donc tous vos clichés
    Bienvenue dans ma réalité

    Je veux de l'amour, de la joie, de la bonne humeur
    C' n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur
    Moi, j'veux crever la main sur le cœur
    Allons, ensemble, découvrir ma liberté
    Oubliez donc tous vos clichés
    Bienvenue dans ma réalité
    Je veux de l'amour, de la joie, de la bonne humeur
    C' n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur
    Moi, j'veux crever la main sur le cœur
    Allons, ensemble, découvrir ma liberté
    Oubliez donc tous vos clichés
    Bienvenue dans ma réalité

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Jean-Jacques Goldman »

    « Puisque tu pars »

     

    Une supplique très attachante, un petit bijou !

     

    .

    Puisque Tu Pars

     

    Puisque l'ombre gagne

    Puisqu'il n'est pas de montagne

    Au-delà des vents, plus haute que les marches de l'oubli
    Puisqu'il faut apprendre
    A défaut de le comprendre
    A rêver nos désirs et vivre des ainsi-soit-il
    Et puisque tu penses
    Comme une intime évidence
    Que parfois même tout donner n'est pas forcément suffire
    Puisque c'est ailleurs
    Qu'ira mieux battre ton cœur
    Et puisque nous t'aimons trop pour te retenir
    Puisque tu pars

    Que les vents te mènent où d'autres âmes plus belles
    Sauront t'aimer mieux que nous puisque
    l'on ne peut t'aimer plus
    Que la vie t'apprenne
    Mais que tu restes le même
    Si tu te trahissais, nous t'aurions tout à fait perdu
    Garde cette chance

    Que nous t'envions en silence
    Cette force de penser que le plus beau
    reste à venir
    Et loin de nos villes
    Comme octobre l'est d'avril
    Sache qu'ici reste de toi
    comme une empreinte
    indélébile

    Sans drame, sans larme
    Pauvres et dérisoires armes
    Parce qu'il est des douleurs,
    qui ne pleurent qu'à l'intérieur
    Puisque ta maison, aujourd'hui c'est l'horizon
    Dans ton exil, essaie d'apprendre à revenir
    Mais pas trop tard

    Dans ton histoire, garde en mémoire
    Notre au revoir, puisque tu pars

    J'aurais pu fermer, oublier toutes ces portes
    Tout quitter sur un simple geste,
    mais tu ne l'as pas fait
    J'aurais pu donner tant d'amour et tant de force
    Mais tout ce que je pouvais,
    ça n'était pas encore assez
    Pas assez, pas assez, pas assez...

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


    6 commentaires
  • .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Le surveillant général »

     « Michel Sardou »

     

    … On aime ou l’on n’aime pas Sardou, mais

    il ne laisse jamais indifférent …

     

     

    Le Surveillant Général,

    En ce temps-là
    Monsieur le surveillant des classes secondaires
    Etait un peu efféminé
    En ce temps-là
    Je lisais " Le Grand Meaulnes"
    Et après les lumières
    Je me faisais plaisir
    Je me faisais dormir
    Je m'inventais un monde
    Rempli de femmes aux cheveux roux

    J'ai dit de femmes pas de jeunes filles

    Cette année-là
    Je n'oublierai jamais le regard de vipère
    Que m'avait lancé ce vieux rat
    Cette année-là
    J'avais posé les yeux sur la croupe incendiaire
    De ma professeur de droit
    Elle avait mis le feu en moi
    J'avais avalé la lumière
    J'aurais aimé la terre entière

    Seulement les femmes pas les jeunes filles

    Pauvre de moi
    Monsieur le surveillant des classes secondaires
    Passait ses nuits à espionner
    Pauvre de moi
    Du couloir des secondes au dortoir des premières
    Comment les jeunes étaient couchés
    Bien sur le dos les bras croisés
    Sur la couverture de laine
    Des fois qu'on aurait des idées

    Pauvre taré pauvre Chimène

    C'est pourtant là
    Que durant des années j'ai rêvé d'adultère
    Que je n'ai jamais consommé
    Et que chaque nuit je tiens dans mes bras
    Une femme trop fière
    Qui se refuse à me donner
    Un peu plus que le nécessaire
    Parce que j'hésite à la défaire
    De son carcan de préjugés
    Parce que je n'ai pas la manière
    J'ai presque envie de lui confier

    Qu'en ce temps là
    J'avais un surveillant des classes secondaires
    Mais ça la ferait rigoler

      

    Bon partage !

      

    Rotpier

     


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  • Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Le grand Jacques :

     

    « La ville s’endormait »

     

    Quand je pense que certains ont dit que son dernier

    album n'était pas une réussite ...

    .

     

     

        

    .

    La ville s'endormait

     

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Et la nuit peu à peu
    Et le temps arrêté
    Et mon cheval boueux
    Et mon corps fatigué
    Et la nuit bleu à bleu
    Et l'eau d'une fontaine
    Et quelques cris de haine
    Versés par quelques vieux
    Sur de plus vieilles qu'eux
    Dont le corps s'ensommeille

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Et mon cheval qui boit
    Et moi qui le regarde
    Et ma soif qui prend garde
    Qu'elle ne se voit pas
    Et la fontaine chante
    Et la fatigue plante
    Son couteau dans mes reins
    Et je fais celui-là
    Qui est son souverain
    On m'attend quelque part
    Comme on attend le roi
    Mais on ne m'attend point
    Je sais, depuis déjà
    Que l'on meurt de hasard
    En allongeant le pas

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Il est vrai que parfois près du soir
    Les oiseaux ressemblent à des vagues
    Et les vagues aux oiseaux
    Et les hommes aux rires
    Et les rires aux sanglots
    Il est vrai que souvent
    La mer se désenchante
    Je veux dire en cela
    Qu'elle chante
    D'autres chants
    Que ceux que la mer chante
    Dans les livres d'enfants
    Mais les femmes toujours
    Ne ressemblent qu'aux femmes
    Et d'entre elles les connes
    Ne ressemblent qu'aux connes
    Et je ne suis pas bien sûr
    Comme chante un certain
    Qu'elles soient l'avenir de l'homme

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Et vous êtes passée
    Demoiselle inconnue
    A deux doigts d'être nue
    Sous le lin qui dansait

     

       

    Bon partage !

