•  

    Préambule :

     Je pars en fin de semaine en vacances du coté de Chinon.

    Retour vers le milieu de la 1ère semaine de juillet … si j’échappe aux flammes ou aux sbires du roi !

    Le Rotpier

     

    Petit bidouillage à partir d'une image du net !

     

     

    Au pays de Rabelais il ne faut pas s’étonner des énormités …

     

    Sur les traces de la pucelle

    ou

    Ce que j’espère de Chinon *

     

    Je pars du coté de Chinon

    comme l’avait fait la pucelle

    qui abhorrait les étincelles

    comme la tête de Cauchon !

     

    Et si là-bas j’entends des voix

    me demandant d’aller de suite

    bouter pour mauvaise conduite

    celui qui se prend pour le roi :

     

    J’enfourcherai mon canasson

    pour rejoindre à bride abattue

    l’Elysée avec ma massue

    pour aller fracasser Macron !

     

    Tout cela est déjà écrit,

    si Némo  me cherche des crosses

    je lui ferai des grosses bosses

    si c’est Brigitte… pareil aussi !

     

     

    J’affronterai Gérard Collomb

    qui de gauche est passé à droite

    je lui dirai ferme ta boite

    je ne parle pas aux félons !

     

    Je subirai l’inquisition

    je gémirai sous la torture

    voila ma destinée future

    je tiendrai bon sous la question !

     

    Je finirai sur le bûcher

    drapé de mon seul oriflamme

    à Rouen et au milieu des flammes

    sur la place du vieux marché !

     

    Mes cendres  iront au Panthéon

    quand on m’aura rendu justice

    au regard de ce grand supplice :

    cramer à poil sans pantalon !

     

                                                               Rotpier

     

     

    Nota :

    Je suis très pris avec mon association et mon départ en vacances en fin de semaine. Je vais essayer de passer faire un petit tour sur vos blogs aujourd’hui ou demain si je le peux.

    Bonne continuation à toutes et à tous !  

    Pierre


    4 commentaires
  • Il faut parfois avoir le courage de se faire porte-parole de causes délicates ...

    Rotpier

     

    Prostituée

    Image du net modifiée par mes soins !

    Avant-propos :

    Ce poème est d’une verdeur

    à offusquer les conformistes

    bien que certains avec ardeur

    nous côtoient avec pragmatisme !

     

    Il n’est pas fait pour les coincés,

    pour les gens de bonnes manières,

    il risque de fort agacer

    Ludovine de la Rochère !

     

    … Appelez moi … Mado  

     

    La valse des épithètes,

     

    C’est un métier un peu spécial,

    vous allez tiquer je suppute

    si je vous parle de social

    à propos du statut des putes !

     

    Ce mot je l’emploie à dessein

    alors que je ne l’aime guère,

    je le trouve très assassin

    au point de lui faire la guerre !

     

    Mais je n’ai vraiment pas le temps

    d’écrire une longue préface

    alors je me suis dit autant

    être rapide et efficace !

     

    Je me dois de vous préciser

    que j’en suis une à part entière,

    je ne cherche pas à biaiser

    je n’ai rien d’une cachotière !

     

    Voilà le décor est planté,

    laissons tomber la polémique,

    ne soyez pas épouvantés

    je pourrais être en politique !

     

    Je vous invite… en tout honneur

    - ne faite donc pas cette tête ! -

    à faire en simple promeneur

    le tour de tous nos épithètes !

     

    C’est un langage très fleuri

    qui ne fait pas dans la dentelle,

    je vous en offre un pot-pourri,

    allez j’y vais, je m’y attelle !

     

    Il y a ceux qui sont assez

    … comment dirais-je … acceptables

    et d’autres que l’on peut taxer

    de franchement désagréables !

     

    Commençons donc par ces derniers,

    allons-y avec allégresse,

    du pain béni pour chansonniers

    pour peu qu’ils brodent sur les fesses !

     

    Bifteck, bordille ou bien bourrin,

    cagnasse, cateau ou cavette,

    catin, chabraque ou bien ponette

    sans oublier bien sûr putain !

     

    Langouste, crevette ou gadou,

    garce, gigolette ou filasse

    belle avalanche de mots doux

    que j’augmente : poule et pétasse !

     

    On continue les jolis mots ?

    Poufiasse, pouliche ou galoupe,

    radasse, radeuse ou tréteau

    … j’en remets un peu pour la soupe ?

     

    Allez, encore quelques-uns :

    conasse, marmite ou gagneuse,

    roulure, souris, gagne-pain,

    trimardeuse ou bien tapineuse !

     

    Après ce beau tableau brossé

    passons à ceux moins sarcastiques

    mais qu’il faut quand même endosser :

    nous sommes loin du romantique !

     

    Il y a fleur de macadam

    ou de trottoir et puis cocotte,

    péripatéticienne … dam 

    c’est la classe au ras de la motte !

     

    Courtisane, créature ou

    demi-mondaine, horizontale,

    fille de joie, de rien du tout

    que pour quelques sous on emballe !

     

    Croqueuse ou marchande d’amour,

    dégrafée ou fille publique,

    de mauvaises mœurs et toujours

    les quolibets que ça implique !

     

    Je préfère belle de nuit

    ou hétaïre … c’est la classe,

    comme la nuit les chats sont gris

    cela nous évite la chasse !

     

    D’autres épithètes ont cours,

    la liste n’est pas exhaustive,

    ailleurs que dans les basses-cours

    d’autres poules sont très actives !

     

    Car il y a pire que nous :

    des femmes soit disant honnêtes,

    calculatrices jusqu’au bout

    grandes ouvreuses de braguettes !

     

    Notre tarif est affiché

    et il n’y a pas de magouille,

    pas plus que de plans ébauchés

    pour s’en mettre plus dans les fouilles !

     

    J’aurais pu glisser, c’est certain,

    une très belle rime en « ouille », 

     que chacun fasse son turbin :

    ceux qui en veulent se débrouille !

     

    La société nous met au ban

    pourtant nous lui rendons service

    en acceptant comme clients

    certains hommes pourris de vices !

     

    Pas besoin de légion d’honneur,

    juste un peu de reconnaissance,

    un peu moins d’esprit sermonneur

    … sans rêver que l’on nous encense !

     

    Depuis la loi Marthe Richard

    qui a fermé les maisons closes

    c’est aux bois ou sur les boulevards

    que les fleurs de trottoir éclosent !

     

    Sans demander de grands égards

    au moment où l’on nous culbute,

    nous aimerions que les fêtards

    ne nous appelassent pas putes !

     

    Je vous salue en espérant

    ne pas vous avoir pris la tête

    et je vous laisse au demeurant

    méditer sur ces épithètes !

     

    Si vous voulez en discuter

    j’en serais tout à fait ravie,

    nul besoin de me culbuter

    … sauf si vous en avez envie !

     

     

                                                                                         Rotpier … porte-parole de… Mado !

     

    Remarque : Cause déjà défendue !

     


    9 commentaires
  •  

    Un rituel pour nous tous les jours depuis ... 40 ans ! Quand l'enregistrement passe dans notre secteur, nous ne manquons jamais d'y aller !

     

    Image du net !

     

    Préambule :

    Il est un temps au déjeuner

    où bavarder n’est pas de mise

    une seule chose est permise :

    écouter et participer !

     

    Des questions de tous les niveaux,

    sans même avoir fait hypokhâgne

    après les Carnets de campagne

    c’est excellent pour les cerveaux !

     

    Pour les 1000 euros … banco !

     

    Célèbre jeu radiophonique

    sur les ondes de France Inter,

    printemps, été, automne, hiver :

    un rendez-vous emblématique !

     

    Au rythme du métallophone

    des questions de tout horizon

    sont posées dans la tradition

    à un couple de deux personnes.

     

    Quand je dis « couple » c’est « couplage »

    qu’il faut entendre, entendez bien,

    la sélection est le seul lien

    réunissant les personnages.

      

    Des bleues, des blanches et des rouges

    ce sont les couleurs des questions

    posées au duo sous pression

    qui font que les neurones bougent !

     

    Le jeu a lieu sur une scène

    dans une ville ou bien un bourg

    et c’est ainsi depuis toujours

    … il a atteint la soixantaine !

     

    C’est tous les jours de la semaine

    pendant l’heure du déjeuner

    qu’il entre dans tous les foyers

    apportant une joie certaine.

     

    Tous les mercredis les plus jeunes

    peuvent aussi s’y essayer

    et l’on reste parfois Stoufflet

    devant eux lorsque l’on déjeune !

     

    Souhaitons qu’encore elle dure :

    très longue vie à l’émission

    devenue une institution

    dans le jardin de la culture !

             

              Péroraison :

    Allez allez encouragez,

    il vous suffit de prononcer

    le mot magique … allez-y haut :

    « Banco banco banco banco ! »

     

                        Mais … 

    Je ne voudrais pas abuser

    de votre temps ni m’imposer

    ni même vous forcer la main

                                     alors …       à plus si vous le voulez bien !

     

                                                                                         Pierre Dupuis

     


    7 commentaires
  •  

    Nul besoin d’en dire plus long pour que vous compreniez la raison de mon absence sur les blogs…

    A mardi prochain… si l’ombre des cyprès m’ignore jusque là…

    Pierre

     

    Au suivant ...

      

     

     Image du net modifiée par Pierre

      

    .

    Cortège,

     

    En cortège derrière

    le dernier qui s’en va,

    que tu sois Paul ou Pierre

    tu y penses déjà :

     « Le prochain … ce sera moi ? »

     

    Doucement tu chemines

    et l’ombre des cyprès,

    voyant que tu rumines

    t’enveloppe de près

    et, dans un murmure elle te susurre :

     « Il est possible que ce soit toi ! »

     

    Pour le coup tu frissonnes

    et tu presses le pas,

    tu rejoins la colonne

    évitant le faux-pas

    en te marmonnant tout bas :

     

    « J’ai le temps … j’ai encore le temps

    … le temps de ne pas être devant. »

    Pourtant

    … pourtant … tu sens

    … tu sais

    que l’ombre des cyprès a quelques vues sur toi.

