•  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Léo Ferré »

     

    «  La mémoire et la mer »

     

    Que dire ? Rien, écouter et se laisser bercer par

    la voix, la musique et les paroles ...

     

     

     

    LA MÉMOIRE ET LA MER

    La marée je l'ai dans le coeur
    Qui me remonte comme un signe
    Je meurs de ma petite soeur
    De mon enfant et de mon cygne
    Un bateau ça dépend comment
    On l'arrime au port de justesse
    Il pleure de mon firmament
    Des années-lumière et j'en laisse
    Je suis le fantôme Jersey
    Celui qui vient les soirs de frime
    Te lancer la brume en baisers
    Et te ramasser dans ses rimes
    Comme le trémail de juillet
    Où luisait le loup solitaire
    Celui que je voyais briller
    Aux doigts du sable de la terre

    Rappelle-toi ce chien de mer
    Que nous libérions sur parole
    Et qui gueule dans le désert
    Des goémons de nécropole
    Je suis sûr que la vie est là
    Avec ses poumons de flanelle
    Quand il pleure de ces temps-là
    Le froid tout gris qui nous appelle
    Je me souviens des soirs là-bas
    Et des sprints gagnés sur l'écume
    Cette bave des chevaux ras
    Au ras des rocs qui se consument
    Ô l'ange des plaisirs perdus
    Ô rumeurs d'une autre habitude
    Mes désirs dès lors ne sont plus
    Qu'un chagrin de ma solitude

    Et le diable des soirs conquis
    Avec ses pâleurs de rescousse
    Et le squale des paradis
    Dans le milieu mouillé de mousse
    Reviens fille verte des fjords
    Reviens violon des violonades
    Dans le port fanfarent les cors
    Pour le retour des camarades
    Ô parfum rare des salants
    Dans le poivre feu des gerçures
    Quand j'allais géométrisant
    Mon âme au creux de ta blessure
    Dans le désordre de ton cul
    Poissé dans les draps d'aube fine
    Je voyais un vitrail de plus

    Et toi fille verte mon spleen

    Les coquillages figurants
    Sous les sunlights cassés liquides
    Jouent de la castagnette tant
    Qu'on dirait l'Espagne livide
    Dieu des granits ayez pitié
    De leur vocation de parure
    Quand le couteau vient s'immiscer
    Dans leur castagnette figure
    Et je voyais ce qu'on pressent
    Quand on pressent l'entrevoyure
    Entre les persiennes du sang
    Et que les globules figurent
    Une mathématique bleue
    Dans cette mer jamais étale
    D'où nous remonte peu à peu
    Cette mémoire des étoiles

    Cette rumeur qui vient de là
    Sous l'arc copain où je m'aveugle
    Ces mains qui me font du flafla
    Ces mains ruminantes qui meuglent
    Cette rumeur me suit longtemps
    Comme un mendiant sous l'anathème
    Comme l'ombre qui perd son temps
    À dessiner mon théorème
    Et sur mon maquillage roux
    S'en vient battre comme une porte
    Cette rumeur qui va debout
    Dans la rue aux musiques mortes
    C'est fini la mer c'est fini
    Sur la plage le sable bêle
    Comme des moutons d'infini
    Quand la mer bergère m'appelle

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    7 commentaires
  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    "Richard Cocciante"

    « Avec simplicité »

     

    Pour écrire d'aussi belles chansons, je pense qu'il a un Cocciante intellectuel au dessus de la moyenne ... quand pensez-vous?

     
     
     

     
     
     
     

    Avec Simplicité :


    Tu m'as dit des mots d'amitié, l'amour s'est glissé en moi
    Avec simplicité
    De tous petits mots parfumés d'oiseaux sont tombés du ciel
    Avec simplicité
    Je ne crierai plus au secours
    Le chagrin d'hier tourne court
    C'est toi qui l'as tué
    Avec simplicité

    Je t'emporte dans ma chanson d'amour inventée pour toi
    Avec simplicité
    Quelle soit belle ou non, ma chanson, elle suit le fil de ta voix
    Avec simplicité
    Je n'ai plus de fête sans toi
    La seule fête pour moi
    C'est seulement de t'aimer
    Avec simplicité
    Et je sais très bien désormais
    Pour qui j'ai envie de chanter

    Tu me quittes une heure, je suis mort
    Je n'ai plus ni cœur ni corps, je suis désenchanté
    Par une ombre aux yeux de soleil
    Qui a cambriolé presque tout mon sommeil
    Avec simplicité
    Il y a ton orage dans l'air
    Il y a ton sourire sur la mer
    Il y a ton éclair, ton électricité

    Le printemps peut battre tambour
    La fleur qui fait mon cœur moins lourd
    C'est toi qui l'as semé
    Avec simplicité
    Et je sais pour qui désormais
    Le soir j'ai envie de chanter

    Je n'existe plus quand tu sors
    J'ai toute ma vie dehors, je suis désenchanté
    Par une ombre au cœur qui sommeille
    Qui a cambriolé presque tout mon soleil
    Avec simplicité
    Il y a ton parfum doux amer
    Cette eau pure au cœur du désert
    Il y a chaque nuit sur mes nerfs
    Cette éventualité
    De ta simplicité

      

      

    Bon partage ... tout en simplicité !

     

    Rotpier


    1 commentaire
  • Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Didier Barbelivien »

     

    « Elsa »

     

    … souvenirs, souvenirs…

    . 

     

    ♪ Elsa ♪

    Elsa, les manèges de Berlin tournaient dans tes bras,
    Elsa, la chanson des marins pleurait dans ta voix
    Elsa, le soleil du matin s'allumait sur toi
    Elsa, le printemps qui revient ne me guérit pas.

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Moitié bleu moitié lilas, la la la, la la la
    Beaux comme un air d'opéra, la la la, la la la
    Je ne voyais plus que ça

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Sur ton visage en delta, la la la, la la la
    Même à des années de toi, la la la, la la la
    Je vis mais je ne dors pas.

    Elsa, les violons des tziganes se battaient pour toi
    Elsa, le sourire des nomades subissait ta loi
    Elsa, les nuits de Schéhérazade se moquaient du froid
    Elsa, dans mes longues promenades quand je pense à toi.

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Moitié bleu, moitié lilas, la la la, la la la
    Même à des années de toi, la la la, la la la
    Je vis mais je ne dors pas.

    Elsa, les manèges de Berlin tournent dans le froid
    Elsa, la chanson des marins n'a plus rien de toi
    Elsa, le soleil ce matin ne brille pas pour moi
    Elsa, le printemps qui revient ne me guérit pas.

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Moitié bleu, moitié lilas, la la la, la la la
    Beaux comme un air d'opéra, la la la, la la la
    Je ne voyais plus que ça

    Je me souviens de ces yeux là, la la la, la la la
    Sur ton visage en delta, la la la, la la la
    Même à des années de toi, la la la, la la la
    Je vis mais je ne dors pas, la la la, la la la

    La la la la la la la la la la la la la la
    La la la la la la la la la la la la la la

      

    Bon partage !

     

    Rotpier


    2 commentaires
  •  

    .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Barbara :

    « Dis, quand reviendras-tu ?»