     

    Rotpier


    6 commentaires
  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Maxime Le Forestier

    "Né quelque part,"

     

     

     

    Né quelque part

    On choisit pas ses parents,
    on choisit pas sa famille
    On choisit pas non plus
    les trottoirs de Manille
    De Paris ou d´Alger
    Pour apprendre à marcher
    Etre né quelque part
    Etre né quelque part
    Pour celui qui est né
    C´est toujours un hasard
    Nom´inqwando yes qxag iqwahasa {2x}

    Y a des oiseaux de basse cour et des oiseaux de passage
    Ils savent où sont leur nids, quand ils rentrent de voyage
    Ou qu´ils restent chez eux
    Ils savent où sont leurs œufs

    Etre né quelque part
    Etre né quelque part
    C´est partir quand on veut,
    Revenir quand on part

    Est-ce que les gens naissent
    Egaux en droits
    A l´endroit
    Où ils naissent

    Nom´inqwando yes qxag iqwahasa

    Est-ce que les gens naissent Egaux en droits
    A l´endroit
    Où ils naissent
    Que les gens naissent
    Pareils ou pas

    On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille
    On choisit pas non plus les trottoirs de Manille
    De Paris ou d´Alger
    Pour apprendre à marcher

    Je suis né quelque part
    Je suis né quelque part
    Laissez moi ce repère
    Ou je perds la mémoire
    Nom´inqwando yes qxag iqwaha.sa
    Est-ce que les gens naissent...

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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  •  

     

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Richard Cocciante »

    « Pour elle »

     

    Un hymne à l'amour !

     

     

     

    Pour elle

     

    Je ferai l'été en novembre
    J'la réchaufferai pour pas qu'elle tremble
    J'inventerai les mots du silence
    J'lui f'rai du bleu sur des mots tendres
    J'apprendrai à vivre autrement
    A sa façon et loin des gens
    J'irai chercher l'inaccessible
    L'infiniment sentimental

    Pour elle...

    J'irai au plus profond des rêves
    Qu'elle fait lorsqu'elle est endormie
    Chercher ce que jamais ses lèvres
    N'oseront dire à ses envies
    J'arracherai les habitudes
    Et les moments qui font douter
    Pour détruire les incertitudes
    Sans se parler

    Pour elle...

    J'irai au bord de l'invisible
    Où l'amour tient en équilibre
    Pour elle j'oublierai qui je suis
    J'écouterai tout c'que son cœur dit
    J'irai voler l'indispensable
    L'extrême sentiment d'aimer

    Je jetterai tout de mon passé
    Pour faire de nous mon avenir
    Peut-être simplement pour s'aimer
    Peut-être pour ne jamais mourir

    Pour elle...

    J'arrêterai le temps qui passe
    Pour que plus jamais on n'oublie
    Les caresses qui souvent s'effacent
    Ou qui s'enfuient

    Pour elle...

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier


    3 commentaires
  • .

    Allez, on garde les taureaux mais on change de décor ...

     

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Francis Cabrel

    « La corrida » ...

    Un petit bijou ...

     

     

    La corrida

    Depuis le temps que je patiente
    Dans cette chambre noire
    J´entends qu´on s´amuse et qu´on chante
    Au bout du couloir
    Quelqu´un a touché le verrou
    Et j´ai plongé vers le grand jour
    J´ai vu les fanfares, les barrières
    Et les gens autour

    Dans les premiers moments j´ai cru
    Qu´il fallait seulement se défendre
    Mais cette place est sans issue
    Je commence à comprendre
    Ils ont refermé derrière moi
    Ils ont eu peur que je recule
    Je vais bien finir par l´avoir
    Cette danseuse ridicule

    Est-ce que ce monde est sérieux?
    Est-ce que ce monde est sérieux?
    Andalousie, je me souviens
    Les prairies bordées de cactus
    Je ne vais pas trembler devant
    Ce pantin, ce minus!
    Je vais l´attraper, lui et son chapeau
    Les faire tourner comme un soleil

    Ce soir la femme du torero
    Dormira sur ses deux oreilles
    Est-ce que ce monde est sérieux?
    Est-ce que ce monde est sérieux?
    J´en ai poursuivi des fantômes
    Presque touché leurs ballerines
    Ils ont frappé fort dans mon cou
    Pour que je m´incline

    Ils sortent d´où ces acrobates
    Avec leurs costumes de papier?
    J´ai jamais appris à me battre
    Contre des poupées
    Sentir le sable sous ma tête
    C´est fou comme ça peut faire du bien
    J´ai prié pour que tout s´arrête
    Andalousie, je me souviens

    Je les entends rire comme je râle
    Je les vois danser comme je succombe
    Je pensais pas qu´on puisse autant
    S´amuser autour d´une tombe
    Est-ce que ce monde est sérieux?
    Est-ce que ce monde est sérieux?
    Si, si hombre, hombre
    Baila, baila

    Hay que bailar de nuevo
    Y mataremos otros
    Otras vidas, otros toros
    Y mataremos otros
    Venga, venga a bailar...
    Y mataremos otros

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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  • Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Françoise Hardy  »

     

    « La maison où j’ai grandi »

     

    … Un lointain souvenir …

     

     

     

    La maison où j’ai grandi

    Quand je me tourne vers mes souvenirs,
    je revois la maison où j'ai grandi.
    Il me revient des tas de choses:
    je vois des roses dans un jardin.
    Là où vivaient des arbres, maintenant
    la ville est là,
    et la maison, les fleurs que j'aimais tant,
    n'existent plus.

    Ils savaient rire, tous mes amis,
    ils savaient si bien partager mes jeux,
    mais tout doit finir pourtant dans la vie,
    et j'ai dû partir, les larmes aux yeux.
    Mes amis me demandaient "Pourquoi pleurer?"
    et "Couvrir le monde vaut mieux que rester.
    Tu trouveras toutes les choses qu'ici on ne voit pas,
    toute une ville qui s'endort la nuit dans la lumière."

    Quand j'ai quitté ce coin de mon enfance,
    je savais déjà que j'y laissais mon cœur.
    Tous mes amis, oui, enviaient ma chance,
    mais moi, je pense encore à leur bonheur.,
    à l'insouciance qui les faisait rire,
    et il me semble que je m'entends leur dire:
    "Je reviendrai un jour, un beau matin
    parmi vos rires,
    oui, je prendrai un jour le premier train
    du souvenir."

    La temps a passé et me revoilà
    cherchant en vain la maison que j'aimais.
    Où sont les pierres et où sont les roses,
    toutes les choses auxquelles je tenais?
    D'elles et de mes amis plus une trace,
    d'autres gens, d'autres maisons ont volé leurs places.
    Là où vivaient des arbres, maintenant
    la ville est là,
    et la maison , où est-elle, la maison
    où j'ai grandi?

    Je ne sais pas où est ma maison,
    la maison où j'ai grandi.
    Où est ma maison?
    Qui sait où est ma maison?
    Ma maison, où est ma maison?
    Qui sait où est ma maison?

