
Fable,
L’erreur mortifère du trouvère,
Oyez oyez les braves gens
écoutez bien cette légende
pour deux ou trois pièces d’argent
je vous dis tout, que l’on m’entende.
Je ne suis qu’un barde à mi-temps
un poète de contrebande
un troubadour intermittent
qui vit sans aucune prébende.
Certains diront « C’est affligeant
vite une corde et qu’on le pende ! »
d’autres beaucoup plus indulgents
me pardonneront sans attendre.
J’espère que les bienveillants
seront le plus gros de la bande
qu’ils me défendront âprement
je dois avouer que j’appréhende.
L’histoire :
C’était au temps des chevaliers
qui s’en allaient pour les croisades
laissant leurs dames pour rallier
le roi et toutes ses brigades.
Ayant peur d’être cocufiés
ils recouraient à la ceinture
de chasteté qu’un serrurier
fixait avec désinvolture.
Désinvolture … et puis mon œil !
Il rêvait en douce - Mazette ! -
de se changer en écureuil
pour y déposer ses noisettes !
Cette ceinture était…
Une offense à l’intimité
et une entrave pour l’hygiène
une grande incommodité
pour la toilette quotidienne.
Tant et si bien que fréquemment
la place n’était pas très saine
les MST régnaient en grand
je ne vous décris pas la scène.
C’est dans cette situation
que naquit un amour intense
entre un barde de profession
et une dame en abstinence.

Elle lui dit : « Beau troubadour
délivre-moi de ce supplice
et ensuite fais-moi l’amour
deviens mon fabuleux complice ! »
Négligeant toute précaution
il vint à bout de la ceinture
et plongea sans circonspection
dans le plaisir et la luxure.
Égarement bientôt fatal
car la septicémie en place
lui transmit coté génital
une maladie très pugnace.
.
Il en mourut au bout d’un mois
et se forgea une légende
qui se répandit et ma foi
perdure depuis des calendes.
Ses amis mirent sur sa tombe cet épitaphe-précepte :
« Avant de mettre le couvert
rappelle-toi de ce trouvère qui
en plongeant dans un trou vert
se retrouva six pieds sous terre ! »
Voila, voila, vous savez tout
avant l’ultime croche-patte
gratifiez-moi de quelques sous :
je ramasse et me carapate !
J’entends déjà les gros sabots
de tous ceux qui veulent me pendre
moi qui ne songeais in petto
qu’a un très grand service à rendre !
Entendez-vous ces enragés
mon bon Monsieur de La Fontaine
voulant me conduire au gibet
comme un abject croque-mitaine !
Je m’attaquais aux MST
par le biais d’une belle fable
et ils essaient de m’attraper
les gens ne sont plus très affables !
Je sais que les temps ne sont plus
propices à la poésie
le poète vit en reclus
en attendant l’euthanasie !
Le pragmatisme tue le vers
comme les vers le vermifuge
de nos jours tout va de travers
l’aède se fait lucifuge.
Rotpier
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Préambule :
Je ne pars pas bientôt en vacances au bord de la mer mais cela n’empêche pas de parler un peu de marine ! ( Avec ou sans majuscule ! )


Images du net
( la première est un peu bidouillée ... je n'ai pas voulu que l'on me reconnaisse ...)
Exorde :
Filles, marins et capitaines
se retrouvent dans tous les ports,
leurs aventures incertaines
forgent les légendes du bord.
Au sein de la pêche hauturière
et sachant manier le filet,
se glissent des aventurières
au scénario très bien rôdé !
Fable,
Morues, marins et capitaines …
Il avait fait sa connaissance
à Terre-Neuve au Canada,
partageant sa concupiscence
il était tombé dans ses bras.
Après trois semaines de pêche
à bord d’un très gros morutier
quand on débarque on se dépêche
pour oublier le chalutier.
Exit l’odeur de la morue,
du chalut et de ses filins,
au revoir le port et les grues,
vive la fête et les câlins !
