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Le poème du jour tout frais tout chaud : " Symbiose des mots, " de ... Pierre

19 Octobre 2021, 09:20am

| 

Publié par Rotpier

 

 

Symbiose des mots

Image du net

 

Petit poème pour les jeunes

de 11 à 111 ans !

Symbiose des mots,

Pour bien jouer avec les mots

il faut avant tout les connaître

ouvrons-leur portes et fenêtres

devenons leurs alter ego !

On peut prendre un mot au hasard

et pour obtenir sa confiance

l’apprivoiser avec patience

en lui montrant bien des égards.

Connaître de lui tous ses sens

il y en a souvent pléthore

tiens celui-ci moi je l’adore

et c’est très loin d’être un non sens !

Il faut aussi se renseigner

et noter tous ses synonymes

sans oublier ses homonymes

afin de ne rien mélanger.

Il y a chas et shah et chat

et la différence est très grande

consultez je vous le demande

vos dictionnaires à tout va !

On peut enfiler le premier

faire au second la révérence

le troisième a ma préférence :

j’aime caresser les greffiers !

Il convient de ne pas passer

à coté de ses anagrammes

ce serait je vous le proclame

une erreur à se ramasser !

.

Pour seul exemple prenons « chien »

on mélange et il devient « niche »

« cheni » « chiné » « niché » ou « chiche »

« Chine » avec ou sans mandarin !

Depuis toujours j’aime les mots

je les choisi pour mes poèmes

je suis certain qu’eux aussi m’aiment

un peu beaucoup fortissimo !

Pour se retrouver les premiers

il se bousculent dans ma tête

en farandole c’est la fête

pour être couchés sur papier !

Le gros problème c’est le choix

quand ils viennent faire la roue

chacun leur tour ils m’amadouent

en me disant : « Prends moi ! Prends-moi ! »

J’en choisis un et je promets

aux autres bientôt une place

dans mes écrits mais les coriaces

refusent net mon calumet !

Je suis bien forcé de trier

l’exercice est très difficile

certains me traite d’imbécile

et sont fins prêts à m’étriller !

Une fois rentrés dans le rang

je vois bien qu’ils me font la tête

murissant d’affreux épithètes

mais ça se calme avec le temps.

Il faut savoir jongler avec

en prose ou bien en poésie

sobriété ou fantaisie

avec ou sans salamalecs.

Avec un peu d’habileté

des règles et de la patience

du sérieux ou de l’insouciance

on parvient à les associer.

Si le montage est harmonieux

et qu’il sonne bien aux oreilles

c’est très souvent qu’il appareille

pour voyager sous d’autres cieux.

Vous pouvez être satisfait

d’avoir apporté votre pierre

petite et pas du tout altière

à l’écriture et c’est parfait !

Les mots sont alors prisonniers

ils sont reliés par le contexte

sorte d’alchimie très complexe

qu’ils ne pourront jamais renier.

Ils seront toujours associés

« Madeleines de Proust » ou autres

« Le repas et les douze apôtres »

« La magie et les grands sorciers ».

« Neiges du Kilimandjaro »

« Jeunes filles en fleurs et ombre »

« Nous arrivâmes sans encombre »

« Criant sur le baudet haro ! »

Mais je vais m’arrêter ici

pour vous laisser toute la place

allez-y lancez vous de grâce

d’avance je vous dis merci !

De onze jusqu’à cent onze ans

l’âge n’a aucune importance

je le dis avec insistance

allez-y prenez votre temps !

De la patience et du travail

et alors il se peut qu’éclose

une remarquable symbiose

rutilante comme l’émail !

Sans être un chef d’œuvre patent

il peut imprimer les mémoires

et entrer dans le répertoire

des causeries entre les gens !

                                         Pierre Dupuis

 

 

 

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Rébus : réponses aux petits rébus dominicaux de ... Rotpier !

18 Octobre 2021, 08:42am

| 

Publié par Rotpier

 

Salut braves gens !

Pour les rébus d'hier les réponses sont ici :

 

https://rotpier27.wordpress.com/2021/10/17/rebus-le-petit-arret-rebus-dominical-de-rotpier-deux-pour-le-prix-dun-et-cest-toujours-cadeau-120/

 

 

 

Qu'il dit l'animal ! 

 

 

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Rébus : le petit arrêt rébus dominical de … Rotpier ! Deux pour le prix d'un et c'est toujours cadeau !

17 Octobre 2021, 09:49am

| 

Publié par Rotpier

Salut braves gens !

 

Comme je n'arrive plus à mettre mes rébus ici ,

je vous mets ce lien :

 

https://rotpier27.wordpress.com/2021/10/17/rebus-le-petit-arret-rebus-dominical-de-rotpier-deux-pour-le-prix-dun-et-cest-toujours-cadeau-120/

 

 

Qu'il dit l'animal ! 

 

 

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…

Yves Montant : " Cyracuse " ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

16 Octobre 2021, 08:28am

| 

Publié par Rotpier

 

Une fois par semaine,
je vous propose de partager les chansons
et les artistes que j’aime !
Clip vidéo et paroles
Cette fois-ci :

« Yves Montant »

«  Syracuse »

Très belle reprise de la chanson d'Henry Salvador ...

