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poesie

…

Un très ancien poème toute en grisaille : "Regrets," de ... Pierre

13 Octobre 2026, 09:31am

| 

Publié par Rotpier

La photo a été prise dans le cimetière d’un des petits villages de mon enfance en Normandie. Il est resté exactement dans le même état ………….. pas tout à fait : les grilles ont continué à se délabrer ! J'adore ce cimetière ... pour autant que l'on puisse en aimer un.

 Aujourd’hui,  la grisaille est de mise sur la Normandie pour toute la journée : tout est en accord.

Pierre  

 

 OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Photo de Pierre

 

 

De Frédéric  Dard :

«  Si j’avais su que je l’aimais tant,
je l’aurais encore aimé davantage »

 

 

 

Regrets,

 

Grisaille.

Oui, « grisaille » était le mot

qui habillait le mieux l’homme.

… Qui habillait tout d’ailleurs.

 

Le lieu.

Un vieux cimetière aux grilles aussi délabrées

qu’un rêve de ferrailleur.

 

 

Le temps.

Un crachin soutenu qui vous traverse

un pardessus aussi sûrement qu’une averse.

 

L’atmosphère.

Lourde, pesante, plombifère.

 

Il était là. Droit. Figé.

Devant lui, une tombe

où finissaient de faner quelques fleurs.

Etait-ce ses larmes sur son visage ?

Etait-ce la pluie qui lui prêtait les siennes ?

Nul ne pouvait savoir … mais elles coulaient.

 

Une pensée, lue bien avant, ne le quittait plus.

Elle était là, prenante, lancinante.

Il ne se souvenait plus de l’auteur

… peu importait d’ailleurs,

il l’avait faite sienne, elle était son adage :

« Si j’avais su que je l’aimais tant,

je l’aurais encore aimée davantage. »

 

Et il restait là. Droit. Figé.

Les larmes étaient salées.

 

Pendant ce temps,

tranquillement, imperceptiblement, inexorablement,

les grilles continuaient à se délabrer.

 

                                                Pierre Dupuis

 

 

Nota :    Déjà publié !

 

 

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…

Le poème du jour : "Sa foi était inébranlable," de ... Rotpier

22 Septembre 2026, 08:24am

| 

Publié par Rotpier

Sa foi était inébranlable,

 

 

Sœur Agnès était adorable,

ça se voyait rien qu’à son nez

mutin et un peu retroussé

et elle était très abordable.

 

Sa foi était inébranlable

comme celle du jeune abbé

qu’elle avait croisé et frôlé

un soir derrière le retable.

 

Leur émotion était palpable

et ils se sont vite palpés,

ils ne purent s’en empêcher :

leurs mains étaient incontrôlables !

 

Fatalement l’irréparable

c’était produit, bien obligé,

comment peut-on désamorcer

une attirance insurmontable !

 

« Seigneur aux voies impénétrables

vous m’avez laissé pénétrer

sœur Agnès sans m’en empêcher :

vous avez été formidable ! »

 

Voilà la pensée fort plaidable

qui vint à notre jeune abbé

qu’il s’empressa de partager

avec Agnès, la délectable.

 

 

Partant de ce constat amiable

ils ne cessèrent de s’aimer

se considérant assurés

du pardon d’un dieu charitable.

 

 

Mais la position lamentable

de l’église sur le sujet

les obligèrent à abriter

leurs amours déclarés coupables !

 

Péroraison-bénédiction :

 

Que le seigneur soit consensuel

et qu’ils montent tout droit au ciel

quand sur terre ils auront fini

de jouer à touche pipi !

 

Ils ont souvent fait le voyage

de celui du septième étage,

pourvu que le premier soit bien :

dans la vie on est sûr de rien !

 

                                       Rotpier

 

 

 

 

Illustration par l'IA de Chat GPT :

 

 

 

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" L’éternel révolté " ou " Contre la dictature de notre moi supérieur, " ... le poème du jour de ... Pierre

11 Août 2026, 13:49pm

| 

Publié par Rotpier

Image du net

Préambule :

Il y a un perpétuel combat entre

notre ego et notre moi supérieur.

 

L’éternel révolté

ou

Contre la dictature de notre moi supérieur,

 

Parfois je me dis :

tu devrais faire ceci

tu devrais faire cela

ce que tu as fais n’est pas fameux

tu aurais pu faire beaucoup mieux

et puis ceci

et puis cela.