     

                                                        

                                                                                    Pierre Dupuis

     


    6 commentaires
  •  

    Il est certain que ce tableau et ce poème font froid dans le dos mais...  il faut de tout pour faire un monde et il existe des atrocités bien pires que celle-là...

     

    Préambule :

    Il y a dans ce tableau

    quelque chose qui glace les os.

    Une symbiose maléfique,

    un assemblage pathétique,

    quelque chose de pernicieux.

    Quelque chose comme … un suaire

    … un suaire gluant,  froid et vicieux

    qui, sournoisement,

    comme des sables mouvants,

    enveloppe les êtres de façon tentaculaire.

     

     

      Le cri Evard Munch

    « Le cri », tableau d’Edvard Munch

     

    Les cris,

     

    Au diapason

    … ils sont au diapason.

    Lui, le personnage,

    elle, la nature.

    Il n’y a pas un cri

    … il y a des cris !

    Qui provoque l’autre ?

    Qui entraîne l’autre ?

    Et ça crie !

    Et ça dure !

    Profonde déchirure

    amorce de rupture

    et le vide en dessous.

    Ça tourbillonne,

    ça frôle la torture

    … c’est la torture !

    Ça va droit dans le mur !

    Seule perspective,

    unique perspective :

    la dérive

    … la dérive encore

    … la dérive et la mort.

     

    Et ces deux-là qui s’éloignent

    et ces deux-là, sourds au drame

    … n’entendent-ils point ?

     

    N’entendent-ils point 

    ou … encore debout

    sont-ils déjà morts ?

                       

                                             

                                                Pierre Dupuis

     


    2 commentaires
  • .

    Il y a des mûres sur les murs

    et des murmures derrière les  murs

    et des tas d’autres choses c’est sûr

    plus ou moins claires et même obscures

    Mais on y voit aussi l’azur !

     

    Alors, je vous propose un poème déjà publié et en ces temps-là, j'étais ... au pied du mur !

     

    Le dicton du jour :

     « C’est au pied du mur qu’on voit le garçon »

     

     

    Mur

    Image du net

     

     

    Mon ami le mur,

     

    En lui faisant la courte échelle,

    je n’étais pas très innocent,

    j’avais vu que la demoiselle

    avait un beau tempérament !

     

    Le tissu de sa minijupe

    était vraiment très riquiqui,

    elle en était - pour sûr ! - pas dupe

    et en dessous c’était exquis !

     

    J’ai cultivé la maladresse

    faisant semblant de la lâcher,

    ma main a glissé sous ses fesses

    et a rampé sans la fâcher !

     

    Poussant plus loin mon avantage,

    j’ai vérifié qu’elles étaient deux !

    Quant à leur ligne de partage :

    j’ai failli me crever les yeux !

     

    Nous avons perdu l’équilibre,

    le mur que nous voulions franchir

    nous a glissé : « Vous êtes libres,

    il vous reste à vous affranchir ! »

     

    C’était un mur plein de sagesse

    qui connaissait les amoureux

    et à son pied la mousse épaisse

    formait un lit des plus moelleux !

    .

    Nous cultivions l’obéissance

    - il fallait bien obtempérer ! -

    nous avons fait mieux connaissance,

    sans chercher à se modérer !

     

    J’ai fait beaucoup de courte échelle

    et le mur m’a toujours aidé,

    quand je changeais de demoiselle

    il ne semblait pas offusqué !

     

    Mon vieux mur est toujours solide,

    je viens le voir de temps en temps,

    moi je ne suis plus si valide :

    ma courte échelle a fait son temps !

     

    A chacune de mes visites

    il me dit invariablement :

    « Tu n’amènes  plus de petite,

    ça me plaisait énormément ! »

     

    Il est vraiment resté robuste

    mais sa tête part à vau-l’eau :

    Alzheimer ! Ce n’est pas juste !

    Même les murs ont leurs fardeaux !

     

    Un jour je viendrais le rejoindre

    ne sachant plus très bien pourquoi,

    en observant la lune poindre

    nous n’auront plus le moindre émoi !

     

    Il sera temps que je trépasse,

    je ne veux pas de ces fauteuils

    où l’on dépose, où l’on entasse

    des corps déjà en demi-deuil !

     

    J’aimerais bien que l’on m’enterre

    au pied de mon fidèle ami,

    un peu de mousse, un peu de terre :

    qu’irais-je faire au paradis ?

      

     

                                                      Pierre Dupuis

     

    .


    6 commentaires
  • .

    Image du net !

     

    Exorde :

    C’était pour bien situer l’époque,

    dans les années mille neuf cent

    et même un petit peu avant

    ce sont ces temps-là que j’évoque.

     

    Un trésor d’un autre temps,

     

    En ces temps-là être à la page

    était de l’avoir en chevet

    ou pour le jour sur le buffet

    lieu idéal pour le partage.

     

    Mieux valait bien sûr savoir lire

    pour apprécier son contenu

    cela parait bien saugrenu

    mais loin de moi toute satire.

     

    Au plus profond de nos campagnes

    tous les hommes ne savaient pas

    lire et écrire loin de là

    et pas beaucoup plus leurs compagnes.

     

    Mais il y avait les images

    qui faisaient déjà bien rêver

    et le soir après le souper

    un enfant décryptait les pages.

      

    Et quelle fierté pour un môme

    de pouvoir aider ses parents

    en leur lisant tout simplement

    quelques lignes en monochrome.

     

    Jules Ferry l’avant-gardiste

    avait fait appliquer ses lois

    d’obligation sans passe-droit

    à l’école sans catéchiste !

     

    Certains foyers trop en mésaise

    ne possédaient pas ce trésor

    engendreur de rêves en or

    et ils en étaient mal à l’aise.

     

    Un usuel meilleur que la bible

    et mieux illustré de surcroit,

    du terre à terre auquel on croit :

    pas de blabla mais du tangible.

     

    Je vous parle d’un catalogue

    l’un des premiers à exister

    un outil à faire rêver

    à engendrer des monologues.

     

    Plusieurs milliers de références

    du fusil à l’harmonica :

    la caverne d’Ali Baba

    sans sésame et sans concurrence !

     

    Pour l’époque très en avance,

    nous étions avant mille neuf cent

    ce catalogue en noir et blanc

    a révolutionné la France !

     

    De quoi sortir de l’ignorance

    dans sa grande globalité

    beaucoup de gens et j’ai cité :

    le catalogue Manufrance !

      

    De la même manufacture

    venait une autre production

    c’était une publication

    poussant aussi à la lecture.

     

    Chasse ou pêche ou bien jardinage

    étaient les sujets abordés

    dans ce mensuel très consulté

    jusqu’aux fins fonds de nos villages.

     

    Tous les mois avec impatience

    on le guettait on l’attendait

    je parle du « Chasseur Français »

    qui avait une grande audience.

     

    Suite à la tourmente mondiale

    de la guerre de quatorze-dix-huit

    le mensuel porta au zénith

    … les annonces matrimoniales !

     

    Après la grande boucherie

    les hommes n’étaient plus nombreux

    il ne restait plus que des vieux :

    les champs étaient en incurie.

     

    Devenus une denrée rare

    ils étaient plus que courtisés

    aussitôt démobilisés

    ils étaient cueillis dare-dare !

     

    Ils avaient eu la grande chance

    de survivre à tous les combats

    aux obus aux gaz aux rats

    pendant cette infernale danse !

     

    Passer des tranchées à la terre

    c’était souvent aussi boueux

    mais grandement moins dangereux :

    plus de fumées plus de cratères !

     

    Tout un roman toute une époque

    surtout dans le monde rural

    il y aurait sans trop de mal

    de quoi en faire un long colloque !

     

    Un long colloque ou une thèse

    étayés par de vrais récits

    d’anciens ayant vécu ceci

    à la mémoire encore à l’aise.

     

              Précision subsidiaire :

    Ma famille étant en mésaise

    je n’ai connu que bien plus tard

    ces publications super star

    au seins des campagnes françaises.

     

                                                                    Pierre Dupuis

     

    Image du net ! 

     


    2 commentaires
  •  

    On commence par un tableau et ... on est entraîné beaucoup plus loin ...

     

    Soleil couchant à Ivry Guillaumin

    Image du net

    Avant-propos :

    Ce tableau peint par Armand Guillaumin (1841-1927)  en 1873 est une sorte de mise en garde avant l’heure sur les dangers de la pollution atmosphérique.

    Le peintre n'en avait certainement pas conscience à cette époque … de nos jours, cela parait évident... mais ...

     Pierre Dupuis

     

    Soleil couchant à Ivry,

     

    Sur un fond de ciel incendie

    Des fumées, immondes crachats,

    Nous donnent un avant-goût déjà

    Des pollutions des industries.

     

    Prémices de l’écologie,

    Ce tableau augure un combat

    Qui deviendra apostolat

    Pour ceux qui servent de vigies.

     

    Jusque là la ville d’Ivry

    N’était que campagne et taillis

    Mais les usines sont venues

     

    S’implanter en vastes bassins

    Comme autant d’horribles verrues,

    De monstres crachant leur venin !

     

    xxxxxxxxxxxxx

     

    Retombées,

     

    Le peintre en avait-il conscience ?

    Personne ne peut l’affirmer,

    Son esprit était sublimé

    Par les couleurs, pas la prescience.

     

    A cette époque les nuisances

    Étaient ardues à estimer,

    Comment pouvoir imaginer

    Les dégâts sur nos existences ?

     

    Aujourd’hui avec le recul

    On peut refaire les calculs

    Mais ce serait par trop facile !

     

    Alors que maintenant on sait

    On poursuit - pauvres imbéciles ! -

    À polluer plus que jamais !

     

     

    xxxxxxxxxxx

    Péroraison :

    Toujours est-il que Guillaumin

    À mis le pinceau sur la plaie

    De cet avenir qui effraie,

    Fruit de l’égarement humain.

     

    Ce n’est pas à la saint-glinglin,

    C’est une vérité  - la vraie ! - 

    Un jour il faudra que l’on paie

    Et il s’approche de demain !

     

    Et, s’il ne faut prendre qu’un seul exemple :

     

    C’est vraiment du je-m’en-fichiste

    Que d’extraire du gaz de schiste

    Sous l’aval urbi et orbi

     

    De dirigeants irresponsables

    Cédant aux pressions des lobbys

    Et qui plaideront non coupables !