 

 

Syracuse

 

J'aimerais tant voir Syracuse
L'île de Pâques et Kairouan
Et les grands oiseaux qui s'amusent
À glisser l'aile sous le vent

Voir les jardins de Babylone
Et le palais du grand Lama
Rêver des amants de Vérone
Au sommet du Fuji-Yama

Voir le pays du matin calme
Aller pêcher au cormoran
Et m'enivrer de vin de palme
En écoutant chanter le vent

Avant que ma jeunesse s'use
Et que mes printemps soient partis
J'aimerais tant voir Syracuse
Pour m'en souvenir à Paris

Syracuse
Syracuse
Syracuse
Syracuse
Syracuse

 
  
Paroliers : Bernard Georges Lucide Dimey / Henri Gabriel Salvador
Paroles de Syracuse © Salvador Henri Editions Musicales

Bon partage !

 

Rotpier

 

 

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…

Les petites ou les grosses conneries ou pensées du jour de ... Rotpier

14 Octobre 2021, 09:02am

| 

Publié par Rotpier

 

Je vous rappelle cette citation :

La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri.

Chamfort (Maximes et pensées)
 

La plus perdue de toutes les journées est celle où l'on n'a pas ri ... même en province !

Rotpier (valeur ajoutée à la citation)
 
xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
 

« Le rire est le propre de l'Homme »

Rabelais ( Pantagruel )

 

Image du net

" Le rire est le propre de l'Homme, ce qui n'empêche pas de se laver un peu de temps en temps. "

Rotpier (valeur ajoutée à la citation)

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Le dicton de présentation :

Mieux vaut tourner sept fois sa langue dans la bouche de sa voisine avant que de s’exprimer : cela évite d’énoncer des conneries !

N’ ayant pas de voisine à portée de langue .................................

.

Collusion Zemmour - Jean-Marie Le Pen

.

Zemmour Le Pen (3)

 

Èpicétout pour aujourd’hui !

Voila, c’est terminé !

Et comme on dit à Amsterdam :

 Un café, un joint mais pas d'addiction SVP !

 

 

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…

Le long poème du jour : " Tailler la route, " ou " Le long périple Rabelaisien, " de ... Rotpier

12 Octobre 2021, 09:44am

| 

Publié par Rotpier

 

Petit (assez long ! ) souvenir de vacances au Pays de Rabelais...

Tailler la route

Tailler la route,

ou

Le long périple Rabelaisien,

A la suite d’un gros chagrin

- on m’avait volé mes lapins ! -

sac à dos j’ai taillé la route

avec mon chien rempli de doute.

Ne vous méprenez pas c’est moi

qui était en plein désarroi

mon chien lui avait la patate

pas de problème de prostate !

Je vous rassure moi non plus

même si ce n’est pas exclu

qu’un jour j’aie des incontinences

pour l’instant je tiens la distance !

Je vais vous confier un secret

la chapardeuse était tout près

une femme au trois quarts manouche

qui avait partagé ma couche !

Il faut être vraiment crétin

pour partager sans savoir rien

son lit avec une inconnue

rencontrée un soir dans la rue.

Elle était experte en amour

mais au matin au petit jour

plus de lapins plus de gitane

et plus non plus de caravane !

Elle avait vidé mes clapiers

aidée par plusieurs équipiers

plus de lapins plus de lapines

totale et complète rapine !

Un sacré retour de bâton

alors mon chien sur les talons

je suis parti pour un périple

jonché de surprises multiples.

Sur les traces de Rabelais

et partant du bourg de Benais

je quittais pour trois mois ma ferme

la confiant à Vincent Delerm.

Pourquoi lui et pas son cousin

me direz-vous mine de rien :

je lui trouve beaucoup de classe

il n’est pas fier et ça le classe.

Son père n’était pas dispo

il s’occupait du goût des mots

sinon il aurait fait l’affaire

ils ont tous deux du savoir faire !

  Et le périple commença …

Une vigneronne à Bourgueil

qui prenait le frais sur le seuil

de sa maison ma foi coquette

m’a paru pour le moins pompette.

Elle m’a dit : « Viens boire une coup !

mon bonhomme il a mis les bouts

avec la voisine d’en face

une redoutable poufiasse ! »

J’ai bien mangé et j’ai bien bu

mais quand elle m’a dit : « Veux-tu

que l’on fasse des galipettes ? »

j’ai vite repris ma musette !

Je suis arrivé à Chinon

et j’ai squatté un cabanon

abandonné en bord de Vienne

qui n’avait plus qu’une persienne !

Il a vraiment plu à mon chien

même quand je lui disais : « Viens ! »

je voyais qu’il faisait la tête

et c’est moi qui restait tout bête !

Une chienne est venue un jour

elle cherchait le grand amour

mon chien l’a très vite séduite

pour la laisser tomber ensuite !

Je suis passé chez le coiffeur

car j’avais la tignasse en fleur

il m’a dit : « C’est vraiment dommage

la mode n’est plus au crêpage ! 

J’avais appelé mon salon :

« Au bon crêpage de Chinon »

les femmes et les demoiselles

venaient chez moi pour être belles !

Elles se battaient pour entrer

on voyait les jupons voler

c’était un spectacle grandiose :

volées de coups et ecchymoses !

Il y avait des spectateurs

moitié sportifs moitié voyeurs

je louais tabourets et chaises

aux plus vieux pour qu’ils soient à l’aise !

