• .

    Pour celle-là, nous n'avons pas encore trouvé de vaccin pour l'éradiquer définitivement ...

     

    Image du net

     

    Comme un relent de peste brune 

     

    Regardez bien ceux du FN,

    pour le moment ils se retiennent

    mais dans leurs yeux brille la haine,

    celle de la marque « Le Pen » !

     

    Il suffirait de trois fois rien,

    qu’un plus enragé les ameute

    pour qu’ils se regroupent en meute

    et se conduisent comme chiens !

     

    Un flash-back du temps de Vichy

    un noyau dur et des complices,

    un remake sur les milices,

    ces nœuds gluants d’introvertis !

     

    « Les étrangers ont tous les torts,

    allez dehors et sans manière,

    on les chasse hors de nos frontières,

    on les jette par-dessus bord !

     

    Qui c’est ce mec, qui le connait ?

    Il serait agrégé d’histoire ?

    Encore un emmerdeur notoire,

    un sale type, un foutriquet !

     

    Allez allez, t’es basané,

    rien à foutre ici tu dégages !

    T’es né ici ? C’est bien dommage !

    Décampe ou ça va mal tourner !  

     

    On n’aime pas les étrangers,

    nous on est des français de souche,

    ne joue pas les saintes-nitouches :

    rien à foutr’ si t’es agrégé !

     

    Quoi ? Troisième génération !

    Ça fait trop longtemps que ça dure,

    si on te cassait la figure

    et si l’on te bottait le fion ?

     

    Tu vas nous accuser c’est sûr

    d’être des racistes primaires,

    on connaît vot’ vocabulaire

    quand vous êtes le dos au mur !

     

    Cette fois tu peux te tirer

    mais un jour nous aurons Marine

    et là tu piss’ ras des narines

    à ne plus pouvoir respirer !

     

    Et vive le Front National !

    Refoulons tous les rastaquouères,

    la France n’est le sanctuaire

    que des gaulois et c’est normal ! »

     

        Péroraison :

    « Mais c’est de la science fiction ! »

    C’est ce que vous allez me dire

    et bien moi je peux vous prédire

    que certains sont prêts à l’action !

     

    Regardez bien autour de vous,

    écoutez bien, tendez l’oreille,

    chauffés ou pas par la bouteille,

    ils se lâchent un peu partout !

     

    Et quand je dis « autour de vous »

    n’excluez pas votre famille

    … je vois vos yeux qui s’écarquillent :

    vous allez me traitez de fou !

      

    Pas ceux du cercle rapproché,

    en principe on sait ce qu’ils pensent,

    les autres quelles accointances

    ont-ils auprès d’autres clochers ?

     

    C’est quand même très angoissant,

    quand on voit des petits villages

    offrir au FN ses suffrages

    à plus de cinquante pour cent !

     

    Ça pue et ça vous prend au nez,

    ça incommode et importune,

    comme un relent de peste brune,

    comme une charogne en été.

     

    Nous aurions besoin d’un Camus

    pour dénoncer la pestilence

    de ce qui nous arrive en France

    et que nous avons déjà vu !

     

    Eternel recommencement,

    il reste toujours quelques braises

    de haine et certains se complaisent

    à souffler dessus longuement !

     

    Un détail est à mentionner :

    chez nous la peste brune est blonde,

    aussi sûr que la terre est ronde

    il nous faudra l’éradiquer !

     

    Maintenant il y en a deux

    et celles-là font bien la paire,

    bien entourées par des compères

    au passé souvent sulfureux !

     

    Oui, maintenant elles sont deux,

    la fille a écarté le père,

    la nièce a laissé tata faire :

    il était encombrant le vieux !

     

    Il a défriché le terrain,

    créé sa petite entreprise

    et ces deux-là la lui ont prise :

    il n’est plus le grand mandarin !

     

    Un coup de chaud chez les fachos,

    pas de quoi fouetter une chatte,

    sauf que celles-là ont pris date

    pour nous entraîner au chaos !

     

    « Numérote tes abattis ! »

    m’a conseillé un ami proche

    « Tu joues un peu trop au Gavroche

     s’ils reviennent t’es mal parti ! »

     

    J’ai répondu à cet ami :

    « Je n’ai plus l’âge de me taire,

    de ravaler mes commentaires :

    je dis que ça pue le nazi ! »

     

     

                            Pierre Dupuis

     

     


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  •  Souvenirs d'une escale à Amsterdam quand je travaillais comme matelot-pêcheur  et que je mangeais des frittes, des frites et puis des moules et buvait du vin de Moselle ... c'était le bon temps où je pêchais le hareng et croissais des morues ... 

     

    Vive la marine, la vraie !

     

                Fable

    Ça, c’est le pompon !

     

    Un jour j’ai aperçu

    et ce à son insu,

    dans sa maison cossue,

    ma voisine fessue.

     

    Pas le moindre tissu,

    terriblement pansue,

    bourrelets tant et plus :

    un profil de massue !

     

    Il y avait dessus,

    collé comme sangsue

    et pas à son insu ! -

    une forme bossue !

     

    Un marin tout poilu

    et n’ayant pour tenue

    qu’un pompon vermoulu

    de laine refendue !

     

    A peine descendu,

    ma voisine fessue

    lui dit « c’est cent écus :

    c’est la somme attendue ! »

     

    « Quoi ! Que je sois pendu,

    tu es une morue !

    Mon cœur est tout fendu :

    c’est une triste issue !

     

    Il aurait mieux valu

    que j’ignore ta rue,

    que je fusse au chalut :

    voilà mon point de vue !

     

    Mon amour a vécu,

    tu étais ma statue,

    montagne de vertu

    … mon âme est fort déçue ! »

     

    Sans raquer un écu,

    il remit sa tenue,

    sourire contenu

    et enfila la rue !

     

    Hurlant : « Oh ! Le tordu ! »

    ma voisine fessue

    en tomba sur le cul :

    une arnaque, ça tue !

     

                 Moralité :

     A cent écus la passe,

    ça passe ou bien ça casse,

    il ne faut pas pleurer

    quand on se fait  b - - - - - !

     

                                      Rotpier

     

     


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    Il est important de savoir prendre ses responsabilités et d'agir où et quand on l'a décidé.

    Et tant pis si c'est violent !!!

     

    Rotpier

     

    Un pavé dans la mare,

     

    J’en ai assez - oui ! J’en ai marre ! -

    plus rien ne va comme je veux.

    Je vais mener un tintamarre

    qui va éclabousser sérieux !

     

    Que ce soit la gauche ou la droite :

    tous bons à rien, tous des charlots !

    Langue de bois avec mains moites,

    ce sont vraiment des rigolots !

     

    Mais … que dis-tu ? … Prends donc la place !

    Ah ! Non merci, moi j’en veux pas !

    Je ne veux pas perdre la face

    puis passer au mea-culpa !

     

    Je garde ma première idée,

    il ne faut pas tourner en rond !

    Cette action, je l’ai décidée

    et tant pis si je suis un con !

    .

    Chose promise, chose due,

    je vais de ce bras le prouver,

    je n’ai pas la langue tordue

    et … v’ lan ! Le voilà mon pavé !

     

     

     

     

    J’en pouvais plus, j’en avais marre :

    le v’ là mon pavé dans la mare !

     

    Et pis c'est tout !

     

                                                                       Rotpier


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  •  

    .

    Un poème -fable, non signé par Jean de La Fontaine , mais par Pierre du Puits quand même !

    .

    chateau-de-fillon

    Capture personnelle à partit de Google Earth 

     

    Avertissement :

    Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne peut relever que de l’imagination débridée des lecteurs.

     

    Le châtelain, la châtelaine et leur joli bas de laine,

     

    Il était une fois près de Sablé sur Sarthe,

    un château habité par des gens comme il faut,

    entouré d’un grand parc où courraient des chevaux,

    pas facile à trouver sans avoir une carte.

     

    Des gens bien comme il faut et en plus très honnêtes,

    « enfin en apparence ! »  éructa un canard

    souvent très déchaîné contre les cumulards :

    il avait enquêté et tiré la sonnette !

     

    Un canard très spécial entraîné pour la chasse,

    un palmipède adroit et des plus débrouillards

    capable de tracer même les vieux briscards

    afin de les pousser tout au fond de la nasse !

     

    Le châtelain était féru de politique,

    de voitures de course et il pilotait bien,

    il avait un tracteur pour faire plus terrien :

    un homme multicarte à l’esprit très pratique !

     

    Non loin de la demeure, il y avait les moines

    d’une grande abbaye chantant du grégorien,

    « Cela n’a rien à voir ! » rétorqueront certains,

    moi je dis : « Pourquoi pas ? … Vive le patrimoine ! »

     

    D’autant plus que … d’autant plus que …

    L’homme était très croyant et allait à l’église

    très régulièrement, frisant le calotin,

    on pouvait dire aussi qu’il était puritain

    jusqu’à ce que dans le tripotage il s’enlise !

     

    Je crois me souvenir - et j’ai bonne mémoire ! -

    que quand on a pincé un certain Cahuzac,

    un tricheur patenté pris la main dans le sac,

    le sieur a applaudi de façon très notoire !

     

    La châtelaine était ma foi fort effacée,

    ne se plaisant que dans les mûrs de son château,

    faisant des confitures et soignant ses chevaux,

    la politique la laissait embarrassée !

     

    Mais pour entretenir une telle demeure,

    il faut beaucoup d’argent, cela coûte bonbon,

    Il fallut bien trouver beaucoup de picaillons :

    sans consolidations les vieux châteaux se meurent !

     

    Alors notre bonhomme embaucha son épouse

    et même ses enfants sur des fonds de l’état

    pour de vagues travaux sans trop de résultats,

    le tout pour faire entrer un maximum de flouze !

