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Éboulement de falaise aux Petites-dalles, le poème du jour de Pierre : " Gargantuesque Manche "

18 Octobre 2016, 14:54pm

Publié par Rotpier

 

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Troisième devoir de vacances...

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Photo personnelle

Gargantuesque Manche,

La Manche pleine d’appétit

ronge sans cesse les falaises

et gagne petit à petit

du terrain pour se mettre à l’aise !

A longueur d’année sans répit

elle creuse des trous balaises

et provoque des éboulis,

de gigantesques exérèses !

Dernièrement sans prévenir

elle s’est offert sans mollir

un gigantesque casse dalle !

Elle en a pris de gros morceaux

au lieu-dit les Petites-Dalles

juste à coté de Sassetot !

           Conséquence collatérale :

Cela a fait le désespoir

de tout ceux qui vont à la pêche

à pied et qui ont du surseoir

à leur passion : « Ah ! Quelle dèche ! »

Ce n’était que momentané

pour les mordus de l’épuisette,

le moment d’aller taquiner

autre chose que la crevette !

 

Je ne préciserais pas quoi,

chacun gère ses fantaisies,

alors je vous laisse le choix

… mais foin de toute hypocrisie !

 

                                     Pierre Dupuis

 

 

 

 Lien :

http://www.normandie-actu.fr/eboulement-de-falaise-en-seine-maritime-d-eventuelles-victimes-recherchees-ce-que-l-on-sait_227089/

 

 

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" Pays de Caux " ... un poème de ... Pierre

11 Octobre 2016, 10:25am

Publié par Rotpier

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Second devoir de vacances !

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Photo personnelle, la Cote d'Albâtre

 

 

Pays de Caux,

Si tu n’avais pas tes valleuses

tu serais monotone et plat,

elles te donnent leur éclat

et savent se faire enjôleuses.

Si tu n’avais pas tes falaises

que la mer a taillé à pic,

tu manquerais un peu de chic

mais tu les as et elles plaisent.

Si tu n’avais pas sur tes terres

des abbayes et des châteaux,

du lin, des fermes et des clos,

tu serais beaucoup plus austère.

Et si tu n’avais pas la Manche

qui te grignote un peu les pieds

sans pour autant trop t’estropier,

ta cote serait bien moins blanche.

Mais tu as toutes ces richesses

et tu sais les mettre en valeur

par l’entremise et le labeur

de ceux qui t’aiment sans faiblesse.

De tous ceux que tu as vu naître

ou de ceux qui t’ont adopté,

qui ont choisi de t’habiter

pour mieux t’aimer et te connaître.

Tu as su très souvent séduire

des peintres et des écrivains

qui n’ont pas travaillé en vain

et ont su si bien te traduire.

Une foule d’impressionnistes,

Pisaro, Boudin et Monet,

Renoir, Boldini et Sysley

et il en manque sur ma liste !

Ta côte aux lumières changeantes,

tes ports en pleine activité,

tes falaises et tes cités :

autant de toiles rayonnantes !

Et tes écrivains populaires,

l’incomparable Maupassant

mais aussi Maurice Leblanc

et son Arsène légendaire !

Et l’Abbé Bernard Alexandre,

célèbre conteur et horsain

qui a assisté au déclin

de l’église sans s’y méprendre.

En se rendant à sa paroisse :

« Métier d’ curé, métier foutu ! »

bel accueil d’un berger du cru,

un adage à porter la poisse !

Superstitions et certitudes,

méfiance envers les étrangers

porteurs de peurs et de dangers

faisaient partie des habitudes !

Magie noire et sorcellerie

étaient le lot du quotidien,

les cauchois, surtout les anciens,

craignaient toutes les diableries !

Dans cette campagne profonde,

ceux des villages d’à coté

étaient déjà des étrangers

qui venaient déranger la ronde !

Moins dans les ports que dans les terres

où l’autarcie était un fait,

le horsain était un parfait

et malheureux bouc émissaire !

Si ma mère est née à Bourville

au village d’André Raimbourg,

moi je n’y ai pas vu le jour

et n’y ai pas mon domicile.

Je ne suis qu’un simple touriste

et même si je suis normand,

je suis horsain assurément

… mais les mœurs sont moins rigoristes !

