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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Léo Ferré »

     

    «  La mémoire et la mer »

     

    Que dire ? Rien, écouter et se laisser bercer par

    la voix, la musique et les paroles ...

    Je l'ai déjà mise ?... Oui ... le ressac a du la ramener ...

     

     

     

    LA MÉMOIRE ET LA MER

    La marée je l'ai dans le coeur
    Qui me remonte comme un signe
    Je meurs de ma petite soeur
    De mon enfant et de mon cygne
    Un bateau ça dépend comment
    On l'arrime au port de justesse
    Il pleure de mon firmament
    Des années-lumière et j'en laisse
    Je suis le fantôme Jersey
    Celui qui vient les soirs de frime
    Te lancer la brume en baisers
    Et te ramasser dans ses rimes
    Comme le trémail de juillet
    Où luisait le loup solitaire
    Celui que je voyais briller
    Aux doigts du sable de la terre

    Rappelle-toi ce chien de mer
    Que nous libérions sur parole
    Et qui gueule dans le désert
    Des goémons de nécropole
    Je suis sûr que la vie est là
    Avec ses poumons de flanelle
    Quand il pleure de ces temps-là
    Le froid tout gris qui nous appelle
    Je me souviens des soirs là-bas
    Et des sprints gagnés sur l'écume
    Cette bave des chevaux ras
    Au ras des rocs qui se consument
    Ô l'ange des plaisirs perdus
    Ô rumeurs d'une autre habitude
    Mes désirs dès lors ne sont plus
    Qu'un chagrin de ma solitude

    Et le diable des soirs conquis
    Avec ses pâleurs de rescousse
    Et le squale des paradis
    Dans le milieu mouillé de mousse
    Reviens fille verte des fjords
    Reviens violon des violonades
    Dans le port fanfarent les cors
    Pour le retour des camarades
    Ô parfum rare des salants
    Dans le poivre feu des gerçures
    Quand j'allais géométrisant
    Mon âme au creux de ta blessure
    Dans le désordre de ton cul
    Poissé dans les draps d'aube fine
    Je voyais un vitrail de plus

    Et toi fille verte mon spleen

    Les coquillages figurants
    Sous les sunlights cassés liquides
    Jouent de la castagnette tant
    Qu'on dirait l'Espagne livide
    Dieu des granits ayez pitié
    De leur vocation de parure
    Quand le couteau vient s'immiscer
    Dans leur castagnette figure
    Et je voyais ce qu'on pressent
    Quand on pressent l'entrevoyure
    Entre les persiennes du sang
    Et que les globules figurent
    Une mathématique bleue
    Dans cette mer jamais étale
    D'où nous remonte peu à peu
    Cette mémoire des étoiles

    Cette rumeur qui vient de là
    Sous l'arc copain où je m'aveugle
    Ces mains qui me font du flafla
    Ces mains ruminantes qui meuglent
    Cette rumeur me suit longtemps
    Comme un mendiant sous l'anathème
    Comme l'ombre qui perd son temps
    À dessiner mon théorème
    Et sur mon maquillage roux
    S'en vient battre comme une porte
    Cette rumeur qui va debout
    Dans la rue aux musiques mortes
    C'est fini la mer c'est fini
    Sur la plage le sable bêle
    Comme des moutons d'infini
    Quand la mer bergère m'appelle

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

    Cette fois-ci :

    Agèle

    " Balance ton quoi "

     

    Tiens ... encore une PPPB ! *

     

     

     

    Balance ton quoi

     

    Ils parlent tous comme des animaux
    De toutes les chattes ça parle mal
    2018 j'sais pas c'qui t'faut
    Mais je suis plus qu'un animal
    J'ai vu qu'le rap est à la mode
    Et qu'il marche mieux quand il est sale
    Bah faudrait p't'être casser les codes
    Une fille qui l'ouvre ça serait normal
    Balance ton quoi
    Même si tu parles mal des filles je sais qu'au fond t'as compris
    Balance ton quoi, un jour peut-être ça changera
    Balance ton quoi
    Donc laisse-moi te chanter
    D'aller te faire en, hmm-
    Ouais j'passerai pas à la radio
    Parce que mes mots sont pas très beaux

    Les gens me disent à demi-mot
    Pour une fille belle t'es pas si bête
    Pour une fille drôle t'es pas si laide
    Tes parents et ton frère ça aide
    Oh, tu parles de moi
    C'est quoi ton problème?
    J'ai écrit rien qu'pour toi le plus beau des poèmes

    Laisse-moi te chanter
    D'aller te faire en, hmm-
    Ouais j's'rai polie pour la télé
    Mais va te faire en, hmm-
    Balance ton quoi
    Balance ton quoi
    Balance ton quoi

    Un jour peut-être ça changera
    Y a plus d'respect dans la rue
    Tu sais très bien quand t'abuses
    Balance ton quoi
    Balance ton quoi

    Laisse-moi te chanter
    D'aller te faire en, hmm-
    Ouais j'passerai pas à la radio
    Parce que mes mots sont pas très beaux
    Laisse-moi te chanter
    D'aller te faire en, hmm-
    Ouais j's'rai polie pour la télé
    Mais va te faire en, hmm-
    Balance ton quoi
    Balance ton quoi
    Balance ton quoi

    Même si tu parles mal des filles je sais qu'au fond t'as compris
    Balance ton quoi, un jour peut-être ça changera
    Balance ton quoi

     

    *  PPPB =  Petite Pépite de la Pépinière Belge  !

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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  • .

    Attention: cette fois-ci, il y a du rab !

     

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Renaud

     « Laisse béton »

     

     

     

     

    Laisse Béton

     

    J'étais tranquille j'étais peinard
    Accoudé au flipper
    Le type est entré dans le bar
    A commandé un jambon beurre
    Et y s'est approché de moi
    Et y m'a regardé comme ça
    T'as des bottes, mon pote
    Elles me bottent
    Je parie que c'est des santiags
    Viens faire un tour dans le terrain vague
    Je vais t'apprendre un jeu rigolo
    A grands coups de chaînes de vélo
    Je te fais tes bottes à la baston
    Moi je lui dis, laisse béton
    Y m'a filé une beigne
    Je lui ai filé une torgnole
    Y m'a filé une châtaigne
    Je lui ai filé mes grolles
    J'étais tranquille j'étais pénard
    Accoudé au comptoir
    Le type est entré dans le bar
    A commandé un café noir
    Pis y m'a tapé sur l'épaule
    Et m'a regardé d'un air drôle

    T'as un blouson, mecton
    L'est pas bidon
    Moi je me les gèle sur mon scooter
    Avec ça je serai un vrai rocker
    Viens faire un tour dans la ruelle
    Je te montrerai mon Opinel
    Je te chouraverai ton blouson

    Moi je lui dis, laisse béton

    Y m'a filé une beigne
    Je lui ai filé un marron
    Y m'a filé une châtaigne
    Je lui ai filé mon blouson

    J'étais tranquille j'étais pénard
    Je réparais ma mobylette
    Le type a surgi sur le boulevard
    Sur sa grosse moto super chouette
    S'est arrêté le long du trottoir
    Et m'a regardé d'un air bête

    T'as le même blue jean que James Dean
    T'arrêtes ta frime
    Je parie que c'est un vrai Lévis Strauss
    Il est carrément pas craignos
    Viens faire un tour derrière l'église
    Histoire que je te dévalise
    A grands coups de ceinturon

    Moi je lui dis, laisse béton

    Y m'a filé une beigne
    Je lui ai filé une mandale
    Y m'a filé une châtaigne
    Je lui ai filé mon futal

    La morale de c'te pauvre histoire
    C'est que quand t'es tranquille et peinard
    Faut pas trop traîner dans les bars
    A moins d'être fringuer en costard
    Quand à la fin d'une chanson
    Tu te retrouve à poil sans tes bottes
    Faut avoir de l'imagination
    Pour trouver une chute rigolote.

