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    Image du net

    .

    Thriller…

    Onze Quatre

    ou

    Un enfant de la balle,

     

    On l’avait trouvé tout raidi

    allongé au fond d’une impasse

    à coté d’un hôtel de passe

    il était proprement occis.

     

    C’était du travail très précis

    net sans bavure et efficace

    quatre balles dans la paillasse

    ça enlève bien des soucis.

     

    Tempéré d’un peu d’euphémisme

    on pouvait faire un diagnostic

    sur le décès de ce loustic :

     

    Une sorte de saturnisme

    brutal et néfaste aux poumons

    une saturation au plomb.

     

    Supplément d’information :

     

    Nul besoin de confirmation

    venant d’un médecin légiste

    le premier venu des lampistes

    aurait tiré la conclusion.

     

    Dans le milieu le bruit couru

    que le gars avait eu à faire

    suite à une très louche affaire

    à un truand très résolu.

      

    Un gaillard que tous les malfrats

    avaient surnommé Onze Quatre

    densité du plomb pour abattre

    n’importe qui avec contrat.

     

    Il avait appris le métier

    en suivant son oncle et son père

    ces deux là étaient en affaire

    lui avait suivi le sentier.

     

    On faisait ça de père en fils

    une tradition ancestrale

    et en bon enfant de la balle

    il ne rasait jamais gratis.

     

    Le métier rapportait beaucoup

    mais les risques étaient énormes

    la profession était hors normes

    mais il l’aimait un point c’est tout !

     

    Il n’était pas serial killer

    pas plus qu’il n’était psychopathe

    même si cela vous épate

    il ne tuait pas de bon cœur.

     

    Question de finir dans un lit

    il n’avait que très peu de chance

    et selon toute vraisemblance

    un jour viendrait son hallali.

    .

            Les chasseurs ? 

    Ils seront flics ou bien truands

    cela n’aura pas d’importance

    il n’avait pas de préférence

    pour son billet vers le néant.

     

    Lui aussi goûterait au plomb

    un régime pas très digeste

    à proprement parlé funeste

    mais préférable à la prison.

      

    Il s’en irait le cœur léger

    la relève étant assurée

    un fils dans sa vingtième année

    était prêt à le remplacer.

     

    Il avait fait sa formation

    en interne dans la famille

    il touchait déjà bien sa bille

    et fabriquait ses munitions.

     

    Il avait déjà le sang froid

    indispensable pour la tâche

    très efficace et pas bravache

    et en plus il était adroit.

      

                                              Pierre Dupuis

     

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  •  

    Réponse pour le rébus :

    Je viens de la mettre sur le billet d'avant … « rébus » ! 

     Un grand bravo à ceux qui avaient trouvé !

     

    Et pis c'est tout Rotpier

     


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  • .

    Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?

    Juste comme ça, pour se dégourdir

    un peu les neurones !

     

     

    Petite aide au rébus

    (les champions s'en passeront !) :

    .

    C’est un rébus court qui, je l'espère, vous galvanisera pour trouver la solution ! 

    C'est aussi un clin d'oeil à un procédé métallo-chimique ... les forts en chimie le décortiqueront et les néophytes en la matière apprendront quelque chose ! ... Que dit-on au Rotpier ?     

     

    2ème ligne, 2ème image: une sale bête qui pique et pompe le sang ! 3ème image : la moitié du prénom du volatile ! Dernière image : le marin est presque en haut du  " - - - " et il ne se prénomme pas Alexandre ! 

    3ème ligne, avant dernière image : petite, la sale bête est lente !

    4ème ligne, 1ère image : il ne faut pas prendre la fille !  Dernière image : le verbe aller à l'impératif !

    5ème ligne, dernière image : un arbre cher à Shakespeare !

    6ème ligne, 2ème image: c'est ce qui est affiché qui compte et la première lettre est à associer à l'image précédente, le reste à celle qui suit !

    7ème ligne, 2ème image : le petit de la vache !

    8ème ligne, dernière image et en direct : le symbole de la " vie " !

    9ème ligne, dernière image : de sable ou d'autre chose !

    10ème ligne, dernière ilmage : le serpent fait toujours " s " ... c'est sa manie !

    11ème ligne, 1ère image : sorte de pâté de tête de cochon ou de sanglier !

     

    Et pis c'est tout !

    Allez, au boulot ! Après, vous pourrez aller en prendre un !

     

     Réponse :

    En France, en politique comme ailleurs, pour galvaniser ses troupes rien ne vaut de les inviter à partager un verre sur le zinc !

     

    Nota : Avec la relation « galvaniser-zinc » :

    La galvanisation est l'action de recouvrir une pièce d'une couche de zinc dans le but de la protéger contre la corrosion. Le traitement est dit anticorrosif. Le mot vient du nom de l'inventeur Luigi Galvani, physicien italien ayant découvert le galvanisme.

    Pour les curieux : https://fr.wikipedia.org/wiki/Galvanisation

     

     

    Qu'il dit l'animal !


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  • .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Chris ( ex: Christine and the Queens )

     

    " La marcheuse "

     

    Chris, un drôle de personnage :

     

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Chris_(chanteuse)

    .

      

       

    La marcheuse,

     

    J’vais marcher très longtemps
    Et je m’en vais trouver les poings qui redessinent
    J’vais chercher éhontément
    Les coups portés sur moi
    La violence facile

    J’vais marcher tout le temps
    Et je m’en vais forcer les regards agressifs
    J’vais toujours au-devant
    Il me tarde de trouver
    La violence facile

    C’est
    Noël en mai, j’ai rien bu
    Bas de l’immeuble, t'as rien vu
    Quand moi j’avance furieuse
    Toute débaguée, les lèvres blêmes

    Attire à moi les oiseaux
    Le sang séché sur ma peau
    Les gens sourient de peur que
    Ma maladie de boxeur se prête

    J’vais marcher très longtemps
    Et je m’en vais trouver les poings qui redessinent
    J’vais chercher éhontément
    Les coups portés sur moi
    La violence facile

    J’vais marcher tout le temps
    Et je m’en vais forcer les regards agressifs
    J’vais toujours au-devant
    Il me tarde de trouver
    La violence facile

    C’est les idées claires que j’attends
    Une mauve émerge sur la tempe
    La solitude, c’est parfait, quand ça tape il n’y a
    Personne qui pleure

    Fièvre au matin, nouvel air
    J’m’en suis fait, je vais m’en défaire
    Ah la blessure c’est plus rien, j’ai connu pire
    J’ai connu la honte

    J’vais marcher très longtemps
    Et je m’en vais trouver les poings qui redessinent
    J’vais chercher éhontément
    Les coups portés sur moi
    La violence facile

    J’vais marcher tout le temps
    Et je m’en vais forcer les regards agressifs
    J’vais toujours au-devant
    Il me tarde de trouver
    La violence facile

     

    Bon partage ... choix étonnant de ma part ... non ? 

     

    Rotpier

     


    5 commentaires
  • Certains ont leurs Zozios, le Rotpier a ses chouettes Chouettes !

    Elles sont féminines ou masculines  et assez BCBG… quoique !

    Il leur arrive fréquemment de se voler dans les plumes sans ménagement ! 

     Elles sont, selon les circonstances, sentencieuses, drôles, percutantes, graves, irrévérencieuses, taclantes et même parfois … grivoises, mais toujours en utilisant un vocabulaire respectueux… enfin presque !

    Le Rotpier l'homme qui murmurait (2)

     

    Les hululucubrations abracadabrantesques

    des chouettes Chouettes du Rotpier

     

    les-chouettes-chouettes-229

     

     

    Signature Rotpier

     

     

    ... Je vous chouette une bonne distraction

    ... et une bonne journée !

     


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  •  

    Préambule :

    Je vous propose une étude de marché totalement gratuite afin de vous guider sur le choix d'une religion si vous n'en avez pas encore ou si la vôtre vous déçoit un tantinet. Je ne ferais aucune quête à l'issu de ma prestation, je vous demanderais simplement de me donner votre avis et vous avez l'assurance de n'être ni fichés ni catalogués et que les GAFAM l'auront dans le baba !

    Allez en paix mes sœurs et mes frères, que la sérénité soit avec vous et que la sénilité vous épargne le plus longtemps possible ...

    Pierre

     

     

    Lueur divine dans le ciel

    Image du net

    .

    On ne choisit pas sa religion à la légère,

     

    Je concède aisément un penchant pragmatique :

    j’aime bien essayer avant de m’engager !

    Alors vous pensez bien que du coté mystique

    j’aie voulu tout tester avant d’emménager !