Et quoi de mieux que cette fille
pour oublier ce dur labeur,
toujours prête et toujours gentille :
que de la joie et du bonheur !
Jusqu’à ce que la sauterelle
ne soit plus au creux de son lit,
la belle s’était fait la belle
avec son larfeuil bien garni !
Passer de morue à morue
voila les risques du métier,
laisser les grues pour une grue :
vraiment pas de quoi pavoiser !
Il regagna la tête basse
son poste sur le grand bateau,
il était tombé dans la nasse
d’une fille et d’un maquereau !
Une aventure bien amère
ne manquant pas du tout de sel,
une liaison éphémère
orchestrée par un demi-sel !
Il apprit que le capitaine
avait subit le même sort
avec une demi-mondaine :
il n’était plus le seul à bord !
Il en retrouva le sourire
quelque soit le statut social,
les hommes se laissent séduire :
le procédé est bien trivial !
Moralité :
Les marins et les capitaines
se font piéger pareillement,
les morues ne sont pas les mêmes
mais c’est les mêmes arguments !
Souvent la facture est salée,
ils en gardent un mauvais goût :
une morue bien dessalée
peut vous rouler de bout en bout !
Rien de nouveau en ce bas monde
le piège à toujours fonctionné,
n’importe où sur la mappemonde
des gogos se font pigeonner !
.
Même de très grands se font prendre,
ils redeviennent des gamins,
ils ne savent pas se reprendre
quand passe un joli popotin !
Péroraison :
Élargissons l’horizon…
Ne croyez pas que la marine
soit le seul milieu concerné,
partout c’est la même combine :
c’est bonnet blanc et blanc bonnet !
Allusion à la politique,
décidément on tourne en rond,
en ce moment plutôt critique
mieux vaut éviter les ronrons !
Je connais une autre Marine
( majuscule en début de mot ! )
qui a roulé dans la farine
toute une flopée de gogos !
Sans la classer dans les morues,
( bien sûr chacun fait ce qu’il veut ! )
elle sait arpenter les rues
en bavant des discours visqueux !
Mine de rien elle racole
et pas seulement des marins,
monde ouvrier et agricole
sont prêts à lui suivre le train !
C’est une femme et elle en joue,
pour une tranche d’électeurs
ça compte beaucoup, ils l’avouent :
« Vive Marine et son valseur ! »
Ce sera pire avec la nièce
le jour où elle reviendra
car du coté minois et fesses
y a pas photo avec tata !
Combien tomberons sous le charme
ne regardant que le vernis ?
Comme aurait pu dire Épicharme :
« L’intérieur n’est pas très joli ! »
Pierre Dupuis
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Puisque nous sommes presque à la mi-août, je vous propose une histoire de chatte... en tout bien tout honneur, vous me connaissez !
Image du net
Fable à l’intention des jeunes chattes
ou … des jeunes filles !
La petite chatte imprudente,
Trois matous en goguette,
un tantinet voyous,
se rinçaient les mirettes
en matant les ébats fous
d’une jeune minette.
La jeune chatte,
un joli petit lot super bath,
jouait avec ses pattes,
les enroulant autour de son cou.
Du coup,
la belle, pourtant tout à fait innocente,
prenait des positions indécentes
qui émoustillaient
les matous voyous !
Trop occupée à ses galipettes,
notre jeune minette
vit trop tard le trio de fripons
qui la coinça dans un buisson !
Et, ce qui devait arriver arriva :
ils lui firent trois fois … le coup du chat !
Trois à l’envers, trois à l’endroit !
Moralité :
Une petite chatte
- encore plus si elle est bath ! -
doit bien surveiller ses gestes
pour ne pas finir
sous les reins lestes
des joyeux matous !
A retenir,
un point c’est tout !
Rotpier
En bonus l'adage du jour du Rotpier :
" Qui aime bien chatte y vient ! "

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La fable un peu baveuse du jour :
.
L'escargot et la limace

Images du net ( j'en ai bavé pour les télécharger! )
Fable,
L’escargot et la limace,
Le printemps avait fait sortir
un escargot de sa coquille,
il s’étirait avec plaisir
en bavant ne pensant qu’aux filles !