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Serge Lama !

     « Une île »

     

    J'aime beaucoup cette chanson de Serge Lama ...

    .

     

     

    Une île

    Une île, entre le ciel et l’eau
    Une île sans hommes ni bateaux
    Inculte, un peu comme une insulte
    Sauvage, sans espoir de voyage
    Une île, une île, entre le ciel et l’eau

    Ce serait là, face à la mer immense
    Là, sans espoir d’espérance
    Tout seul face à ma destinée
    Plus seul qu’au cœur d’une forêt
    Ce serait là, dans ma propre défaite
    Tout seul sans espoir de conquête
    Que je saurais enfin pourquoi
    Je t’ai quittée, moi qui n’aime que toi

    Une île, comme une cible d’or
    Tranquille, comme un enfant qui dort
    Fidèle, à en mourir pour elle
    Cruelle, à force d’être belle
    Une île, une île, comme un enfant qui dort

    Ce serait là, face à la mer immense
    Là, pour venger mes vengeances
    Tout seul avec mes souvenirs
    Plus seul qu’au moment de mourir
    Ce serait là, au cœur de Sainte-Hélène
    Sans joie, sans amour et sans haine
    Que je saurais enfin pourquoi
    Je t’ai quittée, moi qui n’aime que toi

    Une île, entre le ciel et l’eau
    Une île sans hommes ni bateaux
    Inculte, un peu comme une insulte
    Sauvage, sans espoir de voyage
    Une île, cette île, mon île, c’est toi

    Bon partage !

     

    Rotpier


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  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Jacques Brel :

    « Orly »

    Après cela, on ne prend plus l'escalator

    à Orly de la même manière...

     

     

     

     

    Orly

     

    Ils sont plus de deux mille
    Et je ne vois qu'eux deux
    La pluie les a soudés,
    Semble-t-il, l'un à l'autre
    Ils sont plus de deux mille
    Et je ne vois qu'eux deux
    Et je les sais qui parlent
    Il doit lui dire « Je t'aime ! »
    Elle doit lui dire « Je t'aime ! »
    Je crois qu'ils sont en train
    De ne rien se promettre
    Ces deux-là sont trop maigres
    Pour être malhonnêtes

    Ils sont plus de deux mille
    Et je ne vois qu'eux deux
    Et brusquement, il pleure
    Il pleure à gros bouillons
    Tout entourés qu'ils sont
    D'adipeux en sueur
    Et de bouffeurs d'espoir
    Qui les montrent du nez
    Mais ces deux déchirés
    Superbes de chagrin
    Abandonnent aux chiens
    L'exploit de les juger

    La vie ne fait pas de cadeau
    Et nom de Dieu c’est triste
    Orly, le dimanche,
    Avec ou sans Bécaud !

    Et maintenant, ils pleurent
    Je veux dire tous les deux
    Tout à l'heure c'était lui
    Lorsque je disais "il"
    Tout encastrés qu'ils sont
    Ils n'entendent plus rien
    Que les sanglots de l'autre
    Et puis
    Et puis infiniment
    Comme deux corps qui prient
    Infiniment, lentement,
    Ces deux corps se séparent
    Et en se séparant
    Ces deux corps se déchirent
    Et je vous jure qu'ils crient
    Et puis, ils se reprennent
    Redeviennent un seul
    Redeviennent le feu
    Et puis, se redéchirent
    Se tiennent par les yeux
    Et puis, en reculant
    Comme la mer se retire,
    Il consomme l'adieu
    Il bave quelques mots
    Agite une vague main
    Et brusquement, il fuit
    Fuit sans se retourner
    Et puis, il disparaît
    Bouffé par l'escalier

    La vie ne fait pas de cadeau
    Et nom de Dieu c'est triste
    Orly, le dimanche,
    Avec ou sans Bécaud !

    Et puis, il disparaît
    Bouffé par l'escalier
    Et elle, elle reste là
    Cœur en croix, bouche ouverte
    Sans un cri, sans un mot
    Elle connaît sa mort
    Elle vient de la croiser
    Voilà qu'elle se retourne
    Et se retourne encore
    Ses bras vont jusqu'à terre
    Ça y est ! Elle a mille ans
    La porte est refermée
    La voilà sans lumière
    Elle tourne sur elle-même
    Et déjà elle sait
    Qu'elle tournera toujours
    Elle a perdu des hommes
    Mais là, elle perd l'amour
    L'amour le lui a dit
    Revoilà l'inutile
    Elle vivra de projets
    Qui ne feront qu'attendre
    La revoilà fragile
    Avant que d'être à vendre

    Je suis là, je la suis
    Je n'ose rien pour elle
    Que la foule grignote
    Comme un quelconque fruit

      

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Michel Sardou »

    « L'an mille »

     

     

    L'an mille

     Des cathédrales crevant le ciel comme des épées, 

    Des forêts noires que des sorcières ont envoûtées,
    Des chevaux fous et des milliers de races humaines
    Lancés sur nous, du plus profond de la bohème.

    Des crucifix dressés pour garder les campagnes,
    Des abbayes posées au sommet des montagnes,
    Des rois enfants conduits par des femmes inhumaines,
    Des rois méchants, soufflant la fureur et la haine.

    Et tout là -haut un Dieu colère
    Qu'on ne sait comment apaiser,
    Un Dieu du fond de l'univers
    A des années de voie lactée.
    C'était la fin du millénaire
    Aux horloges de la chrétienté,
    L'apocalypse avant l'hiver,
    L'arrivée du Dies Irae.

     

    Des fumées noires au ciel assassinent l'été,
    Des villes sombres emmurent des hommes prisonniers,
    Des peurs obscures nous viennent des autres races humaines,
    Des bruits d'armures résonnent encore au fond des plaines.

    Des crucifix brisés rouillent en haut des montagnes,
    Des abbayes se changent en maisons de campagne,
    Des peuples enfants gaspillent la dernière fontaine,
    Des peuples fous répandent la fureur et la haine.

    Et tout là -haut un Dieu colère,
    Que nous avons tous oublié,
    Prépare, du fond de l'univers,
    Un rendez-vous d'éternité.
    Bientôt la fin du millénaire
    Va crucifier la chrétienté,
    L'apocalypse avant l'hiver,
    L'arrivée du Dies Irae.

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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  • Allez, on se fait un petit Georges bien relevé, bien piquant et bio !

    Avec un bonus du Rotpier !

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Georges Brassens :

     « Hécatombe »

    + un couplet en bonus de Rotpier !