     

    A l’heure où je vous parle on ne sait pas encore

    ce que les enquêteurs vont trouver en fouillant

    dans tout ce pataquès plutôt malodorant,

    alors je reviendrai pour cette fable clore !

     

    A la manif pour tous c’est le temps des neuvaines,

    des suppliques en chaîne et des cierges brûlés,

    de bien vieux procédés pour le moins éculés :

    on en est plus au temps des postes à galène !

     

    Je vous dis à bientôt pour la fin de la fable,

    patientez un moment, c’est un compte à rebours,

    ça caquète déjà fort dans les basses-cours,

    attendez quelque peu, vous serez bien affables !

     

    Châtelain, châtelaine aux actions pas très nettes,

    sachez que l’on n’est plus au temps des grands seigneurs

    et qu’un petit canard peut être égratigneur

    sans pour autant finir dans un pot de rillettes !

     

    rilletttes-de-canard

    Image du net, vive les rillettes ... dûment gagnées !

     

    Remerciements :

     Remercions le Canard pour sa plume acérée

    qui met toujours sa palme aux endroits qui font mal,

    beaucoup voudraient couper le cou de l’animal,

    nombreux sont ceux qui sont avides de curée !

     

    Allez brave Canard, continue donc ton œuvre,

    étrille les tordus, les faux-culs, les tricheurs,

    de n’importe quel bord, même les pleurnicheurs

    dès lors qu’ils ont usé de coupables manœuvres !

     

    Et n’oublie surtout pas ceux de la fachosphère,

    les Le Pen et consorts qui sont autant mouillés

    que ceux cités ici, il faut aller fouiller

    dans le grand marigot de leurs sombres affaires !

      

                                                                                               Pierre du Puits

     

     

    xxxxxxxxxxxx

     

        Conclusion :

     Il faudra bien un jour qu’on décerne une palme

    à ce lanceur d’alerte efficace et burné

    qui depuis plus d’un siècle a su désarçonner

    des ô combien puissants magouillant bien au calme !

     

                                                         Pierre Dupuis

     

    le-canard-enchaine-2

    Merci le Canard ! 

     


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    Image prise sur le net

     

     

    Saint Valentin oblige :

     

     

    Le dicton-poème du jour :

     

     

    A la Saint Valentin

     

    Ma petite poule,

     

    On ne met pas les patins :

     

    On les roule !

     

     

                      Rotpier

     

     

    L’acrostiche du jour :

     

    Supplique pour un gros câlin,

     

    S ais-tu que, mon petit diablotin :

    A ujourd’hui, c’est la Saint Valentin !

    I nstant béni pour les gros câlins :

    N on ! Pas de travail ce matin !

    T antôt ? … Peut-être … mais ce n’est pas certain !

     

    V iens ! On reste sous le satin,

    A u diable les esprits chagrins,

    L es coincés ou les puritains !

    E mmène-moi au ciel mon lapin !

    N e soit surtout pas mesquin :

    T u te donnes à fond mon coquin !

    I mpétueux, je te veux ! Pas de baratin,

    N i d’excuses : je te veux libertin !

     

    Pour moi seule ! … Attention … Hein !

    Ropiette ................... la chérie de Rotpier !

     

     ............. J' sais pas si je vais pouvoir tout assumer moi !

    Rotpier

     

     Nota: c'est un article qui a déjà roulé mais qui n'est pas teint ! 

     


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    Et l’épineuse question se pose :

     Sur la rose ou sur le chardon

    où se posera le bourdon ?

     
     

    L’un de mes cinq poèmes préférés …

     

     

    Montage de Pierre sur une photo de Jean-François Simon

     

    Le chardon ou la rose,

     

    Le chardon ou la rose ?

    La rose ou le chardon ?

    Méli-mélo de roses,

    de roses et de chardons.

     

    Une question se pose :

    où ira le bourdon ?

    Sur l’odorante rose

    ou le piquant chardon ?

     

    Sur la tombe de Rose,

    un peu à l’abandon,

    un vieil homme morose

    se pose la question.

     

    Bien loin le temps où Rose

    partageait l’édredon,

    l’amour se décompose

    et devient moribond.

     

    Pour chercher d’autres roses

    il avait fait faux-bond,

    il regrette la chose

    et quête le pardon.

      

    Le chardon ou la rose ?

    La rose ou le chardon ?

    Une question se pose :

    où ira le bourdon ?

     

    Sur la tombe de Rose,

    un peu à l’abandon,

    un vieil homme dépose

    des larmes de saison.

     

                                      Pierre Dupuis

    .

    Image du net

     

     


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    .

    rocamadour

    Photo du net !

    Poème-fable,

    .

    Mon amour de Rocamadour, 

     

    Je l’avais croisée au marché

    où elle vendait ses légumes,

    ses lapins, ses bêtes à plumes

    et je m’en étais entiché !

     

    Plus coincé qu’un godemichet

    entre un marteau et une enclume,

    devant ses très jolis volumes

    j’en étais à me consumer !

     

    Alors un ami de toujours

    voyant ma mine déconfite

    m’a conseillé d’aller voir vite

    le sorcier de Rocamadour !

     

    Ce spécialiste de l’amour

    était en fait un vieil ermite

    au manteau rongé par les mites

    et habitant aux alentours !

     

    Moyennant un petit cachet

    et du rhum pour soigner son rhume

    et aussi un nouveau costume

    il m’assura du plein succès !

     

    Agitant des colifichets

    comme il est souvent de coutume,

    se coiffant d’un chapeau à plumes

    il m’entraina vers les rochers.

    .

    Nous arrivâmes essoufflés

    en un lieu caché par la brume,

    quand devant la grotte nous fûmes

    il me dit avec gravité :

     

    « Afin d’être heureux en amour

    fait ce que je te dis et vite :

    marche tout droit,  je t’y invite,

    dans la grotte à Rocamadour ! »

     

               Péroraison :

    J’y ai marché très franchement

    puis j’ai glissé en criant « merde ! »

    et j’ai même failli me perdre

    sans chance d’amour pour autant :

     

    Entre temps un riche marchand

    m’avait soufflé ma dulcinée

    en à peine une matinée :

    j’étais Gros-Jean comme devant !

     

    Il avait acheté l’étal,

    mon amour à la fleur de l’âge

    et dans le lot son pucelage

    ruinant ainsi mon idéal !

     

                 Moralité :

    Les voyants sont des charlatans,

    ils feraient de bons politiques :

    même bagout, même pratiques,

    ils ont leur place sur les bancs !

     

    Il ne faut pas être naïf,

    en voyance ou en politique

    ils emploient toujours la tactique

    de l’enfumage* collectif !

                                 

                                                        Rotpier

     

    Dans un grand souci de correction, j’ai retenu ce mot plutôt qu’un autre qui rimait avec lui.

     


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    C’est une fable que je viens d’écrire et qui souligne les dérives du maire de la commune dont dépend mon petit hameau.

    Je vous mets le lien du site-blog que j’ai créé, il y a peu de temps, au nom de L’AMG ( Les Amis du Mesnil-Guilbert ) et dont je suis l’un des deux vice présidents.

     Lien :   https://lesamisdumesnilguilbert.wordpress.com/

     

    OLYMPUS DIGITAL CAMERA
    Photo personnelle ... juste en face de chez moi !

    .

    Fable.

    Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé ne peut relever que de l’imagination débridée des lecteurs.

     

    Le petit hameau, le maire et son ego,

     

    Il était un petit hameau

    peu habité et très paisible

    où les gens vivaient impassibles

    loin de la ville et de ses maux.

     

    Peu de nouvelles constructions

    pendant des dizaines d’années

    et d’un coup la course effrénée

    aux nouvelles implantations !

     

    Sous l’égide d’un magistrat

    - le tout premier de la commune ! -

    qui par bien mauvaise fortune

    régnait en petit potentat !

     

    Il avait sa façon à lui

    de savoir endormir le monde

    en bannissant toute faconde :

    ne parlant que pour dire oui !

     

    Un « oui » qui n’engageait à rien

    puisqu’il n’y avait pas de trace,

    passe le temps et tout s’efface,

    roulez jeunesse, tout va bien !

     

    Sa cour suivait allègrement,

    par penchant ou par négligence,

    sans mesurer les conséquences

    de ce quitus assurément !

     

    Il s’asseyait joyeusement

    sur les remarques répétées

    des gens inquiets de la montée

    irréfléchie des habitants !

     

    Jusqu’à ne pas écouter les

    services de la Préfecture

    lui enjoignant sans fioriture

    de réviser ses grands projets !

     

    A se conduire comme ça

    alors qu’on est en république,

    n’est-ce pas coté juridique

    se mettre en dehors de la loi ?

     

    Mais il n’avait pas vu venir

    une poignée d’irréductibles

    décidés à passer au crible

    ses ruses afin d’en finir !

     

    Ils s’attaquèrent tout de go,

    bien que ce ne fut pas facile,

    aux manœuvres ma foi habiles

    de l’homme et de son bel égo !

     

    Jeu du chat et de la souris,

    pot de fer contre pot de terre,

    des jeux pas très égalitaires

    mais où l’on est parfois surpris !

      

    Quand on se moque trop des gens

    il faut s’attendre un jour ou l’autre

    à trouver quelques bons apôtres

    vous en donnant pour votre argent !

     

            Péroraison :

    Le temps qui passe le dira,

    peut-on inverser un adage

    et que ce soit - joli présage ! -

    … la souris qui croque le chat ?

     

     

    Pas de La Fontaine mais de Dupuis quand même !

    Dupuis de la rue du Puits d’Avoine… SVP !

     

     

    au-jeu-du-chat-et-la-souris

     


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    En ces périodes de vastes débats, en voila un de plus qui, je l'espère, vous intéressera ... 

    Des hauts et des bas, des bas et des hauts,

     des bas en haut, des bas en bas : vaste débat ...