     

    xxxxxxxxxxxxxxx

     

     

    + Le bonus : un pastiche :

    .

    Pastiche de la chanson de Renaud:

    « Laisse béton »

     

    Laisse béton,

     

    J’étais tranquille j’étais pénard

    je n’avais mêm’ plus mon calfouet

    car j’essayais un chouett’ bénard

    avec des revers en moquette

    La fill’ s’est approchée de moi

    elle m’a regardé comm’ ça :

    « t’as un truc

    mon pote

    il me botte

    je parie qu’il est à ma taille

    viens faire un tour ça me travaille

    j’ t’apprendrais un truc rigolo

    le coup de la bête à deux dos

    je vais t’ montrer petit mecton »

     

    Moi j’y ai dis « laisse béton ! »

     

    Ell’ m’a filé un’ beigne

    j’ y ai filé un’ torgnole

    m’a filé une châtaigne

    et aussi la vérole !

     

    J’étais tranquille j’étais pénard

    le mec s’est approché de moi

    il avait un’  tronch’ de loubard

    et il schlinguait comm’ un putois

    il m’a dit  « tu te promèn’  tard

    tu cherch’ rais pas un mec comme moi ?

    T’as un p’tit derche

    mon pote

    il me botte

    je vais m’ l’ faire sans te d’ mander

    et te gène pas pour gueuler

    y a pas un seul chat à la ronde

    qui miaulerait pour te répondre

    j’ai pas besoin d’ ta permission ! »

     

    Moi j’y ai dis « laisse béton ! »

     

    Il m’a filé un’  beigne

    j’y ai filé un’ mandale

    m’a filé une châtaigne

    et pété le futal !

     

    La moral’  de cett’ pauvre histoire

    c’est qu’ quand t’es tranquille et pénard

    faut jamais essayer d’ bénard

    et faut pas se balader tard !

     

    Quand t’as vécu ces aventures

    et que de fièvre tu grelottes

    tu te dis que la vie est dure

    et pas tous les jours rigolote !

     

    xxxxxxxxx

     

    Quant à moi pour ce grand chef d’œuvre

    je ne me fais pas d’illusion

    je n’aurais pas le prix des Œuvres

    mais je m’en tap’ le trait d’union !

     

    Je suis tranquill’  je suis pénard

    j’aurais pas la légion d’honneur

    mais si vous prenez vot’ panard

    en la lisant c’est mon bonheur !

     

    La la la la   la la la la

    la la la la   la la la la

    la la la la   la la la la  !!!

     

     

     

                                     Rotpier

     
     

    Et pis c’est tout !

    A la vôtre !

    Avec modération SVP !

    Sinon, cela donne ça !

     

     

    Rotpier

     

    xxxxxxxxxxxxxxx

     

    + Le cadeau Bonux :

    Le porte-clé du Rotpier

     

    A imprimer, plastifier et découper dans du carton fort !

     

    Je vous ai gâtés aujourd'hui ... non ?

     

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Bénabar

    « L’effet papillon »

     

     

    L'effet papillon

     

    Si le battement d'ailes d'un papillon quelque part au Cambodge
    Déclenche, sur un autre continent, le plus violent des orages
    Le choix de quelques-uns dans un bureau occidental
    Bouleverse des millions de destins, surtout si le bureau est ovale


    Il n'y a que l'ours blanc qui s'étonne que sa banquise fonde
    Ça ne surprend plus personne, de notre côté du monde
    Quand le financier s'enrhume, ce sont les ouvriers qui toussent
    C'est très loin la couche d'ozone mais c'est d'ici qu'on la perce


    C'est l'effet papillon : petite cause, grande conséquence
    Pourtant jolie comme expression, petite chose, dégât immense


    Qu'on l'appelle "retour de flamme" ou "théorie des dominos"
    "Un murmure devient vacarme" comme dit le proverbe à propos
    Si au soleil tu t'endors, de Biafine tu t'enduiras
    Si tu mets une claque au videur, courir très vite tu devras
    Si on se gave au resto, c'est un fait, nous grossirons
    Mais ça c'est l'effet cachalot, revenons à nos moutons (à nos papillons)
    Un hôtel un après-midi "aventure extra-conjugale"
    Puis, le coup de boule de son mari, alors si ton nez te fait mal


    C'est l'effet papillon, c'est normal fallait pas te faire chopper
    Si par contre t'as mal au front, ça veut dire que c'est toi l'mari trompé


    Avec les baleines on fabrique du rouge à lèvres, des crèmes pour filles
    Quand on achète ces cosmétiques, c'est au harpon qu'on se maquille
    Si tu fais la tournée des bars, demain, tu sais qu't'auras du mal
    Pour récupérer, à huit heures, ton permis au tribunal


    C'est l'effet papillon petite cause, grande conséquence
    Pourtant jolie comme expression, petite chose, dégât immense


    Le papillon s'envole, le papillon s'envole
    Tout bat de l'aile
    Le papillon s'envole, le papillon s'envole
    Tout bat de l'aile

     

    Bon partage !

    Rotpier

     

    Un petit bonus  de Pierre :

     

     

    Petite cause, grands effets

    ou

    L’effet papillon,

     

    Le battement de cils à peine perceptible

    avait fait bel effet sur son cœur au repos.

    Quand l’œil lui fit de l’œil, ce fut irrésistible,

    logique enchaînement : changement de tempo !

     

    Pour faire l’inventaire : exploration lancée !

    De haut en bas la chère avait de quoi troubler !

    Un très joli minois, une belle avancée

    et l’étage du bas était très bien meublé !

     

    Deux ou trois rendez-vous : repas en tête à tête

    et déjà les genoux qui cherchent les accords :

    prémices d’ouragan menant au corps à corps !

     

    Du souffle du désir à la grande tempête !

    Un battement de cils menant au tourbillon :

    parfaite illustration de l’effet papillon !

     

                                                    Pierre Dupuis

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

    Cette fois-ci :

     

    Renan Luce

    " On s'habitue à tout "

     

    ... J'aime beaucoup,

    ... j'espère que vous allez vous y habituer !

     

    Et n'oubliez pas l'adage :

    " Même les veaux doux ont des mères vaches ! "

     

     

     

        

    On s'habitue à tout

     

    On s'habitue à tout
    Aux colonnes de Buren
    À Duchamp sa fontaine
    Au coup d'boule de Zizou
    Aux voix dans l'auto-tune
    À nos villes qu'on enfume
    À nos vilaines toux
    On s'habitue à tout
    Voir vieillir ses parents
    Voir élus des tyrans
    Aux voix qui amadouent
    À s'méfier de c'qu'on mange
    À s'méfier des gueules d'ange
    À plus s'méfier du tout

    On s'habitue à tout
    Mais ne plus dire "je t'aime"
    S'en remet-on quand même?
    Se passe-t-on de mots doux?
    On s'habitue à tout
    Mais pour l'amour qui part
    Les amoureux hagards
    S'en remettent au vaudou
    S'en remettent au vaudou

    On s'habitue à tout
    À notre Eldorado
    Aux poumons remplis d'eau
    Aux urnes remplies de boue
    Au 21 avril
    Aux réveils difficiles
    Et à celui des loups

    On s'habitue à tout
    Aux bruits de pas du dessus
    À vivre un peu déçu
    À vivre de peu de sous
    À faire un peu l'autruche
    Sans remettre les bûches
    Qui font battre le pouls
    On s'habitue c'est tout
    À faire sa petite danse
    Javanaise de l'absence
    Et j'en bave, pas vous?
    Mais on s'habitue à tout

