Le printemps, c'est samedi prochain !
Oublions pour un moment la grisaille ambiante
et détendons-nous avant que de s'étendre !

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Fantaisie au ras de pâquerettes,
On s’était donné rendez-vous
au parc Monceau
… c’était pas sot
… c’était pas sot … qu’en pensez-vous ?
Il faut dire qu’elle était chouette,
c’était vraiment un joli lot
et tant pis si son p’ tit cerveau
était au ras des pâquerettes
… oui, bien au ras des pâquerettes !
On s’était donné rendez-vous
au parc Monceau,
joli morceau
… joli morceau … qu’en pensez-vous
… qu’en pensez-vous petites têtes ?
Image du net
C’était pour lui compter fleurette,
vous, vous l’aviez deviné tôt
… vous, vous n’avez pas le cerveau,
le cerveau d’une midinette !
… Ça je l’avais deviné net !
On s’était donné rendez-vous
au parc Monceau
c’était pas sot ?
… c’était pas sot … qu’en pensez-vous ?
… qu’en pensez-vous petites têtes ?
A midi net … était-ce tôt ?
Je n’en sais rien mais son chapeau
je l’ai pas vu … pas plus qu’ sa tête !
J’en suis resté le bec dans l’eau :
c’est pas drôle une midinette !
Sûr qu’elle avait à midi net
rencard avec un rigolo
autre que moi … Oh ! Le salaud !
Vil séducteur de midinette !
Je n’irais plus au parc Monceau :
je pleurerais comme une bête !
Tout ça pour une midinette
qui m’a laissé sur le carreau,
sur le carreau à midi net.
C’est une histoire tristounette,
mais n’allez pas faire la tête :
c’est la mienne qui est sous l’eau !
Si un jour je deviens soûlot
pour oublier ma midinette,
je vous inviterai tout net
à picoler - et pas de l’eau ! -
dans un bistrot du parc Monceau
… y viendrez-vous petites têtes ?
… y viendrez-vous pour fair’ la fête ?
Rotpier

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Rouler une pelle au parc Monceau,
avec ou sans petit râteau
sur le sable ou bien en radeau
c’est le printemps et tout est beau !
La la la la ! La la la la !
Ça y est, je délire sévère !
Mais … le printemps … c’est vert aussi !
PS : Je ne roule pas pour les EELV mais ... j'aurais presque pu !
J'aurais même pu composer un p' tit truc pour Noël :
Avec ton p'tit bouquet t'avais l'air d'un con Mamère
avec ton p'tit bouquet t'avais l'air d'un con !
épicétout !
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Image du net modifiée par mes soins
L’indécis,
Il l’avait devinée très belle
mais il n’osait pas l’aborder
son fin chemisier à dentelles
lui donnait un air suranné.
Sa jupe longue et évasée
qui lui tombait sous le genou
aurait provoqué la risée
des femmes hardies de chez nous.
Il n’était pas sûr de la chose
mais il avait cru observer
qu’elle était du genre morose
certainement pas fabriqué.
Sans aucune coquetterie
elle soutenait son regard
mais pas non plus de pruderie
attitude neutre et sans fard.
Elle frôlait la quarantaine
tout du moins c’était son avis
une estimation incertaine
qui dépendait de ses soucis.
Lui qui connaissait bien la poisse
pour l’avoir côtoyée souvent
savait que les contretemps croissent
parfois exponentiellement.
Il parait qu’il est plus facile
de porter un fardeau à deux
quand un des partenaires vacille
l’autre compense de son mieux.
Mais cela dépend de la charge
de l’addition des avatars
les épaules même les larges
ne sont pas toujours des remparts.
.
Pendant qu’il soupesait les risques
elle avait tourné les talons
ce qui mettait un astérisque
à la suite de la chanson.
Il remit son sac sur l’épaule
et son rêve enfermé dedans
reprenant ainsi le contrôle
d’un moi pour le moins imprudent.
Un moi souvent loin d’être sage
qui lui avait joué des tours
lors de rencontres de passage
en amitié ou en amour.
Un moi quasi imprévisible
court-circuitant la réflexion
qui aurait pu être risible
s’il n’en était pas le dindon !
Cette fois-ci moins de dilemme
la femme avait tranché pour lui
ce qui évitait les problèmes
même celui d’être éconduit.
Pierre Dupuis
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Juste pour changer un peu des bêtises du Rotpier :

Image du net modifiées par Pierre

Image prise sur une bibliothèque d'image
Femme en soi,
Dieu créa la femme.
Pour ne pas être en reste, le diable mit
dans sa prunelle une petite flamme.
Le poète l 'habilla de vers,
le couturier de soie.
L 'homme la déshabilla
et l 'aima.
Ainsi soie style.
Pierre Dupuis
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Un très ancien poème sans aucune retouche
sauf ... la présentation !

