Le poème du jour: "Le forgeron jaloux," ou "Vengeance auvergnate," ... tout frais tout chaud sortant des braises ... par Pierre !
Image du net modifiée par mes soins
Le forgeron jaloux,
ou
Vengeance auvergnate,
Il l’aimait de façon béate
hélas lui était non grata
elle aimait un tordu d’en bas
véritable traine-savates
… aveuglément.
En un duo très disparate
elle s’accrochait à son bras
un spectacle vraiment ingrat.
qui le rendait rouge écarlate
… très violemment.
Personne sous les lauzes plates
n’était au courant de cela
en plus quand on est auvergnat
on ne vaque qu’à ses patates
… c’est dans le sang.
Il travaillait en automate
dans sa forge et dans le fracas
du marteau pilon sur le tas
en pensant à la scélérate
… intensément.
Bientôt il serait psychopathe
il s’y enfonçait à grands pas
sans le savoir c’est comme ça
et puis un jour cela éclate
… brutalement.
Elle sortait de ses pénates
pour aller voir le gars d’en bas
il l’attendait derrière un tas
avec à la main une batte
… serrant les dents.
Plus question d’être diplomate
plus de discours plus de blabla
un seul coup du haut vers le bas :
retour à la case primate
… à cent pour cent.
Il la prit par les omoplates
et sans remords il la traîna
jusqu’au trou creusé sous le tas
de charbon chargé de nitrate
… sans ménagement.
Nul besoin de la mettre en boite
nul besoin de prêchi-prêcha
un beau linceul couleur caoua
une demeure bien adéquate
… c’est rassurant.
Image du net
Sa tranquillité auvergnate
il la retrouva pas à pas
au son du pilon sur le tas
et il avait brûlé la batte
… c’était prudent.
Il restait le traîne-savates
mais là c’était plus délicat
pour sûr il ne l’oubliait pas
il aurait son heure et sa date
… assurément.
Pas de manœuvre maladroite
il en faisait un postulat
il aurait la peau de ce gars
à la vue basse et aux mains moites
… un répugnant.
Sorte de cafard ou de blatte
que l’on écrase comme ça
d’un coup de talon vers le bas
avec précision et sans hâte
… soigneusement.
Il savait que dans ses pénates
il avait un vieux poêle à bois
lui faire un coup à la Zola
n’était pas chose maladroite
… tranquillement.
Il aurait préféré la batte
mais on peut ou on ne peut pas
l’important c’est le résultat
on analyse et on s’adapte
… subtilement.
Pierre Dupuis