     

     

    Dis, quand reviendras-tu ?

    Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
    Voilà combien de temps que tu es reparti,
    Tu m'as dit cette fois, c'est le dernier voyage,
    Pour nos cœurs déchirés, c'est le dernier naufrage,
    Au printemps, tu verras, je serai de retour,
    Le printemps, c'est joli pour se parler d'amour,
    Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
    Et déambulerons dans les rues de Paris,

    Dis, quand reviendras-tu,
    Dis, au moins le sais-tu,
    Que tout le temps qui passe,
    Ne se rattrape guère,
    Que tout le temps perdu,
    Ne se rattrape plus,

    Le printemps s'est enfui depuis longtemps déjà,
    Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,
    A voir Paris si beau dans cette fin d'automne,
    Soudain je m'alanguis, je rêve, je frissonne,
    Je tangue, je chavire, et comme la rengaine,
    Je vais, je viens, je vire, je me tourne, je me traîne,
    Ton image me hante, je te parle tout bas,
    Et j'ai le mal d'amour, et j'ai le mal de toi,

    Dis, quand reviendras-tu,
    Dis, au moins le sais-tu,
    Que tout le temps qui passe,
    Ne se rattrape guère,
    Que tout le temps perdu,
    Ne se rattrape plus,

    J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,
    J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,
    Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
    Je ferai de nous deux mes plus beaux souvenirs,
    Je reprendrai la route, le monde m'émerveille,
    J'irai me réchauffer à un autre soleil,
    Je ne suis pas de celles qui meurent de chagrin,
    Je n'ai pas la vertu des femmes de marins,

    Dis, quand reviendras-tu,
    Dis, au moins le sais-tu,
    Que tout le temps qui passe,
    Ne se rattrape guère,
    Que tout le temps perdu,
    Ne se rattrape plus...

      

    Bon partage !

     

    Rotpier


    4 commentaires
  •  

    .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Serge Lama »

     

    « l’Algérie »

     

    … Cette aventure don on ne voulait pas …

     

      

     

     

    L'Algérie,

    Dans ce port nous étions des milliers de garçons 
    Nous n'avions pas le cœur à chanter des chansons 
    L'aurore était légère, il faisait presque beau 
    C'était la première fois que je prenais le bateau 

    L'Algérie 
    Ecrasée par l'azur 
    C'était une aventure 
    Dont on ne voulait pas 
    L'Algérie 
    Du désert à Blida 
    C'est là qu'on est parti jouer les p'tits soldats 
    Aux balcons séchaient draps et serviettes 
    Comme en Italie 
    On prenait de vieux trains à banquettes 
    On était mal assis 
    L'Algérie 
    Même avec un fusil 
    C'était un beau pays 
    L'Algérie 

    Ce n'était pas un port à faire du mélo 
    Et pourtant je vous jure que j'avais le coeur gros 
    Quand ils ont vu le quai s'éloigner, s'éloigner 
    Y en a qui n'ont pas pu s'empêcher de pleurer 

    L'Algérie 
    Ecrasée par l'azur 
    C'était une aventure 
    Dont on ne voulait pas 
    L'Algérie 

    Du désert à Blida 
    C'est là qu'on est parti jouer les p'tits soldats 
    Nos fiancées nous écrivaient des lettres 
    Avec des mots menteurs 
    Le soir on grillait des cigarettes 
    Afin d'avoir moins peur 
    L'Algérie 
    Même avec un fusil 
    C'était un beau pays 
    L'Algérie 

    Un port ce n'est qu'un port, mais dans mes souvenirs 
    Certains soirs malgré moi je me vois revenir 
    Sur le pont délavé de ce bateau prison 
    Quand Alger m'a souri au bout de l'horizon 

    L'Algérie 
    Ecrasée par l'azur 
    C'était une aventure 
    Dont je ne voulais pas 
    L'Algérie 
    Du désert à Blida 
    C'est là que j'étais parti jouer les p'tits soldats 
    Un beau jour je raconterai l'histoire 
    A mes petits enfants 
    Du voyage où notre seule gloire 
    C'était d'avoir vingt ans 
    L'Algérie 
    Avec ou sans fusil 
    ça reste un beau pays 
    L'Algérie

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    5 commentaires
  • .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Jean Ferrat :

    « Ma France »

    En ces temps où elle pourrait basculer vers un avenir très

    incertain en ne représentant plus ce qu'elle était

    et ce qu'elle est encore pour beaucoup de pays ...

    En ces temps où la France ouvrière succombe aux chants des sirènes du FN, qui mentent comme elles respirent, nous devons réagir et redonner toutes ses valeurs à notre beau pays !

     

    .

     

     

    Ma France,

    De plaines en forêts de vallons en collines

    Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
    De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
    Je n'en finirais pas d'écrire ta chanson, ma France

    Au grand soleil d'été qui courbe la Provence
    Des genêts de Bretagne aux bruyères d'Ardèche
    Quelque chose dans l'air a cette transparence
    Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche, ma France

    Cet air de liberté au-delà des frontières
    Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
    Et don't vous usurpez aujourd'hui le prestige
    Elle répond toujours du nom de Robespierre, ma France

    Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
    Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
    Celle qui construisit de ses mains vos usines
    Celle don't monsieur Thiers a dit qu'on la fusille, ma France

    Picasso tient le monde au bout de sa palette
    Des lèvres d'Éluard s'envolent des colombes
    Ils n'en finissent pas tes artistes prophètes
    De dire qu'il est temps que le malheur succombe, ma France

    Leurs voix se multiplient à n'en plus faire qu'une
    Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
    En remplissant l'histoire et ses fosses communes
    Que je chante à jamais celle des travailleurs, ma France

    Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
    Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
    Du journal que l'on vend le matin d'un dimanche
    A l'affiche qu'on colle au mur du lendemain, ma France

    Qu'elle monte des mines descende des collines
    Celle qui chante en moi la belle la rebelle
    Elle tient l'avenir, serré dans ses mains fines
    Celle de trente-six à soixante-huit chandelles, ma France

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    2 commentaires
  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Patricia Kaas »

     

    « D’Allemagne »

     

    … Une petite préparation aux poèmes

    de mardi prochain …

     

    D'Allemagne,

     D'Allemagne où j'écoute la pluie en vacances 
    D'Allemagne où j'entends le rock en silence 
    D'Allemagne où j'ai des souvenirs d'en face 
    Où j'ai des souvenirs d'enfance 
    Lénine Place et Anatole France 

    D'Allemagne l'histoire passée est une injure 
    D'Allemagne l'avenir est une aventure 
    D'Allemagne je connais les sens interdits 
    Je sais où dorment les fusils 
    Je sais où s'arrête l'indulgence 

    Auf wiedersehen Lili Marlène 
    Reparlez-moi des roses de Göttingen 
    Qui m'accompagnent dans l'autre Allemagne 
    A l'heure où colombes et vautours s'éloignent 
    De quel côté du mur la frontière vous rassure 

    D'Allemagne 
    J'ai des histoires d'amour sincères 
    Je plane sur des musiques d'Apollinaire 
    D'Allemagne 
    Le romantisme est plus violent 
    Les violons jouent toujours plus lent 
    Les valses viennoises ordinaires 

    Ich habe eine kleine wild Blume 
    Eine Pflanze die zwischen den Wolken blühte 
    D'Allemagne 
    J'ai une petite fleur dans l'coeur 
    Qui est comme l'idée du bonheur 
    Qui va grandir comme un arbre 

    Auf wiedersehen Lili Marlène 
    Reparlez-moi des roses de Göttingen
     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    5 commentaires
  •  

    .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Pierre Perret »

    « Mon p’tit lou »

     

    La remarque :

    La facette tendre de l’artiste !