     

     

    Hécatombe:

     

    Au marché de Briv'-la-Gaillarde
    A propos de bottes d'oignons
    Quelques douzaines de gaillardes
    Se crêpaient un jour le chignon
    A pied, à cheval, en voiture
    Les gendarmes mal inspirés
    Vinrent pour tenter l'aventure
    D'interrompre l'échauffourée

    Or, sous tous les cieux sans vergogne
    C'est un usag' bien établi
    Dès qu'il s'agit d'rosser les cognes
    Tout le monde se réconcilie
    Ces furies perdant tout' mesure
    Se ruèrent sur les guignols
    Et donnèrent je vous l'assure
    Un spectacle assez croquignol

    En voyant ces braves pandores
    Etre à deux doigts de succomber
    Moi, j'bichais car je les adore
    Sous la forme de macchabées
    De la mansarde où je réside
    J'exitais les farouches bras
    Des mégères gendarmicides
    En criant: "Hip, hip, hip, hourra!"

    Frénétiqu' l'un' d'elles attache
    Le vieux maréchal des logis
    Et lui fait crier: "Mort aux vaches,
    Mort aux lois, vive l'anarchie!"
    Une autre fourre avec rudesse
    Le crâne d'un de ses lourdauds
    Entre ses gigantesques fesses
    Qu'elle serre comme un étau

    La plus grasse de ses femelles
    Ouvrant son corsage dilaté
    Matraque à grand coup de mamelles
    Ceux qui passent à sa portée
    Ils tombent, tombent, tombent, tombent
    Et s'lon les avis compétents
    Il paraît que cette hécatombe
    Fut la plus bell' de tous les temps

    Jugeant enfin que leurs victimes
    Avaient eu leur content de gnons
    Ces furies comme outrage ultime
    En retournant à leurs oignons
    Ces furies à peine si j'ose
    Le dire tellement c'est bas
    Leur auraient mêm' coupé les choses
    Par bonheur ils n'en avaient pas
    Leur auraient mêm' coupé les choses
    Par bonheur ils n'en avaient pas

     

     

    Le couplet bonus du Rotpier

    que vous pouvez chanter sur le même air :

     

    Je me permets une remarque

    A votre intention braves gens

    Que si de nos jours débarquent

    Des couplets aussi dérangeants

    Je fais le pari que les cognes

    Ne laisseraient pas passer ça

    Et qu’ils porteraient les charognes

    Plainte au tribunal et fissa

    Et qu’ils porteraient les charognes

    Plainte au tribunal et fissa

     

    Et

     

    Et gare aux  grilles !

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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  • Une fois par semaine,

     je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     
     

    Léo Ferré :

     « L’étrangère »

     

    sur un poème de Louis  Aragon

     
     

     

     

    L'étrangère

    Il existe près des écluses
    Un bas quartier de bohémiens
    Dont la belle jeunesse s'use
    A démêler le tien du mien
    En bande on s'y rend en voiture,
    Ordinairement au mois d'août,
    Ils disent la bonne aventure
    Pour des piments et du vin doux

    On passe la nuit claire à boire
    On danse en frappant dans ses mains,
    On n'a pas le temps de le croire
    Il fait grand jour et c'est demain.
    On revient d'une seule traite
    Gais, sans un sou, vaguement gris,
    Avec des fleurs plein les charrettes
    Son destin dans la paume écrit.

    J'ai pris la main d'une éphémère
    Qui m'a suivi dans ma maison
    Elle avait des yeux d'outremer
    Elle en montrait la déraison.
    Elle avait la marche légère
    Et de longues jambes de faon,
    J'aimais déjà les étrangères
    Quand j'étais un petit enfant !

    Celle-ci parla vite vite
    De l'odeur des magnolias,
    Sa robe tomba tout de suite
    Quand ma hâte la délia.
    En ce temps-là, j'étais crédule
    Un mot m'était promission,
    Et je prenais les campanules
    Pour des fleurs de la passion

    A chaque fois tout recommence
    Toute musique me saisit,
    Et la plus banale romance
    M'est éternelle poésie
    Nous avions joué de notre âme
    Un long jour, une courte nuit,
    Puis au matin : "Bonsoir madame"
    L'amour s'achève avec la pluie.

     

     
     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     

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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Quelques mots d'amour »

     

    « Véronique Sanson »

     

    ça fait du bien par les temps qui courent …

     

     

    Quelques mots d'amour

     

    Il manque quelqu'un près de moi
    Je me retourne tout le monde est là
    D'où vient ce sentiment bizarre que je suis seul
    Parmi tous ces amis et ces filles qui ne veulent
    Que quelques mots d'amour
    De mon village capital
    Où l'air chaud peut être glacial
    Où des millions de gens se connaissent si mal
    Je t'envoie comme un papillon à une étoile
    Quelques mots d'amour
    Je t'envoie mes images
    Je t'envoie mon décor
    Je t'envoie mes sourires des jours où je me sens plus fort
    Je t'envoie mes voyages
    Mes jours d'aéroport
    Je t'envoie mes plus belles victoires sur l'ironie du sort
    Et dans ces boîtes pour danser
    Les nuits passent inhabitées
    J'écoute les battements de mon cœur répéter
    Qu'aucune musique au monde ne saura remplacer
    Quelques mots d'amour
    Je t'envoie mes images
    Je t'envoie mon décor
    Je t'envoie mes sourires des jours où je me sens plus fort
    Je t'envoie mes voyages
    Mes jours d'aéroport
    Je t'envoie mes plus belles victoires sur l'ironie du sort
    De mon village à cent à l'heure
    Où les docteurs greffent les cœurs
    Où les millions de gens se connaissent si mal
    Je t'envoie comme un papillon à une étoile
    Quelques mots d'amour
     
     
    Parolier: Michel Berger

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Aux champs Elysées »

     

    « Joe Dassin »

     

    Toute allusion à des faits existants ou ayant

    existés relèverait de la pure coïncidence …

     

     

     

     

    Je vous mets quand même les paroles ... pour le plaisir !

