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amour

Le poème du jour : "Défaillance," de ... Pierre

25 Février 2020, 09:10am

Publié par Rotpier

Un poème ancien, écrit en 2007 ...  je crois … à moins que ma mémoire ne défaille … 

 

Sur une très jolie photo de Jean-François Simon, un poème que j'aime tout particulièrement...

 

 Image pour Défaillance

 

Défaillance,

Il bruine dans mon cœur

comme il pleut sur la faille ;

pourquoi cette rancœur

qui fait qu’un cœur défaille.

Hier encore ici,

mais revers de médaille,

plus personne aujourd’hui

et mon cœur qui déraille.

Dans les yeux ce crachin

augmentant la grisaille

et le bout du chemin

et l’ultime broussaille.

La chute sans rappel

parallèle à l’entaille,

les rochers en scalpel

et mon cœur en tenailles.

Pour vivre maintenant

je ne suis plus de taille,

je plane en attendant

 d’être au pied de la faille.

 

                                               Pierre Dupuis

 

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Le poème du jour : " Revenons aux fondamentaux, ou Et si Pierre Boulle avait vu juste… " de ... Pierre

3 Janvier 2018, 11:14am

Publié par Rotpier

 

Comme mardi les chouettes ont causé, aujourd'hui c'est poésie !

 

Image du net d'une autre planète !

 

Revenons aux fondamentaux,

ou

Et si Pierre Boulle avait vu juste…

On peut me traiter de vieux schnock

de croulant au trois quarts sénile,

dire que je radote en bloc

et me classer dans les fossiles !

            Mais…

Quand je regarde les ados

les doigts crispés autour des touches,

pour faire la bête à deux dos

ils doivent le faire en Bluetooth !

Terminé le contact direct,

exit le branchement physique,

c’est peut-être un peu plus sélect

mais rien ne vaut l’acte basique !

À ce rythme c’est l’extinction

des humains dans quelques années,

terminé la copulation,

vieille technique surannée !

Les singes tout en honorant

leurs guenons de façon classique

rigoleront à pleines dents

en se tamponnant des critiques !

Si Pierre Boulle était vivant

il se taperait sur les cuisses :

bien en avance sur son temps

il avait flairé les prémices !

           Péroraison :

Allez bougez-vous les ados,

laissez tomber claviers et touches,

revenez aux fondamentaux

et restez à portée de bouche !

A trop baigner dans le virtuel

on passe à coté de la vie,

en amour pas de logiciel,

pas de volonté asservie !

Décrochez des réseaux sociaux

ces lieux que l’on croit de partage

mais qui sont, bien que conviviaux,

des lieux d’errance et d’engluage !

Le digital est un besoin

mais pas sur des bouts de plastique

et comme Eros je vous enjoins

de vous la jouer plus romantique !

Apprenez sur le bout des doigts

l’art de prodiguer des caresses,

laissez tomber les écrans rois

cherchez d’autres rimes en « esses » !

Il y en a des quantités,

je vous le dis, je le professe,

j’en vois une de qualité

… très orientée… je le confesse !

Je ne vous fais pas de dessin

… par Aphrodite ! Une autre rime !

Je vous l’abandonne à dessein :

je suis quelqu’un de magnanime !

                                                                                   Pierre Dupuis

 

 

Image du net: Pierre Boulle, par le dessinateur Gabriel Worst

 

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Le poème acrostiche du jour : " Amour fou " de ... Pierre

3 Décembre 2015, 10:20am

Publié par Rotpier

 

 

C'est un très ancien poème-acrostiche !

Amour et acrostiche ... un duo gagnant ?

 

Amour fou poème

 

Déjà publié  mais jamais usé !

 

 

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Le poème du jour : " La rousse semeuse de maux, " de ... Rotpier

25 Novembre 2015, 20:38pm

Publié par Rotpier

 

 

Des maux et des mots ... démo : 

 

Rousse

Image du net bidouillée par le Rotpier

 

.

La rousse semeuse de maux,

Elle avait un petit sourire

Qui laissait pantois les garçons

Et un coté pince-sans-rire

Qu’elle cultivait sans façon.

Allaient-ils se faire éconduire

Ou passer sous son édredon ?

Répertorier ou bien maudire

Ses nombreuses taches de son ?

Pas  facile à cerner la rousse :

Une énigme que sa frimousse !

Et toujours la même question :

Même teinte à tous les étages ?

Et pour la vérification

Ne pas essuyer un : « Dégage ! »

        Péroraison :

 Voila l’espoir énigmatique

Mais ne manquant pas de piquant

Que de façon systématique

La rousse semait à tous vents !

                                                Rotpier

 

Rousse 2

Image du net, c'est net !

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" Nœud marin, " ... un poème de Pierre

20 Octobre 2015, 09:36am

Publié par Rotpier

 

 

Chalut à tous,

Aujourd'hui, je travaille sans filet ... encore influencé par l'amer

... du travail sur corde raide.

Pierre

 

noeud marin 1

Image du net

A toujours ressasser l’amer

un jour la haine de déchaîne,

se libère en cassant ses chaînes

et c’est le début de l’enfer.

 

Nœud marin,

ou

A trop tirer sur la corde,

Bien sûr il buvait un peu trop

mais il n’était pas un ivrogne,

il se tuait à la besogne

pour lui offrir de beaux cadeaux.

Son métier de marin pêcheur,

il le faisait avec vaillance

et sans la moindre défaillance :

il y mettait un point d’honneur.

Elle en avait jamais assez,

toujours le reproche à la bouche

et elle y allait à la louche

cherchant sans fin à le blesser.

« Tu n’es qu’un pauvre matelot

pas foutu d’être capitaine,

tu approches la quarantaine,

avec toi tout part à vau-l’eau ! »

A pousser le bouchon trop loin

elle ne se rendait pas compte

qu’elle allait lui devoir des comptes

et que ce serait sans témoin.

Toute la journée au chalut

il avait ressassé la chose,

il était bien plus que morose,

le soir il avait vraiment bu.

Elle l’avait apostrophé

dès qu’il avait franchi la porte,

maintenant elle pendait morte

au bout du cordage étiré.

Elle avait à peine souffert,

en nœuds les marins s’y connaissent :

pas de risque de maladresse,

vieil héritage de la mer.

Elle avait usé son amour,

aussi il n’avait pas de peine

ayant accumulé la haine

depuis longtemps jour après jour.

Il était prêt à assumer

les conséquences de son acte

et d’en payer la note exacte,

ses yeux n’étaient pas embrumés.

Il la regardait balancer

doucement au bout du cordage,

il avait épuisé sa rage,

il était calme et soulagé.

Cela ne pouvait plus durer,

et ce n’était là que justice

qu’elle paie pour tous les sévices

moraux qu’il avait enduré.

Il était sûr que les jurés

lui trouveraient des évidentes

circonstances atténuantes

et qu’il serait peu condamné.

Son sort elle l’avait scellé :

quand on devient une harpie

glissant vers la misanthropie

on prend des risques sans filet.

                                             Pierre Dupuis

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"L'écume de l'amer " ... un poème de Pierre qui n'est pas encore un être tas ...

12 Octobre 2015, 10:01am

Publié par Rotpier

 

 

Etretat tableau de Nozal

Image du net: tableau du peintre Alexandre Nozal

 

L’écume de l’amer,

C’était en mars soixante huit

… enfin si j’en crois ma mémoire,

une passion en déficit

infiniment attentatoire.

J’arpentais alors Etretat

et ses chemins et ses falaises,

où avaient résonné nos pas

jusqu’à ce que je lui déplaise.

Je ne sais toujours pas pourquoi

- brouillard aux yeux ? -  j’ignore encore,

mais je me suis retrouvé là

devant l’aiguille en sémaphore.

Sur notre amour détricoté

j’ai versé des vagues de larmes,

cherchant la maille ayant sauté

sans déclencher la moindre alarme.

Sur un hoquet  des plus amers

le mien est passé sous la porte,

il est parti finir en mer,

c’est là que les vents les emportent.

Il en est ainsi des amours

qui naissent et se concrétisent,

qu’on croit qu’il vont durer toujours

et qui sur les écueils se brisent.

Sur un abysse ou un haut-fond

se trouve un très grand cimetière

où les amours qui se défont

brodent les légendes côtières.

                                                  Pierre Dupuis

 

 

 

 

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Le poème du jour : "Noyade" de ...Pierre

2 Juin 2015, 10:15am

Publié par Rotpier

 

C’est un poème assez ancien, publié en 2009 et que j’avais un peu oublié. Il faut dire que j’en ai écrit aux alentours de 800 ou 900 ! J’ai eu, il y a quelques jours, un commentaire sur le billet de la part d’une internaute-poète qui le trouvait superbe … à vous de confirmer ou d’infirmer !  Si vous me dites qu’il n’est pas si bon que cela … je n’irais pas ne noyer pour autant ! Mais, connaissant votre courtoisie je sais que vous me mentirez si vous ne le trouvez pas terrible !

 Pierre

 

 

" Un interne épanchement

qui aurait résisté au trocart.

Une glu de cafard. "

 

 

 image du net

 

 

Noyade,

 

il pleuvassait.