     

     

     

    Le haut du bas,

     

    Première fois (oh ! quel délice !)

    Qu'il m'est permis, depuis le bas,

    De remonter ( elle est complice ? )

    Ma main si haut le long du bas.

     

    J'entre en tournoi : je suis en lice !

    Preux chevalier, prompt au combat !

    Mais... Doucement ! Tout en malice !

    Ne gâche pas de doux ébats.

     

    Deux bas en haut , pour commencer,

    Deux bas en bas : c’est pas gagné !

    Faut-il ou pas tout dévoiler ?

    Débat sans fin

    Et fin débat !

     

    Plus que deux doigts (je me débats)

    Pour parvenir, exquis supplice,

    A la frontière (oh ! Mon cœur bat)

    Entre couture et cuisse lisse.

     

    Et c'est gagné !  J’en suis baba !

    Un doux froufrou : les bas coulissent.

    Joli travail et chapeau bas !

    Pas de voyeurs !  (Le rideau glisse).

     

    Deux bas en haut , pour commencer,

    Deux bas en bas : oui ! J’ai gagné !

    Fallait-il ou pas dévoiler ?

    Débat sans fin

    Et fin débat !

                

                   Mais…                   

    Pour le moment, j’en reste là,

    Elle est en bas, mais n’en a plus !

    Je suis en haut ?  Je ne sais plus !

    J’ai faim du haut et puis du bas !

    Et…  j’en profit’ puisqu' elle  est là ! 

     

                                                                                       Pierre Dupuis

     


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    ARS (AIN): PELERINAGES SUR LES PAS DE SAINT JEAN MARIE VIANNEY, LE CURE D'ARS: LA BASILIQUE, SA MAISON ET SES OBJETS QUOTIDIENS, EX-VOTOS, SA CHASSE
    Image du net

     

    Ça ne peut pas faire de mal,

     

    Elle avait un penchant certain

    pour la religion catholique,

    elle jouait les angéliques

    dans un milieu très calotin !

     

    Mais elle avait un popotin

    plus bouillant qu’un arc électrique,

    sa morale était élastique

    quand ça lui prenait le matin !

     

    Alors elle allait à confesse

    histoire de calmer ses fesses :

    le curé était son amant !

     

    On peut être de la calotte

    et avoir un besoin pressant

    d’ôter sa petite culotte !

     

            Moralité :

    Je n’y vois pas d’inconvénient,

    ça vaut mieux que la scarlatine

    ou que l’invasion clandestine

    de morpions chez un communiant !

     

    Broderie au point de croix :

     Ce qui m’énerve au plus haut point

    c’est le degré d’hypocrisie

    des punaises de sacristie

    qui s’envoient en l’air dans les coins !

     

    La Manif pour tous, c’est certain,

    ne va pas aimer ma satire,

    je l’entends d’ici qui soupire

    pire que Christine Boutin !

     

    « En vérité je vous le dis

    (Là je parodie la très chère

    Ludovine de La Rochère)

    le Rotpier finira rôti !

     

    Il ira tout droit en enfer,

    périra au milieu des flammes

    comme un impie, comme un infâme,

    sous le regard de Lucifer ! »

     

    Je m’en bats l’œil et puis le dos,

    car tout cela n’est que sornettes

    elle me casse les burettes

    la Ludovine et ses cathos !

     

    Si on ne les arrête pas,

    ils vont relancer les croisades

    et nous refourguer leurs salades

    à grands coups de mea-culpa !

     

           Conséquence :

    Je ne me fais pas d’illusions

    et je vous en fais confidence :

    je ne serais à l’évidence

    jamais ministre de Fillion !

     

    Je m’en bats l’œil et puis le dos,

    du gars du pays des rillettes

    il me fracasse les burettes

    le François et tous ses cathos !

      

                                                 Rotpier


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  • Viva Cuba ... enfin, pas le régime ! 

     

     
     
     
    Image du net bidouillée par Rotpier
     
     

     

    La cubaine bien roulée,

     

    Elle était en nuisette

    et en petits chaussons.

    Moi, j’étais en disette

    d’amour et de suçons !

     

    Ma copine Louisette

    avait pris sans façon

    la poudre d’escampette

    avec un franc-maçon !

     

    Le vent, joyeux complice,

    prenait aussi son pied :

    c’était feu d’artifice

    … à part les doigts de pieds !

     

    Le tulle - Oh ! Quel délice ! -

    volant comme papier,

    montrait du cou aux cuisses

    ses trésors au quartier !

     

    Une pareille aubaine

    n’étant pas à rater,

    j’ai rejoins la sirène

    avec vélocité !

     

    « Bonjour, je suis cubaine,

    viens on va s’éclater,

    dans mon lit je t’emmène

    et je vais t’épater ! »

     

    Cubaine et bien roulée,

    la peau couleur tabac,

    sachant dans la foulée

    s’enflammer par le bas !

     

    Technique bien rôdée

    - de la maestria ! -

    la grande chevauchée,

    la grande fantasia !

    Et le clou du programme,

    le truc qu’on n’oublie pas,

    qu’à deux mains on acclame :

    le salto sans les bras !

     

    Mais le lit rendit l’âme

    sous nos furieux ébats

    et nous nous retrouvâmes

    tous les deux le cul bas !

     

    Après cette gamelle,

    la fin du numéro :

    le mec de la donzelle

    arrivant tout de go !

     

    « Mais tu n’es pas fidèle !

    Là, tu me casses trop :

    dégage à tire d’aile

    avec ce rigolo !

     

    Pour ce péché de fesses,

    implore le pardon

    et va donc à confesse

    chez l’abée Décochon !

     

    Dégage nymphomane !

    Prends donc le premier train :

    six gares de là à Vannes,

    je te voudrais plus loin ! »

     

    La cubaine est partie

    me laissant sur ma faim,

    espérance engloutie

    et le moral atteint !

     

    Dégoûté des gonzesses,

    j’ai viré ma cuti,

    me rasant en vitesse

    sur conseil d’un ami :

     

     

    Pour aller chez les tantes,

    rase-toi jusqu’en bas,

    met ta veste flottante

    et chez les gays, va ras !

     

    xxxxxxxx

     

    Cette histoire fumante

    n’ayant ni haut ni bas,

    n’est que la résultante

    d’un abus de tabac !

     

    Je rigole sous cape

    et je reste serein :

    des conneries du pape

    je suis encore loin !

     

                                 Rotpier

    Image du net

    Comme pour les cubaines:

    à consommer avec modération !!!

     


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  •  

     

    le-chaud-mage

    Image du net !

     

    Préambule :

    «  On peut rire de tout, mais pas avec tout le monde. »

    Pierre Desproges

     

    Passer des sciences occultes à la maréchaussée en

    faisant un crochet par le chômage et en terminant

    par un clin d’œil à Georges Brassens, voila qui n’est

    pas banal et c’est à cela que je vous invite.

     

    Rotpier

     

     

    Le « Chaud mage »,

     

    Cet homme possédait un don,

    celui des sciences occultes,

    quelqu’un que les femmes consultent

    quand rôde un certain Cupidon !

     

    Homme doublé d’un chaud lapin

    incapable de rester sage

    à la simple vue d’un corsage,

    genre Strauss-Kan, Tron ou Baupin !

     

    Très habile et calculateur

    avec la gente féminine,

    les timides ou les sanguines,

    à classer dans les prédateurs !

    .

    Il sévissait depuis longtemps

    malgré les plaintes déposées

    par quelques femmes abusées

    ce qui devenait inquiétant.

     

    On lui trouva vite un surnom,

    le contraire eu été dommage,

    il reçu celui de « Chaud mage » :

    les roussins ne sont pas si cons !

     

    Partout ils le traquaient en vain

    quand une femme policière

    lui tendit une souricière

    pour pouvoir le coincer enfin !

     

    Il tomba dans le traquenard,

    la fliquette était aguichante

    et notre religieuse mante

    le croqua avant le plumard !

     

    Pour avoir coincé le « Chaud mage »

    elle eut vite une promotion

    à pole emploi avec mission

    de venir à bout du chômage !

     

          Péroraison :

    J’entends d’ici les commentaires :

    « Rire du chômage est très mal,

    ce type-là n’est pas normal,

    il ferait bien mieux de se taire ! »

              Mais…

    Que l’on en rie ou qu’on en pleure,

    sa courbe ne changera pas,

    alors lâchez-moi les nougats :

    j’en ai besoin dans moins d’une heure !

     

    j’ai promis d’aller mettre un cierge

    pour inverser ce grand fléau,

    ce n’est pas que je sois catho

    mais tout est bon quand on gamberge !

    .

    Après j’irai voir la fliquette

    devenue chef à pole emploi,

    je lui dirais : « C’est grâce à moi

    que tu es là belle brunette ! »

     

    Je me pencherais sur ses courbes

    que j’étudierais de très près

    avec le plus grand intérêt

    … dire non serait être fourbe !

     

    Je ne jouerai pas au « Chaud mage »,

    elle tombera dans mes bras

    sans chichi et sans embarras

    et sans retard à l’allumage !

     

    C’est ainsi que je vois les choses,

    c’est mon coté un peu farceur,

    un peu brouillon, un peu hâbleur

    et frôlant parfois la névrose !

     

    Je m’autorise des délires,

    autrefois j’étais trop sérieux,

    mais maintenant je me fais vieux

    et je me dépêche de rire !

     

    Quand je serais six pieds sous terre,

    plus qu’un squelette aux os bien blancs,

    je ne rirais plus très souvent :

    en bas la vie doit être austère !

     

    Acte de contrition :

    Je m’excuse auprès des gendarmes

    de les avoir un peu charriés,

    qu’ils ne soient pas trop contrariés,

    qu’ils n’aillent pas sonner l’alarme !

     

    Par le passé un certain Georges

    les a beaucoup plus épinglés

    en chantant un certain marché

    où des mégères s’entr’égorgent !

