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poesie

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Le poème du jour " N’est pas Aristote ou Archimède qui veut, " de Rotpier

26 Octobre 2021, 08:42am

| 

Publié par Rotpier

 

 

Aristote 2

Image du net, il ne m'a pas autorisé à le photographier !

 

N’est pas Aristote ou Archimède qui veut,

Un grand connaisseur d’Aristote

un gars ferré sur le sujet

m’a affirmé le doigt levé

que le docte aimait les pleurotes.

Avec de très tendres carottes

ou bien de délicieux navets

avalées dès potron-minet

c’était une de ses marottes.

Alors j’ai crié « Eurêka ! »

comme Archimède et puis voilà

je me suis mis à la cuisine !

Le tout sans le moindre succès

selon l’avis de ma cousine :

« T’es toujours con comme un ballai ! »

             Moralité :

On ne devient pas un savant

un érudit un philosophe

en avalant en catastrophe

des champignons même au safran !

               Mais :

Je n’ai pas dit mon dernier mot

je vais plonger dans ma baignoire

pour revigorer ma mémoire

et développer mon cerveau !  *

 

Rotpier dans sa baignoire 2

Image du net bidouillée par Méssoin ( un copain à moi ! )

.

Même si ce n’est pas gagné

je me dois de tenter ma chance

je crache sur la médisance

les pisse-froid les mal peignés !

Je serais un nouveau Platon

un vaste puits de connaissances

on dira dans toute la France :

« Ce gars là est loin d’être con ! »

Et là je crois bien que ma sœur

viendra chez moi en pénitence

implorer ma grande clémence

sans son abruti de facteur !

*   Même si, comme disait le poète inconnu qui gardait toujours sa flamme allumée et intacte : « Tout corps plongé dans une baignoire a beaucoup de peine à résonner au fond des bois le soir ! »

C’est le même qui disait aussi :

Qui persévère

gagne des strophes

qui perd ses vers

c’est catastrophe !

                                             Le Rotpier

 

 

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…

Le long poème du jour : " Tailler la route, " ou " Le long périple Rabelaisien, " de ... Rotpier

12 Octobre 2021, 09:44am

| 

Publié par Rotpier

 

Petit (assez long ! ) souvenir de vacances au Pays de Rabelais...

Tailler la route

Tailler la route,

ou

Le long périple Rabelaisien,

A la suite d’un gros chagrin

- on m’avait volé mes lapins ! -

sac à dos j’ai taillé la route

avec mon chien rempli de doute.

Ne vous méprenez pas c’est moi

qui était en plein désarroi

mon chien lui avait la patate

pas de problème de prostate !

Je vous rassure moi non plus

même si ce n’est pas exclu

qu’un jour j’aie des incontinences

pour l’instant je tiens la distance !

Je vais vous confier un secret

la chapardeuse était tout près

une femme au trois quarts manouche

qui avait partagé ma couche !

Il faut être vraiment crétin

pour partager sans savoir rien

son lit avec une inconnue

rencontrée un soir dans la rue.

Elle était experte en amour

mais au matin au petit jour

plus de lapins plus de gitane

et plus non plus de caravane !

Elle avait vidé mes clapiers

aidée par plusieurs équipiers

plus de lapins plus de lapines

totale et complète rapine !

Un sacré retour de bâton

alors mon chien sur les talons

je suis parti pour un périple

jonché de surprises multiples.

Sur les traces de Rabelais

et partant du bourg de Benais

je quittais pour trois mois ma ferme

la confiant à Vincent Delerm.

Pourquoi lui et pas son cousin

me direz-vous mine de rien :

je lui trouve beaucoup de classe

il n’est pas fier et ça le classe.

Son père n’était pas dispo

il s’occupait du goût des mots

sinon il aurait fait l’affaire

ils ont tous deux du savoir faire !

  Et le périple commença …

Une vigneronne à Bourgueil

qui prenait le frais sur le seuil

de sa maison ma foi coquette

m’a paru pour le moins pompette.

Elle m’a dit : « Viens boire une coup !

mon bonhomme il a mis les bouts

avec la voisine d’en face

une redoutable poufiasse ! »

J’ai bien mangé et j’ai bien bu

mais quand elle m’a dit : « Veux-tu

que l’on fasse des galipettes ? »

j’ai vite repris ma musette !

Je suis arrivé à Chinon

et j’ai squatté un cabanon

abandonné en bord de Vienne

qui n’avait plus qu’une persienne !

Il a vraiment plu à mon chien

même quand je lui disais : « Viens ! »

je voyais qu’il faisait la tête

et c’est moi qui restait tout bête !

Une chienne est venue un jour

elle cherchait le grand amour

mon chien l’a très vite séduite

pour la laisser tomber ensuite !

Je suis passé chez le coiffeur

car j’avais la tignasse en fleur

il m’a dit : « C’est vraiment dommage

la mode n’est plus au crêpage ! 

J’avais appelé mon salon :

« Au bon crêpage de Chinon »

les femmes et les demoiselles

venaient chez moi pour être belles !

Elles se battaient pour entrer

on voyait les jupons voler

c’était un spectacle grandiose :

volées de coups et ecchymoses !

Il y avait des spectateurs

moitié sportifs moitié voyeurs

je louais tabourets et chaises

aux plus vieux pour qu’ils soient à l’aise !

Je me suis fait un tas de fric

il y avait même des flics

qui se délectaient du spectacle

portant ces combats au pinacle !

Mais un gradé a tout gâché

un vieux barbon tout desséché

il m’a fait fermer la boutique

en jubilant comme un sadique !

Un matin j’ai dit à mon chien :

« Allez on reprend le chemin ! »

et on a traversé Avoine

sans y rencontrer un seul moine.

Nous avons fait un grand détour

pour passer loin des alentours

de la centrale nucléaire

allongeant notre itinéraire.

Ce n’est pas que l’on avait peur

de son nuage de vapeur

mais l’atome ça fout les boules

on s’est barré : roule ma poule !

On est passé à Parilly

à petits pas c’était la nuit

nous avions raté Saint-Lazare

cela nous a paru bizarre !

A Seilly nous avons croisé

des moutons avec leur berger

qui n’étaient pas ceux de Panurge

évoqués par le grand démiurge !

N’empêche que ledit berger

avait un air de Rabelais

comme lui l’amour de la treille

du vin de la dive bouteille !

Il m’a dit viens boire un canon

j’ai ma réserve de chinon

et ce n’est pas de la bibine

ça vient droit de chez ma cousine.

Elle est de Cravant-les-Coteaux

son mari connaît son boulot

qui sait s’occuper de la vigne

et d’elle aussi je le souligne !

