• .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    «Véronique  ( elle fait ce qu'elle veut ! ) Sanson »

     

    « Vancouver »

     

    Et si vous allez de ville en ville, sortez Vancouver !

     

     

    Vancouver

     
    Aller de ville en ville
    Ça je l'ai bien connu.
    Je mène ma vie
    Comme un radeau perdu.
    Les gens de la nuit
    Sont toujours là quand il faut,
    Ils vous accueillent avec des rires et des bravos.
     
    Les vapeurs d'alcool
    Ça je les connais bien.
    Les cheveux qui collent
    Au front des musiciens.
    Et c'est difficile
    Le choix d'une vie,
    Je rêve de choses dont j'ai réellement envie.
     
    Je chante dans le port de Vancouver.
    Je chante sur des souvenirs amers.
    Et je danse,
    Je danse,
    Tu sais bien,
    Je n' vois jamais le matin.
     
    Tu sais bien:
     
    À midi je suis dans mon lit
    Et je rêve de quelque chose,
    À minuit je suis dans la ville
    Et je cherche quelque chose.
     
    Les randonnées folles
    Ça je les connais bien.
    Les filles qui volent
    Autour des musiciens.
    Les gens de la nuit
    Sont toujours là quand il faut
    Ils vous appellent avec des rires et des bravos.
     
    Le son du silence
    Il faut l'avoir connu.
    J'appelle la chance
    Qui n'est jamais venue.
    Et c'est difficile
    Le choix d'une vie,
    Je rêve de choses dont j'ai réellement envie.
     
    Je chante dans le port de Vancouver.
    Je chante sur des souvenirs amers.
    Et je danse,
    Je danse,
    Tu sais bien,
    Je n'vois jamais le matin.
     
    Et je chante dans le port de Vancouver.
    Et je lance des menaces dans les airs.
    Et je danse,
    Oh je danse,
    Tu sais bien,
    Je n'vois jamais le matin.
     
    Tu sais bien:
     
    À midi je suis dans mon lit
    Et je rêve de quelque chose,
    À minuit je suis dans la ville
    Et je cherche quelque chose.
     
    À midi je suis dans mon lit
    Et je rêve de quelque chose,
    À minuit je suis dans la ville
    Et je cherche bien.
     
    À midi je suis dans mon lit
    Et je rêve de quelque chose,
    À minuit je suis dans la ville
    Et je cherche quelque chose...

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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  • Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Serge Lama »

     

    « l’Algérie »

     

    … Cette aventure dont on ne voulait pas …

     

    S'ils sont sortis du colonialisme, le peuple est resté sous le joug des politiques corrompus et profiteurs comme dans bien d'autres pays, une sorte de colonialisme interne.

     

     

     

     

    L'Algérie,

    Dans ce port nous étions des milliers de garçons 
    Nous n'avions pas le cœur à chanter des chansons 
    L'aurore était légère, il faisait presque beau 
    C'était la première fois que je prenais le bateau 

    L'Algérie 
    Ecrasée par l'azur 
    C'était une aventure 
    Dont on ne voulait pas 
    L'Algérie 
    Du désert à Blida 
    C'est là qu'on est parti jouer les p'tits soldats 
    Aux balcons séchaient draps et serviettes 
    Comme en Italie 
    On prenait de vieux trains à banquettes 
    On était mal assis 
    L'Algérie 
    Même avec un fusil 
    C'était un beau pays 
    L'Algérie 

    Ce n'était pas un port à faire du mélo 
    Et pourtant je vous jure que j'avais le coeur gros 
    Quand ils ont vu le quai s'éloigner, s'éloigner 
    Y en a qui n'ont pas pu s'empêcher de pleurer 

    L'Algérie 
    Ecrasée par l'azur 
    C'était une aventure 
    Dont on ne voulait pas 
    L'Algérie 

    Du désert à Blida 
    C'est là qu'on est parti jouer les p'tits soldats 
    Nos fiancées nous écrivaient des lettres 
    Avec des mots menteurs 
    Le soir on grillait des cigarettes 
    Afin d'avoir moins peur 
    L'Algérie 
    Même avec un fusil 
    C'était un beau pays 
    L'Algérie 

    Un port ce n'est qu'un port, mais dans mes souvenirs 
    Certains soirs malgré moi je me vois revenir 
    Sur le pont délavé de ce bateau prison 
    Quand Alger m'a souri au bout de l'horizon 

    L'Algérie 
    Ecrasée par l'azur 
    C'était une aventure 
    Dont je ne voulais pas 
    L'Algérie 
    Du désert à Blida 
    C'est là que j'étais parti jouer les p'tits soldats 
    Un beau jour je raconterai l'histoire 
    A mes petits enfants 
    Du voyage où notre seule gloire 
    C'était d'avoir vingt ans 
    L'Algérie 
    Avec ou sans fusil 
    ça reste un beau pays 
    L'Algérie

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Le Grand Jacques :

    « Jeff »

     

     

    Un plaidoyer pour l’amitié

    à l’état pur.

     

     

    Jeff

     

    Non, Jef, t'es pas tout seul
    Mais arrête de pleurer
    Comme ça devant tout l’monde
    Parce qu'une demi-vieille
    Parce qu'une fausse blonde
    T'a relaissé tomber
    Non, Jef, t'es pas tout seul
    Mais tu sais qu’tu m’fais honte
    A sangloter comme ça
    Bêtement devant tout l’monde
    Parce qu'une trois quarts putain
    T'a claqué dans les mains
    Non, Jef, t'es pas tout seul
    Mais tu fais honte à voir
    Les gens se paient not’ tête
    Foutons l’camp de c’trottoir
    Viens, Jef, viens, viens, viens !

    {Refrain:}
    Viens, il me reste trois sous
    On va aller s’les boire
    Chez la mère Françoise
    Viens, Jef, viens
    Viens, il me reste trois sous
    Et si c'est pas assez
    Ben il m’restera l'ardoise
    Puis on ira manger
    Des moules et puis des frites
    Des frites et puis des moules
    Et du vin de Moselle
    Et si t'es encore triste
    On ira voir les filles
    Chez la madame Andrée
    Paraît qu’y en a d’nouvelles
    On r’chantera comme avant
    On s’ra bien tous les deux
    Comme quand on était jeunes
    Comme quand c'était le temps
    Que j’avais d’l’argent

    Non, Jef, t'es pas tout seul
    Mais arrête tes grimaces
    Soulève tes cent kilos
    Fais bouger ta carcasse
    Je sais qu’t’as le cœur gros
    Mais il faut le soulever, Jef
    Non Jef t'es pas tout seul
    Mais arrête de sangloter
    Arrête de te répandre
    Arrête de répéter
    Qu’t’es bon à t’ outre à l’eau
    Qu’t'es bon à te pendre
    Non, Jef, t'es pas tout seul
    Mais c'est plus un trottoir
    Ça d’vient un cinéma
    Où les gens viennent te voir
    Viens, Jef, allez viens, viens !

    {Refrain:}

    Viens, il me reste ma guitare
    Je l'allumerai pour toi
    Et on s’ra espagnols
    Jef, viens, viens
    Comme quand on était mômes
    Même que j'aimais pas ça
    T'imiteras l’rossignol
    Jef,
    Puis on s’trouvera un banc
    On parlera d’l’Amérique
    Où c'est qu'on va aller, tu sais
    Quand on aura du fric
    Jef, viens
    Et si t'es encore triste
    Ou rien qu’si t’en as l’air
    J’te raconterai comment
    Tu d’viendras Rockefeller
    On s’ra bien tous les deux
    On r’chantera comme avant
    Comme quand on était beaux
    Jef,
    Comme quand c'était l’temps
    D'avant qu'on soit poivrots

    Allez viens Jef, viens
    Ouais ! Ouais, Jef, ouais, viens !