    On s'habitue à tout
    Mais ne plus dire "je t'aime"
    S'en remet-on quand même?
    Se passe-t-on de mots doux?
    On s'habitue à tout
    Mais pour l'amour qui part
    Les amoureux hagards
    S'en remettent au vaudou
    S'en remettent au vaudou
    S'en remettent au vaudou
    S'en remettent au vaudou

      

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Michel Jonasz

     « Dites-moi »

     

         

    Dites-moi

     

    Elle avait toujours
    Dans son porte monnaie
    L'île au trésor
    Et des pièces de un franc usées
    Un pinceau de poil de martre
    Pour mettre des rideaux bleus
    Aux fenêtres de ses yeux
    Aux fenêtres de ses yeux
    Un livre à la main sur le balcon
    Elle s'endormait
    Dans un vieux fauteuil de Manille
    Je cherchais des prénoms
    Mathieu, Cécile
    En regardant courir vers dix heures
    Dans l'école des filles et des garçons

    {Refrain:}
    Dites moi dites moi même
    Qu'elle est partie pour un autre que moi
    Mais pas à cause de moi
    Dites moi ça
    Dites moi ça
    Dites moi dites moi même
    Qu'elle est partie pour un autre que moi
    Mais pas à cause de moi
    Dites moi ça
    Dites moi ça

    Dans mon cœur vaudou
    Il y a quatre épingles
    Qu'elle a pris soin d'abandonner
    Pour que je pleure
    J'ai cloué ma porte
    Qu'est ce qui m'a pris
    J'ai brisé le miroir où elle faisait ses tresses
    Mis du papier journal sous les fenêtres
    J'entendais de l'école trop de cris
    Il n'est rien né de notre lit

    {au Refrain}

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Maxime Le Forestier

    « Education sentimentale,»

     

     

     

    Education sentimentale,

     

    Ce soir à la brune
    Nous irons, ma brune
    Cueillir des serments
    Cette fleur sauvage
    Qui fait des ravages
    Dans les cœurs d´enfants
    Pour toi, ma princesse
    J´en ferai des tresses
    Et dans tes cheveux
    Ces serments, ma belle
    Te rendront cruelle
    Pour tes amoureux

    Demain à l´aurore
    Nous irons encore
    Glaner dans les champs
    Cueillir des promesses
    Des fleurs de tendresse
    Et de sentiment
    Et sur la colline
    Dans les sauvagines
    Tu te coucheras
    Dans mes bras, ma brune
    Eclairée de lune
    Tu te donneras

    C´est au crépuscule
    Quand la libellule
    S´endort au marais
    Qu´il faudra, voisine
    Quitter la colline
    Et vite rentrer
    Ne dis rien, ma brune
    Pas même à la lune
    Et moi, dans mon coin
    J´irai solitaire
    Je saurai me taire
    Je ne dirai rien

    Ce soir à la brune
    Nous irons, ma brune
    Cueillir des serments
    Cette fleur sauvage
    Qui fait des ravages
    Dans les cœurs d´enfants
    Pour toi, ma princesse
    J´en ferai des tresses
    Et dans tes cheveux
    Ces serments, ma belle
    Te rendront cruelle
    Pour tes amoureux

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Françoise Hardy  »

     

    « La maison où j’ai grandi »

     

    … Un lointain souvenir …

     

     

    La maison où j’ai grandi

    Quand je me tourne vers mes souvenirs,
    je revois la maison où j'ai grandi.
    Il me revient des tas de choses:
    je vois des roses dans un jardin.
    Là où vivaient des arbres, maintenant
    la ville est là,
    et la maison, les fleurs que j'aimais tant,
    n'existent plus.

    Ils savaient rire, tous mes amis,
    ils savaient si bien partager mes jeux,
    mais tout doit finir pourtant dans la vie,
    et j'ai dû partir, les larmes aux yeux.
    Mes amis me demandaient "Pourquoi pleurer?"
    et "Couvrir le monde vaut mieux que rester.
    Tu trouveras toutes les choses qu'ici on ne voit pas,
    toute une ville qui s'endort la nuit dans la lumière."

    Quand j'ai quitté ce coin de mon enfance,
    je savais déjà que j'y laissais mon cœur.
    Tous mes amis, oui, enviaient ma chance,
    mais moi, je pense encore à leur bonheur.,
    à l'insouciance qui les faisait rire,
    et il me semble que je m'entends leur dire:
    "Je reviendrai un jour, un beau matin
    parmi vos rires,
    oui, je prendrai un jour le premier train
    du souvenir."

    La temps a passé et me revoilà
    cherchant en vain la maison que j'aimais.
    Où sont les pierres et où sont les roses,
    toutes les choses auxquelles je tenais?
    D'elles et de mes amis plus une trace,
    d'autres gens, d'autres maisons ont volé leurs places.
    Là où vivaient des arbres, maintenant
    la ville est là,
    et la maison , où est-elle, la maison
    où j'ai grandi?

    Je ne sais pas où est ma maison,
    la maison où j'ai grandi.
    Où est ma maison?
    Qui sait où est ma maison?
    Ma maison, où est ma maison?
    Qui sait où est ma maison?

     

     

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    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

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    Cette fois-ci :

     

    « Barbara »

     « Nantes »

     

    Comme il pleut beaucoup en Normandie ...

    .

     

     

    Nantes

     

     Il pleut sur Nantes, donne-moi la main

    Le ciel de Nantes rend mon cœur chagrin

    Un matin comme celui-là, il y a juste un an déjà
    La ville avait ce teint blafard lorsque je sortis de la gare
    Nantes m'était encore inconnue, je n'y étais jamais venue
    Il avait fallu ce message pour que je fasse le voyage

    "Madame soyez au rendez-vous, vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
    Faites vite, il y a peu d'espoir, il a demandé à vous voir"

    A l'heure de sa dernière heure, après bien des années d'errance
    Il me revenait en plein cœur, son cri déchirait le silence
    Depuis qu'il s'en était allé, longtemps je l'avais espéré
    Ce vagabond, ce disparu, voilà qu'il m'était revenu

    Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup, je m'en souviens du rendez-vous
    Et j'ai gravé dans ma mémoire cette chambre au fond d'un couloir

    Assis près d'une cheminée, j'ai vu quatre hommes se lever
    La lumière était froide et blanche, ils portaient l'habit du dimanche
    Je n'ai pas posé de questions à ces étranges compagnons
    J'ai rien dit, mais à leurs regards, j'ai compris qu'il était trop tard

    Pourtant j'étais au rendez-vous, vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
    Mais il ne m'a jamais revue, il avait déjà disparu

    Voilà, tu la connais l'histoire, il était revenu un soir
    Et ce fut son dernier voyage, et ce fut son dernier rivage
    Il voulait avant de mourir se réchauffer à mon sourire
    Mais il mourut à la nuit même sans un adieu, sans un "je t'aime"

    Au chemin qui longe la mer, couché dans le jardin des pierres
    Je veux que tranquille il repose, je l'ai couché dessous les roses
    Mon père, mon père

    Il pleut sur Nantes et je me souviens
    Le ciel de Nantes rend mon cœur chagrin

     

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    Rotpier


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    Cette fois-ci :

     

    Léo Ferré :

     « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

     

     

    Tout est affaire de décor
    Changer de lit changer de corps
    A quoi bon puisque c'est encore
    Moi qui moi-même me trahis
    Moi qui me traîne et m'éparpille
    Et mon ombre se déshabille
    Dans les bras semblables des filles
    Où j'ai cru trouver un pays.

    Cœur léger cœur changeant cœur lourd
    Le temps de rêver est bien court
    Que faut-il faire de mes jours
    Que faut-il faire de mes nuits
    Je n'avais amour ni demeure
    Nulle part où je vive ou meure
    Je passais comme la rumeur
    Je m'endormais comme le bruit.

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent.

    C'était un temps déraisonnable
    On avait mis les morts à table
    On faisait des châteaux de sable
    On prenait les loups pour des chiens
    Tout changeait de pôle et d'épaule
    La pièce était-elle ou non drôle
    Moi si j'y tenais mal mon rôle
    C'était de n'y comprendre rien

    Dans le quartier Hohenzollern
    Entre la Sarre et les casernes
    Comme les fleurs de la luzerne
    Fleurissaient les seins de Lola
    Elle avait un cœur d'hirondelle
    Sur le canapé du bordel
    Je venais m'allonger près d'elle
    Dans les hoquets du pianola.

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent.

    Le ciel était gris de nuages
    Il y volait des oies sauvages
    Qui criaient la mort au passage
    Au-dessus des maisons des quais
    Je les voyais par la fenêtre
    Leur chant triste entrait dans mon être
    Et je croyais y reconnaître
    Du Rainer Maria Rilke.

    Elle était brune elle était blanche
    Ses cheveux tombaient sur ses hanches
    Et la semaine et le dimanche
    Elle ouvrait à tous ses bras nus
    Elle avait des yeux de faïence
    Elle travaillait avec vaillance
    Pour un artilleur de Mayence
    Qui n'en est jamais revenu.

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent.

    Il est d'autres soldats en ville
    Et la nuit montent les civils
    Remets du rimmel à tes cils
    Lola qui t'en iras bientôt
    Encore un verre de liqueur
    Ce fut en avril à cinq heures
    Au petit jour que dans ton cœur
    Un dragon plongea son couteau

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent.

     

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    Rotpier

     


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    Cette fois-ci :

    « Jacques Brel »

    « Voir un ami pleurer »

    Vous pouvez écouter religieusement mais sans pleurer …

     

     

    .

    Voir un ami pleurer

    Bien sûr, il y a les guerres d´Irlande
    Et les peuplades sans musique
    Bien sûr, tout ce manque de tendre
    Et il n´y a plus d´Amérique
    Bien sûr, l´argent n´a pas d´odeur
    Mais pas d´odeur vous monte au nez
    Bien sûr, on marche sur les fleurs
    Mais, mais voir un ami pleurer!

    Bien sûr, il y a nos défaites
    Et puis la mort qui est tout au bout
    Nos corps inclinent déjà la tête
    Étonnés d´être encore debout
    Bien sûr, les femmes infidèles
    Et les oiseaux assassinés
    Bien sûr, nos cœurs perdent leurs ailes
    Mais, mais voir un ami pleurer!

    Bien sûr, ces villes épuisées
    Par ces enfants de cinquante ans
    Notre impuissance à les aider
    Et nos amours qui ont mal aux dents
    Bien sûr, le temps qui va trop vite
    Ces métro remplis de noyés
    La vérité qui nous évite
    Mais, mais voir un ami pleurer!

    Bien sûr, nos miroirs sont intègres
    Ni le courage d´être juif
    Ni l´élégance d´être nègre
    On se croit mèche, on n´est que suif
    Et tous ces hommes qui sont nos frères
    Tellement qu´on n´est plus étonné
    Que, par amour, ils nous lacèrent
    Mais, mais voir un ami pleurer!

     

     

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    Rotpier

     

     


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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Belle »

    Comédie musicale

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Notre-Dame_de_Paris_(com%C3%A9die_musicale)

     

     

     
    Belle
    C'est un mot qu'on dirait inventé pour elle
    Quand elle danse et qu'elle met son corps à jour
    Tel
    Un oiseau qui étend ses ailes pour s'envoler
    Alors je sens l'enfer s'ouvrir sous mes pieds
    J'ai posé mes yeux sous sa robe de gitane
    A quoi me sert encore de prier Notre-Dame
    Quel
    Est celui qui lui jettera la première pierre
    Celui-là ne mérite pas d'être sur terre
    Ô Lucifer! Oh! Laisse-moi rien qu'une fois
    Glisser mes doigts dans les cheveux d'Esméralda
    Belle
    Est-ce le diable qui s'est incarné en elle
    Pour détourner mes yeux du Dieu éternel
    Qui a mis dans mon être ce désir charnel
    Pour m'empêcher de regarder vers le Ciel
    Elle porte en elle le péché originel
    La désirer fait-il de moi un criminel
    Celle
    Qu'on prenait pour une fille de joie, une fille de rien
    Semble soudain porter la croix du genre humain
    Ô Notre-Dame! Oh! laisse-moi rien qu'une fois
    Pousser la porte du jardin d'Esméralda
    Belle
    Malgré ses grands yeux noirs qui vous ensorcellent
    La demoiselle serait-elle encore pucelle
    Quand ses mouvements me font voir monts et merveilles
    Sous son jupon aux couleurs de l'arc-en-ciel
    Ma dulcinée laissez-moi vous être infidèle
    Avant de vous avoir mené jusqu'à l'autel
    Quel
    Est l'homme qui détournerait son regard d'elle
    Sous peine d'être changé en statue de sel
    Ô Fleur-de-Lys, Je ne suis pas homme de foi
    J'irai cueillir la fleur d'amour d'Esméralda
    J'ai posé mes yeux sous sa robe de gitane
    A quoi me sert encore de prier Notre-Dame
    Quel
    Est celui qui lui jettera la première pierre
    Celui-là ne mérite pas d'être sur terre
    O Lucifer! Oh! laisse-moi rien qu'une fois
    Glisser mes doigts dans les cheveux d'Esméralda
    Esméralda

     

      

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    Rotpier

     


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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Zaz »

    « Je veux »

     

    Pas mauvaise la gamine !

     

     

    ♪ Je Veux ♪

     

    Donnez-moi une suite au Ritz, je n'en veux pas
    Des bijoux de chez Chanel, je n'en veux pas
    Donnez-moi une limousine, j'en ferais quoi?

    Offrez-moi du personnel, j'en ferais quoi?
    Un manoir à Neuchâtel, ce n'est pas pour moi
    Offrez-moi la tour Eiffel, j'en ferais quoi?

    Je veux de l'amour, de la joie, de la bonne humeur
    C' n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur
    Moi, j'veux crever la main sur le cœur
    Allons, ensemble, découvrir ma liberté
    Oubliez donc tous vos clichés
    Bienvenue dans ma réalité

    J'en ai marre d'vos bonnes manières, c'est trop pour moi
    Moi je mange avec les mains et je suis comme ça

    Je parle fort et je suis franche, excusez-moi
    Fini l'hypocrisie, moi, je me casse de là
    J'en ai marre des langues de bois, regardez-moi
    D' toute manière, je vous en veux pas
    Et je suis comme ça, je suis comme ça

    Je veux de l'amour, de la joie, de la bonne humeur
    C' n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur
    Moi, j'veux crever la main sur le cœur
    Allons, ensemble, découvrir ma liberté
    Oubliez donc tous vos clichés
    Bienvenue dans ma réalité

    Je veux de l'amour, de la joie, de la bonne humeur
    C' n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur
    Moi, j'veux crever la main sur le cœur
    Allons, ensemble, découvrir ma liberté
    Oubliez donc tous vos clichés
    Bienvenue dans ma réalité
    Je veux de l'amour, de la joie, de la bonne humeur
    C' n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur
    Moi, j'veux crever la main sur le cœur
    Allons, ensemble, découvrir ma liberté
    Oubliez donc tous vos clichés
    Bienvenue dans ma réalité

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Jean-Jacques Goldman »

    « Puisque tu pars »

     

    Une supplique très attachante, un petit bijou !

     

    .

    Puisque Tu Pars

     

    Puisque l'ombre gagne

    Puisqu'il n'est pas de montagne

    Au-delà des vents, plus haute que les marches de l'oubli
    Puisqu'il faut apprendre
    A défaut de le comprendre
    A rêver nos désirs et vivre des ainsi-soit-il
    Et puisque tu penses
    Comme une intime évidence
    Que parfois même tout donner n'est pas forcément suffire
    Puisque c'est ailleurs
    Qu'ira mieux battre ton cœur
    Et puisque nous t'aimons trop pour te retenir
    Puisque tu pars

    Que les vents te mènent où d'autres âmes plus belles
    Sauront t'aimer mieux que nous puisque
    l'on ne peut t'aimer plus
    Que la vie t'apprenne
    Mais que tu restes le même
    Si tu te trahissais, nous t'aurions tout à fait perdu
    Garde cette chance

    Que nous t'envions en silence
    Cette force de penser que le plus beau
    reste à venir
    Et loin de nos villes
    Comme octobre l'est d'avril
    Sache qu'ici reste de toi
    comme une empreinte
    indélébile

    Sans drame, sans larme
    Pauvres et dérisoires armes
    Parce qu'il est des douleurs,
    qui ne pleurent qu'à l'intérieur
    Puisque ta maison, aujourd'hui c'est l'horizon
    Dans ton exil, essaie d'apprendre à revenir
    Mais pas trop tard

    Dans ton histoire, garde en mémoire
    Notre au revoir, puisque tu pars

    J'aurais pu fermer, oublier toutes ces portes
    Tout quitter sur un simple geste,
    mais tu ne l'as pas fait
    J'aurais pu donner tant d'amour et tant de force
    Mais tout ce que je pouvais,
    ça n'était pas encore assez
    Pas assez, pas assez, pas assez...

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Le surveillant général »

     « Michel Sardou »

     

    … On aime ou l’on n’aime pas Sardou, mais

    il ne laisse jamais indifférent …

     

     

    Le Surveillant Général,

    En ce temps-là
    Monsieur le surveillant des classes secondaires
    Etait un peu efféminé
    En ce temps-là
    Je lisais " Le Grand Meaulnes"
    Et après les lumières
    Je me faisais plaisir
    Je me faisais dormir
    Je m'inventais un monde
    Rempli de femmes aux cheveux roux

    J'ai dit de femmes pas de jeunes filles

    Cette année-là
    Je n'oublierai jamais le regard de vipère
    Que m'avait lancé ce vieux rat
    Cette année-là
    J'avais posé les yeux sur la croupe incendiaire
    De ma professeur de droit
    Elle avait mis le feu en moi
    J'avais avalé la lumière
    J'aurais aimé la terre entière

    Seulement les femmes pas les jeunes filles

    Pauvre de moi
    Monsieur le surveillant des classes secondaires
    Passait ses nuits à espionner
    Pauvre de moi
    Du couloir des secondes au dortoir des premières
    Comment les jeunes étaient couchés
    Bien sur le dos les bras croisés
    Sur la couverture de laine
    Des fois qu'on aurait des idées

    Pauvre taré pauvre Chimène

    C'est pourtant là
    Que durant des années j'ai rêvé d'adultère
    Que je n'ai jamais consommé
    Et que chaque nuit je tiens dans mes bras
    Une femme trop fière
    Qui se refuse à me donner
    Un peu plus que le nécessaire
    Parce que j'hésite à la défaire
    De son carcan de préjugés
    Parce que je n'ai pas la manière
    J'ai presque envie de lui confier

    Qu'en ce temps là
    J'avais un surveillant des classes secondaires
    Mais ça la ferait rigoler

      

    Bon partage !

      

    Rotpier

     


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  • Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Le grand Jacques :

     

    « La ville s’endormait »

     

    Quand je pense que certains ont dit que son dernier

    album n'était pas une réussite ...

    .

     

     

        

    .

    La ville s'endormait

     

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Et la nuit peu à peu
    Et le temps arrêté
    Et mon cheval boueux
    Et mon corps fatigué
    Et la nuit bleu à bleu
    Et l'eau d'une fontaine
    Et quelques cris de haine
    Versés par quelques vieux
    Sur de plus vieilles qu'eux
    Dont le corps s'ensommeille

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Et mon cheval qui boit
    Et moi qui le regarde
    Et ma soif qui prend garde
    Qu'elle ne se voit pas
    Et la fontaine chante
    Et la fatigue plante
    Son couteau dans mes reins
    Et je fais celui-là
    Qui est son souverain
    On m'attend quelque part
    Comme on attend le roi
    Mais on ne m'attend point
    Je sais, depuis déjà
    Que l'on meurt de hasard
    En allongeant le pas

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Il est vrai que parfois près du soir
    Les oiseaux ressemblent à des vagues
    Et les vagues aux oiseaux
    Et les hommes aux rires
    Et les rires aux sanglots
    Il est vrai que souvent
    La mer se désenchante
    Je veux dire en cela
    Qu'elle chante
    D'autres chants
    Que ceux que la mer chante
    Dans les livres d'enfants
    Mais les femmes toujours
    Ne ressemblent qu'aux femmes
    Et d'entre elles les connes
    Ne ressemblent qu'aux connes
    Et je ne suis pas bien sûr
    Comme chante un certain
    Qu'elles soient l'avenir de l'homme

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Et vous êtes passée
    Demoiselle inconnue
    A deux doigts d'être nue
    Sous le lin qui dansait

     

       

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Maxime Le Forestier

    "Né quelque part,"

     

     

     

    Né quelque part

    On choisit pas ses parents,
    on choisit pas sa famille
    On choisit pas non plus
    les trottoirs de Manille
    De Paris ou d´Alger
    Pour apprendre à marcher
    Etre né quelque part
    Etre né quelque part
    Pour celui qui est né
    C´est toujours un hasard
    Nom´inqwando yes qxag iqwahasa {2x}

    Y a des oiseaux de basse cour et des oiseaux de passage
    Ils savent où sont leur nids, quand ils rentrent de voyage
    Ou qu´ils restent chez eux
    Ils savent où sont leurs œufs

    Etre né quelque part
    Etre né quelque part
    C´est partir quand on veut,
    Revenir quand on part

    Est-ce que les gens naissent
    Egaux en droits
    A l´endroit
    Où ils naissent

    Nom´inqwando yes qxag iqwahasa

    Est-ce que les gens naissent Egaux en droits
    A l´endroit
    Où ils naissent
    Que les gens naissent
    Pareils ou pas

    On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille
    On choisit pas non plus les trottoirs de Manille
    De Paris ou d´Alger
    Pour apprendre à marcher

    Je suis né quelque part
    Je suis né quelque part
    Laissez moi ce repère
    Ou je perds la mémoire
    Nom´inqwando yes qxag iqwaha.sa
    Est-ce que les gens naissent...

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Richard Cocciante »

    « Pour elle »

     

    Un hymne à l'amour !

     

     

     

    Pour elle

     

    Je ferai l'été en novembre
    J'la réchaufferai pour pas qu'elle tremble
    J'inventerai les mots du silence
    J'lui f'rai du bleu sur des mots tendres
    J'apprendrai à vivre autrement
    A sa façon et loin des gens
    J'irai chercher l'inaccessible
    L'infiniment sentimental

    Pour elle...

    J'irai au plus profond des rêves
    Qu'elle fait lorsqu'elle est endormie
    Chercher ce que jamais ses lèvres
    N'oseront dire à ses envies
    J'arracherai les habitudes
    Et les moments qui font douter
    Pour détruire les incertitudes
    Sans se parler

    Pour elle...

    J'irai au bord de l'invisible
    Où l'amour tient en équilibre
    Pour elle j'oublierai qui je suis
    J'écouterai tout c'que son cœur dit
    J'irai voler l'indispensable
    L'extrême sentiment d'aimer

    Je jetterai tout de mon passé
    Pour faire de nous mon avenir
    Peut-être simplement pour s'aimer
    Peut-être pour ne jamais mourir

    Pour elle...

    J'arrêterai le temps qui passe
    Pour que plus jamais on n'oublie
    Les caresses qui souvent s'effacent
    Ou qui s'enfuient

    Pour elle...

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier


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    Allez, on garde les taureaux mais on change de décor ...

     

    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Francis Cabrel

    « La corrida » ...

    Un petit bijou ...

     

     

    La corrida

    Depuis le temps que je patiente
    Dans cette chambre noire
    J´entends qu´on s´amuse et qu´on chante
    Au bout du couloir
    Quelqu´un a touché le verrou
    Et j´ai plongé vers le grand jour
    J´ai vu les fanfares, les barrières
    Et les gens autour

    Dans les premiers moments j´ai cru
    Qu´il fallait seulement se défendre
    Mais cette place est sans issue
    Je commence à comprendre
    Ils ont refermé derrière moi
    Ils ont eu peur que je recule
    Je vais bien finir par l´avoir
    Cette danseuse ridicule

    Est-ce que ce monde est sérieux?
    Est-ce que ce monde est sérieux?
    Andalousie, je me souviens
    Les prairies bordées de cactus
    Je ne vais pas trembler devant
    Ce pantin, ce minus!
    Je vais l´attraper, lui et son chapeau
    Les faire tourner comme un soleil

    Ce soir la femme du torero
    Dormira sur ses deux oreilles
    Est-ce que ce monde est sérieux?
    Est-ce que ce monde est sérieux?
    J´en ai poursuivi des fantômes
    Presque touché leurs ballerines
    Ils ont frappé fort dans mon cou
    Pour que je m´incline

    Ils sortent d´où ces acrobates
    Avec leurs costumes de papier?
    J´ai jamais appris à me battre
    Contre des poupées
    Sentir le sable sous ma tête
    C´est fou comme ça peut faire du bien
    J´ai prié pour que tout s´arrête
    Andalousie, je me souviens

    Je les entends rire comme je râle
    Je les vois danser comme je succombe
    Je pensais pas qu´on puisse autant
    S´amuser autour d´une tombe
    Est-ce que ce monde est sérieux?
    Est-ce que ce monde est sérieux?
    Si, si hombre, hombre
    Baila, baila

    Hay que bailar de nuevo
    Y mataremos otros
    Otras vidas, otros toros
    Y mataremos otros
    Venga, venga a bailar...
    Y mataremos otros

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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  • Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Françoise Hardy  »

     

    « La maison où j’ai grandi »

     

    … Un lointain souvenir …

     

     

     

    La maison où j’ai grandi

    Quand je me tourne vers mes souvenirs,
    je revois la maison où j'ai grandi.
    Il me revient des tas de choses:
    je vois des roses dans un jardin.
    Là où vivaient des arbres, maintenant
    la ville est là,
    et la maison, les fleurs que j'aimais tant,
    n'existent plus.

    Ils savaient rire, tous mes amis,
    ils savaient si bien partager mes jeux,
    mais tout doit finir pourtant dans la vie,
    et j'ai dû partir, les larmes aux yeux.
    Mes amis me demandaient "Pourquoi pleurer?"
    et "Couvrir le monde vaut mieux que rester.
    Tu trouveras toutes les choses qu'ici on ne voit pas,
    toute une ville qui s'endort la nuit dans la lumière."

    Quand j'ai quitté ce coin de mon enfance,
    je savais déjà que j'y laissais mon cœur.
    Tous mes amis, oui, enviaient ma chance,
    mais moi, je pense encore à leur bonheur.,
    à l'insouciance qui les faisait rire,
    et il me semble que je m'entends leur dire:
    "Je reviendrai un jour, un beau matin
    parmi vos rires,
    oui, je prendrai un jour le premier train
    du souvenir."

    La temps a passé et me revoilà
    cherchant en vain la maison que j'aimais.
    Où sont les pierres et où sont les roses,
    toutes les choses auxquelles je tenais?
    D'elles et de mes amis plus une trace,
    d'autres gens, d'autres maisons ont volé leurs places.
    Là où vivaient des arbres, maintenant
    la ville est là,
    et la maison , où est-elle, la maison
    où j'ai grandi?

    Je ne sais pas où est ma maison,
    la maison où j'ai grandi.
    Où est ma maison?
    Qui sait où est ma maison?
    Ma maison, où est ma maison?
    Qui sait où est ma maison?

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

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    Cette fois-ci :

    Serge Lama !

     « Une île »

     

    J'aime beaucoup cette chanson de Serge Lama ...

    .

     

     

    Une île

    Une île, entre le ciel et l’eau
    Une île sans hommes ni bateaux
    Inculte, un peu comme une insulte
    Sauvage, sans espoir de voyage
    Une île, une île, entre le ciel et l’eau

    Ce serait là, face à la mer immense
    Là, sans espoir d’espérance
    Tout seul face à ma destinée
    Plus seul qu’au cœur d’une forêt
    Ce serait là, dans ma propre défaite
    Tout seul sans espoir de conquête
    Que je saurais enfin pourquoi
    Je t’ai quittée, moi qui n’aime que toi

    Une île, comme une cible d’or
    Tranquille, comme un enfant qui dort
    Fidèle, à en mourir pour elle
    Cruelle, à force d’être belle
    Une île, une île, comme un enfant qui dort

    Ce serait là, face à la mer immense
    Là, pour venger mes vengeances
    Tout seul avec mes souvenirs
    Plus seul qu’au moment de mourir
    Ce serait là, au cœur de Sainte-Hélène
    Sans joie, sans amour et sans haine
    Que je saurais enfin pourquoi
    Je t’ai quittée, moi qui n’aime que toi

    Une île, entre le ciel et l’eau
    Une île sans hommes ni bateaux
    Inculte, un peu comme une insulte
    Sauvage, sans espoir de voyage
    Une île, cette île, mon île, c’est toi

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Jacques Brel :

    « Orly »

    Après cela, on ne prend plus l'escalator

    à Orly de la même manière...

     

     

     

     

    Orly

     

    Ils sont plus de deux mille
    Et je ne vois qu'eux deux
    La pluie les a soudés,
    Semble-t-il, l'un à l'autre
    Ils sont plus de deux mille
    Et je ne vois qu'eux deux
    Et je les sais qui parlent
    Il doit lui dire « Je t'aime ! »
    Elle doit lui dire « Je t'aime ! »
    Je crois qu'ils sont en train
    De ne rien se promettre
    Ces deux-là sont trop maigres
    Pour être malhonnêtes

    Ils sont plus de deux mille
    Et je ne vois qu'eux deux
    Et brusquement, il pleure
    Il pleure à gros bouillons
    Tout entourés qu'ils sont
    D'adipeux en sueur
    Et de bouffeurs d'espoir
    Qui les montrent du nez
    Mais ces deux déchirés
    Superbes de chagrin
    Abandonnent aux chiens
    L'exploit de les juger

    La vie ne fait pas de cadeau
    Et nom de Dieu c’est triste
    Orly, le dimanche,
    Avec ou sans Bécaud !

    Et maintenant, ils pleurent
    Je veux dire tous les deux
    Tout à l'heure c'était lui
    Lorsque je disais "il"
    Tout encastrés qu'ils sont
    Ils n'entendent plus rien
    Que les sanglots de l'autre
    Et puis
    Et puis infiniment
    Comme deux corps qui prient
    Infiniment, lentement,
    Ces deux corps se séparent
    Et en se séparant
    Ces deux corps se déchirent
    Et je vous jure qu'ils crient
    Et puis, ils se reprennent
    Redeviennent un seul
    Redeviennent le feu
    Et puis, se redéchirent
    Se tiennent par les yeux
    Et puis, en reculant
    Comme la mer se retire,
    Il consomme l'adieu
    Il bave quelques mots
    Agite une vague main
    Et brusquement, il fuit
    Fuit sans se retourner
    Et puis, il disparaît
    Bouffé par l'escalier

    La vie ne fait pas de cadeau
    Et nom de Dieu c'est triste
    Orly, le dimanche,
    Avec ou sans Bécaud !

    Et puis, il disparaît
    Bouffé par l'escalier
    Et elle, elle reste là
    Cœur en croix, bouche ouverte
    Sans un cri, sans un mot
    Elle connaît sa mort
    Elle vient de la croiser
    Voilà qu'elle se retourne
    Et se retourne encore
    Ses bras vont jusqu'à terre
    Ça y est ! Elle a mille ans
    La porte est refermée
    La voilà sans lumière
    Elle tourne sur elle-même
    Et déjà elle sait
    Qu'elle tournera toujours
    Elle a perdu des hommes
    Mais là, elle perd l'amour
    L'amour le lui a dit
    Revoilà l'inutile
    Elle vivra de projets
    Qui ne feront qu'attendre
    La revoilà fragile
    Avant que d'être à vendre

    Je suis là, je la suis
    Je n'ose rien pour elle
    Que la foule grignote
    Comme un quelconque fruit

      

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Michel Sardou »

    « L'an mille »

     

     

    L'an mille

     Des cathédrales crevant le ciel comme des épées, 

    Des forêts noires que des sorcières ont envoûtées,
    Des chevaux fous et des milliers de races humaines
    Lancés sur nous, du plus profond de la bohème.

    Des crucifix dressés pour garder les campagnes,
    Des abbayes posées au sommet des montagnes,
    Des rois enfants conduits par des femmes inhumaines,
    Des rois méchants, soufflant la fureur et la haine.

    Et tout là -haut un Dieu colère
    Qu'on ne sait comment apaiser,
    Un Dieu du fond de l'univers
    A des années de voie lactée.
    C'était la fin du millénaire
    Aux horloges de la chrétienté,
    L'apocalypse avant l'hiver,
    L'arrivée du Dies Irae.

     

    Des fumées noires au ciel assassinent l'été,
    Des villes sombres emmurent des hommes prisonniers,
    Des peurs obscures nous viennent des autres races humaines,
    Des bruits d'armures résonnent encore au fond des plaines.

    Des crucifix brisés rouillent en haut des montagnes,
    Des abbayes se changent en maisons de campagne,
    Des peuples enfants gaspillent la dernière fontaine,
    Des peuples fous répandent la fureur et la haine.

    Et tout là -haut un Dieu colère,
    Que nous avons tous oublié,
    Prépare, du fond de l'univers,
    Un rendez-vous d'éternité.
    Bientôt la fin du millénaire
    Va crucifier la chrétienté,
    L'apocalypse avant l'hiver,
    L'arrivée du Dies Irae.

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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  • Allez, on se fait un petit Georges bien relevé, bien piquant et bio !

    Avec un bonus du Rotpier !

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Georges Brassens :

     « Hécatombe »

    + un couplet en bonus de Rotpier !

     

     

    Hécatombe:

     

    Au marché de Briv'-la-Gaillarde
    A propos de bottes d'oignons
    Quelques douzaines de gaillardes
    Se crêpaient un jour le chignon
    A pied, à cheval, en voiture
    Les gendarmes mal inspirés
    Vinrent pour tenter l'aventure
    D'interrompre l'échauffourée

    Or, sous tous les cieux sans vergogne
    C'est un usag' bien établi
    Dès qu'il s'agit d'rosser les cognes
    Tout le monde se réconcilie
    Ces furies perdant tout' mesure
    Se ruèrent sur les guignols
    Et donnèrent je vous l'assure
    Un spectacle assez croquignol

    En voyant ces braves pandores
    Etre à deux doigts de succomber
    Moi, j'bichais car je les adore
    Sous la forme de macchabées
    De la mansarde où je réside
    J'exitais les farouches bras
    Des mégères gendarmicides
    En criant: "Hip, hip, hip, hourra!"

    Frénétiqu' l'un' d'elles attache
    Le vieux maréchal des logis
    Et lui fait crier: "Mort aux vaches,
    Mort aux lois, vive l'anarchie!"
    Une autre fourre avec rudesse
    Le crâne d'un de ses lourdauds
    Entre ses gigantesques fesses
    Qu'elle serre comme un étau

    La plus grasse de ses femelles
    Ouvrant son corsage dilaté
    Matraque à grand coup de mamelles
    Ceux qui passent à sa portée
    Ils tombent, tombent, tombent, tombent
    Et s'lon les avis compétents
    Il paraît que cette hécatombe
    Fut la plus bell' de tous les temps

    Jugeant enfin que leurs victimes
    Avaient eu leur content de gnons
    Ces furies comme outrage ultime
    En retournant à leurs oignons
    Ces furies à peine si j'ose
    Le dire tellement c'est bas
    Leur auraient mêm' coupé les choses
    Par bonheur ils n'en avaient pas
    Leur auraient mêm' coupé les choses
    Par bonheur ils n'en avaient pas

     

     

    Le couplet bonus du Rotpier

    que vous pouvez chanter sur le même air :

     

    Je me permets une remarque

    A votre intention braves gens

    Que si de nos jours débarquent

    Des couplets aussi dérangeants

    Je fais le pari que les cognes

    Ne laisseraient pas passer ça

    Et qu’ils porteraient les charognes

    Plainte au tribunal et fissa

    Et qu’ils porteraient les charognes

    Plainte au tribunal et fissa

     

    Et

     

    Et gare aux  grilles !

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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  • Une fois par semaine,

     je vous propose de partager les chansons

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     
     

    Léo Ferré :

     « L’étrangère »

     

    sur un poème de Louis  Aragon

     
     

     

     

    L'étrangère

    Il existe près des écluses
    Un bas quartier de bohémiens
    Dont la belle jeunesse s'use
    A démêler le tien du mien
    En bande on s'y rend en voiture,
    Ordinairement au mois d'août,
    Ils disent la bonne aventure
    Pour des piments et du vin doux

    On passe la nuit claire à boire
    On danse en frappant dans ses mains,
    On n'a pas le temps de le croire
    Il fait grand jour et c'est demain.
    On revient d'une seule traite
    Gais, sans un sou, vaguement gris,
    Avec des fleurs plein les charrettes
    Son destin dans la paume écrit.

    J'ai pris la main d'une éphémère
    Qui m'a suivi dans ma maison
    Elle avait des yeux d'outremer
    Elle en montrait la déraison.
    Elle avait la marche légère
    Et de longues jambes de faon,
    J'aimais déjà les étrangères
    Quand j'étais un petit enfant !

    Celle-ci parla vite vite
    De l'odeur des magnolias,
    Sa robe tomba tout de suite
    Quand ma hâte la délia.
    En ce temps-là, j'étais crédule
    Un mot m'était promission,
    Et je prenais les campanules
    Pour des fleurs de la passion

    A chaque fois tout recommence
    Toute musique me saisit,
    Et la plus banale romance
    M'est éternelle poésie
    Nous avions joué de notre âme
    Un long jour, une courte nuit,
    Puis au matin : "Bonsoir madame"
    L'amour s'achève avec la pluie.

     

     
     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Quelques mots d'amour »

     

    « Véronique Sanson »

     

    ça fait du bien par les temps qui courent …

     

     

    Quelques mots d'amour

     

    Il manque quelqu'un près de moi
    Je me retourne tout le monde est là
    D'où vient ce sentiment bizarre que je suis seul
    Parmi tous ces amis et ces filles qui ne veulent
    Que quelques mots d'amour
    De mon village capital
    Où l'air chaud peut être glacial
    Où des millions de gens se connaissent si mal
    Je t'envoie comme un papillon à une étoile
    Quelques mots d'amour
    Je t'envoie mes images
    Je t'envoie mon décor
    Je t'envoie mes sourires des jours où je me sens plus fort
    Je t'envoie mes voyages
    Mes jours d'aéroport
    Je t'envoie mes plus belles victoires sur l'ironie du sort
    Et dans ces boîtes pour danser
    Les nuits passent inhabitées
    J'écoute les battements de mon cœur répéter
    Qu'aucune musique au monde ne saura remplacer
    Quelques mots d'amour
    Je t'envoie mes images
    Je t'envoie mon décor
    Je t'envoie mes sourires des jours où je me sens plus fort
    Je t'envoie mes voyages
    Mes jours d'aéroport
    Je t'envoie mes plus belles victoires sur l'ironie du sort
    De mon village à cent à l'heure
    Où les docteurs greffent les cœurs
    Où les millions de gens se connaissent si mal
    Je t'envoie comme un papillon à une étoile
    Quelques mots d'amour
     
     
    Parolier: Michel Berger

     

     

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    Rotpier


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Aux champs Elysées »

     

    « Joe Dassin »

     

    Toute allusion à des faits existants ou ayant

    existés relèverait de la pure coïncidence …

     

     

     

     

    Je vous mets quand même les paroles ... pour le plaisir !

     

    ♪ Les Champs-Elysées ♪

     

    Je me baladais sur l'avenue
    Le coeur ouvert à l'inconnu
    J'avais envie de dire bonjour
    À n'importe qui
    N'importe qui ce fut toi
    Je t'ai dit n'importe quoi
    Il suffisait de te parler
    Pour t'apprivoiser

    Aux Champs-Élysées
    Aux Champs-Élysées
    Au soleil, sous la pluie
    À midi ou à minuit
    Il y a tout ce que vous voulez
    Aux Champs-Élysées

    Tu m'as dit: "J'ai rendez-vous
    Dans un sous-sol avec des fous
    Qui vivent la guitare à la main
    Du soir au matin"
    Alors je t'ai accompagnée
    On a chanté, on a dansé
    Et l'on n'a même pas pensé
    À s'embrasser

    Aux Champs-Élysées
    Aux Champs-Élysées
    Au soleil, sous la pluie
    À midi ou à minuit
    Il y a tout ce que vous voulez
    Aux Champs-Élysées

    Hier soir deux inconnus
    Et ce matin sur l'avenue
    Deux amoureux tout étourdis
    Par la longue nuit
    Et de l'Étoile à la Concorde
    Un orchestre à mille cordes
    Tous les oiseaux du point du jour
    Chantent l'amour

    Aux Champs-Élysées
    Aux Champs-Élysées
    Au soleil, sous la pluie
    À midi ou à minuit
    Il y a tout ce que vous voulez
    Aux Champs-Élysées

    Aux Champs-Élysées
    Aux Champs-Élysées
    Au soleil, sous la pluie
    À midi ou à minuit
    Il y a tout ce que vous voulez
    Aux Champs-élysées
    Aux Champs-élysées
    Aux Champs-élysées

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Le paradis blanc »

     

    « Michel Berger »

     

    Allez mes petits agneaux,

    on change de couleur et on passe au blanc !  …

      

     

    ♪ Le Paradis Blanc ♪

    .

    Il y a tant de vagues et de fumée
    Qu'on n'arrive plus à distinguer
    Le blanc du noir
    Et l'énergie du désespoir
    Le téléphone pourra sonner
    Il n'y aura plus d'abonné
    Et plus d'idée
    Que le silence pour respirer
    Recommencer là où le monde a commencé

    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps
    Tout seul avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Je m'en irai courir dans le paradis blanc
    Loin des regards de haine
    Et des combats de sang
    Retrouver les baleines
    Parler aux poissons d'argent

    Comme, comme, comme avant

    Y a tant de vagues, et tant d'idées
    Qu'on n'arrive plus à décider
    Le faux du vrai
    Et qui aimer ou condamner
    Le jour où j'aurai tout donné
    Que mes claviers seront usés
    D'avoir osé

    Toujours vouloir tout essayer
    Et recommencer là où le monde a commencé

    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où les manchots s'amusent dès le soleil levant
    Et jouent en nous montrant
    Ce que c'est d'être vivant
    Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
    Où l'air reste si pur
    Qu'on se baigne dedans
    A jouer avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Comme, comme, comme avant
    Parler aux poissons d'argent
    Et jouer avec le vent
    Comme dans mes rêves d'enfant
    Comme avant

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Jean Ferrat :

    « Ma France »

    J'avais hésité à la mettre samedi dernier, alors la voila.

    Parce que celle d'en bas est malmenée

    et que personne d'autre que lui ne l'a aussi bien chantée...

    .

     

    Ma France,

     

    De plaines en forêts de vallons en collines

    Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
    De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
    Je n'en finirais pas d'écrire ta chanson, ma France

    Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
    Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
    Quelque chose dans l'air a cette transparence
    Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche, ma France

    Cet air de liberté au-delà des frontières
    Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
    Et don't vous usurpez aujourd'hui le prestige
    Elle répond toujours du nom de Robespierre, ma France

    Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
    Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
    Celle qui construisit de ses mains vos usines
    Celle don't monsieur Thiers a dit qu'on la fusille, ma France

    Picasso tient le monde au bout de sa palette
    Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
    Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
    De dire qu'il est temps que le malheur succombe, ma France

    Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
    Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
    En remplissant l'histoire et ses fosses communes
    Que je chante à jamais celle des travailleurs, ma France

    Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
    Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
    Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
    A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain, ma France

    Qu'elle monte des mines descende des collines
    Celle qui chante en moi la belle la rebelle
    Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
    Celle de trente-six à soixante-huit chandelles, ma France

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Jean Ferrat »

    « La commune »

     

     

    La Commune

    Il y a cent ans commun commune
    Comme un espoir mis en chantier
    Ils se levèrent pour la Commune
    En écoutant chanter Potier
    Il y a cent ans commun commune
    Comme une étoile au firmament
    Ils faisaient vivre la Commune
    En écoutant chanter Clément

    C'étaient des ferronniers
    Aux enseignes fragiles
    C'étaient des menuisiers
    Aux cent coups de rabots
    Pour défendre Paris
    Ils se firent mobiles
    C'étaient des forgerons
    Devenus des moblots

    Il y a cent ans commun commune
    Comme artisans et ouvriers
    Ils se battaient pour la Commune
    En écoutant chanter Potier
    Il y a cent ans commun commune
    Comme ouvriers et artisans
    Ils se battaient pour la Commune
    En écoutant chanter Clément

    Devenus des soldats
    Aux consciences civiles
    C'étaient des fédérés
    Qui plantaient un drapeau
    Disputant l'avenir
    Aux pavés de la ville
    C'étaient des forgerons
    Devenus des héros

    Il y a cent ans commun commune
    Comme un espoir mis au charnier
    Ils voyaient mourir la Commune
    Ah ! Laissez-moi chanter Potier
    Il y a cent ans commun commune
    Comme une étoile au firmament
    Ils s'éteignaient pour la Commune
    Ecoute bien chanter Clément

     

     

    Bon partage

    Rotpier


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