     

     

    Mon p´tit loup

     

    {Refrain:}
    T´en fais, pas mon p´tit loup,
    C´est la vie, ne pleure pas.
    T´oublieras, mon p´tit loup,
    Ne pleur´ pas.

    Je t´amèn´rai sécher tes larmes
    Au vent des quat´ points cardinaux,
    Respirer la violett´ à Parme
    Et les épices à Colombo.
    On verra le fleuve Amazon´
    Et la vallée des Orchidées
    Et les enfants qui se savonn´nt
    Le ventre avec des fleurs coupées.

    {Refrain}

    Allons voir la terre d´Abraham.
    C´est encore plus beau qu´on le dit.
    Y a des Van Gogh à Amsterdam
    Qui ressemblent à des incendies.
    On goût´ra les harengs crus
    Et on boira du vin d´Moselle.
    J´te racont´rai l´succès qu´j´ai eu
    Un jour en jouant Sganarelle.

    {Refrain}

    Je t´amèn´rai voir Liverpool
    Et ses guirlandes de Haddock
    Et des pays où y a des poul´s
    Qui chant´nt aussi haut que les coqs.
    Tous les livres les plus beaux,
    De Colette et d´Marcel Aymé,
    Ceux de Rab´lais ou d´Léautaud,
    Je suis sûr qu´tu vas les aimer.

    {Refrain}

    J´t´apprendrai, à la Jamaïque
    La pêche´ de nuit au lamparo
    Et j´t´emmènerai faire un pique-nique
    En haut du Kilimandjaro
    Et tu grimperas sur mon dos
    Pour voir le plafond d´la Sixtine.
    On s´ra fasciné au Prado
    Par les Goya ou les Menine.

    {Refrain}

    Connais-tu, en quadriphonie,
    Le dernier tube de Mahler
    Et les planteurs de Virginie
    Qui ne savent pas qu´y a un hiver.
    On en a des chos´s à voir
    Jusqu´à la Louisiane en fait
    Où y a des typ´s qui ont tous les soirs
    Du désespoir plein la trompett´.

    T´en fais pas, mon p´tit loup,
    C´est la vie, ne pleur´ pas.
    Oublie-les, les p´tits cons
    Qui t´ont fait ça.
    T´en fais pas, mon p´tit loup,
    C´est la vie, ne pleur´ pas.
    J´t´en supplie, mon p´tit loup,
    Ne pleure pas.

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    5 commentaires
  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Laurent Guerra chante Pierre Perret

     « C’est l’printemps ! »

    et

    Vive le printemps ! 

     

     

     

    C'est l'printemps,

    C'est l'printemps
    Tout le monde baise à perdre haleine
    Les reins des chattes et des hyènes
    Vont endurer du mauvais temps
    C'est l'printemps
    Deux clébards marchent sur six pattes
    Les macchabées soulèvent les boîtes
    Les taureaux montent sur leur maman
    C'est l'printemps
    Le lièvre dit à la tortue
    Je t'en supplie dégage la rue
    Pour moi c'est fini d'puis longtemps
    C'est l'printemps
    La chèvre de M'sieur Seguin demande
    Au loup qui a la lippe friande
    S'il veut pas la sauter avant

    C'est l'printemps
    L'chap'ron rouge en moins d'un quart d'heure
    Découvre les vertus du beurre
    Dont elle usait tout autrement
    C'est l'printemps
    L'renard dit au corbeau t'es bête
    Si seulement t'enlève ta jaquette
    J'te laisse ton calendo coulant
    C'est l'printemps
    Pinocchio qui voit que sa bébête
    S'allonge autant que son pifomètre
    Renverse les chaises en pleurant
    C'est l'printemps
    L'ogre qui a passé l'hiver sage
    Qui a un faible pour les pucelages
    Réveille le prince charmant

    C'est l'printemps
    Y a la tour Eiffel qui s'emballe
    Qui se penche sur le trou des halles
    Pour lui faire un jardin d'enfants
    C'est l'printemps
    Deux escargots sur l'herbe tendre
    Qui copulaient depuis septembre
    Viennent de prendre le pied brutal'ment
    C'est l'printemps
    La jeune veuve avant qu'elle se fane
    Se fait l'meunier son fils et l'âne
    Et le laboureur et ses enfants
    C'est l'printemps
    Blanche-Neige est fatiguée pauvrette
    De recoudre les boutons d'braguette
    Des nains qui bandent comme des pur-sang

    C'est l'printemps
    Le p'tit poucet sème la pilule
    Inutilement car ça pullule
    De gros bûch'rons tout frémissants
    C'est l'printemps
    Cendrillon rêve d'avoir un jules
    Qui puisse comme cette foutue pendule
    Tirer ses douze coups en suivant
    C'est l'printemps
    Je vous quitte là mes bien chers frères
    Ma femme m'a dit j'vais m'faire la paire
    J'sais pas laquelle exactement
    C'est l'printemps

      

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


    4 commentaires
  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Allez, on se refait un petit Brel !

     

     « Jacques Brel »

    « La chanson de Jacky »

     

     

     

    .

    La chanson de Jacky 

    Même si un jour à Knokke-le-Zoute
    Je deviens comme je le redoute
    Chanteur pour femmes finissantes
    Même si j´leur chante "Mi Corazon"
    Avec la voix bandonéante
    D´un Argentin de Carcassonne
    Même si on m´appelle Antonio
    Que je brûle mes derniers feux
    En échange de quelques cadeaux
    Madame, je fais ce que je peux
    Même si j´me saoule à l´hydromel
    Pour mieux parler d´virilité
    A des mémères décorées
    Comme des arbres de Noël
    Je sais qu´dans ma soûlographie
    Chaque nuit pour des éléphants roses
    Je chanterai ma chanson morose
    Celle du temps où j´m´appelais Jacky

    {Refrain:}
    Etre une heure, une heure seulement
    Etre une heure, une heure quelquefois
    Etre une heure, rien qu´une heure durant
    Beau, beau, beau et con à la fois

    Même si un jour à Macao
    J´deviens gouverneur de tripot
    Cerclé de femmes languissantes
    Même si lassé d´être chanteur
    J´y sois dev´nu maître chanteur
    Et qu´ce soit les autres qui chantent
    Même si on m´appelle le beau Serge
    Que je vende des bateaux d´opium
    Du whisky de Clermont-Ferrand
    De vrais pédés, de fausses vierges
    Que j´aie une banque à chaque doigt
    Et un doigt dans chaque pays
    Et que chaque pays soit à moi
    Je sais quand même que chaque nuit
    Tout seul au fond de ma fum´rie
    Pour un public de vieux Chinois
    Je r´chanterai ma chanson à moi
    Celle du temps où j´m´appelais Jacky

    {au Refrain}

    Même si un jour au Paradis
    J´devienne comme j´en serais surpris
    Chanteur pour femmes à ailes blanches
    Que je leur chante "Alléluia!"
    En regrettant le temps d´en bas
    Où c´est pas tous les jours dimanche
    Même si on m´appelle Dieu le Père
    Celui qui est dans l´annuaire
    Entre "Dieulefit" et "Dieu vous garde"
    Même si je m´laisse pousser la barbe
    Même si toujours trop bonne pomme
    Je m´crève le cœur et l´pur esprit
    A vouloir consoler les hommes
    Je sais quand même que chaque nuit
    J´entendrai dans mon paradis
    Les anges, les Saints et Lucifer
    Me chanter la chanson d´naguère
    Celle du temps où j´m´appelais Jacky.