     

     

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     

     


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  • Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Maxime Le Forestier

    "Né quelque part,"

     

     

    Né quelque part

    On choisit pas ses parents,
    on choisit pas sa famille
    On choisit pas non plus
    les trottoirs de Manille
    De Paris ou d´Alger
    Pour apprendre à marcher
    Etre né quelque part
    Etre né quelque part
    Pour celui qui est né
    C´est toujours un hasard


    Nom´inqwando yes qxag iqwahasa {2x}

    Y a des oiseaux de basse cour et des oiseaux de passage
    Ils savent où sont leur nids, quand ils rentrent de voyage
    Ou qu´ils restent chez eux
    Ils savent où sont leurs œufs

    Etre né quelque part
    Etre né quelque part
    C´est partir quand on veut,
    Revenir quand on part

    Est-ce que les gens naissent
    Egaux en droits
    A l´endroit
    Où ils naissent

    Nom´inqwando yes qxag iqwahasa

    Est-ce que les gens naissent Egaux en droits
    A l´endroit
    Où ils naissent
    Que les gens naissent
    Pareils ou pas

    On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille
    On choisit pas non plus les trottoirs de Manille
    De Paris ou d´Alger
    Pour apprendre à marcher

    Je suis né quelque part
    Je suis né quelque part
    Laissez moi ce repère
    Ou je perds la mémoire


    Nom´inqwando yes qxag iqwaha.sa
    Est-ce que les gens naissent...

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Arno »

     

    «  Les yeux de ma mère »

     

    Elle est un peu spéciale, je vous l'accorde , mais j'aime !

     

     

    ♪ Les yeux de ma mère (Live) ♪

     

    Ma mère elle a quelque chose
    Quelque chose dangereuse
    Quelque chose d'une allumeuse
    Quelque chose d'une emmerdeuse

    Elle a des yeux qui tuent
    Mais j'aime ses mains sur mon corps
    J'aime l'odeur au-dessous de ses bras
    Oui je suis comme ça

    Dans les yeux de ma mère
    Il y a toujours une lumière
    Dans les yeux de ma mère
    Il y a toujours une lumière
    L'amour je trouve ça toujours
    Dans les yeux de ma mère
    Dans les yeux de ma mère
    Il y a toujours une lumière

    Ma mère elle m'écoute toujours
    Quand je suis dans la merde
    Elle sait quand je suis con et faible
    Et quand je suis bourré comme une baleine
    C'est elle qui sait que mes pieds puent
    C'est elle qui sait comment j'suis nu
    Mais quand je suis malade
    Elle est la reine du suppositoire

    Dans les yeux de ma mère
    Il y a toujours une lumière
    Dans les yeux de ma mère
    Il y a toujours une lumière
    L'amour je trouve ça toujours
    Dans les yeux de ma mère
    Dans les yeux de ma mère
    Il y a toujours une lumière

    Ma mère a quelque chose
    Quelque chose dangereuse
    Quelque chose d'une allumeuse
    Quelque chose d'une emmerdeuse

    Dans les yeux de ma mère
    Il y a toujours une lumière
    Dans les yeux de ma mère
    Il y a toujours une lumière
    Dans les yeux de ma mère
    Il y a toujours...

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    «Alain Souchon »

     

    «  Et si en plus y a personne »

     

    Un vrai petit bijou ... pour athées ! 

     

     

    Et si en plus y a personne

     

    Abderhamane, Martin, David
    Et si le ciel était vide
    Tant de processions, tant de têtes inclinées
    Tant de capuchons tant de peur souhaitées
    Tant de démagogues de Temples de Synagogues
    Tant de mains pressées, de prières empressées

     

    Tant d'angélus
    Ding
    Qui résonne
    Et si en plus
    Ding
    Y'a personne
    Abderhamane, Martin, David
    Et si le ciel était vide
    Il y a tant de torpeurs
    De musiques antalgiques
    Tant d'anti-douleurs dans ces jolis cantiques
    Il y a tant de questions et tant de mystères
    Tant de compassions et tant de révolvers
    Tant d'angélus
    Ding
    Qui résonne
    Et si en plus
    Ding
    Y'a personne
    Arour hachem, Inch Allah
    Are Krishhna, Alléluia
    Abderhamane, Martin, David
    Et si le ciel était vide
    Si toutes les balles traçantes
    Toutes les armes de poing
    Toutes les femmes ignorantes
    Ces enfants orphelins
    Si ces vies qui chavirent
    Ces yeux mouillés
    Ce n'était que le vieux plaisir
    De zigouiller
    Et l'angélus
    Ding
    Qui résonne
    Et si en plus
    Ding
    Y'a personne
    Et l'angélus
    Ding
    Qui résonne
    Et si en plus
    Ding
    Y'a personne

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Marie Laforet »

     

    «  Ivan, Boris et moi »

     

    Un petit hommage ... 

     

     

    Ivan, Boris et moi,

     

    Lorsque nous étions encore enfants
    Sur le chemin de bruyère
    Tout le long de la rivière
    On cueillait la mirabelle
    Sous le nez des tourterelles

    Anton, Ivan, Boris et moi
    Rebecca, Paula, Johanna et moi

    Le dimanche pour aller danser
    On mettait tous nos souliers
    Dans le même panier
    Et pour pas les abîmer
    On allait au bal à pied

    {x2:} 
    Anton, Ivan, Boris et moi
    Rebecca, Paula, Johanna et moi

    Ça compliquait bien un peu la vie
    Trois garçons pour quatre filles
    On était tous amoureux
    Toi de moi et moi de lui
    L'une hier l'autre aujourd'hui

    Anton, Ivan, Boris et moi
    Rebecca, Paula, Johanna et moi

    Dire qu'au moment de se marier
    On est tous allés chercher
    Ailleurs ce que l'on avait
    À portée de notre main
    On a quitté les copains

    {x2:} 
    Anton, Ivan, Boris et moi
    Rebecca, Paula, Johanna et moi

    Aujourd'hui chaque fois qu'on s'écrit
    C'est qu'il nous vient un enfant
    Le monde a beau être grand
    C'est à peine s'il contient
    Nos enfants et leurs parrains

    Anton, Ivan, Boris et moi
    Rebecca, Paula, Johanna et moi
    Sacha, Sonia, David et moi
    Dimitri, Yanis, Natacha et moi
    Sacha, Sonia, David et moi
    Dimitri, Yanis, Natacha et moi

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Claude Barzotti »

     

    « Le rital »

     

    Les émigrés ne sont pas que d’aujourd’hui !

     

     

    Le rital

     A l'école quand j'étais petit
    Je n'avais pas beaucoup d'ami
    J'aurais voulu m'appeler Dupont
    Avoir les yeux un peu plus clair
    Je rêvais d'être un enfant blond
    J'en voulais un peu à mon père

    C'est vrai je suis un étranger
    On me l'a assez répété
    J'ai les cheveux couleur corbeau
    Je viens du fond de l'Italie
    Et j'ai l'accent de mon pays
    Italien jusque dans la peau

    Je suis rital et je le reste
    Et dans le verbe et dans le geste
    Vos saisons sont devenues miennes
    Ma musique est Italienne
    Je suis Rital dans mes colères
    Dans mes douceurs et mes prières
    J'ai la mémoire de mon espèce
    Je suis Rital et je le reste

    Arrivederci Roma

    J'aime les amants de Vérone
    Les spaghettis le minestrone
    Et les filles de Napoli
    Turin, Rome et Tifosi
    Et la Joconde de De vinci
    Qui se trouve hélas à Paris

    Mes yeux délavés par les pluies
    De nos automnes et de nos nuits
    Et par nos brumes silencieuses
    J'avais bien l'humeur voyageuse
    Mais de raccourci en détour
    J'ai toujours fait l'aller-retour

    Je suis rital et je le reste
    Et dans le verbe et dans le geste
    Vos saisons sont devenus miennes
    Ma musique est Italienne
    Je suis Rital dans mes colères
    Dans mes douceurs et mes prières
    J'ai la mémoire de mon espèce
    Je suis Rital et je le reste

    Arrivederci Roma
    La la la la la la la

    C'est vrai je suis un étranger
    On me l'a assez répété
    J'ai les cheveux couleur corbeau
    Mon nom à moi c'est Barzotti
    Et j'ai l'accent de mon pays
    Italien jusque dans la peau

    Na na na na na na na na

     

    Bon partage !