Bref, ne soyons pas bégueule :

je m’engueule !

 

Ensuite, je me calme,

je fais front et je me dis :

« Tu es libre mon garçon

tu n’as pas à recevoir de leçons,

voir d’ordres, de ton moi supérieur,

cette entité despotique et tyrannique

se réclamant de la métaphysique !

 

Alors, relativisant, je souris en haussant les épaules,

me sentant bien dans mon rôle

et je poursuis mon petit bonhomme de chemin

en laissant ce déclencheur de doute

tout estomaqué sur le bord de la route

sans regret ni remords

et je me dis que je n’ai pas tort.

Mais, comme je suis un garçon bien élevé,

je reste poli et n’esquisse pas, gouailleur,

le moindre bras d’honneur

 … pas plus qu’un gros mot

comme me le souffle mon ego !

 

…Correction ou circonspection ?

 

                                                                      Pierre Dupuis

 

 

Déjà publié !

 

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Le poème tout frais tout chaud terminé ce matin même : " " On ne peut pas rire de tout et un peu plus, " et ce n'est pas un rigolo ! Pierre Dupuis

5 Mai 2026, 09:25am

| 

Publié par Rotpier

 

  Je vous offre le petit dernier terminé ce matin même  !

Bonne analyse !

Pierre

 

 

 

 

On ne peut pas rire de tout et un peu plus,

 

 

On ne peut pas rire de tout

Selon la célèbre formule

C’est un travail de funambule

À Paris comme à Tombouctou !

 

 

Chose risible à un endroit

Traumatisante dans un autre

Les cultures et les patenôtres

Sont les limites du bon choix.

 

 

On peut passer pour un goujat

Selon le milieu qu’on fréquente

Une plaisanterie choquante

Peut nous valoir bien des tracas !

 

 

Même parfois une fatwa

De la religion musulmane

Les mollahs ne sont pas en panne

D’arguments pour ces choses-la !

 

 

Charlie Hebdo a payé cher

Pour les quelques caricatures

De Mahomet en couverture

De son hebdo plutôt disert.

 

 

Se moquer des grands dictateurs

Comme Kim Jong-un ou bien Poutine *

(Autrefois Hitler ou Staline)

Mort assurée pour les auteurs !

 

 

Hélas dans le contexte actuel

Les dictatures prolifèrent

Et ce dans les deux hémisphères

C’est l’engrenage perpétuel.

 

 

Et c’est comme peau de chagrin

Que réduit la superficie

Du cercle des démocraties

Qu’en sera-t-il après demain ?

 

 

Les optimistes vous diront

Que l’on ne risque rien en France

Moi je n’ai pas cette assurance

Quitte à passer pour un vieux con !

 

 

Le RN autrefois le Front

Est un danger considérable

Tous prêts à renverser la table

Et c’est pareil pour Mélenchon !

 

 

Après ça vous pouvez rêver

Pour ma part je reste en alarme

Un jour vous verserez des larmes

Pour n’avoir rien vu arriver !

 

 

                        Pierre Dupuis

 

 

* Je n’en ai cité que deux, mais il y en a pléthore !

 

xxxxxxxxxxxxxxxx

 

Voici ce que l'IA en a fait comme image :

 

Qu'en pensez-vous ?

 

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Le poème du jour : " Sous le signe du fer, " de ... Pierre

7 Avril 2026, 09:15am

| 

Publié par Rotpier

 

 

Image du net !

 

 

 

Nota :  La plus grande partie de ce poème est autobiographique 
Sous le signe du fer,

 

 

Ma mère m’a mis au monde avec un accouchement aux fers.

Nous étions pauvres, nous mangions souvent des lentilles

Et de la soupe à l’oseille qui sont des aliments riches en fer.

 

Gamin, je passais des heures entières

 À regarder le forgeron-charron

 De mon village forger et poser aux chevaux des fers.

J’étais très rarement malade, j’avais une santé de fer !

 

A l’armée, j’ai appris à faire la guerre heureusement sans connaître

Les avalanches de feu et de fer car nous étions en paix.

Mon premier métier était serrurier-métallier-forgeron:

 Je travaillais le fer !

 

A trente ans je suis devenu professeur de Lycée Professionnel

Dans le même domaine avec en plus une orientation

En chaudronnerie option fer.