La libido d’un escargot
n’a rien à envier à personne :
il s’élança donc tout de go
pour trouver une polissonne !
Je sais, vous allez protester :
« L’escargot est hermaphrodite ! »
celui-ci, je peux l’assurer,
avait choisi … voyons la suite !
Dans un virage un peu serré
il rencontra une limace,
il lui dit : « je suis très pressé :
il faut qu’à tout prix tu y passes ! »
Stupéfaite elle s’écria :
« Mais tu n’es pas de ma famille !
Ta maison sur le dos tu as
et moi je n’ai pas de coquille ! »
Il lui répliqua :
« Nous pouvons copuler gaiement :
nous avons la même origine !
Tu m’attires comme un aimant,
tu as les yeux d’une coquine ! »
Finalement elle céda,
deux jours entiers ils copulèrent :
ce genre de programme-là
vous plairait bien … pourquoi le taire ?
Ayant usé sa libido,
l’escargot eut une surprise,
il n’avait plus rien sur le dos :
plus à poil qu’une simple prise !
On ne sut jamais expliquer
par quel grand tour de passe-passe,
la coquille avait pu passer
de l’escargot à la limace !
Moralité destinée un peu plus aux hommes :
Quand on possède une maison,
mieux vaut bien choisir sa compagne,
éviter les femmes poison
qui ne vous laissent pas un pagne !
Rotpier
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Image du net
Avertissement :
Sonnet qu’une petite amusette qui fera probablement un four et retombera rapidement.
Le faux mage,
Contre une somme rondelette
En manipulant les tarots
Il lui avait promis de beaux
Jours devant lui avec Paulette.
Paulette était vraiment bien faite
C’était un joli petit lot
Et en plus du coté cerveau
Elle égalait la sous-préfète !
Un jour il s’était déclaré
Elle lui avait ri au nez !
Tout fulminant et blanc de rage
Il alla mettre d’un bon pas
Un fameux soufflet au faux mage
Qui se leva et retomba !
Moralité :
Quand on promet n’importe quoi
que l’on soit quidam ou bien mage
on doit s’attendre à des dommages
collatéraux ça va de soit !
Il convient de rester prudent
pour les bons ou mauvais augures
si l’on veut garder sa figure
intacte avec toutes ses dents !
La cartomancie est un art
où il vaut mieux courir très vite
afin d’éviter les poursuites
des grands déçus et des cornards !
Moralité étendue :
Si on doit faire un diagnostic
moins on en dit mieux on se porte
même quand on sonne à ma porte
j’édulcore mon pronostic !
Et si je peux je ne dis rien
ou mieux encore je m’esbigne
si je flaire bonheur ou guigne
je ne m’en ouvre qu’à mon chien !
Lui comprend tout sans s’offusquer
et comme il n’en a rien à faire
si ce ne sont pas ses affaires
il se remet à roupiller !
Si l’on y regarde de près
mon chien est un grand philosophe
il sait flairer les catastrophes
mais aussi garder des secrets !
Il sait très bien que les humains
sont infiniment versatiles
et que même le plus habile
des devins en perd son latin !
Je l’aime et il me le rend bien
nous sommes faits pour nous entendre
mais je ne vais pas trop m’étendre
sur le sujet ça il y tient !
Je suis moi-même un peu devin
mais je ne le dis à personne
quand on m’appelle ou qu’on me sonne
je m’amuse à jouer au crétin !
Je suis assez bon comédien
j’arrive à endosser le rôle
certains ne trouvent pas ça drôle
il y a des mauvais chrétiens !
Ils m’en veulent je le sais bien
et quand l’un d’eux parfois insiste
en me qualifiant de jocrisse
je rigole et lâche mon chien !
Il se prend au jeu aussitôt
montrant ses dents crachant sa bave
alors qu’il est le roi des braves :
mon chien a un coté cabot !
Prenant ses jambes à son cou
l’autre à cent à l’heure démarre
nous on se bidonne on se marre
heureux d’avoir fait un bon coup !