     

    Ce fut vraiment ardu pour négocier l’affaire,

    dans leurs sièges sociaux les PDG sont rois !

    A Rome ou n’importe où on a d’abord à faire

    aux sous-fifres zélés et on porte sa croix !

     

    Etant très obstiné j’ai réussi quand même

    à obtenir l’aval de quelques grands patrons,

    certains m’ont éconduit d’une façon extrême,

    d’autres m’ont ignoré comme un vulgaire étron !

     

     Déjà cette expérience a été bénéfique

    pour l’évaluation des cadres supérieurs

    car, comment voulez-vous que tourne une boutique

    si son encadrement n’est pas dans les meilleurs !

     

    Laissez-passer en poche et en toute droiture

    j’ai fait des stages dans pas mal de religions,

    écoutant et notant, des Saintes Ecritures

    à leur application sur les populations.

     

    Je n’ai pas occulté le passé de chacune,

    le présent c’est  bien mais il y a le passif !

    Quand on fait un bilan pas question de lacune :

    pour la balance il faut vraiment de l’objectif !

     

    J’ai donc roulé ma bosse aux quatre coins du monde,

    certains très reculés et séparés de tout,

    d’autres très avenants où la richesse abonde,

    j’ai beaucoup observé sans gène ni tabou !

     

    J’ai d’abord abordé la religion chrétienne :

    Catholiques, Orthodoxes et aussi Protestants

    divisés eux aussi par des querelles anciennes

    en Mormons, Mennonites et Amish militants.

     

    Après ce fut l’Islam et d’abord les Sunnites

    qui croient que Mahomet a eu des successeurs,

    je suis allé bien sûr aussi chez les Chiites

    qui contestent cela aussi fort que ma sœur !

     

    Je suis parti ensuite pour étudier l’Indouisme

    qui itou se décline en plusieurs divisions :

    Jaïnismes, Sikhisme et puis Zoroastrisme :

    je n’ai pas vu Zoro : grande désillusion !

     

    Je me suis attaqué juste après au Bouddhisme

    sans bouder pour autant : je suis un gars joyeux !

    Après le Taoïsme et le Confucianisme

    sans être plus confus qu’avec les autres dieux !

     

     Judaïsme, Animisme sont venus par la suite

    et puis je suis allé m’initier au Vaudou,

    c’est là que j’ai eu peur et que j’ai pris la fuite :

    c’est un culte violent et là j’ai mis les bouts !

     

    En Jamaïque j’ai vu le Rastafarisme,

    cher à Bob Marley mais pas à Raffarin !

    J’ai fini au Japon avec le Shintoïsme,

    après je suis rentré : j’en avais plein les reins !

     

    Je reconnais quand même avoir croisé la route

    d’un gars exceptionnel : le Dalaï Lama !

    Mon scepticisme aigu virait à la déroute

    mais j’ai du me sauver à cause des chinois !

     

    Travail intéressant mais tâche fatigante,

    c’est affolant de voir le nombre de bastions

    administrés souvent de manière intrigante :

    sous les aspects feutré mijote l’ambition !

     

    Quand il faut remplacer le plus haut dignitaire,

    pour chaque religion c’est le ballet des clans,

    les discutions sans fin enrobées de mystère

    les tractations dans l’ombre et tout le bataclan !

     

    Après avoir pesé le pour et puis le contre

    pour chaque religion je n’ai pas pu trancher !

    J’ai rangé mes rapports : aucun ne me démontre

    que l’une ou l’autre soit plus apte à me brancher !

     

    En désespoir de cause et sans aucun séisme

    intellectuel pour moi j’ai rejoint tous ceux qui

    ne croient en aucun Dieu, j’ai choisi l’athéisme :

    mon âme a déserté et a pris le maquis !

    .

                                            Pierre Dupuis

     

     

     


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  •  

    Réponse pour le rébus :

    Je viens de la mettre sur le billet d'avant … « rébus » ! 

     Un grand bravo à ceux qui avaient trouvé !

     

    Et pis c'est tout Rotpier


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  • .

    Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?

    Juste comme ça, pour se dégourdir

    un peu les neurones !

     

     

     

    Petite aide au rébus

    (les champions s'en passeront !) :

    .

    C’est un rébus qui n'est pas très élégant je le confesse ( et je ne me confesse pas souvent ! ) mais il faut bien dépeindre les choses telles qu'elles sont ou telles qu'elles seront ... 

     

    1ère ligne, 2ème image : " - - - " César qu'il dit le centurion romain ! ( l'autre aussi ! ) 3ème image : le mec est malade et il a une sacrée "  - - - -  " ... et pis c'est tout ! 

    2ème ligne, 1ère image :attention passage de  " - - - - - " !  2ème image  un " - - -  " de sable ou d'autre chose !

    4ème ligne, 1ère image:  un "  - - - - - " de bus ! 

    5ème ligne, 3ème image :une partie de l'arbre ! Dernière image : la colombe est le symbole de la  "  - - - - " !  

    6ème ligne, 2ème image: " - - - " est ce personnage ?  3ème image : la moitié du prénom du volatile ! 4ème image : quand son nez s'allonge, il  " - - - - " !

    7ème ligne, 1ère image : l'autre nom de l'arobase !  ( l'autre aussi ! )

    9ème ligne, 1ère image : endroit où se tenait la vigie sur les anciens voiliers ! 4ème image : Éole est le dieu du  " - - - -  "  !  5ème image : l'assassin " - - - " au présent de l’indic à tifs un mec peu recommandable et très chevelu ! 

    11ème ligne, 3ème image : en direct : " U " !      Dernière image : le serpent fait toujours "s" !

    12ème ligne, 1ère image : "oui " en allemand et attention à l'articulation : on divise en deux et la 1ère lettre va à l'image précédente et l'autre à la suivante ! ... C'est clair ou je vous le chante ? Il vrai qu'en ce moment j'ai des problème d'articulations... la vieillesse sans doute !

     

    Et pis c'est tout !

    Allez, au boulot ! Il est assez long, donc, prenez vite votre crayon et ne vous mêlez pas les pinceaux !

     

    Réponse :

    Elle avait tout du vieux tableau et les araignées ne s’y trompaient pas qui commençaient à tourner autour d’elle, une plus aventureuse avait même réussit à atteindre le plafond ! 

     

    Remarque :

    A propos du bonus, ce n’est pas que je sois enclin à ne pas tenir mes promesses (je ne suis pas un homme politique !) mais je me suis tout simplement fourvoyé en faisant un copié-colle du titre de la semaine dernière où il y avait 2 rébus courts !

    Je m’en excuse platement comme la raie le fait !

    Allez en paix mes sœurs et mes frères, que la sérénité soit avec vous !

    Le Rotpier 

     

     

    Qu'il dit l'animal !


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  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    Yves Montant :

    « Barbara »

     

    Un texte de Jacques Prévert.

    Pas facile à chanter et je trouve la prestation

    d’Yves Montant superbe !

    .

      

       . 

    Barbara

     Rappelle-toi Barbara
    Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là
    Et tu marchais souriante
    Épanouie ravie ruisselante
    Sous la pluie
    Rappelle-toi Barbara
    Il pleuvait sans cesse sur Brest
    Et je t'ai croisée rue de Siam
    Tu souriais
    Et moi je souriais de même
    Rappelle-toi Barbara
    Toi que je ne connaissais pas
    Toi qui ne me connaissais pas
    Rappelle-toi
    Rappelle-toi quand même ce jour-là
    N'oublie pas

    Un homme sous un porche s'abritait
    Et il a crié ton nom
    Barbara
    Et tu as couru vers lui sous la pluie
    Ruisselante ravie épanouie
    Et tu t'es jetée dans ses bras
    Rappelle-toi cela Barbara
    Et ne m'en veux pas si je te tutoie
    Je dis tu à tous ceux que j'aime
    Même si je ne les ai vus qu'une seule fois
    Je dis tu à tous ceux qui s'aiment
    Même si je ne les connais pas

    Rappelle-toi Barbara
    N'oublie pas
    Cette pluie sur la mer
    Sur ton visage heureux
    Sur cette ville heureuse
    Cette pluie sur la mer
    Sur l'arsenal
    Sur le bateau d'Ouessant
    Oh Barbara
    Quelle connerie la guerre
    Qu'es-tu devenue maintenant
    Sous cette pluie de fer
    De feu d'acier de sang
    Et celui qui te serrait dans ses bras
    Amoureusement
    Est-il mort disparu ou bien encore vivant
    Oh Barbara

    Il pleut sans cesse sur Brest
    Comme il pleuvait avant
    Mais ce n'est plus pareil et tout est abîmé
    C'est une pluie de deuil terrible et désolée
    Ce n'est même plus l'orage
    De fer d'acier de sang
    Tout simplement des nuages
    Qui crèvent comme des chiens
    Des chiens qui disparaissent
    Au fil de l'eau sur Brest
    Et vont pourrir au loin
    Au loin très loin de Brest
    Dont il ne reste rien

     

    Bon partage !

