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    Image du net !

     

    L’histoire se passe en début de siècle dernier …

     

    Le monte-en-l’air sentimental,

     

    C’était il y a très longtemps,

    il vivait de cambriolages

    lui l’homme à la force de l’âge

    et elle au fort tempérament.

     

    Il en était fou amoureux

    mais elle était cuisse légère

    ses aventures passagères

    le rendaient vraiment fou furieux.

     

    Et un jour le drame arriva,

    il serra fort une lanière

    autour du cou de sa bergère :

    en peu de temps elle expira.

     

    Il la découpa en morceaux

    de façon vraiment méthodique,

    une manière bien pratique

    pour désorienter les perdreaux.

     

    Il savait manier le hachoir,

    les couteaux ainsi que les scies,

    il avait une décennie

    derrière lui en abattoir.

      

    Après trois mois de flottement

    il avait expurgé sa peine

    ainsi que le reste de haine,

    il n’avait plus trop de tourments.

     

    Il avait repris le métier

    de monte-en-l’air par habitude,

    il le faisait sans inquiétude,

    tranquillement en vieux routier.

     

    Dans le genre Arsène Lupin

    un peu moins élégant quand même,

    vivant de façon plus bohème

    mais gagnant largement son pain.

     

    En souvenir de son amour

    et afin de penser à elle

    de manière très solennelle

    il gardait dans son sac toujours …

     

    … à portée de main un tibia

    taillé d’un bout en pied de biche

    qu’il utilisait chez les riches

    quand il faisait une razzia.

     

    Un outil vraiment idéal

    pour forcer fenêtres et portes

    et toute la joie qu’il apporte

    pour quelqu’un de sentimental.

     

    On peut bien être monte-en-l’air

    et s’enticher d’une friponne

    au point que son cœur s’enjuponne

    et que l’on commette un impair.

     

    Et un jour il en commit un

    alors qu’il forçait une porte

    avec le tibia de la morte

    il ne vit pas les argousins.

      

    Ils lui tombèrent sur le dos

    alors qu’il rêvait à sa belle,

    il passa en correctionnelle

    et se prit vingt ans à Clairvaux.

     

            Moralité :

    Quand on pratique ce métier

    qui est assez funambulesque

    on évite le romanesque :

    pas la peine d’en rajouter !

     

    En lieu et place d’un tibia

    il aurait pu, sur l’étagère,

    dans le formol et solitaire

    garder son plus joli ténia.

     

      

                                                     Rotpier

     

     

     

    Image du net !

    Je ne suis pas certain que cela soit un ténia.

    Ce dont je suis persuadé c'est que cela ne doit pas être très bon à manger !

     

    Ah ! Poésie, quand tu nous tiens !

     


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  •  

    Alors là, en ce moment,  j'ai une crise aiguë !  Comme tous les ans au printemps, voila que cela me redémange  ... et ce n'est pas le pollen ! 

    J'ai envie de filer des coups de pompes aux imbéciles, aux indécis, aux emmerdeurs !

     

    Démangeaisons et Godasses

    Image du net bidouillée par le Rotpier

     

    Poème remanié et quelque peu plus mordant vu le contexte actuel !

     

    Démangeaisons,

     

    Il est des gens qui m’agacent

    … qui m’escagacent au plus haut point !

     

    Ils tournent en rond,

    pour un oui, pour un non.

    Jamais content de leur tête dans la glace !

     

    Le steak ? Pas trop saignant … un peu quand même

    … mais pas à point … quoique … dès fois, j’aime …

     

    La voiture ? Couleur verte bien sûr !

    Mais … quel vert ? Surtout pas trop clair !

    Pas trop foncé non plus … quoique …

    tiens … et si on la prenait bleue ?

    Et ma sœur, t’as vu ses yeux !

     

    Il y est des gens qui me pilent,

    qui m’agacent,

    qui m’horripilent,

    qui m’escagassent !

    Tiens, j’en ai des démangeaisons

     au bout de ma godasse !

     

    Et ça blablate et ça jacasse !

    Et pis pas ci,  et pis pas ça !

    Ça c’est trop p’tit … ça c’est mastoc

    … mais c’est pas sûr … y faudrait voir …

    Et pis ma sœur, t’as vu son froc ?

    et ses p’tits strings dans le tiroir ?

     

    En politique c’est la cata

    ça sent l’embrouille et le caca !

    Un coup à gauche, un coup à droite,

    le grand écart à l’extrèm’ droite !

     

    Et que j’oublie tous les acquis

    même ceux par le sang conquis !

    Les congés payés ?

    … Mais ils ont toujours existé !

    Les heures supplémentaires majorées ?

    … Pareil, on n’est pas des demeurés !

    Retenez-moi, retenez moi

    ou je vais en exploser trois !

     

     

    L’histoire ils l’ont bien oubliée,

    ils sont prêts à tout avaler,

    les grands discours et les promesses

    ils sont là qui tendent les fesses

    pour mieux se faire … et là c’est dur

    pour moi d’éviter la censure !

     

    Et plus c’est gros et plus ça passe

    la vaseline, c’est efficace !

    Pas remboursée par la sécu

    mais faut pas déconner non plus !

     

    Et pis voila que le Macron

     lèche les bottes des curetons

    lorgnant sur les voix  des cathos :

    c'est sûr il n'y a pas photo !

    Car les susdits avec Fillion 

    l'avaient carrément eu dans l'fion!

    .

    Il y a des gens qui m’hérissent

    il serait temps qu’ils atterrissent

    mais ils continuent à voler

    sans savoir qu’ils vont s’écraser !

     

    Ils suivent leur chef d’escadrille

    qui bave et rebave et nazille

    ( J’ai mis un « z » au lieu d’un « s »

    ça me plait bien et je le laisse ! )

      

    Il est des gens qui m’horripilent,

    qui me les pilent, qui me les cassent !

    Tiens-toi tranquille, toi ma godasse,

    appell’  ta sœur pour qu’on se casse :

    faut s’ fair’ la paire avant qu’ ça chasse !

     On s’ ra jugés sur la grand place,

    mais ce sera par contumace !

                        

                                                 Pierre Dupuis

     

     


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  •  

    Le poète est un funambule ... mais il ne travaille pas sans fil ... conducteur !

     

    Image du net

     

    Travail sans filet… mais très dérivant,

     

    J’ai connu un poète gay,

    ses rimes étaient monotones

    peu profondes et très atones,

    on pouvait les passer à gué !

     

    Elles terminaient en « filé »

    ou bien en « manche » ou bien en « cule »,

    sans évoquer les renoncules,

    pas plus que la pêche au filet !

     

    J’ai cessé de le fréquenter

    dès lors qu’il m’a fait ses yeux tendres,

    je me suis enfui sans attendre :

    pas question de le contenter !

     

    Si je suis très large d’esprit,

    ailleurs je refuse de l’être,

    je ne veux pas me laisser mettre

    … même si l’on m’offre un bon prix !

     

    Je ne veux pas d’un avenir

    du genre Sodome et Gomorrhe,

    je ne suis pas un matamore,

    je vous somme d’en convenir !

     

    Péroraison rimant avec raison…

    Je vous sens assez offusqués,

    je ne veux plus que ça dérape

    j’arrête là, je me rattrape :

    je boycotte la rue du quai !

            

                 Mais …

    J’ai plus d’une corde à mon arc,

    ne me collez pas d’étiquette

    j’écris aussi quelques bluettes

    que je récite dans les parcs !

     

    Mais de nos jours les amoureux

    n’aiment plus guère les poèmes,

    ils ne déclarent leurs « Je t’aime ! »

    que sur Facebook … les malheureux !

     

    Nous n’avions point besoin d’écran

    pour bien maîtriser le tactile

    surtout en dessous du textile

    … c’était autrement enivrant !

     

    Et nul besoin de logiciel,

    ni de satanés de mots de passe,

    il n’y avait guère d’impasse

    pour aller au septième ciel !

     

    Rien à faire d’applications

    pour connaître la marche à suivre,

    ni de valider pour poursuivre :

    tout se passait à l’intuition !

     

    Bien sûr on finissait à plat

    un peu comme les batteries,

    c’était la seule analogie

    … vous souriez ? … c’est déjà ça !

     

    Mais tout cela c’est du passé,

    plus je vieillis, plus je radote,

    je me sauve, je m’escamote,

    pour éviter de ressasser !

     

    Sans être par trop dépassé

    dans mon check-up des points clignotent,

    ça sent l’argus et la décote :

    j’approche du vieux con cassé !

      

                                                                  Rotpier

     

     


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  •  

    En vieux routier des manifs, je vous glisse un peu dans leurs coulisses !

         Je dois avouer que j’ai bien levé le pied des pavés, mais depuis 68, j’en ai arpenté pas mal ! Prof et responsable syndical oblige ! Allez, au coup de sifflet on démarre !

    Pierre 

     

     Photo prise sur le net et modifiée par mes soins !

     

     

    Manif !

     

    Au coude à coude

    au cœur à cœur,

    pour en découdre

    mais … sans casseurs !

     

    Un manifeste

    tout en verbal !

    Quelques mots lestes :

    du théâtral !

     

    Souvent les mêmes :

    on se connaît !

    Les mêmes thèmes

    sur les carnets !

     

    Du stratégique,

    pas du hasard !

    Du synergique

    avec brassards !

     

    Des banderoles

    et des panneaux :

    pas de pétrole

    mais des bons mots !

     

    Etat fripouille

    élus voleurs :

    c’est qui qui douille :

    c’est pas ta soeur !

     

    A fond la caisse

    pour la sono !

    L’oreille encaisse :

    pas du piano !

     

    Et les trompettes

    jouant à fond !

    Et les baguettes

    sur les bidons !

     

    Et les rengaines

    au vitriol,

    que l’on dégaine

    sans un bémol !

     

    Bras en compote :

    cause aux drapeaux !

    « Prend-le mon pote :

    pour moi repos ! »

     

    Tongs ou bien bottes ?

    C’est du soleil

    ou de la flotte ?

    Jamais pareil !

     

    L’heure est venue :

    fin du parcours !

    Sur l’avenue :

    dernier discours !

     

    « Plus de dix mille

    sur le pavé !

    Manif utile :

    juré craché !

     

    A la prochaine

    nous doublerons !

    Dans la semaine

    ils cèderont ! »

     

    Plus de pancartes,

    drapeaux roulés,

    les flics s’écartent :

    adieu poulets !

     

    Certains la tire,

    d’autres sourient !

    Ce qui attire

    les nôtres aussi !

     

    Manif tranquille

    et bon enfant,

    pas trop hostile

    … sauf le devant !

     

    Ça se disperse

    … les tracts aussi !

    Merde ! Une averse :

    vite aux abris !

     

    Les mains se serrent :

    « - Bon, on y va !

    Je récupère

    les gars d’ chez moi !

     

    A la prochaine !

    Allez salut !

    Bise à Marlène

    et à Lulu ! »

     

    - On taille la route ?

    - oui ! On y va !

    Pour le cass’ -croûte,

    on verra ça !