    {au Refrain}

     

    Bon partage !

    Rotpier


    4 commentaires
  • .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Michel berger

    « Seras-tu là ? »

     

     

    Seras-tu là?

     

    Et quand nos regrets
    Viendront danser
    Autour de nous
    Nous rendre fous
    Seras-tu là?

    Pour nos souvenirs et nos amours
    Inoubliables inconsolables
    Seras-tu là?

    Pourras-tu suivre là où je vais?
    Sauras-tu vivre le plus mauvais?
    La solitude, le temps qui passe
    Et l´habitude
    Regarde-les
    Nos ennemis
    Dis-moi que oui
    Dis-moi que oui

    Quand nos secrets
    N´auront plus cours
    Et quand les jours
    Auront passé
    Seras-tu là?

    Pour, pour nos soupirs
    Sur le passé
    Que l´on voulait
    Que l´on rêvait
    Seras-tu là?
    Le plus mauvais
    La solitude, le temps qui passe
    Et l´habitude
    Reqarde-les
    Nos ennemis
    Dis-moi que oui
    Dis-moi que oui!
    La la la la
    Seras-tu là?
    La la la la
    Seras-tu là? 

     

    Bon partage !

     

                          Rotpier

     


    4 commentaires
  • .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Françoise Hardy »

     

    « Message personnel »

     

    … De la belle chanson ...

     

     

     Message personnel 

    Au bout du téléphone, il y a votre voix
    Et il y a des mots que je ne dirai pas.
    Tous ces mots qui font peur quand ils ne font pas rire,
    Qui sont dans trop de films, de chansons et de livres.
    Je voudrais vous les dire
    Et je voudrais les vivre.
    Je ne le ferai pas,
    Je veux, je ne peux pas.
    Je suis seule à crever, et je sais où vous êtes.
    J'arrive, attendez-moi, nous allons nous connaître.
    Préparez votre temps, pour vous j'ai tout le mien.
    Je voudrais arriver, je reste, je me déteste.
    Je n'arriverai pas,
    Je veux, je ne peux pas.
    Je devrais vous parler,
    Je devrais arriver
    Ou je devrais dormir.
    J'ai peur que tu sois sourd.
    J'ai peur que tu sois lâche.
    J'ai peur d'être indiscrète.
    Je ne peux pas vous dire que je t'aime peut-être.

    Chanté :
    Mais si tu crois un jour que tu m'aimes,
    Ne crois pas que tes souvenirs me gênent
    Et cours, cours jusqu'à perdre haleine
    Viens me retrouver.
    Si tu crois un jour que tu m'aimes
    Et si ce jour-là tu as de la peine
    À trouver où tous ces chemins te mènent,
    Viens me retrouver.
    Si le dégoût de la vie vient en toi,
    Si la paresse de la vie
    S'installe en toi,
    Pense à moi,
    Pense à moi.

    Mais si tu crois un jour que tu m'aimes,
    Ne le considère pas comme un problème
    Et cours, cours jusqu'à perdre haleine,
    Viens me retrouver.
    Si tu crois un jour que tu m'aimes,
    N'attends pas un jour, pas une semaine
    Car tu ne sais pas où la vie t'amène,
    Viens me retrouver.
    Si le dégoût de la vie vient en toi,
    Si la paresse de la vie
    S'installe en toi,
    Pense à moi,
    Pense à moi.

    Mais si tu...

    Bon partage !

     

    Rotpier


    5 commentaires
  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     
     

    Léo Ferré :

     « L’étrangère »

     

    Sur un poème de Louis  Aragon ... 

     
     
     
     
     
     

     

    L'étrangère

    Il existe près des écluses
    Un bas quartier de bohémiens
    Dont la belle jeunesse s'use
    A démêler le tien du mien
    En bande on s'y rend en voiture,
    Ordinairement au mois d'août,
    Ils disent la bonne aventure
    Pour des piments et du vin doux

    On passe la nuit claire à boire
    On danse en frappant dans ses mains,
    On n'a pas le temps de le croire
    Il fait grand jour et c'est demain.
    On revient d'une seule traite
    Gais, sans un sou, vaguement gris,
    Avec des fleurs plein les charrettes
    Son destin dans la paume écrit.

    J'ai pris la main d'une éphémère
    Qui m'a suivi dans ma maison
    Elle avait des yeux d'outremer
    Elle en montrait la déraison.
    Elle avait la marche légère
    Et de longues jambes de faon,
    J'aimais déjà les étrangères
    Quand j'étais un petit enfant !

    Celle-ci parla vite vite
    De l'odeur des magnolias,
    Sa robe tomba tout de suite
    Quand ma hâte la délia.
    En ce temps-là, j'étais crédule
    Un mot m'était promission,
    Et je prenais les campanules
    Pour des fleurs de la passion

    A chaque fois tout recommence
    Toute musique me saisit,
    Et la plus banale romance
    M'est éternelle poésie
    Nous avions joué de notre âme
    Un long jour, une courte nuit,
    Puis au matin : "Bonsoir madame"
    L'amour s'achève avec la pluie.

     

     
     

    Bon partage !

      

    Rotpier

     


    2 commentaires
  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Maxime Le Forestier

    "Né quelque part,"

     

     

    Né quelque part

    On choisit pas ses parents,
    on choisit pas sa famille
    On choisit pas non plus
    les trottoirs de Manille
    De Paris ou d´Alger
    Pour apprendre à marcher
    Etre né quelque part
    Etre né quelque part
    Pour celui qui est né
    C´est toujours un hasard
    Nom´inqwando yes qxag iqwahasa {2x}

    Y a des oiseaux de basse cour et des oiseaux de passage
    Ils savent où sont leur nids, quand ils rentrent de voyage
    Ou qu´ils restent chez eux
    Ils savent où sont leurs œufs

    Etre né quelque part
    Etre né quelque part
    C´est partir quand on veut,
    Revenir quand on part

    Est-ce que les gens naissent
    Egaux en droits
    A l´endroit
    Où ils naissent

    Nom´inqwando yes qxag iqwahasa

    Est-ce que les gens naissent Egaux en droits
    A l´endroit
    Où ils naissent
    Que les gens naissent
    Pareils ou pas

    On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille
    On choisit pas non plus les trottoirs de Manille
    De Paris ou d´Alger
    Pour apprendre à marcher

    Je suis né quelque part
    Je suis né quelque part
    Laissez moi ce repère
    Ou je perds la mémoire
    Nom´inqwando yes qxag iqwaha.sa
    Est-ce que les gens naissent...

