"Le déjeuner des canotiers" ... un poème de ... Pierre
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Il y a longtemps que je ne m'étais pas prêté à cet exercice alors je m'y colle sous la forme d'un préambule et de deux sonnets.
Je vous brosse le tableau, la scène se passe en 1881 ...
Image du net
Préambule :
Je vous emmène faire un tour
quelque part sur les bords de Seine
où la joie de vivre et l’amour
composaient d’improbable scènes.
Les notables et les bourgeois
s’encanaillaient avec délice,
avec des demi-sel matois,
des cocottes et des actrices.
Avec seulement leurs chapeaux
les canotiers avaient la cote,
les femmes tombaient aussitôt
avant même qu’ils ne canotent !
Renoir du bout de son pinceau
a su saisir les attitudes
et les regards des commensaux :
fruit d’une grande promptitude.
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Le déjeuner des canotiers, impressions ressenties,
Insouciance et légèreté
Voila l’impression qui domine,
Elles se lisent sur les mines :
Qu’il fait bon en ce jour d’été !
Conversations au débotté
Et les visages s’illuminent
Les yeux brillants qui s’accoquinent
Débordent de frivolité.
Derrière les bambous la Seine
Coule ignorante de la scène,
Sa berge sera promenoir
Et témoin de joutes galantes
Dès que la nuit affriolante
Aura mis son grand éteignoir.
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Le petit monde du tableau,
Au premier plan Renoir a mis
La femme au chien et Caillebotte,
Le peintre était un grand ami,
La femme était une jeunotte.
Mais elle lui avait promis
De dire oui sans fausse note
Et elle lui avait permis
Que dans le noir il la bécote !
La scène se passe à Chatou
Au restaurant de la Fournaise,
Tout le monde s’y trouve à l’aise :
Tous se connaissent peu ou prou !
Certains sont des grandes pointures
Dans le milieu de la peinture.
Pierre Dupuis
Pour plus d'information :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_D%C3%A9jeuner_des_canotiers



