    .

    Rotpier


    4 commentaires
  • Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Yves Montant :

    « Barbara »

     

    Un texte de Jacques Prévert.

    Pas facile à chanter et je trouve la prestation

    d’Yves Montant superbe !

    .

      

        . 

    Barbara

     Rappelle-toi Barbara
    Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
    Et tu marchais souriante
    Épanouie ravie ruisselante
    Sous la pluie
    Rappelle-toi Barbara
    Il pleuvait sans cesse sur Brest
    Et je t'ai croisée rue de Siam
    Tu souriais
    Et moi je souriais de même
    Rappelle-toi Barbara
    Toi que je ne connaissais pas
    Toi qui ne me connaissais pas
    Rappelle-toi
    Rappelle-toi quand même ce jour-là
    N'oublie pas

    Un homme sous un porche s'abritait
    Et il a crié ton nom
    Barbara
    Et tu as couru vers lui sous la pluie
    Ruisselante ravie épanouie
    Et tu t'es jetée dans ses bras
    Rappelle-toi cela Barbara
    Et ne m'en veux pas si je te tutoie
    Je dis tu à tous ceux que j'aime
    Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
    Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
    Même si je ne les connais pas

    Rappelle-toi Barbara
    N'oublie pas
    Cette pluie sur la mer
    Sur ton visage heureux
    Sur cette ville heureuse
    Cette pluie sur la mer
    Sur l'arsenal
    Sur le bateau d'Ouessant
    Oh Barbara
    Quelle connerie la guerre
    Qu'es-tu devenue maintenant
    Sous cette pluie de fer
    De feu d'acier de sang
    Et celui qui te serrait dans ses bras
    Amoureusement
    Est-il mort disparu ou bien encore vivant
    Oh Barbara

    Il pleut sans cesse sur Brest
    Comme il pleuvait avant
    Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
    C'est une pluie de deuil terrible et désolée
    Ce n'est même plus l'orage
    De fer d'acier de sang
    Tout simplement des nuages
    Qui crèvent comme des chiens
    Des chiens qui disparaissent
    Au fil de l'eau sur Brest
    Et vont pourrir au loin
    Au loin très loin de Brest
    Dont il ne reste rien

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


    4 commentaires
  • .

    Une fois par semaine, je vous propose de partager les chansons et les artistes que j’aime !

     Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Georges Moustaki et Barbara:

     

    " La longue dame brune "

     

     

     

     

    Pour une longue dame brune, j'ai inventé
    Une chanson au clair de la lune, quelques couplets.
    Si jamais elle l'entend un jour, elle saura
    Que c'est une chanson d'amour pour elle et moi.

    Je suis la longue dame brune que tu attends.
    Je suis la longue dame brune et je t'entends.
    Chante encore au clair de la lune, je viens vers toi.
    Ta guitare, orgue de fortune, guide mes pas.

    Pierrot m'avait prêté sa plume ce matin-là.
    A ma guitare de fortune j'ai pris le la.
    Je me suis pris pour un poète en écrivant
    Les mots qui passaient par ma tête comme le vent.

    Pierrot t'avait prêté sa plume cette nuit-là.
    A ta guitare de fortune, tu pris le la,
    Et je t'ai pris pour un poète en écoutant
    Les mots qui passaient par ta tête comme le vent.

    J'ai habillé la dame brune dans mes pensées
    D'un morceau de voile de brume et de rosée.
    J'ai fait son lit contre ma peau pour qu'elle soit bien,
    Bien à l'abri et bien au chaud contre mes mains.

    Habillée de voile de brume et de rosée
    Je suis la longue dame brune de ta pensée.
    Chante encore au clair de la lune, je viens vers toi.
    A travers les monts et les dunes, j'entends ta voix.

    Pour une longue dame brune, j'ai inventé
    Une chanson au clair de la lune, quelques couplets.
    Je sais qu'elle l'entendra un jour, qui sait demain,
    Pour que cette chanson d'amour finisse bien.

    Bonjour, je suis la dame brune, j'ai tant marché.
    Bonjour, je suis la dame brune, je t'ai trouvé.
    Fais-moi place au creux de ton lit, je serai bien,
    Bien au chaud et bien à l'abri contre tes reins.

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Mouloudji »

     

    « Mon pot’ le gitan »

     

    Allez, je vous propose une petite

    balade en roulotte …

     

     

     

     

     Mon Pot' Le Gitan

    Mon Pot' Le Gitan c'est un gars curieux
    Une gueule toute noir, des carreaux tout bleus

    Y reste des heures sans dire un seul mot
    Assis près du poêle au fond du bistrot
    C'gars-là une roulotte s'promène dans sa tête
    Et quand elle voyage jamais ne s'arrête

    Des tas d'paysages sortent de ses yeux
    Mon Pot' Le Gitan c'est un gars curieux
    Mon Pot' Le Gitan, c'est pas un marrant
    Et dans notre bistrot personne le comprend
    Comme tous ces gars-là il a sa guitare
    Une guitare crasseuse qui vous colle le noir
    Quand y s'met à jouer la vieille roulotte
    Galope dans sa tête, les joueurs de belote
    S'arrêtent et plus rien... on a mal en dedans
    Mon Pot' Le Gitan c'est pas un marrant

    Mon Pot' Le Gitan un jour est parti
    Et Dieu seul sait où il ballade sa vie
    Ce type là était un grand musicien
    Ça j'en étais sûr, moi je l'sentais bien
    Le tôlier m'a dit qu'on est venu l'chercher

    Un grand music-hall voulait l'acheter
    Mon Pot' Le Gitan il a refusé
    Un haussement d'épaules et il s'est taillé

    J'ai eu l'impression de perdre un ami
    Et pourtant c'gars-là ne m'a jamais rien dit
    Mais il m'a laissé un coin de sa roulotte
    Et dans ma petite tête j'ai du rêve qui trotte
    Sa drôle de musique en moi est restée
    Quand je pense à lui, m'arrive de chanter
    Toi sacré gitan qui sentait l'cafard
    Au fond ta musique était pleine d'espoir.

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Alain Souchon »

    « Ames fifties »

     

    La remarque :

    Une de son dernier album !

    Il vieillit bien le Souchon !

     

     

    Âme fifties

     
    Ferme les yeux, vois
    Un ballon qui s'ennuie
    Sur la plage du Crotoy
    Des gens qui rient
    Ils ont un petit peu froid
    Ces gens de Paris
    Sur la plage du Crotoy
    En face de St-Valery
    Les premiers baisers sages
    Qui rendent fier
    Dans les cabines de plage
    Derrière
    Âme fifties
    Âme fifties
    Dans le radio, là
    André Verchuren
    Les enfants soldats
    Dans les montagnes algériennes
    La Picardie est belle
    Sur la route ravie
    En Aronde plein ciel
    Qui rentre à Paris
    Âme fifties
    Âme fifties
    Rue Campagne-Première
    Personne le ramasse
    Quand il tombe par terre
    Qu'est-ce que c'est dégueulasse
    Au salon de l'auto sous le dos
    Touche pas au grisbi, du con
    Dans sa vedette Vendôme
    Gabin bougon
    Jeanne la fatale
    File au festival à 200 à l'heure
    Dans le train mistral
    Y a un coiffeur
    Âme fifties
    Âme fifties
    Jean-claude
    Bernard, Marie-Claude
    Gérard (âme fifties), Monique
    Frégate Transfluide, Vedette Abeille
    Patrick (âme fifties)
    Peugeot 203
    Monique, Alain, Françoise
    4CV Renault (âme fifties)
    Roger, Jacqueline (âme fifties)
    Renée, Micheline
    Quand c'est l'heure exquise
    Viens sous la marquise
    Dans un verre de gin fizz
    Une légère brise

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Charles Aznavour »

    « Je bois »

     

    La remarque :

    Une cuvée … très acide !

