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Pour faire écho au rapport Sauvé : " Tu le diras un jour " ... un poème encore et toujours de circonstance de Pierre

5 Octobre 2021, 10:02am

Publié par Rotpier

Ce poème a 18 ans et je l’ai déjà mis plusieurs fois. Il n’a – hélas ! - pas pris une ride.

Aujourd'hui, c'est la publication du rapport Sauvé qui me fais le remettre :

https://www.lefigaro.fr/actualite-france/pedocriminalite-dans-l-eglise-seisme-attendu-avec-le-rapport-sauve-20211005

 Pierre

 

 Image du net modifiée par moi-même

.

Tu le diras un jour …

Neuf ans,

tu avais neuf ans.

Lui ?  Quarante… à peu près.

Il t’en imposait

…il en imposait à tout le monde !

Il était l’autorité reconnue.

Reconnu de tous.

Ne pas lui obéir ? Personne n’osait !

Toi, plus que tout autre.

Toi le timide, le respectueux, le presque soumis.

Oh ! il avait soigneusement choisi !

Il avait de l’expérience: la science de l’infamie !

Des bruits avaient bien circulé …

mais il en circule tant… des bruits !

Et puis … si gentil, si près des enfants !

Lui, l’organisateur des veillées,

 des ballades, des feux de camp,

des sorties, des colos,

des voyages en bateau

 et toujours le bon mot !

Si serviable, si près des enfants …

Trop près !

Beaucoup trop près !

Avec ta naïveté et ta timidité,

 tu n’avais rien vu venir.

Tu n’avais pas vu l’étau se resserrer,

l’étau dégoûtant de ses bras se resserrer !

Et … c’était arrivé.

Après … des promesses ! … des menaces !

Trois fois il a recommencé !

Puis il a vu - il a su ! - que tu allais craquer.

Alors, doucement, perfidement, il a battu en retraite.

Il a continué les promesses … les menaces

… beaucoup plus les menaces !

Mentalement, il t’a bâillonné,

il t’a mis dans sa nasse !

Comme d’autres … comme beaucoup d’autres !

Puis, le temps a passé mais … rien ne s’est effacé !

Image claire et nette dans ta mémoire

qui remonte certains soirs

… certains soirs un peu plus noirs.

Tout est près à resurgir ! Il suffirait d’un déclic,

d’un fait plus fort que les autres

… un procès ?

Une lecture sur le sujet ?

Une émission de télé ?

ou bien tout simplement … l’amour !

 L’amour et toute la confiance en une femme,

pour qu’enfin tu parles, que tu dises,

que tu accuses le maudit, l’infâme !

Le calculateur !

Le manipulateur !

Le maître chanteur !

Le persécuteur !

L’abject prédateur !

Et d’autres suivront !

Oui ! D’autres suivront !

Et vous  éviterez que nuise encore le scélérat

… l’ignoble ordure qui t’a fait ça !

                                                   Pierre Dupuis

 

 

 

 

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Rébus : réponses aux petits rébus dominicaux de ... Rotpier !

4 Octobre 2021, 09:15am

Publié par Rotpier

Salut braves gens !

Pour les rébus d'hier les réponses sont ici :

https://rotpier27.wordpress.com/2021/10/03/rebus-le-petit-arret-rebus-dominical-de-rotpier-trois-pour-le-prix-dun-et-cest-toujours-cadeau-6/

 

 

 

Qu'il dit l'animal ! 

 

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Rébus : le petit arrêt rébus dominical de … Rotpier ! Trois pour le prix d'un et c'est toujours cadeau !

3 Octobre 2021, 09:35am

Publié par Rotpier

 

Salut braves gens !

 

Comme je n'arrive plus à mettre mes rébus ici ,

je vous mets ce lien :

 

https://rotpier27.wordpress.com/2021/10/03/rebus-le-petit-arret-rebus-dominical-de-rotpier-trois-pour-le-prix-dun-et-cest-toujours-cadeau-6/

 

 

Qu'il dit l'animal ! 

