Si tu t'imagines si tu t'imagines fillette fillette
Si tu t'imagines xa va xa va xa va durer toujours La saison des za saison des za saison des amours Ce que tu te goures fillette fillette ce que tu te goures
Si tu crois petite tu crois ah ah que ton teint de rose Ta taille de guêpe, tes mignons biceps, tes ongles d'émail Ta cuisse de nymphe et ton pied léger Si tu crois petite xa va xa va xa va durer toujours Ce que tu te goures fillette fillette ce que tu te goures
Les beaux jours s'en vont les beaux jours de fête Soleils et planètes tournent tous en rond Mais toi ma petite tu marches tout droit Vers sque tu vois pas très sournois s'approchent La ride véloce, la pesante graisse, le menton triplé Le muscle avachi, allons cueille cueille, lles roses les roses Roses de la vie et que leurs pétales soient la mer étale De tous les bonheurs, allons cueille cueille si tu le fais pas Ce que tu te goures fillette fillette ce que tu te goures.
Poil dans la main payé à rien foutre Regarder la poutre dans l`oeil du voisin Poil dans la main payé à rien foutre Regarder la poutre dans l`oeil du voisin Qu`il est donc doux de rester sans rien faire Tandis que tout s`agite autour de soi Touche à tout sauf à la moustiquaire Touche à tout juste bon à m`amadouer
Un jour j`ai vu une chaise toute seule sur le trottoir Une putain de belle chaise toute noire en fer Avec des lanières de plastique tendues Une vraie chaise de bar à putes une chaise à l`état brut Qui avait dû en voir et en recevoir des culs Des gros lourdingues à fessier mou Des p`tits malingres reserrés du trou Ou des jolis voluptueux qui vous attirent le bout des yeux Pour mieux leur passer les menottes
Qu`il est donc doux de rester sans rien faire Tandis que tout s`agite autour de soi Poil dans la main payé à rien foutre Regarder la poutre dans l`oeil du voisin
Mais va savoir a c`moment-là J`avais perdu le goût de m`asseoir Et d`amarrer ma solitude Mon cafard et mes habitudes A celles des piliers d`abreuvoir J`en ai eu marre d`les voir s`écrouler sur eux-mêmes En s`raccrochantà des histoires qui tiennent pas d`bout
Ces pt`titres histoires qui vous entrainent Au fil des heures des jours des soirs des s`maines De soirs pisseux en matins blêmes Direct au trou
Qu`il est donc doux de rester sans rien faire Tandis que tout s`agite autour de soi Touche à tout sauf à la moustiquaire Touche à tout juste bon à m`amadouer
A vous autres, hommes faibles et merveilleux Qui mettez tant de grâce a vous retirer du jeu Il faut qu'une main posée sur votre épaule Vous pousse vers la vie, cette main tendre et légère
On a tous quelque chose en nous de Tennessee Cette volonté de prolonger la nuit Ce désir fou de vivre une autre vie Ce rêve en nous avec ses mots à lui
Quelque chose de Tennessee Cette force qui nous pousse vers l'infini Y a peu d'amour avec tell'ment d'envie Si peu d'amour avec tell'ment de bruit Quelque chose en nous de Tennessee
Ainsi vivait Tennessee Le cœur en fièvre et le corps démoli Avec cette formidable envie de vie Ce rêve en nous c'était son cri à lui
Quelque chose de Tennessee Comme une étoile qui s'éteint dans la nuit A l'heure où d'autres s'aiment à la folie Sans un éclat de voix et sans un bruit Sans un seul amour, sans un seul ami
Ainsi disparut Tennessee A certaines heures de la nuit Quand le cœur de la ville s'est endormi Il flotte un sentiment comme une envie Ce rêve en nous, avec ses mots à lui
Quelque chose de Tennessee Oh oui Tennessee Y a quelque chose en nous de Tennessee