Et on s’est mis à picoler

en mangeant un petit pâté

de lapin cuit à la terrine

entre deux séances d’urine !

Quand on boit il faut évacuer

il faut bien la vessie vider

ça rentre dans l’ordre des choses

vous partagez je le suppose ?

Pendant ces agapes mon chien

était devenu bon copain

avec ceux tout poilus du pâtre

dont un qui avait une emplâtre.

Après deux jours à dessoûler

on est reparti vers Ligré

le dolmen situé dans la plaine

s’ennuyait de façon certaine.

Il était content de nous voir

comme il commençait à pleuvoir

nous avons accepté son offre

d’hébergement en catastrophe !

On a dormi vachement bien

à l’abri sans rites païens

ni barbarie ni sacrifice

pas de trace de maléfice !

On est passé trois jours plus tard

sur le pont de l’Ile-Bouchard

quand nous avons suivi la Vienne

se sont refermées les persiennes !

L’accueil n’était pas chaleureux

on n’aime pas ici les gueux

qui ont une drôle d’allure

souliers usés et grands galures !

Heureusement un vieux curé

nous a aussitôt hébergé

dans son vaste et beau presbytère

alors qu’on nous lançait des pierres !

Sa bonne nous a préparé

un bon repas au pied levé

pas arrosé au vin de messe

mais au chinon je le confesse !

Un curé comme on en fait plus

en soutane et marchant pieds nus

très attentionné pour ses ouailles

ne recherchant pas les médailles !

Bon vivant et même un peu plus

aussitôt porté sur le « tu »

il m’a raconté des histoires

plutôt scabreuses c’est notoire !

Quelques secrets de confession

sans révéler le moindre nom

par soucis de délicatesse

mais il était question de fesses !

La vieille bonne souriait

bien appuyée sur son balai

connaissant sans le moindre doute

tous ces secrets… oh ! La filoute !

Plus jeune elle avait sûrement

eu un sacré tempérament

pas du genre à se faire nonne

le curé l’avait à la bonne !

Croquer la pomme en ce temps là

pour un curé pas de tracas

petite entorse aux évangiles

bien mieux que d’être pédophile !

Mon chien et moi sommes restés

bien plus longtemps qu’envisagé

jusqu’à ce que des paroissiennes

jettent des cailloux aux persiennes !

Le curé n’allait plus les voir

occupé du matin au soir

à me raconter les fredaines

de la femme d’un capitaine !

Elle avait essayé en vain

de séduire le sacristain

elle se trouva toute bête

quand il lui dit : « J’suis d’la jaquette ! »

Elle s’est rabattue sur moi

j’ai refusé comme il se doit

mais elle avait de la constance :

j’ai succombé aux circonstances !

Nous sommes partis une nuit

pour éviter les gros ennuis

mon chien devant et moi derrière

nous avons franchi des barrières.

Nous sommes passés par Roncé

et avons vu le pigeonnier

nous avons traversé des vignes

et rencontré des gens très dignes.

Nous avons abordé Panzoult

par les étangs et pour le coup

une nuée d’évangélistes

avait squatté toutes les pistes !

Nous avons évité l’endroit

et sommes partis vers les bois

où nous avons trouvé très vite

un abri dans les troglodytes.

Il y en a énormément

dans la région c’est très courant

comme celui de la Sibylle

que Rabelais brosse avec style.

D’ailleurs nous y sommes allés

nous avons vu un vieux balai

abandonné depuis des lustres

mais rien de la voyante illustre !

En dessous le Moulin Girault

et son étang aux calmes eaux

formait un spectacle admirable

d’une beauté inoubliable.

La cave étant à quelques pas

nous y sommes allés ma foi

mon chien faisait un peu la tête

pas moi car c’était jour de fête !

J’ai goûté et j’ai regoûté

du Chinon clair et du corsé

au point d’être à la fin pompette

bon à ramener en brouette !

On m’a soigné et hébergé

mon chien était bien rassuré

on nous a bien rempli la panse

des braves gens qu’en on y pense !

Puis notre périple a repris

tranquillement et sans ennui

jusqu’aux abords de Rivarennes

en passant par une fontaine.

Un endroit sympa et peinard

pour nous délasser les panards

nous y avons planté la tente

pour nous reposer sans attente.

Nous étions frais comme gardons

nous avons croisé sur le pont

une vieille femme ridée

pire qu’une poire tapée !

Fort sympathique au demeurant

elle a trouvé mon chien marrant

bien sûr il lui a fait la fête :

un vrai cabotin cette bête !

Et elle nous a invités

à partager son déjeuner

elle avait fait une blanquette

un vrai régal dans les assiettes !

Après tous nos remerciements

et un au revoir au tournant

nous avons repris le voyage

par des chemins sans balisage.

En arrivant à Restigné

nous avons été désignés

comme voyageurs de l’année

lors d’une homérique veillée !

Le Bourgueil a coulé à flot

en méchoui y avait deux agneaux

en déssert des poires tapées

quelle épopée quelle épopée !

Nous sommes restés quelques jours

mon chien a aimé le séjour

passant son temps avec des chiennes

qu’en moins de deux il faisait siennes !

Mais il était temps de rentrer

de boucler la boucle à Benais

de retrouver enfin ma ferme

et remercier Vincent Delerm.

Il m’attendait sur le perron

sans la vipère du Gabon

disant qu’il avait des idées

sur les piqures d’araignées !

J’avais pris soif sur le chemin

il m’a offert une Jenlain

j’ai apprécié comme son père

la première gorgée de bière !

Je l’ai remercié chaudement

d’avoir gardé mes bâtiments

mes cochons mes oies et mes poules

il m’a dit « T’inquiète ça roule ! »

Pour que tout se finisse bien

j’ai acheté douze lapins

un fusil et plein de cartouches :

« Passez au loin femmes manouches ! »

            Terminaison :

Je ne sais pas si Rabelais

aurait aimé ce long ballet

de strophes un peu chaotiques

lui le chantre du fantastique.

J’espère que vous avez ri

ou qu’au moins vous avez souri

car comme disait le bonhomme

« Le rire est le propre de l’homme. »

 Pour ma part, je propose ces adages :

« Qui ne rit pas est déjà mort

et dans sa tête et dans son corps

à quoi sert de vivre en ascète

à peine plus gai qu’un squelette ! »

« On ne peut pas rire de tout

mais comme disait un Bantou

tout souriant et débonnaire :

 il est bien cuit le missionnaire ! »

                                                        Rotpier

 

Le long poème du jour : " Tailler la route, " ou "  Le long périple Rabelaisien, " de ... Rotpier

 

 

Montage personnel à partir d'images du net !