Image du net : exquise esquisse de Christian Lacroix
Haute couture de l'esprit,
Cent fois, sur le métier,
J'ai remis mon ouvrage,
J'ai repris le sentier
Du travail avec rage.
Souvent comme une brute
J'ai cassé puis refait:
Créer en la minute
Le chef-d’œuvre parfait !
Et de fil en aiguille
J'ai forcé mon esprit
A vous bâtir, ô fille
Merveilleuse et sans prix !
J'ai respecté la trame :
Pas un petit défaut !
Et vous devenez dame
Aux atouts triomphaux !
Et je m'en vais rêvant
A ta chair épicée,
Sur un exquis divan
Mes rêves t'ont hissée.
Pierre Dupuis

Image du net
Globalement ... cela change du Rotpier ... non ?
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.

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Préambule :
Afin de bien appréhender les données de ce poème assez technique il convient que je vous en donne les clés.
Une clé dynamométrique est un outil qui permet de contrôler le couple de serrage des écrous et des vis afin que ceux-ci soient montés de manière optimale. Quelle que soit la technologie, on peut, à l'usage, classer ces clefs en deux groupes : les clefs à déclenchement qui signalent l'atteinte de la valeur du couple, et celles à lecture directe qui affichent la valeur en cours.
Les clés à déclenchement peuvent être à valeur fixe ou réglables (en général à l'aide d'une bague que l'on positionne sur le couple choisi).
xxxxxxxxxxx
Serrer la vis, oui, mais à quel couple ?
C’est le B.A. BA
ou le B.O. BO du mécano !
La clé du problème,
C’était un brave mécano
qui avait un petit garage
qu’il dirigeait avec courage
selon l’avis de ses rivaux.
Mais sa femme était un chameau
qui n’ôtait pas que son corsage
devant les hommes de passage
pour jouer à la bête à deux dos.
Même en conservant l’esprit souple
il mesurait bien que son couple
battait de l’aile sans espoir.
Une clé dynamométrique
explosa le crâne un beau soir
de l’épouse odieuse et lubrique.
Moralité :
Si dans la vie vous rencontrez
un jour un problème de couple
vous pouvez au choix être souple
ou régler ça à coup de clé.
Un bon coup sur le ciboulot
nul besoin de faire un réglage
tranquillement et sans bâclage :
du solide et du bon boulot.
Si vous n’avez pas sous la main
une clé dynamométrique
un bon marteau ou une brique
feront l’affaire c’est certain.
Chaque profession à son lot
d’objets contendants convenables
il ne serait pas charitable
de faire souffrir les chameaux.
Terminaison :
Quand il passa au tribunal
il bénéficia sans attente
de circonstances atténuantes
et tira cinq ans au pénal.
A sa sortie il racheta
une clé dynamométrique
car les couples en mécanique
sont inhérents au B.A. BA !
Par la suite …
Quand il resserrait des boulons
à la clé dynamométrique
des souvenirs pas sympathiques
lui revenaient à reculons.
Il aurait dû serrer la vis
à cette quasi nymphomane
qui ne tombait jamais en panne
D’allumage coté pubis !
Il avait gaffé c’est certain
quand on lâche par trop la bride
à des femmes genre perfides
elles glissent coté catins !
Mais à quoi bon se repasser
le film autant tourner la page
et s’occuper de son garage
le passé étant le passé !
Quand une cliente semblait
un peu trop lui coller aux basques
il coupait court avant les frasques
refusant un nouveau ticket.
Hors de question de replonger !
Pas de remake à cette pièce,
un congé à l’emporte-pièce :
prenez vos clés et dégagez !
Le Rotpier
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Image du net bidouillée par le Rotpier !
Le C du C.H.U.
Ses fixations ayant cédé
le C du C.H.U a Chu.
Un abbé le voyant tomber
fit sur le champ un A.V.C. !
Un brave clodo moustachu
un peu truand à temps perdu
se dit : « Sûr ! Ce C m’est échu ! »
il l’emporta et disparu !
Il ne resta que le H.U.
de l’appellation C.H.U.
et l’argent manquant on ne put
remettre un C au C.H.U !
Les gens furent un peu déçus
mais pas pour autant abattus
le train-train repris le dessus
et du C on ne parla plus !
Moralité :
C’est l’A B C de la routine
on s’habitue à tout c’est tout
et l’idée n’est pas si crétine
puisque tout le monde s’en fout !
La vérité sur la disparition du C :
C’est bien plus tard qu’un inconnu
soigné du foie au C.H.U
avoua avoir volé le C
et presqu’aussitôt revendu
pour acheter dans la foulée
douze bouteilles d’A.O.C.
… du calvados bien entendu !
On retrouva le fameux C
dans un souk du coté d’Alger
tout rouillé et tout cabossé
il ne fut jamais remonté !
Des nouvelles de l’abbé ayant eu un A.V.C. :
Il serait vraiment incongru
pour ne pas dire malvenu
de ne pas parler de l’abbé
ayant choppé un A.V.C. !
Il fut soigné au C.H.U
par une équipe du S.A.M.U.
et pour toute séquelle il eut
un petit tic à l’œil sans plus !
Pour remercier ceux du S.A.M.U.
il récita stricto sensu
une longue flopée d’avé
ce qui les fit bien rigoler !
Terminaison :
C’est ainsi que cela finit
si c’est pas drôle et bien tant pis
je vous quitte je déguerpis
pour boire un coup de génépi !
Le Rotpier
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Je ne sais pas si chat va vous plaire mais il est tout frais ! J'en vois déjà qui souris même s'il est à rat des pâquerettes !
Nota: Excusez-moi pour les fôtes d'aurtaugraffe !