     

    A la prochaine :

    sûr les amis !

    Faut pas qu’ ça traîne :

    c’est bien parti ! »

     

                                   

                                              Pierre 

     

     


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  •  

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    Préambule :

    Chers lecteurs,

    Vous trouverez ici un exemple de mariage de convictions bien pensé. Un modèle d’équilibre adossé à un commerce de charmes équitable, solidaire, transposable et très engagé…

     

    Vocation très respectable

    ou

    Vocation Marie-Madeleinesque

     

    Elle n’avait pas sa pareille

    Pour attirer tous les garçons,

    Les roux, les bruns ou bien les blonds

    Dès lors qu’ils montraient leur oseille.

     

    Elle se servait à merveille

    De ce que la nature en don

    Lui avait offert et pardon :

    C’était du beau jusqu’aux oreilles !

     

    Elle aurait pu se marier

    Avec un riche roturier

    Qui lui avait mis sa fortune

     

    Aux pieds avec supplication,

    Elle avait refusé ses thunes

    Ayant une autre vocation.

     

                      Car…

    Elle n’aurait plus été libre

    même en prenant moult amants,

    juste une question d’équilibre

    sur le fil du tempérament.

     

    Pour la chose elle était vaillante

    et ce qui était étonnant

    c’est qu’elle était vraiment croyante

    … un mélange très détonnant.

     

    Certaines se font bonne-sœur

    ou missionnaire en centre Afrique,

    elle c’était plus prosaïque 

    elle avait choisi le valseur.

     

    Et à y regarder de près

    c’était une œuvre charitable,

    une vocation honorable

    méritant un très grand respect.

     

    D’un naturel compréhensif

    et pour l’égalité sociale

    comme pratique commerciale,

    elle modulait ses tarifs.

     

    Les pauvres ne payaient que peu,

    elle faisait casquer les riches

    cela équilibrait l’artiche

    et tout le monde était heureux.

     

    Les interrogations que l’on peut se poser …

     

    Aura-t-elle le grand pardon

    tout comme Marie-Madeleine

    qui jouait les samaritaines

    de l’amour avec compassion ?

     

    Faut-il vraiment laver les pieds

    pour être reconnue par Rome

    comme bienfaitrice des hommes

    ou les faire prendre leur pied ?

     

    Il serait vraiment de bon ton

    que l’église la canonise,

    c’est ce que moi je préconise

    sans être un crack du droit canon.

     

    Ce serait une bonne action

    à porter au crédit du pape :

    qu’il oublie un peu la retape

    pour accorder la rédemption.

     

    Sans prétendre égaler Jésus

    ni vouloir marcher sur la flotte,

    un bon geste et moins de parlote :

    allez Saint-Père, un peu de jus !

     

    L’occasion à ne pas manquer

    pour rehausser la vieille église

    qui au fil des années s’enlise

    avec des prêtres détraqués.

     

    Les puritains, les calotins,

    vont s’offusquer de ma démarche :

    je n’ai pas attendu « En marche »

    pour avancer sur ce chemin !

     

    Ma théorie vaut bien la leur

    n’étant pas fort en rhétorique

    j’utilise la poétique

    … le plus souvent en franc-tireur !

     

    « Ça te va bien ! » me dit ma sœur

    qui n’est pas du tout carmélite,

    bien au contraire et qui milite

    pour la liberté des valseurs !

     

     

                                               Rotpier

     


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    Qui tire les ficelles de notre vie ?

     

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    .

    Manipulation,

     

    Le vieil homme relisait,

    avec ses yeux fatigués d’aujourd’hui,

    le livre de sa vie

    … un long roman.

     

    Manifestement,

    il ne comprenait pas tout

    des orientations qu’il avait prises,

    comme si … comme si,

    à certains moments,

    il n’avait plus eu prise

    sur les évènements.

     

    Mais… mais alors qui,

    oui , qui avait piloté tout cela ?

    Qui était le véritable

    auteur du roman de sa vie ?

     

    Qui avait tenu la plume,

    chapitre par chapitre,

    et l’avait entraîné

    au long de ses chemins ?

    De nombreux chemins,

    au bord desquels

    il était passé du sérieux

    au, certaines fois, trois-quarts pitre ?

     

    Qui était le véritable

    auteur du roman de sa vie ?

     

    Quelqu’un de redoutable,

    puisque lui, l’acteur principal,

    s’était laisser manipuler

    comme un gosse … à l’envi !

     

    Fatigué, il se frotta les yeux

    et, les deux coudes sur la table,

    s’endormit.

     

    Un vieil homme relisait,

    avec ses yeux fatigués d’aujourd’hui,

    le livre de sa vie

    … un long roman

    … un long roman bientôt fini.

     

    Pourtant, une dernière chose

    l’intriguait encore

    … encore un peu

    qu’avait, « l’autre », sous la plume

    … pour le clore ?

     

     

                                                 Pierre Dupuis

     

     

     

     


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    Préambule ou Préliminaire ?

    ( Je pense que préliminaire

    est plus adapté au contexte,

    quand vous aurez lu tout le texte

    vous trancherez dans cette affaire. )

     

    Est-il judicieux d’étaler

    ce genre de rêve au grand jour

    ou mieux sied-il de détaler

    quelque part dans le Mercantour ?

    N’ayant pas le pied montagnard

    et vomissant les corbillards,

    j’ai choisi la première option

    qui n’est peut-être que fiction.

    Mais qui pourra donc l’affirmer

    puisque tout est ambiguïté ?

     

    Note sur le préliminaire :

     

    J’avoue que ce préliminaire

    s’affranchit de la prosodie

    mais ensuite j’y remédie

    … j’ai un penchant pour l’arbitraire !

     

     

    Rêve équivoque,

     

    Entorse à la moralité ?

                     … Non !     Juste un rêve un peu équivoque

    qui m’a conduit, chose baroque,

    à devenir intimité.

     

    Et quand je dis intimité,

     je le précise : féminine !

    Ce qui prouve et qui entérine

    ma propension d’ubiquité.

     

    Je range ma pudicité

    et tant pis pour le tintamarre,

    il est grand temps que je vous narre

    l’épopée sans vulgarité.

     

    En matière d’intimité

    j’étais celle avec étamine

    d’une fille un peu bécassine

    qui s’était laissée assiéger.

     

     Avec beaucoup d’agilité

    j’essayais d’éviter l’attaque

    d’une main qui menait la traque

    en agissant avec doigté.

     

    Mais devant la diversité

    des angles pour mener la charge,

    je n’avais vraiment plus de marge

    et ne pouvais plus résister.

     

    Quand on croule sous les assauts

    on peut tenir un temps le siège

    mais le vouloir se désagrège

    et se rendre n’est pas si sot.

     

    C’était une fatalité,

    un scénario couru d’avance,

    des Hauts de France à la Provence

    s’envolent les virginités !

     

    Alors en toute humilité

    j’abandonnais la résistance

    et me pliais à la cadence

    du jeu avec complicité.

     

    Lorsque je me suis réveillé

    couvert de sueur, un peu livide,

    tombé au pied de mon lit vide

    je compris que j’avais rêvé.

     

    Mais j’avoue sans ambiguïté

    avoir beaucoup aimé la chose,

    ce genre de métamorphose

    est source de félicité !

     

    Freud aurait vite analysé

    tous les méandres de ce rêve

    et dans une critique brève

    il aurait tout élucidé.

     

    Balayant totem et tabou,

    usant de la psychanalyse,

    pourfendant toutes les bêtises,

    il en serait venu à bout.

     

    Il aurait brossé le tableau,

    s’appuyant sur ses grands principes

    issus du complexe d’Œdipe

    qui dérange bien des cerveaux.

     

    Car Sigmund était le champion

    de l’interprétation des rêves,

    domaine où il était orfèvre,

    où il damait à tous le pion !

     

    Surtout pas de méli-mélo

    et l’attirance pour la mère

    n’a rien à voir avec Mamère

    et ses bons amis écolos !

     

    Je sais que c’est très compliqué

    mais hors question que je balance

    sur Noël une pluie de lances :

    d’autres s’en sont déjà chargé !

     

    Mais je m’éloigne du sujet,

    je suis vraiment incorrigible

    … bavard comme il n’est pas possible,

    je vais finir par vous lasser !

     

    Revenons donc à nos moutons,

    à trop courir on perd haleine,

    on perd le goût des madeleines,

    Marcel en aurait des boutons !

    .

    La recherche du temps perdu

    ne conduit qu’à  en perdre encore,

    l’exercice est énergivore

    et néfaste à l’individu !

     

    Je suis prêt à recommencer

    et même si mon récit choque

    par son coté très équivoque,

    évitez de me balancer !

     

    De nos jours ça balance fort

    les hashtags tombent comme averse

    de manière parfois perverses

    … n’allez pas me charger à mort !

     

    Tout le monde à des rêves fous

    remplis de grande extravagance,

    mais bloqués par la bienséance

    peu les racontent jusqu’au bout !

     

    Je suis certain que vous avez

    ce genre de rêves en mémoire :

    ouvrez les portes de l’armoire

    des souvenirs et déballez !

     

    Hors de question d’être jugé,

    les rêves ne sont pas passibles

    de jugements répréhensibles,

    vous ne serez pas fustigés !

     

    Oubliez les cracheurs de fiel,

    les coincés des zygomatiques,

    les éplucheurs de sémantique,

    les pourfendeurs d’existentiel !

     

    Tous ces soi-disant biens pensants,

    ces distributeurs de morale

    qui chose très paradoxale

    s’en dispensent allègrement !

     

    Et si cela peut amuser

    ce serait bête de se taire,

    sans vraiment être obligataire

    l’erreur serait de refuser !

     

    Peut-être allons-nous découvrir

    un suppôt du Marquis de Sade

    un peu plus dans la cassonade

    faisant plus rire que frémir !

     

    N’y aurait-il pas parmi vous

    un quelque un ou une quelque une

    qui aurait hurlé sous la lune

    en imitant un zizi fou ?

     

    Et qui sait si, si libérés,

    vos fantasmes les plus bizarres

    n’enclencherons pas la bagarre

    des éditeurs pour publier !

     

    Allez ne restez pas coincés,

    détendez-vous, lâchez les vannes

    « Qui ne rit pas, vite se fane ! »

    … c’est un adage à méditer !

      

              Péroraison :

    Je ne sortirai pas grandi

    de ce poème très baroque

    que je vous conseille à la croque

    … le sel étant déjà fourni !

      

     

                                          Rotpier

     


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  •  

     

     

    Blog en pause cette semaine,

    n’allez pas me montrer du doigt,

    juste des travaux qui m’amènent

    à tirer le rideau ma foi !

     

    Je ne reviendrai que dimanche

    avant la messe … enfin je crois,

    si mes cinq pulls et leurs dix manches

    m’ont bien protégé du grand froid !

     

                          

                                                              Pierre et Rotpier

     

    En attendant, je vous laisse avec ce poème

    en espérant qu'ils ne seront pas trop nombreux

    à  mourir de froid ...