     

     

     

     

    Je bois

    Je bois pour oublier mes années d´infortune
    Et cette vie commune
    Avec toi mais si seul
    Je bois pour me donner l´illusion que j´existe
    Puisque trop égoïste
    Pour me péter la gueule

    Et je lève mon verre à nos cœurs en faillite
    Nos illusions détruites
    A ma fuite en avant
    Et je trinque à l´enfer qui dans mon foie s´impose
    En bouquet de cirrhose
    Que j´arrose en buvant

    Je bois au jour le jour à tes fautes, à mes fautes
    Au temps que côte à côte
    Il nous faut vivre encore
    Je bois à nos amours ambiguës, diaboliques
    Souvent tragi-comiques
    Nos silences de mort

    A notre union ratées, mesquine et pitoyable
    A ton corps insatiable
    Roulant de lit en lit
    A ce serment, prêté la main sur l´Evangile
    A ton ventre stérile
    Qui n´eut jamais de fruit

    Je bois pour échapper à ma vie insipide
    Je bois jusqu´au suicide
    Le dégoût la torpeur
    Je bois pour m´enivrer et vomir mes principes
    Libérant de mes tripes
    Ce que j´ai sur le cœur

    Au bonheur avorté, à moi et mes complexes
    A toi, tout feu, tout sexe
    A tes nombreux amants
    A ma peau boursouflée, striée de couperose
    Et à la ménopause
    Qui te guette au tournant

    Je bois aux lois bénies de la vie conjugale
    Qui de peur de scandale
    Poussent à faire semblant
    Je bois jusqu´à la lie aux étreintes sommaires
    Aux putes exemplaires
    Aux froids accouplements

    Au meilleur de la vie qui par lambeaux nous quitte
    A cette cellulite
    Dont ton corps se rempare
    Au devoir accompli comme deux automates
    Aux ennuis de prostate
    Que j´aurais tôt ou tard

    Je bois à en crever et peu à peu j´en crève
    Comme ont crevé mes rêves
    Quand l´amour m´a trahi
    Je bois à m´en damner le foie comme une éponge
    Car le mal qui me ronge
    Est le mal de l´oubli

    Je m´enivre surtout pour mieux noyer ma peine
    Et conjurer la haine
    Dont nous sommes la proie
    Et le bois comme un trou qu´est en tout point semblable
    A celui que le diable
    Te fait creuser pour moi

    Je bois mon Dieu, je bois
    Un peu par habitude
    Beaucoup de solitude
    Et pour t´oublier toi
    Et pour t´emmerder toi
    Je bois, je bois

     

     

    Bon partage et ... à la votre !

     

                                        Rotpier

     


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Bernard Lavilliers :

     

    « On the road again »

     

    Un petit coup de Nanard,

    ça ne peut pas faire de mal !

        

      

    On the road again

    .

    Nous étions jeunes et larges d'épaules,

    Bandits joyeux, insolents et drôles.
    On attendait que la mort nous frôle,

    Refrain
    On the road again, again,
    On the road again, again.

    Au petit jour on quittait l'Irlande
    Et, derrière nous, s'éclairait la lande.
    Il fallait bien, un jour, qu'on nous pende.

    Refrain

    La mer revient toujours au rivage.
    Dans les blés mûrs, y'a des fleurs sauvages.
    N'y pense plus, tu es de passage.

    Refrain

    Nous étions jeunes et larges d'épaules.
    On attendait que la mort nous frôle.
    Elle nous a pris, les beaux et les drôles.

    Ami, sais-tu que les mots d'amour
    Voyagent mal de nos jours.
    Tu partiras encore plus lourd.

    Refrain

      

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Léo Ferré »

     

    «  La mémoire et la mer »

     

    Que dire ? Rien, écouter et se laisser bercer par

    la voix, la musique et les paroles ...

    Je l'ai déjà mise ?... Oui ... le ressac a du la ramener ...

     

     

     

    LA MÉMOIRE ET LA MER

    La marée je l'ai dans le coeur
    Qui me remonte comme un signe
    Je meurs de ma petite soeur
    De mon enfant et de mon cygne
    Un bateau ça dépend comment
    On l'arrime au port de justesse
    Il pleure de mon firmament
    Des années-lumière et j'en laisse
    Je suis le fantôme Jersey
    Celui qui vient les soirs de frime
    Te lancer la brume en baisers
    Et te ramasser dans ses rimes
    Comme le trémail de juillet
    Où luisait le loup solitaire
    Celui que je voyais briller
    Aux doigts du sable de la terre

    Rappelle-toi ce chien de mer
    Que nous libérions sur parole
    Et qui gueule dans le désert
    Des goémons de nécropole
    Je suis sûr que la vie est là
    Avec ses poumons de flanelle
    Quand il pleure de ces temps-là
    Le froid tout gris qui nous appelle
    Je me souviens des soirs là-bas
    Et des sprints gagnés sur l'écume
    Cette bave des chevaux ras
    Au ras des rocs qui se consument
    Ô l'ange des plaisirs perdus
    Ô rumeurs d'une autre habitude
    Mes désirs dès lors ne sont plus
    Qu'un chagrin de ma solitude

    Et le diable des soirs conquis
    Avec ses pâleurs de rescousse
    Et le squale des paradis
    Dans le milieu mouillé de mousse
    Reviens fille verte des fjords
    Reviens violon des violonades
    Dans le port fanfarent les cors
    Pour le retour des camarades
    Ô parfum rare des salants
    Dans le poivre feu des gerçures
    Quand j'allais géométrisant
    Mon âme au creux de ta blessure
    Dans le désordre de ton cul
    Poissé dans les draps d'aube fine
    Je voyais un vitrail de plus

    Et toi fille verte mon spleen

    Les coquillages figurants
    Sous les sunlights cassés liquides
    Jouent de la castagnette tant
    Qu'on dirait l'Espagne livide
    Dieu des granits ayez pitié
    De leur vocation de parure
    Quand le couteau vient s'immiscer
    Dans leur castagnette figure
    Et je voyais ce qu'on pressent
    Quand on pressent l'entrevoyure
    Entre les persiennes du sang
    Et que les globules figurent
    Une mathématique bleue
    Dans cette mer jamais étale
    D'où nous remonte peu à peu
    Cette mémoire des étoiles

    Cette rumeur qui vient de là
    Sous l'arc copain où je m'aveugle
    Ces mains qui me font du flafla
    Ces mains ruminantes qui meuglent
    Cette rumeur me suit longtemps
    Comme un mendiant sous l'anathème
    Comme l'ombre qui perd son temps
    À dessiner mon théorème
    Et sur mon maquillage roux
    S'en vient battre comme une porte
    Cette rumeur qui va debout
    Dans la rue aux musiques mortes
    C'est fini la mer c'est fini
    Sur la plage le sable bêle
    Comme des moutons d'infini
    Quand la mer bergère m'appelle

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

    Cette fois-ci :

    Agèle

    " Balance ton quoi "

     

    Tiens ... encore une PPPB ! *

     

     

     

    Balance ton quoi

     

    Ils parlent tous comme des animaux
    De toutes les chattes ça parle mal
    2018 j'sais pas c'qui t'faut
    Mais je suis plus qu'un animal
    J'ai vu qu'le rap est à la mode
    Et qu'il marche mieux quand il est sale
    Bah faudrait p't'être casser les codes
    Une fille qui l'ouvre ça serait normal
    Balance ton quoi
    Même si tu parles mal des filles je sais qu'au fond t'as compris
    Balance ton quoi, un jour peut-être ça changera
    Balance ton quoi
    Donc laisse-moi te chanter
    D'aller te faire en, hmm-
    Ouais j'passerai pas à la radio
    Parce que mes mots sont pas très beaux

    Les gens me disent à demi-mot
    Pour une fille belle t'es pas si bête
    Pour une fille drôle t'es pas si laide
    Tes parents et ton frère ça aide
    Oh, tu parles de moi
    C'est quoi ton problème?
    J'ai écrit rien qu'pour toi le plus beau des poèmes

    Laisse-moi te chanter
    D'aller te faire en, hmm-
    Ouais j's'rai polie pour la télé
    Mais va te faire en, hmm-
    Balance ton quoi
    Balance ton quoi
    Balance ton quoi

    Un jour peut-être ça changera
    Y a plus d'respect dans la rue
    Tu sais très bien quand t'abuses
    Balance ton quoi
    Balance ton quoi

    Laisse-moi te chanter
    D'aller te faire en, hmm-
    Ouais j'passerai pas à la radio
    Parce que mes mots sont pas très beaux
    Laisse-moi te chanter
    D'aller te faire en, hmm-
    Ouais j's'rai polie pour la télé
    Mais va te faire en, hmm-
    Balance ton quoi
    Balance ton quoi
    Balance ton quoi

    Même si tu parles mal des filles je sais qu'au fond t'as compris
    Balance ton quoi, un jour peut-être ça changera
    Balance ton quoi

     

    *  PPPB =  Petite Pépite de la Pépinière Belge  !