Je vous présenterais mon chien
il vous jugera sur la bouille
ne jouez pas les niquedouilles
lui aussi est un peu devin !
Si l’examen est concluant
il vous fera une léchouille
mais si il sent la moindre embrouille
il prendra un air méprisant !
Il s’en ira d’un port hautain
ignorant tous vos dithyrambes
et vous la queue entre les jambes
vous irez vers votre destin !
Ne venez pas chialer chez moi
car je vous aurais mis en garde
et devant votre mine hagarde
je vous dirais « Bien fait pour toi ! »
Remarque :
Il est certain que j’ai brodé
car partant d’un petit sonnet
j’arrive à en faire des tonnes
sans même chahuter les nones !
John ne m’aurait pas pardonné
sous la terre il aurait hurlé
en me traitant de sale engeance
ou de raclure avec violence !
Yoko Ono m’aurait aussi
causé pléthore de soucis
mais ceci est une autre affaire
je vous quitte car j’ai à faire !
Ma femme vient de me siffler
car j’ai mis au four un soufflet
hors de question que je le rate
j’en aurais gros sur la patate !
Souhaitez-moi bon appétit
moi je vous le souhaite aussi
n’allez pas comme le faux mage
déraper ce serait dommage !
J’y reviendrai peut-être un jour
si un soir sous mon abat-jour
je relis ce joyeux délire
et si de nouveau il m’inspire !
En attendant, en attendant :
Si un soir dans votre giron
votre voisine de balcon
vient quémander quelques présages
ne dites rien c’est bien plus sage !
Pour éviter de blablater
mettez-vous plutôt à tourner
sept fois la langue dans sa bouche
tout en jouant à touche-à-touche !
Ainsi pas de galimatias
sur son avenir immédiat
pas d’augure pas de promesse
que du concret tout en souplesse !
Rotpier

Le Rotpier par le Rotpier : image bidouillée !
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;
Lors d’un baptême, il y a quelques temps, j’ai, à l’occasion d’un jeu, « hérité » d’un gage. Je m’en acquitte maintenant… autant que vous en profitiez ! ( Avec l'aimable autorisation des parents ! )
Pierre

Image du net + petit bidouillage
.
Préambule sous forme d’adage :
« Un gage accepté doit être honoré,
versatile celui qui se défile ! »
Sur l’air de Cadet Roussel :
Préambule :
Je devais faire une chanson (bis)
Pour un certain petit garçon (bis)
Elle est un peu sans queue ni tête
Je suis loin d’être un grand prophète
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Le Rotpier est un chenapan !
Bien sûr il m’a fallu du temps (bis)
Sans vraiment être un débutant (bis)
Les rimes ne sont pas faciles
Même sans être un imbécile
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Le Rotpier est un chenapan !
xxxxxxxxxxxxxx

Chanson pour Benjamin,
Benjamin est un bon garçon (bis)
Il rit pour un oui pour un non (bis)
Il est rarement en colère
Ou de façon très passagère
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Benjamin est un bon enfant !
Benjamin voudrait un lapin (bis)
Pour le caresser le matin (bis)
Un vrai de vrai pas en peluche
Un qui crotte et mange des pluches
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Benjamin est un bon enfant !
Benjamin n’est pas très content (bis)
De la réponse de maman (bis)
« Mais que va-t-on faire des crottes
Nous n’avons pas de motocrottes
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Benjamin est un bon enfant !
Benjamin a bien insisté (bis)
Finalement il a gagné (bis)
C’est lui qui ramasse les crottes
Et qui distribue les carottes
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Benjamin est un bon enfant !
Benjamin a un autre rêve (bis)
Il y pense vraiment sans trêve (bis)
il voudrait en plus une vache
Une rousse avec plein de taches
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Benjamin est un bon enfant !
Benjamin a persuadé (bis)
Son papa qui aime le lait (bis)
Ils vont acheter une ferme
Ils en ont l’intention très ferme
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Benjamin est un bon enfant !