    .

    « Elles leur auraient coupé les choses

    mais par bonheur ils en avaient pas ! »

    Aujourd’hui pour bien moins que ça

    l’ombre d’un grand procès s’impose !

     

    Heureusement les gendarmettes

    n’ont pas ce genre d’attributs

    et pour aller tout droit au but,

    elles en ont de bien plus chouettes !

     

    Et vive la maréchaussée,

    les cognes et les argousins,

    les nouvelles recrues à seins

    … infiniment mieux carrossées !

                                  

                                                            Rotpier

     

     

      

     

     

     


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  •  

     

    C’était il y a 102 ans et …

     Ils partaient la fleur au fusil !

     

    Image du net

     

    Après … 4 années d’enfer !

     

     

     Images du net

    Le billet de Pierre 

     

     

    En premier : le poème « Verdun »

     

    A Verdun,

     

    Et la boue et les rats

    et les gaz scélérats,

    tous les jours la tuerie

    tous les jours l’incurie.

     

    De boyaux en boyaux

    encombrés de boyaux,

    de tranchées en tranchées

    les jambes arrachées.

     

    Et tous ces trous d’obus

    et tous ces tirs au but

    ces crêtes qui s’écrêtent

    et ces corps sans leur tête.

     

    Et ces grands officiers

    aux orgueils outranciers,

    aux visages tout glabres

    et agitant leur sabres.

     

    Et l’alcool avalé

    et les  assauts zélés,

    les discours, les harangues,

    les cadavres exsangues.

     

    La raison n’a plus cours

    on attaque on y court

    on tire on coupe on tranche

    baïonnette à la hanche.

     

    Et …

     

    Et cet éclat d’obus

    sur un coup droit au but

    et l’horrible souffrance

    et la mort pour la France

     

                 Pierre Dupuis

    En second : 

     

    Le jugement guerrier,

     

    Ils étaient partis à la guerre

    une fleur au bout du fusil,

    la der des ders - sûr, la dernière ! -

    après ça ce serait fini.

     

    Ils ont creusé profond la terre

    tel les autres en face aussi,

    pas question de se laisser faire :

    c’était parti pour le gâchis !

     

    Dégoûtés par le grand carnage,

    certains ont dit « On n’y va plus ! »

    arc-boutés et bien résolus.

     

    Jugés pour manque de courage,

    ils ont fini au champ d’horreur

    une fleur à l’endroit du cœur.

     

                                       Pierre Dupuis

     

    Image du net

    Nota :  Si vous désirez lire un autre poème plus récent sur le même thème, voici un lien :

    http://rotpier27.wordpress.com/2014/11/11/guerre-14-18-souvenirs-et-regrets-dune-gueule-cassee-un-poeme-de-pierre/

    .

    En troisième : la chanson de Gérard Berliner « Louise »

    où la guerre de 14-18 est évoquée

     

     

    Parole de Louise:

    Mais qui a soulagé sa peine
    Porté son bois porté les seaux
    Offert une écharpe de laine
    Le jour de la foire aux chevaux

    Et qui a pris soin de son âme
    Et l'a bercée dedans son lit
    Qui l'a traitée comme une femme
    Au moins une fois dans sa vie

    Le bois que portait Louise
    C'est le Bon Dieu qui le portait
    Le froid dont souffrait Louise
    C'est le Bon Dieu qui le souffrait

    C'n'était qu'un homme des équipes
    Du chantier des chemins de fer
    À l'heure laissée aux domestiques
    Elle le rejoignait près des barrières

    Me voudras-tu moi qui sais coudre
    Signer mon nom et puis compter,
    L'homme à sa taille sur la route
    Passait son bras, la promenait

    L'amour qui tenait Louise
    C'est le Bon Dieu qui le tenait
    Le regard bleu sur Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'éclairait

    Ils sont partis vaille que vaille
    Mourir quatre ans dans les tranchées.
    Et l'on raconte leurs batailles
    Dans le salon après le thé

    Les lettres qu'attendait Louise
    C'est le Bon Dieu qui les portait
    La guerre qui séparait Louise
    C'est le Bon Dieu qui la voyait

    Un soir d'hiver sous la charpente
    Dans son lit cage elle a tué
    L'amour tout au fond de son ventre
    Par une aiguille à tricoter

    Si je vous garde Louise en place
    C'est en cuisine pas devant moi
    Ma fille prie très fort pour que s'efface
    Ce que l'curé m'a appris là

    Et la honte que cachait Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a cachée
    Le soldat qu'attendait Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a vu tomber

    Y a cinquante ans c'était en France
    Dans un village de l'Allier
    On n'accordait pas d'importance
    A une servante sans fiancé

    Le deuil qu'a porté Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a porté
    La vie qu'a travaillé Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a aidée

     

    Bon partage !

     

    Pierre

     

    Nota : Poèmes déjà publiés et rassemblés ici !  

     


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    Un très ancien poème ...

     
     
    silhouette-2
     
    Image floue du net ! … Paradoxe.

    l

     

    Silhouette,

    Loin,

    là-bas,

    juste un point

    … je ne sais pas.

     

    Est-ce vraiment elle ?

    Ou bien mon pauvre esprit

    qui déjà troublé chancelle

    et déraisonne dans la nuit ?

     

    Et mon cœur qui commence déjà

    à s’emballer ! Mais attends donc ! Patience !

    Tu ne sais pas si c’est elle … grand bêta !

    La réalité n’est pas toujours l’espérance !

     

    L’amour est un créateur de mirage … le soir.

    Certains prennent forme, mais beaucoup d’autre … miroir !

     

    La silhouette se précise, se dessine,

    sublime, harmonieuse ,élégante et légère,

    empreinte d’une grâce féminine.

    Mais … ce n’est pas celle qui m’est chère !

     

    Et … que se passe-t-il soudain ?

    Pourtant, elle approche encore

    mais je la vois moins bien !

    Du brouillard… alors ?

     

    Peut-être bien

    … je ne vois

    plus rien

    moi.

    Silhouette,

    Pierre Dupuis

     

     

    silhouette-2
     
    Image floue du net ! … Paradoxe.
     
     
     
    Déjà publié

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    C’est jour de Toussaint aujourd’hui et je vais y aller … pas encore comme locataire mais comme simple visiteur.

    Je vous invite à le découvrir, c’est un lieu que j’aime beaucoup depuis mon enfance et qui sera, je l’espère, mon dernier domicile… C'est le cimetière d'un petit village de l'est de l'Eure nommé Nojeon en vexin, autrefois Nojeon-le-Sec, du nom de son petit ruisseau qui est souvent ... à sec ! 

     

    OLYMPUS DIGITAL CAMERA
    Photo personnelle

     

    Supplique pour être enterré dans

    ce petit coin calme et attachant,

     

    C'est un petit cimetière

    comme on en voit dans nos campagnes.

    Dès passé les battants de l’antique grille

    on entre dans un autre monde,

    un monde portant l’estampille

    des aiguilles arrêtées de la montre.

     

    Coté nord, un mur.

    Un mur qui protège de la froidure

    comme les bras d'un homme protègent sa compagne.

    Les morts n'aiment pas les glaçants courants d'air.

    Les bâtisseurs, en leur temps,

    en avaient tenu compte pour leur plaire.

    Pour leur plaire mais aussi,

    intérêt bien compris,

    pour eux-mêmes sachant

    qu’inévitablement, qu’inexorablement,

    ils en seraient un jour locataires !

     

    Sur les autres cotés, une haie.

    Une haie, pas très régulière,

    juste pour délimiter l'aire.

    Au centre, une église.

    Une très vieille église à l'ardoise grise

    et à la pierre façonnée et usée par les ans.

    Les siècles qui s’entassent sur sa tête

    ne l’empêche pas d’être très coquette !

    Une petite tour munie d'un escalier

    permet d'accéder au clocher.

    Un clocher très fin et élancé.

    Un porche d’entrée où l’on pénètre

    dans le recul du temps.

    La bâtisse a les pieds dans l'eau,

    résultat de l'égout de son toit

    et aussi de sources surgissant ça et là

    de façon rémanente.

    Ça ruisselle de manière charmante.

    Ça ruisselle tranquillement

    jusqu'au Sec, un petit ruisseau

    coulant selon son bon vouloir

    au grand désespoir du lavoir

    qui se retrouve le bec dans l'eau

    … quand il vient à en manquer !

     

    Coincées entre l'église, le mur et la haie,

    le cimetière et les tombes.

    Certaines très anciennes,

    des délabrées, des effondrées.

    Des qui partent en quenouille

    pierres ou marbres cassés,

    grilles rongées par la rouille

    ... la rouille, cet animal vorace et patient

    ... très patient.

    Il y en a des grandes et des petites

    ... des plus petites encore dans le carré des enfants.

    Puis d'autres, plus récentes, plus pimpantes,

    regroupées dans le carré neuf

    ... enfin, presque neuf.

    D'autres encore disséminées parmi les anciennes

    au gré des places disponibles ou se libérant

    par le truchement des tombes relevées

    ... ici les locataires s'en vont d'eux-mêmes très rarement !

     

    Un mélange hétéroclite

    où ceux qui sont sous terre cohabitent

    et se côtoient sans préjugés,

    sans se soucier de qui ils étaient dans le monde des vivants.

     

    Une fraternité bon enfant

    mélangeant moult générations

    toutes classes sociales confondues

    en se moquant des qu'en dira-t-on

    comme d'un guignon !

    La devise de la république ici s'applique

    sans restriction.

    Les morts n'ont que faire des apparences,

    ils font fi de leurs appartenances

    unis qu'ils sont dans leur ultime danse

    ... danse macabre par essence ... naturellement.

     

    Et moi, je me vois bien en ce lieu-là,

    un lieu que je connais depuis mon enfance

    et que j'ai arpenté bien des fois

    quand j'étais môme

    au gré de mes escapades

    ou bien au gré des psaumes.

