J'ai bien connu une Marguerite qui était effeuilleuse
mais ... cela est une toute autre affaire,
je vous la raconterai un jour ... peut-être ?
Marguerite,
Surtout ne m'en voulez pas trop Si ce soir je rentre chez moi J'ai tellement de choses faire Avant que le jour se lève Et pendant qu'elle dormira Moi, je lui construirai des rêves Pour que plus jamais au réveil Elle ne se lève les yeux en pleurs
Et pour que cette longue nuit Ne soit plus jamais noire et profonde Je demanderai la lune De remplir le ciel tout entier Et pour que je puisse encore avoir Le sourire comme avant Je demanderai au soleil De bruler comme en plein hiver
Et pour qu'elle puisse encore chanter Les chansons de notre Bohème Je construirai un silence plus grand que ceux des cathédrales J'irai réveiller les amants Je parlerai des heures entières Et je sais qu'ils me suivront Tant que nous resterons amants
Alors on se promènera Tous ensemble on dansera D'incroyables sarabandes Et elle oubliera sa peine Et pour que la ville danse Et pour que la ville chante On inventera des couleurs Et elle oubliera ses larmes
Nous irons dans les campagnes Pour cueillir des fleurs des champs Et en faire un grand lit blanc O l'on s'aime tendrement Et puis nous irons au bord du ciel Pour lui choisir une toile Parce que Marguerite est belle Parce que Marguerite est belle
Parce que Marguerite est frêle Parce que Marguerite est douce Parce que Marguerite m'aime Moi je ne vis que pour elle Marguerite est ma raison Mon lendemain mon idéal Marguerite qui est le vent Ne sais pas qu'elle peut me faire mal
Parce que Marguerite est celle Que je veux toujours près de moi Marguerite est Marguerite Marguerite est tout pour moi Marguerite est tout pour moi
Note de l’auteur afin de prendre un peu de hauteur :
* Il peut-être surprenant d’apprendre que ces cannibales mangeaient aussi des frites, mais c’était un missionnaire belge qui leur avait enseigné la pratique avant que de finir dans la marmite. C’était un Père blanc et non un Père vert. Il s’appelait Jeff Roy-Denledo et venait de l’Abbaye Saint-André de Bruges où il était moine bénédictin. Il avait aussi enseigné aux Bantous ( des Mangbetu du Congo belge, des très méchants ) l’art de fabriquer du chocolat noir. Eux y avaient pris goût et trempaient leurs frites dedans ainsi que les doigts de mains et de pieds de leurs victimes avant d'entamer une agréable partie d’osselets le temps de digérer.
Je tenais à apporter ces précisions afin que cette fable ne paraisse pas trop fantaisiste.
Venus des hauts plateaux Incendiés par la guerre, écrasés de soleil Les fourmis silencieuses Fouettées par la poussière, dévorées par le sel On avait tous un jour Imaginé la mer et la douceur du vent Et dans cette nuit noire On a payé si cher, on coule en dérivant
Croisière méditerranéenne Sourire carnassier des murènes Très loin des sirènes italiennes Tu atteindras ces rives sombres Très près des côtes siciliennes Les vierges noires comme une traîne
Imaginer la mer Qu'on a payé si cher Imaginer la mer
On est venu de loin Plus loin que tes repères à des millions de pas On est venu à pied Du fond de la misère, on nous arrête pas Retourne à la maison Et si y'en avait une, je ne serai pas là Et la mer engloutit, dans un rouleau d'écume, mon chant et puis ma voix
Croisière méditerranéenne Sourire carnassier de nous mêmes Très loin des sirènes italiennes Tu atteindras ces rives sombres Très près des côtes siciliennes Les vierges noires comme une traîne
Imaginer la mer Qu'on a payé si cher Imaginer la mer Imaginer la mer
Nous dormons dans des villes Ombre parmi les ombres, les longs couteaux tirés À deux doigts de l’Europe On a rêvé si fort, on commence à douter Il est resté debout, devant les barbelés Sous le ciel minéral Tu commences à ramper En dessous du silence, et dans l'oubli total
Croisière méditerranéenne Sourire carnassier de nous mêmes Très loin des sirènes italiennes Tu atteindras ces rives sombres Très près des côtes siciliennes Les vierges noires comme une traîne
Imaginer la mer Qu'on a payé si cher Imaginer la mer
je viens de m'apercevoir que j'ai mis cette chanson
il y a un an à un jour près ... comme le temps passe !
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Avec le temps,
Avec le temps... Avec le temps, va, tout s´en va On oublie le visage et l´on oublie la voix Le cœur, quand ça bat plus, c´est pas la peine d´aller Chercher plus loin, faut laisser faire et c´est très bien
Avec le temps... Avec le temps, va, tout s´en va L´autre qu´on adorait, qu´on cherchait sous la pluie L´autre qu´on devinait au détour d´un regard Entre les mots, entre les lignes et sous le fard D´un serment maquillé qui s´en va faire sa nuit Avec le temps tout s´évanouit
Avec le temps... Avec le temps, va, tout s´en va Même les plus chouettes souv´nirs ça t´as une de ces gueules A la gal´rie j´farfouille dans les rayons d´la mort Le samedi soir quand la tendresse s´en va toute seule
Avec le temps... Avec le temps, va, tout s´en va L´autre à qui l´on croyait pour un rhume, pour un rien L´autre à qui l´on donnait du vent et des bijoux Pour qui l´on eût vendu son âme pour quelques sous Devant quoi l´on s´traînait comme traînent les chiens Avec le temps, va, tout va bien
Avec le temps... Avec le temps, va, tout s´en va On oublie les passions et l´on oublie les voix Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid
Avec le temps... Avec le temps, va, tout s´en va Et l´on se sent blanchi comme un cheval fourbu Et l´on se sent glacé dans un lit de hasard Et l´on se sent tout seul peut-être mais peinard Et l´on se sent floué par les années perdues Alors vraiment... avec le temps... on n´aime plus