     

    Photo du net modifiée

     

    Un manteau pour deux,

     

    Quatre bouts de carton,

    en rempart inutile,

    sous un froid de saison

    dans une zone hostile.

     

    Le croûton racorni

    la boite de sardines

    le litron pas fini

    la vieille gabardine.

     

    Geignements étouffés

    du vieux chien en détresse

    aux poils ébouriffés

    sous la neige traîtresse.

     

    La valse des flocons

    redoublant de cadence

    et le vent pour de bon

    qui entre dans la danse.

     

    Ils sont là, ils sont seuls,

    l’un se tait l’autre pleure,

    doucement le linceul

    épaissit d’heure en heure.

     

    Tout est calme à présent,

    tout semble moins féroce.

    C’est joli, c’est plaisant

    ce manteau avec bosse.

     

    Sous un avril radieux

    ils referont surface,

    les deux seront taiseux

    … un rictus à la face.

     

                                               Pierre Dupuis

     


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    On dit que les gens simples n'ont pas d'histoire ... ce n'est pas toujours exact ...

     

     

     

     

    Juste une évidence,

     

    Elle l’avait quitté.

    Bien sûr, il buvait un peu

    … peut-être un peu trop

    … mais il n’avait pas le vin mauvais.

    Enfin … rarement.

    Il ne l’avait pas souvent battue

    et il ne l’avait jamais trompée

    enfin … juste un peu et seulement physiquement.

     

     Elle l’avait quitté,

    quitté pour un clerc de notaire.

    Un clerc pas très clair.

     

    Un trou du cul entre deux âges

    qui n’avait même pas besoin de rasage !

    Une espèce de lope !

    Un clerc qui jouait au notaire

    quand son patron se faisait la paire !

    Ah ! La salope !

     

    Il avait décidé de les supprimer.

    Sans haine,

    …sans trop de haine.

    Juste une question de justice

    … sa justice à lui.

    Il n’y avait rien à comprendre

    … c’était comme ça,

    normal.

    Ça s’imposait.

    On disait de lui que c’était un rustre,

    que c’était un frustre.

    Ça voulait dire quoi rustre… frustre ?

    Il l’ignorait et s’en fichait.

     

    Il avait décidé de les supprimer

    et il l’avait fait.

     

    Maintenant il attendait les gendarmes.

    Ils allaient venir les gendarmes.

    Normal.

    Il les attendait en fumant une cigarette

    et en nettoyant soigneusement son vieux fusil

    … une belle arme.

    Ce n’était pas pour brouiller les pistes… non.

    C’était juste qu’une arme doit être toujours propre,

    de la crosse au canon.

    Une arme doit toujours être prête à servir

    et … elle avait servi,

     il devait la nettoyer

    … normal

    … ça s’imposait.

      

                                  Pierre Dupuis

     

     

     

     


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    Préambule : 

    J’ai commis cette douce comptine il y a une vingtaine d’années. Je ne suis donc plus vierge de ce coté-là … il me semblait important de le préciser afin qu’aucune ambiguïté ne puisse ternir ce haut moment de poésie.

     

    Puisque je vais y passer aujourd'hui et que l’humour est encore la meilleure échappatoire tous nos maux …

    Petite conversation …

      

     

    Image du net

     

    Eh ! ben, mon côlon !

     

     -       Je dois subir, on me l’a dit,

    une coloscopie !

    -         Une colos … quoi ?

    -         Une co…lo…sco…pie !

    Oui !

    C’est un truc bizarre

    qui peut aussi vous arriver !

    Rien à voir avec une grosse imitation !

    ( Colosse-copie ! )  … non !

    C’est en fait … une visite intime …

    de mon gros intestin !

    Mon côlon quoi !

    - Hein !

    Hé ben, mon colon !

    -         Comme vous dites !

    Pour cela, il faut,

     mon toubib me l’a dit tout de go

    m’endormir !

    Je ne vais pas y couper :

    a…nes…thé…sie !

    Si !

    Et … je vous l’avoue :

    cela ne me plaît pas du tout !

    Je n’ai jamais, je vous l’assure,

    été visité … de ce côté !

    Je vous le jure !

    Alors,  je trouve cela très navrant :

    que pendant tout ce temps,

    je doive dormir !

    Je ne saurais jamais,

    l’effet que ça fait

    … que d’être visité de ce côté !

    Pour une fois que je pouvais essayer

    -  en tout bien tout honneur ! -

    ce que certains appellent le bonheur :

    je dormirais !

    Avouez, avouez quand même,

    que ce n’est pas de veine !

    Non ? 

      

                                                                      Rotpier

     

     

     


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    Vieille branche

    Image du net trafiquée !

     

    La vieille branche,

     

    Ce matin, j’ai frôlé une branche.

    D’une voix compatissante, elle m’a dit :

    « alors, ça va ma vieille branche ? »

    J’en suis resté interdit !

    Qu’une branche parle, passe encore,

    mais, qu’elle m’adresse la parole sur se ton,

    je dis non, non et non : pas d’accord !

    Interloqué, je me suis précipité

    devant mon miroir pour vérifier.

    Verdict sans appel : des rides à la pelle !

    Les yeux dans les yeux,

    j’ai interpellé ce traître à tain :

    «  Dis donc toi ! On se regarde tous les matins,

    nous vivons sous le même toit

    et tu ne m’as même pas signalé

    que je prenais un coup de vieux

    … un sérieux coup de vieux ! »

    Sans baiser les yeux, il m’a répondu :

    « J’ai bien essayé, mais quand tu me regardes

    tu ne me vois pas … tu ne te vois pas

    … mon vieux ! »

    Furieux ! J’étais furieux !

    J’ai brisé mon faux jeton de miroir

    et suis allé chercher dans une armoire,

    ma meilleure scie ! …Si !

    Histoire, histoire de faire voir

    à cette satanée branche

     de quel bois se chauffe une  « vieille branche » !

    Mais avant même de commencer à la scier

    … j’ai glissé !

    Une seconde avant de m’écraser,

    je l’ai entendue ricaner :

    « Tiens, ça fait le quatrième cette année !

    Ils vont pouvoir taper le carton, les macchabées !

    En attentant … en attendant

    de pouvoir jouer aux osselets ! »

     

                                                                                                    Rotpier

     

    Osselets

     

    Osselets

    Os beaux !

     

    Os laids

    C’est pas beau !

    Os longs

    Os courts !

     

    Au secours ! 

    J’ai pas d’ pot !

     


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  •  

     

    Image du net ... la coupe sera-t-elle nette ?

     

    Sonnet cerné de la proue à la poupe…

     

         Préambule :

    C’était il y a bien longtemps,

    du temps où l’on coupait les têtes

    à la hache et pas en cachette

    pour impressionner les passants.

     

     

           Le sonnet :

    Patronyme prémonitoire,

     

    Je vais vous relater l’histoire

    D’un marin du port de Bordeaux,

    Un gars nommé Jules Billot,

    Patronyme prémonitoire.

     

    Lors d’une escale en baie de Loire

    Il avait rencontré Margot,

    Une serveuse de bistro,

    Une racoleuse notoire.

     

    Il en tomba amoureux fou

    Et il en devint très jaloux :

    Il ne supportait plus les passes

     

    Qu’elle faisait sous le manteau

    Et un matin dans une impasse

    Il la déquilla au couteau.

          

    Epilogue :

    Le verdict tomba aussitôt : 

    « Tête coupée en pleine rue

    pour le meurtre d’une morue ! » 

    … court résumé du cas Billot !

     

         Contrecoup :

    Pour avoir aligné ces vers

    vais-je devoir battre ma coulpe ?

    Vais-je devoir pêcher le poulpe

    ou la morue en plein hiver ?

     

    Ou bien pour cinquante couverts

    accommoder une brandade

    avec une noix de muscade

    où partir au diable vauvert ?

     

    Quelque part du coté d’Auvers

    comme Van Gogh ou bien Cézanne,

    boire une dernière tisane

    et en finir au révolver ?

     

     

                               Le Rotpier

     

     


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    Fable à facettes…

     

    L’époque loup-phoque,

     

    Elle n’est pas si loin l’époque

    ou il fallait pour être chic,

    à condition d’avoir du fric,

    l’hiver porter vison ou phoque.

     

    C’était le temps où la fourrure

    classait haut dans la société

    ceux qui mangeait à satiété

    et roulaient en belles voitures.

     

    Sauvages ou bien d’élevage,

    sale temps pour les animaux

    à fourrure ou à belle peau

    martyrs de sombres abattages.

     

    Renards, chinchillas ou hermines,

    castors, loups ou ratons laveurs,

    les ours quelque soit leur couleur,

    qu’ils soient d’Amérique ou de Chine.

     

    Et les lapins et les belettes,

    les écureuils, les rats musqués,

    les lynx, les renards argentés,

    les coyotes et les moufflettes.

     

    Pour un manteau ou une toque,

    combien d’habits éparpillés ?

    Combien de maris cocufiés ?

    … Sans oublier la réciproque !

    Pour enfiler une fourrure,

    combien se sont mises à poil ?

    Je sais mon propos très trivial

     et fort gênant aux emmanchures !

     

    S’il faut reconnaître une chose

    à Bardot c’est d’avoir agi

    - Une sorte de repenti ? -

    … étonnante métamorphose !

     

    Après avoir porté fourrure

    elle a soudain changé d’avis

    comme de mec sans préavis

    pas trop gênée aux entournures !

     

    L’égérie des années soixante

    qui fricote avec les Le Pen,

    qui madrague* avec le FN,

    a eu cet éclair de conscience !

     

    A l’heure du tout synthétique

    laissons vivre les animaux

    avec leur manteau sur le dos,

    qu’ils soient d’Afrique ou d’Antarctique !

     

    Laissons courir les antilopes,

    laissons se baigner les castors,

    laissons les boas constrictors,

    les normaux et les nyctalopes !

     

    Ayons la fibre synthétique

    offrons du Du Pont De Nemours

    c’est aussi chaud pour les mamours

    et infiniment plus éthique !

     

    Elles ne font plus de grimace,

    c’est tout à fait dans l’air du temps,

    le contraire serait navrant,

    … sauf peut-être dans les palaces !

     

    Et plus besoin de naphtaline,

    plus de mites dans les placards :

    la boule antimite au rencart,

    courez sautez les zibelines !

     

    * Utilisé comme verbe :

     

    « madrague » est un néologisme

    pour désigner la pêche au voix,

    au lieu du thon le gogo roi

    nourri de haine et de racisme !

     

    Nota :

    En vrai, une madrague est une enceinte de filets à compartiments, fixés en permanence près de la côte pour la capture du thon, surtout en Méditerranée

    « La Madrague » est aussi la célèbre propriété acquise par Brigitte Bardot  à St Tropez en 1958.

          Aux dernières nouvelles, elle ne se serait pas encore laissée prendre dans les filets… je ne développerais pas plus en avant cette dernière réflexion, je vous en laisse le soin !

                                       

     

       Petit bonus pour les connaisseurs :

     

    Amis lecteurs je vous invite

    à bien décortiquer ces vers,

    en long, en large et en travers,

    qu’un contrepet en douce habite !