Je me suis fait un tas de fric

il y avait même des flics

qui se délectaient du spectacle

portant ces combats au pinacle !

Mais un gradé a tout gâché

un vieux barbon tout desséché

il m’a fait fermer la boutique

en jubilant comme un sadique !

Un matin j’ai dit à mon chien :

« Allez on reprend le chemin ! »

et on a traversé Avoine

sans y rencontrer un seul moine.

Nous avons fait un grand détour

pour passer loin des alentours

de la centrale nucléaire

allongeant notre itinéraire.

Ce n’est pas que l’on avait peur

de son nuage de vapeur

mais l’atome ça fout les boules

on s’est barré : roule ma poule !

On est passé à Parilly

à petits pas c’était la nuit

nous avions raté Saint-Lazare

cela nous a paru bizarre !

A Seilly nous avons croisé

des moutons avec leur berger

qui n’étaient pas ceux de Panurge

évoqués par le grand démiurge !

N’empêche que ledit berger

avait un air de Rabelais

comme lui l’amour de la treille

du vin de la dive bouteille !

Il m’a dit viens boire un canon

j’ai ma réserve de chinon

et ce n’est pas de la bibine

ça vient droit de chez ma cousine.

Elle est de Cravant-les-Coteaux

son mari connaît son boulot

qui sait s’occuper de la vigne

et d’elle aussi je le souligne !

Et on s’est mis à picoler

en mangeant un petit pâté

de lapin cuit à la terrine

entre deux séances d’urine !

Quand on boit il faut évacuer

il faut bien la vessie vider

ça rentre dans l’ordre des choses

vous partagez je le suppose ?

Pendant ces agapes mon chien

était devenu bon copain

avec ceux tout poilus du pâtre

dont un qui avait une emplâtre.

Après deux jours à dessoûler

on est reparti vers Ligré

le dolmen situé dans la plaine

s’ennuyait de façon certaine.

Il était content de nous voir

comme il commençait à pleuvoir

nous avons accepté son offre

d’hébergement en catastrophe !

On a dormi vachement bien

à l’abri sans rites païens

ni barbarie ni sacrifice

pas de trace de maléfice !

On est passé trois jours plus tard

sur le pont de l’Ile-Bouchard

quand nous avons suivi la Vienne

se sont refermées les persiennes !

L’accueil n’était pas chaleureux

on n’aime pas ici les gueux

qui ont une drôle d’allure

souliers usés et grands galures !

Heureusement un vieux curé

nous a aussitôt hébergé

dans son vaste et beau presbytère

alors qu’on nous lançait des pierres !

Sa bonne nous a préparé

un bon repas au pied levé

pas arrosé au vin de messe

mais au chinon je le confesse !

Un curé comme on en fait plus

en soutane et marchant pieds nus

très attentionné pour ses ouailles

ne recherchant pas les médailles !

Bon vivant et même un peu plus

aussitôt porté sur le « tu »

il m’a raconté des histoires

plutôt scabreuses c’est notoire !

Quelques secrets de confession

sans révéler le moindre nom

par soucis de délicatesse

mais il était question de fesses !

La vieille bonne souriait

bien appuyée sur son balai

connaissant sans le moindre doute

tous ces secrets… oh ! La filoute !

Plus jeune elle avait sûrement

eu un sacré tempérament

pas du genre à se faire nonne

le curé l’avait à la bonne !

Croquer la pomme en ce temps là

pour un curé pas de tracas

petite entorse aux évangiles

bien mieux que d’être pédophile !

Mon chien et moi sommes restés

bien plus longtemps qu’envisagé

jusqu’à ce que des paroissiennes

jettent des cailloux aux persiennes !

Le curé n’allait plus les voir

occupé du matin au soir

à me raconter les fredaines

de la femme d’un capitaine !

Elle avait essayé en vain

de séduire le sacristain

elle se trouva toute bête

quand il lui dit : « J’suis d’la jaquette ! »

Elle s’est rabattue sur moi

j’ai refusé comme il se doit

mais elle avait de la constance :

j’ai succombé aux circonstances !

Nous sommes partis une nuit

pour éviter les gros ennuis

mon chien devant et moi derrière

nous avons franchi des barrières.

Nous sommes passés par Roncé

et avons vu le pigeonnier

nous avons traversé des vignes

et rencontré des gens très dignes.

Nous avons abordé Panzoult

par les étangs et pour le coup

une nuée d’évangélistes

avait squatté toutes les pistes !

Nous avons évité l’endroit

et sommes partis vers les bois

où nous avons trouvé très vite

un abri dans les troglodytes.

Il y en a énormément

dans la région c’est très courant

comme celui de la Sibylle

que Rabelais brosse avec style.

D’ailleurs nous y sommes allés

nous avons vu un vieux balai

abandonné depuis des lustres

mais rien de la voyante illustre !

En dessous le Moulin Girault

et son étang aux calmes eaux

formait un spectacle admirable

d’une beauté inoubliable.

La cave étant à quelques pas

nous y sommes allés ma foi

mon chien faisait un peu la tête

pas moi car c’était jour de fête !

J’ai goûté et j’ai regoûté

du Chinon clair et du corsé

au point d’être à la fin pompette

bon à ramener en brouette !

On m’a soigné et hébergé

mon chien était bien rassuré

on nous a bien rempli la panse

des braves gens qu’en on y pense !

