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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Serge Lama !

     « Une île »

     

    J'aime beaucoup cette chanson de Serge Lama ...

    .

     

     

    Une île

    Une île, entre le ciel et l’eau
    Une île sans hommes ni bateaux
    Inculte, un peu comme une insulte
    Sauvage, sans espoir de voyage
    Une île, une île, entre le ciel et l’eau

    Ce serait là, face à la mer immense
    Là, sans espoir d’espérance
    Tout seul face à ma destinée
    Plus seul qu’au cœur d’une forêt
    Ce serait là, dans ma propre défaite
    Tout seul sans espoir de conquête
    Que je saurais enfin pourquoi
    Je t’ai quittée, moi qui n’aime que toi

    Une île, comme une cible d’or
    Tranquille, comme un enfant qui dort
    Fidèle, à en mourir pour elle
    Cruelle, à force d’être belle
    Une île, une île, comme un enfant qui dort

    Ce serait là, face à la mer immense
    Là, pour venger mes vengeances
    Tout seul avec mes souvenirs
    Plus seul qu’au moment de mourir
    Ce serait là, au cœur de Sainte-Hélène
    Sans joie, sans amour et sans haine
    Que je saurais enfin pourquoi
    Je t’ai quittée, moi qui n’aime que toi

    Une île, entre le ciel et l’eau
    Une île sans hommes ni bateaux
    Inculte, un peu comme une insulte
    Sauvage, sans espoir de voyage
    Une île, cette île, mon île, c’est toi

    Bon partage !

     

    Rotpier


    6 commentaires
  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Jacques Brel :

    « Orly »

    Après cela, on ne prend plus l'escalator

    à Orly de la même manière...

     

     

     

     

    Orly

     

    Ils sont plus de deux mille
    Et je ne vois qu'eux deux
    La pluie les a soudés,
    Semble-t-il, l'un à l'autre
    Ils sont plus de deux mille
    Et je ne vois qu'eux deux
    Et je les sais qui parlent
    Il doit lui dire « Je t'aime ! »
    Elle doit lui dire « Je t'aime ! »
    Je crois qu'ils sont en train
    De ne rien se promettre
    Ces deux-là sont trop maigres
    Pour être malhonnêtes

    Ils sont plus de deux mille
    Et je ne vois qu'eux deux
    Et brusquement, il pleure
    Il pleure à gros bouillons
    Tout entourés qu'ils sont
    D'adipeux en sueur
    Et de bouffeurs d'espoir
    Qui les montrent du nez
    Mais ces deux déchirés
    Superbes de chagrin
    Abandonnent aux chiens
    L'exploit de les juger

    La vie ne fait pas de cadeau
    Et nom de Dieu c’est triste
    Orly, le dimanche,
    Avec ou sans Bécaud !

    Et maintenant, ils pleurent
    Je veux dire tous les deux
    Tout à l'heure c'était lui
    Lorsque je disais "il"
    Tout encastrés qu'ils sont
    Ils n'entendent plus rien
    Que les sanglots de l'autre
    Et puis
    Et puis infiniment
    Comme deux corps qui prient
    Infiniment, lentement,
    Ces deux corps se séparent
    Et en se séparant
    Ces deux corps se déchirent
    Et je vous jure qu'ils crient
    Et puis, ils se reprennent
    Redeviennent un seul
    Redeviennent le feu
    Et puis, se redéchirent
    Se tiennent par les yeux
    Et puis, en reculant
    Comme la mer se retire,
    Il consomme l'adieu
    Il bave quelques mots
    Agite une vague main
    Et brusquement, il fuit
    Fuit sans se retourner
    Et puis, il disparaît
    Bouffé par l'escalier

    La vie ne fait pas de cadeau
    Et nom de Dieu c'est triste
    Orly, le dimanche,
    Avec ou sans Bécaud !

    Et puis, il disparaît
    Bouffé par l'escalier
    Et elle, elle reste là
    Cœur en croix, bouche ouverte
    Sans un cri, sans un mot
    Elle connaît sa mort
    Elle vient de la croiser
    Voilà qu'elle se retourne
    Et se retourne encore
    Ses bras vont jusqu'à terre
    Ça y est ! Elle a mille ans
    La porte est refermée
    La voilà sans lumière
    Elle tourne sur elle-même
    Et déjà elle sait
    Qu'elle tournera toujours
    Elle a perdu des hommes
    Mais là, elle perd l'amour
    L'amour le lui a dit
    Revoilà l'inutile
    Elle vivra de projets
    Qui ne feront qu'attendre
    La revoilà fragile
    Avant que d'être à vendre

    Je suis là, je la suis
    Je n'ose rien pour elle
    Que la foule grignote
    Comme un quelconque fruit

      

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Michel Sardou »

    « L'an mille »

     

     

    L'an mille

     Des cathédrales crevant le ciel comme des épées, 

    Des forêts noires que des sorcières ont envoûtées,
    Des chevaux fous et des milliers de races humaines
    Lancés sur nous, du plus profond de la bohème.

    Des crucifix dressés pour garder les campagnes,
    Des abbayes posées au sommet des montagnes,
    Des rois enfants conduits par des femmes inhumaines,
    Des rois méchants, soufflant la fureur et la haine.

    Et tout là -haut un Dieu colère
    Qu'on ne sait comment apaiser,
    Un Dieu du fond de l'univers
    A des années de voie lactée.
    C'était la fin du millénaire
    Aux horloges de la chrétienté,
    L'apocalypse avant l'hiver,
    L'arrivée du Dies Irae.

     

    Des fumées noires au ciel assassinent l'été,
    Des villes sombres emmurent des hommes prisonniers,
    Des peurs obscures nous viennent des autres races humaines,
    Des bruits d'armures résonnent encore au fond des plaines.

    Des crucifix brisés rouillent en haut des montagnes,
    Des abbayes se changent en maisons de campagne,
    Des peuples enfants gaspillent la dernière fontaine,
    Des peuples fous répandent la fureur et la haine.

    Et tout là -haut un Dieu colère,
    Que nous avons tous oublié,
    Prépare, du fond de l'univers,
    Un rendez-vous d'éternité.
    Bientôt la fin du millénaire
    Va crucifier la chrétienté,
    L'apocalypse avant l'hiver,
    L'arrivée du Dies Irae.

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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  • Allez, on se fait un petit Georges bien relevé, bien piquant et bio !

    Avec un bonus du Rotpier !

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Georges Brassens :

     « Hécatombe »

    + un couplet en bonus de Rotpier !