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


    7 commentaires
  • .

    Attention: cette fois-ci, il y a du rab !

     

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Renaud

     « Laisse béton »

     

     

     

     

    Laisse Béton

     

    J'étais tranquille j'étais peinard
    Accoudé au flipper
    Le type est entré dans le bar
    A commandé un jambon beurre
    Et y s'est approché de moi
    Et y m'a regardé comme ça
    T'as des bottes, mon pote
    Elles me bottent
    Je parie que c'est des santiags
    Viens faire un tour dans le terrain vague
    Je vais t'apprendre un jeu rigolo
    A grands coups de chaînes de vélo
    Je te fais tes bottes à la baston
    Moi je lui dis, laisse béton
    Y m'a filé une beigne
    Je lui ai filé une torgnole
    Y m'a filé une châtaigne
    Je lui ai filé mes grolles
    J'étais tranquille j'étais pénard
    Accoudé au comptoir
    Le type est entré dans le bar
    A commandé un café noir
    Pis y m'a tapé sur l'épaule
    Et m'a regardé d'un air drôle

    T'as un blouson, mecton
    L'est pas bidon
    Moi je me les gèle sur mon scooter
    Avec ça je serai un vrai rocker
    Viens faire un tour dans la ruelle
    Je te montrerai mon Opinel
    Je te chouraverai ton blouson

    Moi je lui dis, laisse béton

    Y m'a filé une beigne
    Je lui ai filé un marron
    Y m'a filé une châtaigne
    Je lui ai filé mon blouson

    J'étais tranquille j'étais pénard
    Je réparais ma mobylette
    Le type a surgi sur le boulevard
    Sur sa grosse moto super chouette
    S'est arrêté le long du trottoir
    Et m'a regardé d'un air bête

    T'as le même blue jean que James Dean
    T'arrêtes ta frime
    Je parie que c'est un vrai Lévis Strauss
    Il est carrément pas craignos
    Viens faire un tour derrière l'église
    Histoire que je te dévalise
    A grands coups de ceinturon

    Moi je lui dis, laisse béton

    Y m'a filé une beigne
    Je lui ai filé une mandale
    Y m'a filé une châtaigne
    Je lui ai filé mon futal

    La morale de c'te pauvre histoire
    C'est que quand t'es tranquille et peinard
    Faut pas trop traîner dans les bars
    A moins d'être fringuer en costard
    Quand à la fin d'une chanson
    Tu te retrouve à poil sans tes bottes
    Faut avoir de l'imagination
    Pour trouver une chute rigolote.

     

    xxxxxxxxxxxxxxx

     

     

    + Le bonus : un pastiche :

    .

    Pastiche de la chanson de Renaud:

    « Laisse béton »

     

    Laisse béton,

     

    J’étais tranquille j’étais pénard

    je n’avais mêm’ plus mon calfouet

    car j’essayais un chouett’ bénard

    avec des revers en moquette

    La fill’ s’est approchée de moi

    elle m’a regardé comm’ ça :

    « t’as un truc

    mon pote

    il me botte

    je parie qu’il est à ma taille

    viens faire un tour ça me travaille

    j’ t’apprendrais un truc rigolo

    le coup de la bête à deux dos

    je vais t’ montrer petit mecton »

     

    Moi j’y ai dis « laisse béton ! »

     

    Ell’ m’a filé un’ beigne

    j’ y ai filé un’ torgnole

    m’a filé une châtaigne

    et aussi la vérole !

     

    J’étais tranquille j’étais pénard

    le mec s’est approché de moi

    il avait un’  tronch’ de loubard

    et il schlinguait comm’ un putois

    il m’a dit  « tu te promèn’  tard

    tu cherch’ rais pas un mec comme moi ?

    T’as un p’tit derche

    mon pote

    il me botte

    je vais m’ l’ faire sans te d’ mander

    et te gène pas pour gueuler

    y a pas un seul chat à la ronde

    qui miaulerait pour te répondre

    j’ai pas besoin d’ ta permission ! »

     

    Moi j’y ai dis « laisse béton ! »

     

    Il m’a filé un’  beigne

    j’y ai filé un’ mandale

    m’a filé une châtaigne

    et pété le futal !

     

    La moral’  de cett’ pauvre histoire

    c’est qu’ quand t’es tranquille et pénard

    faut jamais essayer d’ bénard

    et faut pas se balader tard !

     

    Quand t’as vécu ces aventures

    et que de fièvre tu grelottes

    tu te dis que la vie est dure

    et pas tous les jours rigolote !

     

    xxxxxxxxx

     

    Quant à moi pour ce grand chef d’œuvre

    je ne me fais pas d’illusion

    je n’aurais pas le prix des Œuvres

    mais je m’en tap’ le trait d’union !

     

    Je suis tranquill’  je suis pénard

    j’aurais pas la légion d’honneur

    mais si vous prenez vot’ panard

    en la lisant c’est mon bonheur !

     

    La la la la   la la la la

    la la la la   la la la la

    la la la la   la la la la  !!!

     

     

     

                                     Rotpier

     
     

    Et pis c’est tout !

    A la vôtre !

    Avec modération SVP !

    Sinon, cela donne ça !

     

     

    Rotpier

     

    xxxxxxxxxxxxxxx

     

    + Le cadeau Bonux :

    Le porte-clé du Rotpier

     

    A imprimer, plastifier et découper dans du carton fort !

     

    Je vous ai gâtés aujourd'hui ... non ?

     

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Bénabar

    « L’effet papillon »

     

     

    L'effet papillon

     

    Si le battement d'ailes d'un papillon quelque part au Cambodge
    Déclenche, sur un autre continent, le plus violent des orages
    Le choix de quelques-uns dans un bureau occidental
    Bouleverse des millions de destins, surtout si le bureau est ovale


    Il n'y a que l'ours blanc qui s'étonne que sa banquise fonde
    Ça ne surprend plus personne, de notre côté du monde
    Quand le financier s'enrhume, ce sont les ouvriers qui toussent
    C'est très loin la couche d'ozone mais c'est d'ici qu'on la perce


    C'est l'effet papillon : petite cause, grande conséquence
    Pourtant jolie comme expression, petite chose, dégât immense


    Qu'on l'appelle "retour de flamme" ou "théorie des dominos"
    "Un murmure devient vacarme" comme dit le proverbe à propos
    Si au soleil tu t'endors, de Biafine tu t'enduiras
    Si tu mets une claque au videur, courir très vite tu devras
    Si on se gave au resto, c'est un fait, nous grossirons
    Mais ça c'est l'effet cachalot, revenons à nos moutons (à nos papillons)
    Un hôtel un après-midi "aventure extra-conjugale"
    Puis, le coup de boule de son mari, alors si ton nez te fait mal


    C'est l'effet papillon, c'est normal fallait pas te faire chopper
    Si par contre t'as mal au front, ça veut dire que c'est toi l'mari trompé


    Avec les baleines on fabrique du rouge à lèvres, des crèmes pour filles
    Quand on achète ces cosmétiques, c'est au harpon qu'on se maquille
    Si tu fais la tournée des bars, demain, tu sais qu't'auras du mal
    Pour récupérer, à huit heures, ton permis au tribunal


    C'est l'effet papillon petite cause, grande conséquence
    Pourtant jolie comme expression, petite chose, dégât immense


    Le papillon s'envole, le papillon s'envole
    Tout bat de l'aile
    Le papillon s'envole, le papillon s'envole
    Tout bat de l'aile

     

    Bon partage !