     

    Rotpier


    7 commentaires
  • Certains ont leurs Zozios, le Rotpier a ses chouettes Chouettes !

    Elles sont féminines ou masculines  et assez BCBG… quoique !

    Il leur arrive fréquemment de se voler dans les plumes sans ménagement ! 

     Elles sont, selon les circonstances, sentencieuses, drôles, percutantes, graves, irrévérencieuses, taclantes et même parfois … grivoises, mais toujours en utilisant un vocabulaire respectueux… enfin presque !

    Le Rotpier l'homme qui murmurait (2)

     

    Les hululucubrations abracadabrantesques

    des chouettes Chouettes du Rotpier

     

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    les-chouettes-chouettes-225

     

     

    Signature Rotpier

     

    ... Je vous chouette une bonne distraction

    ... et une bonne journée !

     

     


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  • Tôt ou tard, il arrive un moment où le fait de survivre n'est plus que difficilement supportable ... alors la vie est plus pénible que la mort.

     

    Dans la maison vide

    .

    Dans la maison vide,

     

    Bien sûr, il lui restait la vie

    … et aussi son petit chien noir,

    mais elle n’avait plus envie,

    souvent, de quitter son peignoir.

     

    Pendant ces jours longs et sinistres,

    sans fin, elle tournait en rond,

    tout en puisant dans le registre

    de sa mémoire … au plus profond.

     

    Elle passait de pièce en pièce

    dans la maison beaucoup trop grande,

    revivant les scènes de liesses

    … les jours de bonheur à revendre !

     

    Mais maintenant tout était vide,

    le lourd silence étourdissant

    rendait son visage livide

    et son moral déliquescent.

     

    Les quelques pas sur la terrasse

    et son regard sur le jardin,

    la rendaient encore plus lasse :

    les beaux massifs étaient bien loin.

     

    Le chiendent y régnait en maître,

    le gazon n’était plus tondu,

    la haie faisait plus de trois mètres

    et le vieux puits était fendu.

     

    L’entretien n’était plus possible :

    trop onéreux pour son budget,

    dans les charges incompressibles,

    pas de place pour le sujet.

     

    Car en plus de la solitude

    l’argent commençait à manquer,

    de plus en plus d’incertitudes :

    des revenus bien étriqués.

     

    Il n’y avait pas de mystère,

    elle avait compris que malgré

    un train de vie des plus austères

    viendrait le jour tant redouté.

     

    Un jour vraiment épouvantable :

    celui de vendre la maison !

    Un jour - ô combien - détestable,

    un jour à perdre la raison !

     

    Un pan entier de son histoire

    allait alors se détacher,

    une secousse vibratoire

    où son cœur pourrait bien lâcher !

     

    Sans croire, elle priait quand même :

    «  Que je voudrais mourir avant !

    Ne jamais trancher ce dilemme

    … peut-être avancer le cadran ? »

     

    Et ces jours-là la vieille dame,

    revivant les scènes d’antan,

    n’essuyait même plus ses larmes :

    il y en avaient tant et tant.

     

                            Pierre Dupuis

     

     

    Dans la maison vide 2

    Les images sont du net, la première est retouchée.

     

     


    5 commentaires
  •  

    Réponse pour les rébus :

    Je viens de la mettre sur le billet d'avant … « rébus » ! 

     Un grand bravo à ceux qui avaient trouvé !

     

    Et pis c'est tout Rotpier

     


    2 commentaires
  • .

    Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?

    Juste comme ça, pour se dégourdir

    un peu les neurones !

     

     

    Petite aide au rébus

    (les champions s'en passeront !) :

    .

    C’est un rébus un peu théâtral, aurait-il fait plaisir à Edmond ? ...Vous pouvez répondre au pif !

     

    2ème ligne, 3ème image : le cri de l'animal ! 

    3ème ligne, dernière image: la boisson favorite des rosbifs ! 

    4ème ligne, 1ère image: un diagramme de " - - - " et pas pour les bourricots ! 

    5ème ligne, 4ème image : lieu ou sont parqués de animaux sauvages ... beurk !

    6ème ligne, 3ème image: le serpent fait toujours "s" !

    7ème ligne, 2ème image : lieu ou se tenaient des marchés dans le temps, il en existe toujours de très belles ! 3ème image : un arbre qui devait être cher à Shakespeare ! ( la gymnastique avec l'enchaînement de l'image suivante n'est pas très facile ... je le reconnais mais je suppute que vous allez enjamber le problème allègrement ! )

    Dernière ligne : le cri du bébé quand il chouine ! 

     

    Et pis c'est tout !

    Allez, au boulot ! Il est très court et pas très difficile sauf à l'endroit signalé !

     

    Réponse :

    Quand Cyrano de Bergerac mettait son nez dans les affaires des autres cela allait très loin ! 

     

    xxxxxxxxxxxxxxx

     

    Second rébus pour les amateurs :

     

     

    C’est un rébus-adage du Rotpier ... pas piqué des vers !

     

    1ère ligne, 1ère image: le serpent fait toujours " s " ! ( l'autre aussi ! ) 

    2ème ligne, 1ère image : un diagramme de " - - - " et pas pour les bourricots ! Dernière image : ce n'est pas la nuit ! 

    3ème ligne, 3ème image: " - - - " est ce personnage ! ( l'autre aussi ! )

    5ème ligne, 2ème image : la marque qui fabriquait le fameux petit beurre que l'on trouve toujours dans les quartiers défavorisés ...

    6ème ligne, 3ème image: attention : " - - - - " les marrons ! 

    7ème ligne, 1ère image : sorte de pâté de tête de cochon ou de sanglier et je vous interdis de dire que j'en ai une drôle ! 

     

    Certains diront que ce rébus est brillant et d'autres terne : chacun voit les choses à sa manière et ça reflète sa façon d'être et de penser. Bon, j'arrête de philosopher car vous avez du boulot à faire !

     

    Réponse :

     

    Ce ne sont pas toujours les femmes qui se font le plus reluire qui ont les chaussures les mieux cirées !

     

    Il n'était pas piqué des vers: je vous avais prévenu !

     

    Et voila !

    Vous en avez eu deux ( comme le curé d'Evreux ... vieux dicton normand ! ) pour le prix d'un !

    Que dit-on au Rotpier ?  Hein ? 

          

     

     

    Qu'il dit l'animal !

     


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  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    «  La Mamma »

     

    « Charles Aznavour »

     

    … Bien difficile de faire un choix ...

     

     


    La Mamma


    Ils sont venus, ils sont tous là
    Dés qu'ils ont entendu ce cri
    Elle va mourir la Mamma

    Ils sont venus, ils sont tous là
    Même ceux du sud de l'Italie
    (Il) Y a même Georgio, le fils maudit
    Avec des présents plein les bras

    Tous les enfants jouent en silence
    Autour du lit sur le carreau
    Mais leurs jeux n'ont pas d'importance
    C'est un peu leur dernier cadeau à la Mamma

    On la réchauffe de baisers
    On lui remonte ses oreillers
    Elle va mourir la Mamma

    Sainte Marie pleine de grâce
    Dont la statue est sur la place
    Bien sûr vous lui tendez les bras
    En lui chantant "Ave Maria"

    Ave Maria
    Il y a tant d'amour, de souvenirs,
    Autour de toi, toi, la Mamma
    Il y a tant de larmes, et de sourires,
    A travers toi, toi, la Mamma

    Et tous les hommes ont eu si chaud
    Sur les chemins de grand soleil
    Elle va mourir la Mamma

    Qu'ils boivent frais le vin nouveau
    Le bon vin de la bonne treille
    Tandis que s'entassent pêle-mêle,
    Sur les bancs, foulards et chapeaux

    C'est drôle, on ne se sent pas triste
    Prés du grand lit de l'Affection
    (Il) Y a même un oncle guitariste
    Qui joue en faisant attention
    A la Mamma

    Et les femmes se souvenant
    Des chansons tristes des veillées
    Elle va mourir la Mamma

    Tout doucement, les yeux fermés
    Chante comme on berce un enfant
    Aprés une bonne journée
    Pour qu'il sourit en s'endormant

    Ave Maria
    Il y a tant d'amour, de souvenirs,
    Autour de toi, toi, la Mamma
    Il y a tant de larmes, et de sourires,
    A travers toi, toi, la Mamma
    Que jamais, jamais, jamais,
    Tu (ne) nous quitteras

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


    5 commentaires
  • Certains ont leurs Zozios, le Rotpier a ses chouettes Chouettes !