Puis notre périple a repris

tranquillement et sans ennui

jusqu’aux abords de Rivarennes

en passant par une fontaine.

Un endroit sympa et peinard

pour nous délasser les panards

nous y avons planté la tente

pour nous reposer sans attente.

Nous étions frais comme gardons

nous avons croisé sur le pont

une vieille femme ridée

pire qu’une poire tapée !

Fort sympathique au demeurant

elle a trouvé mon chien marrant

bien sûr il lui a fait la fête :

un vrai cabotin cette bête !

Et elle nous a invités

à partager son déjeuner

elle avait fait une blanquette

un vrai régal dans les assiettes !

Après tous nos remerciements

et un au revoir au tournant

nous avons repris le voyage

par des chemins sans balisage.

En arrivant à Restigné

nous avons été désignés

comme voyageurs de l’année

lors d’une homérique veillée !

Le Bourgueil a coulé à flot

en méchoui y avait deux agneaux

en déssert des poires tapées

quelle épopée quelle épopée !

Nous sommes restés quelques jours

mon chien a aimé le séjour

passant son temps avec des chiennes

qu’en moins de deux il faisait siennes !

Mais il était temps de rentrer

de boucler la boucle à Benais

de retrouver enfin ma ferme

et remercier Vincent Delerm.

Il m’attendait sur le perron

sans la vipère du Gabon

disant qu’il avait des idées

sur les piqures d’araignées !

J’avais pris soif sur le chemin

il m’a offert une Jenlain

j’ai apprécié comme son père

la première gorgée de bière !

Je l’ai remercié chaudement

d’avoir gardé mes bâtiments

mes cochons mes oies et mes poules

il m’a dit « T’inquiète ça roule ! »

Pour que tout se finisse bien

j’ai acheté douze lapins

un fusil et plein de cartouches :

« Passez au loin femmes manouches ! »

            Terminaison :

Je ne sais pas si Rabelais

aurait aimé ce long ballet

de strophes un peu chaotiques

lui le chantre du fantastique.

J’espère que vous avez ri

ou qu’au moins vous avez souri

car comme disait le bonhomme

« Le rire est le propre de l’homme. »

 Pour ma part, je propose ces adages :

« Qui ne rit pas est déjà mort

et dans sa tête et dans son corps

à quoi sert de vivre en ascète

à peine plus gai qu’un squelette ! »

« On ne peut pas rire de tout

mais comme disait un Bantou

tout souriant et débonnaire :

 il est bien cuit le missionnaire ! »

                                                        Rotpier

 

Le long poème du jour : " Tailler la route, " ou "  Le long périple Rabelaisien, " de ... Rotpier

 

 

Montage personnel à partir d'images du net !

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…

Le long poème du jour : " Tailler la route, " ou " Le long périple Rabelaisien, " de ... Rotpier

12 Octobre 2021, 09:44am

| 

Publié par Rotpier

 

Petit (assez long ! ) souvenir de vacances au Pays de Rabelais...

Tailler la route

Tailler la route,

ou

Le long périple Rabelaisien,

A la suite d’un gros chagrin

- on m’avait volé mes lapins ! -

sac à dos j’ai taillé la route

avec mon chien rempli de doute.

Ne vous méprenez pas c’est moi

qui était en plein désarroi

mon chien lui avait la patate

pas de problème de prostate !

Je vous rassure moi non plus

même si ce n’est pas exclu

qu’un jour j’aie des incontinences

pour l’instant je tiens la distance !

Je vais vous confier un secret

la chapardeuse était tout près

une femme au trois quarts manouche

qui avait partagé ma couche !

Il faut être vraiment crétin

pour partager sans savoir rien

son lit avec une inconnue

rencontrée un soir dans la rue.

Elle était experte en amour

mais au matin au petit jour

plus de lapins plus de gitane

et plus non plus de caravane !

Elle avait vidé mes clapiers

aidée par plusieurs équipiers

plus de lapins plus de lapines

totale et complète rapine !

Un sacré retour de bâton

alors mon chien sur les talons

je suis parti pour un périple

jonché de surprises multiples.

Sur les traces de Rabelais

et partant du bourg de Benais

je quittais pour trois mois ma ferme

la confiant à Vincent Delerm.

Pourquoi lui et pas son cousin

me direz-vous mine de rien :

je lui trouve beaucoup de classe

il n’est pas fier et ça le classe.

Son père n’était pas dispo

il s’occupait du goût des mots

sinon il aurait fait l’affaire

ils ont tous deux du savoir faire !

  Et le périple commença …

Une vigneronne à Bourgueil

qui prenait le frais sur le seuil

de sa maison ma foi coquette

m’a paru pour le moins pompette.

Elle m’a dit : « Viens boire une coup !

mon bonhomme il a mis les bouts

avec la voisine d’en face

une redoutable poufiasse ! »

J’ai bien mangé et j’ai bien bu

mais quand elle m’a dit : « Veux-tu

que l’on fasse des galipettes ? »

j’ai vite repris ma musette !

Je suis arrivé à Chinon

et j’ai squatté un cabanon

abandonné en bord de Vienne

qui n’avait plus qu’une persienne !

Il a vraiment plu à mon chien

même quand je lui disais : « Viens ! »

je voyais qu’il faisait la tête

et c’est moi qui restait tout bête !