    Rotpier

     

    Un petit bonus  de Pierre :

     

     

    Petite cause, grands effets

    ou

    L’effet papillon,

     

    Le battement de cils à peine perceptible

    avait fait bel effet sur son cœur au repos.

    Quand l’œil lui fit de l’œil, ce fut irrésistible,

    logique enchaînement : changement de tempo !

     

    Pour faire l’inventaire : exploration lancée !

    De haut en bas la chère avait de quoi troubler !

    Un très joli minois, une belle avancée

    et l’étage du bas était très bien meublé !

     

    Deux ou trois rendez-vous : repas en tête à tête

    et déjà les genoux qui cherchent les accords :

    prémices d’ouragan menant au corps à corps !

     

    Du souffle du désir à la grande tempête !

    Un battement de cils menant au tourbillon :

    parfaite illustration de l’effet papillon !

     

                                                    Pierre Dupuis

     

     


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

    Cette fois-ci :

     

    Renan Luce

    " On s'habitue à tout "

     

    ... J'aime beaucoup,

    ... j'espère que vous allez vous y habituer !

     

    Et n'oubliez pas l'adage :

    " Même les veaux doux ont des mères vaches ! "

     

     

     

        

    On s'habitue à tout

     

    On s'habitue à tout
    Aux colonnes de Buren
    À Duchamp sa fontaine
    Au coup d'boule de Zizou
    Aux voix dans l'auto-tune
    À nos villes qu'on enfume
    À nos vilaines toux
    On s'habitue à tout
    Voir vieillir ses parents
    Voir élus des tyrans
    Aux voix qui amadouent
    À s'méfier de c'qu'on mange
    À s'méfier des gueules d'ange
    À plus s'méfier du tout

    On s'habitue à tout
    Mais ne plus dire "je t'aime"
    S'en remet-on quand même?
    Se passe-t-on de mots doux?
    On s'habitue à tout
    Mais pour l'amour qui part
    Les amoureux hagards
    S'en remettent au vaudou
    S'en remettent au vaudou

    On s'habitue à tout
    À notre Eldorado
    Aux poumons remplis d'eau
    Aux urnes remplies de boue
    Au 21 avril
    Aux réveils difficiles
    Et à celui des loups

    On s'habitue à tout
    Aux bruits de pas du dessus
    À vivre un peu déçu
    À vivre de peu de sous
    À faire un peu l'autruche
    Sans remettre les bûches
    Qui font battre le pouls
    On s'habitue c'est tout
    À faire sa petite danse
    Javanaise de l'absence
    Et j'en bave, pas vous?
    Mais on s'habitue à tout

    On s'habitue à tout
    Mais ne plus dire "je t'aime"
    S'en remet-on quand même?
    Se passe-t-on de mots doux?
    On s'habitue à tout
    Mais pour l'amour qui part
    Les amoureux hagards
    S'en remettent au vaudou
    S'en remettent au vaudou
    S'en remettent au vaudou
    S'en remettent au vaudou

      

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

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    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Michel Jonasz

     « Dites-moi »

     

         

    Dites-moi

     

    Elle avait toujours
    Dans son porte monnaie
    L'île au trésor
    Et des pièces de un franc usées
    Un pinceau de poil de martre
    Pour mettre des rideaux bleus
    Aux fenêtres de ses yeux
    Aux fenêtres de ses yeux
    Un livre à la main sur le balcon
    Elle s'endormait
    Dans un vieux fauteuil de Manille
    Je cherchais des prénoms
    Mathieu, Cécile
    En regardant courir vers dix heures
    Dans l'école des filles et des garçons

    {Refrain:}
    Dites moi dites moi même
    Qu'elle est partie pour un autre que moi
    Mais pas à cause de moi
    Dites moi ça
    Dites moi ça
    Dites moi dites moi même
    Qu'elle est partie pour un autre que moi
    Mais pas à cause de moi
    Dites moi ça
    Dites moi ça

    Dans mon cœur vaudou
    Il y a quatre épingles
    Qu'elle a pris soin d'abandonner
    Pour que je pleure
    J'ai cloué ma porte
    Qu'est ce qui m'a pris
    J'ai brisé le miroir où elle faisait ses tresses
    Mis du papier journal sous les fenêtres
    J'entendais de l'école trop de cris
    Il n'est rien né de notre lit

    {au Refrain}

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     

     


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    Maxime Le Forestier

    « Education sentimentale,»

     

     

     

    Education sentimentale,

     

    Ce soir à la brune
    Nous irons, ma brune
    Cueillir des serments
    Cette fleur sauvage
    Qui fait des ravages
    Dans les cœurs d´enfants
    Pour toi, ma princesse
    J´en ferai des tresses
    Et dans tes cheveux
    Ces serments, ma belle
    Te rendront cruelle
    Pour tes amoureux

    Demain à l´aurore
    Nous irons encore
    Glaner dans les champs
    Cueillir des promesses
    Des fleurs de tendresse
    Et de sentiment
    Et sur la colline
    Dans les sauvagines
    Tu te coucheras
    Dans mes bras, ma brune
    Eclairée de lune
    Tu te donneras

    C´est au crépuscule
    Quand la libellule
    S´endort au marais
    Qu´il faudra, voisine
    Quitter la colline
    Et vite rentrer
    Ne dis rien, ma brune
    Pas même à la lune
    Et moi, dans mon coin
    J´irai solitaire
    Je saurai me taire
    Je ne dirai rien

    Ce soir à la brune
    Nous irons, ma brune
    Cueillir des serments
    Cette fleur sauvage
    Qui fait des ravages
    Dans les cœurs d´enfants
    Pour toi, ma princesse
    J´en ferai des tresses
    Et dans tes cheveux
    Ces serments, ma belle
    Te rendront cruelle
    Pour tes amoureux

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Françoise Hardy  »

     

    « La maison où j’ai grandi »

     

    … Un lointain souvenir …

     

     

    La maison où j’ai grandi

    Quand je me tourne vers mes souvenirs,
    je revois la maison où j'ai grandi.
    Il me revient des tas de choses:
    je vois des roses dans un jardin.
    Là où vivaient des arbres, maintenant
    la ville est là,
    et la maison, les fleurs que j'aimais tant,
    n'existent plus.

    Ils savaient rire, tous mes amis,
    ils savaient si bien partager mes jeux,
    mais tout doit finir pourtant dans la vie,
    et j'ai dû partir, les larmes aux yeux.
    Mes amis me demandaient "Pourquoi pleurer?"
    et "Couvrir le monde vaut mieux que rester.
    Tu trouveras toutes les choses qu'ici on ne voit pas,
    toute une ville qui s'endort la nuit dans la lumière."

    Quand j'ai quitté ce coin de mon enfance,
    je savais déjà que j'y laissais mon cœur.
    Tous mes amis, oui, enviaient ma chance,
    mais moi, je pense encore à leur bonheur.,
    à l'insouciance qui les faisait rire,
    et il me semble que je m'entends leur dire:
    "Je reviendrai un jour, un beau matin
    parmi vos rires,
    oui, je prendrai un jour le premier train
    du souvenir."

    La temps a passé et me revoilà
    cherchant en vain la maison que j'aimais.
    Où sont les pierres et où sont les roses,
    toutes les choses auxquelles je tenais?
    D'elles et de mes amis plus une trace,
    d'autres gens, d'autres maisons ont volé leurs places.
    Là où vivaient des arbres, maintenant
    la ville est là,
    et la maison , où est-elle, la maison
    où j'ai grandi?