    Il était à deux pas de chez moi

    et j'y venais très souvent.

    J'aime cet endroit paisible et tranquille

    qui, pour dernier domicile,

    m'irait, je le crois, comme un gant !

    Oui, je le crois vraiment.

     

    Et si j’y avais les pieds dans l’eau

    … même un peu plus à l’évidence,

    je me dis que ce serait une chance :

    c’est bon pour la blancheur des os !

     

    Il est des endroits où l'on se sent bien

    ... par quel mystère ?

    Point n'est besoin de le savoir absolument,

    on le constate et c'est le seul point important.

    Tout le reste n’est que chimères.

     

    Bercé par le chant des oiseaux,

    sous la chaleur ou sous le givre,

    après le passage de la dame à la faux

    … bon sang !

    Comme j’aimerais y vivre !

    Ce sera mon dernier domicile,

    je l’espère beaucoup y j’y tiens,

    il n’y aura aucun codicille :

    je le veux, l’affirme et le maintiens !

      

    Peut-être mettrais-je cette épitaphe :

     

    « A vos pieds un humble poète

    Grand amateur de raccourcis

    Ayant pris la mort à perpète

    A choisi de la vivre ici ! »

      

     

                      Pierre Dupuis

     

    OLYMPUS DIGITAL CAMERAPhoto personnelle

     

    vue-aerienne-du-cimetiere-et-de-leglise

    Vue aérienne de l'église et du cimetière 

     


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    Un très ancien poème …

    Image du net

     

     

    Les mains,

      

    Des mains qui s'ignorent,

     des mains qui se cherchent,

     des mains qui se trouvent.

     

    Des mains qui se voient,

     qui s’interpellent

    qui s’entrouvrent !

      

    Des mains qui se rapprochent,

     qui se frôlent,

     qui se découvrent.

      

    Des mains qui se caressent,

    qui s'étreignent,

     qui s'affolent !

      

    Des mains, main dans la main,

     qui s’amusent

     comme des folles !

      

    Des mains qui se lassent,

    qui s'affrontent !

    Qui se blessent !

      

    Des mains qui s'écartent,

    qui se menacent !

     Qui s'éloignent.

      

    Des mains, sans lendemain,

     qui se séparent

     et qui s’égarent.

      

    Des mains qui se perdent,

     des mains qui s'oublient,

    des mains qui s'ignorent.

      

    Et ma tête

     entre les miennes,

     encore, encore et encore.

     

                                               Pierre Dupuis

     

     


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    Troisième devoir de vacances...

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    Photo personnelle

    Gargantuesque Manche,

     

    La Manche pleine d’appétit

    ronge sans cesse les falaises

    et gagne petit à petit

    du terrain pour se mettre à l’aise !

     

    A longueur d’année sans répit

    elle creuse des trous balaises

    et provoque des éboulis,

    de gigantesques exérèses !

     

    Dernièrement sans prévenir

    elle s’est offert sans mollir

    un gigantesque casse dalle !

     

    Elle en a pris de gros morceaux

    au lieu-dit les Petites-Dalles

    juste à coté de Sassetot !

     

               Conséquence collatérale :

     

    Cela a fait le désespoir

    de tout ceux qui vont à la pêche

    à pied et qui ont du surseoir

    à leur passion : « Ah ! Quelle dèche ! »

     

    Ce n’était que momentané

    pour les mordus de l’épuisette,

    le moment d’aller taquiner

    autre chose que la crevette !

     

    Je ne préciserais pas quoi,

    chacun gère ses fantaisies,

    alors je vous laisse le choix

    … mais foin de toute hypocrisie !

     

                                         Pierre Dupuis

     

     

     

     Lien :

    http://www.normandie-actu.fr/eboulement-de-falaise-en-seine-maritime-d-eventuelles-victimes-recherchees-ce-que-l-on-sait_227089/

     

     


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    Second devoir de vacances !

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    Photo personnelle, la Cote d'Albâtre

     

     

    Pays de Caux,

     

    Si tu n’avais pas tes valleuses

    tu serais monotone et plat,

    elles te donnent leur éclat

    et savent se faire enjôleuses.

     

    Si tu n’avais pas tes falaises

    que la mer a taillé à pic,

    tu manquerais un peu de chic

    mais tu les as et elles plaisent.

     

    Si tu n’avais pas sur tes terres

    des abbayes et des châteaux,

    du lin, des fermes et des clos,

    tu serais beaucoup plus austère.

     

    Et si tu n’avais pas la Manche

    qui te grignote un peu les pieds

    sans pour autant trop t’estropier,

    ta cote serait bien moins blanche.

     

    Mais tu as toutes ces richesses

    et tu sais les mettre en valeur

    par l’entremise et le labeur

    de ceux qui t’aiment sans faiblesse.

     

    De tous ceux que tu as vu naître

    ou de ceux qui t’ont adopté,

    qui ont choisi de t’habiter

    pour mieux t’aimer et te connaître.

      

    Tu as su très souvent séduire

    des peintres et des écrivains

    qui n’ont pas travaillé en vain

    et ont su si bien te traduire.

     

    Une foule d’impressionnistes,

    Pisaro, Boudin et Monet,

    Renoir, Boldini et Sysley

    et il en manque sur ma liste !

     

    Ta côte aux lumières changeantes,

    tes ports en pleine activité,

    tes falaises et tes cités :

    autant de toiles rayonnantes !

     

    Et tes écrivains populaires,

    l’incomparable Maupassant

    mais aussi Maurice Leblanc

    et son Arsène légendaire !

     

    Et l’Abbé Bernard Alexandre,

    célèbre conteur et horsain

    qui a assisté au déclin

    de l’église sans s’y méprendre.

     

    En se rendant à sa paroisse :

    « Métier d’ curé, métier foutu ! »

    bel accueil d’un berger du cru,

    un adage à porter la poisse !

     

    Superstitions et certitudes,

    méfiance envers les étrangers

    porteurs de peurs et de dangers

    faisaient partie des habitudes !

     

    Magie noire et sorcellerie

    étaient le lot du quotidien,

    les cauchois, surtout les anciens,

    craignaient toutes les diableries !

     

    Dans cette campagne profonde,

    ceux des villages d’à coté

    étaient déjà des étrangers

    qui venaient déranger la ronde !

      

    Moins dans les ports que dans les terres

    où l’autarcie était un fait,

    le horsain était un parfait

    et malheureux bouc émissaire !

     

    Si ma mère est née à Bourville

    au village d’André Raimbourg,

    moi je n’y ai pas vu le jour

    et n’y ai pas mon domicile.

     

    Je ne suis qu’un simple touriste

    et même si je suis normand,

    je suis horsain assurément

    … mais les mœurs sont moins rigoristes !

     

    Quoiqu’il en soit j’ai des racines

    planté en toi, Pays de Caux,

    je te devais bien cet écho

    en l’honneur de mes origines.

     

    J’ai parcouru toute ta côte,

    j’ai sillonné tout ton plateau

    et je me suis senti ton hôte

    sans résistance et de facto !

     

    Car tu as su tourner la page,

    tu n’es plus refermé sur toi

    et ceux qui parlent ton patois

    ne le font que pour le partage.

     

    Les noms de tes bourgades chantent

    dans ma tête un joyeux refrain

    comme au temps où j’étais gamin

    et j’avoue que cela m’enchante !

     

                                                                      Pierre Dupuis

     

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    Photo personnelle: Atelier de fabrication de la Bénédictine 

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    Remarque :

    Photos des dernières vacances mais poème déjà publié ! 

     

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    Photo personnelle ( d'un peu loin et avec un peu de brume ! )

     

     

    La loi des tas

    ou

    Avec la complicité de Newton

    ou

    L’art d’occire Constance,

    f

    Chute de meuf

    et je suis veuf !

    J’étais sa chose

    et ça repose !

    f

    Tout au début

    ben … moi j’ai bu !

    Oh ! Quelles cuites

    j’ai pris de suite !

    f

    Un peu plus tard

    même un pétard !

    Quelle bombance

    quand j’y repense !

    f

    Le tout discret,

    tout en secret !

    Loin de la ville :

    j’ suis pas débile !

    f

    Au quotidien,

    le mec très bien :

    deuil de Constance

    de circonstance !

    f

    « Pour moi c’est dur

    soyez-en sûr,

    j’ai de la peine,

    ma vie se traîne.

    f

    Je prie les cieux

    mon bon monsieur ,

    paix à son âme

    ma bonne dame. »

    f

    C’était un soir,

    il faisait noir,

    j’étais à l’aise

    sur la falaise.

    f

    Mes yeux de chat

    voyaient en bas

    une marée

    fort déchaînée.

     

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    Photo personnelle  ( éboulements aux Petites Dalles )

    f

    J’ai profité

    en vérité

    de la vue basse

    de la bécasse !

    f

    Un croche-pied

    très bien placé

    et une chute

    sans parachute !

    f

    De haut en bas :

    bon débarras !

    Newton oblige

    quelle voltige !

    f

    Un être tas

    à Etretat

    chose normale

    je le signale !

    f

    Bien éclaté

    sur les rochers,

    son corps en loques

    qui se disloque !

    f

    Pas de témoin

    sauf un vieux chien

    hochant la tête

    la brave bête !

    f

    Un scénario

    bien comme il faut :

    joli montage

    et … l’héritage !

    f

                                                                                                                              Rotpier

     

    Nota :  Tout ceci n'est pas moral bien sûr et je dégage toute responsabilité si quelqu'un venait à  copier mon scénario !

     


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    Premier devoir de vacances et ... je vous assure que je ne me suis pas cogné sur une falaise !