     

    ♪ Les Champs-Elysées ♪

     

    Je me baladais sur l'avenue
    Le coeur ouvert à l'inconnu
    J'avais envie de dire bonjour
    À n'importe qui
    N'importe qui ce fut toi
    Je t'ai dit n'importe quoi
    Il suffisait de te parler
    Pour t'apprivoiser

    Aux Champs-Élysées
    Aux Champs-Élysées
    Au soleil, sous la pluie
    À midi ou à minuit
    Il y a tout ce que vous voulez
    Aux Champs-Élysées

    Tu m'as dit: "J'ai rendez-vous
    Dans un sous-sol avec des fous
    Qui vivent la guitare à la main
    Du soir au matin"
    Alors je t'ai accompagnée
    On a chanté, on a dansé
    Et l'on n'a même pas pensé
    À s'embrasser

    Aux Champs-Élysées
    Aux Champs-Élysées
    Au soleil, sous la pluie
    À midi ou à minuit
    Il y a tout ce que vous voulez
    Aux Champs-Élysées

    Hier soir deux inconnus
    Et ce matin sur l'avenue
    Deux amoureux tout étourdis
    Par la longue nuit
    Et de l'Étoile à la Concorde
    Un orchestre à mille cordes
    Tous les oiseaux du point du jour
    Chantent l'amour

    Aux Champs-Élysées
    Aux Champs-Élysées
    Au soleil, sous la pluie
    À midi ou à minuit
    Il y a tout ce que vous voulez
    Aux Champs-Élysées

    Aux Champs-Élysées
    Aux Champs-Élysées
    Au soleil, sous la pluie
    À midi ou à minuit
    Il y a tout ce que vous voulez
    Aux Champs-élysées
    Aux Champs-élysées
    Aux Champs-élysées

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Le paradis blanc »

     

    « Michel Berger »

     

    Allez mes petits agneaux,

    on change de couleur et on passe au blanc !  …

      

     

    ♪ Le Paradis Blanc ♪

    .

    Il y a tant de vagues et de fumée
    Qu'on n'arrive plus à distinguer
    Le blanc du noir
    Et l'énergie du désespoir
    Le téléphone pourra sonner
    Il n'y aura plus d'abonné
    Et plus d'idée
    Que le silence pour respirer
    Recommencer là où le monde a commencé

    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps
    Tout seul avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Je m'en irai courir dans le paradis blanc
    Loin des regards de haine
    Et des combats de sang
    Retrouver les baleines
    Parler aux poissons d'argent

    Comme, comme, comme avant

    Y a tant de vagues, et tant d'idées
    Qu'on n'arrive plus à décider
    Le faux du vrai
    Et qui aimer ou condamner
    Le jour où j'aurai tout donné
    Que mes claviers seront usés
    D'avoir osé

    Toujours vouloir tout essayer
    Et recommencer là où le monde a commencé

    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où les manchots s'amusent dès le soleil levant
    Et jouent en nous montrant
    Ce que c'est d'être vivant
    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où l'air reste si pur
    Qu'on se baigne dedans
    A jouer avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Comme, comme, comme avant
    Parler aux poissons d'argent
    Et jouer avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Comme avant

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     


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  • .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Jean Ferrat :

    « Ma France »

    J'avais hésité à la mettre samedi dernier, alors la voila.

    Parce que celle d'en bas est malmenée

    et que personne d'autre que lui ne l'a aussi bien chantée...

    .

     

    Ma France,

     

    De plaines en forêts de vallons en collines

    Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
    De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
    Je n'en finirais pas d'écrire ta chanson, ma France

    Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
    Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
    Quelque chose dans l'air a cette transparence
    Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche, ma France

    Cet air de liberté au-delà des frontières
    Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
    Et don't vous usurpez aujourd'hui le prestige
    Elle répond toujours du nom de Robespierre, ma France

    Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
    Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
    Celle qui construisit de ses mains vos usines
    Celle don't monsieur Thiers a dit qu'on la fusille, ma France

    Picasso tient le monde au bout de sa palette
    Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
    Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
    De dire qu'il est temps que le malheur succombe, ma France

    Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
    Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
    En remplissant l'histoire et ses fosses communes
    Que je chante à jamais celle des travailleurs, ma France

    Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
    Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
    Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
    A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain, ma France

    Qu'elle monte des mines descende des collines
    Celle qui chante en moi la belle la rebelle
    Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
    Celle de trente-six à soixante-huit chandelles, ma France

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Jean Ferrat »

    « La commune »

     

     

    La Commune

    Il y a cent ans commun commune
    Comme un espoir mis en chantier
    Ils se levèrent pour la Commune
    En écoutant chanter Potier
    Il y a cent ans commun commune
    Comme une étoile au firmament
    Ils faisaient vivre la Commune
    En écoutant chanter Clément

    C'étaient des ferronniers
    Aux enseignes fragiles
    C'étaient des menuisiers
    Aux cent coups de rabots
    Pour défendre Paris
    Ils se firent mobiles
    C'étaient des forgerons
    Devenus des moblots

    Il y a cent ans commun commune
    Comme artisans et ouvriers
    Ils se battaient pour la Commune
    En écoutant chanter Potier
    Il y a cent ans commun commune
    Comme ouvriers et artisans
    Ils se battaient pour la Commune
    En écoutant chanter Clément

    Devenus des soldats
    Aux consciences civiles
    C'étaient des fédérés
    Qui plantaient un drapeau
    Disputant l'avenir
    Aux pavés de la ville
    C'étaient des forgerons
    Devenus des héros

    Il y a cent ans commun commune
    Comme un espoir mis au charnier
    Ils voyaient mourir la Commune
    Ah ! Laissez-moi chanter Potier
    Il y a cent ans commun commune
    Comme une étoile au firmament
    Ils s'éteignaient pour la Commune
    Ecoute bien chanter Clément

     

     

    Bon partage

    Rotpier


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  • Allez, on reste dans les couleurs: il y a les gilets jaunes et les ballons rouges !

    Rien n'empêche les gilets jaunes de jouer avec des ballons rouges avec les CRS !

     

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Serge Lama :

    « Les ballons rouges »

      

        

    Les ballons rouges

     

     

    Je n'ai pas eu de ballon rouge

    Quand j'étais gosse dans mon quartier

    Dans ces provinces où rien ne bouge

    Tous mes ballons étaient crevés

    Je n'ai pas eu de vrai vacances

    Seul, face à face avec la mer

    Quand le cœur rythme la cadence

    Des mouettes qui nagent dans l'air

    {Refrain:}

    J'ai rien d'mandé, je n'ai rien eu

    J'ai rien donné, j'ai rien reçu

    Je n'ai jamais joué aux billes

    Quand j'étais gosse dans mon quartier

    J'étais cloué dans ma famille

    Comme un martyr à son bûcher

    Je n'ai pas eu de promenade

    Seul, face à face avec le vent

    Je lisais le Marquis de Sade

    Et j'aimais déjà les divans

    {au Refrain}

    Les fées n'étaient pas du voyage

    Quand j'étais gosse dans mon quartier

    Elles vivaient de leurs avantages

    Elles étaient toutes syndiquées

    Je n'ai pas vu dans les étoiles

    Le carrosse de Cendrillon

    La mienne avait une robe sale

    Mais elle n'avait pas de chaussons

    {au Refrain}

    Pourtant j'avais déjà la chance

    Quand j'étais gosse dans mon quartier

    De ne pas attacher d'importance

    A ce que les autres pensaient

    Et je n'ai pas vu dans l'Histoire

    Quelque guerrier ou quelque roi

    Assoiffé de règne ou de gloire

    Qui soit plus orgueilleux que moi

    J'ai rien d'mandé, je n'ai rien eu

    Mais j'ai fait ... ce que j'ai voulu ...