Voir les commentaires

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Le long poème du jour : " Tailler la route, " ou " Le long périple Rabelaisien, " de ... Rotpier

12 Octobre 2021, 09:44am

| 

Publié par Rotpier

 

Petit (assez long ! ) souvenir de vacances au Pays de Rabelais...

Tailler la route

Tailler la route,

ou

Le long périple Rabelaisien,

A la suite d’un gros chagrin

- on m’avait volé mes lapins ! -

sac à dos j’ai taillé la route

avec mon chien rempli de doute.

Ne vous méprenez pas c’est moi

qui était en plein désarroi

mon chien lui avait la patate

pas de problème de prostate !

Je vous rassure moi non plus

même si ce n’est pas exclu

qu’un jour j’aie des incontinences

pour l’instant je tiens la distance !

Je vais vous confier un secret

la chapardeuse était tout près

une femme au trois quarts manouche

qui avait partagé ma couche !

Il faut être vraiment crétin

pour partager sans savoir rien

son lit avec une inconnue

rencontrée un soir dans la rue.

Elle était experte en amour

mais au matin au petit jour

plus de lapins plus de gitane

et plus non plus de caravane !

Elle avait vidé mes clapiers

aidée par plusieurs équipiers

plus de lapins plus de lapines

totale et complète rapine !

Un sacré retour de bâton

alors mon chien sur les talons

je suis parti pour un périple

jonché de surprises multiples.

Sur les traces de Rabelais

et partant du bourg de Benais

je quittais pour trois mois ma ferme

la confiant à Vincent Delerm.

Pourquoi lui et pas son cousin

me direz-vous mine de rien :

je lui trouve beaucoup de classe

il n’est pas fier et ça le classe.

Son père n’était pas dispo

il s’occupait du goût des mots

sinon il aurait fait l’affaire

ils ont tous deux du savoir faire !

  Et le périple commença …

Une vigneronne à Bourgueil

qui prenait le frais sur le seuil

de sa maison ma foi coquette

m’a paru pour le moins pompette.

Elle m’a dit : « Viens boire une coup !

mon bonhomme il a mis les bouts

avec la voisine d’en face

une redoutable poufiasse ! »

J’ai bien mangé et j’ai bien bu

mais quand elle m’a dit : « Veux-tu

que l’on fasse des galipettes ? »

j’ai vite repris ma musette !

Je suis arrivé à Chinon

et j’ai squatté un cabanon

abandonné en bord de Vienne

qui n’avait plus qu’une persienne !

Il a vraiment plu à mon chien

même quand je lui disais : « Viens ! »

je voyais qu’il faisait la tête

et c’est moi qui restait tout bête !

Une chienne est venue un jour

elle cherchait le grand amour

mon chien l’a très vite séduite

pour la laisser tomber ensuite !

Je suis passé chez le coiffeur

car j’avais la tignasse en fleur

il m’a dit : « C’est vraiment dommage

la mode n’est plus au crêpage ! 

J’avais appelé mon salon :

« Au bon crêpage de Chinon »

les femmes et les demoiselles

venaient chez moi pour être belles !

Elles se battaient pour entrer

on voyait les jupons voler

c’était un spectacle grandiose :

volées de coups et ecchymoses !

Il y avait des spectateurs

moitié sportifs moitié voyeurs

je louais tabourets et chaises

aux plus vieux pour qu’ils soient à l’aise !

Je me suis fait un tas de fric

il y avait même des flics

qui se délectaient du spectacle

portant ces combats au pinacle !

Mais un gradé a tout gâché

un vieux barbon tout desséché

il m’a fait fermer la boutique

en jubilant comme un sadique !

Un matin j’ai dit à mon chien :

« Allez on reprend le chemin ! »

et on a traversé Avoine

sans y rencontrer un seul moine.

Nous avons fait un grand détour

pour passer loin des alentours

de la centrale nucléaire

allongeant notre itinéraire.

Ce n’est pas que l’on avait peur

de son nuage de vapeur

mais l’atome ça fout les boules

on s’est barré : roule ma poule !

On est passé à Parilly

à petits pas c’était la nuit

nous avions raté Saint-Lazare

cela nous a paru bizarre !

A Seilly nous avons croisé

des moutons avec leur berger

qui n’étaient pas ceux de Panurge

évoqués par le grand démiurge !

N’empêche que ledit berger

avait un air de Rabelais

comme lui l’amour de la treille

du vin de la dive bouteille !

Il m’a dit viens boire un canon

j’ai ma réserve de chinon

et ce n’est pas de la bibine

ça vient droit de chez ma cousine.

Elle est de Cravant-les-Coteaux

son mari connaît son boulot

qui sait s’occuper de la vigne

et d’elle aussi je le souligne !

Et on s’est mis à picoler

en mangeant un petit pâté

de lapin cuit à la terrine

entre deux séances d’urine !

Quand on boit il faut évacuer

il faut bien la vessie vider

ça rentre dans l’ordre des choses

vous partagez je le suppose ?

Pendant ces agapes mon chien

était devenu bon copain

avec ceux tout poilus du pâtre

dont un qui avait une emplâtre.

Après deux jours à dessoûler

on est reparti vers Ligré

le dolmen situé dans la plaine

s’ennuyait de façon certaine.

Il était content de nous voir

comme il commençait à pleuvoir

nous avons accepté son offre

d’hébergement en catastrophe !

On a dormi vachement bien

à l’abri sans rites païens

ni barbarie ni sacrifice

pas de trace de maléfice !

On est passé trois jours plus tard

sur le pont de l’Ile-Bouchard

quand nous avons suivi la Vienne

se sont refermées les persiennes !

L’accueil n’était pas chaleureux

on n’aime pas ici les gueux

qui ont une drôle d’allure

souliers usés et grands galures !

Heureusement un vieux curé

nous a aussitôt hébergé

dans son vaste et beau presbytère

alors qu’on nous lançait des pierres !

Sa bonne nous a préparé

un bon repas au pied levé

pas arrosé au vin de messe

mais au chinon je le confesse !

Un curé comme on en fait plus

en soutane et marchant pieds nus

très attentionné pour ses ouailles

ne recherchant pas les médailles !

Bon vivant et même un peu plus

aussitôt porté sur le « tu »

il m’a raconté des histoires

plutôt scabreuses c’est notoire !

Quelques secrets de confession

sans révéler le moindre nom

par soucis de délicatesse

mais il était question de fesses !

La vieille bonne souriait

bien appuyée sur son balai

connaissant sans le moindre doute

tous ces secrets… oh ! La filoute !

Plus jeune elle avait sûrement

eu un sacré tempérament

pas du genre à se faire nonne

le curé l’avait à la bonne !

Croquer la pomme en ce temps là

pour un curé pas de tracas

petite entorse aux évangiles

bien mieux que d’être pédophile !