     

    xxxxxxxxxxxxxxxxxx

     

     

    Péroraison de la péroraison :

     

    Pour convaincre les politiques

    Il faudra pour les combinards

    S’attaquer à leur crâne par

    … La fracturation hydraulique !

     

     

                                            Pierre Dupuis

     


    2 commentaires
  •  

    Image du net !

     

    L’histoire se passe en début de siècle dernier …

     

    Le monte-en-l’air sentimental,

     

    C’était il y a très longtemps,

    il vivait de cambriolages

    lui l’homme à la force de l’âge

    et elle au fort tempérament.

     

    Il en était fou amoureux

    mais elle était cuisse légère

    ses aventures passagères

    le rendaient vraiment fou furieux.

     

    Et un jour le drame arriva,

    il serra fort une lanière

    autour du cou de sa bergère :

    en peu de temps elle expira.

     

    Il la découpa en morceaux

    de façon vraiment méthodique,

    une manière bien pratique

    pour désorienter les perdreaux.

     

    Il savait manier le hachoir,

    les couteaux ainsi que les scies,

    il avait une décennie

    derrière lui en abattoir.

      

    Après trois mois de flottement

    il avait expurgé sa peine

    ainsi que le reste de haine,

    il n’avait plus trop de tourments.

     

    Il avait repris le métier

    de monte-en-l’air par habitude,

    il le faisait sans inquiétude,

    tranquillement en vieux routier.

     

    Dans le genre Arsène Lupin

    un peu moins élégant quand même,

    vivant de façon plus bohème

    mais gagnant largement son pain.

     

    En souvenir de son amour

    et afin de penser à elle

    de manière très solennelle

    il gardait dans son sac toujours …

     

    … à portée de main un tibia

    taillé d’un bout en pied de biche

    qu’il utilisait chez les riches

    quand il faisait une razzia.

     

    Un outil vraiment idéal

    pour forcer fenêtres et portes

    et toute la joie qu’il apporte

    pour quelqu’un de sentimental.

     

    On peut bien être monte-en-l’air

    et s’enticher d’une friponne

    au point que son cœur s’enjuponne

    et que l’on commette un impair.

     

    Et un jour il en commit un

    alors qu’il forçait une porte

    avec le tibia de la morte

    il ne vit pas les argousins.

      

    Ils lui tombèrent sur le dos

    alors qu’il rêvait à sa belle,

    il passa en correctionnelle

    et se prit vingt ans à Clairvaux.

     

            Moralité :

    Quand on pratique ce métier

    qui est assez funambulesque

    on évite le romanesque :

    pas la peine d’en rajouter !

     

    En lieu et place d’un tibia

    il aurait pu, sur l’étagère,

    dans le formol et solitaire

    garder son plus joli ténia.

     

      

                                                     Rotpier

     

     

     

    Image du net !

    Je ne suis pas certain que cela soit un ténia.

    Ce dont je suis persuadé c'est que cela ne doit pas être très bon à manger !

     

    Ah ! Poésie, quand tu nous tiens !

     


    2 commentaires
  •  

    Alors là, en ce moment,  j'ai une crise aiguë !  Comme tous les ans au printemps, voila que cela me redémange  ... et ce n'est pas le pollen ! 

    J'ai envie de filer des coups de pompes aux imbéciles, aux indécis, aux emmerdeurs !

     

    Démangeaisons et Godasses

    Image du net bidouillée par le Rotpier

     

    Poème remanié et quelque peu plus mordant vu le contexte actuel !

     

    Démangeaisons,

     

    Il est des gens qui m’agacent

    … qui m’escagacent au plus haut point !

     

    Ils tournent en rond,

    pour un oui, pour un non.

    Jamais content de leur tête dans la glace !

     

    Le steak ? Pas trop saignant … un peu quand même

    … mais pas à point … quoique … dès fois, j’aime …

     

    La voiture ? Couleur verte bien sûr !

    Mais … quel vert ? Surtout pas trop clair !

    Pas trop foncé non plus … quoique …

    tiens … et si on la prenait bleue ?

    Et ma sœur, t’as vu ses yeux !

     

    Il y est des gens qui me pilent,

    qui m’agacent,

    qui m’horripilent,

    qui m’escagassent !

    Tiens, j’en ai des démangeaisons

     au bout de ma godasse !

     

    Et ça blablate et ça jacasse !

    Et pis pas ci,  et pis pas ça !

    Ça c’est trop p’tit … ça c’est mastoc

    … mais c’est pas sûr … y faudrait voir …

    Et pis ma sœur, t’as vu son froc ?

    et ses p’tits strings dans le tiroir ?

     

    En politique c’est la cata

    ça sent l’embrouille et le caca !

    Un coup à gauche, un coup à droite,

    le grand écart à l’extrèm’ droite !

     

    Et que j’oublie tous les acquis

    même ceux par le sang conquis !

    Les congés payés ?

    … Mais ils ont toujours existé !

    Les heures supplémentaires majorées ?

    … Pareil, on n’est pas des demeurés !

    Retenez-moi, retenez moi

    ou je vais en exploser trois !

     

     

    L’histoire ils l’ont bien oubliée,

    ils sont prêts à tout avaler,

    les grands discours et les promesses

    ils sont là qui tendent les fesses

    pour mieux se faire … et là c’est dur

    pour moi d’éviter la censure !

     

    Et plus c’est gros et plus ça passe

    la vaseline, c’est efficace !

    Pas remboursée par la sécu

    mais faut pas déconner non plus !

     

    Et pis voila que le Macron

     lèche les bottes des curetons

    lorgnant sur les voix  des cathos :

    c'est sûr il n'y a pas photo !

    Car les susdits avec Fillion 

    l'avaient carrément eu dans l'fion!

    .

    Il y a des gens qui m’hérissent

    il serait temps qu’ils atterrissent

    mais ils continuent à voler

    sans savoir qu’ils vont s’écraser !

     

    Ils suivent leur chef d’escadrille

    qui bave et rebave et nazille

    ( J’ai mis un « z » au lieu d’un « s »

    ça me plait bien et je le laisse ! )

      

    Il est des gens qui m’horripilent,

    qui me les pilent, qui me les cassent !

    Tiens-toi tranquille, toi ma godasse,

    appell’  ta sœur pour qu’on se casse :

    faut s’ fair’ la paire avant qu’ ça chasse !

     On s’ ra jugés sur la grand place,

    mais ce sera par contumace !

                        

                                                 Pierre Dupuis

     

     


    2 commentaires
  •  

    Le poète est un funambule ... mais il ne travaille pas sans fil ... conducteur !

     

    Image du net

     

    Travail sans filet… mais très dérivant,

     

    J’ai connu un poète gay,

    ses rimes étaient monotones

    peu profondes et très atones,

    on pouvait les passer à gué !

     

    Elles terminaient en « filé »

    ou bien en « manche » ou bien en « cule »,

    sans évoquer les renoncules,

    pas plus que la pêche au filet !

     

    J’ai cessé de le fréquenter

    dès lors qu’il m’a fait ses yeux tendres,

    je me suis enfui sans attendre :

    pas question de le contenter !

     

    Si je suis très large d’esprit,

    ailleurs je refuse de l’être,

    je ne veux pas me laisser mettre

    … même si l’on m’offre un bon prix !

     

    Je ne veux pas d’un avenir

    du genre Sodome et Gomorrhe,

    je ne suis pas un matamore,

    je vous somme d’en convenir !

     

    Péroraison rimant avec raison…

    Je vous sens assez offusqués,

    je ne veux plus que ça dérape

    j’arrête là, je me rattrape :

    je boycotte la rue du quai !

            

                 Mais …

    J’ai plus d’une corde à mon arc,

    ne me collez pas d’étiquette

    j’écris aussi quelques bluettes

    que je récite dans les parcs !

     

    Mais de nos jours les amoureux

    n’aiment plus guère les poèmes,

    ils ne déclarent leurs « Je t’aime ! »

    que sur Facebook … les malheureux !

     

    Nous n’avions point besoin d’écran

    pour bien maîtriser le tactile

    surtout en dessous du textile

    … c’était autrement enivrant !

     

    Et nul besoin de logiciel,

    ni de satanés de mots de passe,

    il n’y avait guère d’impasse

    pour aller au septième ciel !

     

    Rien à faire d’applications

    pour connaître la marche à suivre,

    ni de valider pour poursuivre :

    tout se passait à l’intuition !

     

    Bien sûr on finissait à plat

    un peu comme les batteries,

    c’était la seule analogie

    … vous souriez ? … c’est déjà ça !

     

    Mais tout cela c’est du passé,

    plus je vieillis, plus je radote,

    je me sauve, je m’escamote,

    pour éviter de ressasser !

     

    Sans être par trop dépassé

    dans mon check-up des points clignotent,

    ça sent l’argus et la décote :

    j’approche du vieux con cassé !

      

                                                                  Rotpier

     

     


    2 commentaires
  •  

    En vieux routier des manifs, je vous glisse un peu dans leurs coulisses !

         Je dois avouer que j’ai bien levé le pied des pavés, mais depuis 68, j’en ai arpenté pas mal ! Prof et responsable syndical oblige ! Allez, au coup de sifflet on démarre !

    Pierre 

     

     Photo prise sur le net et modifiée par mes soins !

     

     

    Manif !

     

    Au coude à coude

    au cœur à cœur,

    pour en découdre

    mais … sans casseurs !

     

    Un manifeste

    tout en verbal !

    Quelques mots lestes :

    du théâtral !

     

    Souvent les mêmes :

    on se connaît !

    Les mêmes thèmes

    sur les carnets !

     

    Du stratégique,

    pas du hasard !

    Du synergique

    avec brassards !

     

    Des banderoles

    et des panneaux :

    pas de pétrole

    mais des bons mots !

     

    Etat fripouille

    élus voleurs :

    c’est qui qui douille :

    c’est pas ta soeur !

     

    A fond la caisse

    pour la sono !

    L’oreille encaisse :

    pas du piano !

     

    Et les trompettes

    jouant à fond !