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Le mistigri aigri,
C’était un chat presque tout gris
désabusé et très aigri
qui ne chassait plus les souris
il en était très amoindri.
Il était triste et rabougri
passant son temps sous les lambris
à jouer avec des amis
au tarot ou au mistigri.
Il avait pourtant un gri-gri
un tout usé et vert-de-gris
avec des plumes de perdrix
offert par son maître chéri.
Un maître féru de sanskrit
qui traduisait des manuscrits
venus d’Inde par le ferry
et qui parlaient de Jésus-Christ.
Un maître mort d’un panaris
vilain choppé à Bhiwandi
et mal soigné par un toubib
très maladroit du bistouri.
Depuis ce temps le mistigri
avait un peu perdu l’esprit
son regard s’était assombri
il ressemblait à un zombi.
Il n’avait plus jamais souri
était la risée des souris
il décida un vendredi
de se jeter sous un taxi.
Le chauffeur un ancien marquis
embrigadé chez les nazis
l’écrasa avec un mépris
à écœurer même un yéti !
Il n’en resta que des débris
sanguinolents et aplatis
façon tranche de salami
et étalés comme un tapis.
J’aimais franchement ce chat gris
alors je bois et je suis gris
beurré comme il n’est pas permis
et j’écris des amphigouris !
Ne me traitez pas de débris
j’ai étranglé mon canari
qui me sifflait : « T’es cuit ! T’es cuit ! »
faut pas me chercher des ennuis !
Je l’ai mangé hier-midi
avec du riz carnaroli
ça change bien des raviolis
ou de l’éternel surimi !
Le tout arrosé au chianti
en souvenir du mistigri
qui a rejoint le paradis
des chats plus ou moins aplatis.
J’ai récupéré son gri-gri
que je tripote jour et nuit
pour que le chauffeur de taxi
finisse un jour au pilori !
Ou au carcan mains et cou pris
resserré petit à petit
par un bourreau très averti
et aimant les chats lui aussi !
Je suis d’un naturel gentil
mais j’ai horreur des vieux marquis
qui au lieu d’aller au maquis
ont pris le parti des nazis !
.
Le Rotpier
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Fable arctique,
Au pays de la glace,
Un jour un inuit chaud lapin
croisa une belle esquimaude
sans passer par la marivaude
il lui roula un gros patin.
Mais devant son regard éteint
regrettant sa façon rustaude
il comprit qu’au lieu d’être chaude
elle était frigide à haut point.
La regardant un peu en coin
il fit de façon très pataude
des excuses à l’esquimaude
qui n’en fit pas tout un tintouin.
La belle remit ses patins
et siffla sa chienne noiraude
lui repartit en baguenaude
tous deux reprirent leur chemin.
Une bande de cent pingouins
très éméchés et en maraude
en firent moult gorges-chaudes :
les pingouins sont un peu crétins.
Déjà plus bourrés que des coings
ils reprirent leur billebaude
à la recherche de ribaudes
à culbuter dans tous les coins.
Sautant sur la glace à pieds joints
de manière bête et faraude
vingt tombèrent dans l’eau pas chaude :
un bon repas pour les requins !
Moralité :
« Il n’est pas beau de se gausser
des femmes du genre banquise »
c’est l’adage d’une marquise
plus chaude encore qu’un bûcher !
Quant aux pingouins je serais bref
coté cerveau c’est pas Byzance
au niveau de l’intelligence
c’est vrai qu’ils n’en ont pas bezef !
Conséquence de la seconde partie de la moralité :
J’ai eu un mèl d’un esquimau
qui m’a dit « Là-bas ils t’attendent
certains pingouins ne sont pas tendres
et ne sont pas du tout manchots !
Mais je m’en fous je reste au chaud
je n’irais plus sur la banquise
je vais retrouver la marquise
que l’on surnomme « Le brasero » !
Bien à l’abri dans son boudoir
loin de ces contrées si algides
l’antithèse de la frigide
me réchauffera tous les soirs !
Je ne mettrais pas mon smoking
noir avec ma chemise blanche
sauf bien entendu le dimanche :
hors de question d’être shocking !
Nous deviserons tous les jours
sur toutes les femmes frigides
sur la pédérastie de Gide
et sur le sexe des vautours.
Le Rotpier