     

    Aucune obligation requise

    et sauf à maîtriser cet art

    vous pourriez vous coucher très tard

    et vous détraquer l’hypophyse !

     

    Et là ça me foutrait les glandes,

    je m’en voudrais sans restriction

    de perturber vos sécrétions

    et ma honte serait très grande !

     

    Je vais donc prendre la tangente,

     n’ayant pas l’esprit trop obtus

    je sors de ce cycle tordu

    avant que d’être sur les jantes !

     

                                                  Pierre et Rotpier

     

     


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    Préambule :

    Il y a bien longtemps que je voulais vous dresser le portrait du Rotpier : voilà qui va être fait.

    C’est un drôle de type que je connais bien et qui, nonobstant quelques bizarreries, et tous comptes faits, n'est pas un mauvais bougre !

     

     

     
    Photo du Rotpier au Catanga ( en 1969 )
    Photo d'archives secrètes

      

    Le Rotpier,

     

    Le Rotpier a été

    - cela même en hiver ! -

    militaire engagé,

    barbouze et légionnaire !

     

    Sur tous les continents

    il a roulé sa bosse,

    défait bien des tirants

    en leur cherchant des crosses !

     

    Le repos du guerrier :

    c’était les autochtones !

    Il aimait à varier   (1)

    en culbutant les nonnes !  (2)

     

    Son principe adulé

    de guerrier au cœur tendre :

    « Ne jamais reculer

    tant qu’ un  - - -   reste à prendre !  (3)

     

    Forcé de décrocher

    après une patrouille

    où il avait choppé

    une fameuse schtouille !

     

    C’est en fauteuil roulant

    qu’il baroude à l’hospice,

    qu’il pince en rigolant

    son infirmière aux cuisses !

     

    Le jour du grand départ,

    zobi pour les médailles

    car ce sacré lascar

    a trop été canaille !  (4)

     

                                           Pierre 

     

    1)    Le frais aussi !

    2)    Pas John !

    3)    Ma grande réserve me contraint aux tirets !

    4)    Malgré la liaison, il n’est pas pétomane et là, je m’inscris en faux : que nenni ! Par contre, il a très souvent brisé des canailles … si !

     

             Et pis c’est tout !  ... comme dirait le Rotpier !  

     


    10 commentaires
  •  

     

    Préambule :

    L’autoportrait est un exercice périlleux, peut-être encore plus à la plume qu’au pinceau.

    Bien se connaître soi-même est pratiquement une gageure !

    On croit savoir et un jour on s’aperçoit que non.

    Mais, rien n’empêche  de relever le défit et d’essayer quand même... à un moment donné.

     

    Pierre Dupuis 

     

    Autoportrait,

     

    Je suis un poète atypique

    passé par la case prolo,

    quand je suis la cible de piques

    on me les lance ex-nihilo !

     

    Je pèche un peu en rhétorique

    car j’ai quitté les cours très tôt,

    j’ai un alibi authentique :

    à seize ans j’étais au boulot !

     

    J’ai quand même appris mes classiques

    préférant Zola à Hugo,

    pour ce qui est de la musique

    je vais de Wagner à Renaud !

     

    Mes inclinations poétiques

    vont du bon Villon à Queneau

    en passant par les élastiques

    des souliers troués de Rimbaud !

      

    Je suis large sur la rythmique :

    je laisse faire mon stylo !

    Certains esprits monolithiques

    me qualifient de rigolo !

     

    Réguliers ou acrobatiques

    mes vers ne sont pas idéaux,

    ils sont sérieux ou drolatiques,

    polis ou taillés au couteau !

      

    Ils sont peu souvent syntaxiques :

    je cultive le quiproquo !

    Mais ils sont rarement toxiques

    sauf bien sûr contre les fachos !

     

    De l’amour à la politique

    je brosse un peu tous les tableaux,

    qu’ils soient morbides ou phalliques,

    si ça dérange peu me chaut !

     

    Mes textes sont très éclectiques

    rasant parfois le caniveau,

    je m’accommode des critiques

    … tout en préférant les bravos !

     

    Certains me trouvent sympathique,

    d’autres me traitent de charlot,

    à ceux-là moi je fais la nique

    avant de leur tourner le dos !

     

    Tantôt tendre, tantôt caustique,

    parfois gentil, parfois salaud,

    érotique ou bien hérétique

    et bien sûr très souvent cabot !

     

    Quand la Camarde boulimique

    m’intimera : " Viens mon coco ! "

    je lui dirais sans polémique :

    " Attends je range mon stylo !

     

    Je ne te fais pas de supplique

    après tout tu fais ton boulot,

    ne prend pas cet air pathétique

    toi qui a la mort dans la peau ! "

     

    Chacun doit déposer sa chique

    un peu plus tard, un peu plus tôt,

    il n’y a là rien de tragique :

    c’est juste effacer un tableau !

      

    Un banquet sans chant ni musique

    réunira dans mon caveau

    des légions de vers boulimiques

    qui gémiront : " Il n’est pas gros ! "

     

    Ils repartiront faméliques

    après m’avoir sucé les os

    en quête d’un hypothétique

    festin digne de commensaux !

     

    La crémation dont la pratique

    a vraiment le vent dans le dos

    réduit de façon très drastique

    les macchabées … maigres ou gros !

     

    L’avenir est problématique :

    pour ces vers-là c’est Waterloo !

    Quant à ceux de la poétique,

    éviteront-ils le tombeau ?

     

    C’est un portrait très elliptique

    que je vous sers sur un plateau,

    gagnerais-je une pluie de piques

    ou une envolée de chapeaux ?

                       

                                                           Pierre Dupuis

     

    Petit bidouillage à partir d'une image du net ... juste pour m'amuser !

     

    Déjà publié ... sauf le bidouillage !


    5 commentaires
  •  

     

    Comme mardi les chouettes ont causé, aujourd'hui c'est poésie !

     

    Image du net d'une autre planète !

     

    Revenons aux fondamentaux,

    ou

    Et si Pierre Boulle avait vu juste…

     

    On peut me traiter de vieux schnock

    de croulant au trois quarts sénile,

    dire que je radote en bloc

    et me classer dans les fossiles !

     

                Mais…

    Quand je regarde les ados

    les doigts crispés autour des touches,

    pour faire la bête à deux dos

    ils doivent le faire en Bluetooth !

     

    Terminé le contact direct,

    exit le branchement physique,

    c’est peut-être un peu plus sélect

    mais rien ne vaut l’acte basique !

     

    À ce rythme c’est l’extinction

    des humains dans quelques années,

    terminé la copulation,

    vieille technique surannée !

     

    Les singes tout en honorant

    leurs guenons de façon classique

    rigoleront à pleines dents

    en se tamponnant des critiques !

     

    Si Pierre Boulle était vivant

    il se taperait sur les cuisses :

    bien en avance sur son temps

    il avait flairé les prémices !

               Péroraison :

    Allez bougez-vous les ados,

    laissez tomber claviers et touches,

    revenez aux fondamentaux

    et restez à portée de bouche !

     

    A trop baigner dans le virtuel

    on passe à coté de la vie,

    en amour pas de logiciel,

    pas de volonté asservie !

     

    Décrochez des réseaux sociaux

    ces lieux que l’on croit de partage

    mais qui sont, bien que conviviaux,

    des lieux d’errance et d’engluage !

     

    Le digital est un besoin

    mais pas sur des bouts de plastique

    et comme Eros je vous enjoins

    de vous la jouer plus romantique !

     

    Apprenez sur le bout des doigts

    l’art de prodiguer des caresses,

    laissez tomber les écrans rois

    cherchez d’autres rimes en « esses » !

     

    Il y en a des quantités,

    je vous le dis, je le professe,

    j’en vois une de qualité

    … très orientée… je le confesse !

     

    Je ne vous fais pas de dessin

    … par Aphrodite ! Une autre rime !

    Je vous l’abandonne à dessein :

    je suis quelqu’un de magnanime !

     

                                                                                       Pierre Dupuis

     

     

    Image du net: Pierre Boulle, par le dessinateur Gabriel Worst

     


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  •  

    Il ne faut pas, bien sûr, suivre tous les conseils... les conseilleurs ne sont pas toujours très avisés mais là ...

     

     

    Écoute petit,

     

    Petit regarde,

    regarde devant toi.

    Écoute aussi, c’est important !

    Pèse le pour et le contre

    mais… avance !

    Trace ta route et avance !

     

    Étudie, surtout étudie !

    Les mains ne sont que des outils,

    c’est ton cerveau qui les commande,

    elles ne font que ce qu’il leur demande

    … des bêtises aussi !

    Mais… avance !

    Trace ta route et avance !

     

    On te dira bien sûr

    qu’il faut faire attention

    et tu le feras

    … il faut toujours faire attention

    … certaines routes sont peu sûres.

    Mais… avance !

    Trace ta route et avance !

     

    Au début, ce ne sera pas facile

    … rien n’est facile dans la vie.

    Quand cela l’est trop

    … c’est louche

    et on se prend facilement une douche

    … froide !

    Mais… avance !

    Trace ta route et avance !

     

    Certains te donneront des conseils,

    des conseils plus ou moins avisés

    … cela ne coûte guère des conseils !

    … Et, tu devras faire le tri

    … pas facile !

    Nombreux sont les imbéciles !

    Mais… avance !

    Trace ta route et avance !

     

    Et, petit à petit,

    des certitudes émergeront

    … tes certitudes !

     

    Il y aura bien sûr

    encore des embûches sur ta route,

    encore quelques doutes

    mais ton pas sera plus assuré

    … plus ferme.

    Tu auras atteint l’équilibre

    … ton équilibre !

     

    Et là, là, tu sauras,

    tu sauras que tu es devenu grand !

     

    En attendant, en attendant,

    trace ta route et avance !

     

      

                                           Pierre Dupuis

     

     


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  • Préambule :

    Vous pouvez tout essayer mais rien n'est vraiment garanti !

     

    Image du net

    .

    La santé par les plantes,

    ou

    Le lexique augmenté du guérisseur poète,

     

    Il n’avait pas de grands diplômes

    mais il connaissait les vertus

    des plantes et de leurs arômes

    qu’il savait cueillir in situ.

     

    Il tenait cela de sa mère,

    elle lui avait tout appris,

    certains la tenaient pour sorcière

    et la traitaient avec mépris !

     

    Ce n’est qu’avec la maladie

    qu’ils la voyaient tout autrement,

    oubliant la sorcellerie,

    quémandant un médicament.

     

    Le legs hérité de son père

    était du coté de l’esprit :

    il avait le bon mot prospère

    à l’oral ou bien à l’écrit.

     

    Profitant de ces dons uniques,

    il avait fait un classement

    d’une façon mnémotechnique

    des plantes et de traitements.

     

    Et c’est sous forme poétique

    - plus facile à mémoriser ! -

    de façon ma foi sympathique

    qu’il l’avait immortalisé.

     

    C’était en fait un long lexique

    qui permettait d’identifier

    beaucoup de plantes non toxiques

    ayant le pouvoir de soigner.