Une bruine collante,

une bruine traversante.

 

A l’image du temps

son cœur était trempé.

Il eut suffi de le sortir,

de l’extraire

et de le presser pour voir :

un véritable déversoir,

une éponge à désespoir.

 

Trop de larmes,

trop de larmes en trop peu de temps.

Des yeux pas assez grands

pour tout évacuer.

Un goulot d’étranglement

et, fatalement,

il y avait engorgement.

 

Une sorte d’hémorragie interne

… une hémorragie de larmes

… une hémorragie d’amour.

Un amour qui avait rendu les armes.

 

Tout n’était plus que crachin et brouillard.

Il était trempé

… en dehors, en dedans.

Un interne épanchement

qui aurait résisté au trocart.

Une glu de cafard.

 

Dos voûté,

il se liquéfiait,

il se dissolvait.

 

                           Pierre Dupuis

 

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Le poème du jour : "Mon ami le mur," de ... Pierre

28 Mai 2015, 10:44am

Publié par Rotpier

 

 

Mardi , j'avais le dos au mur ... je l'ai toujours car je n'ai pas eu le temps de taper les deux poèmes que je viens de terminer !

Alors, je vous propose un poème déjà publié et en ces temps-là, j'étais ... au pied du mur !

Le dicton du jour :

 « C’est au pied du mur qu’on voit le garçon »

 

Mur

Image du net

 

Mon ami le mur,

En lui faisant la courte échelle,

je n’étais pas très innocent,

j’avais vu que la demoiselle

avait un beau tempérament !

Le tissu de sa minijupe

était vraiment très riquiqui,

elle en était - pour sûr ! - pas dupe

et en dessous c’était exquis !

J’ai cultivé la maladresse

faisant semblant de la lâcher,

ma main a glissé sous ses fesses

et a rampé sans la fâcher !

Poussant plus loin mon avantage,

j’ai vérifié qu’elles étaient deux !

Quant à leur ligne de partage :

j’ai failli me crever les yeux !

Nous avons perdu l’équilibre,

le mur que nous voulions franchir

nous a glissé : « Vous êtes libres,

il vous reste à vous affranchir ! »

C’était un mur plein de sagesse

qui connaissait les amoureux

et à son pied la mousse épaisse

formait un lit des plus moelleux !

.

Nous cultivions l’obéissance

- il fallait bien obtempérer ! -

nous avons fait mieux connaissance,

sans chercher à se modérer !

J’ai fait beaucoup de courte échelle

et le mur m’a toujours aidé,

quand je changeais de demoiselle

il ne semblait pas offusqué !

Mon vieux mur est toujours solide,

je viens le voir de temps en temps,

moi je ne suis plus si valide :

ma courte échelle a fait son temps !

A chacune de mes visites

il me dit invariablement :

« Tu n’amènes  plus de petite,

ça me plaisait énormément ! »

Il est vraiment resté robuste

mais sa tête part à vau-l’eau :

Alzheimer ! Ce n’est pas juste !

Même les murs ont leurs fardeaux !

Un jour je viendrais le rejoindre

ne sachant plus très bien pourquoi,

en observant la lune poindre

nous n’auront plus le moindre émoi !

Il sera temps que je trépasse,

je ne veux pas de ces fauteuils

où l’on dépose, où l’on entasse

des corps déjà en demi-deuil !

J’aimerais bien que l’on m’enterre

au pied de mon fidèle ami,

un peu de mousse, un peu de terre :

qu’irais-je faire au paradis ?

 

 

                                           Pierre Dupuis

Déjà publié, légèrement revu ! 

 

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Le poème du jour : "Défaillance," de ... Pierre

16 Avril 2015, 09:55am

Publié par Rotpier

 

Un poème ancien, écrit en 2007 je crois … à moins que ma mémoire ne défaille …  

 
 
 
Sur une très jolie photo de Jean-François Simon, un poème que j'aime tout particulièrement...
 
 
 
Image pour Défaillance
 
 
 

Défaillance,

 

Il bruine dans mon cœur

comme il pleut sur la faille ;

pourquoi cette rancœur

qui fait qu’un cœur défaille.

 

Hier encore ici,

mais revers de médaille,

plus personne aujourd’hui

et mon cœur qui déraille.

 

Dans les yeux ce crachin

augmentant la grisaille

et le bout du chemin

et l’ultime broussaille.

 

La chute sans rappel

parallèle à l’entaille,

les rochers en scalpel

et mon cœur en tenailles.

 

Pour vivre maintenant

je ne suis plus de taille,

je plane en attendant

 d’être au pied de la faille.

 

                                               Pierre Dupuis

 

 

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