    Et les baguettes

    sur les bidons !

     

    Et les rengaines

    au vitriol,

    que l’on dégaine

    sans un bémol !

     

    Bras en compote :

    cause aux drapeaux !

    « Prend-le mon pote :

    pour moi repos ! »

     

    Tongs ou bien bottes ?

    C’est du soleil

    ou de la flotte ?

    Jamais pareil !

     

    L’heure est venue :

    fin du parcours !

    Sur l’avenue :

    dernier discours !

     

    « Plus de dix mille

    sur le pavé !

    Manif utile :

    juré craché !

     

    A la prochaine

    nous doublerons !

    Dans la semaine

    ils cèderont ! »

     

    Plus de pancartes,

    drapeaux roulés,

    les flics s’écartent :

    adieu poulets !

     

    Certains la tire,

    d’autres sourient !

    Ce qui attire

    les nôtres aussi !

     

    Manif tranquille

    et bon enfant,

    pas trop hostile

    … sauf le devant !

     

    Ça se disperse

    … les tracts aussi !

    Merde ! Une averse :

    vite aux abris !

     

    Les mains se serrent :

    « - Bon, on y va !

    Je récupère

    les gars d’ chez moi !

     

    A la prochaine !

    Allez salut !

    Bise à Marlène

    et à Lulu ! »

     

    - On taille la route ?

    - oui ! On y va !

    Pour le cass’ -croûte,

    on verra ça !

     

    A la prochaine :

    sûr les amis !

    Faut pas qu’ ça traîne :

    c’est bien parti ! »

     

                                   

                                              Pierre 

     

     


    2 commentaires
  •  

    Image du net 

     

    Préambule :

    Chers lecteurs,

    Vous trouverez ici un exemple de mariage de convictions bien pensé. Un modèle d’équilibre adossé à un commerce de charmes équitable, solidaire, transposable et très engagé…

     

    Vocation très respectable

    ou

    Vocation Marie-Madeleinesque

     

    Elle n’avait pas sa pareille

    Pour attirer tous les garçons,

    Les roux, les bruns ou bien les blonds

    Dès lors qu’ils montraient leur oseille.

     

    Elle se servait à merveille

    De ce que la nature en don

    Lui avait offert et pardon :

    C’était du beau jusqu’aux oreilles !

     

    Elle aurait pu se marier

    Avec un riche roturier

    Qui lui avait mis sa fortune

     

    Aux pieds avec supplication,

    Elle avait refusé ses thunes

    Ayant une autre vocation.

     

                      Car…

    Elle n’aurait plus été libre

    même en prenant moult amants,

    juste une question d’équilibre

    sur le fil du tempérament.

     

    Pour la chose elle était vaillante

    et ce qui était étonnant

    c’est qu’elle était vraiment croyante

    … un mélange très détonnant.

     

    Certaines se font bonne-sœur

    ou missionnaire en centre Afrique,

    elle c’était plus prosaïque 

    elle avait choisi le valseur.

     

    Et à y regarder de près

    c’était une œuvre charitable,

    une vocation honorable

    méritant un très grand respect.

     

    D’un naturel compréhensif

    et pour l’égalité sociale

    comme pratique commerciale,

    elle modulait ses tarifs.

     

    Les pauvres ne payaient que peu,

    elle faisait casquer les riches

    cela équilibrait l’artiche

    et tout le monde était heureux.

     

    Les interrogations que l’on peut se poser …

     

    Aura-t-elle le grand pardon

    tout comme Marie-Madeleine

    qui jouait les samaritaines

    de l’amour avec compassion ?

     

    Faut-il vraiment laver les pieds

    pour être reconnue par Rome

    comme bienfaitrice des hommes

    ou les faire prendre leur pied ?

     

    Il serait vraiment de bon ton

    que l’église la canonise,

    c’est ce que moi je préconise

    sans être un crack du droit canon.

     

    Ce serait une bonne action

    à porter au crédit du pape :

    qu’il oublie un peu la retape

    pour accorder la rédemption.

     

    Sans prétendre égaler Jésus

    ni vouloir marcher sur la flotte,

    un bon geste et moins de parlote :

    allez Saint-Père, un peu de jus !

     

    L’occasion à ne pas manquer

    pour rehausser la vieille église

    qui au fil des années s’enlise

    avec des prêtres détraqués.

     

    Les puritains, les calotins,

    vont s’offusquer de ma démarche :

    je n’ai pas attendu « En marche »

    pour avancer sur ce chemin !

     

    Ma théorie vaut bien la leur

    n’étant pas fort en rhétorique

    j’utilise la poétique

    … le plus souvent en franc-tireur !

     

    « Ça te va bien ! » me dit ma sœur

    qui n’est pas du tout carmélite,

    bien au contraire et qui milite

    pour la liberté des valseurs !

     

     

                                               Rotpier

     


    2 commentaires
  •  

    Qui tire les ficelles de notre vie ?

     

    Image du net

     

     

    Image du net

    .

    Manipulation,

     

    Le vieil homme relisait,

    avec ses yeux fatigués d’aujourd’hui,

    le livre de sa vie

    … un long roman.

     

    Manifestement,

    il ne comprenait pas tout

    des orientations qu’il avait prises,

    comme si … comme si,

    à certains moments,

    il n’avait plus eu prise

    sur les évènements.

     

    Mais… mais alors qui,

    oui , qui avait piloté tout cela ?

    Qui était le véritable

    auteur du roman de sa vie ?

     

    Qui avait tenu la plume,

    chapitre par chapitre,

    et l’avait entraîné

    au long de ses chemins ?

    De nombreux chemins,

    au bord desquels

    il était passé du sérieux

    au, certaines fois, trois-quarts pitre ?

     

    Qui était le véritable

    auteur du roman de sa vie ?

     

    Quelqu’un de redoutable,

    puisque lui, l’acteur principal,

    s’était laisser manipuler

    comme un gosse … à l’envi !

     

    Fatigué, il se frotta les yeux

    et, les deux coudes sur la table,

    s’endormit.

     

    Un vieil homme relisait,

    avec ses yeux fatigués d’aujourd’hui,

    le livre de sa vie

    … un long roman

    … un long roman bientôt fini.

     

    Pourtant, une dernière chose

    l’intriguait encore

    … encore un peu

    qu’avait, « l’autre », sous la plume

    … pour le clore ?

     

     

                                                 Pierre Dupuis

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  

     

    Image du net

     

     

    Préambule ou Préliminaire ?

    ( Je pense que préliminaire

    est plus adapté au contexte,

    quand vous aurez lu tout le texte

    vous trancherez dans cette affaire. )

     

    Est-il judicieux d’étaler

    ce genre de rêve au grand jour

    ou mieux sied-il de détaler

    quelque part dans le Mercantour ?

    N’ayant pas le pied montagnard

    et vomissant les corbillards,

    j’ai choisi la première option

    qui n’est peut-être que fiction.

    Mais qui pourra donc l’affirmer

    puisque tout est ambiguïté ?

     

    Note sur le préliminaire :

     

    J’avoue que ce préliminaire

    s’affranchit de la prosodie

    mais ensuite j’y remédie

    … j’ai un penchant pour l’arbitraire !

     

     

    Rêve équivoque,

     

    Entorse à la moralité ?

                     … Non !     Juste un rêve un peu équivoque

    qui m’a conduit, chose baroque,

    à devenir intimité.

     

    Et quand je dis intimité,

     je le précise : féminine !

    Ce qui prouve et qui entérine

    ma propension d’ubiquité.

     

    Je range ma pudicité

    et tant pis pour le tintamarre,

    il est grand temps que je vous narre

    l’épopée sans vulgarité.

     

    En matière d’intimité

    j’étais celle avec étamine

    d’une fille un peu bécassine

    qui s’était laissée assiéger.

     

     Avec beaucoup d’agilité

    j’essayais d’éviter l’attaque

    d’une main qui menait la traque

    en agissant avec doigté.

     

    Mais devant la diversité

    des angles pour mener la charge,

    je n’avais vraiment plus de marge

    et ne pouvais plus résister.

     

    Quand on croule sous les assauts

    on peut tenir un temps le siège

    mais le vouloir se désagrège

    et se rendre n’est pas si sot.

     

    C’était une fatalité,

    un scénario couru d’avance,

    des Hauts de France à la Provence

    s’envolent les virginités !

     

    Alors en toute humilité

    j’abandonnais la résistance

    et me pliais à la cadence

    du jeu avec complicité.

     

    Lorsque je me suis réveillé

    couvert de sueur, un peu livide,

    tombé au pied de mon lit vide

    je compris que j’avais rêvé.

     

    Mais j’avoue sans ambiguïté

    avoir beaucoup aimé la chose,

    ce genre de métamorphose

    est source de félicité !

     

    Freud aurait vite analysé

    tous les méandres de ce rêve

    et dans une critique brève

    il aurait tout élucidé.

     

    Balayant totem et tabou,

    usant de la psychanalyse,

    pourfendant toutes les bêtises,

    il en serait venu à bout.

     

    Il aurait brossé le tableau,

    s’appuyant sur ses grands principes

    issus du complexe d’Œdipe

    qui dérange bien des cerveaux.

     

    Car Sigmund était le champion

    de l’interprétation des rêves,

    domaine où il était orfèvre,

    où il damait à tous le pion !

     

    Surtout pas de méli-mélo

    et l’attirance pour la mère

    n’a rien à voir avec Mamère

    et ses bons amis écolos !

     

    Je sais que c’est très compliqué

    mais hors question que je balance

    sur Noël une pluie de lances :

    d’autres s’en sont déjà chargé !

     

    Mais je m’éloigne du sujet,

    je suis vraiment incorrigible

    … bavard comme il n’est pas possible,

    je vais finir par vous lasser !

     

    Revenons donc à nos moutons,

    à trop courir on perd haleine,

    on perd le goût des madeleines,

    Marcel en aurait des boutons !

    .

    La recherche du temps perdu

    ne conduit qu’à  en perdre encore,

    l’exercice est énergivore

    et néfaste à l’individu !

     

    Je suis prêt à recommencer

    et même si mon récit choque

    par son coté très équivoque,

    évitez de me balancer !