J’ai formé beaucoup d’élèves et si c’était à refaire,

 Je le referais encore, croix de bois croix de fer

Si je mens j’irai en enfer !

 

Bon, je vous laisse, car j’ai du café à faire

 Ensuite, je dois trier des lentilles qui sont,

 Je vous le rappelle très riches en fer !

J’ai une méthode simple et très radicale pour les trier:

Je prends un gros aimant et je le plonge

Dans la casserole en aluminium remplie de lentilles,

 Les lentilles sautent et s’agglutinent autour de l’aimant !

Les cailloux restent tout bêtes au fond de la gamelle !

Pas con le mec … non ?

Car il faut quand même le faire !

Le premier qui ne me croit pas, par Lucifer,

Je l’envoie en enfer !

 

Épicétout !

                                                     

                                                            Pierre

 

 

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…

Le long poème du jour : " Le solitaire qui aimait les vers, " de ... Pierre

9 Février 2026, 11:25am

| 

Publié par Rotpier

Préambule :

Pour bien appréhender ce poème, mieux vaut consulter ceci :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charbonnier_(m%C3%A9tier)

L'image ( superbe à mon avis ! ) a été générée par l'IA mais le poème en est totalement vierge ! 

Pierre

 

 

 

Image générée par l'IA !

 

 

Le solitaire qui aimait les vers,

 

Cette histoire se passe au début du siècle.

Pas le dernier, celui d’avant,

dans les années mille neuf cent.

Le principal protagoniste

était un homme solitaire et taciturne

un taiseux comme l’on disait là-bas.

Il exerçait le métier de charbonnier

qui consistait à produire du charbon de bois

pour les forges d’en bas.

Un métier où l’on ne faisait pas fortune

Mais qui permettait de bien subsister.

Il vivait seul au milieu de la forêt

son plus proche voisin exerçait

le même métier que lui mais avait

une femme et des enfants trop turbulents à son goût

Ce qui le dérangeait beaucoup pour le coup.

Ils s’aidaient l’un l’autre en cas de besoin

les deux n’étaient pas être très causants

ils pouvaient travailler une journée entière

avec seulement quelques paroles échangées

parcimonieuses mais nécessaires.

La plupart du temps il vivait seul.

 

Son seul et unique compagnon

était un chien nommé « Charbon »

car il était noir comme la suie !

Il était aussi calme que son maître

n’aboyant qu’en cas de danger imminent.

Ils s’entendaient parfaitement :

deux taiseux aussi en quelque sorte !

 

Bien qu’il ait quitté l’école à douze ans

à cause de la mort de son père

pour aider sa mère à nourrir la famille

il avait deux sœurs et un petit frère

il savait très bien lire écrire et compter.

Son instituteur Monsieur Albert

un vrai Hussard de la République

comme on les surnommait à l’époque

en aurait pleuré de chagrin

lui qui était loin d’être un sentimental.

Il avait mesuré les grandes capacités

De ce garçon de la campagne

et était profondément désolé de la tournure des choses.

Lors de son départ il lui avait donné

Quelques livres dont il savait qu’ils lui serviraient.

Parmi eux une anthologie de la poésie française

il avait mesuré combien il aimait les vers !

 

Après quelques petits boulots

Il entra en apprentissage chez un charbonnier

qui lui apprit le métier

plus par gestes que par paroles

il était aussi du genre taiseux.

Il lui avait même transmis sa petite entreprise

quand il s’était fait trop vieux

pour poursuivre ce labeur

demandant une énergie folle.

C’est comme cela qu’il s’était retrouvé

au beau milieu de cette forêt qu’il aimait tant.

Puisque l’on parle de sentiments

autant préciser de suite qu’il n’y avait

personne qui partageait sa vie.

Il avait eu une liaison très brève

avec une femme un tantinet frivole

et bavarde comme une pie !

Cela n’avait évidemment pas collé !

Depuis, n’étant pas très porté sur la chose

il se contentait de quelques plaisirs solitaires.

 

Entre l’abattage des arbres le bûcheronnage

le charroi des bois et la confection des meules

pour obtenir le charbon de bois

 

Entre l’abattage le bûcheronnage le charroi des bois.

la mise en place et la confection des meules

Il ne fallait pas chômer pour tout assurer.