     

    Je vais tirer la quintessence

    - une sorte de pot-pourri ! –

    de quelques une des essences

    traitées dans son fameux écrit !

     

    J’ai moi-même des connaissances

    et m’en vais vous les distiller,

    mais prenez-les avec prudence :

    il faut se méfier du Rotpier !

     

    Si vous suivez une recette

    pour faire pousser les cheveux

    et que ça se barre en sucette,

    c’est que c’était un coup foireux !

     

    L’anis est bon pour l’intestin

    des gros, des grands et des lutins,

    quand l’anus est vraiment bouché

    feuilles et fleurs il faut mâcher !

     

    Le même anis est bon aussi

    pour se faire un tas de grisbi,

    c’est ce qu’a compris un lascar,

    un p’tit malin nommé Ricard !

     

    Le basilic est important :

    c’est un bon antioxydant !

    avec lui plus question de rouille

    et vous aurez de belles … bouilles !

     

    Le bouleau peut vous requinquer

    -pas celui qui s’écrit « o … t » !-

    avec sa belle écorce blanche

    il assouplit surtout les hanches !

     

    La camomille est bénéfique,

    en infusion elle est magique !

    Sitôt couché, sitôt dodo :

    mais là plus de bête à deux dos !

     

    Les châtaignes sont nutritives,

    en plus elles sont gustatives,

    pas celles que l’on prend dans le pif

    là, c’est plutôt du bourratif !

     

    Le chou est bon pour les douleurs

    mais faites bien gaffe aux odeurs !

    Pas question de cacher la chose :

    vous ne sentirez pas la rose !

     

    Tout plein de vitamines C,

    il faut le consommer pressé,

    le citron est très bénéfique

    et sa couleur est magnifique !

     

    Le tout rouge coquelicot

    est bon pour les maux pectoraux,

    à la toux vous ferez la nique

    et c’est aussi un narcotique !

     

    Cynorrhodon ou gratte-cul

    n’empêche pas d’être cocu,

    mais il soulage bien des maux :

    il faut lui tirer son chapeau !

     

    Avec les graines de fenouil

    on soigne tout même les… trouilles !

    C’est calmant comme disait Jeanne

    qui les dégustait en tisane !

     

     L’iris est excellent pour l’œil,

    il aide à supporter les deuils :

    il rend bien des veuves joyeuses,

    qu’elles soient athées ou bien pieuses !

     

    La lavande soigne le rhume,

    il suffit pour ça qu’on la hume !

    Un petit coup de snif le soir

    et l’on peut ranger son mouchoir !

     

    Le lierre est très bon pour la peau,

    on le cueille dans un chapeau,

    macéré pendant très longtemps

    il rend les gens très attachants !

     

    La menthe est très énergisante

    en amour elle est bienfaisante,

    elle aide à s’envoyer en l’air

    toute la nuit et c’est super !

     

    Les noix sont bonnes pour le stress

    que vous ayez ou non des tresses,

    bonnes pour le cholestérol

    mais très nulles pour la vérole !

     

    Le pavot de Californie

    vous donne une mine réjouie,

    il fait partie des opiacés

    … en plus vous pouvez le fumer !

     

    La pimprenelle prise le jour

    est un excitant pour l’amour,

    les demoiselles de tout âge

    en ressortent sans pucelage !

     

    Les pissenlits sont diurétiques

    … allez ne soyez pas septiques !

    Si vous en mangez trop pardi :

    attention au pipi au lit !

     

     Prenez chaque jour du pourpier

    et vous prendrez mieux votre pied,

    c’est un bon antioxydant

    et vous aurez tout plein d’amants !

     

    Pour avoir une belle peau,

    c’est du romarin qu’il vous faut !

    Cela attire le marin

    et son pompon vous ira bien !

     

    Le rudbeckia est excellent,

    tout comme le thé de Ceylan,

    à consommer en infusion

    pour bien soigner les infections !

     

    Le safran est aphrodisiaque

    avec lui vous aurez la niaque !

    Si votre mari n’en peut plus

    allez voir le voisin du d’ ssus !

     

    La saponaire pour shampoing :

    vos cheveux se verront de loin !

    Ils seront lisses et brillants,

    pour ne pas dire flamboyants !

     

    Otez-vous beaucoup de soucis

    en utilisant le souci,

    en cataplasme il est très bon

    pour calmer les démangeaisons !

     

    Le thym est bon pour votre teint :

    c’est garanti et c’est certain !

    Mieux vaut choisir le serpolet

    qui rend beaux même les très laids !

     

    Si vous prenez de la verveine

    votre action ne sera pas vaine,

    au jeu vous aurez de la chance

    mais en amour … grande prudence !

      

    Et la giroflée à cinq feuilles,

    qu’avec douleur la joue recueille,

    c’est bon pour la circulation

    du sang … avec modération !

     

    C’est très conseillé pour les femmes,

    certaines même les réclament,

    il faudrait être très vicieux

    pour ne pas exaucer leurs vœux !

     

    Rien de tel que la bergamote

    pour avoir une jolie motte !

    En cataplasme ou à sucer

    cela l’empêche de plisser !

     

    Les gays aiment la renoncule

    qui rime bien avec … recule !

    A Lens ou à Saint-Paul de Vence

    c’est cuit si le premier avance !

     

    Le terrain devenant glissant,

    je me dois d’arrêter avant

    de voir poindre votre méfiance

    sur le bien fondé de ma science !

     

    Je ne l’ai pas, bien sûr, infuse,

    mais je m’amuse avec ma muse

    et si vous chopez des boutons

    essayez la fleur de chardon !

     

    C’est un peu comme le gratte-cul

    mais cela ne rend pas cocu

    … enfin pas plus que d’ordinaire

    mais c’est une toute autre affaire !

     

     

                                         Rotpier

     

    Image du net: gratte-cul ... mais vous faites ce que vous voulez !

     

     


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  •  

    Il ne faut pas blâmer ceux qui croient en un dieu sauf s’ils méprisent ceux qui croient en un autre ou ceux qui ne croient pas du tout.

    Pirus Deprieu

     

    I  mage du net.

     

    L’éloge de l’athéisme,

    ou

    Le piège des religions,

     

    Je n’ai pas eu de rois penchés sur mon berceau

    peut-être n’ont-ils pas trouvé la bonne adresse,

    l’étoile du berger peut s’avérer traîtresse

    comme de s’aligner sur un vol de corbeaux.

     

    Un petit peu plus tard sur les fonts baptismaux,

    un dimanche matin juste après la grand messe,

    un homme tout en noir m’a fait une promesse :

    son dieu me guiderait pour éviter les maux.

    Mais en grandissant…

     Je me suis aperçu très vite que la vie

    suivait sans trop de mal la direction choisie

    … Par soi !

    tout le reste n’étant que sujet à caution !

     Comme quoi…

    Ayons confiance en nous, forçons la destinée,

    évitons à tout prix les attrape-couillons :

    restons ou devenons profondément athées !

     

    Parce que…

     

    L’athéisme est un lien, un adjuvant en somme,

    comme l’isthme est un lien entre deux continents,

    oublions tous les dieux, soyons impertinents

    sachant qu’ils ont été inventés par les hommes !

     

    Dans le but évident

    d’accéder au pouvoir,

    de tenir des comptoirs

    pour recruter des gens.

     

    C’est la course au bilan

    comme en toute entreprise :

    pour étendre l’emprise

    il faut plus de clients.

     

    Ils ont de bons lobbyistes

    pour vendre leur produit :

    ils vendraient du cambouis

    à de faux garagistes !

     

    Tous leurs prêchi-prêcha

    sont préparés d’avance,

    ils ont un goût de rance

    ou de téléachat.

     

    Il faut démystifier

    ces marchands de promesses

    qui à coup de grand messe

    vous font pieds et poings liés.

     

    Amis du monde entier

    refusez de les croire

    il n’y a pas de gloire

    au bout de leurs sentiers !

      

                                                    Pierre Dupuis

     


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  •  

    Avertissement:

    Tout ceci n'est qu'une fiction et non une incitation à la consommation ...

    Pierre

     

    Image du net

     

    Ah ! Chiche !

    ou

    Hippie pipe pourra !

     

    Elle avait la fibre écolo

    d’où un doux penchant pour le chanvre,

    elle en consommait dans sa chambre

    en corrigeant de la philo.

     

    C’est lors d’un voyage au Népal

    qu’elle avait pris cette habitude,

    petit voyage en altitude

    à la recherche du Saint-Graal.

     

     Un petit ami népalais

    l’avait initié à la chose,

    là-bas la vie y est morose

    sauf à fréquenter les palais !

     

    Question de s’envoyer en l’air

    elle avait bien d’autres méthodes

    que d’escalader la commode

    à l’endroit ou bien à l’envers !

     

    Il y a pétard et pétard,

    elle en avait un callipyge

    qui aurait pu, beauté oblige,

    servir de modèle aux beaux-arts !

      

    Elle maîtrisait aussi l’art

    dont je tairais pour la censure

    le nom évoquant la luxure :

    je ne suis pas un vil pendard !

     

    Il y a pendard et pendard,

    il faut en prendre la mesure :

    pour que flottent les étendards

    il faut des mats durs à l’usure !

     

    C’est fou ce que l’Himalaya

    peut dégourdir les jeunes filles

    à Katmandou les yeux pétillent

    que l’on sache ou non les védas.

     

    En redescendant sur Patna

    elle avait traversé le Gange,

    elle avait tutoyé les anges :

    haschich rime avec nirvana.

     

    Elle en gardait un souvenir

    tout à la fois précis et vague,

    comme un ressac, comme une vague

    que l’on n’aurait pas vu venir.

     

    Sans vraiment être une hippie

    elle en avait été très proche,

    son moi lui avait dit « raccroche 

    ou tu vas aller au tapis ! »

     

    Son moi ou bien… ou bien quelqu’un,

    elle avait un trou de mémoire,

    souvenirs au fond d’une armoire

    comme on garde des vieux bouquins.

     

    Elle était rentrée du Népal

    et avait repris ses études

    mais gardé quelques habitudes

    … pas de sevrage trop brutal.

     

         

             Péroraison :

    Elle rêvait que sur le tard

    elle irait en pèlerinage

    sur les traces de son jeune âge

    … de son passé soixante-huitard.

     

    Elle étudierait le sanskrit

    pour mieux comprendre les mystères

    des ruines et des monastères

    au travers des anciens écrits.

     

    En attendant … en attendant,

    elle s’offrait de courts voyages

    entourée de petits nuages

    qu’elle goûtait béatement.

     

    Elle avait la fibre écolo

    d’où un doux penchant pour le chanvre,

    elle en consommait dans sa chambre

    en corrigeant de la philo.

                     

                                       Rotpier

     

    Image du net . N'y voir aucune incitation !

     

     


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  •  

     

    Image du net bidouillée par mes soins

    pour que l'on ne reconnaisse pas Sœur Agnès, la délectable.