Ils vont partir dans le Larzac (bis)
En bourrant valises et sacs (bis)
Ou à Notre-Dame des Landes
Là ou la nature commande
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Benjamin est un bon enfant !
Benjamin aura une ânesse (bis)
Moins têtue que les CRS (bis)
Car ceux-là il faut se les faire
En plus ils sont très durs à traire
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Benjamin est un bon enfant !
Benjamin aura des moutons (bis)
qui seront tout frisés en long (bis)
et puis aussi quelques biquettes
avec de grandes barbichettes
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Benjamin est un bon enfant !
Benjamin fera du fromage (bis)
Du vrai qui pue qui sent sauvage (bis)
Qu’on sent à dix lieues à la ronde
Et qui incommode le monde
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Benjamin est un bon enfant !
Benjamin deviendra fermier (bis)
Même si c’est moins bien payé (bis)
C’est plus honnête et sympathique
Que d’être dans la politique
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Benjamin est un bon enfant !
Benjamin n’est pas un idiot (bis)
Il ne produira que du bio (bis)
Terminé les cochonneries
Et vive l’herbe des prairies
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Benjamin est un bon enfant !
Quand Benjamin se mariera (bis)
Une bell’ fille il choisira (bis)
Ce sera une grande noce
Et ils auront tout plein de gosses
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Benjamin est un bon enfant !
Mais tout cela prendra du temps (bis)
En attendant en attendant (bis)
C’est ses parents qui le chouchoutent
Qui sont toujours à son écoute
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Benjamin est un bon enfant !

xxxxxxxxxxxxxxxxxx
Epilogue :
Ainsi se finit la chanson (bis)
Promise à un petit garçon (bis)
Il faut toujours tenir parole
Pour ne pas traîner de cass’ roles
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Le Rotpier est un chenapan !
Benjamin l’apprendra par cœur (bis)
Il deviendra peut-êtr’ chanteur (bis)
Alors adieu vaches et ferme
Mais il est temps que je la ferme
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Le Rotpier est un chenapan !
Cette fois-ci c’est bien fini (bis)
J’en aurais bien encore écrit (bis)
Mais mon stylo a rendu l’âme
Et puis ma femme me réclame
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Le Rotpier est un chenapan !
Je ne sais pas encor’ pourquoi (bis)
Mieux vaut que je me tienne coi (bis)
Je ne tiens pas à la fessée
Comme la semaine passée
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Le Rotpier est un chenapan !
Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
Le Rotpier est un chenapan !
Rotpier
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Fable à facettes…
L’époque loup-phoque,
Elle n’est pas si loin l’époque
ou il fallait pour être chic,
à condition d’avoir du fric,
l’hiver porter vison ou phoque.
C’était le temps où la fourrure
classait haut dans la société
ceux qui mangeait à satiété
et roulaient en belles voitures.
Sauvages ou bien d’élevage,
sale temps pour les animaux
à fourrure ou à belle peau
martyrs de sombres abattages.
Renards, chinchillas ou hermines,
castors, loups ou ratons laveurs,
les ours quelque soit leur couleur,
qu’ils soient d’Amérique ou de Chine.
Et les lapins et les belettes,
les écureuils, les rats musqués,
les lynx, les renards argentés,
les coyotes et les moufflettes.
Pour un manteau ou une toque,
combien d’habits éparpillés ?
Combien de maris cocufiés ?
… Sans oublier la réciproque !
Pour enfiler une fourrure,
combien se sont mises à poil ?
Je sais mon propos très trivial
et fort gênant aux emmanchures !
S’il faut reconnaître une chose
à Bardot c’est d’avoir agi
- Une sorte de repenti ? -
… étonnante métamorphose !
Après avoir porté fourrure
elle a soudain changé d’avis
comme de mec sans préavis
pas trop gênée aux entournures !
L’égérie des années soixante
qui fricote avec les Le Pen,
qui madrague* avec le FN,
a eu cet éclair de conscience !
A l’heure du tout synthétique
laissons vivre les animaux
avec leur manteau sur le dos,
qu’ils soient d’Afrique ou d’Antarctique !