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    5 commentaires
  •  

    .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Jacques Brel »

    « Jojo »

     Le bel hommage d’un grand à un autre grand !

     

     

     

    Jojo

     Jojo

    Voici donc quelques rires
    Quelques vins, quelques blondes
    J´ai plaisir à te dire
    Que la nuit sera longue
    A devenir demain
    Jojo
    Moi je t´entends rugir
    Quelques chansons marines
    Où des Bretons devinent
    Que Saint-Cast doit dormir
    Tout au fond du brouillard

    Six pieds sous terre
    Jojo
    Tu chantes encore
    Six pieds sous terre
    Tu n’es pas mort

    Jojo
    Ce soir comme chaque soir
    Nous refaisons nos guerres
    Tu reprends Saint-Nazaire
    Je refais l´Olympia
    Au fond du cimetière
    Jojo
    Nous parlons en silence
    D´une jeunesse vieille
    Nous savons tous les deux
    Que le monde sommeille
    Par manque d´imprudence

    Six pieds sous terre
    Jojo
    Tu chantes encore
    Six pieds sous terre
    Tu n’es pas mort 

    Jojo
    Tu me donnes en riant
    Des nouvelles d´en bas
    Je te dis : "Mort aux cons!"
    Bien plus cons que toi
    Mais qui sont mieux portants
    Jojo
    Tu sais le nom des fleurs
    Tu vois que mes mains tremblent
    Et je te sais qui pleure
    Pour noyer de pudeur
    Mes pauvres lieux communs

    Six pieds sous terre
    Jojo
    Tu chantes encore
    Six pieds sous terre
    Tu n’es pas mort

    Jojo.
    Je te quitte au matin
    Pour de vagues besognes
    Parmi quelques ivrognes
    Des amputés du cœur
    Qui ont trop ouvert les mains
    Jojo
    Je ne rentre plus nulle part
    Je m´habille de nos rêves
    Orphelin jusqu´aux lèvres
    Mais heureux de savoir
    Que je te viens déjà

    Six pieds sous terre
    Jojo
    Tu n´es pas mort
    Six pieds sous terre
    Jojo
    Je t´aime encore

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


    4 commentaires
  •  

    .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Jacques Higelin »

     

    « Poil dans la main »

     

    … Prière de ne voir aucun rapprochement

    avec des faits existants ou ayant existés !


     

    Poil Dans La Main

    Poil dans la main payé à rien foutre
    Regarder la poutre dans l`oeil du voisin
    Poil dans la main payé à rien foutre
    Regarder la poutre dans l`oeil du voisin
    Qu`il est donc doux de rester sans rien faire
    Tandis que tout s`agite autour de soi
    Touche à tout sauf à la moustiquaire
    Touche à tout juste bon à m`amadouer

    Un jour j`ai vu une chaise
    toute seule sur le trottoir
    Une putain de belle chaise toute noire en fer
    Avec des lanières de plastique tendues
    Une vraie chaise de bar à putes
    une chaise à l`état brut
    Qui avait dû en voir et en recevoir des culs
    Des gros lourdingues à fessier mou
    Des p`tits malingres reserrés du trou
    Ou des jolis voluptueux qui vous attirent le bout des yeux
    Pour mieux leur passer les menottes

    Qu`il est donc doux de rester sans rien faire
    Tandis que tout s`agite autour de soi
    Poil dans la main payé à rien foutre
    Regarder la poutre dans l`oeil du voisin

    Mais va savoir a c`moment-là
    J`avais perdu le goût de m`asseoir
    Et d`amarrer ma solitude
    Mon cafard et mes habitudes
    A celles des piliers d`abreuvoir
    J`en ai eu marre d`les voir s`écrouler sur eux-mêmes
    En s`raccrochantà des histoires qui tiennent pas d`bout

    Ces pt`titres histoires qui vous entrainent
    Au fil des heures des jours des soirs des s`maines
    De soirs pisseux en matins blêmes
    Direct au trou

    Qu`il est donc doux de rester sans rien faire
    Tandis que tout s`agite autour de soi
    Touche à tout sauf à la moustiquaire
    Touche à tout juste bon à m`amadouer

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    4 commentaires
  •  

    .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Johnny Hallyday

    « Diégo »

    Je préfère souvent l'original mais là,

    j'aime  bien !

     

     

     


      

    Diégo,

    Derrière des barreaux
    Pour quelques mots
    Qu'il pensait si fort
    Dehors il fait chaud
    Des milliers d'oiseaux
    S'envolent sans effort

    Quel est ce pays
    Où frappe la nuit
    La loi du plus fort ?

    Diego, libre dans sa tête
    Derrière sa fenêtre
    S'endort peut-etre...

    Et moi qui danse ma vie
    Qui chante et qui rit
    je pense à lui

    Ohhhhhh
    Diego, libre dans sa tête
    Derrière sa fenêtre
    S'endort peut-être...

    Quel est ce pays
    Où frappe la nuit
    La loi du plus fort ?

    Ohhhh
    Diego libre dans sa tête
    Derrière sa fenêtre
    Déjà mort peut-être ...

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    4 commentaires
  • Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Léo Ferré »

     

    « Spleen »

     

    … de Charles Baudelaire ... que du beau monde !

     

     


      

     

    Spleen

    Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
    Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
    Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
    II nous verse un jour noir plus triste que les nuits;

    Quand la terre est changée en un cachot humide,
    Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
    S'en va battant les murs de son aile timide
    Et se cognant la tête à des plafonds pourris;

    Quand la pluie étalant ses immenses traînées
    D'une vaste prison imite les barreaux,
    Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
    Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

    Des cloches tout à coup sautent avec furie
    Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
    Ainsi que des esprits errants et sans patrie
    Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

    — Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
    Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
    Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
    Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    votre commentaire
  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Didier Barbelivien

     « Jean de France »

    Un superbe éloge à Jean Ferrat !

     

     

      

     

    Jean De France:

     

    J’aimais ton rire j’aimais ta voix

    qui racontait nos différences

    moustache rapportées de Cuba

    de Santiago quelle importance

    j’aimais tout ceux qui étaient toi

    quand tu bousculais nos consciences

    Jean ta belle môme ou Jean Ferrat

    tes mots déchiraient nos silences

    et je m’imaginais Créteil

    quand tu me fredonnais

    ma môme et ces deux enfants au soleil

    Garcia Lorca en son royaume

    moi j’écoutais nuit et brouillard

    enfermé dans mon innocence

    je comprendrais beaucoup plus tard

    nul ne guérit de son enfance

    Jean de France

    tu chantais pour les gens de France

    de la Bretagne à la Provence

    avec la fièvre telle insolence

    de dire ce mot ne disais pas Jean de France

    Humain jusqu'à la transparence

    de se regard qui fait confiance

    pour le secret des confidences

    quand tu croisais les yeux d’Elsa

    D’ailleurs que serais-je sans toi

    et voilà Aragon qui danse

    même Ferré n’en reviens pas

    de ces mélodies qui s’élancent

    ces Potemkine et Maria unit

    dans la même souffrance

    mourir au soleil ça me va

    mourir debout quelle élégance

    Jean de France

    tu chantais pour les gens de France

    de la montagne aux plaines immenses

    tu défendais tout ceux qui pensent

    que le malheur n’existe pas

    Tu mettais le vide hors la loi

    du simple fait de ta présence

    un jour futur un jour viendra

    ou plutôt que l’indifférence

    et tes chansons de ce temps là

    ont bercé mon adolescence

    un drapeau rouge au bout des bras

    tous ces taureaux quand j’y repense

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    votre commentaire
  • .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Julien Clerc  »

     

    « Fais moi une place »

     

    … Belle déclaration d’amour !