Son travail lui prenait tout son temps

il n’avait pas grand temps pour souffler

une douzaine d’heures de travail par jour

six jours sur sept avec pour seul repos le dimanche !

 

 Il possédait un solide cheval qu’il avait baptisé Hercule

un grand chariot pour le débardage

et une petite carriole pour les allers-retours

entre les chantiers et pour descendre au village.

Hercule était un cheval paisible et lent

mais il avait le sabot sûr… même les quatre !

 

Après l’allumage des meules il fallait les surveiller

comme le lait sur le feu jour et nuit !

Certaines ronronnaient bien calmement

il y avait juste qu’à les entretenir.

D’autres beaucoup moins dociles

voire imprévisibles s’emballaient comme des folles !

Il fallait alors agir urgemment

sous peine de voir s’envoler en fumée

des semaines de travail et d’argent !

Mais le travail n’était plus physique

et cela lui laissait le temps de lire à satiété !

Que de pages avalées avec gourmandise !

 

Une fois par mois il se rendait au village

pour faire quelques emplettes.

Un peu de tabac des feuilles à cigarettes

un peu d’alcool seulement du vin rouge

qu’il utilisait surtout pour confectionner

des ragoûts ou autres plats mitonnés.

Du sel du poivre et autre ingrédient.

Quelques habits solides des souliers

et des affaires de toilette indispensable.

Question nourriture il avait tout

ce qu’il lui fallait chez lui dans la forêt.

Il possédait un petit jardin une basse-cour

et même une vache pour le lait qu’il adorait.

Et aussi tout ce qu’une forêt pouvait donner :

champignons, baies et diverses plantes

et bien sûr le gibier qui abondait.

Charbon son chien était un excellent rabatteur

jamais bredouille il revenait !

Pour les outils il se rendait chez Lucien

un vieux ferrailleur qui avait du chien

et une instruction tout à fait étonnante !

L’équivalant aujourd’hui d’un antiquaire.

Un jour Lucien lui dit « Si ça te dit

j’ai récolté lors d’une succession de nobliaux

une malle remplie de bouquins de toutes sortes

je ne sais pas quoi en faire alors

si tu en veux je te l’offre volontiers ! »

Un vrai trésor quand il l’ouvrit chez lui !

Il y avait de tout : romans livres de sciences

traités de mathématiques de géométrie

des encyclopédies de toute sorte

mais surtout des recueils de poésie

son dada depuis l’école primaire !

Ah ! Ce n’était pas la veille demain

qu’il s’ennuierait le solitaire !

 

Lors d’une descente dans le village

un jour il avait cru entendre tout bas

dans son dos « Tiens voilà le ténia ! ».

Il n’y avait pas pris garde plus que cela.

Mais une autre foi rebelote !

Nouveau « Tiens voila le ténia ! »

Là ce n’était plus possible qu’il radote !

Des jours et des jours pendant son travail

ou ses minces heures de repos

il tournait et retournait dans sa tête

le mot « ténia » ténia ténia ténia !

Un jour dans un éclair de lucidité

il fit le rapprochement :

Il aimait les vers et il était un solitaire !

Ver solitaire égal « Ténia » !

Il éclata de rire ce n’était pourtant pas son genre !

Le ténia étant pourtant un hôte indésirable

nocif et pas très ragoûtant mais bon

le jeu de mots lui plaisait c’était incontestable !

 

Qui avait trouvé cela ?

Son ancien instituteur qui était très vieux

mais qui était resté très malicieux ?

Ou pourquoi pas Lucien le ferrailleur

imprévisible et gouailleur ?

Qu’importe !

Ce surnom bizarrement lui plut ;

Et il ne chercha pas plus en avant pour savoir

qui était le personnage qui lui avait collé cette épithète !

C’était comme cela et puis basta !

La seule différence pour lui

c’est que quand il se rendait au village

il était plus attentif aux « Tiens voilà le ténia ! »

Dans le fond, ça le rendait heureux

et il se surprenait parfois à siffloter en travaillant !

Était-il en train d’amorcer un virage ?

 

                                                 

                                                 Pierre Dupuis

 

 

 

 

 

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Le poème du jour : " Les défroqués par amour, " par ... Pierre

20 Janvier 2026, 09:17am

| 

Publié par Rotpier

Préambule :

La Curie Roumaine, à force de ne pas plier au sujet du mariage des prêtres, finira comme le chêne dans la fable de Jean De La fontaine : « Le chêne et le roseau »*

 

 

Image du net tronquée !