     

    De nos jours ça balance fort

    les hashtags tombent comme averse

    de manière parfois perverses

    … n’allez pas me charger à mort !

     

    Tout le monde à des rêves fous

    remplis de grande extravagance,

    mais bloqués par la bienséance

    peu les racontent jusqu’au bout !

     

    Je suis certain que vous avez

    ce genre de rêves en mémoire :

    ouvrez les portes de l’armoire

    des souvenirs et déballez !

     

    Hors de question d’être jugé,

    les rêves ne sont pas passibles

    de jugements répréhensibles,

    vous ne serez pas fustigés !

     

    Oubliez les cracheurs de fiel,

    les coincés des zygomatiques,

    les éplucheurs de sémantique,

    les pourfendeurs d’existentiel !

     

    Tous ces soi-disant biens pensants,

    ces distributeurs de morale

    qui chose très paradoxale

    s’en dispensent allègrement !

     

    Et si cela peut amuser

    ce serait bête de se taire,

    sans vraiment être obligataire

    l’erreur serait de refuser !

     

    Peut-être allons-nous découvrir

    un suppôt du Marquis de Sade

    un peu plus dans la cassonade

    faisant plus rire que frémir !

     

    N’y aurait-il pas parmi vous

    un quelque un ou une quelque une

    qui aurait hurlé sous la lune

    en imitant un zizi fou ?

     

    Et qui sait si, si libérés,

    vos fantasmes les plus bizarres

    n’enclencherons pas la bagarre

    des éditeurs pour publier !

     

    Allez ne restez pas coincés,

    détendez-vous, lâchez les vannes

    « Qui ne rit pas, vite se fane ! »

    … c’est un adage à méditer !

      

              Péroraison :

    Je ne sortirai pas grandi

    de ce poème très baroque

    que je vous conseille à la croque

    … le sel étant déjà fourni !

      

     

                                          Rotpier

     


    2 commentaires
  •  

     

     

    Blog en pause cette semaine,

    n’allez pas me montrer du doigt,

    juste des travaux qui m’amènent

    à tirer le rideau ma foi !

     

    Je ne reviendrai que dimanche

    avant la messe … enfin je crois,

    si mes cinq pulls et leurs dix manches

    m’ont bien protégé du grand froid !

     

                          

                                                              Pierre et Rotpier

     

    En attendant, je vous laisse avec ce poème

    en espérant qu'ils ne seront pas trop nombreux

    à  mourir de froid ...

     

    Photo du net modifiée

     

    Un manteau pour deux,

     

    Quatre bouts de carton,

    en rempart inutile,

    sous un froid de saison

    dans une zone hostile.

     

    Le croûton racorni

    la boite de sardines

    le litron pas fini

    la vieille gabardine.

     

    Geignements étouffés

    du vieux chien en détresse

    aux poils ébouriffés

    sous la neige traîtresse.

     

    La valse des flocons

    redoublant de cadence

    et le vent pour de bon

    qui entre dans la danse.

     

    Ils sont là, ils sont seuls,

    l’un se tait l’autre pleure,

    doucement le linceul

    épaissit d’heure en heure.

     

    Tout est calme à présent,

    tout semble moins féroce.

    C’est joli, c’est plaisant

    ce manteau avec bosse.

     

    Sous un avril radieux

    ils referont surface,

    les deux seront taiseux

    … un rictus à la face.

     

                                               Pierre Dupuis

     


    6 commentaires
  •  

    On dit que les gens simples n'ont pas d'histoire ... ce n'est pas toujours exact ...

     

     

     

     

    Juste une évidence,

     

    Elle l’avait quitté.

    Bien sûr, il buvait un peu

    … peut-être un peu trop

    … mais il n’avait pas le vin mauvais.

    Enfin … rarement.

    Il ne l’avait pas souvent battue

    et il ne l’avait jamais trompée

    enfin … juste un peu et seulement physiquement.

     

     Elle l’avait quitté,

    quitté pour un clerc de notaire.

    Un clerc pas très clair.

     

    Un trou du cul entre deux âges

    qui n’avait même pas besoin de rasage !

    Une espèce de lope !

    Un clerc qui jouait au notaire

    quand son patron se faisait la paire !

    Ah ! La salope !

     

    Il avait décidé de les supprimer.

    Sans haine,

    …sans trop de haine.

    Juste une question de justice

    … sa justice à lui.

    Il n’y avait rien à comprendre

    … c’était comme ça,

    normal.

    Ça s’imposait.

    On disait de lui que c’était un rustre,

    que c’était un frustre.

    Ça voulait dire quoi rustre… frustre ?

    Il l’ignorait et s’en fichait.

     

    Il avait décidé de les supprimer

    et il l’avait fait.

     

    Maintenant il attendait les gendarmes.

    Ils allaient venir les gendarmes.

    Normal.

    Il les attendait en fumant une cigarette

    et en nettoyant soigneusement son vieux fusil

    … une belle arme.

    Ce n’était pas pour brouiller les pistes… non.

    C’était juste qu’une arme doit être toujours propre,

    de la crosse au canon.

    Une arme doit toujours être prête à servir

    et … elle avait servi,

     il devait la nettoyer

    … normal

    … ça s’imposait.

      

                                  Pierre Dupuis

     

     

     

     


    5 commentaires
  •  

    Préambule : 

    J’ai commis cette douce comptine il y a une vingtaine d’années. Je ne suis donc plus vierge de ce coté-là … il me semblait important de le préciser afin qu’aucune ambiguïté ne puisse ternir ce haut moment de poésie.

     

    Puisque je vais y passer aujourd'hui et que l’humour est encore la meilleure échappatoire tous nos maux …

    Petite conversation …

      

     

    Image du net

     

    Eh ! ben, mon côlon !

     

     -       Je dois subir, on me l’a dit,

    une coloscopie !

    -         Une colos … quoi ?

    -         Une co…lo…sco…pie !

    Oui !

    C’est un truc bizarre

    qui peut aussi vous arriver !

    Rien à voir avec une grosse imitation !

    ( Colosse-copie ! )  … non !

    C’est en fait … une visite intime …

    de mon gros intestin !

    Mon côlon quoi !

    - Hein !

    Hé ben, mon colon !

    -         Comme vous dites !

    Pour cela, il faut,

     mon toubib me l’a dit tout de go

    m’endormir !

    Je ne vais pas y couper :

    a…nes…thé…sie !

    Si !

    Et … je vous l’avoue :

    cela ne me plaît pas du tout !

    Je n’ai jamais, je vous l’assure,

    été visité … de ce côté !

    Je vous le jure !

    Alors,  je trouve cela très navrant :

    que pendant tout ce temps,

    je doive dormir !

    Je ne saurais jamais,

    l’effet que ça fait

    … que d’être visité de ce côté !

    Pour une fois que je pouvais essayer

    -  en tout bien tout honneur ! -

    ce que certains appellent le bonheur :

    je dormirais !

    Avouez, avouez quand même,

    que ce n’est pas de veine !

    Non ? 

      

                                                                      Rotpier

     

     

     


    9 commentaires
  •  

     

    Vieille branche

    Image du net trafiquée !

     

    La vieille branche,

     

    Ce matin, j’ai frôlé une branche.

    D’une voix compatissante, elle m’a dit :

    « alors, ça va ma vieille branche ? »

    J’en suis resté interdit !

    Qu’une branche parle, passe encore,

    mais, qu’elle m’adresse la parole sur se ton,

    je dis non, non et non : pas d’accord !

    Interloqué, je me suis précipité

    devant mon miroir pour vérifier.

    Verdict sans appel : des rides à la pelle !

    Les yeux dans les yeux,

    j’ai interpellé ce traître à tain :

    «  Dis donc toi ! On se regarde tous les matins,

    nous vivons sous le même toit

    et tu ne m’as même pas signalé

    que je prenais un coup de vieux

    … un sérieux coup de vieux ! »

    Sans baiser les yeux, il m’a répondu :

    « J’ai bien essayé, mais quand tu me regardes

    tu ne me vois pas … tu ne te vois pas

    … mon vieux ! »

    Furieux ! J’étais furieux !

    J’ai brisé mon faux jeton de miroir

    et suis allé chercher dans une armoire,

    ma meilleure scie ! …Si !

    Histoire, histoire de faire voir

    à cette satanée branche

     de quel bois se chauffe une  « vieille branche » !

    Mais avant même de commencer à la scier

    … j’ai glissé !

    Une seconde avant de m’écraser,

    je l’ai entendue ricaner :

    « Tiens, ça fait le quatrième cette année !

    Ils vont pouvoir taper le carton, les macchabées !

    En attentant … en attendant

    de pouvoir jouer aux osselets ! »

     

                                                                                                    Rotpier

     

    Osselets

     

    Osselets

    Os beaux !

     

    Os laids

    C’est pas beau !

    Os longs

    Os courts !

     

    Au secours ! 

    J’ai pas d’ pot !

     


    3 commentaires
  •  

     

    Image du net ... la coupe sera-t-elle nette ?

     

    Sonnet cerné de la proue à la poupe…

     

         Préambule :

    C’était il y a bien longtemps,

    du temps où l’on coupait les têtes

    à la hache et pas en cachette

    pour impressionner les passants.

     

     

           Le sonnet :

    Patronyme prémonitoire,

     

    Je vais vous relater l’histoire

    D’un marin du port de Bordeaux,

    Un gars nommé Jules Billot,

    Patronyme prémonitoire.

     

    Lors d’une escale en baie de Loire

    Il avait rencontré Margot,

    Une serveuse de bistro,

    Une racoleuse notoire.

     

    Il en tomba amoureux fou

    Et il en devint très jaloux :

    Il ne supportait plus les passes

     

    Qu’elle faisait sous le manteau

    Et un matin dans une impasse

    Il la déquilla au couteau.

          

    Epilogue :

    Le verdict tomba aussitôt : 

    « Tête coupée en pleine rue

    pour le meurtre d’une morue ! » 

    … court résumé du cas Billot !

     

         Contrecoup :

    Pour avoir aligné ces vers

    vais-je devoir battre ma coulpe ?

    Vais-je devoir pêcher le poulpe

    ou la morue en plein hiver ?