Mon chien et moi sommes restés

bien plus longtemps qu’envisagé

jusqu’à ce que des paroissiennes

jettent des cailloux aux persiennes !

Le curé n’allait plus les voir

occupé du matin au soir

à me raconter les fredaines

de la femme d’un capitaine !

Elle avait essayé en vain

de séduire le sacristain

elle se trouva toute bête

quand il lui dit : « J’suis d’la jaquette ! »

Elle s’est rabattue sur moi

j’ai refusé comme il se doit

mais elle avait de la constance :

j’ai succombé aux circonstances !

Nous sommes partis une nuit

pour éviter les gros ennuis

mon chien devant et moi derrière

nous avons franchi des barrières.

Nous sommes passés par Roncé

et avons vu le pigeonnier

nous avons traversé des vignes

et rencontré des gens très dignes.

Nous avons abordé Panzoult

par les étangs et pour le coup

une nuée d’évangélistes

avait squatté toutes les pistes !

Nous avons évité l’endroit

et sommes partis vers les bois

où nous avons trouvé très vite

un abri dans les troglodytes.

Il y en a énormément

dans la région c’est très courant

comme celui de la Sibylle

que Rabelais brosse avec style.

D’ailleurs nous y sommes allés

nous avons vu un vieux balai

abandonné depuis des lustres

mais rien de la voyante illustre !

En dessous le Moulin Girault

et son étang aux calmes eaux

formait un spectacle admirable

d’une beauté inoubliable.

La cave étant à quelques pas

nous y sommes allés ma foi

mon chien faisait un peu la tête

pas moi car c’était jour de fête !

J’ai goûté et j’ai regoûté

du Chinon clair et du corsé

au point d’être à la fin pompette

bon à ramener en brouette !

On m’a soigné et hébergé

mon chien était bien rassuré

on nous a bien rempli la panse

des braves gens qu’en on y pense !

Puis notre périple a repris

tranquillement et sans ennui

jusqu’aux abords de Rivarennes

en passant par une fontaine.

Un endroit sympa et peinard

pour nous délasser les panards

nous y avons planté la tente

pour nous reposer sans attente.

Nous étions frais comme gardons

nous avons croisé sur le pont

une vieille femme ridée

pire qu’une poire tapée !

Fort sympathique au demeurant

elle a trouvé mon chien marrant

bien sûr il lui a fait la fête :

un vrai cabotin cette bête !

Et elle nous a invités

à partager son déjeuner

elle avait fait une blanquette

un vrai régal dans les assiettes !

Après tous nos remerciements

et un au revoir au tournant

nous avons repris le voyage

par des chemins sans balisage.

En arrivant à Restigné

nous avons été désignés

comme voyageurs de l’année

lors d’une homérique veillée !

Le Bourgueil a coulé à flot

en méchoui y avait deux agneaux

en déssert des poires tapées

quelle épopée quelle épopée !

Nous sommes restés quelques jours

mon chien a aimé le séjour

passant son temps avec des chiennes

qu’en moins de deux il faisait siennes !

Mais il était temps de rentrer

de boucler la boucle à Benais

de retrouver enfin ma ferme

et remercier Vincent Delerm.

Il m’attendait sur le perron

sans la vipère du Gabon

disant qu’il avait des idées

sur les piqures d’araignées !

J’avais pris soif sur le chemin

il m’a offert une Jenlain

j’ai apprécié comme son père

la première gorgée de bière !

Je l’ai remercié chaudement

d’avoir gardé mes bâtiments

mes cochons mes oies et mes poules

il m’a dit « T’inquiète ça roule ! »

Pour que tout se finisse bien

j’ai acheté douze lapins

un fusil et plein de cartouches :

« Passez au loin femmes manouches ! »

            Terminaison :

Je ne sais pas si Rabelais

aurait aimé ce long ballet

de strophes un peu chaotiques

lui le chantre du fantastique.

J’espère que vous avez ri

ou qu’au moins vous avez souri

car comme disait le bonhomme

« Le rire est le propre de l’homme. »

 Pour ma part, je propose ces adages :

« Qui ne rit pas est déjà mort

et dans sa tête et dans son corps

à quoi sert de vivre en ascète

à peine plus gai qu’un squelette ! »

« On ne peut pas rire de tout

mais comme disait un Bantou

tout souriant et débonnaire :

 il est bien cuit le missionnaire ! »

                                                        Rotpier

 

Le long poème du jour : " Tailler la route, " ou "  Le long périple Rabelaisien, " de ... Rotpier

 

 

Montage personnel à partir d'images du net !

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Le long poème du jour : " Tailler la route, " ou " Le long périple Rabelaisien, " de ... Rotpier

12 Octobre 2021, 09:44am

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Publié par Rotpier

 

Petit (assez long ! ) souvenir de vacances au Pays de Rabelais...

Tailler la route

Tailler la route,

ou

Le long périple Rabelaisien,

A la suite d’un gros chagrin

- on m’avait volé mes lapins ! -

sac à dos j’ai taillé la route

avec mon chien rempli de doute.

Ne vous méprenez pas c’est moi

qui était en plein désarroi

mon chien lui avait la patate

pas de problème de prostate !

Je vous rassure moi non plus

même si ce n’est pas exclu

qu’un jour j’aie des incontinences

pour l’instant je tiens la distance !

Je vais vous confier un secret

la chapardeuse était tout près

une femme au trois quarts manouche

qui avait partagé ma couche !

Il faut être vraiment crétin

pour partager sans savoir rien

son lit avec une inconnue

rencontrée un soir dans la rue.

Elle était experte en amour

mais au matin au petit jour

plus de lapins plus de gitane

et plus non plus de caravane !

Elle avait vidé mes clapiers

aidée par plusieurs équipiers

plus de lapins plus de lapines

totale et complète rapine !

Un sacré retour de bâton

alors mon chien sur les talons

je suis parti pour un périple

jonché de surprises multiples.

Sur les traces de Rabelais

et partant du bourg de Benais

je quittais pour trois mois ma ferme

la confiant à Vincent Delerm.

Pourquoi lui et pas son cousin

me direz-vous mine de rien :

je lui trouve beaucoup de classe

il n’est pas fier et ça le classe.

Son père n’était pas dispo

il s’occupait du goût des mots

sinon il aurait fait l’affaire

ils ont tous deux du savoir faire !

  Et le périple commença …

Une vigneronne à Bourgueil

qui prenait le frais sur le seuil

de sa maison ma foi coquette

m’a paru pour le moins pompette.

Elle m’a dit : « Viens boire une coup !

mon bonhomme il a mis les bouts

avec la voisine d’en face

une redoutable poufiasse ! »

J’ai bien mangé et j’ai bien bu

mais quand elle m’a dit : « Veux-tu

que l’on fasse des galipettes ? »

j’ai vite repris ma musette !