     

     

    Hécatombe:

     

    Au marché de Briv'-la-Gaillarde
    A propos de bottes d'oignons
    Quelques douzaines de gaillardes
    Se crêpaient un jour le chignon
    A pied, à cheval, en voiture
    Les gendarmes mal inspirés
    Vinrent pour tenter l'aventure
    D'interrompre l'échauffourée

    Or, sous tous les cieux sans vergogne
    C'est un usag' bien établi
    Dès qu'il s'agit d'rosser les cognes
    Tout le monde se réconcilie
    Ces furies perdant tout' mesure
    Se ruèrent sur les guignols
    Et donnèrent je vous l'assure
    Un spectacle assez croquignol

    En voyant ces braves pandores
    Etre à deux doigts de succomber
    Moi, j'bichais car je les adore
    Sous la forme de macchabées
    De la mansarde où je réside
    J'exitais les farouches bras
    Des mégères gendarmicides
    En criant: "Hip, hip, hip, hourra!"

    Frénétiqu' l'un' d'elles attache
    Le vieux maréchal des logis
    Et lui fait crier: "Mort aux vaches,
    Mort aux lois, vive l'anarchie!"
    Une autre fourre avec rudesse
    Le crâne d'un de ses lourdauds
    Entre ses gigantesques fesses
    Qu'elle serre comme un étau

    La plus grasse de ses femelles
    Ouvrant son corsage dilaté
    Matraque à grand coup de mamelles
    Ceux qui passent à sa portée
    Ils tombent, tombent, tombent, tombent
    Et s'lon les avis compétents
    Il paraît que cette hécatombe
    Fut la plus bell' de tous les temps

    Jugeant enfin que leurs victimes
    Avaient eu leur content de gnons
    Ces furies comme outrage ultime
    En retournant à leurs oignons
    Ces furies à peine si j'ose
    Le dire tellement c'est bas
    Leur auraient mêm' coupé les choses
    Par bonheur ils n'en avaient pas
    Leur auraient mêm' coupé les choses
    Par bonheur ils n'en avaient pas

     

     

    Le couplet bonus du Rotpier

    que vous pouvez chanter sur le même air :

     

    Je me permets une remarque

    A votre intention braves gens

    Que si de nos jours débarquent

    Des couplets aussi dérangeants

    Je fais le pari que les cognes

    Ne laisseraient pas passer ça

    Et qu’ils porteraient les charognes

    Plainte au tribunal et fissa

    Et qu’ils porteraient les charognes

    Plainte au tribunal et fissa

     

    Et

     

    Et gare aux  grilles !

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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  • Une fois par semaine,

     je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     
     

    Léo Ferré :

     « L’étrangère »

     

    sur un poème de Louis  Aragon

     
     

     

     

    L'étrangère

    Il existe près des écluses
    Un bas quartier de bohémiens
    Dont la belle jeunesse s'use
    A démêler le tien du mien
    En bande on s'y rend en voiture,
    Ordinairement au mois d'août,
    Ils disent la bonne aventure
    Pour des piments et du vin doux

    On passe la nuit claire à boire
    On danse en frappant dans ses mains,
    On n'a pas le temps de le croire
    Il fait grand jour et c'est demain.
    On revient d'une seule traite
    Gais, sans un sou, vaguement gris,
    Avec des fleurs plein les charrettes
    Son destin dans la paume écrit.

    J'ai pris la main d'une éphémère
    Qui m'a suivi dans ma maison
    Elle avait des yeux d'outremer
    Elle en montrait la déraison.
    Elle avait la marche légère
    Et de longues jambes de faon,
    J'aimais déjà les étrangères
    Quand j'étais un petit enfant !

    Celle-ci parla vite vite
    De l'odeur des magnolias,
    Sa robe tomba tout de suite
    Quand ma hâte la délia.
    En ce temps-là, j'étais crédule
    Un mot m'était promission,
    Et je prenais les campanules
    Pour des fleurs de la passion

    A chaque fois tout recommence
    Toute musique me saisit,
    Et la plus banale romance
    M'est éternelle poésie
    Nous avions joué de notre âme
    Un long jour, une courte nuit,
    Puis au matin : "Bonsoir madame"
    L'amour s'achève avec la pluie.

     

     
     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     

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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Quelques mots d'amour »

     

    « Véronique Sanson »

     

    ça fait du bien par les temps qui courent …

     

     

    Quelques mots d'amour

     

    Il manque quelqu'un près de moi
    Je me retourne tout le monde est là
    D'où vient ce sentiment bizarre que je suis seul
    Parmi tous ces amis et ces filles qui ne veulent
    Que quelques mots d'amour
    De mon village capital
    Où l'air chaud peut être glacial
    Où des millions de gens se connaissent si mal
    Je t'envoie comme un papillon à une étoile
    Quelques mots d'amour
    Je t'envoie mes images
    Je t'envoie mon décor
    Je t'envoie mes sourires des jours où je me sens plus fort
    Je t'envoie mes voyages
    Mes jours d'aéroport
    Je t'envoie mes plus belles victoires sur l'ironie du sort
    Et dans ces boîtes pour danser
    Les nuits passent inhabitées
    J'écoute les battements de mon cœur répéter
    Qu'aucune musique au monde ne saura remplacer
    Quelques mots d'amour
    Je t'envoie mes images
    Je t'envoie mon décor
    Je t'envoie mes sourires des jours où je me sens plus fort
    Je t'envoie mes voyages
    Mes jours d'aéroport
    Je t'envoie mes plus belles victoires sur l'ironie du sort
    De mon village à cent à l'heure
    Où les docteurs greffent les cœurs
    Où les millions de gens se connaissent si mal
    Je t'envoie comme un papillon à une étoile
    Quelques mots d'amour
     
     
    Parolier: Michel Berger

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Aux champs Elysées »

     

    « Joe Dassin »

     

    Toute allusion à des faits existants ou ayant

    existés relèverait de la pure coïncidence …

     

     

     

     

    Je vous mets quand même les paroles ... pour le plaisir !

     

    ♪ Les Champs-Elysées ♪

     

    Je me baladais sur l'avenue
    Le coeur ouvert à l'inconnu
    J'avais envie de dire bonjour
    À n'importe qui
    N'importe qui ce fut toi
    Je t'ai dit n'importe quoi
    Il suffisait de te parler
    Pour t'apprivoiser

    Aux Champs-Élysées
    Aux Champs-Élysées
    Au soleil, sous la pluie
    À midi ou à minuit
    Il y a tout ce que vous voulez
    Aux Champs-Élysées

    Tu m'as dit: "J'ai rendez-vous
    Dans un sous-sol avec des fous
    Qui vivent la guitare à la main
    Du soir au matin"
    Alors je t'ai accompagnée
    On a chanté, on a dansé
    Et l'on n'a même pas pensé
    À s'embrasser

    Aux Champs-Élysées
    Aux Champs-Élysées
    Au soleil, sous la pluie
    À midi ou à minuit
    Il y a tout ce que vous voulez
    Aux Champs-Élysées

    Hier soir deux inconnus
    Et ce matin sur l'avenue
    Deux amoureux tout étourdis
    Par la longue nuit
    Et de l'Étoile à la Concorde
    Un orchestre à mille cordes
    Tous les oiseaux du point du jour
    Chantent l'amour

    Aux Champs-Élysées
    Aux Champs-Élysées
    Au soleil, sous la pluie
    À midi ou à minuit
    Il y a tout ce que vous voulez
    Aux Champs-Élysées

    Aux Champs-Élysées
    Aux Champs-Élysées
    Au soleil, sous la pluie
    À midi ou à minuit
    Il y a tout ce que vous voulez
    Aux Champs-élysées
    Aux Champs-élysées
    Aux Champs-élysées

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Le paradis blanc »

     

    « Michel Berger »

     

    Allez mes petits agneaux,

    on change de couleur et on passe au blanc !  …

      

     

    ♪ Le Paradis Blanc ♪

    .