     

    sardine-en-boite

    Image du net;

    Remarque :

    On ne pêche pas la sardine

    à Fécamp ou à Etretat

    mais quand je suis d’humeur badine

    je ne m’arrête pas à ça !

     

    Rotpier

     

    Délire de Sardine,

     

    On m’a tassé dans une boite

    en tête à queue avec mes sœurs,

    je trempe dans de l’huile moite

    comme un pauvre vibromasseur.

     

    Si j’avais été plus maligne

    je n’aurais pas suivi le banc,

    j’aurais profité de ma ligne

    pour prendre cinq ou six amants !

     

    Un beau maquereau de passage

    m’aurait servi de souteneur,

    je sais que ce n’est pas très sage

    mais j’aime les entrepreneurs !

     

    Avec des raies et des morues

    j’aurais monté un syndicat

    qui aurait eu pignon sur rue

    à Fécamp ou à Etretat.

     

    Aidées par les belles sirènes,

    ces piègeuses de matelots,

    de lieutenants, de capitaines,

    bref de tous ceux qui vont sur l’eau !

     

    Nous aurions créé des franchises

    pour les filles dans tous les ports,

    un bol d’air en ces temps de crise :

    c’est métier de bon rapport !

     

    De quoi damner le pion aux dames

    ( Celles de Brel à Amsterdam ! )

    tout un travail, tout un programme

    à graver dans le macadam !

     

    Hommes et femmes politiques

    dans leur quête effrénée aux voix,

    dans des discours acrobatiques

    auraient vanté le plein emploi !

     

    Ils ratissent tout ce qu’ils peuvent,

    c’est du travail au grand filet,

    ils n’ont pas beaucoup d’idées neuves

    et il faut charger le mulet !

     

    Avec en tête la Marine

    se prenant un très gros râteau,

    elle me sort par les narines,

    elle et ses apprentis fachos !

     

    Pas de DSK dans la course

    plus grillé qu’un vieil hareng saur,

    plus du tout coté à la bourse

    et … je n’en dirais pas plus je sors !

     

    Je ne dresserais pas la liste

    de tous les autres candidats,

    sûr que ce ne serait pas triste :

    que de coups bas pour un mandat !

     

    Je ne citerais plus personne

    bien que mon cerveau soit fécond

    surtout un qui, quand on le sonne

    balance des « cass’ toi pauv’ con ! » !

     

    C’est une triste destinée

    que de finir dans un gosier,

    toute une vie ratatinée,

    vraiment pas de quoi pavoiser !

     

    On m’a tassé dans une boite

    en tête à queue avec mes sœurs,

    je trempe dans de l’huile moite

    comme un pauvre vibromasseur.

     

    Si j’avais eu plus de cervelle

    j’aurais évité le chalut,

    ma vie aurait été plus belle

    mais c’est plié … alors salut !

                                                   

                                                     La sardine

     

    Péroraison :

    « Quand une sardine délire

    il faut en prendre et en laisser,

    il faut entre les lignes lire

    sans penser à la rabaisser ! 

     

    Qui dira un jour la détresse

    de la sardine hors de la mer

    obligée d’exposer ses fesses

    dans une étroite boite en fer ? »

     

    Remarque :

    Un abus de Bénédictine

    a du me dicter ce fatras,

    mieux vaut ça que la scarlatine

    ou que de devenir castrat !

     

    Ou que d’entrer en politique

    et de devenir un Brutus

    ou de parler de sémantique

    assis à poil sur un cactus !

     

    Je finirais bien sûr en boite,

    pas en métal mais en sapin

    que j’espère un peu moins étroite

    que les réflexions de certains !

     

    Hors de question que l’on m’expose

    là dans mon plus simple appareil,

    cela rendrait les gens moroses

    de voir un spectacle pareil !

            

                                      Rotpier

     


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    .

     Si, en écho ( comme disait Umberto ) à mon rébus de dimanche,

    je vous  remets ce chaud poème (du vécu bien entendu !)

    ... vous ne me trouverez pas trop collant ?

    .

    Des hauts et des bas, des bas et des hauts,

     des bas en haut, des bas en bas : vaste débat ...

     

     

     

    Le haut du bas,

     

    Première fois (oh ! quel délice !)

    Qu'il m'est permis, depuis le bas,

    De remonter ( elle est complice ? )

    Ma main si haut le long du bas.

     

    J'entre en tournoi : je suis en lice !

    Preux chevalier, prompt au combat !

    Mais... Doucement ! Tout en malice !

    Ne gâche pas de doux ébats.

     

    Deux bas en haut , pour commencer,

    Deux bas en bas : c’est pas gagné !

    Faut-il ou pas tout dévoiler ?

    Débat sans fin

    Et fin débat !

     

    Plus que deux doigts (je me débats)

    Pour parvenir, exquis supplice,

    A la frontière (oh ! Mon cœur bat)

    Entre couture et cuisse lisse.

     

    Et c'est gagné !  J’en suis baba !

    Un doux froufrou : les bas coulissent.

    Joli travail et chapeau bas !

    Pas de voyeurs !  (Le rideau glisse).

     

    Deux bas en haut , pour commencer,

    Deux bas en bas : oui ! J’ai gagné !

    Fallait-il ou pas dévoiler ?

    Débat sans fin

    Et fin débat !

                

                   Mais…                   

    Pour le moment, j’en reste là,

    Elle est en bas, mais n’en a plus !

    Je suis en haut ?  Je ne sais plus !

    J’ai faim du haut et puis du bas !

    Et…  j’en profit’ puisqu' elle  est là ! 

     

                                                                                       Pierre Dupuis

     


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    Le grand échiquier de la vie

    Image du net 

    Adage :

    Sur le grand échiquier de la vie la meilleure alliée de la fatalité est la passivité.

     Pierre Dupuis

     

    A  C.M.K.    … un ami qui se reconnaîtra

    …tu parles Charles !

     

    Relativise et positive !

     

    La vie n’est pas tous les jours rose,

    les embêtements sont courants,

    voir même les emmerdements,

    prends le temps de faire une pause !

     

    Relativise et positive,

    laisse aux autres l’expectative !

     

    Tes collègues te font la gueule

    à cause de tes résultats

    meilleurs qu’eux et ces gros bêtas

    tous les jours que dieu fait t’en veulent !

     

    Ce sont des ramollis notoires,

    des pisse-froid et des jaloux,

    ils n’ont qu’à en mettre un bon coup

    pour t’égaler et pas d’histoire !

     

    Relativise et positive,

    laisse aux autres l’expectative !

     

    Ta progéniture à l’école

    décroche et a des résultats

    très mauvais et en plus de ça

    ils s’en fichent et en rigole !

     

    Tu leur en a fait la remarque,

    ils t’ont envoyé balader,

    laisse-les donc se démerder :

    à vingt ans qu’ils trouvent leurs marques !

     

    Relativise et positive,

    laisse aux autres l’expectative !

     

    Ton chien ne te fait plus la fête

    quand tu le caresses le soir,

    on dirait bien qu’il broie du noir :

    laisse-le donc faire la tête !

     

    Il se pourrait qu’il soit de mèche

    avec quelqu’un que je connais

    je n'est rien dit ... je suis discret

    mais j’en connais d’assez revêches !

     

    Relativise et positive,

    laisse aux autres l’expectative !

     

    Hier ta femme s’est fait la malle,

    pense à celui qu’elle a choisi,

    le pauvre a beaucoup de soucis :

    se la faire c’est pas l’ la balle !

     

    Si elle refrappe à ta porte

    ne te laisse pas enjôler,

    ne la laisse pas te frôler

    dis-lui : « Que le diable t’emporte !

     

    Dégage et passe ton chemin,

    pour ma part moi je vais très bien

    … ne reste pas dubitative :

    Relativise et positive ! »

     

                    Moralité :

    On a toujours dans l’entourage

    des gens beaucoup plus malheureux

    que soi alors allons vers eux

    pour leur redonner du courage.

     

     

    Apprenons-leur cette devise :

    Relativise et positive,

    laisse aux autres l’expectative !

     

    Et …

     

    Si un jour ton moral s’enraye

    il se pourrait qu’un de ceux-là

    en posant sa main sur ton bras

    … vienne te rendre la pareille !

     

    Il te dira alors :

     

    « Relativise et positive,

    laisse aux autres l’expectative ! »

     

     

                                                        Pierre Dupuis

     


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    Photo pour fantaisie intermezzo

    Photo de Marie

     

    Fantaisie intermezzo sur jalousies bleues,

     

    Crevant de jalousie,

    du genre un peu zozo,

    mâtiné d’hérésie

    et macho jusqu’aux os :

     

    … il enfermait sa belle !

     

    Mais belle hypocrisie,

    ce drolatique oiseau

    se payait fantaisie

    du genre intermezzo :

     

    … il cocufiait sa belle !

     

    Mais la belle Isabelle,

    pas dupe pour un sou,

    croquait la mirabelle

     avec le gars du d’ sous :

     

    … tout cocu le zozo !

     

                       Moralité :

    Les belles jalousies,

    même peintes en bleu,

    n’empêchent pas la vie

     de s’amuser un peu

     

    … sur le dos des … zozos !

                                                              

                                                Pierre Dupuis

     

     


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    Un petit clin d’œil à notre gîte de vacances du mois de juin, c'est la bâtisse qui abrite mon vieil ami l'escalier !

    Il se situe dans l'extrême sud de la Vienne à 6 Km d'Availles-Limouzine sur la commune de Pressac.

    Vienne département

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    Photo personnelle

     

    Le gîte du Grand Villars,

     

    Une maison chargée d’histoire

    Rénovée de belle façon

    Où se côtoient à l’unisson

    Le temps présent et la mémoire.

     

    Vielles poutres, vieilles armoires

    Sachant de charmantes chansons

    Entendues selon les saisons

    Et aux thèmes évocatoires.