    Je ne sais pas où est ma maison,
    la maison où j'ai grandi.
    Où est ma maison?
    Qui sait où est ma maison?
    Ma maison, où est ma maison?
    Qui sait où est ma maison?

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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    Une fois par semaine,

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    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Barbara »

     « Nantes »

     

    Comme il pleut beaucoup en Normandie ...

    .

     

     

    Nantes

     

     Il pleut sur Nantes, donne-moi la main

    Le ciel de Nantes rend mon cœur chagrin

    Un matin comme celui-là, il y a juste un an déjà
    La ville avait ce teint blafard lorsque je sortis de la gare
    Nantes m'était encore inconnue, je n'y étais jamais venue
    Il avait fallu ce message pour que je fasse le voyage

    "Madame soyez au rendez-vous, vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
    Faites vite, il y a peu d'espoir, il a demandé à vous voir"

    A l'heure de sa dernière heure, après bien des années d'errance
    Il me revenait en plein cœur, son cri déchirait le silence
    Depuis qu'il s'en était allé, longtemps je l'avais espéré
    Ce vagabond, ce disparu, voilà qu'il m'était revenu

    Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup, je m'en souviens du rendez-vous
    Et j'ai gravé dans ma mémoire cette chambre au fond d'un couloir

    Assis près d'une cheminée, j'ai vu quatre hommes se lever
    La lumière était froide et blanche, ils portaient l'habit du dimanche
    Je n'ai pas posé de questions à ces étranges compagnons
    J'ai rien dit, mais à leurs regards, j'ai compris qu'il était trop tard

    Pourtant j'étais au rendez-vous, vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup
    Mais il ne m'a jamais revue, il avait déjà disparu

    Voilà, tu la connais l'histoire, il était revenu un soir
    Et ce fut son dernier voyage, et ce fut son dernier rivage
    Il voulait avant de mourir se réchauffer à mon sourire
    Mais il mourut à la nuit même sans un adieu, sans un "je t'aime"

    Au chemin qui longe la mer, couché dans le jardin des pierres
    Je veux que tranquille il repose, je l'ai couché dessous les roses
    Mon père, mon père

    Il pleut sur Nantes et je me souviens
    Le ciel de Nantes rend mon cœur chagrin

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Léo Ferré :

     « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

     

     

    Tout est affaire de décor
    Changer de lit changer de corps
    A quoi bon puisque c'est encore
    Moi qui moi-même me trahis
    Moi qui me traîne et m'éparpille
    Et mon ombre se déshabille
    Dans les bras semblables des filles
    Où j'ai cru trouver un pays.

    Cœur léger cœur changeant cœur lourd
    Le temps de rêver est bien court
    Que faut-il faire de mes jours
    Que faut-il faire de mes nuits
    Je n'avais amour ni demeure
    Nulle part où je vive ou meure
    Je passais comme la rumeur
    Je m'endormais comme le bruit.

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent.

    C'était un temps déraisonnable
    On avait mis les morts à table
    On faisait des châteaux de sable
    On prenait les loups pour des chiens
    Tout changeait de pôle et d'épaule
    La pièce était-elle ou non drôle
    Moi si j'y tenais mal mon rôle
    C'était de n'y comprendre rien

    Dans le quartier Hohenzollern
    Entre la Sarre et les casernes
    Comme les fleurs de la luzerne
    Fleurissaient les seins de Lola
    Elle avait un cœur d'hirondelle
    Sur le canapé du bordel
    Je venais m'allonger près d'elle
    Dans les hoquets du pianola.

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent.

    Le ciel était gris de nuages
    Il y volait des oies sauvages
    Qui criaient la mort au passage
    Au-dessus des maisons des quais
    Je les voyais par la fenêtre
    Leur chant triste entrait dans mon être
    Et je croyais y reconnaître
    Du Rainer Maria Rilke.

    Elle était brune elle était blanche
    Ses cheveux tombaient sur ses hanches
    Et la semaine et le dimanche
    Elle ouvrait à tous ses bras nus
    Elle avait des yeux de faïence
    Elle travaillait avec vaillance
    Pour un artilleur de Mayence
    Qui n'en est jamais revenu.

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent.

    Il est d'autres soldats en ville
    Et la nuit montent les civils
    Remets du rimmel à tes cils
    Lola qui t'en iras bientôt
    Encore un verre de liqueur
    Ce fut en avril à cinq heures
    Au petit jour que dans ton cœur
    Un dragon plongea son couteau

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent.

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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  • Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Jacques Brel »

    « Voir un ami pleurer »

    Vous pouvez écouter religieusement mais sans pleurer …

     

     

    .

    Voir un ami pleurer

    Bien sûr, il y a les guerres d´Irlande
    Et les peuplades sans musique
    Bien sûr, tout ce manque de tendre
    Et il n´y a plus d´Amérique
    Bien sûr, l´argent n´a pas d´odeur
    Mais pas d´odeur vous monte au nez
    Bien sûr, on marche sur les fleurs
    Mais, mais voir un ami pleurer!

    Bien sûr, il y a nos défaites
    Et puis la mort qui est tout au bout
    Nos corps inclinent déjà la tête
    Étonnés d´être encore debout
    Bien sûr, les femmes infidèles
    Et les oiseaux assassinés
    Bien sûr, nos cœurs perdent leurs ailes
    Mais, mais voir un ami pleurer!

    Bien sûr, ces villes épuisées
    Par ces enfants de cinquante ans
    Notre impuissance à les aider
    Et nos amours qui ont mal aux dents
    Bien sûr, le temps qui va trop vite
    Ces métro remplis de noyés
    La vérité qui nous évite
    Mais, mais voir un ami pleurer!

    Bien sûr, nos miroirs sont intègres
    Ni le courage d´être juif
    Ni l´élégance d´être nègre
    On se croit mèche, on n´est que suif
    Et tous ces hommes qui sont nos frères
    Tellement qu´on n´est plus étonné
    Que, par amour, ils nous lacèrent
    Mais, mais voir un ami pleurer!

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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  • Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Belle »

    Comédie musicale

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Notre-Dame_de_Paris_(com%C3%A9die_musicale)

     

     

     
    Belle
    C'est un mot qu'on dirait inventé pour elle
    Quand elle danse et qu'elle met son corps à jour
    Tel
    Un oiseau qui étend ses ailes pour s'envoler
    Alors je sens l'enfer s'ouvrir sous mes pieds
    J'ai posé mes yeux sous sa robe de gitane
    A quoi me sert encore de prier Notre-Dame
    Quel
    Est celui qui lui jettera la première pierre
    Celui-là ne mérite pas d'être sur terre
    Ô Lucifer! Oh! Laisse-moi rien qu'une fois
    Glisser mes doigts dans les cheveux d'Esméralda
    Belle
    Est-ce le diable qui s'est incarné en elle
    Pour détourner mes yeux du Dieu éternel
    Qui a mis dans mon être ce désir charnel
    Pour m'empêcher de regarder vers le Ciel
    Elle porte en elle le péché originel
    La désirer fait-il de moi un criminel
    Celle
    Qu'on prenait pour une fille de joie, une fille de rien
    Semble soudain porter la croix du genre humain
    Ô Notre-Dame! Oh! laisse-moi rien qu'une fois
    Pousser la porte du jardin d'Esméralda
    Belle
    Malgré ses grands yeux noirs qui vous ensorcellent
    La demoiselle serait-elle encore pucelle
    Quand ses mouvements me font voir monts et merveilles
    Sous son jupon aux couleurs de l'arc-en-ciel
    Ma dulcinée laissez-moi vous être infidèle
    Avant de vous avoir mené jusqu'à l'autel
    Quel
    Est l'homme qui détournerait son regard d'elle
    Sous peine d'être changé en statue de sel
    Ô Fleur-de-Lys, Je ne suis pas homme de foi
    J'irai cueillir la fleur d'amour d'Esméralda
    J'ai posé mes yeux sous sa robe de gitane
    A quoi me sert encore de prier Notre-Dame
    Quel
    Est celui qui lui jettera la première pierre
    Celui-là ne mérite pas d'être sur terre
    O Lucifer! Oh! laisse-moi rien qu'une fois
    Glisser mes doigts dans les cheveux d'Esméralda
    Esméralda

     

      

    Bon partage !