Une chienne est venue un jour

elle cherchait le grand amour

mon chien l’a très vite séduite

pour la laisser tomber ensuite !

Je suis passé chez le coiffeur

car j’avais la tignasse en fleur

il m’a dit : « C’est vraiment dommage

la mode n’est plus au crêpage ! 

J’avais appelé mon salon :

« Au bon crêpage de Chinon »

les femmes et les demoiselles

venaient chez moi pour être belles !

Elles se battaient pour entrer

on voyait les jupons voler

c’était un spectacle grandiose :

volées de coups et ecchymoses !

Il y avait des spectateurs

moitié sportifs moitié voyeurs

je louais tabourets et chaises

aux plus vieux pour qu’ils soient à l’aise !

Je me suis fait un tas de fric

il y avait même des flics

qui se délectaient du spectacle

portant ces combats au pinacle !

Mais un gradé a tout gâché

un vieux barbon tout desséché

il m’a fait fermer la boutique

en jubilant comme un sadique !

Un matin j’ai dit à mon chien :

« Allez on reprend le chemin ! »

et on a traversé Avoine

sans y rencontrer un seul moine.

Nous avons fait un grand détour

pour passer loin des alentours

de la centrale nucléaire

allongeant notre itinéraire.

Ce n’est pas que l’on avait peur

de son nuage de vapeur

mais l’atome ça fout les boules

on s’est barré : roule ma poule !

On est passé à Parilly

à petits pas c’était la nuit

nous avions raté Saint-Lazare

cela nous a paru bizarre !

A Seilly nous avons croisé

des moutons avec leur berger

qui n’étaient pas ceux de Panurge

évoqués par le grand démiurge !

N’empêche que ledit berger

avait un air de Rabelais

comme lui l’amour de la treille

du vin de la dive bouteille !

Il m’a dit viens boire un canon

j’ai ma réserve de chinon

et ce n’est pas de la bibine

ça vient droit de chez ma cousine.

Elle est de Cravant-les-Coteaux

son mari connaît son boulot

qui sait s’occuper de la vigne

et d’elle aussi je le souligne !

Et on s’est mis à picoler

en mangeant un petit pâté

de lapin cuit à la terrine

entre deux séances d’urine !

Quand on boit il faut évacuer

il faut bien la vessie vider

ça rentre dans l’ordre des choses

vous partagez je le suppose ?

Pendant ces agapes mon chien

était devenu bon copain

avec ceux tout poilus du pâtre

dont un qui avait une emplâtre.

Après deux jours à dessoûler

on est reparti vers Ligré

le dolmen situé dans la plaine

s’ennuyait de façon certaine.

Il était content de nous voir

comme il commençait à pleuvoir

nous avons accepté son offre

d’hébergement en catastrophe !

On a dormi vachement bien

à l’abri sans rites païens

ni barbarie ni sacrifice

pas de trace de maléfice !

On est passé trois jours plus tard

sur le pont de l’Ile-Bouchard

quand nous avons suivi la Vienne

se sont refermées les persiennes !

L’accueil n’était pas chaleureux

on n’aime pas ici les gueux

qui ont une drôle d’allure

souliers usés et grands galures !

Heureusement un vieux curé

nous a aussitôt hébergé

dans son vaste et beau presbytère

alors qu’on nous lançait des pierres !

Sa bonne nous a préparé

un bon repas au pied levé

pas arrosé au vin de messe

mais au chinon je le confesse !

Un curé comme on en fait plus

en soutane et marchant pieds nus

très attentionné pour ses ouailles

ne recherchant pas les médailles !

Bon vivant et même un peu plus

aussitôt porté sur le « tu »

il m’a raconté des histoires

plutôt scabreuses c’est notoire !

Quelques secrets de confession

sans révéler le moindre nom

par soucis de délicatesse

mais il était question de fesses !

La vieille bonne souriait

bien appuyée sur son balai

connaissant sans le moindre doute

tous ces secrets… oh ! La filoute !

Plus jeune elle avait sûrement

eu un sacré tempérament

pas du genre à se faire nonne

le curé l’avait à la bonne !

Croquer la pomme en ce temps là

pour un curé pas de tracas

petite entorse aux évangiles

bien mieux que d’être pédophile !

Mon chien et moi sommes restés

bien plus longtemps qu’envisagé

jusqu’à ce que des paroissiennes

jettent des cailloux aux persiennes !

Le curé n’allait plus les voir

occupé du matin au soir

à me raconter les fredaines

de la femme d’un capitaine !

Elle avait essayé en vain

de séduire le sacristain

elle se trouva toute bête

quand il lui dit : « J’suis d’la jaquette ! »

Elle s’est rabattue sur moi

j’ai refusé comme il se doit

mais elle avait de la constance :

j’ai succombé aux circonstances !

Nous sommes partis une nuit

pour éviter les gros ennuis

mon chien devant et moi derrière

nous avons franchi des barrières.

Nous sommes passés par Roncé

et avons vu le pigeonnier

nous avons traversé des vignes

et rencontré des gens très dignes.

Nous avons abordé Panzoult

par les étangs et pour le coup

une nuée d’évangélistes

avait squatté toutes les pistes !

Nous avons évité l’endroit

et sommes partis vers les bois

où nous avons trouvé très vite

un abri dans les troglodytes.