Laissons courir les antilopes,
laissons se baigner les castors,
laissons les boas constrictors,
les normaux et les nyctalopes !
Ayons la fibre synthétique
offrons du Du Pont De Nemours
c’est aussi chaud pour les mamours
et infiniment plus éthique !
Elles ne font plus de grimace,
c’est tout à fait dans l’air du temps,
le contraire serait navrant,
… sauf peut-être dans les palaces !
Et plus besoin de naphtaline,
plus de mites dans les placards :
la boule antimite au rencart,
courez sautez les zibelines !
* Utilisé comme verbe :
« madrague » est un néologisme
pour désigner la pêche au voix,
au lieu du thon le gogo roi
nourri de haine et de racisme !
Nota :
En vrai, une madrague est une enceinte de filets à compartiments, fixés en permanence près de la côte pour la capture du thon, surtout en Méditerranée
« La Madrague » est aussi la célèbre propriété acquise par Brigitte Bardot à St Tropez en 1958.
Aux dernières nouvelles, elle ne se serait pas encore laissée prendre dans les filets… je ne développerais pas plus en avant cette dernière réflexion, je vous en laisse le soin !
Petit bonus pour les connaisseurs :
Amis lecteurs je vous invite
à bien décortiquer ces vers,
en long, en large et en travers,
qu’un contrepet en douce habite !
Aucune obligation requise
et sauf à maîtriser cet art
vous pourriez vous coucher très tard
et vous détraquer l’hypophyse !
Et là ça me foutrait les glandes,
je m’en voudrais sans restriction
de perturber vos sécrétions
et ma honte serait très grande !
Je vais donc prendre la tangente,
n’ayant pas l’esprit trop obtus
je sors de ce cycle tordu
avant que d’être sur les jantes !
Pierre et Rotpier
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Ce devoir de pédagogie me semblait important.
Il fallait qu’il soit fait et je m’y suis attelé en faisant de mon mieux.
Je l'ai déjà mis sur ce blog, mais en matière de pédagogie il faut toujours remettre l'ouvrage sur le métier ... je le sais: j'étais prof !
Rotpier ... ou Pierrot ... j'ai le vers lent !
Préambule versifié destiné aux
enfants … surtout aux petits garçons !
Chers enfants - surtout les garçons ! -
méfiez-vous des niaises histoires,
des contes ou bien des chansons
aux contrevérités notoires !
Voila l’histoire sans chichi
de Pierrot et de Colombine
pour que vous soyez affranchis
des non-dits de bien des comptines !
On cherche à vous bourrez le mou
à grands coup de mièvres paroles,
grattez un peu et en dessous :
tout n’est que chaudes gaudrioles !
Voici ce qu’il faut retenir
pour éviter les impostures,
pour pouvoir un jour en finir
des féminines dictatures !
Fable tirée de l’histoire
de Pierrot et de Colombine …

Au clair de la lune,
ou
Encore plus con que la lune,
Pierrot adorait Colombine
mais la nuit il faisait son pain,
le jour elle était aux bassines :
ils ne se croisaient qu’en chemin !
Comme elle rêvait la coquine,
sous l’édredon, de gros câlins,
il fut roulé dans la farine
dès qu’elle aperçut Arlequin !
Grande montée d’adrénaline
quand il lui fit du baratin,
Pierrot pleura mais la gredine
finit au lit du cabotin !
Dans sa roulotte sans cuisine
il l’emmena un beau matin,
bien au-delà de la colline
vers un pays des plus lointains.
Mais l’inconstance féminine
se concrétisa en chemin :
devant le froid et la famine
elle regretta le pétrin !
Une lettre et la gourgandine
rejoignit son ancien voisin,
s’extasiant devant la vitrine
tout en jouant du popotin !
Pierrot marcha dans la combine,
il la prit en seconde main
et ajouta l’action crétine
d’ouvrir la porte à Arlequin !
Ménage à trois ? Là, la comptine
n’en fait pas mention clairement.