     

    Des prés, des moutons et des bois,

    Un grand étang, voilà l’endroit

    Où se situe le très beau gîte

     

    De Bernadette et de Gérard

    Où l’on se sent bien tout de suite :

    Tout est à prendre au Grand Villars !

     

                                             Pierre Dupuis

     

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    Photo personnelle !

     

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    Photo personnelle !

     


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  •  

    Bonjour,

    Voici donc la cinquième et dernière partie de « La saga du vieil escalier, »

    Il m’a semblé plus pratique de l’ajouter à la suite de la première publication pour ceux qui voudraient le relire en entier .

    Pour éviter de tomber en descendant, je vous met le lien directement : http://rotpier.eklablog.com/la-saga-du-vieil-escalier-un-tres-tres-long-poeme-de-pierre-a126437512

    Mettez les com. ( maintenant c'est Orange mais ce n'est pas grave : vous avez le feu vert ! ) à la suite du poème ... merci !

     

    Pierre


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  •  

    Bonjour,

    Voici donc la quatrième partie de « La saga du vieil escalier, »

    Il m’a semblé plus pratique de l’ajouter à la suite de la première publication pour ceux qui voudraient le relire en entier .

    Pour éviter de tomber en descendant, je vous met le lien directement : http://rotpier.eklablog.com/la-saga-du-vieil-escalier-un-tres-tres-long-poeme-de-pierre-a126437512

    Mettez les com. ( maintenant c'est Orange mais ce n'est pas grave : vous avez le feu vert ! ) à la suite du poème ... merci !

     

    Pierre


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  •  

    Bonjour,

    Voici donc la troisième partie de « La saga du vieil escalier, »

    Il m’a semblé plus pratique de l’ajouter à la suite de la première publication pour ceux qui voudraient le relire en entier .

     Donc, vous descendez et ... bonne lecture ! ( Faites attention à la marche ! )

    Mettez les com. ( maintenant c'est Orange mais ce n'est pas grave : vous avez le feu vert ! ) à la suite du poème ... merci !

     

    Pierre

     


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  • Bonjour,

    Voici donc la seconde partie de « La saga du vieil escalier, »

    Il m’a semblé plus pratique de l’ajouter à la suite de la première publication pour ceux qui voudraient le relire en entier .

     

    Donc, vous descendez et ... bonne lecture ! ( Faites attention à la marche ! )

     

    Pierre


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    .

    Avertissement :

     C’est un très long poème que je vous livre-là. Un très long … une saga de 90 strophes !

    Certains vont crier à la catastrophe ! D’autres aimerons, ça va de soit !

    Je vais donc le publier en 5 fois, ce qui fera 18 strophes par publication.

    Voici donc le début de « La saga du vieil escalier, ».

    Pierre

    OLYMPUS DIGITAL CAMERA
    Photo personnelle

     

    Préambule :

    Tout ce qui suit ne relève pas de la vérité pure mais pas non plus d’une affabulation débridée. Il est même fort probable que mon récit poétique côtoie la réalité très souvent… j’en suis intimement persuadé et j’ai fait en sorte qu’il en soit ainsi.

    A vous d’apprécier ou pas, mais de toute façon : « Le poète à toujours raison »* … quand il écrit.

    Pierre Dupuis

    *  Louis Aragon repris en chanson par Jean Ferrat

     

    Je me dois de vous situer le lieu où se trouve ce vieil escalier et où j'ai écrit cette saga. C'est un gîte que nous avons loué pour les vacances et qui se situe à l’extrême sud de la Vienne et en bordure de la Charente et de la Haute-Vienne sur la commune de Pressac. 

     

    OLYMPUS DIGITAL CAMERA
    Photo personnelle de la vielle bâtisse ( 220 ans environ ) rénovée à l'ancienne avec beaucoup de goût, à l'extérieur comme à l'intérieur, vraiment du bel ouvrage !

     

     

    La saga du vieil escalier,

     

    Quand je l’ai vu j’ai su de suite

    que nous allions sympathiser,

    je crois que lui tout aussi vite

    était prêt à fraterniser.

     

    Ma main a caressé sa rampe,

    je crois bien qu’il a frissonné

    … ne riez pas ou je décampe

    en vous faisant un pied de nez !

     

    Je sais parler aux vieilles choses

    et elles me le rendent bien,

    nous sommes très vite en osmose

    … « c’est un vieux fou ! » disent certains !

     

    Peut-être bien et je l’assume,

    j’ai pitié des gens trop sérieux

    qui cultivent leur amertume

    sous des prétextes fallacieux !

     

    Vous vous perdez en conjectures

    ne sachant sur quel pied danser,

    continuez votre lecture

    et après vous me jugerez.

     

    Vieilles bâtisses, vieilles pierres,

    moulins à eau, moulins à vent,

    vieilles poutres, vieilles meulières,

    vieil escalier toujours vaillant.

     

    Nous savons très bien nous comprendre,

    c’est une question de feeling,

    il suffit de savoir attendre :

    hors de question de tout timing !

     

    J’ai choisi la troisième marche

    le jour du quatrième soir

    et j’ai opté comme démarche

    de simplement venir m’asseoir.

     

    Il m’a accueilli sans manière

    en me disant : « Ah ! Te voilà !

    je t’attendais la nuit dernière

    mais ne t’inquiète surtout pas !

     

    Je sais juguler l’impatience,

    j’ai eu le temps de la dompter,

    je te le dis, fais-moi confiance :

    elle n’ose plus m’affronter !

     

    Dès notre première rencontre

    j’ai su que nous allions parler,

    pas de course contre la montre,

    prenons le temps de bavarder.

     

    J’ai senti en toi le poète

    dès que tu as touché mon bois

    et j’ai bien vu rien qu’à ta tête

    que tu t’intéressais à moi.

     

    Jusqu’ici le seul personnage

    qui m’a écouté jusqu’au bout,

    qui a su rester calme et sage

    c’était mon ami le hibou.

     

    Dans la vieille bâtisse en ruine

    il était venu s’abriter

    un jour de grand vent et de bruine

    et vingt ans il y est resté !

     

    C’était un ami sympathique,

    il écoutait tranquillement

    de façon très diplomatique

    mes récits tout en s’endormant !

     

    Toi tu n’es là que de passage,

    tu resteras bien moins longtemps,

    tu es peut-être aussi un sage

    mais les hommes ont moins le temps !

     

    Je vais te conter mon histoire,

    les grandes lignes seulement,

    même si j’ai bonne mémoire

    … j’en oublierais certainement !

     

    Je suis bien loin de ma jeunesse :

    j’ai environ deux cent vingt ans !

    En ces temps-là clergé, noblesse,

    régnaient sur les près et les champs.

     

    Dans le fin fond de nos campagnes

    c’était toujours la soumission,

    l’injustice qui l’accompagne :

    le terreau des révolutions.

     

     XXXXXXXXXXXXXXXXXXX

    Seconde partie :

    Un homme, un seul régnait en maître

    sur souvent des milliers d’arpents,

    lui-même devait se soumettre

    au châtelain : chacun son rang !

     

    Réputé pour être sévère,

    c’était un très gros régisseur

    devant lui mieux valait se taire

    que de jouer les rouspéteurs !

     

    C’était le temps du métayage

    et il avait des métayers,

    ce n’était pas de l’esclavage

    mais pas non plus la liberté !

     

    Années bonnes ou bien mauvaises

    il fallait payer sans broncher

    à l’homme vivant très à l’aise

    le fermage ou bien le quitter !

     

    Afin d’asseoir sa réussite,

    afin d’épater les voisins

    qui venaient lui rendre visite

    il fallait maison et jardin.

     

    Il fit bâtir cette demeure,

    très luxueuse en ces temps-là,

    voulant l’élégance intérieure

    à la mesure et me voilà.

     

    Après les murs et la charpente,

    la bâtisse reçut son toit,

    puis vint l’activité suivante :

    les planchers et puis ce fut moi !

     

    Rez-de-chaussée et deux étages,

    voila ce qu’il fallait relier,

    un travail de compagnonnage

    pour charpentiers et menuisiers.

     

    En plus de la fonction pratique,

    il fallait que je fusse beau,

    un point d’honneur sur l’esthétique :

    ils relevèrent le flambeau !

     

    Quartier tournant double volée

    pour relier chacun des niveaux,

    difficultés très relevées

    pour les bras et pour les cerveaux.

     

    Je vais t’expliquer ma naissance

    en essayant de faire court

    tout en sachant que par essence

    je penche pour les longs discours !

     

    Une fois les mesures prises

    on me dessina sur papier,

    des retouches et des reprises

    et je fus bon pour le chantier.

     

    Un travail bien sûr à l’ancienne

    réalisé tout à la main

    où tous les gens qui interviennent

    connaissent leur travail et bien !

     

    Pour évaluer le cubage

    du bois pour ma fabrication,

    on traça avec précision

    mon épure sur un dallage.

     

    Comme essence on choisit le chêne,

    pas question d’en être autrement !

    Solide et beau, de belles veines :

    le meilleur bois assurément.

     

    Cinq ou six années de séchage

    en fonction de leur épaisseur,

    les sections rendaient au passage

    leur tanin et d’autres couleurs.

     

    On avait abattu ces chênes

    à la hache et après les troncs

    avaient été sciés avec peine

    avec de grandes scies en long.

     

    Pour commencer ma mise en œuvre

    on attaqua par les limons,

    d’autres compagnons à pied d’œuvre

    taillaient mes marches à façon.

     

    Et le ballet des herminettes,

    des varlopes et des rabots

    commença de façon concrète :

    en tous sens volaient les copeaux !

     

    XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

    Troisième partie :

     

    Et naissaient tenons et mortaises

    sous les outils aux fils tranchants,

    coupes droites ou coupes biaises

    sur les faces ou sur les chants.

     

    Il régnait une bonne ambiance

    dans l’équipe et sur le chantier,

    ils travaillaient tous en confiance

    entre tous les corps de métiers.