    Elles sont féminines ou masculines  et assez BCBG… quoique !

    Il leur arrive fréquemment de se voler dans les plumes sans ménagement ! 

     Elles sont, selon les circonstances, sentencieuses, drôles, percutantes, graves, irrévérencieuses, taclantes et même parfois … grivoises, mais toujours en utilisant un vocabulaire respectueux… enfin presque !

    Le Rotpier l'homme qui murmurait (2)

     

    Les hululucubrations abracadabrantesques

    des chouettes Chouettes du Rotpier

     

    Les chouettes Chouettes 180

    xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

    Les chouettes Chouettes 182

    xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

    Les chouettes Chouettes 183

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    Les chouettes Chouettes 187

    xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

    Les chouettes Chouettes 186

    xxxxxxxxxxxxxxxxxxx

     

     

    Signature Rotpier

     

     

    ... Je vous chouette une bonne distraction

    ... et une bonne journée !

     

     

     


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  •  

     

     

    Image du net

     

    Avertissement :

    Sonnet qu’une petite amusette qui fera probablement un four et retombera rapidement.

     

    Le faux mage,

     

    Contre une somme rondelette

    En manipulant les tarots

    Il lui avait promis de beaux

    Jours devant lui avec Paulette.

     

    Paulette était vraiment bien faite

    C’était un joli petit lot

    Et en plus du coté cerveau

    Elle égalait la sous-préfète !

     

    Un jour il s’était déclaré

    Elle lui avait ri au nez !

    Tout fulminant et blanc de rage

     

    Il alla mettre d’un bon pas

    Un fameux soufflet au faux mage

    Qui se leva et retomba !

     

               Moralité :

    Quand on promet n’importe quoi

    que l’on soit quidam ou bien mage

    on doit s’attendre à des dommages

    collatéraux ça va de soit !

     

    Il convient de rester prudent

    pour les bons ou mauvais augures

    si l’on veut garder sa figure

    intacte avec toutes ses dents !

     

    La cartomancie est un art

    où il vaut mieux courir très vite

    afin d’éviter les poursuites

    des grands déçus et des cornards !

     

            Moralité étendue :

    Si on doit faire un diagnostic

    moins on en dit mieux on se porte

    même quand on sonne à ma porte

    j’édulcore mon pronostic !

     

    Et si je peux je ne dis rien

    ou mieux encore je m’esbigne

    si je flaire bonheur ou guigne

    je ne m’en ouvre qu’à mon chien !

     

    Lui comprend tout sans s’offusquer

    et comme il n’en a rien à faire

    si ce ne sont pas ses affaires

    il se remet à roupiller !

     

    Si l’on y regarde de près

    mon chien est un grand philosophe

    il sait flairer les catastrophes

    mais aussi garder des secrets !

     

    Il sait très bien que les humains

    sont infiniment versatiles

    et que même le plus habile

    des devins en perd son latin !

     

    Je l’aime et il me le rend bien

    nous sommes faits pour nous entendre

    mais je ne vais pas trop m’étendre

    sur le sujet ça il y tient !

     

    Je suis moi-même un peu devin

    mais je ne le dis à personne

    quand on m’appelle ou qu’on me sonne

    je m’amuse à jouer au crétin !

     

    Je suis assez bon comédien

    j’arrive à endosser le rôle

    certains ne trouvent pas ça drôle

    il y a des mauvais chrétiens !

     

    Ils m’en veulent je le sais bien

    et quand l’un d’eux parfois insiste

    en me qualifiant de jocrisse

    je rigole et lâche mon chien !

     

    Il se prend au jeu aussitôt

    montrant ses dents crachant sa bave

    alors qu’il est le roi des braves :

    mon chien a un coté cabot !

     

    Prenant ses jambes à son cou

    l’autre à cent à l’heure démarre

    nous on se bidonne on se marre

    heureux d’avoir fait un bon coup !

     

    Je vous présenterais mon chien

    il vous jugera sur la bouille

    ne jouez pas les niquedouilles

    lui aussi est un peu devin !

     

    Si l’examen est concluant

    il vous fera une léchouille

    mais si il sent la moindre embrouille

    il prendra un air méprisant !

     

    Il s’en ira d’un port hautain

    ignorant tous vos dithyrambes

    et vous la queue entre les jambes

    vous irez vers votre destin !

     

    Ne venez pas chialer chez moi

    car je vous aurais mis en garde

    et devant votre mine hagarde

    je vous dirais « Bien fait pour toi ! »

     

           Remarque :

    Il est certain que j’ai brodé

    car partant d’un petit sonnet

    j’arrive à en faire des tonnes

    sans même chahuter les nones !

     

    John ne m’aurait pas pardonné

    sous la terre il aurait hurlé

    en me traitant de sale engeance

    ou de raclure avec violence !

      

    Yoko Ono m’aurait aussi

    causé pléthore de soucis

    mais ceci est une autre affaire

    je vous quitte car j’ai à faire !

     

    Ma femme vient de me siffler

    car j’ai mis au four un soufflet

    hors de question que je le rate

    j’en aurais gros sur la patate !

     

    Souhaitez-moi bon appétit

    moi je vous le souhaite aussi

    n’allez pas comme le faux mage

    déraper ce serait dommage !

     

    J’y reviendrai peut-être un jour

    si un soir sous mon abat-jour

    je relis ce joyeux délire

    et si de nouveau il m’inspire !

     

     En attendant, en attendant :

    Si un soir dans votre giron

    votre voisine de balcon

    vient quémander quelques présages

    ne dites rien c’est bien plus sage !

     

    Pour éviter de blablater

    mettez-vous plutôt à tourner

    sept fois la langue dans sa bouche

    tout en jouant à touche-à-touche !

     

    Ainsi pas de galimatias

    sur son avenir immédiat

    pas d’augure pas de promesse

    que du concret tout en souplesse !

      

                                                                Rotpier

     

     

    Le Rotpier par le Rotpier : image bidouillée !

     


    7 commentaires
  •  

    Réponse pour le rébus :

    Je viens de la mettre sur le billet d'avant … « rébus » ! 

     Un grand bravo à ceux qui avaient trouvé !

     

    Et pis c'est tout Rotpier


    2 commentaires
  • .

    Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?

    Juste comme ça, pour se dégourdir

    un peu les neurones !

     

     

     

    Petite aide au rébus

    (les champions s'en passeront !) :

    .

    C’est un rébus très court,  j'ai pitié de vos neurones aujourd'hui !

     

    1ère ligne, 2ème image: la moitié de ce que regarde ce garnement de Titeuf !  ( l'autre aussi ! )

    2ème ligne, 2ème image: "oui" en russe !

    3ème ligne, 3ème image: ce n'est pas la nuit !

    5ème ligne, 1ère image : il "  - - - - - " donc il est !  2ème image  " - - - " est ce personnage ?

    6ème ligne, 3ème image: petite la bête est lente !

     

    Et pis c'est tout !

    Allez, au boulot ! N'allez pas faire l'impasse de vous mettre hors-jeu  ! 

     

     Réponse :

    Si Zinedine Zidane décide un jour de faire des cures je pense qu’il optera pour La Bourboule ! 

     

    Nota:   Il était cadeau celui-là, hein !

     

     

    Qu'il dit l'animal !

     


    9 commentaires
  •  

     

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    «  Est-ce ainsi que les hommes vivent ?  »

     

    « Bernard Lavilliers »

     

    … Bien entouré le Nanard !

    Une belle reprise de Léo Ferré

    sur des paroles de Louis Aragon ... excusez du peu !  

     

     

     

     

    Est-ce ainsi que les hommes vivent ? 

    Tout est affaire de décor
    Changer de lit changer de corps
    A quoi bon puisque c'est encore
    Moi qui moi-même me trahis
    Moi qui me traîne et m'éparpille
    Et mon ombre se déshabille
    Dans les bras semblables des filles
    Où j'ai cru trouver un pays

    Cœur léger cœur changeant cœur lourd
    Le temps de rêver est bien court
    Que faut-il faire de mes jours
    Que faut-il faire de mes nuits
    Je n'avais amour ni demeure
    Nulle part où je vive ou meure
    Je passais comme la rumeur
    Je m'endormais comme le bruit

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent?