 

 

Les défroqués par amour,

 

 

          Sœur Angélique :

 

 

Elle avait choisi Angélique

A la fin de son noviciat

Sœur Angélique elle aimait ça

Ça sonnait bien belle musique.

 

Au couvent avant d’être adulte

C’était le choix de ses parents

Elle était encore une enfant

Quand ils l’avaient poussée au culte.

 

Aux alentours de la trentaine

Pour ne pas dire vingt-cinq ans

Sous la tunique chaud dedans

Ça sentait fort la prétentaine !

 

          Frère Simon :

 

 

Lui était entré dans les ordres

Suite un gros chagrin d’amour

Cela avait encore cours

Quand les têtes étaient en désordre.

 

Il était dans son monastère

Chargé du ravitaillement

Et tout le monde était content

Il assurait son ministère !

 

Mais il avait pris ses distances

Avec son vœu de chasteté

Il s’autorisait à fauter

Sans en demander pénitence !

 

           L’aventure :

 

Lors de leur première rencontre

Ils avaient compris sur-le-champ

Qu’ils allaient s’aimer pour longtemps

Que de temps perdu à la montre !

 

Cela dura une année pleine

Des rendez-vous un peu partout

Des gros câlins et des poutous

Dans les granges ou dans les plaines !

 

Elle lui lançait malicieuse:

« Tu n’as pas peur petit biquet

De finir ta vie boulotté

Par une amante religieuse ? »

 

Ils partaient alors en fou rire

Difficilement contenu

Et ils remettaient le menu

Que je ne peux ici décrire !

 

Mais un jour ils en eurent marre

De se dérober pour s’aimer

Ils rendirent leur tablier

Sans vague et sans tintamarre.

 

Prenant le taureau par les cornes

Ils rompirent tous deux leurs vœux

Et là ils jouèrent franc jeu

Envoyant balader les bornes !

 

Parmi les sœurs et les frères

Ils virent des regards envieux

Rien n’empêche de servir Dieu

En écrémant dans son bréviaire !

 

En emportant très peu d’affaires

Ils partirent sous d’autres cieux

Ils n’étaient pas du tout soucieux

Ils avaient du travail à faire.

 

Dans des œuvres caritatives

Ils s’engagèrent tous les deux

Pour aider les plus malheureux

Menant une vie très active !

 

                Épilogue :

 

Si seulement au Vatican

On arrêtait cette hérésie

Bien entachée d’hypocrisie

De chasteté d’un autre temps !

 

On éviterait les tourments

Des religieux et religieuses

Torturés par une impérieuse

Envie de rompre leur serment !

 

Et aussi les égarements

De bien des prêtres pédophiles

Qui sans cette attitude débile

Rentreraient vite dans le rang !

 

Mais que fait Dieu pendant ce temps ?

Il reste inerte et impassible

Cela est incompréhensible

Mais c’est comme cela pourtant !

 

Certainement qu’il est absent

Quelque part dans la galaxie

En vacances de prophéties

Où simplement inexistant !

 

Je crois que c’est la bonne option

Il ne pourrait pas laisser faire

Pareille bourde sur la terre

Avis à la population !

 

                                                             Pierre Dupuis

 

 

*
  • Le Chêne et le Roseau
     
     

    Le Chêne un jour dit au Roseau :

    Vous avez bien sujet d’accuser la Nature ;

    Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.

               Le moindre vent qui d’aventure

               Fait rider la face de l’eau,

               Vous oblige à baisser la tête :

    Cependant que mon front, au Caucase pareil,

    Non content d’arrêter les rayons du soleil,

               Brave l’effort de la tempête.

    Tout vous est aquilon ; tout me semble zéphir.

    Encor si vous naissiez à l’abri du feuillage

               Dont je couvre le voisinage,

               Vous n’auriez pas tant à souffrir :

               Je vous défendrais de l’orage ;

               Mais vous naissez le plus souvent

    Sur les humides bords des Royaumes du vent.

    La Nature envers vous me semble bien injuste.

      Votre compassion, lui répondit l’Arbuste,

    Part d’un bon naturel ; mais quittez ce souci.

         Les vents me sont moins qu’à vous redoutables.