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Barbara »

     

    «  Göttigen »

     

    La longue dame brune …

     

     

    Göttingen

    Bien sûr, ce n'est pas la Seine,
    Ce n'est pas le bois de Vincennes,
    Mais c'est bien joli tout de même,
    A Göttingen, à Göttingen.

    Pas de quais et pas de rengaines
    Qui se lamentent et qui se traînent,
    Mais l'amour y fleurit quand même,
    A Göttingen, à Göttingen.

    Ils savent mieux que nous, je pense,
    L'histoire de nos rois de France,
    Herman, Peter, Helga et Hans,
    A Göttingen.

    Et que personne ne s'offense,
    Mais les contes de notre enfance,
    "Il était une fois" commence
    A Göttingen.

    Bien sûr nous, nous avons la Seine
    Et puis notre bois de Vincennes,
    Mais Dieu que les roses sont belles
    A Göttingen, à Göttingen.

    Nous, nous avons nos matins blêmes
    Et l'âme grise de Verlaine,
    Eux c'est la mélancolie même,
    A Göttingen, à Göttingen.

    Quand ils ne savent rien nous dire,
    Ils restent là à nous sourire
    Mais nous les comprenons quand même,
    Les enfants blonds de Göttingen.

    Et tant pis pour ceux qui s'étonnent
    Et que les autres me pardonnent,
    Mais les enfants ce sont les mêmes,
    A Paris ou à Göttingen.

    O faites que jamais ne revienne
    Le temps du sang et de la haine
    Car il y a des gens que j'aime,
    A Göttingen, à Göttingen.

    Et lorsque sonnerait l'alarme,
    S'il fallait reprendre les armes,
    Mon cœur verserait une larme
    Pour Göttingen, pour Göttingen.

    Mais c'est bien joli tout de même,
    A Göttingen, à Göttingen.

    Et lorsque sonnerait l'alarme,
    S'il fallait reprendre les armes,
    Mon cœur verserait une larme
    Pour Göttingen, pour Göttingen

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Françoise Hardy »

     

    «  L’amitié »

     

    Puisque de nos jours elle est devenue une denrée assez rare

    … pas Françoise Hardy mais l'amitié ...

     

     

     

    L’amitié

    Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
    Avec soleil et pluie comme simple bagage
    Ils ont fait la saison des amitiés sincères
    La plus belle saison des quatre de la Terre

    Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
    Et la fidélité des oiseaux de passage
    Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse
    Mais parfois, dans leurs yeux, se glisse la tristesse
    Alors, ils viennent se chauffer chez moi
    Et toi aussi, tu viendras

    Tu pourras repartir au fin fond des nuages
    Et de nouveau sourire à bien d'autres visages
    Donner autour de toi un peu de ta tendresse
    Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse

    Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne
    Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne
    S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne
    J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines
    Alors, peut-être, je viendrai chez toi
    Chauffer mon cœur à ton bois

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Cette fois-ci :

     

    Chris ( ex: Christine and the Queens )

     

    " La marcheuse "

     

    Chris, un drôle de personnage :

     

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Chris_(chanteuse)

    .

      

       

    La marcheuse,

     

    J’vais marcher très longtemps
    Et je m’en vais trouver les poings qui redessinent
    J’vais chercher éhontément
    Les coups portés sur moi
    La violence facile

    J’vais marcher tout le temps
    Et je m’en vais forcer les regards agressifs
    J’vais toujours au-devant
    Il me tarde de trouver
    La violence facile

    C’est
    Noël en mai, j’ai rien bu
    Bas de l’immeuble, t'as rien vu
    Quand moi j’avance furieuse
    Toute débaguée, les lèvres blêmes

    Attire à moi les oiseaux
    Le sang séché sur ma peau
    Les gens sourient de peur que
    Ma maladie de boxeur se prête

    J’vais marcher très longtemps
    Et je m’en vais trouver les poings qui redessinent
    J’vais chercher éhontément
    Les coups portés sur moi
    La violence facile

    J’vais marcher tout le temps
    Et je m’en vais forcer les regards agressifs
    J’vais toujours au-devant
    Il me tarde de trouver
    La violence facile

    C’est les idées claires que j’attends
    Une mauve émerge sur la tempe
    La solitude, c’est parfait, quand ça tape il n’y a
    Personne qui pleure

    Fièvre au matin, nouvel air
    J’m’en suis fait, je vais m’en défaire
    Ah la blessure c’est plus rien, j’ai connu pire
    J’ai connu la honte

    J’vais marcher très longtemps
    Et je m’en vais trouver les poings qui redessinent
    J’vais chercher éhontément
    Les coups portés sur moi
    La violence facile

    J’vais marcher tout le temps
    Et je m’en vais forcer les regards agressifs
    J’vais toujours au-devant
    Il me tarde de trouver
    La violence facile

     

    Bon partage ... choix étonnant de ma part ... non ? 

     

    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

     

    Yves Montant :

    « Barbara »

     

    Un texte de Jacques Prévert.

    Pas facile à chanter et je trouve la prestation

    d’Yves Montant superbe !

    .

      

       . 

    Barbara

     Rappelle-toi Barbara
    Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
    Et tu marchais souriante
    Épanouie ravie ruisselante
    Sous la pluie
    Rappelle-toi Barbara
    Il pleuvait sans cesse sur Brest
    Et je t'ai croisée rue de Siam
    Tu souriais
    Et moi je souriais de même
    Rappelle-toi Barbara
    Toi que je ne connaissais pas
    Toi qui ne me connaissais pas
    Rappelle-toi
    Rappelle-toi quand même ce jour-là
    N'oublie pas

    Un homme sous un porche s'abritait
    Et il a crié ton nom
    Barbara
    Et tu as couru vers lui sous la pluie
    Ruisselante ravie épanouie
    Et tu t'es jetée dans ses bras
    Rappelle-toi cela Barbara
    Et ne m'en veux pas si je te tutoie
    Je dis tu à tous ceux que j'aime
    Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
    Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
    Même si je ne les connais pas