Quoiqu’il en soit j’ai des racines

planté en toi, Pays de Caux,

je te devais bien cet écho

en l’honneur de mes origines.

J’ai parcouru toute ta côte,

j’ai sillonné tout ton plateau

et je me suis senti ton hôte

sans résistance et de facto !

Car tu as su tourner la page,

tu n’es plus refermé sur toi

et ceux qui parlent ton patois

ne le font que pour le partage.

Les noms de tes bourgades chantent

dans ma tête un joyeux refrain

comme au temps où j’étais gamin

et j’avoue que cela m’enchante !

                                                                  Pierre Dupuis

 

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Photo personnelle: Atelier de fabrication de la Bénédictine 

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Le poème déjanté du jour : " Délire de Sardine, " ... de Rotpier bien sûr !

27 Septembre 2016, 09:02am

Publié par Rotpier

 

Premier devoir de vacances et ... je vous assure que je ne me suis pas cogné sur une falaise !

 

sardine-en-boite

Image du net;

Remarque :
On ne pêche pas la sardine
à Fécamp ou à Etretat
mais quand je suis d’humeur badine
je ne m’arrête pas à ça !
Rotpier

 

Délire de Sardine,

On m’a tassé dans une boite

en tête à queue avec mes sœurs,

je trempe dans de l’huile moite

comme un pauvre vibromasseur.

Si j’avais été plus maligne

je n’aurais pas suivi le banc,

j’aurais profité de ma ligne

pour prendre cinq ou six amants !

Un beau maquereau de passage

m’aurait servi de souteneur,

je sais que ce n’est pas très sage

mais j’aime les entrepreneurs !

Avec des raies et des morues

j’aurais monté un syndicat

qui aurait eu pignon sur rue

à Fécamp ou à Etretat.

Aidées par les belles sirènes,

ces piègeuses de matelots,

de lieutenants, de capitaines,

bref de tous ceux qui vont sur l’eau !

Nous aurions créé des franchises

pour les filles dans tous les ports,

un bol d’air en ces temps de crise :

c’est métier de bon rapport !

De quoi damner le pion aux dames

( Celles de Brel à Amsterdam ! )

tout un travail, tout un programme

à graver dans le macadam !

Hommes et femmes politiques

dans leur quête effrénée aux voix,

dans des discours acrobatiques

auraient vanté le plein emploi !

Ils ratissent tout ce qu’ils peuvent,

c’est du travail au grand filet,

ils n’ont pas beaucoup d’idées neuves

et il faut charger le mulet !

Avec en tête la Marine

se prenant un très gros râteau,

elle me sort par les narines,

elle et ses apprentis fachos !

Pas de DSK dans la course

plus grillé qu’un vieil hareng saur,

plus du tout coté à la bourse

et … je n’en dirais pas plus je sors !

Je ne dresserais pas la liste

de tous les autres candidats,

sûr que ce ne serait pas triste :

que de coups bas pour un mandat !

Je ne citerais plus personne

bien que mon cerveau soit fécond

surtout un qui, quand on le sonne

balance des « cass’ toi pauv’ con ! » !

C’est une triste destinée

que de finir dans un gosier,

toute une vie ratatinée,

vraiment pas de quoi pavoiser !

On m’a tassé dans une boite

en tête à queue avec mes sœurs,

je trempe dans de l’huile moite

comme un pauvre vibromasseur.

Si j’avais eu plus de cervelle

j’aurais évité le chalut,

ma vie aurait été plus belle

mais c’est plié … alors salut !

                                                 La sardine

Péroraison :

« Quand une sardine délire

il faut en prendre et en laisser,

il faut entre les lignes lire

sans penser à la rabaisser ! 

Qui dira un jour la détresse

de la sardine hors de la mer

obligée d’exposer ses fesses

dans une étroite boite en fer ? »

Remarque :

Un abus de Bénédictine

a du me dicter ce fatras,

mieux vaut ça que la scarlatine

ou que de devenir castrat !

Ou que d’entrer en politique

et de devenir un Brutus

ou de parler de sémantique

assis à poil sur un cactus !

Je finirais bien sûr en boite,

pas en métal mais en sapin

que j’espère un peu moins étroite

que les réflexions de certains !

Hors de question que l’on m’expose

là dans mon plus simple appareil,

cela rendrait les gens moroses

de voir un spectacle pareil !

                                  Rotpier

 

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