Je suis arrivé à Chinon

et j’ai squatté un cabanon

abandonné en bord de Vienne

qui n’avait plus qu’une persienne !

Il a vraiment plu à mon chien

même quand je lui disais : « Viens ! »

je voyais qu’il faisait la tête

et c’est moi qui restait tout bête !

Une chienne est venue un jour

elle cherchait le grand amour

mon chien l’a très vite séduite

pour la laisser tomber ensuite !

Je suis passé chez le coiffeur

car j’avais la tignasse en fleur

il m’a dit : « C’est vraiment dommage

la mode n’est plus au crêpage ! 

J’avais appelé mon salon :

« Au bon crêpage de Chinon »

les femmes et les demoiselles

venaient chez moi pour être belles !

Elles se battaient pour entrer

on voyait les jupons voler

c’était un spectacle grandiose :

volées de coups et ecchymoses !

Il y avait des spectateurs

moitié sportifs moitié voyeurs

je louais tabourets et chaises

aux plus vieux pour qu’ils soient à l’aise !

Je me suis fait un tas de fric

il y avait même des flics

qui se délectaient du spectacle

portant ces combats au pinacle !

Mais un gradé a tout gâché

un vieux barbon tout desséché

il m’a fait fermer la boutique

en jubilant comme un sadique !

Un matin j’ai dit à mon chien :

« Allez on reprend le chemin ! »

et on a traversé Avoine

sans y rencontrer un seul moine.

Nous avons fait un grand détour

pour passer loin des alentours

de la centrale nucléaire

allongeant notre itinéraire.

Ce n’est pas que l’on avait peur

de son nuage de vapeur

mais l’atome ça fout les boules

on s’est barré : roule ma poule !

On est passé à Parilly

à petits pas c’était la nuit

nous avions raté Saint-Lazare

cela nous a paru bizarre !

A Seilly nous avons croisé

des moutons avec leur berger

qui n’étaient pas ceux de Panurge

évoqués par le grand démiurge !

N’empêche que ledit berger

avait un air de Rabelais

comme lui l’amour de la treille

du vin de la dive bouteille !

Il m’a dit viens boire un canon

j’ai ma réserve de chinon

et ce n’est pas de la bibine

ça vient droit de chez ma cousine.

Elle est de Cravant-les-Coteaux

son mari connaît son boulot

qui sait s’occuper de la vigne

et d’elle aussi je le souligne !

Et on s’est mis à picoler

en mangeant un petit pâté

de lapin cuit à la terrine

entre deux séances d’urine !

Quand on boit il faut évacuer

il faut bien la vessie vider

ça rentre dans l’ordre des choses

vous partagez je le suppose ?

Pendant ces agapes mon chien

était devenu bon copain

avec ceux tout poilus du pâtre

dont un qui avait une emplâtre.

Après deux jours à dessoûler

on est reparti vers Ligré

le dolmen situé dans la plaine

s’ennuyait de façon certaine.

Il était content de nous voir

comme il commençait à pleuvoir

nous avons accepté son offre

d’hébergement en catastrophe !

On a dormi vachement bien

à l’abri sans rites païens

ni barbarie ni sacrifice

pas de trace de maléfice !

On est passé trois jours plus tard

sur le pont de l’Ile-Bouchard

quand nous avons suivi la Vienne

se sont refermées les persiennes !

L’accueil n’était pas chaleureux

on n’aime pas ici les gueux

qui ont une drôle d’allure

souliers usés et grands galures !

Heureusement un vieux curé

nous a aussitôt hébergé

dans son vaste et beau presbytère

alors qu’on nous lançait des pierres !

Sa bonne nous a préparé

un bon repas au pied levé

pas arrosé au vin de messe

mais au chinon je le confesse !

Un curé comme on en fait plus

en soutane et marchant pieds nus

très attentionné pour ses ouailles

ne recherchant pas les médailles !

Bon vivant et même un peu plus

aussitôt porté sur le « tu »

il m’a raconté des histoires

plutôt scabreuses c’est notoire !

Quelques secrets de confession

sans révéler le moindre nom

par soucis de délicatesse

mais il était question de fesses !

La vieille bonne souriait

bien appuyée sur son balai

connaissant sans le moindre doute

tous ces secrets… oh ! La filoute !

Plus jeune elle avait sûrement

eu un sacré tempérament

pas du genre à se faire nonne

le curé l’avait à la bonne !

Croquer la pomme en ce temps là

pour un curé pas de tracas

petite entorse aux évangiles

bien mieux que d’être pédophile !

Mon chien et moi sommes restés

bien plus longtemps qu’envisagé

jusqu’à ce que des paroissiennes

jettent des cailloux aux persiennes !

Le curé n’allait plus les voir

occupé du matin au soir

à me raconter les fredaines

de la femme d’un capitaine !

Elle avait essayé en vain

de séduire le sacristain

elle se trouva toute bête

quand il lui dit : « J’suis d’la jaquette ! »

Elle s’est rabattue sur moi

j’ai refusé comme il se doit

mais elle avait de la constance :

j’ai succombé aux circonstances !

Nous sommes partis une nuit

pour éviter les gros ennuis

mon chien devant et moi derrière

nous avons franchi des barrières.

Nous sommes passés par Roncé

et avons vu le pigeonnier

nous avons traversé des vignes

et rencontré des gens très dignes.

Nous avons abordé Panzoult

par les étangs et pour le coup

une nuée d’évangélistes

avait squatté toutes les pistes !

Nous avons évité l’endroit

et sommes partis vers les bois

où nous avons trouvé très vite

un abri dans les troglodytes.

Il y en a énormément

dans la région c’est très courant

comme celui de la Sibylle

que Rabelais brosse avec style.

D’ailleurs nous y sommes allés

nous avons vu un vieux balai

abandonné depuis des lustres

mais rien de la voyante illustre !

En dessous le Moulin Girault

et son étang aux calmes eaux

formait un spectacle admirable

d’une beauté inoubliable.

La cave étant à quelques pas

nous y sommes allés ma foi

mon chien faisait un peu la tête

pas moi car c’était jour de fête !

J’ai goûté et j’ai regoûté

du Chinon clair et du corsé

au point d’être à la fin pompette

bon à ramener en brouette !

On m’a soigné et hébergé

mon chien était bien rassuré

on nous a bien rempli la panse

des braves gens qu’en on y pense !

Puis notre périple a repris

tranquillement et sans ennui

jusqu’aux abords de Rivarennes

en passant par une fontaine.