     

     

    Rotpier

     


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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Zaz »

    « Je veux »

     

    Pas mauvaise la gamine !

     

     

    ♪ Je Veux ♪

     

    Donnez-moi une suite au Ritz, je n'en veux pas
    Des bijoux de chez Chanel, je n'en veux pas
    Donnez-moi une limousine, j'en ferais quoi?

    Offrez-moi du personnel, j'en ferais quoi?
    Un manoir à Neuchâtel, ce n'est pas pour moi
    Offrez-moi la tour Eiffel, j'en ferais quoi?

    Je veux de l'amour, de la joie, de la bonne humeur
    C' n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur
    Moi, j'veux crever la main sur le cœur
    Allons, ensemble, découvrir ma liberté
    Oubliez donc tous vos clichés
    Bienvenue dans ma réalité

    J'en ai marre d'vos bonnes manières, c'est trop pour moi
    Moi je mange avec les mains et je suis comme ça

    Je parle fort et je suis franche, excusez-moi
    Fini l'hypocrisie, moi, je me casse de là
    J'en ai marre des langues de bois, regardez-moi
    D' toute manière, je vous en veux pas
    Et je suis comme ça, je suis comme ça

    Je veux de l'amour, de la joie, de la bonne humeur
    C' n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur
    Moi, j'veux crever la main sur le cœur
    Allons, ensemble, découvrir ma liberté
    Oubliez donc tous vos clichés
    Bienvenue dans ma réalité

    Je veux de l'amour, de la joie, de la bonne humeur
    C' n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur
    Moi, j'veux crever la main sur le cœur
    Allons, ensemble, découvrir ma liberté
    Oubliez donc tous vos clichés
    Bienvenue dans ma réalité
    Je veux de l'amour, de la joie, de la bonne humeur
    C' n'est pas votre argent qui f'ra mon bonheur
    Moi, j'veux crever la main sur le cœur
    Allons, ensemble, découvrir ma liberté
    Oubliez donc tous vos clichés
    Bienvenue dans ma réalité

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Une fois par semaine,

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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Jean-Jacques Goldman »

    « Puisque tu pars »

     

    Une supplique très attachante, un petit bijou !

     

    .

    Puisque Tu Pars

     

    Puisque l'ombre gagne

    Puisqu'il n'est pas de montagne

    Au-delà des vents, plus haute que les marches de l'oubli
    Puisqu'il faut apprendre
    A défaut de le comprendre
    A rêver nos désirs et vivre des ainsi-soit-il
    Et puisque tu penses
    Comme une intime évidence
    Que parfois même tout donner n'est pas forcément suffire
    Puisque c'est ailleurs
    Qu'ira mieux battre ton cœur
    Et puisque nous t'aimons trop pour te retenir
    Puisque tu pars

    Que les vents te mènent où d'autres âmes plus belles
    Sauront t'aimer mieux que nous puisque
    l'on ne peut t'aimer plus
    Que la vie t'apprenne
    Mais que tu restes le même
    Si tu te trahissais, nous t'aurions tout à fait perdu
    Garde cette chance

    Que nous t'envions en silence
    Cette force de penser que le plus beau
    reste à venir
    Et loin de nos villes
    Comme octobre l'est d'avril
    Sache qu'ici reste de toi
    comme une empreinte
    indélébile

    Sans drame, sans larme
    Pauvres et dérisoires armes
    Parce qu'il est des douleurs,
    qui ne pleurent qu'à l'intérieur
    Puisque ta maison, aujourd'hui c'est l'horizon
    Dans ton exil, essaie d'apprendre à revenir
    Mais pas trop tard

    Dans ton histoire, garde en mémoire
    Notre au revoir, puisque tu pars

    J'aurais pu fermer, oublier toutes ces portes
    Tout quitter sur un simple geste,
    mais tu ne l'as pas fait
    J'aurais pu donner tant d'amour et tant de force
    Mais tout ce que je pouvais,
    ça n'était pas encore assez
    Pas assez, pas assez, pas assez...

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Le surveillant général »

     « Michel Sardou »

     

    … On aime ou l’on n’aime pas Sardou, mais

    il ne laisse jamais indifférent …

     

     

    Le Surveillant Général,

    En ce temps-là
    Monsieur le surveillant des classes secondaires
    Etait un peu efféminé
    En ce temps-là
    Je lisais " Le Grand Meaulnes"
    Et après les lumières
    Je me faisais plaisir
    Je me faisais dormir
    Je m'inventais un monde
    Rempli de femmes aux cheveux roux

    J'ai dit de femmes pas de jeunes filles

    Cette année-là
    Je n'oublierai jamais le regard de vipère
    Que m'avait lancé ce vieux rat
    Cette année-là
    J'avais posé les yeux sur la croupe incendiaire
    De ma professeur de droit
    Elle avait mis le feu en moi
    J'avais avalé la lumière
    J'aurais aimé la terre entière

    Seulement les femmes pas les jeunes filles

    Pauvre de moi
    Monsieur le surveillant des classes secondaires
    Passait ses nuits à espionner
    Pauvre de moi
    Du couloir des secondes au dortoir des premières
    Comment les jeunes étaient couchés
    Bien sur le dos les bras croisés
    Sur la couverture de laine
    Des fois qu'on aurait des idées

    Pauvre taré pauvre Chimène

    C'est pourtant là
    Que durant des années j'ai rêvé d'adultère
    Que je n'ai jamais consommé
    Et que chaque nuit je tiens dans mes bras
    Une femme trop fière
    Qui se refuse à me donner
    Un peu plus que le nécessaire
    Parce que j'hésite à la défaire
    De son carcan de préjugés
    Parce que je n'ai pas la manière
    J'ai presque envie de lui confier

    Qu'en ce temps là
    J'avais un surveillant des classes secondaires
    Mais ça la ferait rigoler

      

    Bon partage !

      

    Rotpier

     


    9 commentaires
  • Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Le grand Jacques :

     

    « La ville s’endormait »

     

    Quand je pense que certains ont dit que son dernier

    album n'était pas une réussite ...

    .

     

     

        

    .

    La ville s'endormait

     

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Et la nuit peu à peu
    Et le temps arrêté
    Et mon cheval boueux
    Et mon corps fatigué
    Et la nuit bleu à bleu
    Et l'eau d'une fontaine
    Et quelques cris de haine
    Versés par quelques vieux
    Sur de plus vieilles qu'eux
    Dont le corps s'ensommeille

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Et mon cheval qui boit
    Et moi qui le regarde
    Et ma soif qui prend garde
    Qu'elle ne se voit pas
    Et la fontaine chante
    Et la fatigue plante
    Son couteau dans mes reins
    Et je fais celui-là
    Qui est son souverain
    On m'attend quelque part
    Comme on attend le roi
    Mais on ne m'attend point
    Je sais, depuis déjà
    Que l'on meurt de hasard
    En allongeant le pas

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Il est vrai que parfois près du soir
    Les oiseaux ressemblent à des vagues
    Et les vagues aux oiseaux
    Et les hommes aux rires
    Et les rires aux sanglots
    Il est vrai que souvent
    La mer se désenchante
    Je veux dire en cela
    Qu'elle chante
    D'autres chants
    Que ceux que la mer chante
    Dans les livres d'enfants
    Mais les femmes toujours
    Ne ressemblent qu'aux femmes
    Et d'entre elles les connes
    Ne ressemblent qu'aux connes
    Et je ne suis pas bien sûr
    Comme chante un certain
    Qu'elles soient l'avenir de l'homme

    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Sur le fleuve en amont
    Un coin de ciel brûlait
    La ville s'endormait
    Et j'en oublie le nom
    Et vous êtes passée
    Demoiselle inconnue
    A deux doigts d'être nue
    Sous le lin qui dansait

     

       

    Bon partage !

     

    Rotpier


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