    Il y a tant de vagues et de fumée
    Qu'on n'arrive plus à distinguer
    Le blanc du noir
    Et l'énergie du désespoir
    Le téléphone pourra sonner
    Il n'y aura plus d'abonné
    Et plus d'idée
    Que le silence pour respirer
    Recommencer là où le monde a commencé

    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps
    Tout seul avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Je m'en irai courir dans le paradis blanc
    Loin des regards de haine
    Et des combats de sang
    Retrouver les baleines
    Parler aux poissons d'argent

    Comme, comme, comme avant

    Y a tant de vagues, et tant d'idées
    Qu'on n'arrive plus à décider
    Le faux du vrai
    Et qui aimer ou condamner
    Le jour où j'aurai tout donné
    Que mes claviers seront usés
    D'avoir osé

    Toujours vouloir tout essayer
    Et recommencer là où le monde a commencé

    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où les manchots s'amusent dès le soleil levant
    Et jouent en nous montrant
    Ce que c'est d'être vivant
    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où l'air reste si pur
    Qu'on se baigne dedans
    A jouer avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Comme, comme, comme avant
    Parler aux poissons d'argent
    Et jouer avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Comme avant

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     


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  • .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Jean Ferrat :

    « Ma France »

    J'avais hésité à la mettre samedi dernier, alors la voila.

    Parce que celle d'en bas est malmenée

    et que personne d'autre que lui ne l'a aussi bien chantée...

    .

     

    Ma France,

     

    De plaines en forêts de vallons en collines

    Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
    De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
    Je n'en finirais pas d'écrire ta chanson, ma France

    Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
    Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
    Quelque chose dans l'air a cette transparence
    Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche, ma France

    Cet air de liberté au-delà des frontières
    Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
    Et don't vous usurpez aujourd'hui le prestige
    Elle répond toujours du nom de Robespierre, ma France

    Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
    Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
    Celle qui construisit de ses mains vos usines
    Celle don't monsieur Thiers a dit qu'on la fusille, ma France

    Picasso tient le monde au bout de sa palette
    Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
    Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
    De dire qu'il est temps que le malheur succombe, ma France

    Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
    Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
    En remplissant l'histoire et ses fosses communes
    Que je chante à jamais celle des travailleurs, ma France

    Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
    Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
    Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
    A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain, ma France

    Qu'elle monte des mines descende des collines
    Celle qui chante en moi la belle la rebelle
    Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
    Celle de trente-six à soixante-huit chandelles, ma France

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Jean Ferrat »

    « La commune »

     

     

    La Commune

    Il y a cent ans commun commune
    Comme un espoir mis en chantier
    Ils se levèrent pour la Commune
    En écoutant chanter Potier
    Il y a cent ans commun commune
    Comme une étoile au firmament
    Ils faisaient vivre la Commune
    En écoutant chanter Clément

    C'étaient des ferronniers
    Aux enseignes fragiles
    C'étaient des menuisiers
    Aux cent coups de rabots
    Pour défendre Paris
    Ils se firent mobiles
    C'étaient des forgerons
    Devenus des moblots

    Il y a cent ans commun commune
    Comme artisans et ouvriers
    Ils se battaient pour la Commune
    En écoutant chanter Potier
    Il y a cent ans commun commune
    Comme ouvriers et artisans
    Ils se battaient pour la Commune
    En écoutant chanter Clément

    Devenus des soldats
    Aux consciences civiles
    C'étaient des fédérés
    Qui plantaient un drapeau
    Disputant l'avenir
    Aux pavés de la ville
    C'étaient des forgerons
    Devenus des héros

    Il y a cent ans commun commune
    Comme un espoir mis au charnier
    Ils voyaient mourir la Commune
    Ah ! Laissez-moi chanter Potier
    Il y a cent ans commun commune
    Comme une étoile au firmament
    Ils s'éteignaient pour la Commune
    Ecoute bien chanter Clément

     

     

    Bon partage

    Rotpier


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  • Allez, on reste dans les couleurs: il y a les gilets jaunes et les ballons rouges !

    Rien n'empêche les gilets jaunes de jouer avec des ballons rouges avec les CRS !

     

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Serge Lama :

    « Les ballons rouges »

      

        

    Les ballons rouges

     

     

    Je n'ai pas eu de ballon rouge

    Quand j'étais gosse dans mon quartier

    Dans ces provinces où rien ne bouge

    Tous mes ballons étaient crevés

    Je n'ai pas eu de vrai vacances

    Seul, face à face avec la mer

    Quand le cœur rythme la cadence

    Des mouettes qui nagent dans l'air

    {Refrain:}

    J'ai rien d'mandé, je n'ai rien eu

    J'ai rien donné, j'ai rien reçu

    Je n'ai jamais joué aux billes

    Quand j'étais gosse dans mon quartier

    J'étais cloué dans ma famille

    Comme un martyr à son bûcher

    Je n'ai pas eu de promenade

    Seul, face à face avec le vent

    Je lisais le Marquis de Sade

    Et j'aimais déjà les divans

    {au Refrain}

    Les fées n'étaient pas du voyage

    Quand j'étais gosse dans mon quartier

    Elles vivaient de leurs avantages

    Elles étaient toutes syndiquées

    Je n'ai pas vu dans les étoiles

    Le carrosse de Cendrillon

    La mienne avait une robe sale

    Mais elle n'avait pas de chaussons

    {au Refrain}

    Pourtant j'avais déjà la chance

    Quand j'étais gosse dans mon quartier

    De ne pas attacher d'importance

    A ce que les autres pensaient

    Et je n'ai pas vu dans l'Histoire

    Quelque guerrier ou quelque roi

    Assoiffé de règne ou de gloire

    Qui soit plus orgueilleux que moi

    J'ai rien d'mandé, je n'ai rien eu

    Mais j'ai fait ... ce que j'ai voulu ...

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Une fois par semaine,

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    Cette fois-ci :

     

    « Barbara »

     

    «  Göttigen »

     

    La longue dame brune …

     

     

    Göttingen

    Bien sûr, ce n'est pas la Seine,
    Ce n'est pas le bois de Vincennes,
    Mais c'est bien joli tout de même,
    A Göttingen, à Göttingen.

    Pas de quais et pas de rengaines
    Qui se lamentent et qui se traînent,
    Mais l'amour y fleurit quand même,
    A Göttingen, à Göttingen.

    Ils savent mieux que nous, je pense,
    L'histoire de nos rois de France,
    Herman, Peter, Helga et Hans,
    A Göttingen.