Un endroit sympa et peinard

pour nous délasser les panards

nous y avons planté la tente

pour nous reposer sans attente.

Nous étions frais comme gardons

nous avons croisé sur le pont

une vieille femme ridée

pire qu’une poire tapée !

Fort sympathique au demeurant

elle a trouvé mon chien marrant

bien sûr il lui a fait la fête :

un vrai cabotin cette bête !

Et elle nous a invités

à partager son déjeuner

elle avait fait une blanquette

un vrai régal dans les assiettes !

Après tous nos remerciements

et un au revoir au tournant

nous avons repris le voyage

par des chemins sans balisage.

En arrivant à Restigné

nous avons été désignés

comme voyageurs de l’année

lors d’une homérique veillée !

Le Bourgueil a coulé à flot

en méchoui y avait deux agneaux

en déssert des poires tapées

quelle épopée quelle épopée !

Nous sommes restés quelques jours

mon chien a aimé le séjour

passant son temps avec des chiennes

qu’en moins de deux il faisait siennes !

Mais il était temps de rentrer

de boucler la boucle à Benais

de retrouver enfin ma ferme

et remercier Vincent Delerm.

Il m’attendait sur le perron

sans la vipère du Gabon

disant qu’il avait des idées

sur les piqures d’araignées !

J’avais pris soif sur le chemin

il m’a offert une Jenlain

j’ai apprécié comme son père

la première gorgée de bière !

Je l’ai remercié chaudement

d’avoir gardé mes bâtiments

mes cochons mes oies et mes poules

il m’a dit « T’inquiète ça roule ! »

Pour que tout se finisse bien

j’ai acheté douze lapins

un fusil et plein de cartouches :

« Passez au loin femmes manouches ! »

            Terminaison :

Je ne sais pas si Rabelais

aurait aimé ce long ballet

de strophes un peu chaotiques

lui le chantre du fantastique.

J’espère que vous avez ri

ou qu’au moins vous avez souri

car comme disait le bonhomme

« Le rire est le propre de l’homme. »

 Pour ma part, je propose ces adages :

« Qui ne rit pas est déjà mort

et dans sa tête et dans son corps

à quoi sert de vivre en ascète

à peine plus gai qu’un squelette ! »

« On ne peut pas rire de tout

mais comme disait un Bantou

tout souriant et débonnaire :

 il est bien cuit le missionnaire ! »

                                                        Rotpier

 

Le long poème du jour : " Tailler la route, " ou "  Le long périple Rabelaisien, " de ... Rotpier

 

 

Montage personnel à partir d'images du net !

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…

Le poème du jour pas fait pour les véganes : "Mieux veau en rire," de ... Rotpier

28 Septembre 2021, 08:52am

| 

Publié par Rotpier

Je ne vais pas me faire des amis chez les véganes mais tant pis !

 Rotpier ... de veau, bien entendu !

 

Photo de Pierre, merci à lui !
 
Nota: les trois autres sont prises sur le net

 

Mieux veau en rire,

ou

Coup vache pour le veau,

Veau qui rit

veau qui pleure,

un qui vit

un qui meurt :

litanie 

du malheur !

Veau des champs

qui finit

veau de ville

en bouch’rie

en passant,

c’est notoire,

par la case

 « abattoir » !

Pas marrant

ce jeu d’oie :

cause aux gens

qui festoient !

Côtelette

dans l’assiette,

et le veau

Marengo !

Têt’ de veau :

que c’est beau !

 

Le ragoût

quel bon goût,

le rôti

c’est exquis

et le ris

ça nourrit !

Pied de veau :

c’est le pied !

Mais mes pieds

perdent pied,

c’est la faute

à Rotpier !

Ça se barre

au vau-l’eau,

c’est un drôle

d’écheveau !

Un cheval

des chevaux

à cheval

ou à pied

claudiquant :

ils sont bots !

Mon cerveau

a bobo !

Stop !

Il est temps

- j’en conviens ! -

de r’ lever

le niveau :

j’en reviens

à mon veau !

Je ne peux

fair’ d’impair

sur le sort

de sa mère :

C’est très vache

pour la vache :

son petit

en frichtis !

« Mon petit,

tu es beau,

tu seras

un taureau ! »

Patati

patatras

et le v’ la

dans le plat !

Le taureau,

il s’en fout !

Au boulot

pis c’est tout !

Nouveau veau

il le faut,

un travail

des travaux :

« Y en a trois

aujourd’hui

quel boulot

les amis !

Je ne suis

pas Hercule,

mais jamais

je n’ recule,

pas question

de flancher :

si plus bon,

au boucher ! »

Veau qui rit

veau qui pleure,

un qui vit

un qui meurt !

Veau des champs

veau de ville

un méchant

vaudeville

… en les champs !

Pas marrant ?

C’est débile ?

Si c’est ça

pas de bile :

vous léchez

tout tomber !

Oui, mes vers

sont idiots,

de travers

très triviaux !

Je m’amuse

mais ma muse

est confuse

et s’excuse :

« Pardonnez

au Rotpier

son Q.I.

est tout p’tit :

pas plus haut

au bas mot

qu’un demi

cani … veau !

Veau des champs

veau de ville,

tout fumant

sur le gril !

Il est beau

le morceau

allez-y

de facto :

reprenez

 un morceau

de p’ tit … veau !

 

Bon appétit !

                            Rotpier

 

 

Salut les amis !

 

 

 

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…

Le poème du jour et du retour : " La trilogie des gros, " de ... Rotpier !

23 Septembre 2021, 08:44am

| 

Publié par Rotpier

 

 

Les vacances, cela sert :

veuillez noter cette bonne adresse !

 

Auberge les trois gros

La trilogie des gros,

                              Sonnet 1 :

Elle était experte en cuisine

et pour sa blanquette de veau

on venait des villes voisines

à pied à cheval à vélo !

Mais son allure éléphantine

avec ses cent-quinze kilos

faisait qu’au bal de la marine

faire banquette était son lot.

Pourtant un jour grosse surprise

alors qu’elle était un peu grise

un gars l’invita à danser.

Ils se frottèrent la bedaine

en riant de se la frotter

sans s’occuper du capitaine.

xxxxxxxxxxxx

                          Sonnet 2 :

 

De quoi en faire une romance

c’est ce que je fais aujourd’hui

en mettant tout dans la balance

presque deux quintaux et demi !

Vous allez me parler d’outrance

et me traiter de malappris

mais moi je joue la transparence

en défendant les arrondis !

Ils se prénommaient Louise et Serge

ils prirent une belle auberge

qu’ils appelèrent « Les deux gros »

Quand il était dans la marine

c’est lui qui tenait les fourneaux

tout le monde aimait sa cuisine !

xxxxxxxxxxx

                              Dénouement :

 

Entre la blanquette de Louise

le turbot de Serge et le bar

les client étaient dans la mouise

quand ils réservaient un peu tard !