     

    Sa foi était inébranlable,

     

    Sœur Agnès était adorable,

    ça se voyait rien qu’à son nez

    mutin et un peu retroussé

    et elle était très abordable.

     

    Sa foi était inébranlable

    comme celle du jeune abbé

    qu’elle avait croisé et frôlé

    un soir derrière le retable.

     

    Leur émotion était palpable

    et ils se sont vite palpés,

    ils ne purent s’en empêcher :

    leurs mains étaient incontrôlables !

     

    Fatalement l’irréparable

    c’était produit, bien obligé,

    comment peut-on désamorcer

    une attirance insurmontable !

     

    « Seigneur aux voies impénétrables

    vous m’avez laissé pénétrer

    sœur Agnès sans m’en empêcher :

    vous avez été formidable ! »

     

    Voilà la pensée fort plaidable

    qui vint à notre jeune abbé

    qu’il s’empressa de partager

    avec Agnès, la délectable.

     

    Partant de ce constat amiable

    ils ne cessèrent de s’aimer

    se considérant assurés

    du pardon d’un dieu charitable.

     

    Mais la position lamentable

    de l’église sur le sujet

    les obligèrent à abriter

    leurs amours déclarés coupables !

     

     

    Péroraison-bénédiction :

     

    Que le seigneur soit consensuel

    et qu’ils montent tout droit au ciel

    quand sur terre ils auront fini

    de jouer à touche pipi !

     

    Ils ont souvent fait le voyage

    de celui du septième étage,

    pourvu que le premier soit bien :

    dans la vie on est sûr de rien !

      

                                           Rotpier

     


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  • Choisir une compagne

    en fonction de son signe astral,

    n’est pas chose facile !

    Il serait fort dommage de vous priver de l'avis de l'expert que je suis en matière de compétences astrales, moi qui aie fort bien connu Madame Irma et été son disciple...

    Rotpier

     

    Image du net

     

    Les douze signes et le vilain petit canard,

     

    Vous vous posez maintes questions

    quand il vous faut choisir un signe

    pour construire une relation

    qui ne vire pas à la guigne !

     

    Je vous propose une excursion

    mais sans vous donner de consigne ! -

    au pays de mes réflexions

    que dans ces quelques vers j’aligne !

     

    xxxxxxx

     

    Si je m’entiche d’un Bélier

    dont le papa est capricorne,

    finirais-je tout humilié

    affublé de très longues cornes ?

     

    Si je craque pour un Taureau,

    tomberais-je sur une vache ?

    Comme le dit l’ami Roro :

    certaines sont vraiment des taches !

     

    Si je tombe sur un Gémeaux

    qui, parait-il, n’est pas facile,

    aurais-je avec elle des mots ?

    Ce serait vraiment imbécile !

     

    Si je brulais pour un Cancer,

    combien de temps aurais-je à vivre ?

    Combien de temps avant les vers ?

    Ce n’est pas écrit dans les livres !

     

    Si je fais l’amour à un Lion,

    la tiendrais-je par la crinière

    pour éviter sa rébellion

    quand je ferais un tour derrière ?

     

    Si par un miracle accompli,

    je tombais sur une vraie Vierge,

    cela ne ferait pas un pli,

    mais aurais-je besoin d’un cierge ?

     

    Pourtant le summum des fléaux

    ce serait bien qu’une Balance

    m’offre son amour sur plateau

    et me colle une chaude … offense !

     

    Si je me piquais d’un Scorpion :

    combien de jours avant la tombe ?

    Rien à voir avec les morpions :

    sitôt piqué, sitôt tu tombes !

     

    Si je tombais, tout par hasard,

    sur une femme Sagittaire,

    pourrais-je sans trop de bazar

    arriver à la faire taire ?

     

    Et si j’avais un coup de cœur

    pour une jolie Capricorne,

    aurais-je beaucoup de bonheur

    ou bien une vie des plus mornes ?

     

     

    Si je séduis une mignonne

    qui soit du signe du Verseau,

    voudra-t-elle en bonne amazone

    sacrifier au recto verso ?

     

    Et si je ferrais un Poisson,

    à la messe ou bien dans la rue,

    je sais que j’aurais des soupçons :

    entre l’ange ou bien la morue !

     

    xxxxxxxxxxx

     

    Je ne sais pas si vous avez

    choisi parmi ces douze strophes,

    un signe qui pourrait coller

    pour limiter la catastrophe !

     

    Mais il faut bien un jour choisir

    car même si l’on vire tante,

    les signes restent et le désir

    c’est de pouvoir planter sa … tente !

     

    Voilà le grand panorama,

    le tour complet de l’horoscope,

    je rentre dans l’anonymat

    avant que l’on me télescope !

     

     

    Rotpier

     

     

    Le faux mage complètement rappé :

     

     

    Image bidouillée par le Rotpier

    ... ça fout les boules, pas vrai ?

     

     


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  •  

    Allez, un petit tout frais tapé ! 

     

    Image du net

     

    Fantaisie décousue,

     

    Elle aimait les lupins

    et plus encore Arsène

    qui volait les rupins !

     

    C’est pour gagner son pain

    que le long de la Seine

    ell’ faisait le tapin !

     

    Elle avait un copain

    qui sans la moindre gêne

    lui posait des lapins !

     

    Elle aimait ce vaurien

    elle l’adorait même

    et mangeait dans sa main !

     

    Elle aimait bien Chopin

    et puis aussi Verlaine

    mais pas le sacristain !

     

    Ce gros porc calotin

    enflé de la bedaine

    la traitait de putain !

     

    Lui c’était un malsain

    à la mauvaise haleine

    qui coursait les gamins !

     

    Un jour il faudrait bien

    proprement et sans haine

    castrer ce gros sanguin !

     

    Le curé dans les coins

    la trouvait très amène

    et lui tâtait les seins !

     

    Lui c’était un horsain

    mais de très bonne graine

    graine qu’il semait bien !

     

    Et son petit jardin

    une fois par semaine

    ell'  lui prêtait pour rien !

     

    Mais son plus grand dessein

    c’était d’être sur scène

    et elle y comptait bien

     

    Ah ! Quitter le turbin

    jouer comme une reine

    même du popotin !

     

    C’était là son destin

    ell’ faisait des neuvaines

    le dimanche matin !

     

    Un bon samaritain

    ou un riche mécène

    scellerait son destin !

     

    Ah ! En agripper un

    ce serait de la veine

    elle le tiendrait bien !

     

    En attendant Scapin

    sur le bord de la Seine

    elle faisait le tapin !

     

    Et ell’ le faisait bien

    son joli bas de laine

    enflait tout les matins !

     

    Elle n’aurait pas faim

    si par manque de veine

    elle ratait Scapin !

     

                                    Rotpier

     


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  •  

    J’ai écrit ce poème après avoir lu le Goncourt 2013 « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre qui traite en partie de ce drame.

    Si vous ne l’avez pas lu, je vous le conseille et vous met un lien pour un résumé plutôt bien fait :   http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/2013/11/26/au-revoir-la-haut-de-pierre-lemaitre-prix-goncourt-2013/

    Un film vient d'en être tiré et les premières critiques sont bonnes : 

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Au_revoir_l%C3%A0-haut_(film)

    http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19573528&cfilm=230699.html

     

     

    Guerre 14-18 (4)

    Images du net

    Gueule cassée

     

    La mort a le grand avantage de ne point

    laisser de séquelles à ceux qui la rencontre …

    Pierre Dupuis

     

    Souvenirs et regrets d’une gueule cassée,

     

    Pourquoi donc ne suis-je pas mort

    quand cet obus venu du nord

    a emporté, mon sang se glace,

    presque la moitié de ma face.

     

    Je veux bien aller en enfer,

    j’ai connu le feu et le fer,

    que peut-il arriver de pire,

    J’aimerais bien l’entendre dire !

     

    Et les officiers sabre au clair,

    les explosions et les éclairs,

    les tranchées, les rats et la boue,

    les vieilles barbes sur les joues !

     

    Et les assauts et les reculs

    et les sombres et froids calculs

    pour gagner quelques hectomètres

    et obligés de se soumettre !

     

    Les gazés et les fusillés,

    les braves qui avaient osé

    dire à la maréchalerie :

    « Assez de cette boucherie ! »

     

    Les copains désarticulés

    et tous les regards affolés

    et la mitraille et la mitraille

    laissant de fumantes entrailles !

    .

    Les infirmiers et les brancards,

    les jeunes et les vieux briscards,

    les chirurgiens coupant des membres,

    les corps torturés qui se cambrent !

     

    Ceux d’en face tout comme nous,

    terrés aussi aux fond des trous

    et obligés sous la mitraille

    de s’élancer vaille que vaille !

     

    Les mêmes de chaque coté

    à ordonner, à exiger,

    d’aller se faire ouvrir les trippes

    au nom des sacrés grands principes !

     

    Pourquoi donc ne suis-je pas mort ?

    J’aurais dû, j’en ai grand remords,

    en terminer là-bas sur place

    pour ne plus me voir dans la glace !

     

    Mais que peut-on faire bon sang

    quand on s’est vidé de son sang

    et que l’on n’est plus qu’une loque,

    une proie pour staphylocoques !

     

                   Après …

    Après, affronter les regards

    avec les yeux plein de brouillard

    des amis et de la famille

    et pire encore ceux des filles !

     

    Au début de la compassion,

    ensuite de la répulsion

    et parfois même une grimace

    … ferais-je mieux, moi, à leur place ?

     

    Pourquoi donc ne suis-je pas mort

    quand cet obus venu du nord

    a emporté, mon sang se glace,

    presque la moitié de ma face ?

     

                                             Pierre Dupuis

     

     


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  •  

    Aux

    Les trois images proviennent du net !

    Clin d’œil aux iris,

     

    Je ne vais pas malgré ce titre

    vous parler du grand Osiris,

    ne maîtrisant pas le chapitre

    je me bornerais aux iris !

     

    Pourtant je sais et je l’affirme

    - je n’ai pas l’esprit béotien ! -

    que l’iris, je vous le confirme,

    était aimé des Egyptiens !

     

    J’aime cette fleur à rhizomes

    et cela depuis très longtemps,

    je me souviens quand j’étais môme

    d’en avoir cueilli aux étangs.

     

    Ils ont des fleurs hermaphrodites,

    ne cherchez pas chez les iris

    à séparer un soir de cuite

    les zizis et les clitoris !

     

    Le peintre à l’oreille coupée

    en a couché sur un tableau :

    il y en a une flopée

    qui valent très cher au kilo !

     

    Ce n’est pas avec ma retraite

    que je pourrais me les payer :

    ma fortune est des plus abstraite

    mais je ne vais pas larmoyer !

     

    Si je n’ai aucun dividende,

    j’ai un jardin où j’ai planté

    plein de bulbes en plate-bande

    et ce sera beau cet été !

     

    J’ai choisi la variété « Tourne »,

    c’est un papy en rocking-chair

    qui m’a dit : « Mon gars, l’iris « Tourne »,

    c’est vraiment l’iris le moins cher ! »

     

    Et grâce à cette économie

    j’en ai pris d’autres, des « Olés »,

    renommés en gastronomie :

    rien ne vaut les iris « Olés » !

     

    C’est une drôle de cuisine

    que je vous ai mijoté-là,

    Je ne vais pas prendre racine

    je pars et vous salue bien bas !

     

    Ma bonté étant légendaire,

    des droits d’auteur je fais mon deuil,

    rangez votre carte bancaire :

    vous avez mes iris à l’œil !

      

                               Pierre Dupuis


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  •  

    Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage ... 

     

    J'espère que cela roulera pour vous !

     

    Image du net : Ah! Que c'est bon ! Touche mon pompon !

     

    Le baiser,

     

    Le baiser, le vrai !

    Le vrai de vrai !

     

    Pas le petit bécot

    qu’on s’ fait dans le métro,

    pas la petite touche

    sur le coin de la bouche,

    le truc du bout des lèvres

    tout mou et des plus mièvres

    qui fait autant d’effet

    qu’un ersatz de café !

    Ne parlons pas de ça,

    ça c’est à mettre au tas !

     

    Parlons du vrai de vrai,

    de celui qui effraie

    les nones du couvent

    qui se touchent pourtant !

     

    Celui d’ l’Hôtel de Ville,

    figure de haut style,

    capturé par Doisneau

    avec son p’tit oiseau,

    même un peu arrangé

    il a fait saliver

    avec application

    bien des générations !

      

    Laissons toute pudeur

    et comme dit ma sœur :

    « Quand il est l’heur’ c’est l’heure

    il faut battre le beurre ! »

    Le baiser qui dégèle,

    celui qui interpelle,

    qui vous coupe le souffle,

    pas le baiser pignouf !

    Le patin sans pantoufle

    bien roulé sans esbroufe !

    La superbe gamelle

    et pas d’ la béchamel !

    Foin du bécot chameau

    plus mou que le mou d’ veau !

    Pas le palot pâlot :

    le gros méli-mélo !

     

    La pelle que l’on roule

    en se mettant en boule,

    le baiser qui secoue

    de la tête aux genoux,

    qui dénoue le cordon

    du p’ tit string pour de bon

    et qui très bien mené

    conduit tout droit au pied !

     

    Bref !

    Je parle du baiser,

    du gros, du bon, du vrai

    pas du baiser distrait

    qui est plus ou moins frais !

     

    Ce baiser-là, mon gars,

    il faut le savourer

    sans arrière pensée

    et aller jusqu’au bout :

    c’est cadeau avant tout !

     

     Pas se prendre le chou

     ne rien signer du tout, 

    mais si la raison tangue

    au mélange des langues

    c’est qu’ t’es bien accroché

    et tu n’es pas couché !

     

    Ça va finir au pieu

    en ébats licencieux

    pendant que Cupidon

    qui porte bien son nom

    mat’ ra sous tout les angles

    en jouant du triangle

    ce qui en fera deux

    qui seront sur les lieux !

     

                                             Rotpier

     

    Le baiser de l'Hôtel de Ville de Doisneau, image du net  *

     

    * Lien:   https://www.timeout.fr/paris/art/5-choses-a-savoir-sur-le-baiser-de-lhotel-de-ville-de-robert-doisneau

     


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  • Préambule :

    C'était un billet du 07 mars 2014,  Lejaby a été sauvé depuis : des saints se sont penchés sur lui !

     

    Mes ami(e)s, mes ami(e)s !

     

    Au secours ! Je fais appel à vous !

    Aujourd’hui un pan entier de notre savoir faire français est en danger !

    Lejaby vacille ! 

    Si Lejaby tombe combien de poitrines en feront autant ?

    Nous devons soutenir Lejaby qui, lui, soutient fermement les poitrines depuis si longtemps ! Soyons fermes et déterminés !

    Pas question de se déculotter, cherchons ensemble des repreneurs : il doit bien y avoir quelques gros bonnets prêts à soutenir Lejaby ! Et si ce ne sont pas des saints : tant pis ! Nous n’avons plus le temps de faire dans la dentelle !

    Il est grand temps d’interpeller Montebourg pour lui remonter  les bretelles ! Monte … bourg, avec un nom pareil, il doit en connaître un rayon dans la dentelle ! Et il pourra toujours faire des beaux cadeaux à sa copine Elsa !

     Soutenez Lejaby, rejoignez le collectif  SEIN * !

     Le Rotpier, président fondateur et déterniné.

      

    * ( Soutien Economique dans l’Intérêt des Nibards ) 

    Dessous Lejaby

    Image du net bidouillée par le Rotpier

     

    Dans un grand élan de générosité, Pierre offre à tous un ancien poème de circonstance :

     

    Du beau, du bon, du beau bonnet

    La tête dans les étoffes, les mains sur les bonnets,

    ou

    Du beau, du bon, du beau bonnet !

     

    C’est une échoppe ancienne et regorgeant d’objets,

    des fils en écheveaux, des dentelles très belles,

    des rubans de couleur, du coton à surjet,

    des boutons, des pressions, le tout en ribambelle !

     

    On peut trouver aussi de très beaux canevas

    dont les trames de fond sont des plus variées :

    une femme, une chatte ou un terre-neuvas,

    un pichet de vin blanc ou une mariée.

     

    Mais il y a surtout les mannequins tronqués

    au-dessus des genoux - culs-de-jatte d’office ! -

    dont l’amène plastique a déjà défroqué

    des curés chevronnés , des légions de novices !

     

    Du petit quatre-vingt jusqu’au fabuleux cent,

    de la taille A, B, C, aux bretelles croisée :

    un échantillonnage à filer coup de sang

    aux ados boutonneux encore à déniaiser !

     

    En dessous du nombril, c’est nouveau festival

    de formes, de couleurs parfois estomaquantes,

    à filer, sans retour, bobo conjonctival

    à des yeux trop rivés aux formes provocantes !

     

    Pourtant tout est figé depuis bientôt deux ans :

    le bonnetier est mort d’une crise cardiaque

    en matant l’essayage en direct d’un  C cent,

    colossale entreprise, une vision orgiaque !

     

    Des héritiers inscrits aux abonnés absents

    et pas de remplaçant et pas de remplaçante,

    des jours et des nuits, le temps déliquescent :

    l’humeur des mannequins est devenue grinçante !

     

    Toujours habitués aux caresses des yeux

    et même - il faut le dire ! - à des mains baladeuses,

    ils s’ennuient à mourir, finis les temps joyeux :

    ils ont le teint cireux et les mines boudeuses !

     

    Je rêve d’acquérir ce fabuleux étal,

    d’obtenir un blanc-seing, des blancs seins aux iliaques,

    faire de ce rayon un lieu transcendantal

    où je vivrais très vieux : je ne suis pas cardiaque !

     

     

                                                                                                                                                                         Pierre Dupuis 

     

                                                                         


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  • Nota:  C'est un gros pavé, ne démarrez pas si vous n'avez pas un peu de temps devant vous !

     

    Préambule :

    En première partie, je vous propose une balade en Morvan quelque peu fantaisiste. Si les lieux sont bien réels, les histoires que je brode autour le sont beaucoup moins … encore que … sérieux s’abstenir !

    La seconde partie, la moralité, est plus philosophique et aussi plus sujette à contestation de la part de quelques bien-pensants…

     

     

     

    Le chalet du trappeur.

     

    L'étang.

     

    Epopée morvandelle

    ou

    Par monts et par vaux autour de Moux,

     

    Pour éponger un coup de mou

    - Eh oui ! Parfois cela arrive ! -

    ma femm’ m’a dit : « Allons à Moux

    en Morvan ! » … Belle initiative !

     

    « C’est tout près du lac des Settons,

    légèrement en altitude,

    un peu avant Château-Chinon,

    ça changera nos habitudes ! »

     

    Tout de suite j’ai dit « Banco !

    c’est une région qui me botte,

    viens que je te fasse un bécot

    pas besoin d’enlever tes bottes ! »

     

    Cela m’a regonflé à bloc

    et j’ai sauté, je vous l’assure,

    pile-poil à deux pieds dans mon froc

    et puis j’ai lacé mes chaussures !

     

    Je  vois à vos yeux égrillards

    que vous attendiez autre chose,

    vous repasserez mes gaillards :

    j’aime que les portes soient closes !

     

    Un matin ce fut le départ,

    il faut bien que les choses arrivent,

    hors de question d’être en retard

    c’était parti pour d’autres rives !

     

    Juste un peu avant Avallon

    nous avons quitté l’autoroute,

    quelques monts et quelques vallons :

    c’était le Morvan pas de doute !

     

    Nous sommes passés à Saulieu,

    Loiseau était dans les nuages,

    c’est Berton qui tenait les lieux

    … l’addition n’était pas plus sage !

     

    Nous avons  - bien nous en a pris ! -

    seulement regardé la carte

    et à la seule vue des prix

    on a senti chauffer nos cartes !

     

    Du coup on a mangé à Moux,

    c’était beaucoup plus raisonnable,

    moins bon aussi mais après tout

    c’était quand même convenable !

     

    Pas de mou de veau au menu

    mais de la viande charolaise,

    dans les près nous les avions vus

    et les bestiaux broutaient à l’aise !

     

    Nous avons croisé quelques gens

    juste en arrivant au village

    et leur bonjour très engageant

    augurait un joli partage !

     

    Même chez les adolescents

    nous avons vu la différence :

    bien moins de morveux en Morvan

    que dans le reste de la France !

     

    Au milieu du parc du Morvan

    et des grands lacs de retenue

    des vieux châteaux et des couvents

    nous souhaitaient la bienvenue.

     

    Du coté du lac des Settons

    et niché en pleine nature,

    attendait notre location :

    un chalet de fort belle allure !

     

    A ses pieds un petit étang

    enchâssé entre deux collines

    miroitait au soleil couchant

    rêvant d’une brise coquine !

     

    Son nom : « Le chalet du trappeur »

    mais de castors pas une trace,

    à croire qu’ils avaient pris peur :

    tout comme moi devant ma glace !

     

    Pas de bisons au rendez-vous

    contrairement à toute attente

    du coup j’ai chassé les bisous

    ma femme en était très contente !

     

    Des belges sont venus pêcher,

    cinq copains des plus sympathiques,

    « Le cowboy » ils m’ont appelé

    en voyant mon chapeau mythique !

      

    Ils avaient un équipement

    pour la pêche au coup de première,

    qu’ils rangeaient soigneusement dans

    une remorque à montgolfière !

     

    Eux par contre n’étaient pas fiers,

    les belges aiment bien la France,

    bien mieux que l’Angleterre et Blair

    ou la City et la finance !

     

    Comparé à leur plat pays

    le Morvan c’est plein de granite,

    un rocher qui même bien cuit

    reste moins tendre que les frites !

     

    De toute façon en venant

    ils avaient oublié les moules,

    se sont-ils vengés sur le blanc ?

    … Je n’en sais rien … je perds la boule !

     

    En visite à Château-Chinon

    nous avons fait la promenade

    que faisait un certain tonton,

    une belle et longue balade !