    Et que personne ne s'offense,
    Mais les contes de notre enfance,
    "Il était une fois" commence
    A Göttingen.

    Bien sûr nous, nous avons la Seine
    Et puis notre bois de Vincennes,
    Mais Dieu que les roses sont belles
    A Göttingen, à Göttingen.

    Nous, nous avons nos matins blêmes
    Et l'âme grise de Verlaine,
    Eux c'est la mélancolie même,
    A Göttingen, à Göttingen.

    Quand ils ne savent rien nous dire,
    Ils restent là à nous sourire
    Mais nous les comprenons quand même,
    Les enfants blonds de Göttingen.

    Et tant pis pour ceux qui s'étonnent
    Et que les autres me pardonnent,
    Mais les enfants ce sont les mêmes,
    A Paris ou à Göttingen.

    O faites que jamais ne revienne
    Le temps du sang et de la haine
    Car il y a des gens que j'aime,
    A Göttingen, à Göttingen.

    Et lorsque sonnerait l'alarme,
    S'il fallait reprendre les armes,
    Mon cœur verserait une larme
    Pour Göttingen, pour Göttingen.

    Mais c'est bien joli tout de même,
    A Göttingen, à Göttingen.

    Et lorsque sonnerait l'alarme,
    S'il fallait reprendre les armes,
    Mon cœur verserait une larme
    Pour Göttingen, pour Göttingen

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Cette fois-ci :

     

    « Françoise Hardy »

     

    «  L’amitié »

     

    Puisque de nos jours elle est devenue une denrée assez rare

    … pas Françoise Hardy mais l'amitié ...

     

     

     

    L’amitié

    Beaucoup de mes amis sont venus des nuages
    Avec soleil et pluie comme simple bagage
    Ils ont fait la saison des amitiés sincères
    La plus belle saison des quatre de la Terre

    Ils ont cette douceur des plus beaux paysages
    Et la fidélité des oiseaux de passage
    Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse
    Mais parfois, dans leurs yeux, se glisse la tristesse
    Alors, ils viennent se chauffer chez moi
    Et toi aussi, tu viendras

    Tu pourras repartir au fin fond des nuages
    Et de nouveau sourire à bien d'autres visages
    Donner autour de toi un peu de ta tendresse
    Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse

    Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne
    Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne
    S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne
    J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines
    Alors, peut-être, je viendrai chez toi
    Chauffer mon cœur à ton bois

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Cette fois-ci :

     

    Chris ( ex: Christine and the Queens )

     

    " La marcheuse "

     

    Chris, un drôle de personnage :

     

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Chris_(chanteuse)

    .

      

       

    La marcheuse,

     

    J’vais marcher très longtemps
    Et je m’en vais trouver les poings qui redessinent
    J’vais chercher éhontément
    Les coups portés sur moi
    La violence facile

    J’vais marcher tout le temps
    Et je m’en vais forcer les regards agressifs
    J’vais toujours au-devant
    Il me tarde de trouver
    La violence facile

    C’est
    Noël en mai, j’ai rien bu
    Bas de l’immeuble, t'as rien vu
    Quand moi j’avance furieuse
    Toute débaguée, les lèvres blêmes

    Attire à moi les oiseaux
    Le sang séché sur ma peau
    Les gens sourient de peur que
    Ma maladie de boxeur se prête

    J’vais marcher très longtemps
    Et je m’en vais trouver les poings qui redessinent
    J’vais chercher éhontément
    Les coups portés sur moi
    La violence facile

    J’vais marcher tout le temps
    Et je m’en vais forcer les regards agressifs
    J’vais toujours au-devant
    Il me tarde de trouver
    La violence facile

    C’est les idées claires que j’attends
    Une mauve émerge sur la tempe
    La solitude, c’est parfait, quand ça tape il n’y a
    Personne qui pleure

    Fièvre au matin, nouvel air
    J’m’en suis fait, je vais m’en défaire
    Ah la blessure c’est plus rien, j’ai connu pire
    J’ai connu la honte

    J’vais marcher très longtemps
    Et je m’en vais trouver les poings qui redessinent
    J’vais chercher éhontément
    Les coups portés sur moi
    La violence facile

    J’vais marcher tout le temps
    Et je m’en vais forcer les regards agressifs
    J’vais toujours au-devant
    Il me tarde de trouver
    La violence facile

     

    Bon partage ... choix étonnant de ma part ... non ? 

     

    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

     

    Yves Montant :

    « Barbara »

     

    Un texte de Jacques Prévert.

    Pas facile à chanter et je trouve la prestation

    d’Yves Montant superbe !

    .

      

       . 

    Barbara

     Rappelle-toi Barbara
    Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
    Et tu marchais souriante
    Épanouie ravie ruisselante
    Sous la pluie
    Rappelle-toi Barbara
    Il pleuvait sans cesse sur Brest
    Et je t'ai croisée rue de Siam
    Tu souriais
    Et moi je souriais de même
    Rappelle-toi Barbara
    Toi que je ne connaissais pas
    Toi qui ne me connaissais pas
    Rappelle-toi
    Rappelle-toi quand même ce jour-là
    N'oublie pas

    Un homme sous un porche s'abritait
    Et il a crié ton nom
    Barbara
    Et tu as couru vers lui sous la pluie
    Ruisselante ravie épanouie
    Et tu t'es jetée dans ses bras
    Rappelle-toi cela Barbara
    Et ne m'en veux pas si je te tutoie
    Je dis tu à tous ceux que j'aime
    Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
    Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
    Même si je ne les connais pas

    Rappelle-toi Barbara
    N'oublie pas
    Cette pluie sur la mer
    Sur ton visage heureux
    Sur cette ville heureuse
    Cette pluie sur la mer
    Sur l'arsenal
    Sur le bateau d'Ouessant
    Oh Barbara
    Quelle connerie la guerre
    Qu'es-tu devenue maintenant
    Sous cette pluie de fer
    De feu d'acier de sang
    Et celui qui te serrait dans ses bras
    Amoureusement
    Est-il mort disparu ou bien encore vivant
    Oh Barbara

    Il pleut sans cesse sur Brest
    Comme il pleuvait avant
    Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
    C'est une pluie de deuil terrible et désolée
    Ce n'est même plus l'orage
    De fer d'acier de sang
    Tout simplement des nuages
    Qui crèvent comme des chiens
    Des chiens qui disparaissent
    Au fil de l'eau sur Brest
    Et vont pourrir au loin
    Au loin très loin de Brest
    Dont il ne reste rien

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Cette fois-ci :

     

    «  La Mamma »

     

    « Charles Aznavour »

     

    … Bien difficile de faire un choix ...