    Je plie, et ne romps pas. Vous avez jusqu’ici

               Contre leurs coups épouvantables

               Résisté sans courber le dos ;

    Mais attendons la fin. Comme il disait ces mots,

    Du bout de l’horizon accourt avec furie

               Le plus terrible des enfants

    Que le Nord eût porté jusque-là dans ses flancs.

               L’Arbre tient bon ; le Roseau plie.

               Le vent redouble ses efforts,

               Et fait si bien qu’il déracine

    Celui de qui la tête au ciel était voisine

    Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts.

     

     

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La fable du jour : " Drame en Afrique, " ou " Le garde-manger des bantous, " de … Rotpier !

13 Janvier 2026, 09:31am

| 

Publié par Rotpier

 

Bonjour à toutes, à tous et aux autres aussi !

Allez, vous en reprendrez bien un petit morceau pendant que c'est encore chaud !  😉😃🤣

 

 

 

Illustration from 19th century

Image du net

 

Préambule :

Ceci n’est bien sûr qu’une fable

un truc que l’on raconte à table

entre la poire et le fromage

la manquer serait bien dommage !

 

Drame en Afrique,

ou

Le garde-manger des bantous,

 

 

Vous me croirez peut-être ou pas 

d’ailleurs moi aussi j’ai un doute

j’ai des frissons dans la moumoute

quand je ne suis pas sûr de moi.

 

Je tiens cela d’un vieux sorcier

spécialisé dans les légendes

et les bijoux de contrebande

ce qu’il m’a dit m’a vraiment scié !

 

Cela parle de Paul Anka

ce chanteur à la voix puissante

charmeur de femmes bien pensantes

les mettant dans tous leurs états !

 

J’espère que vous suivez bien

mes pensées sont souvent obscures

d’ailleurs je vais faire une cure

c’est nécessaire et ô combien !

 

Mais revenons-en au sujet

hors de question que je m’égare

comme disait le chef de gare

ou à l’école mon surgé !

 

.

Donc pour le cas de Paul Anka

lors de vacances en Afrique

un évènement dramatique

lui causa beaucoup de tracas.

 

Des cannibales très méchants

fait bien ancré dans leur nature

avaient décidé la capture

de trois de ses petits enfants.

 

Ce n’est pas qu’ils avaient très faim

mais ils avaient cette pratique

d’approvisionner leur boutique

pour ne jamais manquer de rien.

 

Un petit creux et puis basta

on en colle un dans la marmite

et on prépare quelque frites*

pour se faire un petit Anka !

 

Si vous pensez que je vous baratine :

 

En cas de doute adressez-vous

au vieux sorcier j’ai son adresse

vous verrez bien que sous ses fesses

il planque toujours un en-cas !

 

                                      Le Rotpier

 

Note de l’auteur afin de prendre un peu de hauteur :

 

 * Il peut-être surprenant d’apprendre que ces cannibales mangeaient aussi des frites, mais c’était un missionnaire belge qui leur avait enseigné la pratique avant que de finir dans la marmite. C’était un Père blanc et non un Père vert. Il s’appelait Jeff Roy-Denledo et venait de l’Abbaye Saint-André de Bruges où il était moine bénédictin. Il avait aussi enseigné aux Bantous ( des Mangbetu du Congo belge, des très méchants ) l’art de fabriquer du chocolat noir. Eux y avaient pris goût et trempaient leurs frites dedans ainsi que les doigts de mains et de pieds de leurs victimes avant d'entamer une agréable partie d’osselets le temps de digérer.

 Je tenais à apporter ces précisions afin que cette fable ne paraisse pas trop fantaisiste.

 

 

 

 

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La fable du jour assez iodée : " La moule qui se la pétait, " ... de Rotpier !

18 Novembre 2025, 08:19am

| 

Publié par Rotpier

 

Image du net !

 

Fable iodée,

La moule qui se la pétait,

 

C’était une moule ordinaire

Mais qui se la pétait sévère

Comme certains individus

Qui pétent plus haut que leur cul.

 

L’homme n’est pas dans la nature

Le seul être je vous le jure

Sans une once d’humilité

Il y en a des quantités !

 

Mais revenons à notre moule

Connaissant l’eau et puis la houle

Car accrochée à son bouchot

Elle endurait le vent et l’eau.

 

Mais pas plus que ses congénères

Quand on est une moule on gère

Le lieu et l’environnement

Que l’on a depuis tous les temps !