    C'était un temps déraisonnable
    On avait mis les morts à table
    On faisait des châteaux de sable
    On prenait les loups pour des chiens
    Tout changeait de pôle et d'épaule
    La pièce était-elle ou non drôle
    Moi si j'y tenais mal mon rôle
    C'était de n'y comprendre rien

    Dans le quartier Hohenzollern
    Entre la Sarre et les casernes
    Comme les fleurs de la luzerne
    Fleurissaient les seins de Lola
    Elle avait un cœur d'hirondelle
    Sur le canapé du bordel
    Je venais m'allonger près d'elle
    Dans les hoquets du pianola

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent?

    Le ciel était gris de nuages
    Il y volait des oies sauvages
    Qui criaient la mort au passage
    Au-dessus des maisons des quais
    Je les voyais par la fenêtre
    Leur chant triste entrait dans mon être
    Et je croyais y reconnaître
    Du Rainer Maria Rilke

    Elle était brune elle était blanche
    Ses cheveux tombaient sur ses hanches
    Et la semaine et le dimanche
    Elle ouvrait à tous ses bras nus
    Elle avait des yeux de faïence
    Elle travaillait avec vaillance
    Pour un artilleur de Mayence
    Qui n'en est jamais revenu

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent?

    Il est d'autres soldats en ville
    Et la nuit montent les civils
    Remets du rimmel à tes cils
    Lola qui t'en iras bientôt
    Encore un verre de liqueur
    Ce fut en avril à cinq heures
    Au petit jour que dans ton cœur
    Un dragon plongea son couteau

    Est-ce ainsi que les hommes vivent
    Et leurs baisers au loin les suivent ?

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


    6 commentaires
  • Certains ont leurs Zozios, le Rotpier a ses chouettes Chouettes !

    Elles sont féminines ou masculines  et assez BCBG… quoique !

    Il leur arrive fréquemment de se voler dans les plumes sans ménagement ! 

     Elles sont, selon les circonstances, sentencieuses, drôles, percutantes, graves, irrévérencieuses, taclantes et même parfois … grivoises, mais toujours en utilisant un vocabulaire respectueux… enfin presque !

    Le Rotpier l'homme qui murmurait (2)

     

    Les hululucubrations abracadabrantesques

    des chouettes Chouettes du Rotpier

     

     

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    xxxxxxxxxxxxxxxxxx

     

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    Signature Rotpier

     

     

    ... Je vous chouette une bonne distraction

    ... et une bonne journée !

     


    4 commentaires
  • .

    Après « L’impromptu N°1 sans queue ni tête de Rotpier » je vous propose «Impromptu N°2 pas pour mineur de Rotpier »

     Il y aura-t-il un « Impromptu N° 3 » ? Je ne le sais pas encore.

    Toujours est-il que je vous invite à déguster celui-ci en espérant qu’il vous sierra ainsi qu’a Léone !

     

    Image du net que je me suis échiné à dénicher ... allez savoir pourquoi ?

     

    Impromptu N°2 pas pour mineur de Rotpier

     

    Si je me plie sans rechigner

    si souvent je courbe l’échine

    si de longs moments je m’échine

    à trouver des vers bien peignés

    il me plait aussi de sauter

    par-dessus les hauts barbelés

    des règles de la prosodie

    celles qui font fermer sa bouche

    à la sincérité de souche

    n’ayant pas le droit de cité.

     

    Alors je saute la barrière

    et vais braconner sur des terres

    où les lois sont plus élastiques

    où les flics sont plus sympathiques

    ne sifflant que pour applaudir !

    Cela peut surprendre je sais

    estomaquer ou ébaubir

    et couper l’herbe sous les pieds

    ou bien décrocher des sourires.

    Il est bon de se libérer

    des archétypes et des entraves

    de s’affranchir des enclaves

    dès lors que l’on est trop bridé

    par un lourd carcan dogmatique

    hérissé de clous et de piques

    venant des confins asiatiques

    arrivant à pied par la Chine

    … mais à quoi sert que je m’échine

    si vous ne voulez pas marcher ?

      

    Pour illustrer cet exposé

    prenons un exemple à portée

    de toute main bien constituée

    pour peu qu’elle ne soit pas coupée.

     

    A demeurer dans un corset

    le sein s’étiole et se relâche

    mieux vaut alors le libérer

    et lui laisser sa liberté

    quitte à ce faire bien empaumer

    par la première main qui passe

    faisant preuve de grande audace

    en le massant au débotté !

    La comparaison est osée

    je le sais et la revendique

    je tire un peu sur l’élastique

    … lequel c’est à vous de choisir

    et de le faire sans rougir !

    Lâchez-vous y a pas de lézard

    mais n’allez pas le faire trop tard

    pour que ce soir je puisse rire !

     

    Oui c’est à vous que je m’adresse

    remuez-vous, bougez vos fesses

    ne laissez pas s’ankyloser

    votre cervelle allez osez !

    Il n’y aura pas de censure

    et nous les aurons à l’usure

    tous ces coincés du bigoudi

    ces congelés du saut du lit

    qui ne rient que quand ils se brûlent

    tous ces tenants de la férule

    près à donner de la cravache

    mort à ces cons mort à ces vaches

    comme le disait tonton Georges

    qui bénissait les soutiens-gorge

    surtout quand ils étaient à terre

    par l’entremise du savoir-faire !

     

    Voila voila mes bons amis

    à vous de jouer tout est permis

    dans la limite du raisonnable :

    surtout pas de gros mots à table !

    Une pincée de paillardise

    enrobée comme friandise

    d’un joli papier transparent

    laissant au rêve les tenants

    et les brûlant aboutissants

    pour les futés les connaisseurs

     les même qui se font masseur

    - en un seul mot il va de soit ! -

    ou je ne réponds plus de moi !

     

    J’attends donc avec gourmandise

    franchement sans goguenardises

    quelques réflexions bien comprises

    tout en sachant

    - qu’on se le dise ! -

    que je préfère aux grasses bêtises

    quelques subtiles mignardises !

     

                  Mais …

    Mais un petit coté chafouin

    bien empaqueté avec soin

    dans un riche vocabulaire

    n’est pas du tout pour me déplaire

    allez quérir vos dictionnaires !

    Car quand au détour d’une strophe

    que la rime soit pauvre ou riche

    un esprit aguerri déniche

    une astuce ou un jeu de mots

    un contrepet en gros sabots

    c’est une joie incomparable

    même si ce n’est pas plaçable

    dans un discours ou bien au scrabble !

    Je répète « A vos dictionnaires ! »

    compulsez-les tout azimut

    afin de trouver une chute

    à cet impromptu un peu brut.

    … Pourquoi pas quelques rimes en « ute » ?

     

    J’en connais qui je le suppute

    vous viennent aux lèvres mais … chut !

    Il convient de les emballer

    dans du latex ou du papier

    pour les rendre assez convenables

    et pourquoi pas bien présentables

    pour être déclamées à table

    sans que tonton Eugène tousse

    mais que tata Fernande glousse

    elle qui a bien connu Georges

    et qui sortait sans soutien-gorge

    digne héritière des suffragettes

    reine de nuit  dans les guinguettes

    … j’arrête l’énumération

    cela deviendrait polisson !

    Mais si certains en redemande

    j’ai en réserve des rimes en « ande »

    qui feraient plaisir à Fernande

    et des tonnes d’autres en « u »

    à vous en laisser sur le cul

    et à faire grimacer Lulu !

    Mais je les garde dans ma poche

    pour un soir de grande bamboche

    pour les francs et fins connaisseurs

    qui devront respecter ma sœur !

     

    En attendant je vous salue

    j’attends ferme vos plus-values

    qui ne seront pas imposées

    brutes ou bien aseptisées

    et là je m’y engage à fond

    j’ai glissé deux mots à Macron

    avant qu’il ne soit tout au fond !

    Son chien m’a dit « J’y veillerais

    compte sur moi je les aurais

    ceux qui voudraient te faire la peau.

    J’ai déjà mordu Benalla

    un gars qui ne me plaisait pas ! »

    Tous comptes faits lui est réglo

    c’est un gentil cabot Némo !

      

                                                                                Rotpier

     

    Image du net !

     

     

     

     


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    Réponse pour le rébus :

    Je viens de la mettre sur le billet d'avant … « rébus » ! 

     Un grand bravo à ceux qui avaient trouvé !

     

    Et pis c'est tout Rotpier


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  • .

    Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?

    Juste comme ça, pour se dégourdir

    un peu les neurones !

     

     

     

    Petite aide au rébus

    (les champions s'en passeront !) :

    .

    C’est un rébus-petite annonce du Rotpier qui ne manque jamais de tendre la perche à quelqu'un de méritant !

     

    1ère ligne, 1ère image: le serpent fait toujours " s " ! ( l'autre aussi ! ) Dernière image : avant "Akbar" dans la prière des musulmans !

    2ème ligne, 1ère image : il ne faut pas prendre le fils ! ( l'autre aussi ! ) 2ème image et en direct : " ch " !

    3ème ligne, 1ère image: en direct " U " ... cocote ! 

    4ème ligne, 1ère image: en direct " ti " !  ( l'autre aussi ! ) 

    5ème ligne, dernière image : il ne faut pas prendre le petit ! 

    6ème ligne, 2ème image: ce n'est pas un gars !  3ème image : petite, la sale bête est lente !

    7ème ligne, 3ème image : ils sont à poil !

     

    Et pis c'est tout !

    Allez, au boulot ! Il est très court et la barre n'est pas très haute à franchir ! Aussi, je vous en met un autre petit sans aucune aide ... pour les champions il sera facile !

     

    Réponse :

     

    Sauteur à la perche super motivé cherche très grande fille pour continuer à s’entraîner même au lit ! 

     

    xxxxxxxxxxxxxxx

     

    Second rébus sans aide pour les amateurs :

     

    C’est un rébus-adage du Rotpier qui voit toujours les choses sous un angle que les autres ne voient pas ! ... Les verrez-vous, vous ?

     

     

    Et voila ! Vous en avez eu deux ( comme les  - - - - - - - -  ! ) pour le prix d'un !

    Que dit-on au Rotpier ?  Hein ? 

     

     

     Réponse :

    Si tu as des baloches sous les yeux et que tu es seul, c’est que tu es vachement couché en chien de fusil ! 

    Nota: A ne pas mettre sous tous les yeux ! 

          

     

     

    Qu'il dit l'animal !


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  •  

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Georges Brassens »

    « Trompettes de la renommée »

     

    La remarque du Rotpier :

    Il ne faut confondre les trompes de Fallope

    et les trompes de    - - - - - -  !

    Pourtant la rime est riche !

     

     

     

    Les trompettes de la renommée

     

    Je vivais à l'écart de la place publique,
    Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique...
    Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
    Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir.
    Les gens de bon conseil ont su me fair' comprendre
    Qu'à l'homme de la ru' j'avais des compt's à rendre
    Et que, sous peine de choir dans un oubli complet,
    J' devais mettre au grand jour tous mes petits secrets.

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Manquant à la pudeur la plus élémentaire,
    Dois-je, pour les besoins d' la caus' publicitaire,
    Divulguer avec qui, et dans quell' position
    Je plonge dans le stupre et la fornication ?
    Si je publi' des noms, combien de Pénélopes
    Passeront illico pour de fieffé's salopes,
    Combien de bons amis me r'gard'ront de travers,
    Combien je recevrai de coups de revolver !

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    A toute exhibition, ma nature est rétive,
    Souffrant d'un' modesti' quasiment maladive,
    Je ne fais voir mes organes procréateurs
    A personne, excepté mes femm's et mes docteurs.
    Dois-je, pour défrayer la chroniqu' des scandales,
    Battre l' tambour avec mes parti's génitales,
    Dois-je les arborer plus ostensiblement,
    Comme un enfant de ch?ur porte un saint sacrement ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Une femme du monde, et qui souvent me laisse
    Fair' mes quat' voluptés dans ses quartiers d' noblesse,
    M'a sournois'ment passé, sur son divan de soi',
    Des parasit's du plus bas étage qui soit...
    Sous prétexte de bruit, sous couleur de réclame,
    Ai-j' le droit de ternir l'honneur de cette dame
    En criant sur les toits, et sur l'air des lampions :
    " Madame la marquis' m'a foutu des morpions ! " ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente
    Avec le Pèr' Duval, la calotte chantante,
    Lui, le catéchumène, et moi, l'énergumèn',
    Il me laisse dire merd', je lui laiss' dire amen,
    En accord avec lui, dois-je écrir' dans la presse
    Qu'un soir je l'ai surpris aux genoux d' ma maîtresse,
    Chantant la mélopé' d'une voix qui susurre,
    Tandis qu'ell' lui cherchait des poux dans la tonsure ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Avec qui, ventrebleu ! faut-il que je couche
    Pour fair' parler un peu la déesse aux cent bouches ?
    Faut-il qu'un' femme célèbre, une étoile, une star,
    Vienn' prendre entre mes bras la plac' de ma guitar' ?
    Pour exciter le peuple et les folliculaires,
    Qui'est-c' qui veut me prêter sa croupe populaire,
    Qui'est-c' qui veut m' laisser faire, in naturalibus,
    Un p'tit peu d'alpinism' sur son mont de Vénus ?

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Sonneraient-ell's plus fort, ces divines trompettes,
    Si, comm' tout un chacun, j'étais un peu tapette,
    Si je me déhanchais comme une demoiselle
    Et prenais tout à coup des allur's de gazelle ?
    Mais je ne sache pas qu'ça profite à ces drôles
    De jouer le jeu d' l'amour en inversant les rôles,
    Qu'ça confère à ma gloire un' onc' de plus-valu',
    Le crim' pédérastique, aujourd'hui, ne pai' plus.

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

    Après c'tour d'horizon des mille et un' recettes
    Qui vous val'nt à coup sûr les honneurs des gazettes,
    J'aime mieux m'en tenir à ma premièr' façon
    Et me gratter le ventre en chantant des chansons.
    Si le public en veut, je les sors dare-dare,
    S'il n'en veut pas je les remets dans ma guitare.
    Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
    Sur mon brin de laurier je m'endors comme un loir. 

    Trompettes
    De la Renommée,
    Vous êtes
    Bien mal embouchées !

     

    Bon partage !

    Rotpier

     

     


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  •  

    En souvenir de très bonnes vacances en pays Coëvrons-Mayenne 

    Photo personnelle

     

    A Célia et Philippe

    les maîtres de céans.

     

    Le Gîte des Étangs de Coët On,

     

    Niché entre champs et forêt

    En Pays Coëvrons-Mayenne

    Ce gîte de grand intérêt

    Est d’un abord des plus amènes.

     

    Il est bon d’y faire un arrêt

    Pour fuir la région parisienne

    Ou bien toute autre où le progrès

    Vers les nuisances nous entraîne.

     

    Ici c’est le calme complet

    Au milieu des champs et des vaches

    Les écureuils tant qu’il leur plaît

     

    Font des parties de cache-cache !

    Il mérite bien des mentions

    Le joli gîte de Coët On !

     

    xxxxxxxxxxx

       

      Remarques :

    Si le calme ne vous plait pas

    si vous n’aimez pas la nature

    n’allez pas sur votre agenda

    noter cette villégiature !

     

    Si la foule est votre dada

    si vous n’aimez que les voitures

    ne venez pas dans ce coin là

    ce serait la déconfiture !

     

    Il y a bien plus de tracteurs

    que de voitures sur les routes

    les seuls bruits viennent du labeur

    dans les champs pas des autoroutes !

     

    Coté pêche c’est le bonheur

    les poissons attendent les lignes

    mais mieux vaut être fin pêcheur

    car les carpes sont très malignes !

     

    On y voit des martins-pêcheurs

    passer à très grande vitesse

    des pigeons ramiers jolis-cœurs

    roucoulant pour trouver princesse !

     

    Tout est calqué sur les saisons

    ici la nature commande

    tout est verdure et non béton

    … ce n’est pas de la propagande !

      

    Et comme on dit en patois de pays :

     

    Nom d'nom d'cent mille d'charté d'pommes cuites 

    déblatérez point ce gît’ là 

    sinon j’ cré ben que là tout’ suite

    j’ m’en va vous met’ la goule en tas !

      

    ( C’était juste un petit clin d’œil

    une main tendue à l’histoire

    une séquence évocatoire

    du patois dont on fait le deuil.

     

    J’aime bien me ramentevoir

    du parler des vieilles personnes

    qui encore parfois résonne

    avec un pied dans le mouroir. )

                                  

                                                  Pierre Dupuis

     

    Photo personnelle

     

     


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  • .

    Avis de vacances !

     Chers ami(e)s  et internautes,

     Ce blog ne sera plus alimenté pendant

    2 semaines 1/2  à 3 semaines :

    il va donc maigrir !

     

    Le Rotpier sera en vacances du coté de Mayenne (53)

    à Bais pour être plus précis... Pierre aussi !

    .

     

    Mayenne  ( image du net )

     

    Situation géographique : image du net !