     

     


    La Mamma


    Ils sont venus, ils sont tous là
    Dés qu'ils ont entendu ce cri
    Elle va mourir la Mamma

    Ils sont venus, ils sont tous là
    Même ceux du sud de l'Italie
    (Il) Y a même Georgio, le fils maudit
    Avec des présents plein les bras

    Tous les enfants jouent en silence
    Autour du lit sur le carreau
    Mais leurs jeux n'ont pas d'importance
    C'est un peu leur dernier cadeau à la Mamma

    On la réchauffe de baisers
    On lui remonte ses oreillers
    Elle va mourir la Mamma

    Sainte Marie pleine de grâce
    Dont la statue est sur la place
    Bien sûr vous lui tendez les bras
    En lui chantant "Ave Maria"

    Ave Maria
    Il y a tant d'amour, de souvenirs,
    Autour de toi, toi, la Mamma
    Il y a tant de larmes, et de sourires,
    A travers toi, toi, la Mamma

    Et tous les hommes ont eu si chaud
    Sur les chemins de grand soleil
    Elle va mourir la Mamma

    Qu'ils boivent frais le vin nouveau
    Le bon vin de la bonne treille
    Tandis que s'entassent pêle-mêle,
    Sur les bancs, foulards et chapeaux

    C'est drôle, on ne se sent pas triste
    Prés du grand lit de l'Affection
    (Il) Y a même un oncle guitariste
    Qui joue en faisant attention
    A la Mamma

    Et les femmes se souvenant
    Des chansons tristes des veillées
    Elle va mourir la Mamma

    Tout doucement, les yeux fermés
    Chante comme on berce un enfant
    Aprés une bonne journée
    Pour qu'il sourit en s'endormant

    Ave Maria
    Il y a tant d'amour, de souvenirs,
    Autour de toi, toi, la Mamma
    Il y a tant de larmes, et de sourires,
    A travers toi, toi, la Mamma
    Que jamais, jamais, jamais,
    Tu (ne) nous quitteras

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

     

    «  Est-ce ainsi que les hommes vivent ?  »

     

    « Bernard Lavilliers »

     

    … Bien entouré le Nanard !

    Une belle reprise de Léo Ferré

    sur des paroles de Louis Aragon ... excusez du peu !  

     

     

     

     

    Est-ce ainsi que les hommes vivent ? 

    Tout est affaire de décor
    Changer de lit changer de corps
    A quoi bon puisque c'est encore
    Moi qui moi-même me trahis
    Moi qui me traîne et m'éparpille
    Et mon ombre se déshabille
    Dans les bras semblables des filles
    Où j'ai cru trouver un pays

    Cœur léger cœur changeant cœur lourd
    Le temps de rêver est bien court
    Que faut-il faire de mes jours
    Que faut-il faire de mes nuits
    Je n'avais amour ni demeure
    Nulle part où je vive ou meure
    Je passais comme la rumeur
    Je m'endormais comme le bruit

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent?

    C'était un temps déraisonnable
    On avait mis les morts à table
    On faisait des châteaux de sable
    On prenait les loups pour des chiens
    Tout changeait de pôle et d'épaule
    La pièce était-elle ou non drôle
    Moi si j'y tenais mal mon rôle
    C'était de n'y comprendre rien

    Dans le quartier Hohenzollern
    Entre la Sarre et les casernes
    Comme les fleurs de la luzerne
    Fleurissaient les seins de Lola
    Elle avait un cœur d'hirondelle
    Sur le canapé du bordel
    Je venais m'allonger près d'elle
    Dans les hoquets du pianola

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent?

    Le ciel était gris de nuages
    Il y volait des oies sauvages
    Qui criaient la mort au passage
    Au-dessus des maisons des quais
    Je les voyais par la fenêtre
    Leur chant triste entrait dans mon être
    Et je croyais y reconnaître
    Du Rainer Maria Rilke

    Elle était brune elle était blanche
    Ses cheveux tombaient sur ses hanches
    Et la semaine et le dimanche
    Elle ouvrait à tous ses bras nus
    Elle avait des yeux de faïence
    Elle travaillait avec vaillance
    Pour un artilleur de Mayence
    Qui n'en est jamais revenu

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent?

    Il est d'autres soldats en ville
    Et la nuit montent les civils
    Remets du rimmel à tes cils
    Lola qui t'en iras bientôt
    Encore un verre de liqueur
    Ce fut en avril à cinq heures
    Au petit jour que dans ton cœur
    Un dragon plongea son couteau

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent ?

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

     

    « Georges Brassens »

    « Trompettes de la renommée »

     

    La remarque du Rotpier :

    Il ne faut confondre les trompes de Fallope

    et les trompes de    - - - - - -  !

    Pourtant la rime est riche !

     

     

     

    Les trompettes de la renommée

     

    Je vivais à l'écart de la place publique,
    Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique...
    Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
    Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir.
    Les gens de bon conseil ont su me fair' comprendre
    Qu'à l'homme de la ru' j'avais des compt's à rendre
    Et que, sous peine de choir dans un oubli complet,
    J' devais mettre au grand jour tous mes petits secrets.

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Manquant à la pudeur la plus élémentaire,
    Dois-je, pour les besoins d' la caus' publicitaire,
    Divulguer avec qui, et dans quell' position
    Je plonge dans le stupre et la fornication ?
    Si je publi' des noms, combien de Pénélopes
    Passeront illico pour de fieffé's salopes,
    Combien de bons amis me r'gard'ront de travers,
    Combien je recevrai de coups de revolver !

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    A toute exhibition, ma nature est rétive,
    Souffrant d'un' modesti' quasiment maladive,
    Je ne fais voir mes organes procréateurs
    A personne, excepté mes femm's et mes docteurs.
    Dois-je, pour défrayer la chroniqu' des scandales,
    Battre l' tambour avec mes parti's génitales,
    Dois-je les arborer plus ostensiblement,
    Comme un enfant de ch?ur porte un saint sacrement ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Une femme du monde, et qui souvent me laisse
    Fair' mes quat' voluptés dans ses quartiers d' noblesse,
    M'a sournois'ment passé, sur son divan de soi',
    Des parasit's du plus bas étage qui soit...
    Sous prétexte de bruit, sous couleur de réclame,
    Ai-j' le droit de ternir l'honneur de cette dame
    En criant sur les toits, et sur l'air des lampions :
    " Madame la marquis' m'a foutu des morpions ! " ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente
    Avec le Pèr' Duval, la calotte chantante,
    Lui, le catéchumène, et moi, l'énergumèn',
    Il me laisse dire merd', je lui laiss' dire amen,
    En accord avec lui, dois-je écrir' dans la presse
    Qu'un soir je l'ai surpris aux genoux d' ma maîtresse,
    Chantant la mélopé' d'une voix qui susurre,
    Tandis qu'ell' lui cherchait des poux dans la tonsure ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Avec qui, ventrebleu ! faut-il que je couche
    Pour fair' parler un peu la déesse aux cent bouches ?
    Faut-il qu'un' femme célèbre, une étoile, une star,
    Vienn' prendre entre mes bras la plac' de ma guitar' ?
    Pour exciter le peuple et les folliculaires,
    Qui'est-c' qui veut me prêter sa croupe populaire,
    Qui'est-c' qui veut m' laisser faire, in naturalibus,
    Un p'tit peu d'alpinism' sur son mont de Vénus ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Sonneraient-ell's plus fort, ces divines trompettes,
    Si, comm' tout un chacun, j'étais un peu tapette,
    Si je me déhanchais comme une demoiselle
    Et prenais tout à coup des allur's de gazelle ?
    Mais je ne sache pas qu'ça profite à ces drôles
    De jouer le jeu d' l'amour en inversant les rôles,
    Qu'ça confère à ma gloire un' onc' de plus-valu',
    Le crim' pédérastique, aujourd'hui, ne pai' plus.

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Après c'tour d'horizon des mille et un' recettes
    Qui vous val'nt à coup sûr les honneurs des gazettes,
    J'aime mieux m'en tenir à ma premièr' façon
    Et me gratter le ventre en chantant des chansons.
    Si le public en veut, je les sors dare-dare,
    S'il n'en veut pas je les remets dans ma guitare.
    Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
    Sur mon brin de laurier je m'endors comme un loir. 

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

     

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    Rotpier

     

     


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    Cette fois-ci :

     

    « Croisières méditerranéennes »

     

    « Bernard Lavilliers »

     

    … Un petit bijou de notre dur au cœur tendre

    et parce que rien n'a changé sauf peut-être empiré…

     

     

    Croisières méditerranéennes,

    Venus des hauts plateaux 
    Incendiés par la guerre, écrasés de soleil 
    Les fourmis silencieuses 
    Fouettées par la poussière, dévorées par le sel 
    On avait tous un jour 
    Imaginé la mer et la douceur du vent 
    Et dans cette nuit noire 
    On a payé si cher, on coule en dérivant 

    Croisière méditerranéenne 
    Sourire carnassier des murènes 
    Très loin des sirènes italiennes 
    Tu atteindras ces rives sombres 
    Très près des côtes siciliennes 
    Les vierges noires comme une traîne 

    Imaginer la mer 
    Qu'on a payé si cher 
    Imaginer la mer 

    On est venu de loin 
    Plus loin que tes repères à des millions de pas 
    On est venu à pied 
    Du fond de la misère, on nous arrête pas 
    Retourne à la maison 
    Et si y'en avait une, je ne serai pas là 
    Et la mer engloutit, dans un rouleau d'écume, mon chant et puis ma voix 

    Croisière méditerranéenne 
    Sourire carnassier de nous mêmes 
    Très loin des sirènes italiennes 
    Tu atteindras ces rives sombres 
    Très près des côtes siciliennes 
    Les vierges noires comme une traîne 

    Imaginer la mer 
    Qu'on a payé si cher 
    Imaginer la mer 
    Imaginer la mer 

    Nous dormons dans des villes 
    Ombre parmi les ombres, les longs couteaux tirés 
    À deux doigts de l’Europe 
    On a rêvé si fort, on commence à douter 
    Il est resté debout, devant les barbelés 
    Sous le ciel minéral 
    Tu commences à ramper 
    En dessous du silence, et dans l'oubli total 

    Croisière méditerranéenne 
    Sourire carnassier de nous mêmes 
    Très loin des sirènes italiennes 
    Tu atteindras ces rives sombres 
    Très près des côtes siciliennes 
    Les vierges noires comme une traîne 

    Imaginer la mer 
    Qu'on a payé si cher 
    Imaginer la mer

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Cette fois-ci :

     

    Aretha Franklin

     « The Queen of Soul »

     

    Le cœur d'Aretha s'est arrêté,

    il nous reste ses chansons et ses leçons d'engagement politique et social.

     

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

     

    Michel Jonasz

     « Dites-moi »

     

     

        

    Dites-moi

     

    Elle avait toujours
    Dans son porte monnaie
    L'île au trésor
    Et des pièces de un franc usées
    Un pinceau de poil de martre
    Pour mettre des rideaux bleus
    Aux fenêtres de ses yeux
    Aux fenêtres de ses yeux
    Un livre à la main sur le balcon
    Elle s'endormait
    Dans un vieux fauteuil de Manille
    Je cherchais des prénoms
    Mathieu, Cécile
    En regardant courir vers dix heures
    Dans l'école des filles et des garçons

    {Refrain:}
    Dites moi dites moi même
    Qu'elle est partie pour un autre que moi
    Mais pas à cause de moi
    Dites moi ça
    Dites moi ça
    Dites moi dites moi même
    Qu'elle est partie pour un autre que moi
    Mais pas à cause de moi
    Dites moi ça
    Dites moi ça

    Dans mon cœur vaudou
    Il y a quatre épingles
    Qu'elle a pris soin d'abandonner
    Pour que je pleure
    J'ai cloué ma porte
    Qu'est ce qui m'a pris
    J'ai brisé le miroir où elle faisait ses tresses
    Mis du papier journal sous les fenêtres
    J'entendais de l'école trop de cris
    Il n'est rien né de notre lit

    {au Refrain}

     

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    Rotpier

     

     


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    Cette fois-ci :

    Serge Lama

    « Les glycines »

     

    Allez, un peu de fraîcheur à l'ombre des glycines...

     

     

    Les glycines,

    Sur le mur y avait des glycines
    Sur le mur y avait des glycines
    Toi, tu portais un tablier bleu
    Toi, tu portais un tablier

    Toujours le nez dans tes bassines
    Toujours le nez dans tes bassines
    En ce temps-là, on se parlait peu
    En ce temps-là, on se taisait.

    C'est pas d'l'amour, pauvre Martha !
    C'est pas d'l'amour, mais ça viendra

    Paraît que cousin et cousine
    Paraît que cousin et cousine
    Ça ne doit pas s'aimer d'amour, non
    Ça ne doit pas parler d'amour

    Alors on parlait du beau temps
    De la pluie et des fleurs des champs
    De la vendange et du labour, mais
    On ne parlait jamais d'amour

    C'est pas d'l'amour, pauvre Martha !
    C'est pas d'l'amour, mais ça viendra

    Puis je suis parti en usine
    Puis je suis parti en usine
    Je n'voulais pas être fermier, moi
    Je voulais être le premier

    Merci beaucoup, petit Jésus
    J'ai bien mangé et j'ai bien bu
    Je suis aimé ou respecté, moi
    On me dit "vous" pour me parler

    C'est pas d'l'amour, pauvre Martha
    C'est pas d'l'amour, mais ça viendra

    Pourtant quand je vois des glycines
    Pourtant quand je vois des glycines
    J'ai envie de les arracher, moi
    J'ai envie de les arracher

    Paraît que t'aurais eu deux filles
    Qui font partie de ma famille
    Mais comme l'amour ne me dit plus rien
    Elles n'auront jamais de cousins

    C'est pas d'l'amour, pauvre Martha
    C'est pas d'la haine, mais ça viendra.

     
     
     

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    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

     

    « La Fanette »

    « Jacques Brel »

     

    L’incontournable grand Jacques …

     

     

     

    La Fanette

     

    Nous étions deux amis et Fanette m'aimait
    La plage était déserte et dormait sous juillet
    Si elles s'en souviennent les vagues vous diront
    Combien pour la Fanette j'ai chanté de chansons

    Faut dire
    Faut dire qu'elle était belle
    Comme une perle d'eau
    Faut dire qu'elle était belle
    Et je ne suis pas beau

    Faut dire
    Faut dire qu'elle était brune
    Tant la dune était blonde
    Et tenant l'autre et l'une
    Moi je tenais le monde

    Faut dire
    Faut dire que j'étais fou
    De croire à tout cela
    Je le croyais à nous
    Je la croyais à moi

    Faut dire
    Qu'on ne nous apprend pas
    A se méfier de tout

    Nous étions deux amis et Fanette m'aimait
    La plage était déserte et mentait sous juillet
    Si elles s'en souviennent les vagues vous diront
    Comment pour la Fanette s'arrêta la chanson

    Faut dire
    Faut dire qu'en sortant
    D'une vague mourante
    Je les vis s'en allant
    Comme amant et amante

    Faut dire
    Faut dire qu'ils ont ri
    Quand ils m'ont vu pleurer
    Faut dire qu'ils ont chanté
    Quand je les ai maudits

    Faut dire
    Que c'est bien ce jour-là
    Qu'ils ont nagé si loin
    Qu'ils ont nagé si bien
    Qu'on ne les revit pas

    Faut dire
    Qu'on ne nous apprend pas
    Mais parlons d'autre chose

    Nous étions deux amis et Fanette l'aimait
    La plage est déserte et pleure sous juillet
    Et le soir quelquefois, quand les vagues s'arrêtent
    J'entends comme une voix
    J'entends c'est la Fanette

      

    Bon partage !

      

    Rotpier


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    Cette fois-ci :

    Allez, vous reprendrez bien un  petit coup de soleil !

    Mais avec modération quand même :

    gare à votre peau !

     

    Richard Cocciente :

    « Le coup de soleil »

    .

     

    .

    J'ai attrapé un coup de soleil,
    Un coup d'amour, un coup d'je t'aime
    J'sais pas comment, il faut qu'j'me rappelle
    Si c'est un rêve, t'es super belle
    J'dors plus la nuit, j'fais des voyages
    Sur des bateaux qui font naufrages
    J'te vois toute nue sur du satin
    Et j'en dors plus, viens m'voir demain

    Mais tu n'es pas là, et si je rêve tant pis
    Quand tu t'en vas j'dors plus la nuit
    Mais tu n'es pas là, et tu sais, j'ai envie d'aller là-bas
    Le fenêtre en face et d'visiter ton paradis.

    J'mets tes photos dans mes chansons
    Et des voiliers dans ma maison
    J'voulais m'tirer, mais j'me tire plus
    J'vis à l'envers, j'aime plus ma rue,
    J'avais cent ans, j'me r'connais plus
    J'aime plus les gens depuis qu'j't'ai vue
    J'veux plus rêver, j'voudrais qu'tu viennes
    Me faire voler, me faire je t'aime.

    Mais tu n'es pas là, et si je rêve tant pis
    Quand tu t'en vas j'dors plus la nuit
    Mais tu n'es pas là, et tu sais, j'ai envie d'aller là-bas
    Le fenêtre en face et d'visiter ton paradis.

    Ça y est, c'est sûr, faut qu'j'me décide
    J'vais faire le mur et j'tombe dans l'vide
    J'sais qu'tu m'attends près d'la fontaine
    J't'ai vu descendre d'un arc-en-ciel
    Je m'jette à l'eau des pluies d'été
    J'fais du bateau dans mon quartier
    Il fait très beau, on peut ramer
    La mer est calme, on peut s'tirer

     

    Mais tu n'es pas là, et si je rêve tant pis
    Quand tu t'en vas j'dors plus la nuit
    Mais tu n'es pas là, et tu sais, j'ai envie d'aller là-bas
    Le fenêtre en face et d'visiter ton paradis.

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

    Jean Ferrat :

    « L’amour est cerise »

     

    ... C'est l'époque !

     

     

    L'amour est cerise

     

    Rebelle et soumise
    Paupières baissées
    Quitte ta chemise
    Belle fiancée
    L’amour est cerise
    Et le temps pressé
    C’est partie remise
    Pour aller danser

    Autant qu’il nous semble
    Raisonnable et fou
    Nous irons ensemble
    Au-delà de tout
    Prête-moi ta bouche
    Pour t’aimer un peu
    Ouvre-moi ta couche
    Pour l’amour de Dieu

    Laisse-moi sans crainte
    Venir à genoux
    Goûter ton absinthe
    Boire ton vin doux
    O rires et plaintes
    O mots insensés
    La folle complainte
    S’est vite élancée

    Défions le monde
    Et ses interdits
    Ton plaisir inonde
    Ma bouche ravie
    Vertu ou licence
    Par Dieu je m’en fous
    Je perds ma semence
    Dans ton sexe roux

    O Pierrot de lune
    O monts et merveilles
    Voilà que ma plume
    Tombe de sommeil
    Et comme une louve
    Aux enfants frileux
    La nuit nous recouvre
    De son manteau bleu

    Rebelle et soumise
    Paupières lassées
    Remets ta chemise
    Belle fiancée
    L’amour est cerise
    Et le temps passé
    C’est partie remise
    Pour aller danser

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Cette fois-ci :

     

    « Jacques Brel »

    « Il pleut ( Les carreaux ) »

     

    … une chanson peu connue du grand Jacques

    que j'ai déjà mise ... mais quand on aime...

     

     

     

    Il pleut

     

    Il pleut
    C´est pas ma faute à moi
    Les carreaux de l’usine
    Sont toujours mal lavés
    Il pleut
    Les carreaux de l’usine
    Y en beaucoup d´cassés

    Les filles qui vont danser
    Ne me regardent pas
    Car elles s´en vont danser
    Avec tous ceux-là
    Qui savent leur payer
    Pour pouvoir s´amuser
    Des fleurs de papier
    Ou de l´eau parfumée
    Les filles qui vont danser
    Ne me regardent pas
    Car elles s´en vont danser
    Avec tous ceux-là

    Il pleut
    C´est pas ma faute à moi
    Les carreaux de l’usine
    Sont toujours mal lavés
    Les corridors crasseux
    Sont les seuls que je vois
    Les escaliers qui montent
    Ils sont toujours pour moi
    Mais quand je suis
    Seul sous les toits
    Avec le soleil
    Avec les nuages
    J´entends la rue pleurer
    Je vois les cheminées
    De la ville fumer
    Doucement dans mon ciel à moi
    La lune danse
    Pour moi le soir
    Elle danse danse
    Elle danse danse
    Et son haleine
    Immense halo, me caresse
    Le ciel est pour moi
    Je m´y plonge le soir
    Et j´y plonge ma peine

    Il pleut
    Et c´est ma faute à moi
    Les carreaux de l’usine
    Sont toujours mal lavés
    Il pleut
    Les carreaux de l’usine
    Moi j´irai les casser

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

     

    « Au printemps de quoi rêvais-tu ? »

     

    « Jean Ferrat »

     

    … En mai,  fait ce qu'il de plait !