     

    Ou bien pour cinquante couverts

    accommoder une brandade

    avec une noix de muscade

    où partir au diable vauvert ?

     

    Quelque part du coté d’Auvers

    comme Van Gogh ou bien Cézanne,

    boire une dernière tisane

    et en finir au révolver ?

     

     

                               Le Rotpier

     

     


    4 commentaires
  •  

     

     

    Fable à facettes…

     

    L’époque loup-phoque,

     

    Elle n’est pas si loin l’époque

    ou il fallait pour être chic,

    à condition d’avoir du fric,

    l’hiver porter vison ou phoque.

     

    C’était le temps où la fourrure

    classait haut dans la société

    ceux qui mangeait à satiété

    et roulaient en belles voitures.

     

    Sauvages ou bien d’élevage,

    sale temps pour les animaux

    à fourrure ou à belle peau

    martyrs de sombres abattages.

     

    Renards, chinchillas ou hermines,

    castors, loups ou ratons laveurs,

    les ours quelque soit leur couleur,

    qu’ils soient d’Amérique ou de Chine.

     

    Et les lapins et les belettes,

    les écureuils, les rats musqués,

    les lynx, les renards argentés,

    les coyotes et les moufflettes.

     

    Pour un manteau ou une toque,

    combien d’habits éparpillés ?

    Combien de maris cocufiés ?

    … Sans oublier la réciproque !

    Pour enfiler une fourrure,

    combien se sont mises à poil ?

    Je sais mon propos très trivial

     et fort gênant aux emmanchures !

     

    S’il faut reconnaître une chose

    à Bardot c’est d’avoir agi

    - Une sorte de repenti ? -

    … étonnante métamorphose !

     

    Après avoir porté fourrure

    elle a soudain changé d’avis

    comme de mec sans préavis

    pas trop gênée aux entournures !

     

    L’égérie des années soixante

    qui fricote avec les Le Pen,

    qui madrague* avec le FN,

    a eu cet éclair de conscience !

     

    A l’heure du tout synthétique

    laissons vivre les animaux

    avec leur manteau sur le dos,

    qu’ils soient d’Afrique ou d’Antarctique !

     

    Laissons courir les antilopes,

    laissons se baigner les castors,

    laissons les boas constrictors,

    les normaux et les nyctalopes !

     

    Ayons la fibre synthétique

    offrons du Du Pont De Nemours

    c’est aussi chaud pour les mamours

    et infiniment plus éthique !

     

    Elles ne font plus de grimace,

    c’est tout à fait dans l’air du temps,

    le contraire serait navrant,

    … sauf peut-être dans les palaces !

     

    Et plus besoin de naphtaline,

    plus de mites dans les placards :

    la boule antimite au rencart,

    courez sautez les zibelines !

     

    * Utilisé comme verbe :

     

    « madrague » est un néologisme

    pour désigner la pêche au voix,

    au lieu du thon le gogo roi

    nourri de haine et de racisme !

     

    Nota :

    En vrai, une madrague est une enceinte de filets à compartiments, fixés en permanence près de la côte pour la capture du thon, surtout en Méditerranée

    « La Madrague » est aussi la célèbre propriété acquise par Brigitte Bardot  à St Tropez en 1958.

          Aux dernières nouvelles, elle ne se serait pas encore laissée prendre dans les filets… je ne développerais pas plus en avant cette dernière réflexion, je vous en laisse le soin !

                                       

     

       Petit bonus pour les connaisseurs :

     

    Amis lecteurs je vous invite

    à bien décortiquer ces vers,

    en long, en large et en travers,

    qu’un contrepet en douce habite !

     

    Aucune obligation requise

    et sauf à maîtriser cet art

    vous pourriez vous coucher très tard

    et vous détraquer l’hypophyse !

     

    Et là ça me foutrait les glandes,

    je m’en voudrais sans restriction

    de perturber vos sécrétions

    et ma honte serait très grande !

     

    Je vais donc prendre la tangente,

     n’ayant pas l’esprit trop obtus

    je sors de ce cycle tordu

    avant que d’être sur les jantes !

     

                                                  Pierre et Rotpier

     

     


    6 commentaires
  •  

    Préambule :

    Il y a bien longtemps que je voulais vous dresser le portrait du Rotpier : voilà qui va être fait.

    C’est un drôle de type que je connais bien et qui, nonobstant quelques bizarreries, et tous comptes faits, n'est pas un mauvais bougre !

     

     

     
    Photo du Rotpier au Catanga ( en 1969 )
    Photo d'archives secrètes

      

    Le Rotpier,

     

    Le Rotpier a été

    - cela même en hiver ! -

    militaire engagé,

    barbouze et légionnaire !

     

    Sur tous les continents

    il a roulé sa bosse,

    défait bien des tirants

    en leur cherchant des crosses !

     

    Le repos du guerrier :

    c’était les autochtones !

    Il aimait à varier   (1)

    en culbutant les nonnes !  (2)

     

    Son principe adulé

    de guerrier au cœur tendre :

    « Ne jamais reculer

    tant qu’ un  - - -   reste à prendre !  (3)

     

    Forcé de décrocher

    après une patrouille

    où il avait choppé

    une fameuse schtouille !

     

    C’est en fauteuil roulant

    qu’il baroude à l’hospice,

    qu’il pince en rigolant

    son infirmière aux cuisses !

     

    Le jour du grand départ,

    zobi pour les médailles

    car ce sacré lascar

    a trop été canaille !  (4)

     

                                           Pierre 

     

    1)    Le frais aussi !

    2)    Pas John !

    3)    Ma grande réserve me contraint aux tirets !

    4)    Malgré la liaison, il n’est pas pétomane et là, je m’inscris en faux : que nenni ! Par contre, il a très souvent brisé des canailles … si !

     

             Et pis c’est tout !  ... comme dirait le Rotpier !  

     


    10 commentaires
  •  

     

    Préambule :

    L’autoportrait est un exercice périlleux, peut-être encore plus à la plume qu’au pinceau.

    Bien se connaître soi-même est pratiquement une gageure !

    On croit savoir et un jour on s’aperçoit que non.

    Mais, rien n’empêche  de relever le défit et d’essayer quand même... à un moment donné.

     

    Pierre Dupuis 

     

    Autoportrait,

     

    Je suis un poète atypique

    passé par la case prolo,

    quand je suis la cible de piques

    on me les lance ex-nihilo !

     

    Je pèche un peu en rhétorique

    car j’ai quitté les cours très tôt,

    j’ai un alibi authentique :

    à seize ans j’étais au boulot !

     

    J’ai quand même appris mes classiques

    préférant Zola à Hugo,

    pour ce qui est de la musique

    je vais de Wagner à Renaud !

     

    Mes inclinations poétiques

    vont du bon Villon à Queneau

    en passant par les élastiques

    des souliers troués de Rimbaud !

      

    Je suis large sur la rythmique :

    je laisse faire mon stylo !

    Certains esprits monolithiques

    me qualifient de rigolo !

     

    Réguliers ou acrobatiques

    mes vers ne sont pas idéaux,

    ils sont sérieux ou drolatiques,

    polis ou taillés au couteau !

      

    Ils sont peu souvent syntaxiques :

    je cultive le quiproquo !

    Mais ils sont rarement toxiques

    sauf bien sûr contre les fachos !

     

    De l’amour à la politique

    je brosse un peu tous les tableaux,

    qu’ils soient morbides ou phalliques,

    si ça dérange peu me chaut !

     

    Mes textes sont très éclectiques

    rasant parfois le caniveau,

    je m’accommode des critiques

    … tout en préférant les bravos !

     

    Certains me trouvent sympathique,

    d’autres me traitent de charlot,

    à ceux-là moi je fais la nique

    avant de leur tourner le dos !

     

    Tantôt tendre, tantôt caustique,

    parfois gentil, parfois salaud,

    érotique ou bien hérétique

    et bien sûr très souvent cabot !

     

    Quand la Camarde boulimique

    m’intimera : " Viens mon coco ! "

    je lui dirais sans polémique :

    " Attends je range mon stylo !

     

    Je ne te fais pas de supplique

    après tout tu fais ton boulot,

    ne prend pas cet air pathétique

    toi qui a la mort dans la peau ! "

     

    Chacun doit déposer sa chique

    un peu plus tard, un peu plus tôt,

    il n’y a là rien de tragique :

    c’est juste effacer un tableau !

      

    Un banquet sans chant ni musique

    réunira dans mon caveau

    des légions de vers boulimiques

    qui gémiront : " Il n’est pas gros ! "

     

    Ils repartiront faméliques

    après m’avoir sucé les os

    en quête d’un hypothétique

    festin digne de commensaux !

     

    La crémation dont la pratique

    a vraiment le vent dans le dos

    réduit de façon très drastique

    les macchabées … maigres ou gros !

     

    L’avenir est problématique :

    pour ces vers-là c’est Waterloo !

    Quant à ceux de la poétique,

    éviteront-ils le tombeau ?

     

    C’est un portrait très elliptique

    que je vous sers sur un plateau,

    gagnerais-je une pluie de piques

    ou une envolée de chapeaux ?

                       

                                                           Pierre Dupuis

     

    Petit bidouillage à partir d'une image du net ... juste pour m'amuser !

     

    Déjà publié ... sauf le bidouillage !


    5 commentaires
  •  

     

    Comme mardi les chouettes ont causé, aujourd'hui c'est poésie !

     

    Image du net d'une autre planète !

     

    Revenons aux fondamentaux,

    ou

    Et si Pierre Boulle avait vu juste…

     

    On peut me traiter de vieux schnock

    de croulant au trois quarts sénile,

    dire que je radote en bloc

    et me classer dans les fossiles !

     

                Mais…

    Quand je regarde les ados

    les doigts crispés autour des touches,

    pour faire la bête à deux dos

    ils doivent le faire en Bluetooth !

     

    Terminé le contact direct,

    exit le branchement physique,

    c’est peut-être un peu plus sélect

    mais rien ne vaut l’acte basique !

     

    À ce rythme c’est l’extinction

    des humains dans quelques années,

    terminé la copulation,

    vieille technique surannée !

