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" ... de ... pierre

…

Le poème du jour tout frais tout chaud : "L’étonnant et détonnant Rotpier et sa rapière, " ... de ... Pierre

3 Août 2021, 09:48am

| 

Publié par Rotpier

 

Le Rotpier et sa rapière

Images du net bidouillées pas cézigue !

 

Avertissement :

Ceci n’est qu’une légende

qu’en bon barde je colporte

de chemins en chemins

et puis en porte à porte.

Aurez-vous le bon goût

d’entrebâiller la vôtre ?

Serez-vous magnanime

en un mot bon apôtre ?

Si vous n’en voulez pas

je repars de ce pas !

L’étonnant et détonnant Rotpier et sa rapière,

Il était une fois au pays de l’absurde

un dénommé Rotpier pas trop bien embouché

aimant croiser le fer et surtout embrocher

certains le disait turc d’autres le disait kurde.

Il possédait le bougre une longue rapière

je veux dire en cela une langue d’aspic

qu’il savait manœuvrer et qu’il sortait à pic

au moment opportun de tailler des croupières !

A l’image du nez du fameux personnage

qu’Edmond Rostand créa pour distraire en son temps

avec Dame Roxane et le Baron Christian

un nez démesuré relevant du clonage !

.

Une langue pareille à une longue lance

envoyant la tirade en français ou gascon

se rétractant d’un coup tel le caméléon

et le tout esquissé sous un beau pas de danse !

.

Dois-je ici vous conter les fantasmes des dames

voyant un tel organe ô combien efficient ?

Des rêves de boudoir et de moelleux divans

ou immanquablement elles crient et se pâment.

Il aimait se frotter aux personnes imbues

de leur grande importance et du statut social

très souvent hérité du milieu familial

mais que par vanité les farauds s’attribuent !

Lorsqu’il croisait le fer avec sa langue habile

il savait distiller un subtile venin

qui paralysait l’autre en un seul tournemain

et le faisait passer pour un bel imbécile !

Il se fit à ce jeu des ennemis en nombre

qui forts de leurs écus prirent des spadassins

pour trucider notre homme et sceller son destin

ce qu’ils firent à huit dans une impasse sombre.

C’est ainsi que finit l’étonnant personnage

quelques femmes en pleurs au fond de leurs boudoirs

pensent encore à lui tripotant leurs sautoirs

en rêvant à celui qui les mettait en nage !

La légende resta dans toutes les chaumières

en Gascogne et plus loin sous forme de récits

je ne fais après tout que de mettre par écrit

l’histoire du Ropier et sa longue rapière.

Prolongement :


Si l’idée vous venait de me couper la langue

avec un long couteau qu’il soit bien effilé

je ne veux pas souffrir si je suis mutilé

voila mon dernier vœux et ma dernière harangue !

                                                                        Pierre

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Poésies du jour : "Les couleurs de la vie," ... de ... Pierre

26 Mars 2019, 08:36am

| 

Publié par Rotpier

.

Je vous invite ami(e)s à partager avec moi un balayage des couleurs de la vie ou, plus précisément, des tons de la vie. Ces tons qui s’associent si parfaitement à nos états d’âme.

En premier,  je vous invite à aller vers le sombre, vers le noir.

En second, ce sera l'inverse ... mieux vaut garder le bon pour la fin ...

Ces poèmes ont déjà été publiés mais je les ai retouchés … juste un petit coup de pinceau çà et là.

Bon partage,

Pierre

Il fait gris, il fait moche

et mon cœur s'effiloche.

Il en saigne et s'aigrit

où est donc son grigri ?

 

                                             Pierre

 

Photo de Jean-François Simon

Les couleurs de la vie,

Je vous prends par les yeux

comme on prend par la main,

Balayons les couleurs, d'aujourd'hui, de demain.

Là, sous nos yeux … la vie !  Toute la vie.

Ses couleurs, ses tons … des tons à l’envie.

Clairs au début mais … déjà  perturbés.

Le socle et la base … déjà   plombés.

On avance et … la lumière  s’estompe.

On fait un vœu, on croit,      mais … on se trompe !

Et, l’irréductible avance du temps

nous entraîne vers les tons rebutants.

D’ abord, quelques traits décochés  … sombres,

avant-garde des bataillons de l’ombre.

Vaincu, le bleu cède la place et meurt.

Le gris, plus gris, se renforce et s’étale.

Encore quelques lueurs qu’il avale …

et puis … il passe un pacte avec le noir

… son maître … inexorable laminoir !

Plus de lueurs,

toutes les peurs

et … le trou noir.

                                                       

 

                                                 Pierre  Dupuis

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

Chose promise, chose due : je vous invite ami(e)s à refaire le chemin à l’envers.

 

Autre petit instantané …

 

Il avait mis des mois

à sortir de l’impasse,

un long chemin de croix

où parfois on y passe,

une purée de poix

une ignoble mêlasse

visqueuse comme poix :

la Parque qui t’enlace.

                                       

                                                                                      Pierre

 

 

Cliché de Jean-François Simon

 

Les couleurs de la vie,

L’homme était là, droit … immobile …

 détaillant chaque ton … fragile

 … encore … encore un peu.

 Il avait, sous les yeux,

les couleurs traversées

 cette dernière année.

 Son regard balayait le cliché,

 de gauche à droite, il revivait

 les dernières étapes de sa vie.

Il les revivait …une à une … intensément.

 Le sombre … le plus que sombre,

 cette poisse d’ombre

…désespérante.

Il était là … dans ce trou noir.

Il avait perdu tout espoir.

 L’enfer ! Le fond ! La fin du rêve !

 Et tous les jours … et pas de trêve !

Il n’y avait plus que le vide

 … plus que le noir … livide.

 Le temps passait … pas un éclair.

Pourtant il savait bien le clair !

Il l’avait connu … avec elle.

Oui ! Avec elle, la belle !

 Et puis un jour … plus rien … partie !

Sans explications ! … La folie !

 Le tunnel ! Le trou ! Le néant !

Des mois dans ce gouffre béant.

Des mois et des mois d’amertume :

le long deuil d’un amour posthume.

Pourtant …

Un matin, dans son vieux miroir,

il avait cru apercevoir

 une lueur … fugitive.

Éclaircie toute relative :

du noir … moins noir … virant au gris.

 Mais, vigilant même amaigri,

décochant des nuées de traits sombres,

le noir essayait le surnombre.

Malgré cela, il reculait.

 Des escadrons, couleur de lait,

arrivaient à faire main-basse

 sur les volumes de l’espace !

Le bleu avançait, impérial,

gommant tout souvenir glacial.

Ayant fini son balayage,

 certain d’avoir tourné la page,

l’homme pivota et sourit.

Dans la rue, plus tard,

 son regard accrocha - surpris ! -

le fier profil d’une passante

à la clarté éblouissante !

                                       

                                                                                  Pierre Dupuis

 

 

Image du net évoquant " A une passante " de Charles Baudelaire

 

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Poésies du jour : "Les couleurs de la vie," ... de ... Pierre

30 Mai 2017, 09:29am

| 

Publié par Rotpier

 

 

Je vous invite ami(e)s à partager avec moi un balayage des couleurs de la vie ou, plus précisément, des tons de la vie. Ces tons qui s’associent si parfaitement à nos états d’âme.

En premier,  je vous invite à aller vers le sombre, vers le noir.

En second, ce sera l'inverse ... mieux vaut garder le bon pour la fin ...

Ces poèmes ont déjà été publiés mais je les ai retouchés … juste un petit coup de pinceau çà et là.

Bon partage,

Pierre

Il fait gris, il fait moche

et mon cœur s'effiloche.

Il en saigne et s'aigrit

où est donc son grigri ?

Pierre

 

Photo de Jean-François Simon

Les couleurs de la vie,

Je vous prends par les yeux

comme on prend par la main,

Balayons les couleurs, d'aujourd'hui, de demain.

Là, sous nos yeux … la vie !  Toute la vie.

Ses couleurs, ses tons … des tons à l’envie.

Clairs au début mais … déjà  perturbés.

Le socle et la base … déjà   plombés.

On avance et … la lumière  s’estompe.

On fait un vœu, on croit,      mais … on se trompe !

Et, l’irréductible avance du temps

nous entraîne vers les tons rebutants.

D’ abord, quelques traits décochés  … sombres,

avant-garde des bataillons de l’ombre.

Vaincu, le bleu cède la place et meurt.

Le gris, plus gris, se renforce et s’étale.

Encore quelques lueurs qu’il avale …

et puis … il passe un pacte avec le noir

… son maître … inexorable laminoir !

Plus de lueurs,

toutes les peurs

et … le trou noir.

 

                                                       Pierre  Dupuis

 

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

 

Chose promise, chose due : je vous invite ami(e)s à refaire le chemin à l’envers.

 

Autre petit instantané …

 

 

Il avait mis des mois

à sortir de l’impasse,

 un long chemin de croix

où parfois on y passe,

 une purée de poix

une ignoble mêlasse

visqueuse comme poix :

 la Parque qui t’enlace.

 

                                       Pierre

 

Cliché de Jean-François Simon

 

 

Les couleurs de la vie,

L’homme était là, droit … immobile …

 détaillant chaque ton … fragile

 … encore … encore un peu.

 Il avait, sous les yeux,

les couleurs traversées

 cette dernière année.

 Son regard balayait le cliché,

 de gauche à droite, il revivait

 les dernières étapes de sa vie.

Il les revivait …une à une … intensément.

 Le sombre … le plus que sombre,

 cette poisse d’ombre

…désespérante.

Il était là … dans ce trou noir.

Il avait perdu tout espoir.

 L’enfer ! Le fond ! La fin du rêve !

 Et tous les jours … et pas de trêve !

Il n’y avait plus que le vide

 … plus que le noir … livide.

 Le temps passait … pas un éclair.

Pourtant il savait bien le clair !

Il l’avait connu … avec elle.

Oui ! Avec elle, la belle !

 Et puis un jour … plus rien … partie !

Sans explications ! … La folie !

 Le tunnel ! Le trou ! Le néant !

Des mois dans ce gouffre béant.

Des mois et des mois d’amertume :

le long deuil d’un amour posthume.

Pourtant …

Un matin, dans son vieux miroir,

il avait cru apercevoir

 une lueur … fugitive.

Éclaircie toute relative :

du noir … moins noir … virant au gris.

 Mais, vigilant même amaigri,

décochant des nuées de traits sombres,

le noir essayait le surnombre.

Malgré cela, il reculait.

 Des escadrons, couleur de lait,

arrivaient à faire main-basse

 sur les volumes de l’espace !

Le bleu avançait, impérial,

gommant tout souvenir glacial.

Ayant fini son balayage,

 certain d’avoir tourné la page,

l’homme pivota et sourit.

Dans la rue, plus tard,

 son regard accrocha - surpris ! -

le fier profil d’une passante

à la clarté éblouissante !

 

 

                                        Pierre Dupuis

 

Image du net évoquant " A une passante " de Charles Baudelaire

 

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