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etretat

" Pays de Caux " ... un poème de ... Pierre

11 Octobre 2016, 10:25am

Publié par Rotpier

.

Second devoir de vacances !

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Photo personnelle, la Cote d'Albâtre

 

 

Pays de Caux,

Si tu n’avais pas tes valleuses

tu serais monotone et plat,

elles te donnent leur éclat

et savent se faire enjôleuses.

Si tu n’avais pas tes falaises

que la mer a taillé à pic,

tu manquerais un peu de chic

mais tu les as et elles plaisent.

Si tu n’avais pas sur tes terres

des abbayes et des châteaux,

du lin, des fermes et des clos,

tu serais beaucoup plus austère.

Et si tu n’avais pas la Manche

qui te grignote un peu les pieds

sans pour autant trop t’estropier,

ta cote serait bien moins blanche.

Mais tu as toutes ces richesses

et tu sais les mettre en valeur

par l’entremise et le labeur

de ceux qui t’aiment sans faiblesse.

De tous ceux que tu as vu naître

ou de ceux qui t’ont adopté,

qui ont choisi de t’habiter

pour mieux t’aimer et te connaître.

Tu as su très souvent séduire

des peintres et des écrivains

qui n’ont pas travaillé en vain

et ont su si bien te traduire.

Une foule d’impressionnistes,

Pisaro, Boudin et Monet,

Renoir, Boldini et Sysley

et il en manque sur ma liste !

Ta côte aux lumières changeantes,

tes ports en pleine activité,

tes falaises et tes cités :

autant de toiles rayonnantes !

Et tes écrivains populaires,

l’incomparable Maupassant

mais aussi Maurice Leblanc

et son Arsène légendaire !

Et l’Abbé Bernard Alexandre,

célèbre conteur et horsain

qui a assisté au déclin

de l’église sans s’y méprendre.

En se rendant à sa paroisse :

« Métier d’ curé, métier foutu ! »

bel accueil d’un berger du cru,

un adage à porter la poisse !

Superstitions et certitudes,

méfiance envers les étrangers

porteurs de peurs et de dangers

faisaient partie des habitudes !

Magie noire et sorcellerie

étaient le lot du quotidien,

les cauchois, surtout les anciens,

craignaient toutes les diableries !

Dans cette campagne profonde,

ceux des villages d’à coté

étaient déjà des étrangers

qui venaient déranger la ronde !

Moins dans les ports que dans les terres

où l’autarcie était un fait,

le horsain était un parfait

et malheureux bouc émissaire !

Si ma mère est née à Bourville

au village d’André Raimbourg,

moi je n’y ai pas vu le jour

et n’y ai pas mon domicile.

Je ne suis qu’un simple touriste

et même si je suis normand,

je suis horsain assurément

… mais les mœurs sont moins rigoristes !

Quoiqu’il en soit j’ai des racines

planté en toi, Pays de Caux,

je te devais bien cet écho

en l’honneur de mes origines.

J’ai parcouru toute ta côte,

j’ai sillonné tout ton plateau

et je me suis senti ton hôte

sans résistance et de facto !

Car tu as su tourner la page,

tu n’es plus refermé sur toi

et ceux qui parlent ton patois

ne le font que pour le partage.

Les noms de tes bourgades chantent

dans ma tête un joyeux refrain

comme au temps où j’étais gamin

et j’avoue que cela m’enchante !

                                                                  Pierre Dupuis

 

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Photo personnelle: Atelier de fabrication de la Bénédictine 

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A Etretat ou ailleurs ! Le poème du jour : " La loi des tas " de ... Rotpier

4 Octobre 2016, 09:41am

Publié par Rotpier

 

Remarque :

Photos des dernières vacances mais poème déjà publié ! 

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Photo personnelle ( d'un peu loin et avec un peu de brume ! )

La loi des tas

ou

Avec la complicité de Newton

ou

L’art d’occire Constance,

f

Chute de meuf

et je suis veuf !

J’étais sa chose

et ça repose !

f

Tout au début

ben … moi j’ai bu !

Oh ! Quelles cuites

j’ai pris de suite !

f

Un peu plus tard

même un pétard !

Quelle bombance

quand j’y repense !

f

Le tout discret,

tout en secret !

Loin de la ville :

j’ suis pas débile !

f

Au quotidien,

le mec très bien :

deuil de Constance

de circonstance !

f

« Pour moi c’est dur

soyez-en sûr,

j’ai de la peine,

ma vie se traîne.

f

Je prie les cieux

mon bon monsieur ,

paix à son âme

ma bonne dame. »

f

C’était un soir,

il faisait noir,

j’étais à l’aise

sur la falaise.

f

Mes yeux de chat

voyaient en bas

une marée

fort déchaînée.

 

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Photo personnelle  ( éboulements aux Petites Dalles )

f

J’ai profité

en vérité

de la vue basse

de la bécasse !

f

Un croche-pied

très bien placé

et une chute

sans parachute !

f

De haut en bas :

bon débarras !