Image du net bidouillée !
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Les lendemains désenchanteurs des mains ...
Même si ce n'est pas très gai, j'espère que vous n'allez pas me montrer du doigt ...
.
Un très ancien poème …
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Les mains,
Des mains qui s'ignorent,
des mains qui se cherchent,
des mains qui se trouvent.
Des mains qui se voient,
qui s’interpellent
qui s’entrouvrent !
Des mains qui se rapprochent,
qui se frôlent,
qui se découvrent.
Des mains qui se caressent,
qui s'étreignent,
qui s'affolent !
Des mains, main dans la main,
qui s’amusent
comme des folles !
Des mains qui se lassent,
qui s'affrontent !
Qui se blessent !
Des mains qui s'écartent,
qui se menacent !
Qui s'éloignent.
Des mains, sans lendemain,
qui se séparent
et qui s’égarent.
Des mains qui se perdent,
des mains qui s'oublient,
des mains qui s'ignorent.
Et ma tête
entre les miennes,
encore, encore et encore.
Pierre Dupuis
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Images du net !
Fable augmentée,
Rêve de coq,
Dans une basse-cour un coq se morfondait.
Le roi du poulailler devenait névropathe
Sa crête vermillon n’était plus écarlate
Il essuyait souvent de méchants quolibets.
Il détournait les yeux quand on lui demandait :
« Mais pourquoi pleures-tu ? Tu traînes la savate
Cela fait bien trois mois que nous on le constate :
Tu ne te défends plus devant les freluquets !
Un jour n’en pouvant plus il héla la fermière :
« Madame je voudrais devenir un mouton
Pouvez-vous s’il vous plait en parler au patron ? »
Elle faillit tomber raide sur le derrière
En lui tordant le cou elle lui dit « C’est bien !
Je m’en vais t’exaucer : tu seras coq au vin ! »
Fable réciproque :
Un beau jour un mouton voulu devenir coq
Il trouva un génie tout au fond d’un vieux bock
Qui exhaussa son vœu aussitôt qu’il fut libre
Mais là il arriva une chose terrible !
Le fermier le chopa par les deux ailerons
Le castra aussi sec pour en faire un chapon
Lui qui rêvait d’avoir dans la cour le grand rôle
Finit à la Noël cuit à la casserole !
Moralité :
N’allez pas étaler vos rêves les plus fous
Gardez-les bien cachés au plus profond de vous
En rêvant d’être homard vous prenez un gros risque :
Celui très ennuyeux de terminer en bisque !
Vous n’y gagneriez rien ou ce serait abscons
Rien ne sert de vouloir passer le Rubicon
J’aurais pu pour choquer choisir une autre rime
Je m’en suis abstenu : la bienséance prime !
Moralité étendue* :
Retenons ces leçons et contentons nous d’être
Nous-mêmes simplement évitons le paraître
Qui peut nous réserver de terribles déboires
Gardons toujours cela à portée de mémoire !
Pierre Dupuis
* Une moralité étendue sèche plus vite hélas !
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Je vous propose de rêver un peu ...

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Petite tête dans les nuages,
Le ciel était plein de moutons
Il y en avait des centaines
Et Angélique était certaine
Qu’ils étaient tracés au crayon.
Elle était là à croupetons
Cherchant la planète lointaine
La B 612 où la haine
Ne sortait jamais des cartons.
Elle était plongée dans son songe
À sept ans on a tout le temps
Pour rêver bien mieux que les grands.
Loin des calculs et des mensonges.
Ses regards n’étaient pas floueurs :
« On ne voit bien qu’avec le cœur » *
Épilogue :
D’en haut assis sur leur nuage
Ils observaient cette enfant sage
Le Petit Prince était ravi
Et Saint-Exupéry aussi.
Enseignement :
Quand on écrit de belles pages
Elles restent en héritage
On les traduit on les transcrit
et elles marquent les esprits.
Pierre Dupuis
* Extrait de :
" On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. "
Citation de Saint-Exupéry dans le Petit Prince .
http://evene.lefigaro.fr/citation/voit-bien-coeur-essentiel-invisible-yeux-1543.php

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