Il y en a énormément

dans la région c’est très courant

comme celui de la Sibylle

que Rabelais brosse avec style.

D’ailleurs nous y sommes allés

nous avons vu un vieux balai

abandonné depuis des lustres

mais rien de la voyante illustre !

En dessous le Moulin Girault

et son étang aux calmes eaux

formait un spectacle admirable

d’une beauté inoubliable.

La cave étant à quelques pas

nous y sommes allés ma foi

mon chien faisait un peu la tête

pas moi car c’était jour de fête !

J’ai goûté et j’ai regoûté

du Chinon clair et du corsé

au point d’être à la fin pompette

bon à ramener en brouette !

On m’a soigné et hébergé

mon chien était bien rassuré

on nous a bien rempli la panse

des braves gens qu’en on y pense !

Puis notre périple a repris

tranquillement et sans ennui

jusqu’aux abords de Rivarennes

en passant par une fontaine.

Un endroit sympa et peinard

pour nous délasser les panards

nous y avons planté la tente

pour nous reposer sans attente.

Nous étions frais comme gardons

nous avons croisé sur le pont

une vieille femme ridée

pire qu’une poire tapée !

Fort sympathique au demeurant

elle a trouvé mon chien marrant

bien sûr il lui a fait la fête :

un vrai cabotin cette bête !

Et elle nous a invités

à partager son déjeuner

elle avait fait une blanquette

un vrai régal dans les assiettes !

Après tous nos remerciements

et un au revoir au tournant

nous avons repris le voyage

par des chemins sans balisage.

En arrivant à Restigné

nous avons été désignés

comme voyageurs de l’année

lors d’une homérique veillée !

Le Bourgueil a coulé à flot

en méchoui y avait deux agneaux

en déssert des poires tapées

quelle épopée quelle épopée !

Nous sommes restés quelques jours

mon chien a aimé le séjour

passant son temps avec des chiennes

qu’en moins de deux il faisait siennes !

Mais il était temps de rentrer

de boucler la boucle à Benais

de retrouver enfin ma ferme

et remercier Vincent Delerm.

Il m’attendait sur le perron

sans la vipère du Gabon

disant qu’il avait des idées

sur les piqures d’araignées !

J’avais pris soif sur le chemin

il m’a offert une Jenlain

j’ai apprécié comme son père

la première gorgée de bière !

Je l’ai remercié chaudement

d’avoir gardé mes bâtiments

mes cochons mes oies et mes poules

il m’a dit « T’inquiète ça roule ! »

Pour que tout se finisse bien

j’ai acheté douze lapins

un fusil et plein de cartouches :

« Passez au loin femmes manouches ! »

            Terminaison :

Je ne sais pas si Rabelais

aurait aimé ce long ballet

de strophes un peu chaotiques

lui le chantre du fantastique.

J’espère que vous avez ri

ou qu’au moins vous avez souri

car comme disait le bonhomme

« Le rire est le propre de l’homme. »

 Pour ma part, je propose ces adages :

« Qui ne rit pas est déjà mort

et dans sa tête et dans son corps

à quoi sert de vivre en ascète

à peine plus gai qu’un squelette ! »

« On ne peut pas rire de tout

mais comme disait un Bantou

tout souriant et débonnaire :

 il est bien cuit le missionnaire ! »

                                                        Rotpier

 

Le long poème du jour : " Tailler la route, " ou "  Le long périple Rabelaisien, " de ... Rotpier

 

 

Montage personnel à partir d'images du net !

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…

Le long poème du jour : " Tailler la route, " ou " Le long périple Rabelaisien, " de ... Rotpier

12 Octobre 2021, 09:44am

| 

Publié par Rotpier

 

Petit (assez long ! ) souvenir de vacances au Pays de Rabelais...

Tailler la route

Tailler la route,

ou

Le long périple Rabelaisien,

A la suite d’un gros chagrin

- on m’avait volé mes lapins ! -

sac à dos j’ai taillé la route

avec mon chien rempli de doute.

Ne vous méprenez pas c’est moi

qui était en plein désarroi

mon chien lui avait la patate

pas de problème de prostate !

Je vous rassure moi non plus

même si ce n’est pas exclu

qu’un jour j’aie des incontinences

pour l’instant je tiens la distance !

Je vais vous confier un secret

la chapardeuse était tout près

une femme au trois quarts manouche

qui avait partagé ma couche !

Il faut être vraiment crétin

pour partager sans savoir rien

son lit avec une inconnue

rencontrée un soir dans la rue.

Elle était experte en amour

mais au matin au petit jour

plus de lapins plus de gitane

et plus non plus de caravane !

Elle avait vidé mes clapiers

aidée par plusieurs équipiers

plus de lapins plus de lapines

totale et complète rapine !

Un sacré retour de bâton

alors mon chien sur les talons

je suis parti pour un périple

jonché de surprises multiples.

Sur les traces de Rabelais

et partant du bourg de Benais

je quittais pour trois mois ma ferme

la confiant à Vincent Delerm.

Pourquoi lui et pas son cousin

me direz-vous mine de rien :

je lui trouve beaucoup de classe

il n’est pas fier et ça le classe.

Son père n’était pas dispo

il s’occupait du goût des mots

sinon il aurait fait l’affaire

ils ont tous deux du savoir faire !