     

     

      

    Je vous laisse avec un peu de lecture:

    Le " Robinson pris au piège " de Pierre,

    bien que l'on soit un jeudi et non un vendredi !

     

     

    Pour ceux qui ne le connaisse pas ou bien pour ceux

    qui veulent le relire pendant mon absence sur la toile ... 

    Attention ! C'est assez long !

    Si vous avez le temps allez-y

    ... sinon, revenez à un autre moment !

     

       

    Image prise sur le net et modifiée par mes soins !   

    .

    Robinson pris au piège,

     

    Depuis trois ans déjà, je vivais sur cette île ;

    robinson volontaire et toujours décidé

    à ne plus retourner dans des milieux futiles

    générateurs, pour moi, d’avenir oxydé.

     

    J’avais fait table rase, en me coupant du monde,

    de toutes relations comportant des humains

    et je m’affranchissais doucement d’une blonde

    que j’avais bien longtemps supplié des deux mains.

     

    J’arrivais à un âge où la philosophie

    se trouve au fond de soi  - oublié tous les cours ! -

    bien qu’étant convaincu que leur sérigraphie

    imprègne à tout jamais, les écrits, les discours.

     

    Je passais tout mon temps en longues promenades,

    sur des grèves de rêve aux sables éblouissants ;

    je savais sur cette île une unique peuplade

    dont le village était sur un autre versant.

     

    Je ne les connaissais que du bout des jumelles.

    Ils vivaient simplement et avaient sous la main

    de quoi boire et manger de façon naturelle ;

    j’évitais à tout prix de croiser leur chemin.

     

    Me savaient-ils ici ?

     

    En y réfléchissant, il semblait peu probable

    que des centaines d’yeux ne m’aient pas découvert,

    car, même en y veillant, mes traces sur le sable

    s’ajoutaient tous les jours à des signes divers.

     

    Pourquoi m’évitaient-ils ? Je ne savais le dire

    et ce n’aurait été que des supputations :

    quand on n’en sait pas plus on devrait s’interdire

    de donner des avis risquant l’aberration !

      

    J’ai toujours détesté les  « si cela se trouve … »

    les « il se pourrait que … » et autres locutions

    qui n’ont pour autre but  - c’est ce que je réprouve ! -

    que de donner à boire aux saoules discussions !

     

    Ce point de vue aussi, avait pesé lourd

    dans mon choix d’exil volontaire.

     

    Dans ce fait avéré d’ignorance tacite,

    le temps coulait tranquille et pourtant un matin,

    l’espace d’un regard, tout bascula très vite :

    mon vœu de rester seul se trouva fort atteint !

     

    Alors que je pêchais des poissons de rivage,

    je sentis un regard se poser sur mes reins.

    J’excluais tout de suite un animal sauvage :

    trois ans de solitude affûtent les instincts !

     

     Mon regard balaya les rochers de la rive,

    arrondis par le sable emporté par le vent,

    sa longue silhouette aux chauds reflets de cuivre

    éclipsait la beauté des rayons du levant.

     

    Elle avait au poignet deux fines cordelettes

    -         un costume à vrai dire extrêmement ténu ! -

    et si l’on exceptait cinq à six gouttelettes,

    les rochers arrondis paraissaient bien moins nus !

     

    Miracle de la nature,

    la communion des formes confinait au sublime :

     

    Assemblage parfait de courbes harmonieuses !

    Un décor à lever des légions de pinceaux,

    à faire se signer des bigotes furieuses,

    à jeter dans les lits des milliers de puceaux !

     

    Acceptant sans ciller mon intime inventaire,

    elle avança vers moi, me montrant qu’elle aussi

    se passait volontiers de protocole austère,

    provoquant sans façon le plus chaud des lacis !

     

    Abjurant sur-le-champ mon vœu de solitude,

    je laissais libre cours à mes mâles instincts :

    un tremblement de chairs de grande magnitude

    agita nos deux corps dans le petit matin.

     

    Pas besoin de parler en telle circonstance,

    car la langue en amour - le langage s’entend ! -

    n’est pas un élément de très grande importance :

    on se comprend toujours dès lors que l’on s’étend !

     

    Quand le calme revint, nos regards se croisèrent

    -         sans s’occuper de moi, sans prendre mon avis ! -

    et sans mal apparent, ses yeux aux miens parlèrent

    en cet instant ouaté du désir assouvi.

     

    Je ne compris pas tout de leur conciliabule

    -         c’est un fait avéré : les yeux ont leurs secrets ! -

    sur le fil du regard, en adroits funambules,

    se croisent les serments dans des ballets discrets !

     

     Au terme de l’échange, en guise d’amulette,

    elle prit mon poignet pour y glisser du sien,

    regard devenu grave, une des cordelettes

    avec l’habileté d’un parfait magicien !

     

    D’un léger coup de rein l’impeccable plastique

    de son corps onduleux s’étira vers le haut.

    Les rayons du soleil par effet chromatique

    s’amusaient à changer la couleur de sa peau.

     

    Silhouette irréelle, elle s’évanouit.

     

    Je restais étourdi, sans bouger sur le sable.

    Ce n’était pas un rêve … un cauchemar non plus ;

    je ne m’accusais pas … quoiqu’un peu responsable,

    de cet acte réflexe en aucun cas voulu.

      

    Je conquis l’amitié des poissons de rivage

    en revenant souvent, m’abstenant de pêcher,

    tout du moins dans ce sens, car la beauté sauvage

    y revenait aussi : pourquoi l’en empêcher ?

     

    Elle arrivait toujours en costume identique,

    en guise de discours, me montrant son poignet.

    J’avais depuis longtemps appris la mimétique :

    les cordelettes-liens nous servaient de signet !

     

    Spectateurs assidus de nos folles étreintes,

    les oiseaux de bordure acquiesçaient à grands cris !

    Ajoutons à cela nos rires et nos plaintes

    et la plage héritait d’un vrai charivari !

     

    Cependant … quelques fausses notes

    venaient troubler le bel ordre établi.

     

    Il arrivait parfois qu’une semaine entière

    je ne la visse pas : où était-elle alors ?

    Cette interrogation n’étant pas la première,

    je m’aperçus du piège et je sentis ses mors !

     

    Trop tard pour m’arracher : la prise était solide !

    Mélange de regrets, de plaisirs, de soupirs,

    mes sentiments hachés, parfois, frôlaient le vide :

    je rêvassais sans cesse au lieu de déguerpir !

     

    Un jour elle arriva plus tard que de coutume.

    Je ne l’espérais plus et allais m’éloigner,

    je relevais de suite un détail de costume :

    Eve brune intégrale y compris le poignet !

     

    Ce détail mis à part, rien ne changea de suite

    dans le ballet rodé de nos ardents ébats,

    se donnant sans tabou, repoussant les limites,

    elle assumait son rôle en ces vaillants combats.

     

      C’est après le repos - que toute joute implique -

    que vint le changement. Quand, désir éloquent,

    du tremblement de chairs, je voulus la réplique,

    elle se déroba me laissant paniquant.

     

    Un long moment passa - parenthèse immobile -

    puis elle se leva me montrant son poignet ;

    je compris à l’instant : d’un geste malhabile,

    je lui rendis son lien puis courus m’éloigner.

     

    Combien de temps errais-je en suivant le rivage,

    à ressasser la chose, à chercher la raison ?

    Autant qu’il en fallait pour le grand lessivage

    de mon morne cerveau parlant de trahison.

     

    Je ne demandais rien que de vivre en ermite,

    de savourer la paix jusqu’à mon dernier jour ;

    pourquoi donc accepter un cadeau-dynamite

    quand on sait qu’il explose en vous broyant toujours !

     

    Ce qui prouve que l’homme a bien faible mémoire,

    regobant l’hameçon garni du même appât :

    il hisse sa bêtise en tare expiatoire

    et même les poissons ne s’y reprennent pas !

     

    Vidé de toute force et le cerveau en friche,

    je m’écroulais sur place et d’un coup m’endormis.

    La nuit fut écran noir - pas de rêve à l’affiche ! -

     d’une désolation comme il n’est pas permis.

     

    La lune me veilla, naufragé sur le sable.

    La fraîcheur matinale activa tous mes sens ;

    Je me surpris calmé, tout à fait responsable,

    abandonnant la grève … allant à contresens.

     

    Avec grande douceur, les vagues m’accueillirent

    et comme mon cerveau, mon corps se purifia.

    Equilibre parfait, sans jamais tressaillir,

    je goûtais les bienfaits de ce bonheur médiat.