     

    Quand survenait une engueulade

    - Il faut bien se lâcher un peu ! -

    s’en suivait une rigolade

    beaucoup plus d’une fois sur deux !

     

    Les journées coupées par des pauses,

    essentiellement pour manger,

    duraient douze heures  - Ah ! Quelle dose ! -

    six jours sur sept sans déroger !

     

    L’assemblage puis le montage

    prirent du temps et de la sueur,

    étayage à tous les étages

    avant d’atteindre la hauteur.

     

    Plus besoin de grandes échelles

    pour relier les trois niveaux,

    une sécurité nouvelle

    appréciée de tous aussitôt !

     

    Il ne restait plus que ma rampe

    à concevoir et fabriquer,

    un travail à donner des crampes

    aux cerveaux les plus affûtés !

     

                       OLYMPUS DIGITAL CAMERA
    Photo personnelle

     

    Peu d’ouvriers étaient capables

    de vaincre la difficulté

    pour certains incommensurable :

    une question de facultés !

     

    Il fallut tout le savoir-faire

    d’un des plus anciens compagnons

    qui passait ses journées entières

    entre la règle et le crayon.

     

    Il traçait et marquait les pièces

    et les autres les façonnaient

    sous son contrôle et en souplesse :

    tous les hommes le respectaient.

     

    Après mon ultime cheville

    ce fut les hourras du chantier,

    la fierté dans les yeux qui brillent

    au travers des regards altiers.

     

    Les hommes à qui je dois la vie,

    après un dernier long regard

    me firent avec sympathie

    des gestes d’adieu : bel égard !

     

    Et l’on pendit la crémaillère

    un jour de juin, il faisait beau,

    tous les invités défilèrent

    devant moi en lançant des « Oh ! »

     

    J’étais le clou de la soirée,

    tout le monde voulait me voir,

    une femme, une mijaurée,

    m’élut pour se faire valoir !

     

    Félicitations ou léchages

    selon le rang des invités,

    selon l’humeur, selon les âges,

    furent grandement délivrés.

     

    Ce fut le début de ma vie,

    l’aube d’une longue saga,

    mais je vois que tu as envie

    que je te raconte cela !

     

    Je vais en faire une synthèse

    pour ne pas y passer la nuit,

    je pourrais en faire une thèse

    mais je m’en tiendrais à minuit .

     

    xxxxxxxxxxxxxxxxxxx

    Quatrième partie

    J’ai vu défiler des familles,

    des couples et beaucoup d’enfants,

    des joies mais aussi des bisbilles

    et parfois des déchirements.

     

    Des mariages et des baptêmes

    mais aussi des enterrements,

    des accords et des anathèmes

    et des complots peu reluisants !

     

    Des jours de fête ou de kermesse,

    des fins de travaux dans les champs,

    des amours ou bien de la fesse

    selon l’humeur du moment !

     

    La famille vivait à l’aise

    grâce au travail des paysans,

    les échos de la Marseillaise

    ne parvenaient pas jusqu’aux champs.

     

    Une condition féodale,

    pas loin des serfs assurément,

    une dépendance totale

    au bon vouloir des exploitants !

     

    Chapeaux bas et têtes baissées,

    c’était le lot de tous les jours,

    quelques suppliques accordées

    mais sans trompette ni tambour !

     

    Chuchotements et messes basses

    parlaient d’une révolution

    et de soulèvements de masse

    qui s’étendaient à la région.

     

    Les grands seigneurs étaient en fuite,

    leurs châteaux pillés voir brûlés,

    on savait que viendrait ensuite

    le tour des maîtres mal aimés.

     

    Car si certains étaient honnêtes,

    d’autres étaient des malfaisants,

    on parlait que déjà des têtes

    avaient roulé dans quelques champs !

     

    Mais celui qui était en place

    était un maître respecté,

    juste et il n’y eut pas de chasse

    à l’homme pour l’appréhender.

     

    Une concorde fut trouvée

    en attendant d’y voir plus clair

    et cela dura des années

    mais bien fini le temps des serfs !

     

    Tout doucement la république

     étendait son drapeau partout,

    plus question de vaines suppliques,

    rien que le droit et puis c’est tout !

     

    Plus question de baisser la tête

    et de grands saluts chapeau bas,

    yeux dans les yeux en tête-à-tête :

    les métayers prenaient le pas.

     

    Pour la répartition des terres

    il fallut attendre longtemps,

    dessaisir les propriétaires

    demanda énergie et temps.

     

    L’état, le clergé, la noblesse

    perdirent prés, forêts et champs,

    ce qui provoqua l’allégresse

    dans le monde des paysans.

     

    Réduisant le grand morcelage,

    les plus forts ou les plus malins,

    par achat ou par mariage

    unirent les petits lopins.

     

    Ils possédaient enfin leur terre,

    le métayage était fini,

    ils cessaient d’être tributaires

    du bon vouloir et du mépris !

     

    J’ai vu ces changements se faire,

    j’ai vu la mécanisation

    révolutionner et défaire

    de longs siècles de traditions.

               

     

    xxxxxxxxxxxxxx

    Cinquième et dernière partie :

     

    Et puis dans les années quarante,

    au milieu du siècle dernier,

    survint une chose inquiétante :

    silence du bas au grenier !

     

    Plus personne dans la bâtisse,

    volets claquant à tous les vents,

    mauvais signe, mauvais auspices,

    un état démoralisant.

     

    Soixante-dix années lugubres

    à ressasser les souvenirs

    dans cette bâtisse insalubre,

    m’interrogeant sur l’avenir.

     

    Des journées et des nuits entières

    sous la pluie et les courants d’air,

    toiture crevée aux faîtières,

    carreaux cassés … un goût d’enfer !

     

    Et puis un jour – quelle surprise ! –

    on s’activa autour des murs,

    il n’y avait plus de méprise :

    belle éclaircie pour le futur !

     

    Les corps de métiers envahirent

    de nouveau la grande maison,

    j’étais … – comment bien le décrire ? –

    … à deux doigts de la pâmoison !

     

    Par chance les propriétaires

    • je les en remercie ici ! –

    avaient décidé de refaire

    à l’ancienne ce beau logis !

     

    On m’a briqué et fait reluire,

    j’avais bien résisté au temps

    et je continue de séduire

    malgré mes bons deux cent vingt ans !

     

    La bâtisse est devenue gîte,

    les murs résonnent de nouveau,

    ça bouge, ça joue, ça s’agite

    et c’est bien cela qui prévaut !

     

    Il arrive qu’on me caresse :

    beaucoup de gens aiment le bois

    mais qu’on me parle avec tendresse

    il y en a peu comme toi !

     

    Voilà tu connais mon histoire,

    pour le moins un bon résumé,

    quelques signes prémonitoires

    me disent que tu as aimé.

     

    En échange je te demande

    juste une petite faveur :

    de la partager sans prébende,

    cela me ferait chaud au cœur ! »

     

    Je lui promis, nous nous quittâmes

    … tout du moins du coté esprit,

    en montant les marches ses lames

    craquaient d’un joyeux petit bruit !

     

    J’ai honoré là ma promesse

    – Pas question de me défiler ! –

    avec amour, avec tendresse

    pour mon vieil ami l’escalier.

     

    Quand viendra ma dernière strophe,

    lui sera toujours là vaillant,

    ce n’est pas une catastrophe

    … les hommes durent moins longtemps.

     

    Quand viendra l’heure de cette heure

    peut-être aura-t-il un frisson

    qu’il transmettra à la demeure

    puisqu’ils vivent à l’unisson !

     

    S’il rencontre un autre poète,

    lui aussi amoureux du bois,

    il se pourrait bien que peut-être

    … il lui glisse deux mots sur moi …

      

                                                         Pierre Dupuis

     

    Fin !

     

                                       

                          

     


    10 commentaires
  •  

    .

    Allez, une petite fable assez corrosive ! 

    J'espère que je ne vais pas trop me faire voler dans les plumes par les dames !

    .

     

    Poule courant

    Petit montage d'images du net ... un peu fumantes !

     Fable,

    La poule qui voulait chanter

    aussi haut que le coq,

     

    Dans une grande basse-cour

    une poule très féministe

    au caractère opportuniste

    tenait un percutant discours.

     

    « Enfin réveillez-vous mes sœurs !

    Nous ne servons ici qu’à pondre !

    Cessons enfin de nous morfondre

    et de nous casser le valseur !

     

    Les coqs ici ont tous les droits

    et nous n’avons pas la parole

    quand on passe à la casserole

    à l’envers ou bien à l’endroit !

     

    Et quand il s’agit de chanter,

    nous, nous devons rester à terre,

    c’est cela qui vraiment m’atterre :

    eux ont le droit de se percher !

     

    Venez près du tas de fumier,

    je vais y monter sans attendre,

    de là vous allez bien entendre :

    mon chant ira jusqu’aux pommiers ! »

     

    En voulant prendre de l’élan

    elle se mélangea les pattes

    et s’étalla toute écarlate

    dans le purin noir et puant !

     

    Elle cria : « Viens donc m’aider ! »

    à un vieux coq très impassible

    qui lui dit : « Mais c’est impossible,

    c’est contraire à mon abc :

     

    Si les poules veulent chanter

    aussi haut que les coqs chantent,

    elles n’ont qu’à se démerder

    sur le tas pour grimper la pente ! »

     

                     Moralité :

     

    C’est vrai que les coqs sont machos,

    gardons-nous bien de leurs adages

    … quoique parfois ils soient très sages

    … j’abrège car ça sent le chaud !

     

                Pourtant, pourtant …

     

    Je suis bien pour l’égalité

    à compétences identiques

    mais sans cadeau et sans viatique :

    c’est net et sans duplicité !

     

                                   Rotpier

     

     

     

     


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