  Et le périple commença …

Une vigneronne à Bourgueil

qui prenait le frais sur le seuil

de sa maison ma foi coquette

m’a paru pour le moins pompette.

Elle m’a dit : « Viens boire une coup !

mon bonhomme il a mis les bouts

avec la voisine d’en face

une redoutable poufiasse ! »

J’ai bien mangé et j’ai bien bu

mais quand elle m’a dit : « Veux-tu

que l’on fasse des galipettes ? »

j’ai vite repris ma musette !

Je suis arrivé à Chinon

et j’ai squatté un cabanon

abandonné en bord de Vienne

qui n’avait plus qu’une persienne !

Il a vraiment plu à mon chien

même quand je lui disais : « Viens ! »

je voyais qu’il faisait la tête

et c’est moi qui restait tout bête !

Une chienne est venue un jour

elle cherchait le grand amour

mon chien l’a très vite séduite

pour la laisser tomber ensuite !

Je suis passé chez le coiffeur

car j’avais la tignasse en fleur

il m’a dit : « C’est vraiment dommage

la mode n’est plus au crêpage ! 

J’avais appelé mon salon :

« Au bon crêpage de Chinon »

les femmes et les demoiselles

venaient chez moi pour être belles !

Elles se battaient pour entrer

on voyait les jupons voler

c’était un spectacle grandiose :

volées de coups et ecchymoses !

Il y avait des spectateurs

moitié sportifs moitié voyeurs

je louais tabourets et chaises

aux plus vieux pour qu’ils soient à l’aise !

Je me suis fait un tas de fric

il y avait même des flics

qui se délectaient du spectacle

portant ces combats au pinacle !

Mais un gradé a tout gâché

un vieux barbon tout desséché

il m’a fait fermer la boutique

en jubilant comme un sadique !

Un matin j’ai dit à mon chien :

« Allez on reprend le chemin ! »

et on a traversé Avoine

sans y rencontrer un seul moine.

Nous avons fait un grand détour

pour passer loin des alentours

de la centrale nucléaire

allongeant notre itinéraire.

Ce n’est pas que l’on avait peur

de son nuage de vapeur

mais l’atome ça fout les boules

on s’est barré : roule ma poule !

On est passé à Parilly

à petits pas c’était la nuit

nous avions raté Saint-Lazare

cela nous a paru bizarre !

A Seilly nous avons croisé

des moutons avec leur berger

qui n’étaient pas ceux de Panurge

évoqués par le grand démiurge !

N’empêche que ledit berger

avait un air de Rabelais

comme lui l’amour de la treille

du vin de la dive bouteille !

Il m’a dit viens boire un canon

j’ai ma réserve de chinon

et ce n’est pas de la bibine

ça vient droit de chez ma cousine.

Elle est de Cravant-les-Coteaux

son mari connaît son boulot

qui sait s’occuper de la vigne

et d’elle aussi je le souligne !

Et on s’est mis à picoler

en mangeant un petit pâté

de lapin cuit à la terrine

entre deux séances d’urine !

Quand on boit il faut évacuer

il faut bien la vessie vider

ça rentre dans l’ordre des choses

vous partagez je le suppose ?

Pendant ces agapes mon chien

était devenu bon copain

avec ceux tout poilus du pâtre

dont un qui avait une emplâtre.

Après deux jours à dessoûler

on est reparti vers Ligré

le dolmen situé dans la plaine

s’ennuyait de façon certaine.

Il était content de nous voir

comme il commençait à pleuvoir

nous avons accepté son offre

d’hébergement en catastrophe !

On a dormi vachement bien

à l’abri sans rites païens

ni barbarie ni sacrifice

pas de trace de maléfice !

On est passé trois jours plus tard

sur le pont de l’Ile-Bouchard

quand nous avons suivi la Vienne

se sont refermées les persiennes !

L’accueil n’était pas chaleureux

on n’aime pas ici les gueux

qui ont une drôle d’allure

souliers usés et grands galures !

Heureusement un vieux curé

nous a aussitôt hébergé

dans son vaste et beau presbytère

alors qu’on nous lançait des pierres !

Sa bonne nous a préparé

un bon repas au pied levé

pas arrosé au vin de messe

mais au chinon je le confesse !

Un curé comme on en fait plus

en soutane et marchant pieds nus

très attentionné pour ses ouailles

ne recherchant pas les médailles !

Bon vivant et même un peu plus

aussitôt porté sur le « tu »

il m’a raconté des histoires

plutôt scabreuses c’est notoire !

Quelques secrets de confession

sans révéler le moindre nom

par soucis de délicatesse

mais il était question de fesses !

La vieille bonne souriait

bien appuyée sur son balai

connaissant sans le moindre doute

tous ces secrets… oh ! La filoute !

Plus jeune elle avait sûrement

eu un sacré tempérament

pas du genre à se faire nonne

le curé l’avait à la bonne !

Croquer la pomme en ce temps là

pour un curé pas de tracas

petite entorse aux évangiles

bien mieux que d’être pédophile !

Mon chien et moi sommes restés

bien plus longtemps qu’envisagé

jusqu’à ce que des paroissiennes

jettent des cailloux aux persiennes !

Le curé n’allait plus les voir

occupé du matin au soir

à me raconter les fredaines

de la femme d’un capitaine !