 

Elle se prenait pour une huître

Ça je vous le dis tout de suite

Les cachoteries entre nous

N’ont pas lieu d’être épicétout !

 

Elle croyait être perlière

Faisant tout un tas de manières

Alors qu’elle n’était simplement

Qu’un coquillage sans talent !

 

Pas de perle dans sa coquille

Juste une petite escarbille

De calcaire bien incrusté

Vraiment pas de quoi pavoiser !

 

Dans ses moments très euphoriques

Elle affirmait la narcissique

Que c’était peut-être un diamant

Qu’elle portait tout bonnement !

 

Elle ouvrait avec indécence

Sa coquille une vraie licence

Aux regards de tous les passants

Ce qui était embarrassant !

 

C’est un jour de grande marée

Qu’elle finit toute effarée

Dans le grand panier en osier

D’un solide pêcheur à pied.

 

Elle passa à la cocotte

Avec persil et échalotes

Avec bon nombre de ses sœurs

Pour une cuisson sans douceur !

 

Quand elle arriva dans la bouche

Et sous la mâchoire farouche

Du pêcheur aux solides dents

Pas de perle ni de diamant !

 

Il cracha un bout de calcaire

Pas de quoi en faire une affaire

La coquille il la balança

Pour son gros chat qui la lécha !

 

     Moralité :

 

.

Chez la moule comme chez l’homme

Même comportement en somme

Il y a des grands vaniteux

Qui veulent en mettre plein les yeux !

 

 

                                            Le Rotpier

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…

Le poème-fable fantasmagorique et un tantinet psychédélique du jour : « Le retour de la Dame Blanche » de … Pierre Dupuis

11 Août 2025, 09:21am

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Publié par Rotpier

Petite fantaisie pour mettre à l’honneur Jean-François Jorelle, un bacivien d’exception !

Lien :

https://www.leparisien.fr/eure-27/gite-de-la-tour-de-la-reine-blanche-le-projet-fou-de-jean-francois-jorelle-enfin-acheve-pres-de-gisors-07-11-2023-D433JFEXCNBXZK3CPLPHTFLJVM.php

Pierre Dupuis

 

 

 

image du net !

 

 

 

Le retour de la Dame Blanche,

 

Si revenait la Dame Blanche

Auprès de Bézu-Saint-Éloi

Jean-François Jorelle serait là

Tout fier avec sa barbe blanche.

 

Pour ma part je n’ai pas de doute

Elle le ferait chevalier

Afin de pouvoir l’épouser

Sans qu’il n’y ait la moindre joute.

 

Hormis une joute amoureuse

Dans le lit de la vieille tour

Amour amour amour toujours

Donné de façon généreuse.

 

Pendant les jours de pleine lune

Tout le long du fameux chemin *

De minuit au petit matin

Des baciviens feraient tribune.

 

Rien que pour voir la Dame Blanche

Et Sir Jorelle se promener

L’un contre l’autre bien serré

Et s’embrasser mains sur les hanches.

 

      Continuation :

 

Une bien juste récompense

Pour celui qui a su sauver

Un lieu presque décomposé

Sans regarder à la dépense.

 

Surtout celle de l’énergie

Tout un rêve réalisé

Par un esprit mobilisé

Sur un travail d’anthologie.

 

                  Épilogue :

 

Je ne suis qu’un barde moderne

Un félibre ou un troubadour

Chantant l’histoire et les amours

Dans les cours et dans les tavernes.

 

Je suis le roi des balivernes

Certains disent que je suis fou

On me taxe mais je m’en fous

De vieux con de vieille baderne !

 

Dans ma grande sollicitude

Je plains ceux qui ne rêvent pas

Mieux vaut encore le trépas

Pour moi c’est une certitude.

 

           Enseignement :

 

Quand la vie devient platitude

Le rêve est un dérivatif

Je dirais même un palliatif

Dont il faut prendre l’habitude.

 

Il est un très bon psychotrope

De plus naturel et gratuit

Et il peut être reconduit

Sans aucun risque de syncope !

 

                                            Pierre Dupuis

 

 

  • Chemin de la Reine Blanche 

 

Image du net, la Reine Blanche.

 

Lien d'information :

https://remparts-de-normandie.eklablog.com/les-remparts-de-bezu-saint-eloi-eure-a167012570

 

 

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