 

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Léo Ferré "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?" ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

2 Octobre 2021, 08:37am

Publié par Rotpier

 

Une fois par semaine,

je vous propose de partager les chansons

et les artistes que j’aime !

Clip vidéo et paroles

 

Cette fois-ci :

 

Léo Ferré :

 « Est-ce ainsi que les hommes vivent ? »

 

Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
A quoi bon puisque c'est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m'éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les bras semblables des filles
Où j'ai cru trouver un pays.

Cœur léger cœur changeant cœur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes jours
Que faut-il faire de mes nuits
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'endormais comme le bruit.

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien

Dans le quartier Hohenzollern
Entre la Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un cœur d'hirondelle
Sur le canapé du bordel
Je venais m'allonger près d'elle
Dans les hoquets du pianola.

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke.

Elle était brune elle était blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus
Elle avait des yeux de faïence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n'en est jamais revenu.

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

Il est d'autres soldats en ville
Et la nuit montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t'en iras bientôt
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton cœur
Un dragon plongea son couteau

Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.

Bon partage !

 

Rotpier

 

 

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Les scoops du jour : l'actualité vue par le Rotpier

30 Septembre 2021, 08:56am

Publié par Rotpier

 

L'actualité vue par Rotpier 1ère image de présentation

Avertissement : 

Même si n’est pas tout à fait sûr, c’est quand même fortement probable.

Et si c’était tout à fait le contraire, j’aurais au moins eu le mérite de mettre le doigt dessus afin que vous y jetiez un œil !

xxxxxxxxxxxxxxxxx

.

 1er scoop : Affaire de l'oeuf lancé sur Macron

xxxxxxxxxxxxxxxx

2ème scoop :  Marine Le Pen, Marion Maréchal Le Pen et Zemmour

Marine Le Pen et Marion Maréchal

 

xxxxxxxxxxxxxx

Remarque :

Si quelqu’un m’interpelle au sujet de mon humour un tantinet déplacé, je lui dirais que l'ouverture d'esprit c'est comme l'ouverture des jambes ça se cultive !

Et pis c'est tout pour aujourd'hui !

Le Rotpier

 

 

 

 

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Le poème du jour pas fait pour les véganes : "Mieux veau en rire," de ... Rotpier

28 Septembre 2021, 08:52am

Publié par Rotpier

Je ne vais pas me faire des amis chez les véganes mais tant pis !

 Rotpier ... de veau, bien entendu !

 

Photo de Pierre, merci à lui !
 
Nota: les trois autres sont prises sur le net

 

Mieux veau en rire,

ou

Coup vache pour le veau,

Veau qui rit

veau qui pleure,

un qui vit

un qui meurt :

litanie 

du malheur !

Veau des champs

qui finit

veau de ville

en bouch’rie

en passant,

c’est notoire,

par la case

 « abattoir » !

Pas marrant

ce jeu d’oie :

cause aux gens

qui festoient !

Côtelette

dans l’assiette,

et le veau

Marengo !

Têt’ de veau :

que c’est beau !

 

Le ragoût

quel bon goût,

le rôti

c’est exquis

et le ris

ça nourrit !

Pied de veau :

c’est le pied !

Mais mes pieds

perdent pied,

c’est la faute

à Rotpier !

Ça se barre

au vau-l’eau,

c’est un drôle

d’écheveau !

Un cheval

des chevaux

à cheval

ou à pied

claudiquant :

ils sont bots !

Mon cerveau

a bobo !

Stop !

Il est temps

- j’en conviens ! -

de r’ lever

le niveau :

j’en reviens

à mon veau !

Je ne peux

fair’ d’impair

sur le sort

de sa mère :

C’est très vache

pour la vache :

son petit

en frichtis !

« Mon petit,

tu es beau,

tu seras

un taureau ! »

Patati

patatras

et le v’ la

dans le plat !

Le taureau,

il s’en fout !

Au boulot

pis c’est tout !

Nouveau veau

il le faut,

un travail

des travaux :

« Y en a trois

aujourd’hui

quel boulot

les amis !