Ils ne reçurent pas d’étoile

de la part de chez Michelin

mais ils gagnèrent les « Trois poêles »

du guide « Les petits malins ».

Le dirlo de la grande boite

relégua comme factotum

la responsable maladroite

ayant raté les Bibendum !

Pour se rattraper ils tentèrent

les « deux étoiles » d’un seul coup

mais en cœur ils les refusèrent

en tapant sur leurs grands faitouts !

Entre deux repas ils trouvèrent

le temps de faire deux marmots

l’un taillé comme père et mère

et l’autre comme un haricot !

Le premier aimait la cuisine

et il se colla aux fourneaux

le second aimait sa cousine

qu’il lutinait près du piano !

Après un prompt apprentissage

le rondelet devint cuistot

l’enseigne changea au passage

de nom et devint « Les trois gros » !

Le maigrichon fit le service

avec sa cousine Nina

il n’avait pas perdu le vice

de la peloter ça et là !

Si vous allez un jour à Vannes

pour le travail ou le repos

en voiture ou en caravane

n’allez pas rater « Les trois gros » !

                                         Le Rotpier

 

 

 

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…

Les poèmes du jour un peu sonnets de ... Rotpier : " Marguerite " et "Effeuillage " ! ... "Hécatombe" + "Moralité"

31 Août 2021, 07:21am

| 

Publié par Rotpier

J'avais évoqué, samedi dernier, une autre Marguerite que celle de Richard Cocciente et bien ... la voila !

Aimerez-vous … un peu … beaucoup … passionnément … à la folie … ou pas du tout ?

 

Marguerite

image du net

Marguerite,

Elle avait un prénom charmant,

Un de ceux qui ont le mérite

D’aller à quelqu’un comme un gant :

Joli prénom que Marguerite !

Son sourire était désarmant

Quand un homme même émérite

Dans l’art de se faire galant

Prenait des airs de chattemite !

Eu égard à son gagne-pain,

Bien qu’un tantinet polissonne,

Elle n’appartenait à personne .

Sauf pour exercer son turbin 

Elle n’était pas pointilleuse:

Marguerite était effeuilleuse !

.

Marguerite 2

Image du net un peu bidouillée par le Rotpier !

.

L’art de l’effeuillage,

Nul besoin de chauffer la salle

Pour allumer le populo,

alors que son premier pétale

N’était qu’un tout petit chapeau !

.

L’excitation était totale

A la fin de son numéro

Les hommes perdaient les pédales,

Chauffés par son corps brasero !

C’était la queue devant sa loge

Et il fallait qu’on les déloge

au beau milieu des coups de poing !

Ils auraient donné sans limite

Tout leur fric pour un petit coin

Où effeuiller, seul, Marguerite !

                                             Rotpier

 

 

Hécatombe,

Les vieux tombaient comme des mouches

Victimes de lourds infarctus,

Les yeux révulsés et la bouche

Figée dans un dernier rictus !

Et n’étant point sainte nitouche

Elle soutenait mordicus

Qu’il aurait fallu qu’elle touche

Une prime pour chaque gus !

Tous les régimes de retraite

Auraient du lui signer des traites

Pour l’équilibre des bilans !

En exhibant son pédoncule

Elle régulait les croulants

Mieux qu’une bonne canicule !

xxxxxxxxxxxxx

.

 

       Moralité des trois sonnets :

Des bataillons de Marguerite

envoyés partout chez les vieux,

voila qui aurait le mérite

de réguler les choses au mieux !

Le paradis avant la lettre,

le nirvana sans avatar,

l’éden avant de disparaître,

le Brama-Loke sans pétard !

… Hormis celui de Marguerite

plus concret qu’une religion,

à toucher dans un dernier rite

avant l’ultime convulsion !

Dans un souci égalitaire

moult bataillons d’effeuilleurs :

hors de question que les mémères

partent sans toucher au bonheur !

                                                             Rotpier

 

Marguerite 3

 Image du net

 

Avez-vous aimé … un peu … beaucoup … passionnément … à la folie … ou pas du tout ?

 A vous de le dire … et pis c’est tout !

 Rotpier …(  de nez à la morale ! )

 

 

 

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…

Le poème du jour haut en débit : " Il y a fibre et fibre " du Rotpier

17 Août 2021, 08:48am

| 

Publié par Rotpier

 

​​​​​​​Fibres

 

Préambule :

Ayant la fibre exploratrice
j’ai brodé autour du sujet
de la fibre sans préjugé
pour vous lecteurs, pour vous lectrice*
* La rime se gaussant de la galanterie
j’en suis infiniment gêné mais je m’y plie…

Il y a fibre et fibre,

Il y a bien sûr fibre et fibre

les fibres que l’on peut toucher

celles que l’on peut travailler

et les autres qui sont plus libres.

Dans le premier groupe on y classe

les fibres de chanvre et de lin

de bois mais pas de cristallin

petit clin d’œil devant la glace !

Naturelles ou synthétiques

de la soie ou bien du nylon

de la rayonne ou du coton

tissus plus ou moins élastiques.

Des complets ou bien des culottes

des strings ou des robes du soir

qui siéent ou qui auraient pu seoir

pour les Charles ou les Charlotte.

( Ça c’est ma fibre un peu mutine

qui fait que je m’égare un brin

quand j’aligne quelques quatrains

… n’allez pas tirer la bobine ! )

Quant à celles du second groupe

il y en a des quantités

qui ont toutes leur entité

allons-y je vous monte en croupe !

Maternelle ou bien paternelle

la fraternelle ou la charnelle

ou encore la criminelle

il y en a en ribambelle !

Il y a la républicaine

la patriotique et sa sœur

la civique et celle du cœur

qui est souvent en quarantaine !

Chaque individu a la sienne

et même plusieurs c’est selon

qu’il cultive au fil des saisons

de façon fine ou béotienne !

 Mais …

N’oublions pas la fibre optique

que nous n’aurons jamais à l’œil

de ça on peut faire le deuil

pourtant ce serait sympathique !

Les fournisseurs n’ont pas la fibre

philanthropique loin de là

ce sont de vrais barracudas

pas du tout du genre félibres !

Moi j’ai la fibre poétique

et je partage à qui mieux mieux

avec les jeunes et les vieux

gratuitement c’est mon éthique !

A bas la fibre mercantile !

Certains me disent : « C’est un tort ! »

moi je les traite de butors

eux me renvoient : « Viel imbécile ! »

Ils ne savent pas ces ganaches

que la poésie ne paie plus

que les poètes ont disparu

qu’ils ont perdu tout leur panache !