    Rappelle-toi Barbara
    N'oublie pas
    Cette pluie sur la mer
    Sur ton visage heureux
    Sur cette ville heureuse
    Cette pluie sur la mer
    Sur l'arsenal
    Sur le bateau d'Ouessant
    Oh Barbara
    Quelle connerie la guerre
    Qu'es-tu devenue maintenant
    Sous cette pluie de fer
    De feu d'acier de sang
    Et celui qui te serrait dans ses bras
    Amoureusement
    Est-il mort disparu ou bien encore vivant
    Oh Barbara

    Il pleut sans cesse sur Brest
    Comme il pleuvait avant
    Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
    C'est une pluie de deuil terrible et désolée
    Ce n'est même plus l'orage
    De fer d'acier de sang
    Tout simplement des nuages
    Qui crèvent comme des chiens
    Des chiens qui disparaissent
    Au fil de l'eau sur Brest
    Et vont pourrir au loin
    Au loin très loin de Brest
    Dont il ne reste rien

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Cette fois-ci :

     

    «  La Mamma »

     

    « Charles Aznavour »

     

    … Bien difficile de faire un choix ...

     

     


    La Mamma


    Ils sont venus, ils sont tous là
    Dés qu'ils ont entendu ce cri
    Elle va mourir la Mamma

    Ils sont venus, ils sont tous là
    Même ceux du sud de l'Italie
    (Il) Y a même Georgio, le fils maudit
    Avec des présents plein les bras

    Tous les enfants jouent en silence
    Autour du lit sur le carreau
    Mais leurs jeux n'ont pas d'importance
    C'est un peu leur dernier cadeau à la Mamma

    On la réchauffe de baisers
    On lui remonte ses oreillers
    Elle va mourir la Mamma

    Sainte Marie pleine de grâce
    Dont la statue est sur la place
    Bien sûr vous lui tendez les bras
    En lui chantant "Ave Maria"

    Ave Maria
    Il y a tant d'amour, de souvenirs,
    Autour de toi, toi, la Mamma
    Il y a tant de larmes, et de sourires,
    A travers toi, toi, la Mamma

    Et tous les hommes ont eu si chaud
    Sur les chemins de grand soleil
    Elle va mourir la Mamma

    Qu'ils boivent frais le vin nouveau
    Le bon vin de la bonne treille
    Tandis que s'entassent pêle-mêle,
    Sur les bancs, foulards et chapeaux

    C'est drôle, on ne se sent pas triste
    Prés du grand lit de l'Affection
    (Il) Y a même un oncle guitariste
    Qui joue en faisant attention
    A la Mamma

    Et les femmes se souvenant
    Des chansons tristes des veillées
    Elle va mourir la Mamma

    Tout doucement, les yeux fermés
    Chante comme on berce un enfant
    Aprés une bonne journée
    Pour qu'il sourit en s'endormant

    Ave Maria
    Il y a tant d'amour, de souvenirs,
    Autour de toi, toi, la Mamma
    Il y a tant de larmes, et de sourires,
    A travers toi, toi, la Mamma
    Que jamais, jamais, jamais,
    Tu (ne) nous quitteras

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

     

    «  Est-ce ainsi que les hommes vivent ?  »

     

    « Bernard Lavilliers »

     

    … Bien entouré le Nanard !

    Une belle reprise de Léo Ferré

    sur des paroles de Louis Aragon ... excusez du peu !  

     

     

     

     

    Est-ce ainsi que les hommes vivent ? 

    Tout est affaire de décor
    Changer de lit changer de corps
    A quoi bon puisque c'est encore
    Moi qui moi-même me trahis
    Moi qui me traîne et m'éparpille
    Et mon ombre se déshabille
    Dans les bras semblables des filles
    Où j'ai cru trouver un pays

    Cœur léger cœur changeant cœur lourd
    Le temps de rêver est bien court
    Que faut-il faire de mes jours
    Que faut-il faire de mes nuits
    Je n'avais amour ni demeure
    Nulle part où je vive ou meure
    Je passais comme la rumeur
    Je m'endormais comme le bruit

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent?

    C'était un temps déraisonnable
    On avait mis les morts à table
    On faisait des châteaux de sable
    On prenait les loups pour des chiens
    Tout changeait de pôle et d'épaule
    La pièce était-elle ou non drôle
    Moi si j'y tenais mal mon rôle
    C'était de n'y comprendre rien

    Dans le quartier Hohenzollern
    Entre la Sarre et les casernes
    Comme les fleurs de la luzerne
    Fleurissaient les seins de Lola
    Elle avait un cœur d'hirondelle
    Sur le canapé du bordel
    Je venais m'allonger près d'elle
    Dans les hoquets du pianola

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent?

    Le ciel était gris de nuages
    Il y volait des oies sauvages
    Qui criaient la mort au passage
    Au-dessus des maisons des quais
    Je les voyais par la fenêtre
    Leur chant triste entrait dans mon être
    Et je croyais y reconnaître
    Du Rainer Maria Rilke

    Elle était brune elle était blanche
    Ses cheveux tombaient sur ses hanches
    Et la semaine et le dimanche
    Elle ouvrait à tous ses bras nus
    Elle avait des yeux de faïence
    Elle travaillait avec vaillance
    Pour un artilleur de Mayence
    Qui n'en est jamais revenu

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent?

    Il est d'autres soldats en ville
    Et la nuit montent les civils
    Remets du rimmel à tes cils
    Lola qui t'en iras bientôt
    Encore un verre de liqueur
    Ce fut en avril à cinq heures
    Au petit jour que dans ton cœur
    Un dragon plongea son couteau

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent ?

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

     

    « Georges Brassens »

    « Trompettes de la renommée »

     

    La remarque du Rotpier :

    Il ne faut confondre les trompes de Fallope

    et les trompes de    - - - - - -  !

    Pourtant la rime est riche !

     

     

     

    Les trompettes de la renommée

     

    Je vivais à l'écart de la place publique,
    Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique...
    Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
    Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir.
    Les gens de bon conseil ont su me fair' comprendre
    Qu'à l'homme de la ru' j'avais des compt's à rendre
    Et que, sous peine de choir dans un oubli complet,
    J' devais mettre au grand jour tous mes petits secrets.

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Manquant à la pudeur la plus élémentaire,
    Dois-je, pour les besoins d' la caus' publicitaire,
    Divulguer avec qui, et dans quell' position
    Je plonge dans le stupre et la fornication ?
    Si je publi' des noms, combien de Pénélopes
    Passeront illico pour de fieffé's salopes,
    Combien de bons amis me r'gard'ront de travers,
    Combien je recevrai de coups de revolver !