Je ne suis

pas Hercule,

mais jamais

je n’ recule,

pas question

de flancher :

si plus bon,

au boucher ! »

Veau qui rit

veau qui pleure,

un qui vit

un qui meurt !

Veau des champs

veau de ville

un méchant

vaudeville

… en les champs !

Pas marrant ?

C’est débile ?

Si c’est ça

pas de bile :

vous léchez

tout tomber !

Oui, mes vers

sont idiots,

de travers

très triviaux !

Je m’amuse

mais ma muse

est confuse

et s’excuse :

« Pardonnez

au Rotpier

son Q.I.

est tout p’tit :

pas plus haut

au bas mot

qu’un demi

cani … veau !

Veau des champs

veau de ville,

tout fumant

sur le gril !

Il est beau

le morceau

allez-y

de facto :

reprenez

 un morceau

de p’ tit … veau !

 

Bon appétit !

                            Rotpier

 

 

Salut les amis !

 

 

 

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Michel Sardou : " Le rire du sergent " ... Les chansons ou les musiques que j’aime … de Rotpier

25 Septembre 2021, 09:18am

Publié par Rotpier

 

Une fois par semaine,
je vous propose de partager les chansons
et les artistes que j’aime !
Clip vidéo et paroles
Cette fois-ci :

« Michel Sardou »

« Le rire du sergent »

Cela ne nous rajeunit pas !

 

 

 

Le Rire du sergent

 
Je suis arrivé un beau matin du mois de mai

Avec à la main les beignets qu'ma mère m'avait faits
Ils m'ont demandé
Mon nom, mon métier
Mais quand fier de moi j'ai dit "artiste de variétés"
À ce moment-là
Je n'sais pas pourquoi
J'ai entendu rire un type que je n'connaissais pas
Le rire du sergent
La folle du régiment
La préférée du Capitaine des Dragons
Le rire du sergent
Un matin de printemps
M'a fait comprendre comment gagner du galon
Sans balayer la cour
En chantant simplement
Quelques chansons d'amour
Le rire du sergent
La fleur du régiment
Avait un cœur de troubadour
Je m'suis présenté tout nu devant un infirmier
Moyennant dix sacs, il m'a dit "Moi, j'peux vous aider."
Je m'voyais déjà
Retournant chez moi
Mais quand ils m'ont dit
Que j'étais bon pour dix-huit mois
À ce moment-là
Juste derrière moi
J'ai entendu rire un type que je n'connaissais pas
Le rire du sergent
La folle du régiment
La préférée du Capitaine des Dragons
Le rire du sergent
Un matin de printemps
M'a fait comprendre comment gagner du galon
Sans balayer la cour
En chantant simplement
Quelques chansons d'amour
Le rire du sergent
La fleur du régiment
Avait un cœur de troubadour
Depuis ce temps-là
Je n'sais pas pourquoi
Il y a toujours un sergent pour chanter avec moi
Le rire du sergent
La folle du régiment
La préférée du Capitaine des Dragons
Le rire du sergent
Un matin de printemps
M'a fait comprendre comment gagner du galon
Le rire du sergent
La folle du régiment
La préférée du Capitaine des Dragons
Le rire du sergent
Un matin de printemps
M'a fait comprendre comment gagner du galon
Le rire du sergent
La folle du régiment
La préférée du Capitaine des Dragons
Le rire du sergent
Un matin de printemps
M'a fait comprendre comment gagner du galon
Le rire du sergent
La folle du régiment
La préférée du Capitaine des Dragons

  
Source : Musixmatch
Paroliers : Michel Charles Sardou / Jacques Abel Jules Revaud / Yves Dessca / Roger Fils Loubet
Paroles de Le Rire du sergent © Art Music France

Bon partage !

 

Rotpier

 

 

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Le poème du jour et du retour : " La trilogie des gros, " de ... Rotpier !

23 Septembre 2021, 08:44am

Publié par Rotpier

 

 

Les vacances, cela sert :

veuillez noter cette bonne adresse !