Une dérive libertine ?
Domaine du possiblement !
Moralité :
Boulanger ou mécanicien,
boucher ou pêcheur de sardines,
l’homme n’est souvent qu’un pantin :
femme le sait et l’enfarine !
Elle a l’art de mettre en avant
de façon nette et assassine
et le derrière et le devant
de sa dotation féminine !
Lui plus bête qu’un moinillon
et cela depuis l’origine,
se fait piéger comme un couillon
par les appâts de la frangine !
Un simple mouvement de cils
et il croit à bonne fortune
… y compris un premier avril :
encore plus con que la lune !
Rotpier
.

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Images du net ( la 1ère est un peu bidouillée ... je n'ai pas voulu que l'on me reconnaisse ...)
Exorde :
Filles, marins et capitaines
se retrouvent dans tous les ports,
leurs aventures incertaines
forgent les légendes du bord.
Au sein de la pêche hauturière
et sachant manier le filet,
se glissent des aventurières
au scénario très bien rôdé !
Fable,
Morues, marins et capitaines …
Il avait fait sa connaissance
à Terre-Neuve au Canada,
partageant sa concupiscence
il était tombé dans ses bras.
Après trois semaines de pêche
à bord d’un très gros morutier
quand on débarque on se dépêche
pour oublier le chalutier.
Exit l’odeur de la morue,
du chalut et de ses filins,
au revoir le port et les grues,
vive la fête et les câlins !
Et quoi de mieux que cette fille
pour oublier ce dur labeur,
toujours prête et toujours gentille :
que de la joie et du bonheur !
Jusqu’à ce que la sauterelle
ne soit plus au creux de son lit,
la belle s’était fait la belle
avec son larfeuil bien garni !
Passer de morue à morue
voila les risques du métier,
laisser les grues pour une grue :
vraiment pas de quoi pavoiser !
Il regagna la tête basse
son poste sur le grand bateau,
il était tombé dans la nasse
d’une fille et d’un maquereau !
Une aventure bien amère
ne manquant pas du tout de sel,
une liaison éphémère
orchestrée par un demi-sel !
Il apprit que le capitaine
avait subit le même sort
avec une demi-mondaine :
il n’était plus le seul à bord !
Il en retrouva le sourire
quelque soit le statut social,
les hommes se laissent séduire :
le procédé est bien trivial !
Moralité :
Les marins et les capitaines
se font piéger pareillement,
les morues ne sont pas les mêmes
mais c’est les mêmes arguments !
Souvent la facture est salée,
ils en gardent un mauvais goût :
une morue bien dessalée
peut vous rouler de bout en bout !
Rien de nouveau en ce bas monde
le piège à toujours fonctionné,
n’importe où sur la mappemonde
des gogos se font pigeonner !
.
Même de très grands se font prendre,
ils redeviennent des gamins,
ils ne savent pas se reprendre
quand passe un joli popotin !
Péroraison :
Élargissons l’horizon…
Ne croyez pas que la marine
soit le seul milieu concerné,
partout c’est la même combine :
c’est bonnet blanc et blanc bonnet !
Allusion à la politique,
décidément on tourne en rond,
en ce moment plutôt critique
mieux vaut éviter les ronrons !
Je connais une autre Marine
( majuscule en début de mot ! )
qui a roulé dans la farine
toute une flopée de gogos !
Sans la classer dans les morues,
( bien sûr chacun fait ce qu’il veut ! )
elle sait arpenter les rues
en bavant des discours visqueux !
Mine de rien elle racole
et pas seulement des marins,
monde ouvrier et agricole
sont prêts à lui suivre le train !
C’est une femme et elle en joue,
pour une tranche d’électeurs
ça compte beaucoup, ils l’avouent :
« Vive Marine et son valseur ! »
C’est encore heureux que la nièce
ait renoncé à ses mandats
car du coté minois et fesses
y a pas photo avec tata !
Pierre Dupuis
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Un poème -fable, non signé par Jean de La Fontaine , mais par Pierre du Puits quand même !