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    A toute exhibition, ma nature est rétive,
    Souffrant d'un' modesti' quasiment maladive,
    Je ne fais voir mes organes procréateurs
    A personne, excepté mes femm's et mes docteurs.
    Dois-je, pour défrayer la chroniqu' des scandales,
    Battre l' tambour avec mes parti's génitales,
    Dois-je les arborer plus ostensiblement,
    Comme un enfant de ch?ur porte un saint sacrement ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Une femme du monde, et qui souvent me laisse
    Fair' mes quat' voluptés dans ses quartiers d' noblesse,
    M'a sournois'ment passé, sur son divan de soi',
    Des parasit's du plus bas étage qui soit...
    Sous prétexte de bruit, sous couleur de réclame,
    Ai-j' le droit de ternir l'honneur de cette dame
    En criant sur les toits, et sur l'air des lampions :
    " Madame la marquis' m'a foutu des morpions ! " ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente
    Avec le Pèr' Duval, la calotte chantante,
    Lui, le catéchumène, et moi, l'énergumèn',
    Il me laisse dire merd', je lui laiss' dire amen,
    En accord avec lui, dois-je écrir' dans la presse
    Qu'un soir je l'ai surpris aux genoux d' ma maîtresse,
    Chantant la mélopé' d'une voix qui susurre,
    Tandis qu'ell' lui cherchait des poux dans la tonsure ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Avec qui, ventrebleu ! faut-il que je couche
    Pour fair' parler un peu la déesse aux cent bouches ?
    Faut-il qu'un' femme célèbre, une étoile, une star,
    Vienn' prendre entre mes bras la plac' de ma guitar' ?
    Pour exciter le peuple et les folliculaires,
    Qui'est-c' qui veut me prêter sa croupe populaire,
    Qui'est-c' qui veut m' laisser faire, in naturalibus,
    Un p'tit peu d'alpinism' sur son mont de Vénus ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Sonneraient-ell's plus fort, ces divines trompettes,
    Si, comm' tout un chacun, j'étais un peu tapette,
    Si je me déhanchais comme une demoiselle
    Et prenais tout à coup des allur's de gazelle ?
    Mais je ne sache pas qu'ça profite à ces drôles
    De jouer le jeu d' l'amour en inversant les rôles,
    Qu'ça confère à ma gloire un' onc' de plus-valu',
    Le crim' pédérastique, aujourd'hui, ne pai' plus.

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Après c'tour d'horizon des mille et un' recettes
    Qui vous val'nt à coup sûr les honneurs des gazettes,
    J'aime mieux m'en tenir à ma premièr' façon
    Et me gratter le ventre en chantant des chansons.
    Si le public en veut, je les sors dare-dare,
    S'il n'en veut pas je les remets dans ma guitare.
    Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
    Sur mon brin de laurier je m'endors comme un loir. 

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

     

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    Rotpier

     

     


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    Cette fois-ci :

     

    « Croisières méditerranéennes »

     

    « Bernard Lavilliers »

     

    … Un petit bijou de notre dur au cœur tendre

    et parce que rien n'a changé sauf peut-être empiré…

     

     

    Croisières méditerranéennes,

    Venus des hauts plateaux 
    Incendiés par la guerre, écrasés de soleil 
    Les fourmis silencieuses 
    Fouettées par la poussière, dévorées par le sel 
    On avait tous un jour 
    Imaginé la mer et la douceur du vent 
    Et dans cette nuit noire 
    On a payé si cher, on coule en dérivant 

    Croisière méditerranéenne 
    Sourire carnassier des murènes 
    Très loin des sirènes italiennes 
    Tu atteindras ces rives sombres 
    Très près des côtes siciliennes 
    Les vierges noires comme une traîne 

    Imaginer la mer 
    Qu'on a payé si cher 
    Imaginer la mer 

    On est venu de loin 
    Plus loin que tes repères à des millions de pas 
    On est venu à pied 
    Du fond de la misère, on nous arrête pas 
    Retourne à la maison 
    Et si y'en avait une, je ne serai pas là 
    Et la mer engloutit, dans un rouleau d'écume, mon chant et puis ma voix 

    Croisière méditerranéenne 
    Sourire carnassier de nous mêmes 
    Très loin des sirènes italiennes 
    Tu atteindras ces rives sombres 
    Très près des côtes siciliennes 
    Les vierges noires comme une traîne 

    Imaginer la mer 
    Qu'on a payé si cher 
    Imaginer la mer 
    Imaginer la mer 

    Nous dormons dans des villes 
    Ombre parmi les ombres, les longs couteaux tirés 
    À deux doigts de l’Europe 
    On a rêvé si fort, on commence à douter 
    Il est resté debout, devant les barbelés 
    Sous le ciel minéral 
    Tu commences à ramper 
    En dessous du silence, et dans l'oubli total 

    Croisière méditerranéenne 
    Sourire carnassier de nous mêmes 
    Très loin des sirènes italiennes 
    Tu atteindras ces rives sombres 
    Très près des côtes siciliennes 
    Les vierges noires comme une traîne 

    Imaginer la mer 
    Qu'on a payé si cher 
    Imaginer la mer

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Cette fois-ci :

     

    Aretha Franklin

     « The Queen of Soul »

     

    Le cœur d'Aretha s'est arrêté,

    il nous reste ses chansons et ses leçons d'engagement politique et social.

     

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

     

    Michel Jonasz

     « Dites-moi »

     

     

        

    Dites-moi

     

    Elle avait toujours
    Dans son porte monnaie
    L'île au trésor
    Et des pièces de un franc usées
    Un pinceau de poil de martre
    Pour mettre des rideaux bleus
    Aux fenêtres de ses yeux
    Aux fenêtres de ses yeux
    Un livre à la main sur le balcon
    Elle s'endormait
    Dans un vieux fauteuil de Manille
    Je cherchais des prénoms
    Mathieu, Cécile
    En regardant courir vers dix heures
    Dans l'école des filles et des garçons

    {Refrain:}
    Dites moi dites moi même
    Qu'elle est partie pour un autre que moi
    Mais pas à cause de moi
    Dites moi ça
    Dites moi ça
    Dites moi dites moi même
    Qu'elle est partie pour un autre que moi
    Mais pas à cause de moi
    Dites moi ça
    Dites moi ça

    Dans mon cœur vaudou
    Il y a quatre épingles
    Qu'elle a pris soin d'abandonner
    Pour que je pleure
    J'ai cloué ma porte
    Qu'est ce qui m'a pris
    J'ai brisé le miroir où elle faisait ses tresses
    Mis du papier journal sous les fenêtres
    J'entendais de l'école trop de cris
    Il n'est rien né de notre lit

    {au Refrain}

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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