Newton oblige

quelle voltige !

f

Un être tas

à Etretat

chose normale

je le signale !

f

Bien éclaté

sur les rochers,

son corps en loques

qui se disloque !

f

Pas de témoin

sauf un vieux chien

hochant la tête

la brave bête !

f

Un scénario

bien comme il faut :

joli montage

et … l’héritage !

f

                                                                                                                          Rotpier

 

Nota :  Tout ceci n'est pas moral bien sûr et je dégage toute responsabilité si quelqu'un venait à  copier mon scénario !

 

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Le poème déjanté du jour : " Délire de Sardine, " ... de Rotpier bien sûr !

27 Septembre 2016, 09:02am

Publié par Rotpier

 

Premier devoir de vacances et ... je vous assure que je ne me suis pas cogné sur une falaise !

 

sardine-en-boite

Image du net;

Remarque :
On ne pêche pas la sardine
à Fécamp ou à Etretat
mais quand je suis d’humeur badine
je ne m’arrête pas à ça !
Rotpier

 

Délire de Sardine,

On m’a tassé dans une boite

en tête à queue avec mes sœurs,

je trempe dans de l’huile moite

comme un pauvre vibromasseur.

Si j’avais été plus maligne

je n’aurais pas suivi le banc,

j’aurais profité de ma ligne

pour prendre cinq ou six amants !

Un beau maquereau de passage

m’aurait servi de souteneur,

je sais que ce n’est pas très sage

mais j’aime les entrepreneurs !

Avec des raies et des morues

j’aurais monté un syndicat

qui aurait eu pignon sur rue

à Fécamp ou à Etretat.

Aidées par les belles sirènes,

ces piègeuses de matelots,

de lieutenants, de capitaines,

bref de tous ceux qui vont sur l’eau !

Nous aurions créé des franchises

pour les filles dans tous les ports,

un bol d’air en ces temps de crise :

c’est métier de bon rapport !

De quoi damner le pion aux dames

( Celles de Brel à Amsterdam ! )

tout un travail, tout un programme

à graver dans le macadam !

Hommes et femmes politiques

dans leur quête effrénée aux voix,

dans des discours acrobatiques

auraient vanté le plein emploi !

Ils ratissent tout ce qu’ils peuvent,

c’est du travail au grand filet,

ils n’ont pas beaucoup d’idées neuves

et il faut charger le mulet !

Avec en tête la Marine

se prenant un très gros râteau,

elle me sort par les narines,

elle et ses apprentis fachos !

Pas de DSK dans la course

plus grillé qu’un vieil hareng saur,

plus du tout coté à la bourse

et … je n’en dirais pas plus je sors !

Je ne dresserais pas la liste

de tous les autres candidats,

sûr que ce ne serait pas triste :

que de coups bas pour un mandat !

Je ne citerais plus personne

bien que mon cerveau soit fécond

surtout un qui, quand on le sonne

balance des « cass’ toi pauv’ con ! » !

C’est une triste destinée

que de finir dans un gosier,

toute une vie ratatinée,

vraiment pas de quoi pavoiser !

On m’a tassé dans une boite

en tête à queue avec mes sœurs,

je trempe dans de l’huile moite

comme un pauvre vibromasseur.

Si j’avais eu plus de cervelle

j’aurais évité le chalut,

ma vie aurait été plus belle

mais c’est plié … alors salut !

                                                 La sardine

Péroraison :

« Quand une sardine délire

il faut en prendre et en laisser,

il faut entre les lignes lire

sans penser à la rabaisser ! 

Qui dira un jour la détresse

de la sardine hors de la mer

obligée d’exposer ses fesses

dans une étroite boite en fer ? »

Remarque :

Un abus de Bénédictine

a du me dicter ce fatras,

mieux vaut ça que la scarlatine

ou que de devenir castrat !

Ou que d’entrer en politique

et de devenir un Brutus

ou de parler de sémantique

assis à poil sur un cactus !

Je finirais bien sûr en boite,

pas en métal mais en sapin

que j’espère un peu moins étroite

que les réflexions de certains !

Hors de question que l’on m’expose

là dans mon plus simple appareil,

cela rendrait les gens moroses

de voir un spectacle pareil !

                                  Rotpier

 

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"L'écume de l'amer " ... un poème de Pierre qui n'est pas encore un être tas ...

12 Octobre 2015, 10:01am

Publié par Rotpier

 

 

Etretat tableau de Nozal

Image du net: tableau du peintre Alexandre Nozal

 

L’écume de l’amer,

C’était en mars soixante huit

… enfin si j’en crois ma mémoire,

une passion en déficit

infiniment attentatoire.

J’arpentais alors Etretat

et ses chemins et ses falaises,

où avaient résonné nos pas

jusqu’à ce que je lui déplaise.

Je ne sais toujours pas pourquoi

- brouillard aux yeux ? -  j’ignore encore,

mais je me suis retrouvé là

devant l’aiguille en sémaphore.

Sur notre amour détricoté

j’ai versé des vagues de larmes,

cherchant la maille ayant sauté

sans déclencher la moindre alarme.