     

    Tout en laissant du temps au temps

    nous avons visité la ville

    aux souvenirs omniprésents

    de l’homme à la force tranquille !

     

    En nous rendant à Vézelay,

    nous sommes passés par Bazoches

    voir un château loin d’être laid :

    Vauban n’était pas pour le moche !

     

    Dans le parc assis sur un banc

    j’ai bien détaillé la bâtisse,

    je n’ai pas dit : « Merde à Vauban ! »

    c’eut été de mauvais auspices !

      

    ( Le souvenir du grand Léo

    est bien ancré dans ma mémoire,

    il reste collé à ma peau

    de façon presque péremptoire ! )

     

    A la limite du Morvan

    à Autun au théâtre antique

    nous avons eu un coup de vent

    ne venant pas de l’atlantique.

     

    Nous oublierons avec le temps

    comme il est écrit dans le livre :

    « Autun en emporte le vent » :

    les souvenirs on s’en délivre !

     

    Ne rentrez pas en sécession

    avec moi je vous en conjure

    je vous donne mes plantations

    de jeux de mots, je vous l’assure !

     

    Margaret Mitchell nous avait

    entraîné dans une tourmente

    qui était loin d’être un navet

    et pas du bonbon à la menthe !

     

    En passant par le Mont Beuvray

    nous sommes allés à Bibracte,

    à l’oppidum il faisait frais,

    ça soulageait ma cataracte !

     

    Vercingétorix y avait

    réuni les tribus gauloises,

    qui ne faisaient pas dans leurs brais

    et chantaient des chansons grivoises !

     

    Un peu plus tard à Alésia

    César leur a mis la pâtée,

    en ce temps-là pas de média

    pour filmer la déculottée !

      

    A Vézelay Viollet-le-Duc

    a restauré la basilique

    au grand désespoir des grands-ducs

    qui trouvaient les ruines pratiques !

     

    J’ai mis deux cierges sans raison,

    juste pour voir, j’aime les flammes,

    je suis athée c’est mon blason,

    mon seul drapeau, mon oriflamme !

     

    Si j’admire les bâtisseurs

    d’églises ou de cathédrales

    je sais aussi tous les malheurs

    des gueux aux heures féodales !

     

    « Si dieu n’avait pas existé »

    comme a écrit jadis Voltaire,

    « il aurait fallu l’inventer »

    … Ludovine vas-tu te taire !

     

    Le Morvan c’est chouette allez oust,

    viens faire un tour, quitte Versailles,

    pas de danger que tu trésailles :

    il y a des massifs pour tous !

     

    Laisse Versailles à Macron,

    c’est le genre de petit home

    qu’il adore et pour qui il fond

    … le château, pas le Jeu de Paume !

     

    Il prendra le Grand Trianon

    pour y installer sa Brigitte,

    nous on sortira les bâtons

    … pas de bois mais de dynamite !

     

    Tu ne dépareilleras pas :

    du rocher et de La Rochère,

    ça se marient comme des bas :

    le Morvan te siéra ma chère !

      

    C’est le royaume du sapin,

    il y en a plein les collines,

    c’est d’ailleurs un bon gagne-pain

    que l’on s’appelle ou non Corine !

     

    Toutes les années pour Noël

    on arrache et on expédie,

    un véritable carrousel

    merci merci petit Messie !

     

    Sans rouler à tombeau ouvert

    on a atteint Quarré-les-Tombes,

    des sarcophages très divers

    nous attendaient depuis des plombes !

     

    Nécropole ou bien entrepôt

    cela reste des hypothèses,

    les historiens à ce propos

    restent le cul entre deux chaises !

     

    J’en aurais bien pris un pour moi

    mais j’ai eu peur que l’on m’engueule,

    pour mon enterrement ma foi

    cela aurait eu de la gueule !

     

    Je vois la tête des porteurs :

    au lieu du sapin de la pierre !

    Pour leurs dos un sacré malheur,

    de quoi maudire tous les Pierre !

     

    Et pas question de crémation

    la pierre ne brûle pas vite,

    c’est huit heures de combustion

    pour que le calcaire s’effrite !

     

    Alors bonjour la pollution

    c’est très mauvais pour la planète

    mais … qu’ouïs-je ? Faites attention !

    Qui a craqué une allumette ?

     

    Je ne suis pas encore fou

    mais un jour ça viendra peut-être,

    en attendant de moi à vous

    j’ai encore toute ma tête !

     

    Moralité philosophique … bien cuisinée ?

     

    A trop cultiver le sérieux

    on oublie tout à fait de rire,

    on prend un sacré coup de vieux

    et l’on s’éteint comme un lampyre !

     

    Alors rillons encore un peu,

    mijotons la bonne cuisine

    des jeux de mots en maître queux

    il ne faut pas que l’on lésine !

     

    Et tant mieux si la sauce prend,

    mieux vaut qu’ell’ ne soit pas trop grasse

    mais si ell’ l’est de temps en temps

    ne m’en veuillez pas trop de grâce !

     

    Les coincés, les collets montés,

    n’ont qu’à continuer leur route,

    ils me trouvent trop effronté

    et bien tant pis moi j’en rajoute !

     

    Vous conviendrez que j’aurais pu

    cuisiner d’autres rimes en « route »

    je sais faire, j’y suis rompu :

    j’aime beaucoup les doubles routes !

     

    Bon prince je m’arrête ici

    pour ceux n’aimant pas les épices,

    pour les autres pas de souci,

    ce n’est qu’un petit armistice !

     

    Soyons fiers d’avoir hérité

    de Rabelais, la truculence

    et gardons cette faculté

    de se moquer des idées rances !

     

    Gloire à Alcofribas Nasier

    qui a défié dans ses ouvrages

    l’ordre bien pensant des curés

    la faculté était en rage !

     

    Religion et rigidité

    vont de pair, c’est un héritage,

    l’intégrisme et la charité

    n’ont jamais fait très bon ménage !

     

    Je respecte les religions

    qui ne sont pas hégémoniques

    et qui n’ont pas la prétention

    de régenter la politique !

     

    Elles sont rares car hélas

    des individus s’en emparent

    pour, aux quatre coins de l’atlas,

    assouvir leurs rêves barbares.

     

    Si l’on remonte dans le temps

    l’actuelle église catholique

    et ses croisades en orient

    en sont un exemple typique.

     

    En ajoutant l’inquisition,

    - allons faisons bonne mesure ! -

    où sont les méchants et les bons

    … à vous la charge de conclure !

                             

                                                                   Pierre Dupuis, alias Rotpier

     

     

     

     


    6 commentaires
  •  

    Ce devoir de pédagogie me semblait important.

    Il fallait qu’il soit fait et je m’y suis attelé en faisant de mon mieux.

    Je l'ai déjà mis sur ce blog, mais en matière de pédagogie il faut toujours remettre l'ouvrage sur le métier ... je le sais: j'étais prof !

    Rotpier ... ou Pierrot ... j'ai le vers lent !

     

    Préambule versifié destiné aux

    enfants … surtout aux petits garçons !

     

    Chers enfants - surtout les garçons ! -

    méfiez-vous des niaises histoires,

    des contes ou bien des chansons

    aux contrevérités notoires !

     

    Voila l’histoire sans chichi

    de Pierrot et de Colombine

    pour que vous soyez affranchis

    des non-dits de bien des comptines !

     

    On cherche à vous bourrez le mou

    à grands coup de mièvres paroles,

    grattez un peu et en dessous :

    tout n’est que chaudes gaudrioles !

     

    Voici ce qu’il faut retenir

    pour éviter les impostures,

    pour pouvoir un jour en finir

    des féminines dictatures !

     

    Fable tirée de l’histoire

    de Pierrot et de Colombine …

     

    Image pour Le grand marionnettiste

     

    Au clair de la lune,

    ou

    Encore plus con que la lune,

     

    Pierrot adorait Colombine

    mais la nuit il faisait son pain,

    le jour elle était aux bassines :

    ils ne se croisaient qu’en chemin !

     

    Comme elle rêvait la coquine,

    sous l’édredon, de gros câlins,

    il fut roulé dans la farine

    dès qu’elle aperçut Arlequin !

     

    Grande montée d’adrénaline

    quand il lui fit du baratin,

    Pierrot pleura mais la gredine

    finit au lit du cabotin !

     

    Dans sa roulotte sans cuisine

    il l’emmena un beau matin,

    bien au-delà de la colline

    vers un pays des plus lointains.

     

    Mais l’inconstance féminine

    se concrétisa en chemin :

    devant le froid et la famine

    elle regretta le pétrin !

     

    Une lettre et la gourgandine

    rejoignit son ancien voisin,

    s’extasiant devant la vitrine

    tout en jouant du popotin !

     

    Pierrot marcha dans la combine,

    il la prit en seconde main

    et ajouta l’action crétine

    d’ouvrir la porte à Arlequin !

     

     

    Ménage à trois ? Là, la comptine

    n’en fait pas mention clairement.

    Une dérive libertine ?

    Domaine du possiblement !

     

                  Moralité :

     

    Boulanger ou mécanicien,

    boucher ou pêcheur de sardines,

    l’homme n’est souvent qu’un pantin :

    femme le sait et l’enfarine !

     

    Elle a l’art de mettre en avant

    de façon nette et assassine

    et le derrière et le devant

    de sa dotation féminine !

     

    Lui plus bête qu’un moinillon

    et cela depuis l’origine,

    se fait piéger comme un couillon

    par les appâts de la frangine !

     

    Un simple mouvement de cils

    et il croit à bonne fortune

    … y compris un premier avril :

    encore plus con que la lune !

                             

                                                          Rotpier

     

     

    .

    lune

     

     

     


    7 commentaires
  • .

    L'actualité n'étant pas d'une transparence absolue 

    je vous invite à celle d'un miroir ... pour peu qu'elle le soit ...

     

    Image du net

     

    La dame et le vieux miroir,

     

    C’est un très vieux miroir au tain déliquescent.

    Son cadre en bois sculpté ne tient que par miracle

    Ou bien, plus rationnel, par deux pointes qui raclent

    Un mur de papier gris au plâtre efflorescent.

     

    Un bord, en bas à gauche, est tout opalescent,

    Ce qui renforce encore une impression d’oracle :

    «- Dis-moi, mon beau miroir, n’est-ce pas la débâcle ?

    -         Oh ! non ! » ment-il avec un air d’adolescent !

     

    Combien de souvenirs sont ancrés dans ses pores ?

    La mémoire est fragile et souvent s’évapore ;

    La sienne est le pendant d’un grand classeur à dos

     

    Dont le titre serait : « Portraits en ribambelle ».

    « - Fais-moi, mon bon miroir, ce superbe cadeau :

    Repasse mon image au temps où j’étais belle ! »

     

    Epilogue :

      La vieille dame ferma les yeux pour mieux emprisonner sa jeunesse et doucement s’en alla. Le vieux miroir mit une croix dans la case « souvenir » et soupira. Un soupçon de buée vint encore ternir un peu plus l’éclat de son tain.

     

                                                                                                                                                                   Pierre Dupuis

     

     


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