     

     

     

    Fais-moi une place

    Fai moi une place

    Au fond d' ta bulle
    Et si j' t'agace
    Si j'suis trop nul
    Je deviendrai
    Tout pâle, tout muet, tout p'tit
    Pour que tu m'oublies

    Fais-moi une place
    Au fond d' ton cœur
    Pour que j' t'embrasse
    Lorsque tu pleures
    Je deviendrai
    Tout fou, tout clown, gentil
    Pour qu' tu souries

    J' veux q' t'aies jamais mal
    Q' t'aies jamais froid
    Et tout m'est égal
    Tout, à part toi
    Je t'aime

    Fais-moi une place
    Dans ton av'nir
    Pour que j'ressasse
    Moins mes souvenirs
    Je s'rais jamais
    Eteint hautain lointain
    Pour qu'tu sois bien

    Fais-moi une place
    Dans tes urgences
    Dans tes audaces
    Dans ta confiance
    Je s'rai jamais
    Distant, distrait, cruel
    Pour q' tu sois belle

    J' veux pas q' tu t'ennuies
    J' veux pas q' t'aies peur
    J' voudrais q' tu oublies
    L' goût du malheur
    Je t'aime

    Une petite place
    Ici, maintenant
    Car le temps passe
    À pas d' géant
    Je me ferai
    Tout neuf, tout beau, tout ça...
    Pour être à toi

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    1 commentaire
  •  

    .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Léo Ferré  »

     « Pépée »

     

    … Hommage à sa guenon chimpanzé nommée « Pépée » … 

     

     

     

     

    Pépée

    T'avais les mains comme des raquettes
    Pépée
    Et quand j' te f'sais les ongles
    J' voyais des fleurs dans ta barbiche
    T'avais les oreilles de Gainsbourg
    Mais toi t'avais pas besoin d' scotch
    Pour les replier la nuit
    Tandis que lui... ben oui !
    Pépée

    T'avais les yeux comme des lucarnes
    Pépée
    Comme on en voit dans l' port d'Anvers
    Quand les matins ont l'âme verte
    Et qu'il leur faut des yeux d' rechange
    Pour regarder la nuit des autres
    Comme on r'gardait un chimpanzé
    Chez les Ferré
    Pépée

    T'avais le cœur comme un tambour
    Pépée
    De ceux qu'on voit le vendredi saint
    Vers les trois heures après midi
    Pour regarder Jésus-machin
    Souffler sur ses trent'-trois bougies
    Tandis que toi t'en avais qu'huit
    Le sept avril
    De soixante-huit
    Pépée

    J' voudrais avoir les mains d' la mort
    Pépée
    Et puis les yeux et puis le cœur
    Et m'en venir coucher chez toi
    Ça changerait rien à mon décor
    On couche toujours avec des morts
    On couche toujours avec des morts
    On couche toujours avec des morts
    Pépée

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    1 commentaire
  •  

     

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Françoise Hardy  »

     

    « La maison où j’ai grandi »

     

    … Un lointain souvenir …

     

     


                                                        

     

    La maison où j’ai grandi

    Quand je me tourne vers mes souvenirs,
    je revois la maison où j'ai grandi.
    Il me revient des tas de choses:
    je vois des roses dans un jardin.
    Là où vivaient des arbres, maintenant
    la ville est là,
    et la maison, les fleurs que j'aimais tant,
    n'existent plus.

    Ils savaient rire, tous mes amis,
    ils savaient si bien partager mes jeux,
    mais tout doit finir pourtant dans la vie,
    et j'ai dû partir, les larmes aux yeux.
    Mes amis me demandaient "Pourquoi pleurer?"
    et "Couvrir le monde vaut mieux que rester.
    Tu trouveras toutes les choses qu'ici on ne voit pas,
    toute une ville qui s'endort la nuit dans la lumière."

    Quand j'ai quitté ce coin de mon enfance,
    je savais déjà que j'y laissais mon cœur.
    Tous mes amis, oui, enviaient ma chance,
    mais moi, je pense encore à leur bonheur.,
    à l'insouciance qui les faisait rire,
    et il me semble que je m'entends leur dire:
    "Je reviendrai un jour, un beau matin
    parmi vos rires,
    oui, je prendrai un jour le premier train
    du souvenir."

    La temps a passé et me revoilà
    cherchant en vain la maison que j'aimais.
    Où sont les pierres et où sont les roses,
    toutes les choses auxquelles je tenais?
    D'elles et de mes amis plus une trace,
    d'autres gens, d'autres maisons ont volé leurs places.
    Là où vivaient des arbres, maintenant
    la ville est là,
    et la maison , où est-elle, la maison
    où j'ai grandi?

    Je ne sais pas où est ma maison,
    la maison où j'ai grandi.
    Où est ma maison?
    Qui sait où est ma maison?
    Ma maison, où est ma maison?
    Qui sait où est ma maison?

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


    4 commentaires
  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Daniel Balavoine  »

     

    « L’Azisa »

     

    … En ces temps où la couleur de peau

    pose des problèmes à certains …

     


                                                                      

     

    L'Aziza,

    Petite rue de casbah
    Au milieu de casa
    Petite brune enroulée d'un drap
    Court autour de moi
    Ses yeux remplis de "pourquoi?"
    Cherchent une réponse en moi
    Elle veut vraiment que rien ne soit sûr
    Dans tout ce qu'elle croit

    Ta couleur et tes mots tout me va
    Que tu vives ici ou là-bas
    Danse avec moi
    Si tu crois que ta vie est là
    Ce n'est pas un problème pour moi
    L'Aziza
    Je te veux si tu veux de moi

    Et quand tu marches le soir
    Ne trembles pas
    Laisse glisser les mauvais regards
    Qui pèsent sur toi
    L'Aziza, Ton étoile jaune c'est ta peau
    Tu n'as pas le choix
    Ne la porte pas comme on porte un fardeau
    Ta force c'est ton droit

    Ta couleur et tes mots tout me va
    Que tu vives ici ou là-bas
    Danse avec moi
    Si tu crois que ta vie est là
    Ce n'est pas un problème pour moi
    L'Aziza
    Je te veux si tu veux de moi

      

    Bon partage !

     

    Rotpier


    2 commentaires
  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Léo Ferré :

    « Les temps sont difficiles »

    Une belle tranche d’années 60 !