     

    La mer ayant comprit ma grande lassitude,

    se referma sur moi, m’accueillant sans façon.

    Fossoyeuse efficace en toute latitude,

    elle connaissait l’homme et savait sa chanson.

     

    Il me restait encore un soupçon de croyance :

    que mon âme et mon corps pouvaient se séparer !

    Je prenais cette option - était-ce clairvoyance ? -

    au point où j’en étais, autant m’en emparer !

     

       Je mourus sans souffrir : ce ne fut que justice !

    Mon corps entre deux eaux flottait élégamment,

    un courant l’entraîna sur le bord d’un abysse

    qui faillit l’avaler définitivement !

     

    Une main secourable empêcha sa descente,

    le prenant par la main comme on prend un enfant.

    J’assistais à la scène et réserve décente,

    je restais en retrait tout en les observant.

     

    Quand il tourna la tête et qu’il vit la sirène,

    mon corps se démena comme étant possédé :

    tout ! - et même finir rongé par les murènes ! -

    plutôt que de céder à l’appât dénudé !

     

    Il avait avalé déjà bien trop d’arêtes :

    pas question de goûter à la femme poisson !

    Il sacrifia sa main d’une façon secrète

    et plongea sans regrets dans l’abîme sans fond.

     

    Je me retrouvais seul, alors pourquoi poursuivre

    ma quête de bonheur sans pouvoir y goûter ?

    Une âme sans son corps n’a plus raison de vivre,

    je disparus d’un coup dans un remous bleuté

                                                         

                                                     Pierre Dupuis

     

     

    Merci de m'avoir lu jusqu'à la fin !

    .

    A bientôt ... vers le 18 ou 20 septembre !

     


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  •  

    J'ai retrouvé tout à l'heure, tout au fond d'un placard, ce poème ancien dont je ne me souvenais plus ... aussi :

    Je vous le propose, sur l’heure et vous le poste de l’Eure.

    Et… quand c'est l’Eure c’est l’Eure,

    avant l’Eure c’est pas l’Eure,

    après l’Eure c’est plus l’Eure !

     

    Et, si vous aimez, n’hésitez pas à en reprendre engore et engore !

     

    Horloge biologique

    Image du net

     

    Sa dernière heure avait sonné,

     

    Il était là, gisant,

    enfin … ce qu’il en restait

    et ce n’était pas peu dire.

    C’était … c’était … comment définir

    … hallucinant, hallucinant et terrifiant.

    Il y en avait partout,

    au sol, sur les murs, au plafond,

    des gros et des petits bouts

    … il était éventré

    … complètement éventré.

    Dans son pied gauche

    une aiguille était plantée

    … la grande.

    Dans son œil, le gauche,

    … oui, le gauche aussi, allez savoir pourquoi,

    la petite s’était fichée.

    Une série de chiffres, romains,

    de un à douze mais dans un ordre libre

    pendait au lustre de part et d’autre ainsi qu’une main,

    … la droite… ce qui rétablissait un peu l’équilibre.

    Ses viscères, interminables spirales,

    étaient tout déroulés, tout détendus.

    Tout cela ne marcherait plus

    … indubitablement impossible à remonter.

    Sa dernière heure avait sonné.

     

    Cela faisait déjà un moment

    qu’il n’allait pas bien

    … il était décalé… oui, c’est ça, décalé,

    jamais à l’heure.

    On le sentait complètement perdu,

    pas bien dans sa peau assurément

    … son rythme circadien ne répondait plus.

     

    Et, aujourd’hui, d’heure en heure,

    son état avait empiré

    et sur le coup de midi et demi,

    sans perdre connaissance,

    il avait avalé son horloge interne

    comme d’autre leur bulletin de naissance

    et tout avait explosé !

    Fatal engrenage,

    la belle mécanique s’était désintégrée.

     

    Il était là, gisant,

    enfin … ce qu’il en restait.

    Sa dernière heure avait bel et bien sonné

    … définitivement.

    Terrible fin pour un horloger.

     

     

                                         Rotpier

     

     

     

    Vieux réveil cassé 2

     Image du net

     

     

     

     


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  •  

    Réponse pour le rébus :

    Je viens de la mettre sur le billet d'avant … « rébus » ! 

     Un grand bravo à ceux qui avaient trouvé !

     

    Et pis c'est tout Rotpier

     


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  • .

    Et si l’on faisait un petit arrêt rébus ?

    Juste comme ça, pour se dégourdir

    un peu les neurones !

     

     

     

    Petite aide au rébus

    (les champions s'en passeront !) :

    .

    C’est un rébus très carré du Rotpier qui fleure bon l'absurdité !

     

    1ère ligne, dernière image: l'assassin " - - -  " au présent de l'indicatif ! 

    3ème ligne, 1ère image: la suite de l'onomatopée d'Antoine !

    4ème ligne, 1ère image: c'est du cochon bien gras tranché en petits dés ou en lamelles !

    5ème ligne, 3ème image : autre nom pour un bus !

    6ème ligne, 3ème image: le mec a une sacrée " - - - - " ... et pis c'est tout !

    7ème ligne, 3ème image : tous ces objet sont  " - - - - - " ... comme vous allez l'être ce midi si vous n'être pas raisonnable à table ! 

    8ème ligne, 2ème image : il est comme moi: il  " - - - - - " beaucoup !

    9ème ligne, 2ème image : le sein bol de la "  - - - -  " !  Dernière image : il parait qu'elle s'envole quand on meure ... et mes g'nous !

    10ème ligne, 1ère image : le cri du bébé ! 3ème image : la moitié de la marque, c'est la règle !

    12ème ligne, 2ème image et en direct : le sein bol de la " vie " ! Dernière image :  le cri de la vache imité par la boite !

    Dernière ligne, 1ère :  le serpent fait "s" ! Dernière image : le personnage est tordu de  " - - - - " ! ... MDR !

     

    Et pis c'est tout !

     

    Allez, au boulot ! Ne restez pas sur place ou vous risquez de prendre racine. Venez plutôt m'aider à résoudre mon problème ... avec ou sans calculatrice ! 

     

     

    Réponse :

     Je m’évertue en vain à essayer d’extraire la racine carrée d’une carotte et je tourne en rond. Je pense que c’est râpé à moins qu’une âme charitable ne vienne me secourir !

     

     

     

    Qu'il dit l'animal !

     


    8 commentaires
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    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

     

    « Croisières méditerranéennes »

     

    « Bernard Lavilliers »

     

    … Un petit bijou de notre dur au cœur tendre

    et parce que rien n'a changé sauf peut-être empiré…

     

     

    Croisières méditerranéennes,

    Venus des hauts plateaux 
    Incendiés par la guerre, écrasés de soleil 
    Les fourmis silencieuses 
    Fouettées par la poussière, dévorées par le sel 
    On avait tous un jour 
    Imaginé la mer et la douceur du vent 
    Et dans cette nuit noire 
    On a payé si cher, on coule en dérivant 

    Croisière méditerranéenne 
    Sourire carnassier des murènes 
    Très loin des sirènes italiennes 
    Tu atteindras ces rives sombres 
    Très près des côtes siciliennes 
    Les vierges noires comme une traîne 

    Imaginer la mer 
    Qu'on a payé si cher 
    Imaginer la mer 

    On est venu de loin 
    Plus loin que tes repères à des millions de pas 
    On est venu à pied 
    Du fond de la misère, on nous arrête pas 
    Retourne à la maison 
    Et si y'en avait une, je ne serai pas là 
    Et la mer engloutit, dans un rouleau d'écume, mon chant et puis ma voix 

    Croisière méditerranéenne 
    Sourire carnassier de nous mêmes 
    Très loin des sirènes italiennes 
    Tu atteindras ces rives sombres 
    Très près des côtes siciliennes 
    Les vierges noires comme une traîne 

    Imaginer la mer 
    Qu'on a payé si cher 
    Imaginer la mer 
    Imaginer la mer 

    Nous dormons dans des villes 
    Ombre parmi les ombres, les longs couteaux tirés 
    À deux doigts de l’Europe 
    On a rêvé si fort, on commence à douter 
    Il est resté debout, devant les barbelés 
    Sous le ciel minéral 
    Tu commences à ramper 
    En dessous du silence, et dans l'oubli total 

    Croisière méditerranéenne 
    Sourire carnassier de nous mêmes 
    Très loin des sirènes italiennes 
    Tu atteindras ces rives sombres 
    Très près des côtes siciliennes 
    Les vierges noires comme une traîne 

    Imaginer la mer 
    Qu'on a payé si cher 
    Imaginer la mer

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     

     


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