De droits mes poèmes sont libres

ils sont tous en royalty-free

ne vous cassez pas le frifri

je ne sors jamais mon calibre !

Je me contente d’un sourire

ou d’une larme au coin d’un œil

d’une grimace en trompe-l’œil 

je les mets dans ma tirelire !

Il m’arrive d’avoir la chance

de recueillir quelque bravos

sincérité ou bien pipeau ?

J’ai toujours beaucoup de méfiance !

  Post-scriptum :

Votre attention m’étant acquise

j’en profite pour vous poser

une question sans l’imposer :

vous agirez à votre guise.

Les aliments riches en fibres

provoquent-ils dans nos cerveaux

un débit d’information haut

favorisant nos équilibres ?

     Si oui, vive :

Le pain complet et les lentilles

les noisettes et le cassis

les petits pois les clitoris

et les goyaves des Antilles

Les haricots et les tomates

les navets et les artichauts

ne me dites pas : « peu me chaut ! »

cherchez l’intrus en diplomate !

    Prolongement :

 

J’ai chopé la fibre grivoise

depuis longtemps ça c’est certain

j’ai des excuses pour le moins :

mes origines sont gauloises !

Je suis toujours en équilibre

entre sérieux et cavalier

je ne veux pas m’inféoder :

je me plais en électron libre !

                                               Le Rotpier

 

 

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…

" Le vieux con des neiges d’antan, " un poème de Rotpier !

10 Août 2021, 09:58am

| 

Publié par Rotpier

 

Comme j'ai encore un peu de suite dans les idées ...

 

Palme de la connerie

Image du net !

 

 

Le vieux con des neiges d’antan,

 Ce n’était pas très raisonnable

au vu des biceps qu’il avait

sans compter son regard mauvais

de traiter le gars de minable.

Pas plus qu’en douce sous la table

lui décocher sur les mollets

des coups de pied façon mulet

comportement très regrettable !

C’était on ne peut plus idiot

surtout que lui était vieillot

et musclé comme une guimauve.

Comme il ne faisait pas le poids

on le retrouva dans l’alcôve

… sodomisé comme il se doit !

             Moralité :

Quand on est vieux et rabougri

on ne cherche pas la bagarre

à des costauds ou alors gare

au fort risque d’être embouti !

        Prolongement :

Un comité lui décerna

les palmes de la connerie

il intégra la confrérie

des cons palmés hors mécénat !

Il affronta pour être chef

une sorte d’armoire à glace

qui le remit vite à sa place

et qui l’embourba derechef !

                 Car …

Comme Brassens le proclamait 

« Le temps ne fait rien à l’affaire »

on a beau dire on a beau faire :

le con ne décroche jamais !

                                             Rotpier

 

 

Palme de la connerie

 

Image du net !

 

 

 

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…

Le poème écolo du jour: " Les trois petits paniers estropiés, " de ...Pierre

27 Juillet 2021, 09:17am

| 

Publié par Rotpier

 

Un peu d'écologie pour les petits et les grands, cela ne peut pas faire de mal ! 

 

image du nette recomposée !

 

Les trois petits paniers estropiés,

ou

Réparer, c’est gagner !

Quelques clous et de la ficelle

et j’ai sauvé de la poubelle

trois jolis paniers en osier

qui étaient un peu estropiés.

Au premier il manquait une anse

c’est embêtant quand on y pense

ses frères avaient quelques trous

sur le côté et en dessous.

Sans être neufs et impeccables

ils pouvaient être réparables

pas question d’aller au rebut

il y aurait eu de l’abus !

Je me suis mis vite à la tâche

et j’ai travaillé sans relâche

les nettoyant les réparant

c’est fou comme ils étaient contents !

Et moi je n’étais pas en reste

au lieu d’un dénouement funeste

ils allaient pouvoir resservir

cela me faisait grand plaisir !

Le premier était très à l’aise

pour aller récolter des fraises

sucrées comme il n’est pas permis

qui ont fini en clafoutis.

Pour le second c’est en automne

juste au moment où ils foisonnent

que je lui ai dit « Mon garçon

viens je t’emmène aux champignons ! »

Dans les sous-bois et les clairières

sur les côtés devant derrière

ils nous attendaient sagement

les champignons sont très patients !

Bien sautés ou en omelette

ils ont fini dans nos assiettes

giroles ceps et mousserons

c’est délicieux et ça sent bon !

Le troisième m’a dit : « ça baigne ! »

quand je l’ai pris pour les châtaignes

même un peu piqué de partout

il était heureux comme un fou !

Grillées au four ou en purée

quand elles sont bien préparées

les châtaignes sont plat de roi

que l’on peut manger vous et moi !

Mes trois paniers me font la tête

pour eux ce n’est pas jour de fête

quand ils sont aux clous suspendus

je sens leurs regards éperdus.

Je les ai sauvés de la benne

et cela me fait de la peine

alors je les sors tous les trois

pour faire un petit tour ma foi !

Nous sommes devenus complices

toujours prêts à rendre service

à la famille et aux voisins

qui se font vieux ça c’est certain.

Nous quatre sommes solidaires

comme les quatre mousquetaires

« Et un pour tous et tous pour un »

est un slogan qui nous va bien !

      Enseignement :

Si l’on tient à notre planète

que l’on salit que l’on maltraite

arrêtons de tout balancer

ou nous finirons au fossé !

Donner une seconde vie

aux objets c’est la garantie

de réduire la pollution

la terre a mal à ses poumons !

Le réchauffement climatique

cela fait rire les sceptiques

pas les pingouins ni les manchots

qui n’aiment pas avoir trop chaud.

Eux ne polluent pas mais subissent

nos dérives consommatrices

et un jour il sera trop tard :

ce ne sont pas des racontars !

En Belgique ou en Allemagne

dans des villes et des campagnes

des torrents d’eau venus du ciel

ont fait des dégâts démentiels !

Et que dire des incendies

en Grèce en Chine en Australie

Etats-Unis et Canada

provoquant d’horribles dégâts !

Autant de sonnettes d’alarme

pour que l’on prenne enfin les armes

pour freiner la consommation

synonyme de pollution !

L’obsolescence programmée

doit être à tout jamais rayée

des procès de fabrication :

réparation réparation !

Arrêtons le grand gaspillage

favorisons le recyclage

 « Le neuf n’est pas impératif ! »

serait un slogan positif !

Mettons-le en œuvre très vite

s’il le faut par un plébiscite

il y va de notre avenir :

vivre ou mourir il faut choisir !

Ne jouons pas les égoïstes

le danger est là qui existe

d’un cataclysme universel

notre astre n’est pas immortel !

                                      Pierre Dupuis

 

 

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