Puisque de nos jours elle est devenue une denrée assez rare
… pas Françoise Hardy mais l'amitié ...
L’amitié
Beaucoup de mes amis sont venus des nuages Avec soleil et pluie comme simple bagage Ils ont fait la saison des amitiés sincères La plus belle saison des quatre de la Terre
Ils ont cette douceur des plus beaux paysages Et la fidélité des oiseaux de passage Dans leurs cœurs est gravée une infinie tendresse Mais parfois, dans leurs yeux, se glisse la tristesse Alors, ils viennent se chauffer chez moi Et toi aussi, tu viendras
Tu pourras repartir au fin fond des nuages Et de nouveau sourire à bien d'autres visages Donner autour de toi un peu de ta tendresse Lorsqu'un autre voudra te cacher sa tristesse
Comme l'on ne sait pas ce que la vie nous donne Il se peut qu'à mon tour je ne sois plus personne S'il me reste un ami qui vraiment me comprenne J'oublierai à la fois mes larmes et mes peines Alors, peut-être, je viendrai chez toi Chauffer mon cœur à ton bois
" Le rire est le propre de l'Homme, ce qui n'empêche pas de se laver un peu de temps en temps. "
Rotpier (valeur ajoutée à la citation)
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Le dicton de présentation :
Mieux vaut tourner sept fois sa langue dans la bouche de sa voisine avant que de s’exprimer : cela évite d’énoncer des conneries !
N’ ayant pas de voisine à portée de langue .................................
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1ère connerie
La vie n’est pas simple quand même…
Ah ! Si seulement j’avais des talents d’écriture ! Des idées, j’en ai et même un peu trop, elles mènent joyeuse sarabande dans ma pauvre tête. Il faut que je me pose pour les calmer un peu et éviter de vilaines céphalées.
Vous le voyez la vie n’est pas simple tous les jours pour moi et je ne parle même pas des nuits.
Tenez, il y a quelques jours, je devrais dire quelques nuits, deux récits se télescopaient dans mon crâne : le roman fleuve en sept tomes de Marcel Proust « A la recherche du temps perdu » et « Le vieil homme et la mer » d’Ernest Hemingway.
Deux sujets et deux univers aux antipodes l’un de l’autre, vous en conviendrez aisément.
Et bien, chez moi, tout se mélangeait ! Les madeleines, Swan, Guermantes, les jeunes filles en fleurs, Albertine, les bottines d’Albertine, les vilains Sarrazins, Santiago, Manolin, Cuba, Castro, le Gulf Stream, l’énorme marlin, le petit thon en appât, la barque, les canes à pêche … Bref, l’imbroglio total, l’amphigouri garanti, l’embrouillamini maxi !
Au matin, j’avais la calebasse à marée basse ! Je ne savais plus où mon esprit avait dérivé toute la nuit entraîné par un courant marin sans fin et sans marlin !
Après un grand bol de café noir et deux aspirines, j’avais décidé d’écrire un roman synthétisant les deux histoires et les deux univers que j’intitulerais : « A la recherche du thon perdu » ;
Cela fait déjà plusieurs mois de cela et je n’ai toujours que le titre en tête en tout et pour tout !
Tous les matins, je rêvasse devant mon bol de café en trempant machinalement des madeleines dedans mais cela ne va pas plus loin.
Ma vie est quand même compliquée pour un simple profane, je l’avoue. Si seulement j’avais le don de bien écrire car, j’en suis persuadé : je suis digne d’un don … complètement.
Bon, d’autre part, est-ce que je ne ferais pas d’ombre aux jeunes filles en fleurs au point qu'elles aillent se faire déflorer par les premiers marins qui passent, qu'ils soient de Hambourg ou d'ailleurs, qu'ils pissent ou pas sur les femmes sans cervelle, le nez au ciel et la tête dans les étoiles ... Ah! Comme tout cela est compliqué quand même ... Je sens déjà une céphalée qui monte, qui monte ... vite, deux aspirines ma cousine !
Le Rotpier
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2ème connerie :
J'ai lu que pour être certifié ISO 9001, il fallait passer des audits internes. Ayant eu, quand j'étais petit, plusieurs otites internes, je ne dois pas être loin d'être certifié ISO 9001... qu'en pensez-vous ? Ce serait une reconnaissance de qualité qui rendrait mes détracteurs fous de rage ! Ils n'auraient plus qu'à la mettre en sourdine en maugréant ! Ah ! Que cela me plairait bien ! Je vois d'ici leurs têtes déconfites !
Tout est affaire de décor Changer de lit changer de corps A quoi bon puisque c'est encore Moi qui moi-même me trahis Moi qui me traîne et m'éparpille Et mon ombre se déshabille Dans les bras semblables des filles Où j'ai cru trouver un pays.
Cœur léger cœur changeant cœur lourd Le temps de rêver est bien court Que faut-il faire de mes jours Que faut-il faire de mes nuits Je n'avais amour ni demeure Nulle part où je vive ou meure Je passais comme la rumeur Je m'endormais comme le bruit.
Est-ce ainsi que les hommes vivent Et leurs baisers au loin les suivent.
C'était un temps déraisonnable On avait mis les morts à table On faisait des châteaux de sable On prenait les loups pour des chiens Tout changeait de pôle et d'épaule La pièce était-elle ou non drôle Moi si j'y tenais mal mon rôle C'était de n'y comprendre rien
Dans le quartier Hohenzollern Entre la Sarre et les casernes Comme les fleurs de la luzerne Fleurissaient les seins de Lola Elle avait un cœur d'hirondelle Sur le canapé du bordel Je venais m'allonger près d'elle Dans les hoquets du pianola.
Est-ce ainsi que les hommes vivent Et leurs baisers au loin les suivent.
Le ciel était gris de nuages Il y volait des oies sauvages Qui criaient la mort au passage Au-dessus des maisons des quais Je les voyais par la fenêtre Leur chant triste entrait dans mon être Et je croyais y reconnaître Du Rainer Maria Rilke.
Elle était brune elle était blanche Ses cheveux tombaient sur ses hanches Et la semaine et le dimanche Elle ouvrait à tous ses bras nus Elle avait des yeux de faïence Elle travaillait avec vaillance Pour un artilleur de Mayence Qui n'en est jamais revenu.
Est-ce ainsi que les hommes vivent Et leurs baisers au loin les suivent.
Il est d'autres soldats en ville Et la nuit montent les civils Remets du rimmel à tes cils Lola qui t'en iras bientôt Encore un verre de liqueur Ce fut en avril à cinq heures Au petit jour que dans ton cœur Un dragon plongea son couteau
Est-ce ainsi que les hommes vivent Et leurs baisers au loin les suivent.