 

Auberge les trois gros

La trilogie des gros,

                              Sonnet 1 :

Elle était experte en cuisine

et pour sa blanquette de veau

on venait des villes voisines

à pied à cheval à vélo !

Mais son allure éléphantine

avec ses cent-quinze kilos

faisait qu’au bal de la marine

faire banquette était son lot.

Pourtant un jour grosse surprise

alors qu’elle était un peu grise

un gars l’invita à danser.

Ils se frottèrent la bedaine

en riant de se la frotter

sans s’occuper du capitaine.

xxxxxxxxxxxx

                          Sonnet 2 :

 

De quoi en faire une romance

c’est ce que je fais aujourd’hui

en mettant tout dans la balance

presque deux quintaux et demi !

Vous allez me parler d’outrance

et me traiter de malappris

mais moi je joue la transparence

en défendant les arrondis !

Ils se prénommaient Louise et Serge

ils prirent une belle auberge

qu’ils appelèrent « Les deux gros »

Quand il était dans la marine

c’est lui qui tenait les fourneaux

tout le monde aimait sa cuisine !

xxxxxxxxxxx

                              Dénouement :

 

Entre la blanquette de Louise

le turbot de Serge et le bar

les client étaient dans la mouise

quand ils réservaient un peu tard !

Ils ne reçurent pas d’étoile

de la part de chez Michelin

mais ils gagnèrent les « Trois poêles »

du guide « Les petits malins ».

Le dirlo de la grande boite

relégua comme factotum

la responsable maladroite

ayant raté les Bibendum !

Pour se rattraper ils tentèrent

les « deux étoiles » d’un seul coup

mais en cœur ils les refusèrent

en tapant sur leurs grands faitouts !

Entre deux repas ils trouvèrent

le temps de faire deux marmots

l’un taillé comme père et mère

et l’autre comme un haricot !

Le premier aimait la cuisine

et il se colla aux fourneaux

le second aimait sa cousine

qu’il lutinait près du piano !

Après un prompt apprentissage

le rondelet devint cuistot

l’enseigne changea au passage

de nom et devint « Les trois gros » !

Le maigrichon fit le service

avec sa cousine Nina

il n’avait pas perdu le vice

de la peloter ça et là !

Si vous allez un jour à Vannes

pour le travail ou le repos

en voiture ou en caravane

n’allez pas rater « Les trois gros » !

                                         Le Rotpier

 

 

 

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Blog en pause ... oui j'ose ! ... par Pierre et le Rotpier

1 Septembre 2021, 10:02am

Publié par Rotpier

Du 02 septembre à 5H 33  au 23 septembre à 8H 57 environ : 

 

Je pars,  je pars quelque part

du coté de …

 

Blog en pause Panzoult

Chinon !

Là-bas, je boirais du Chinon chinon rien !

Nous retournons, mon épouse et moi à un endroit où nous avons déjà séjourné ... pour les fidèles, rappelez-vous :

.

Image du net

 

            Préambule :

Au pays du grand Rabelais

où la fabulation est reine

et l’absurdité souveraine

le bon mensonge n’est pas laid.

Ce n’est qu’un petit canular

entre le fromage et la pomme

« Le rire est le propre de l’homme »

et contre l’ennui un rempart.

Alors amis rions souvent

cela met du baume à nos peines

cela rend la vie plus sereine

et gomme nos emmerdements !

J’aurais pu c’est bien évident

choisir une toute autre rime

mais Rabelais nous a en prime

pondu le bon mot « excrément » !

Sortons provisions et bouteilles,

mangeons buvons jusqu’à plus tard

on entend mieux bien remplis car :

« Ventre affamé n’a pas d’oreille ! » 

xxxxxxxxxxxxxxx

 

Photo personnelle

 

 Épopée sibylline,

Exposé du contexte …

Alors que j’étais en vacances

au gîte du Moulin Giraud

un très beau gîte au bord de l’eau

j’ai nagé dans l’extravagance.

Il faut préciser c’est notoire

afin de bien comprendre tout

que la commune de Panzoult

est fortement chargée d’histoire.