     

     

     

    Les temps sont difficiles,

    Ma femme veut jouer les Présidents
    Elle dit que c'est très plébixcitant
    Pour lui montrer que j' suis un homme
    Je dois lui dire par référendum

    Les temps sont difficiles!

    Le matin c'est oui, le soir c'est non
    Elle tient pas compte des abstentions
    Ni oui ni non, ça fait coup nul
    Voilà mon scrutin, j' garde mes scrupules

    Les temps sont difficiles!

    J'irai revoir ta Normandie
    Mon vieux Gabin, mon vieux grisbi
    Car la Normandie, c'est notoire
    Ça mesure que trois cents hectares

    Les temps sont difficiles!

    Pour faire face à la vérité
    J'ai poussé jusqu'à la télé
    Où l'on m'a dit "Vous demandez qui?
    La vérité? C'est pas ici!"

    Les temps sont difficiles!

    Le Français, ça n'est pas raciste
    Ça aime les juifs, les anarchistes
    Les pieds d' cochon, les pieds paquets
    Les pieds au cul, les pieds qu' tu sais

    Les temps sont difficiles!

    Fini le temps des barbaries
    Le Français aime rester chez lui
    Monte Carlo est en faillite
    On n'a qu' l'Algérie qu'on mérite

    Les temps sont difficiles!

    A Cuba, y a pas qu' du tabac
    D' la canne à sucre et d' la rumba
    Y a du suspens et d' la terreur
    Kennedy soigne ses électeurs

    Les temps sont difficiles!

    Trois jours après, on s' serre la louche
    On fout en l'air toutes ses cartouches
    Les p'tits Chinois bouffent de l'Indien
    Tiens, tiens, tiens, tiens, 
    Voilà du Bouddha, voilà du Bouddha!

    Les temps sont difficiles!

    A Rome, il y a l'oecu... ménique
    De quoi remplir la Basilique
    Il faut être conciliants, mes frères
    Les con... ciles, c'est si rare, mon Père

    Les temps sont difficiles!

    Le Vatican n'est pas d'accord
    Il dit qu'à Liège on a eu tort
    Quand tu verras un pape sans bras
    Avec quoi donc y t' bénira?

    Les temps sont difficiles!

    Verlaine est mort dans la détresse
    Rembrandt est mort l'huissier aux fesses
    Beethoven est mort dans la merde
    J'ai qu' ce mot-là, faut pas qu'on l' perde

    Faut distraire le profane!

    Verlaine est vivant au lycée
    Rembrandt est vivant au musée
    Beethoven vit chez l'amoureux
    Tous les dimanches que fait l' bon Dieu

    Quand Il est mélomane!

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


    4 commentaires
  •  

    Me voila de retour, à la bourre, mais de retour !

     

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Georges Brassens :

     « Hécatombe »

    + un couplet en bonus de Rotpier !

     

     

     

    Hécatombe:

     

    Au marché de Briv'-la-Gaillarde
    A propos de bottes d'oignons
    Quelques douzaines de gaillardes
    Se crêpaient un jour le chignon
    A pied, à cheval, en voiture
    Les gendarmes mal inspirés
    Vinrent pour tenter l'aventure
    D'interrompre l'échauffourée

    Or, sous tous les cieux sans vergogne
    C'est un usag' bien établi
    Dès qu'il s'agit d'rosser les cognes
    Tout le monde se réconcilie
    Ces furies perdant tout' mesure
    Se ruèrent sur les guignols
    Et donnèrent je vous l'assure
    Un spectacle assez croquignol

    En voyant ces braves pandores
    Etre à deux doigts de succomber
    Moi, j'bichais car je les adore
    Sous la forme de macchabées
    De la mansarde où je réside
    J'exitais les farouches bras
    Des mégères gendarmicides
    En criant: "Hip, hip, hip, hourra!"

    Frénétiqu' l'un' d'elles attache
    Le vieux maréchal des logis
    Et lui fait crier: "Mort aux vaches,
    Mort aux lois, vive l'anarchie!"
    Une autre fourre avec rudesse
    Le crâne d'un de ses lourdauds
    Entre ses gigantesques fesses
    Qu'elle serre comme un étau

    La plus grasse de ses femelles
    Ouvrant son corsage dilaté
    Matraque à grand coup de mamelles
    Ceux qui passent à sa portée
    Ils tombent, tombent, tombent, tombent
    Et s'lon les avis compétents
    Il paraît que cette hécatombe
    Fut la plus bell' de tous les temps

    Jugeant enfin que leurs victimes
    Avaient eu leur content de gnons
    Ces furies comme outrage ultime
    En retournant à leurs oignons
    Ces furies à peine si j'ose
    Le dire tellement c'est bas
    Leur auraient mêm' coupé les choses
    Par bonheur ils n'en avait pas
    Leur auraient mêm' coupé les choses
    Par bonheur ils n'en avait pas

     

     

    Le couplet bonus du Rotpier

    que vous pouvez chanter sur le même air :

     

    Je me permets une remarque

    A votre intention braves gens

    Que si de nos jours débarquent

    Des couplets aussi dérangeants

    Je fais le pari que les cognes

    Ne laisseraient pas passer ça

    Et qu’ils porteraient les charognes

    Plainte au tribunal et fissa

    Et qu’ils porteraient les charognes

    Plainte au tribunal et fissa

     

    Et

     

    Et gare aux  grilles !

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    2 commentaires
  •  

     

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Serge Lama

    « Les glycines »

     

    Rappel: il ne faut pas confondre:

    " Glisser dans la piscine " et " --------------------- " !              

     Et pis c'est tout !

     

     

    Les glycines,

    Sur le mur y avait des glycines
    Sur le mur y avait des glycines
    Toi, tu portais un tablier bleu
    Toi, tu portais un tablier

    Toujours le nez dans tes bassines
    Toujours le nez dans tes bassines
    En ce temps-là, on se parlait peu
    En ce temps-là, on se taisait.

    C'est pas d'l'amour, pauvre Martha !
    C'est pas d'l'amour, mais ça viendra

    Paraît que cousin et cousine
    Paraît que cousin et cousine
    Ça ne doit pas s'aimer d'amour, non
    Ça ne doit pas parler d'amour

    Alors on parlait du beau temps
    De la pluie et des fleurs des champs
    De la vendange et du labour, mais
    On ne parlait jamais d'amour

    C'est pas d'l'amour, pauvre Martha !
    C'est pas d'l'amour, mais ça viendra

    Puis je suis parti en usine
    Puis je suis parti en usine
    Je n'voulais pas être fermier, moi
    Je voulais être le premier

    Merci beaucoup, petit Jésus
    J'ai bien mangé et j'ai bien bu
    Je suis aimé ou respecté, moi
    On me dit "vous" pour me parler

    C'est pas d'l'amour, pauvre Martha
    C'est pas d'l'amour, mais ça viendra

    Pourtant quand je vois des glycines
    Pourtant quand je vois des glycines
    J'ai envie de les arracher, moi
    J'ai envie de les arracher

    Paraît que t'aurais eu deux filles
    Qui font partie de ma famille
    Mais comme l'amour ne me dit plus rien
    Elles n'auront jamais de cousins

    C'est pas d'l'amour, pauvre Martha
    C'est pas d'la haine, mais ça viendra.

