Le poème du jour tutoyant l'argot : " C’est parti mon titi, " de ... Rotpier !
Préambule premier :
Je salue ici Mo que bien des personnes qui passent ici connaissent ( Marc aussi, pas de jaloux ! ) qui m’avait suggéré d’écrire un petit poème teinté d’argot.
J’ai pris Mo au mot et voilà ce que cela donne !
Pierre
Préambule second :
C’est peu long et ça dévie, mais c’est la vie !
Pas mal d’argot: à vos dicos pour ceux qui ne pigent pas trop ! C’est valable aussi pour les personnages cités à la fin : ils ne sont pas tous très connu(e)s, surtout un !
Épicétout !
Le Rotpier
C’est parti mon titi,
C’était un titi parisien
Pour être précis de la Butte
D’une mère faisant la pute
Et d’un père un peu musicien.
A la maison un vrai bousin
Il se barrait par la fenêtre
Dans la rue pour aller commettre
Avec un copain des larcins.
De concert ils prenaient le bus
Ou bien le tube sans artiche
Pour cela ils étaient fortiches
Ils connaissaient les terminus.
Spécialistes des sacs à mains
Qu’ils subtilisaient à l’arrache
Ou des larfeuilles qu’en bravaches
Ils brandissaient le lendemain !
Les victimes étaient des bourgeois
Pas question de voler les autres
Uniquement ceux de la haute
Ils avaient fait déjà leur choix !
Plus puceaux depuis leurs quinze ans
Une copine de sa mère
S’était occupée de l’affaire
Avec un plaisir évident !
Les filles leur couraient après
Leur réputation était faite
Elles étaient très satisfaites
C’était du franc et du concret !
Car les gerces ils les aimaient
Pas question d’être proxénètes
Et d’aller mettre des nénettes
Au taf fermez les guillemets !
C’était parti pour les bracos
Mais sans brutalités gratuites
Un code de bonne conduite
Mais quand même pas du tricot !
Ce turbin ils l’aimaient beaucoup
Une source d’adrénaline
Ça plaisait beaucoup aux frangines
Qu’ils fréquentaient entre deux coups !
Ils écumaient l’ouest parisien
Qu’ils connaissaient comme leur poche
Les poulets passaient pour des cloches
Auprès de tous les citoyens !
Ils avaient braqué à Medon
Deux banques la même semaine
Au nez des flics remplis de haine
Car ils passaient pour des dindons !
Un partie de leur butin
Arrivait en dessous de table
À plusieurs œuvres charitables
Pour les pauvres qui avaient faim.
Ils avaient acquis un surnom
Qu’ils aimaient bien il faut le dire
Qu’ils prenaient avec le sourire
« Les robins des bois de Medon » !
Mais un jour chez les poulagas
Un commissaire une vraie teigne
Un distributeur de châtaignes
Couvert par le haut arriva !
Deux inspecteurs pour l’épauler
Des vachards prêts à en découdre
Prêts à faire parler la poudre
Avant de dire « désolés » !
Ils ne lâchaient pas les indics
N’hésitant pas pour les menaces
Aussi caustiques que tenaces
C’était de très curieux loustics !
Aussi l’étau se resserra
Et ce fut le dernier braquage
Les perdreaux eurent l’avantage
Et la cavale s’arrêta.
Quand vint leur procès leur baveux
Balança d’une voix qui tonne :
« Ils n’ont jamais blessé personne
Et ils aident des malheureux ! »
Le verdict fut très clément
Le procureur fut magnanime
Et dans un élan unanime
Les jurés furent indulgents !
Pour les flics un vrai camouflet
Une honte et beaucoup de rage
Un jugement qui décourage
Une talmouse un vrai soufflet !
Quinze ans de taule à la Santé
Moins deux de remise de peine
Et à peine la cinquantaine
Ils retrouvèrent le pavé !
Le pavé et le fric planqué
De quoi continuer leurs œuvres
Les flics avalaient des couleuvres
Mais plus question d’aller braquer !
Prolongation :
« Les robins des bois de Medon »
Sont bien restés dans les mémoires
Des vieux et au mode oratoire
Ils font toujours un beau carton !
Cela reste bien plus local
Que Cartouche ou bien Ned Kelly
Que Mandrin ou Phoolan Devi
Marion du Faouët ou du Bancal !
Tous des révoltés au grand cœur
Volant les nobles et les riches
Sous les yeux et sous les barbiches
De la police des seigneurs !
Nota :
Si l'IA ne servait qu'à cela, tout irait pour le mieux dans le meilleur des monde !

/image%2F1488940%2F20260511%2Fob_9f3b89_caricature-ia-le-rotpier.jpg)






/image%2F1488940%2F20260118%2Fob_546cb7_picetouit.jpg)







/image%2F1488940%2F20260910%2Fob_bad87a_pensee-n-67-coup-de-poker.jpg)
/image%2F1488940%2F20260910%2Fob_b648f0_pensee-n-70-se-baffer-comme-des-coc.jpg)

/image%2F1488940%2F20260121%2Fob_0b4555_picetouit.jpg)
















/image%2F1488940%2F20260813%2Fob_e20268_pensee-n-54-gutemberg.jpg)
/image%2F1488940%2F20260813%2Fob_315ff9_pensee-n-55-gaviscon.jpg)