Parmi les abris troglodytes

il en est un particulier

le logis craint ou recherché

d’une sibylle et de ses mythes.

Situé juste au dessus du gîte

- joli poste d’observation ! -

j’avais la fâcheuse impression

d’être espionné par la susdite !

 

 

Photo personnelle

.

Pas n’importe quelle sibylle

mais la Sibylle de Panzoult

dont Rabelais citait le trou

et dont l’image m’obnubile !

Si je vous brosse ce contexte

c’est pour que vous compreniez mieux

que vous soyez moins suspicieux

sur la véracité du texte.

Je vais vous relater l’histoire

n’allez surtout pas vous moquer

d’un pauvre barde très marqué

par cette épreuve vexatoire.

xxxxxxxxxxxx

        L’épopée …

C’est par un soir de pleine lune

que me parvint comme une voix

un murmure étrange ma foi

qui enclencha mon infortune.

« Que fais-tu près de ma demeure ?

Es-tu venu me consulter ?

Tu me parais bien emprunté :

tu es plus mou qu’un quart de beurre !

Viens donc et entre dans ma grotte

je ne vais pas te dévorer

et mon vieux chien a bien mangé

dépêche-toi crotte de crotte ! »

Son antre sentait la fumée

ça bouillait dans un vieux chaudron

une mixture à gros bouillons

n’ayant pas été écumée.

Dans un coin une vielle chouette

dardait sur moi ses yeux tout ronds

de quoi me filer les jetons

heureusement qu’elle était muette !

Sur une paillasse douteuse

un chat pelé se prélassait

autour de son cou un lacet

sa peau était exémateuse !

Le chien qui était une chienne

m’observait de façon bizarre

prêt à entamer la bagarre

dans une ambiance kafkaïenne !

Croassant de façon lugubre

un gros crapaud tout rabougri

à la peau couleur vert-de-gris

bavait de façon insalubre !

Cela faisait de grosses bulles

venant s’écraser au plafond

qui retombaient dans le brouillon

en formant une pellicule !

J’avais une de ces pétoches

je frémissais de toutes parts

tout prêt à souiller mon falzar

… ne riez pas ce serait moche !

Tout en remuant sa mixture

elle me dit : « N’aie donc pas peur

je ne tue pas mes visiteurs

ou rarement je te le jure.

Je te trouve très sympathique

bien que tu sois un peu simplet

c’est cela chez toi qui me plait

dans le fond tu es drôlatique.

Quand Épistémon et Panurge

sont venus pour me consulter

nous nous sommes bien disputés :

pour trois fois rien moi je m’insurge !

Je leur ai montré mon derrière

car ils m’avaient poussé à bout

et quand on me cherche des poux

je sais me faire cavalière !

En raison de ta bonne bouille

tout mon travail sera gratuit

mais ne le dit pas à autrui

ou je te transforme en grenouille !

Donne-moi tes mains que je lise

dans leurs lignes ton avenir

et ne fais pas tous ces soupirs

vraiment tu te ridiculises !

Je vois … je vois … Oh ! Quelle chance

tu vas avoir prochainement

tu peux partir tranquillement

là tu peux me faire confiance !

Tiens trois louis d’or de ma cagnotte

tu vois ça commence déjà

cela ira bien au-delà

car tu as marché dans ma grotte ! »

Me raccompagnant à sa porte

elle m’embrassa goulûment

puis disparut en un instant

sa chouette en tomba raide morte !

Grosse montée d’adrénaline

de quoi me perturber l’esprit

au bout d’un moment j’entrepris

de redescendre la colline.

A peine entamé la descente

j’ai glissé sur je ne sais quoi

dévalé le ravin tout droit

une culbute ahurissante !

    La dure réalité …

J’ai bel et bien fait une chute

mais tout simplement de mon lit

car je rêvais et sapristi

ce rêve était sans parachute !

Il faut préciser que la veille

j’avais un peu trop abusé

d’un chinon pour le moins corsé

une véritable merveille !