     

     
     
     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    votre commentaire
  •  

     

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Léo Ferré »

    « Avec le temps »

     

    Encore une très grande chanson …

     

     

    ,

    Avec le temps,

     

    Avec le temps...
    Avec le temps, va, tout s´en va
    On oublie le visage et l´on oublie la voix
    Le cœur, quand ça bat plus, c´est pas la peine d´aller
    Chercher plus loin, faut laisser faire et c´est très bien

    Avec le temps...
    Avec le temps, va, tout s´en va
    L´autre qu´on adorait, qu´on cherchait sous la pluie
    L´autre qu´on devinait au détour d´un regard
    Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
    D´un serment maquillé qui s´en va faire sa nuit
    Avec le temps tout s´évanouit

    Avec le temps...
    Avec le temps, va, tout s´en va
    Même les plus chouettes souv´nirs ça t´as une de ces gueules
    A la gal´rie j´farfouille dans les rayons d´la mort
    Le samedi soir quand la tendresse s´en va toute seule

    Avec le temps...
    Avec le temps, va, tout s´en va
    L´autre à qui l´on croyait pour un rhume, pour un rien
    L´autre à qui l´on donnait du vent et des bijoux
    Pour qui l´on eût vendu son âme pour quelques sous
    Devant quoi l´on s´traînait comme traînent les chiens
    Avec le temps, va, tout va bien

    Avec le temps...
    Avec le temps, va, tout s´en va
    On oublie les passions et l´on oublie les voix
    Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
    Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

    Avec le temps...
    Avec le temps, va, tout s´en va
    Et l´on se sent blanchi comme un cheval fourbu
    Et l´on se sent glacé dans un lit de hasard
    Et l´on se sent tout seul peut-être mais peinard
    Et l´on se sent floué par les années perdues
    Alors vraiment... avec le temps... on n´aime plus

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


    6 commentaires
  •  

    Une fois par semaine, je vous propose de partager les chansons et les artistes que j’aime !

     Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Daniel Guichard :  «  Mon vieux »

     

     

     

    Paroles: Michèle Senlis & Daniel Guichard. Musique: Jean Ferrat   1974

    Mon Vieux, 

    Dans son vieux pardessus râpé
    Il s'en allait l'hiver, l'été
    Dans le petit matin frileux
    Mon vieux.

    Y avait qu'un dimanche par semaine
    Les autres jours, c'était la graine
    Qu'il allait gagner comme on peut
    Mon vieux.

    L'été, on allait voir la mer
    Tu vois c'était pas la misère
    C'était pas non plus l'paradis
    Hé oui tant pis.

    Dans son vieux pardessus râpé
    Il a pris pendant des années
    L'même autobus de banlieue
    Mon vieux.

    L'soir en rentrant du boulot
    Il s'asseyait sans dire un mot
    Il était du genre silencieux
    Mon vieux.

    Les dimanches étaient monotones
    On n'recevait jamais personne
    Ça n'le rendait pas malheureux
    Je crois, mon vieux.

    Dans son vieux pardessus râpé
    Les jours de paye quand il rentrait
    On l'entendait gueuler un peu
    Mon vieux.

    Nous, on connaissait la chanson
    Tout y passait, bourgeois, patrons,
    La gauche, la droite, même le bon Dieu
    Avec mon vieux.

    Chez nous y avait pas la télé
    C'est dehors que j'allais chercher
    Pendant quelques heures l'évasion
    Tu sais, c'est con!

    Dire que j'ai passé des années
    A côté de lui sans le r'garder
    On a à peine ouvert les yeux
    Nous deux.

    J'aurais pu c'était pas malin
    Faire avec lui un bout d'chemin
    Ça l'aurait p't'-êt' rendu heureux
    Mon vieux.

    Mais quand on a juste quinze ans
    On n'a pas le cœur assez grand
    Pour y loger tout's ces chos's-là
    Tu vois.

    Maintenant qu'il est loin d'ici
    En pensant à tout ça, j'me dis
    "J'aim'rais bien qu'il soit près de moi"
    PAPA...

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    2 commentaires
  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Jean Ferrat :

    « Au printemps de quoi rêvais-tu ? »

    ... Même si nous sommes en été ...

     

     

     

     

    Au printemps de quoi rêvais-tu ?

    Au printemps de quoi rêvais-tu?
    Vieux monde clos comme une orange
    Faites que quelque chose change
    Et l’on croisait des inconnus
    Riant aux anges
    Au printemps de quoi rêvais-tu?

    Au printemps de quoi riais-tu?
    Jeune homme bleu de l’innocence
    Tout a couleur de l’espérance
    Que l’on se batte dans la rue
    Ou qu’on y danse
    Au printemps de quoi riais-tu?

    Au printemps de quoi rêvais-tu?
    Poing levé des vieilles batailles
    Et qui sait pour quelles semailles
    Quand la grève épousant la rue
    Bat la muraille
    Au printemps de quoi rêvais-tu?

    Au printemps de quoi doutais-tu?
    Mon amour que rien ne rassure
    Il est victoire qui ne dure
    Que le temps d’un Ave, pas plus
    Ou d’un parjure
    Au printemps de quoi doutais-tu?

    Au printemps de quoi rêves-tu?
    D’une autre fin à la romance
    Au bout du temps qui se balance
    Un chant à peine interrompu
    D’autres s’élancent
    Au printemps de quoi rêves-tu?

    D’un printemps ininterrompu

     

    Bon partage !

    Rotpier


    2 commentaires
  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Michel Berger

    « Chanter pour ceux »

    Nota:  Je l'ai déjà mise au moins deux fois,

    mais quand on aime ... on ne compte plus !

     

    Celui-là passe toute la nuit
    A regarder les étoiles
    En pensant qu´au bout du monde
    Y a quelqu´un qui pense à lui
    Et cette petite fille qui joue
    Qui ne veut plus jamais sourire
    Et qui voit son père partout
    Qui s´est construit un empire
    Où qu´ils aillent
    Ils sont tristes à la fête
    Où qu´ils aillent
    Ils sont seuls dans leur tête

    {Refrain:}
    Je veux chanter pour ceux
    Qui sont loin de chez eux
    Et qui ont dans leurs yeux
    Quelque chose qui fait mal
    Qui fait mal
    Je veux chanter pour ceux
    Qu´on oublie peu à peu
    Et qui gardent au fond d´eux
    Quelque chose qui fait mal
    Qui fait mal

    Qui a volé leur histoire?
    Qui a volé leur mémoire?
    Qui a piétiné leur vie
    Comme on marche sur un miroir?
    Celui-là voudra des bombes
    Celui-là comptera les jours
    En alignant des bâtons
    Comme les barreaux d´une prison
    Où qu´ils aillent
    Ils sont tristes à la fête
    Où qu´ils aillent
    Ils sont seuls dans leur tête

    {au Refrain}

    Quand je pense à eux
    Ça fait mal ça fait mal
    Quand je pense à eux
    Ça fait mal ça fait mal

    Bon partage !

     

    Rotpier


    8 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique