Fable politico juridique : « Le lévrier et le corniaud, » de … Rotpier
Préambule :
C'est un très très vieux poème ( 2006 ! ) mais bien sûr toujours d'actualité et cela ne changera jamais ! Vous trouverez bien des personnages politiques ou autres qui collent avec mon poème !
Pierre
Avertissement :
Toute ressemblance ou tout amalgame pouvant être fait avec des personnages existants ou ayant existés, ne peut être que le fruit de l’imagination débordante du lecteur.
Je décline, en conséquence, toute responsabilité.
Rotpier
/image%2F1488940%2F20260324%2Fob_8ca8fc_levrier-afghan.jpg)
/image%2F1488940%2F20260324%2Fob_9da678_corniaud.jpg)
Images du net légèrement modifiées par Rotpier
Le lévrier et le corniaud,
Dans des temps reculés, sur notre bonne terre,
deux bêtes s’affrontaient pour avoir le pouvoir,
aucune concession, une implacable guerre
où les coups très vicieux tombaient comme pleuvoir !
L’une tout en hauteur et avec l’élégance
et le maintien inné du lévrier afghan,
l’autre plutôt minus, branché haute fréquence,
un corniaud agité tout aussi intrigant !
Chacun avait sa cour avec ses lèches bottes,
ses inconditionnels et ses traîtres aussi,
ceux-là comptait les points quand l’un plaçait sa botte,
passant dans l’autre camp sur un coup réussi !
Bien trop accaparés par la lutte intestine,
ils géraient le pays entre deux coups fumants,
utilisant l’appui de louches officines
que le peuple payait ma fois très grassement !
Au jeu du plus hargneux - et pas dans la dentelle ! -
le corniaud excellait quand il fallait toucher :
suite à un coup fourré, il déclare et martèle :
« Il finira pour sûr sur un croc de boucher ! »
Il me faut préciser, pour mesurer la haine,
que le grand lévrier avait fait au corniaud
un coup des plus tordus - entourloupe certaine ! - :
histoire de gros sous et paradis fiscaux !
Une liste de noms, sur parchemin écrite,
où figurait celui du sur vitaminé
se mit à circuler de façon hypocrite
et rendit fou furieux l’animal mâtiné !
Il n’était pas certain que l’autre fût coupable,
mais qu’importe après tout dès qu’il tenait un os,
le roquet se montrait tout à fait incapable
de le lâcher un peu, plus têtu qu’un blockhaus !
Le roi de cette époque était en fin de règne,
soutenant l’élégant, enfonçant l’agité,
du moins il essayait car la petite teigne
réagissait avec rare animosité !
Il finit par gagner et occuper le trône
et décida alors de raccourcir le grand
dont l’ombre le gênait partout sur l’hexagone :
pas de place pour deux, c’était constat flagrant !
Un procès s’en suivit mais l’absence de preuves
fit que la vérité ne sortit pas du puits.
Quelques uns la savaient, la gardant pour manœuvre
aux fins de monnayer bon poste ou bon appui !
Moralité première :
Depuis la nuit des temps la politique est faite
dans les salons obscurs des différents partis,
un couteau à la main - pas moyen d’être honnête ! -
celui qui y déroge est déjà moitié cuit !
Moralité seconde :
Pour réussir en politique
il ne faut pas prendre de gants,
au besoin s’asseoir sur l’éthique
et être le plus intrigant !
Et façon systématique
couper la route aux plus ardents,
tirer à fond sur l’élastique
quitte à la prendre dans les dents !
Moralité étendue :
C’est le même combat pour toute pyramide,
groupement, entreprise et même au Vatican,
cardinaux en conclave aux discours peu limpides :
transactions et magouille au sein de chaque camp !
Tous les coups sont permis, même les plus sordides,
des plans sont mis au point, parfois très conséquents :
buter, éliminer, il faut faire le vide
il n’y a tout en haut qu’un seul fauteuil vacant !
Rotpier




/image%2F1488940%2F20250218%2Fob_461091_foret.jpg)