              Moralité :

Quand on ne tient pas la chopine

mieux vaut y aller très mollo

mais c’est bien meilleur que de l’eau

quand ce n’est pas de la bibine !

Cette histoire rabelaisienne

je me devais de la conter

du doigt n’allez pas me montrer

ou je me jette dans la Vienne !

Comme les moutons de Panurge

bien d’autres viendront s’y jeter

dans un élan d’absurdité

ce sera une grande purge !

Faites en plutôt le partage

plus on est de fous plus on rit

et Rabelais dans ses écrits

nous a légué cet héritage.

La vie n’est pas sans anicroche

amusons-nous tant qu’on le peut

avant que de devenir vieux

et que le moral s’effiloche !

Foin des guerres picrocholines

qu’un petit rien peut déclencher

prenons la vie du bon coté

érigeons ça en discipline !

                                                                 Pierre Dupuis

 

 

Merci à Nanie pour la photo !

Les belges ne sont pas des lents ternes !

 

 

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Les poèmes du jour un peu sonnets de ... Rotpier : " Marguerite " et "Effeuillage " ! ... "Hécatombe" + "Moralité"

31 Août 2021, 07:21am

Publié par Rotpier

J'avais évoqué, samedi dernier, une autre Marguerite que celle de Richard Cocciente et bien ... la voila !

Aimerez-vous … un peu … beaucoup … passionnément … à la folie … ou pas du tout ?

 

Marguerite

image du net

Marguerite,

Elle avait un prénom charmant,

Un de ceux qui ont le mérite

D’aller à quelqu’un comme un gant :

Joli prénom que Marguerite !

Son sourire était désarmant

Quand un homme même émérite

Dans l’art de se faire galant

Prenait des airs de chattemite !

Eu égard à son gagne-pain,

Bien qu’un tantinet polissonne,

Elle n’appartenait à personne .

Sauf pour exercer son turbin 

Elle n’était pas pointilleuse:

Marguerite était effeuilleuse !

.

Marguerite 2

Image du net un peu bidouillée par le Rotpier !

.

L’art de l’effeuillage,

Nul besoin de chauffer la salle

Pour allumer le populo,

alors que son premier pétale

N’était qu’un tout petit chapeau !

.

L’excitation était totale

A la fin de son numéro

Les hommes perdaient les pédales,

Chauffés par son corps brasero !

C’était la queue devant sa loge

Et il fallait qu’on les déloge

au beau milieu des coups de poing !

Ils auraient donné sans limite

Tout leur fric pour un petit coin

Où effeuiller, seul, Marguerite !

                                             Rotpier

 

 

Hécatombe,

Les vieux tombaient comme des mouches

Victimes de lourds infarctus,

Les yeux révulsés et la bouche

Figée dans un dernier rictus !

Et n’étant point sainte nitouche

Elle soutenait mordicus

Qu’il aurait fallu qu’elle touche

Une prime pour chaque gus !

Tous les régimes de retraite

Auraient du lui signer des traites

Pour l’équilibre des bilans !

En exhibant son pédoncule

Elle régulait les croulants

Mieux qu’une bonne canicule !

xxxxxxxxxxxxx

.

 

       Moralité des trois sonnets :

Des bataillons de Marguerite

envoyés partout chez les vieux,

voila qui aurait le mérite

de réguler les choses au mieux !

Le paradis avant la lettre,

le nirvana sans avatar,

l’éden avant de disparaître,

le Brama-Loke sans pétard !

… Hormis celui de Marguerite

plus concret qu’une religion,

à toucher dans un dernier rite

avant l’ultime convulsion !

Dans un souci égalitaire

moult bataillons d’effeuilleurs :

hors de question que les mémères

partent sans toucher au bonheur !

                                                             Rotpier

 

Marguerite 3

 Image du net

 

Avez-vous aimé … un peu … beaucoup … passionnément … à la folie … ou pas du tout ?

 A vous de le dire … et pis c’est tout !

 Rotpier …(  de nez à la morale ! )

 

 

 

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