     

     

     

    Au printemps de quoi rêvais-tu ?

     

    Au printemps de quoi rêvais-tu?
    Vieux monde clos comme une orange,
    Faites que quelque chose change,
    Et l'on croisait des inconnus
    Riant aux anges
    Au printemps de quoi rêvais-tu?

    Au printemps de quoi riais-tu?
    Jeune homme bleu de l'innocence,
    Tout a couleur de l'espérance,
    Que l'on se batte dans la rue
    Ou qu'on y danse,
    Au printemps de quoi riais-tu?

    Au printemps de quoi rêvais-tu?
    Poing levé des vieilles batailles,
    Et qui sait pour quelles semailles,
    Quand la grève épousant la rue
    Bat la muraille,
    Au printemps de quoi rêvais-tu?

    Au printemps de quoi doutais-tu?
    Mon amour que rien ne rassure
    Il est victoire qui ne dure,
    Que le temps d'un Ave, pas plus
    Ou d'un parjure,
    Au printemps de quoi doutais-tu?

    Au printemps de quoi rêves-tu?
    D'une autre fin à la romance,
    Au bout du temps qui se balance,
    Un chant à peine interrompu
    D'autres s'élancent,
    Au printemps de quoi rêves-tu?

    D'un printemps ininterrompu

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier


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    Cette fois-ci :

     

    « Sur Un Prélude De Bach »

     

    « Maurane »

     

    … En hommage, hélas, cette fois-ci …

     

     

     

    Sur Un Prélude De Bach

     

    Lorsque j´entends ce prélude de Bach 

    Par Glen Gould, ma raison s´envole 
    Vers le port du Havre et les baraques 
    Et les cargos lourds que l´on rafistole 
    Et les torchères, les grues patraques 
    Les citernes de gasoil 

    Toi qui courais dans les flaques 
    Moi et ma tête à claques 
    Moi qui te croyais ma chose, ma bestiole 
    Moi je n´étais qu´un pot de colle 

    Lorsque j´entends ce prélude de Bach 
    Par Glen Gould, ma raison s´envole 
    Et toutes ces amours qui se détraquent 
    Et les chagrins lourds, les peines qu´on bricole 
    Et toutes mes erreurs de zodiaque 
    Et mes sautes de boussole 

    Toi, les pieds dans les flaques  Moi, et ma tête à claques 
    J´ai pris les remorqueurs pour des gondoles 
    Et moi, moi je traîne ma casserole 

    Dans cette décharge de rêves en pack 
    Qu´on bazarde au prix du pétrole 
    Pour des cols-blancs et des corbacs 
    Qui se foutent de Mozart, de Bach 

    J´donnerais Ray Charles, Mozart en vrac 
    La vie en rose, le rock´n roll 
    Tous ces bémols et tous ces couacs 
    Pour Glen Gould dans c´prélude de Bach.

     

    xxxxxxxxxxxxxxxxxx

     

    Le bonus :

     

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

    « Rose Laurens »

    « Africa »

     

    Son tube inoubliable !

     

     

     

     

    Africa

    Je suis amoureuse d'une terre sauvage,
    un sorcier vaudou m'a peint le visage!
    Son gri-gri me suit au son des tam-tam
    Parfum de magie sur ma peau blanche de femme!
    Africa!
    J'ai envie de danser comme toi!
    De m'offrir à ta loi!
    Africa!
    De bouger à me faire mal de toi!
    Et d'obéir à ta voix!
    Africa!
    Je danse pieds nus,
    Sous un soleil rouge!
    Les dieux à genoux
    ont le coeur qui bouge!
    Le feu de mon corps
    devient un rebel!
    Le cri des gourous
    a déchiré le ciel!
    Africa!
    J'ai envie de danser comme toi!
    De m'offrir à loi!
    Africa!
    De bouger à me faire mal de toi!
    Et d'obéir à ta voix!
    Africa!
    Dangereuse et sensuelle
    sous ta pluie sucrée!
    Panthère ou gazelle
    je me suis couchée!
    Au creux de tes griffes
    je suis revenue!
    A l'ombre des cases
    je ferai ma tribu!
    Africa!
    J'ai envie de danser comme toi!
    Et d'obéir à ta voix!
    Africa!
    Africa!
    Je suis amoureuse d'une terre sauvage,
    un sorcier vaudou m'a peint le visage!
    Son gri-gri me suit au son des tambours
    Parfum de folie magie de l'amour!
    Je suis amoureuse d'une terre sauvage,
    un sorcier vaudou m'a peint le visage!
    Son gri-gri me suit au son des tambours
    Parfum de folie magie de l'amour!
    Je suis amoureuse d'une terre sauvage,
    un sorcier vaudou m'a peint le visage!
    Son gri-gri me suit au son des tambours
    Parfum de folie magie de l'amour!
    Je suis amoureuse d'une terre sauvage,
    un sorcier vaudou m'a peint le visage!
    Son gri-gri me suit au son des tambours
    Parfum de folie magie de l'amour!
    Africa!

     

     

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    Rotpier


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    Une fois par semaine,

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    Cette fois-ci :

    « Jean Ferrat »

    « Ma môme »

     

    Elle courte mais superbe !

    Jeudi nous étions à Ivry aujourd'hui à Clichy

    c'est tout près tout près mais un peu loin de Saint-Germain ! 

     

     

    .

    Ma môme,

    Ma môme, elle joue pas les starlettes
    Ell'e met pas des lunettes
    De soleil
    Elle pose pas pour les magazines
    Elle travaille en usine
    À Créteil

    Dans une banlieue surpeuplée
    On habite un meublé
    Elle et moi
    La fenêtre n'a qu'un carreau
    Qui donne sur l'entrepôt
    Et les toits

    On va pas à Saint-Paul-de-Vence
    On passe toutes nos vacances
    À Saint-Ouen
    Comme famille on n'a qu'une marraine
    Quelque part en Lorraine
    Et c'est loin

    Ma môme elle a vingt-cinq berges
    Et j' crois bien que la Sainte Vierge
    Des églises
    N'a pas plus d'amour dans les yeux
    Et ne sourit pas mieux
    Quoi qu'on dise

    L'été quand la ville s'ensommeille
    Chez nous y a du soleil
    Qui s'attarde
    Je pose ma tête sur ses reins
    Je prends doucement sa main
    Et j' la garde

    On s' dit toutes les choses qui nous viennent
    C'est beau comme du Verlaine
    On dirait
    On regarde tomber le jour
    Et puis on fait l'amour
    En secret

    Ma môme, elle joue pas les starlettes
    Elle met pas des lunettes
    De soleil
    Elle pose pas pour les magazines
    Elle travaille en usine
    À Créteil

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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