Sur un hoquet  des plus amers

le mien est passé sous la porte,

il est parti finir en mer,

c’est là que les vents les emportent.

Il en est ainsi des amours

qui naissent et se concrétisent,

qu’on croit qu’il vont durer toujours

et qui sur les écueils se brisent.

Sur un abysse ou un haut-fond

se trouve un très grand cimetière

où les amours qui se défont

brodent les légendes côtières.

                                                  Pierre Dupuis

 

 

 

 

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" Conversation entre pochards à Etretat … " ... une fadaise d'Etretat de ... Rotpier !

6 Octobre 2015, 09:34am

Publié par Rotpier

 

De retour de la cote d’Albâtre, je vous livre une fadaise d'Etretat !

 

Falaise d'Etretat

Image du net car les miennes sont moins nettes !

Conversation entre pochards

à Etretat …

 

Conversation de fil en Aiguille

au pied de la Porte,

-         Être clochard à Etretat

est un cauchemar qui me hante :

sur un trottoir tout comme un tas

sans même une toile de tente.

-         A Etretat ? … Pourquoi mon gars ?

Ce n’est pas une idée géante,

viens au pays du pastaga,

là-bas les nuits sont moins glaçantes !

-         Si je deviens un jour clochard

autant que ce soit sur ma terre !

Et le calva, pour un pochard,

vaut bien l’anis : faut pas le taire !

Allez buvons près de la porte

et tant pis si dans notre état,

nous ne bafouillons de la sorte

que des fadaises d’êtres tas !

Nous graverons dans le calcaire

des souvenirs de pochetrons,

après nous casserons nos verres

pour ne plus boire qu’au litron !

Les touristes devant nos fresques

en resteront tout interdits,

trouvant cela très pittoresque,

bien supérieur aux graffitis !

Ils chercherons nos signatures

mais nous ne les graverons pas,

pour les générations futures

une belle étude de cas !

Nous resterons des anonymes,

des bienfaiteurs pour d’Etretat,

nous ne seront pas éponymes

et garderons nos galetas !

Et si du haut de la falaise

un jour on fait le grand plongeon,

il n’y aura pas de malaise

au sein de la population.

De nos pauvres vieilles carcasses

les crabes feront un banquet,

leur chair sera un peu plus grasse

au moment de les déguster !

Dans ce pays de grandes tables

où tous les crustacés sont rois

les péquins comme les notables

ravis se lécheront les doigts !

Et les palais fins en alerte

se demanderons bien pourquoi

au fond de leurs bouches expertes

reste comme un goût de calva !

Allez l’ami, allez confrère,

trinquons à ce bel avenir

après tout nos sommes des frères

et nous devons nous soutenir !

 

Allons gravons sur la falaise

nos états d’âme de buveurs,

le cœur vaillant et l’âme à l’aise 

attaquons-nous vite au labeur !

                                 

                                                Rotpier

 

Pierre en crabe

Image bidouillée par le Rotpier !

 

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Etretat ou être tas ? Les haïkus du jour … selon Rotpier ... qui repart en vacances !

25 Septembre 2015, 14:47pm

Publié par Rotpier

 

Le beau temps se confirmant pour la semaine prochaine je repars en escapade du coté d'Etretat et j'espère vous en ramener quelques... fadaises !

Retour prévu vers le 5 ou 6 octobre ... si ma chérie ne me pousse pas d'en haut !

En attendant je vous laisse quelques haïkus !

Pierre

 

Avertissement aux  nouveaux lecteurs :

Définition du haïku selon Rotpier (qui n’engage que lui !) :

 

Le haïku est un concentré de poésie obtenu par déshydratation du superflu. Pour peu que le lecteur verse dessus, une perle de paupière, une goutte de sueur ou encore la fraîcheur d’un éclat de rire, il déborde en tous sens.

 

Nota :  Haïku se prononce en français :  « aiku » sans liaison. Exemple :

dans l’expression « un haïku », on prononce « aiku » et non «  naiku »

  

J’ai rarement le haïku triste.

J’ai souvent le haïku leste

mais je ne l’ai jamais pompeux !

On a, après tout, que le haïku qu’on peut,

et quand on pense qu’ il est beau,

autant le montrer !

 

Et pis c’est tout !

 

Rotpier

 

Les haïkus du jour :

 

 

Petits haïkus enfilés sur l'aiguille d'Etretat

 

 

 

Photo prise sur le net !

 

 

De fil en aiguille

la pensée passe la porte

se noyant au large

 

 

L’aiguille me botte

aussi le chas de la porte

foin de l’exclusive !

 

 

Le chas de la porte

le fin profil de l’aiguille

tout du cousu main !

 

 

Vacances de rêve

la mer au pied de la porte :

Arsène* l’eut peint !

 

 

*       Arsène Lafleur : peintre paysagiste normand ayant terminé sa carrière en être tas à cause de sa consommation abusive de calvados. Sa citation favorite était : « Il n’y a pas que chat qui gnôle ! »

 

(  Eclairage donné par le  Petit Rotpier illustré )

 

 

Et pis c’est tout !

 

Pierre et Rotpier

 

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