     

    Les singes tout en honorant

    leurs guenons de façon classique

    rigoleront à pleines dents

    en se tamponnant des critiques !

     

    Si Pierre Boulle était vivant

    il se taperait sur les cuisses :

    bien en avance sur son temps

    il avait flairé les prémices !

               Péroraison :

    Allez bougez-vous les ados,

    laissez tomber claviers et touches,

    revenez aux fondamentaux

    et restez à portée de bouche !

     

    A trop baigner dans le virtuel

    on passe à coté de la vie,

    en amour pas de logiciel,

    pas de volonté asservie !

     

    Décrochez des réseaux sociaux

    ces lieux que l’on croit de partage

    mais qui sont, bien que conviviaux,

    des lieux d’errance et d’engluage !

     

    Le digital est un besoin

    mais pas sur des bouts de plastique

    et comme Eros je vous enjoins

    de vous la jouer plus romantique !

     

    Apprenez sur le bout des doigts

    l’art de prodiguer des caresses,

    laissez tomber les écrans rois

    cherchez d’autres rimes en « esses » !

     

    Il y en a des quantités,

    je vous le dis, je le professe,

    j’en vois une de qualité

    … très orientée… je le confesse !

     

    Je ne vous fais pas de dessin

    … par Aphrodite ! Une autre rime !

    Je vous l’abandonne à dessein :

    je suis quelqu’un de magnanime !

     

                                                                                       Pierre Dupuis

     

     

    Image du net: Pierre Boulle, par le dessinateur Gabriel Worst

     


    5 commentaires
  •  

    Il ne faut pas, bien sûr, suivre tous les conseils... les conseilleurs ne sont pas toujours très avisés mais là ...

     

     

    Écoute petit,

     

    Petit regarde,

    regarde devant toi.

    Écoute aussi, c’est important !

    Pèse le pour et le contre

    mais… avance !

    Trace ta route et avance !

     

    Étudie, surtout étudie !

    Les mains ne sont que des outils,

    c’est ton cerveau qui les commande,

    elles ne font que ce qu’il leur demande

    … des bêtises aussi !

    Mais… avance !

    Trace ta route et avance !

     

    On te dira bien sûr

    qu’il faut faire attention

    et tu le feras

    … il faut toujours faire attention

    … certaines routes sont peu sûres.

    Mais… avance !

    Trace ta route et avance !

     

    Au début, ce ne sera pas facile

    … rien n’est facile dans la vie.

    Quand cela l’est trop

    … c’est louche

    et on se prend facilement une douche

    … froide !

    Mais… avance !

    Trace ta route et avance !

     

    Certains te donneront des conseils,

    des conseils plus ou moins avisés

    … cela ne coûte guère des conseils !

    … Et, tu devras faire le tri

    … pas facile !

    Nombreux sont les imbéciles !

    Mais… avance !

    Trace ta route et avance !

     

    Et, petit à petit,

    des certitudes émergeront

    … tes certitudes !

     

    Il y aura bien sûr

    encore des embûches sur ta route,

    encore quelques doutes

    mais ton pas sera plus assuré

    … plus ferme.

    Tu auras atteint l’équilibre

    … ton équilibre !

     

    Et là, là, tu sauras,

    tu sauras que tu es devenu grand !

     

    En attendant, en attendant,

    trace ta route et avance !

     

      

                                           Pierre Dupuis

     

     


    7 commentaires
  • Préambule :

    Vous pouvez tout essayer mais rien n'est vraiment garanti !

     

    Image du net

    .

    La santé par les plantes,

    ou

    Le lexique augmenté du guérisseur poète,

     

    Il n’avait pas de grands diplômes

    mais il connaissait les vertus

    des plantes et de leurs arômes

    qu’il savait cueillir in situ.

     

    Il tenait cela de sa mère,

    elle lui avait tout appris,

    certains la tenaient pour sorcière

    et la traitaient avec mépris !

     

    Ce n’est qu’avec la maladie

    qu’ils la voyaient tout autrement,

    oubliant la sorcellerie,

    quémandant un médicament.

     

    Le legs hérité de son père

    était du coté de l’esprit :

    il avait le bon mot prospère

    à l’oral ou bien à l’écrit.

     

    Profitant de ces dons uniques,

    il avait fait un classement

    d’une façon mnémotechnique

    des plantes et de traitements.

     

    Et c’est sous forme poétique

    - plus facile à mémoriser ! -

    de façon ma foi sympathique

    qu’il l’avait immortalisé.

     

    C’était en fait un long lexique

    qui permettait d’identifier

    beaucoup de plantes non toxiques

    ayant le pouvoir de soigner.

     

    Je vais tirer la quintessence

    - une sorte de pot-pourri ! –

    de quelques une des essences

    traitées dans son fameux écrit !

     

    J’ai moi-même des connaissances

    et m’en vais vous les distiller,

    mais prenez-les avec prudence :

    il faut se méfier du Rotpier !

     

    Si vous suivez une recette

    pour faire pousser les cheveux

    et que ça se barre en sucette,

    c’est que c’était un coup foireux !

     

    L’anis est bon pour l’intestin

    des gros, des grands et des lutins,

    quand l’anus est vraiment bouché

    feuilles et fleurs il faut mâcher !

     

    Le même anis est bon aussi

    pour se faire un tas de grisbi,

    c’est ce qu’a compris un lascar,

    un p’tit malin nommé Ricard !

     

    Le basilic est important :

    c’est un bon antioxydant !

    avec lui plus question de rouille

    et vous aurez de belles … bouilles !

     

    Le bouleau peut vous requinquer

    -pas celui qui s’écrit « o … t » !-

    avec sa belle écorce blanche

    il assouplit surtout les hanches !

     

    La camomille est bénéfique,

    en infusion elle est magique !

    Sitôt couché, sitôt dodo :

    mais là plus de bête à deux dos !

     

    Les châtaignes sont nutritives,

    en plus elles sont gustatives,

    pas celles que l’on prend dans le pif

    là, c’est plutôt du bourratif !

     

    Le chou est bon pour les douleurs

    mais faites bien gaffe aux odeurs !

    Pas question de cacher la chose :

    vous ne sentirez pas la rose !

     

    Tout plein de vitamines C,

    il faut le consommer pressé,

    le citron est très bénéfique

    et sa couleur est magnifique !

     

    Le tout rouge coquelicot

    est bon pour les maux pectoraux,

    à la toux vous ferez la nique

    et c’est aussi un narcotique !

     

    Cynorrhodon ou gratte-cul

    n’empêche pas d’être cocu,

    mais il soulage bien des maux :

    il faut lui tirer son chapeau !

     

    Avec les graines de fenouil

    on soigne tout même les… trouilles !

    C’est calmant comme disait Jeanne

    qui les dégustait en tisane !

     

     L’iris est excellent pour l’œil,

    il aide à supporter les deuils :

    il rend bien des veuves joyeuses,

    qu’elles soient athées ou bien pieuses !

     

    La lavande soigne le rhume,

    il suffit pour ça qu’on la hume !

    Un petit coup de snif le soir

    et l’on peut ranger son mouchoir !

     

    Le lierre est très bon pour la peau,

    on le cueille dans un chapeau,

    macéré pendant très longtemps

    il rend les gens très attachants !

     

    La menthe est très énergisante

    en amour elle est bienfaisante,

    elle aide à s’envoyer en l’air

    toute la nuit et c’est super !

     

    Les noix sont bonnes pour le stress

    que vous ayez ou non des tresses,

    bonnes pour le cholestérol

    mais très nulles pour la vérole !

     

    Le pavot de Californie

    vous donne une mine réjouie,

    il fait partie des opiacés

    … en plus vous pouvez le fumer !

     

    La pimprenelle prise le jour

    est un excitant pour l’amour,

    les demoiselles de tout âge

    en ressortent sans pucelage !

     

    Les pissenlits sont diurétiques

    … allez ne soyez pas septiques !

    Si vous en mangez trop pardi :

    attention au pipi au lit !

     

     Prenez chaque jour du pourpier

    et vous prendrez mieux votre pied,

    c’est un bon antioxydant

    et vous aurez tout plein d’amants !

     

    Pour avoir une belle peau,

    c’est du romarin qu’il vous faut !

    Cela attire le marin

    et son pompon vous ira bien !

     

    Le rudbeckia est excellent,

    tout comme le thé de Ceylan,

    à consommer en infusion

    pour bien soigner les infections !

     

    Le safran est aphrodisiaque

    avec lui vous aurez la niaque !

    Si votre mari n’en peut plus

    allez voir le voisin du d’ ssus !

     

    La saponaire pour shampoing :

    vos cheveux se verront de loin !

    Ils seront lisses et brillants,

    pour ne pas dire flamboyants !

     

    Otez-vous beaucoup de soucis

    en utilisant le souci,

    en cataplasme il est très bon

    pour calmer les démangeaisons !

     

    Le thym est bon pour votre teint :

    c’est garanti et c’est certain !

    Mieux vaut choisir le serpolet

    qui rend beaux même les très laids !

     

    Si vous prenez de la verveine

    votre action ne sera pas vaine,

    au jeu vous aurez de la chance

    mais en amour … grande prudence !

      

    Et la giroflée à cinq feuilles,

    qu’avec douleur la joue recueille,

    c’est bon pour la circulation

    du sang … avec modération !

     

    C’est très conseillé pour les femmes,

    certaines même les réclament,

    il faudrait être très vicieux

    pour ne pas exaucer leurs vœux !

     

    Rien de tel que la bergamote

    pour avoir une jolie motte !

    En cataplasme ou à sucer

    cela l’empêche de plisser !

     

    Les gays aiment la renoncule

    qui rime bien avec … recule !

    A Lens ou à Saint-Paul de Vence

    c’est cuit si le premier avance !

     

    Le terrain devenant glissant,

    je me dois d’arrêter avant

    de voir poindre votre méfiance

    sur le bien fondé de ma science !

     

    Je ne l’ai pas, bien sûr, infuse,

    mais je m’amuse avec ma muse

    et si vous chopez des boutons

    essayez la fleur de chardon !

     

    C’est un peu comme le gratte-cul

    mais cela ne rend pas cocu

    … enfin pas plus que d’ordinaire

    mais c’est une toute autre affaire !