Elle avait essayé en vain

de séduire le sacristain

elle se trouva toute bête

quand il lui dit : « J’suis d’la jaquette ! »

Elle s’est rabattue sur moi

j’ai refusé comme il se doit

mais elle avait de la constance :

j’ai succombé aux circonstances !

Nous sommes partis une nuit

pour éviter les gros ennuis

mon chien devant et moi derrière

nous avons franchi des barrières.

Nous sommes passés par Roncé

et avons vu le pigeonnier

nous avons traversé des vignes

et rencontré des gens très dignes.

Nous avons abordé Panzoult

par les étangs et pour le coup

une nuée d’évangélistes

avait squatté toutes les pistes !

Nous avons évité l’endroit

et sommes partis vers les bois

où nous avons trouvé très vite

un abri dans les troglodytes.

Il y en a énormément

dans la région c’est très courant

comme celui de la Sibylle

que Rabelais brosse avec style.

D’ailleurs nous y sommes allés

nous avons vu un vieux balai

abandonné depuis des lustres

mais rien de la voyante illustre !

En dessous le Moulin Girault

et son étang aux calmes eaux

formait un spectacle admirable

d’une beauté inoubliable.

La cave étant à quelques pas

nous y sommes allés ma foi

mon chien faisait un peu la tête

pas moi car c’était jour de fête !

J’ai goûté et j’ai regoûté

du Chinon clair et du corsé

au point d’être à la fin pompette

bon à ramener en brouette !

On m’a soigné et hébergé

mon chien était bien rassuré

on nous a bien rempli la panse

des braves gens qu’en on y pense !

Puis notre périple a repris

tranquillement et sans ennui

jusqu’aux abords de Rivarennes

en passant par une fontaine.

Un endroit sympa et peinard

pour nous délasser les panards

nous y avons planté la tente

pour nous reposer sans attente.

Nous étions frais comme gardons

nous avons croisé sur le pont

une vieille femme ridée

pire qu’une poire tapée !

Fort sympathique au demeurant

elle a trouvé mon chien marrant

bien sûr il lui a fait la fête :

un vrai cabotin cette bête !

Et elle nous a invités

à partager son déjeuner

elle avait fait une blanquette

un vrai régal dans les assiettes !

Après tous nos remerciements

et un au revoir au tournant

nous avons repris le voyage

par des chemins sans balisage.

En arrivant à Restigné

nous avons été désignés

comme voyageurs de l’année

lors d’une homérique veillée !

Le Bourgueil a coulé à flot

en méchoui y avait deux agneaux

en déssert des poires tapées

quelle épopée quelle épopée !

Nous sommes restés quelques jours

mon chien a aimé le séjour

passant son temps avec des chiennes

qu’en moins de deux il faisait siennes !

Mais il était temps de rentrer

de boucler la boucle à Benais

de retrouver enfin ma ferme

et remercier Vincent Delerm.

Il m’attendait sur le perron

sans la vipère du Gabon

disant qu’il avait des idées

sur les piqures d’araignées !

J’avais pris soif sur le chemin

il m’a offert une Jenlain

j’ai apprécié comme son père

la première gorgée de bière !

Je l’ai remercié chaudement

d’avoir gardé mes bâtiments

mes cochons mes oies et mes poules

il m’a dit « T’inquiète ça roule ! »

Pour que tout se finisse bien

j’ai acheté douze lapins

un fusil et plein de cartouches :

« Passez au loin femmes manouches ! »

            Terminaison :

Je ne sais pas si Rabelais

aurait aimé ce long ballet

de strophes un peu chaotiques

lui le chantre du fantastique.

J’espère que vous avez ri

ou qu’au moins vous avez souri

car comme disait le bonhomme

« Le rire est le propre de l’homme. »

 Pour ma part, je propose ces adages :

« Qui ne rit pas est déjà mort

et dans sa tête et dans son corps

à quoi sert de vivre en ascète

à peine plus gai qu’un squelette ! »

« On ne peut pas rire de tout

mais comme disait un Bantou

tout souriant et débonnaire :

 il est bien cuit le missionnaire ! »

                                                        Rotpier

 

Le long poème du jour : " Tailler la route, " ou "  Le long périple Rabelaisien, " de ... Rotpier

 

 

Montage personnel à partir d'images du net !

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…

Rébus : réponses aux petits rébus dominicaux de ... Rotpier !

11 Octobre 2021, 09:02am

| 

Publié par Rotpier

Salut braves gens !

Pour les rébus d'hier les réponses sont ici :

 

https://rotpier27.wordpress.com/2021/10/10/rebus-le-petit-arret-rebus-dominical-de-rotpier-deux-pour-le-prix-dun-et-cest-toujours-cadeau-119/

 

 

 

Qu'il dit l'animal ! 

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…

Rébus : le petit arrêt rébus dominical de … Rotpier ! Deux pour le prix d'un et c'est toujours cadeau !

9 Octobre 2021, 16:55pm

| 

Publié par Rotpier

 

Salut braves gens !

 

Comme je n'arrive plus à mettre mes rébus ici ,

je vous mets ce lien :

 

https://rotpier27.wordpress.com/2021/10/10/rebus-le-petit-arret-rebus-dominical-de-rotpier-deux-pour-le-prix-dun-et-cest-toujours-cadeau-119/

 

 

Qu'il dit l'animal ! 

 

 

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