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Capture personnelle à partit de Google Earth
Avertissement :
Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne peut relever que de l’imagination débridée des lecteurs.
Le châtelain, la châtelaine et leur joli bas de laine,
Il était une fois près de Sablé sur Sarthe,
un château habité par des gens comme il faut,
entouré d’un grand parc où courraient des chevaux,
pas facile à trouver sans avoir une carte.
Des gens bien comme il faut et en plus très honnêtes,
« enfin en apparence ! » éructa un canard
souvent très déchaîné contre les cumulards :
il avait enquêté et tiré la sonnette !
Un canard très spécial entraîné pour la chasse,
un palmipède adroit et des plus débrouillards
capable de tracer même les vieux briscards
afin de les pousser tout au fond de la nasse !
Le châtelain était féru de politique,
de voitures de course et il pilotait bien,
il avait un tracteur pour faire plus terrien :
un homme multicarte à l’esprit très pratique !
Non loin de la demeure, il y avait les moines
d’une grande abbaye chantant du grégorien,
« Cela n’a rien à voir ! » rétorqueront certains,
moi je dis : « Pourquoi pas ? … Vive le patrimoine ! »
D’autant plus que … d’autant plus que …
L’homme était très croyant et allait à l’église
très régulièrement, frisant le calotin,
on pouvait dire aussi qu’il était puritain
jusqu’à ce que dans le tripotage il s’enlise !
Je crois me souvenir - et j’ai bonne mémoire ! -
que quand on a pincé un certain Cahuzac,
un tricheur patenté pris la main dans le sac,
le sieur a applaudi de façon très notoire !
La châtelaine était ma foi fort effacée,
ne se plaisant que dans les mûrs de son château,
faisant des confitures et soignant ses chevaux,
la politique la laissait embarrassée !
Mais pour entretenir une telle demeure,
il faut beaucoup d’argent, cela coûte bonbon,
Il fallut bien trouver beaucoup de picaillons :
sans consolidations les vieux châteaux se meurent !
Alors notre bonhomme embaucha son épouse
et même ses enfants sur des fonds de l’état
pour de vagues travaux sans trop de résultats,
le tout pour faire entrer un maximum de flouze !
A l’heure où je vous parle on ne sait pas encore
ce que les enquêteurs vont trouver en fouillant
dans tout ce pataquès plutôt malodorant,
alors je reviendrai pour cette fable clore !
A la manif pour tous c’est le temps des neuvaines,
des suppliques en chaîne et des cierges brûlés,
de bien vieux procédés pour le moins éculés :
on en est plus au temps des postes à galène !
Je vous dis à bientôt pour la fin de la fable,
patientez un moment, c’est un compte à rebours,
ça caquète déjà fort dans les basses-cours,
attendez quelque peu, vous serez bien affables !
Châtelain, châtelaine aux actions pas très nettes,
sachez que l’on n’est plus au temps des grands seigneurs
et qu’un petit canard peut être égratigneur
sans pour autant finir dans un pot de rillettes !

Image du net, vive les rillettes ... dûment gagnées !
Remerciements :
Remercions le Canard pour sa plume acérée
qui met toujours sa palme aux endroits qui font mal,
beaucoup voudraient couper le cou de l’animal,
nombreux sont ceux qui sont avides de curée !
Allez brave Canard, continue donc ton œuvre,
étrille les tordus, les faux-culs, les tricheurs,
de n’importe quel bord, même les pleurnicheurs
dès lors qu’ils ont usé de coupables manœuvres !
Et n’oublie surtout pas ceux de la fachosphère,
les Le Pen et consorts qui sont autant mouillés
que ceux cités ici, il faut aller fouiller
dans le grand marigot de leurs sombres affaires !
Pierre du Puits
xxxxxxxxxxxx
Conclusion :
Il faudra bien un jour qu’on décerne une palme
à ce lanceur d’alerte efficace et burné
qui depuis plus d’un siècle a su désarçonner
des ô combien puissants magouillant bien au calme !
Pierre Dupuis

Merci le Canard !
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