     

     

                                         Rotpier

     

    Image du net: gratte-cul ... mais vous faites ce que vous voulez !

     

     


    5 commentaires
  •  

    Il ne faut pas blâmer ceux qui croient en un dieu sauf s’ils méprisent ceux qui croient en un autre ou ceux qui ne croient pas du tout.

    Pirus Deprieu

     

    I  mage du net.

     

    L’éloge de l’athéisme,

    ou

    Le piège des religions,

     

    Je n’ai pas eu de rois penchés sur mon berceau

    peut-être n’ont-ils pas trouvé la bonne adresse,

    l’étoile du berger peut s’avérer traîtresse

    comme de s’aligner sur un vol de corbeaux.

     

    Un petit peu plus tard sur les fonts baptismaux,

    un dimanche matin juste après la grand messe,

    un homme tout en noir m’a fait une promesse :

    son dieu me guiderait pour éviter les maux.

    Mais en grandissant…

     Je me suis aperçu très vite que la vie

    suivait sans trop de mal la direction choisie

    … Par soi !

    tout le reste n’étant que sujet à caution !

     Comme quoi…

    Ayons confiance en nous, forçons la destinée,

    évitons à tout prix les attrape-couillons :

    restons ou devenons profondément athées !

     

    Parce que…

     

    L’athéisme est un lien, un adjuvant en somme,

    comme l’isthme est un lien entre deux continents,

    oublions tous les dieux, soyons impertinents

    sachant qu’ils ont été inventés par les hommes !

     

    Dans le but évident

    d’accéder au pouvoir,

    de tenir des comptoirs

    pour recruter des gens.

     

    C’est la course au bilan

    comme en toute entreprise :

    pour étendre l’emprise

    il faut plus de clients.

     

    Ils ont de bons lobbyistes

    pour vendre leur produit :

    ils vendraient du cambouis

    à de faux garagistes !

     

    Tous leurs prêchi-prêcha

    sont préparés d’avance,

    ils ont un goût de rance

    ou de téléachat.

     

    Il faut démystifier

    ces marchands de promesses

    qui à coup de grand messe

    vous font pieds et poings liés.

     

    Amis du monde entier

    refusez de les croire

    il n’y a pas de gloire

    au bout de leurs sentiers !

      

                                                    Pierre Dupuis

     


    6 commentaires
  •  

    Avertissement:

    Tout ceci n'est qu'une fiction et non une incitation à la consommation ...

    Pierre

     

    Image du net

     

    Ah ! Chiche !

    ou

    Hippie pipe pourra !

     

    Elle avait la fibre écolo

    d’où un doux penchant pour le chanvre,

    elle en consommait dans sa chambre

    en corrigeant de la philo.

     

    C’est lors d’un voyage au Népal

    qu’elle avait pris cette habitude,

    petit voyage en altitude

    à la recherche du Saint-Graal.

     

     Un petit ami népalais

    l’avait initié à la chose,

    là-bas la vie y est morose

    sauf à fréquenter les palais !

     

    Question de s’envoyer en l’air

    elle avait bien d’autres méthodes

    que d’escalader la commode

    à l’endroit ou bien à l’envers !

     

    Il y a pétard et pétard,

    elle en avait un callipyge

    qui aurait pu, beauté oblige,

    servir de modèle aux beaux-arts !

      

    Elle maîtrisait aussi l’art

    dont je tairais pour la censure

    le nom évoquant la luxure :

    je ne suis pas un vil pendard !

     

    Il y a pendard et pendard,

    il faut en prendre la mesure :

    pour que flottent les étendards

    il faut des mats durs à l’usure !

     

    C’est fou ce que l’Himalaya

    peut dégourdir les jeunes filles

    à Katmandou les yeux pétillent

    que l’on sache ou non les védas.

     

    En redescendant sur Patna

    elle avait traversé le Gange,

    elle avait tutoyé les anges :

    haschich rime avec nirvana.

     

    Elle en gardait un souvenir

    tout à la fois précis et vague,

    comme un ressac, comme une vague

    que l’on n’aurait pas vu venir.

     

    Sans vraiment être une hippie

    elle en avait été très proche,

    son moi lui avait dit « raccroche 

    ou tu vas aller au tapis ! »

     

    Son moi ou bien… ou bien quelqu’un,

    elle avait un trou de mémoire,

    souvenirs au fond d’une armoire

    comme on garde des vieux bouquins.

     

    Elle était rentrée du Népal

    et avait repris ses études

    mais gardé quelques habitudes

    … pas de sevrage trop brutal.

     

         

             Péroraison :

    Elle rêvait que sur le tard

    elle irait en pèlerinage

    sur les traces de son jeune âge

    … de son passé soixante-huitard.

     

    Elle étudierait le sanskrit

    pour mieux comprendre les mystères

    des ruines et des monastères

    au travers des anciens écrits.

     

    En attendant … en attendant,

    elle s’offrait de courts voyages

    entourée de petits nuages

    qu’elle goûtait béatement.

     

    Elle avait la fibre écolo

    d’où un doux penchant pour le chanvre,

    elle en consommait dans sa chambre

    en corrigeant de la philo.

                     

                                       Rotpier

     

    Image du net . N'y voir aucune incitation !

     

     


    7 commentaires
  •  

     

    Image du net bidouillée par mes soins

    pour que l'on ne reconnaisse pas Sœur Agnès, la délectable.

     

    Sa foi était inébranlable,

     

    Sœur Agnès était adorable,

    ça se voyait rien qu’à son nez

    mutin et un peu retroussé

    et elle était très abordable.

     

    Sa foi était inébranlable

    comme celle du jeune abbé

    qu’elle avait croisé et frôlé

    un soir derrière le retable.

     

    Leur émotion était palpable

    et ils se sont vite palpés,

    ils ne purent s’en empêcher :

    leurs mains étaient incontrôlables !

     

    Fatalement l’irréparable

    c’était produit, bien obligé,

    comment peut-on désamorcer

    une attirance insurmontable !

     

    « Seigneur aux voies impénétrables

    vous m’avez laissé pénétrer

    sœur Agnès sans m’en empêcher :

    vous avez été formidable ! »

     

    Voilà la pensée fort plaidable

    qui vint à notre jeune abbé

    qu’il s’empressa de partager

    avec Agnès, la délectable.

     

    Partant de ce constat amiable

    ils ne cessèrent de s’aimer

    se considérant assurés

    du pardon d’un dieu charitable.

     

    Mais la position lamentable

    de l’église sur le sujet

    les obligèrent à abriter

    leurs amours déclarés coupables !

     

     

    Péroraison-bénédiction :

     

    Que le seigneur soit consensuel

    et qu’ils montent tout droit au ciel

    quand sur terre ils auront fini

    de jouer à touche pipi !

     

    Ils ont souvent fait le voyage

    de celui du septième étage,

    pourvu que le premier soit bien :

    dans la vie on est sûr de rien !

      

                                           Rotpier

     


    5 commentaires
  • Choisir une compagne

    en fonction de son signe astral,

    n’est pas chose facile !

    Il serait fort dommage de vous priver de l'avis de l'expert que je suis en matière de compétences astrales, moi qui aie fort bien connu Madame Irma et été son disciple...

    Rotpier

     

    Image du net

     

    Les douze signes et le vilain petit canard,

     

    Vous vous posez maintes questions

    quand il vous faut choisir un signe

    pour construire une relation

    qui ne vire pas à la guigne !

     

    Je vous propose une excursion

    mais sans vous donner de consigne ! -

    au pays de mes réflexions

    que dans ces quelques vers j’aligne !

     

    xxxxxxx

     

    Si je m’entiche d’un Bélier

    dont le papa est capricorne,

    finirais-je tout humilié

    affublé de très longues cornes ?

     

    Si je craque pour un Taureau,

    tomberais-je sur une vache ?

    Comme le dit l’ami Roro :

    certaines sont vraiment des taches !

     

    Si je tombe sur un Gémeaux

    qui, parait-il, n’est pas facile,

    aurais-je avec elle des mots ?

    Ce serait vraiment imbécile !

     

    Si je brulais pour un Cancer,

    combien de temps aurais-je à vivre ?

    Combien de temps avant les vers ?

    Ce n’est pas écrit dans les livres !

     

    Si je fais l’amour à un Lion,

    la tiendrais-je par la crinière

    pour éviter sa rébellion

    quand je ferais un tour derrière ?

     

    Si par un miracle accompli,

    je tombais sur une vraie Vierge,

    cela ne ferait pas un pli,

    mais aurais-je besoin d’un cierge ?

     

    Pourtant le summum des fléaux

    ce serait bien qu’une Balance

    m’offre son amour sur plateau

    et me colle une chaude … offense !

     

    Si je me piquais d’un Scorpion :

    combien de jours avant la tombe ?

    Rien à voir avec les morpions :

    sitôt piqué, sitôt tu tombes !

     

    Si je tombais, tout par hasard,

    sur une femme Sagittaire,

    pourrais-je sans trop de bazar

    arriver à la faire taire ?

     

    Et si j’avais un coup de cœur

    pour une jolie Capricorne,

    aurais-je beaucoup de bonheur

    ou bien une vie des plus mornes ?

     

     

    Si je séduis une mignonne

    qui soit du signe du Verseau,

    voudra-t-elle en bonne amazone

    sacrifier au recto verso ?

     

    Et si je ferrais un Poisson,

    à la messe ou bien dans la rue,

    je sais que j’aurais des soupçons :

    entre l’ange ou bien la morue !

     

    xxxxxxxxxxx

     

    Je ne sais pas si vous avez

    choisi parmi ces douze strophes,

    un signe qui pourrait coller

    pour limiter la catastrophe !

     

    Mais il faut bien un jour choisir

    car même si l’on vire tante,

    les signes restent et le désir

    c’est de pouvoir planter sa … tente !

     

    Voilà le grand panorama,

    le tour complet de l’horoscope,

    je rentre dans l’anonymat

    avant que l’on me télescope !

     

     

    Rotpier

     

     

    Le faux mage complètement rappé :

     

     

    Image bidouillée par le Rotpier

    ... ça fout les boules, pas vrai ?

     

     


    5 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique