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    Apothéose

    Image du net

     

    Apothéose,

     

    Apothéose apothéose

    voilà un nom qui sonne bien

    quand il se marie et compose

    pour l’oreille un plaisant refrain.

     

    Apothéose apothéose

    voilà un nom qui fleure bon

    qui s’accorde bien avec rose

    s’épanouissant à la saison.

     

    Apothéose apothéose

    quand cela célèbre un tableau

    qu’un groupe de gens en osmose

    goûte sans prononcer un mot.

     

    Apothéose apothéose

    des instruments dans un concert

    une harmonie des plus grandioses

    semblant monter vers les éthers.

     

    Apothéose apothéose

    voilà un nom qui toujours craint

    quand il qualifie une chose

    commise par un assassin.

     

    Apothéose apothéose

    d’Émile Louis à Fourniret

    ces apôtres de la névrose

    n’ayant même pas de regret.

     

    Apothéose apothéose

    quand ça s’applique à la Shoah

    à tous ces corps qu’on superpose

    et que l’on brûle à tour de bras.

     

           Enseignement :

     

    Mais gardons pour apothéose

    pour éviter le grand cafard

    le meilleur coté de la chose

    quitte à lui mettre un peu de fard.

     

    Un petit peu c’est pas grand-chose

    un coup de fer à repasser

    et les infos dont on dispose

    seront plus faciles de passer.

     

     

                                   Pierre Dupuis

     

     

     

     


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    Dolomite

    Image du net bidouillée par moi !

     

    Le mythe de Dolomite,

     

    Elle habitait les Dolomites

    elle n’était pas chattemite

    elle détestait l’eau bénite

    les culs bénits les prosélytes !

     

    Mais pas du tout les cénobites

    encore moins les barnabites

    question de rimes explicites ?

    J’avoue que le doute m’habite !

     

    Son prénom était Marguerite

    elle s’effeuillait à l’invite

    elle était maudite et proscrite

    par les épouses déconfites !

     

    Son surnom était Dolomite

    elle n’était pas érudite

    mais en amour cette pépite

    envoyait les gars en orbite !

     

    Pour les pauvres entrée gratuite

    au point d’offrir à un presbyte

    des lentilles pour qu’il profite

    de la vue sur les dolomites !

     

    Un jour un moine cénobite

    la voyant eut l’envie subite

    de croquer la chose interdite

    elle l’encouragea très vite !

     

    Il se défroqua par la suite

    et s’envoya des carmélites

    qui ne prenaient jamais la fuite

    lui accordant un plébiscite !

      

    Ce serait tout à fait limite

    si je vous racontais la suite

    mon honneur serait en faillite

    et toute mon œuvre interdite !

     

    N’insistez pas cela m’irrite

    ce serait vraiment illicite

    de faire bouillir ma marmite

    grâce à des écart de conduite !

     

    Je peux seulement vous révéler ceci :

     

    Je ne veux pas que ça s’ébruite

    mais sachez que cette pépite

    était devenue un vrai mythe

    aussi solide qu’Aphrodite !

     

    Une blennorragie subite

    transmise pas un moabite

    et soignée trop à la va-vite

    tua en trois jour Dolomite.

     

    Les dieux les plus hétéroclites

    ces déserteurs ces parasites

    ne vinrent pas à l’heure dite

    sauver la belle Dolomite !

     

        Moralité :

    Les dieux sont des grands hypocrites

    ils promettent mais tout s’effrite

    quand un coup dur au bal s’invite

    plus personne dans la guérite !

     

        Conséquences :

    Malgré les promesses écrites

    les goupillons et l’eau bénite

    tous les jours ils se discréditent

    leurs auréoles périclitent !

     

    Autant croire aux baraques à frites

    pour enrayer la cellulite

    ou fréquenter des sodomites

    sans risquer aucune inconduite !

     

     

                              Le Rotpier

     

     


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    Image du net bidouillée par le Rotpier !

     

    Liminaire :

    Je ne suis pas une lumière mais je rêve de le devenir, ce qui n’est pas plus idiot qu’autre chose après tout … qu’en pensez-vous ?

     

     

    Lumineuse réincarnation,

     

    Au niveau réincarnation

    je voudrais être un réverbère

    je sais c’est un peu terre à terre :

    j’ai des lacunes d’ambition.

     

    Je voudrais être à la station

    ligne 8 filles du Calvaire

    pour dispenser de la lumière

    à toute la population.

     

    Pas de tri pas de sélection

    les grands-mères et les grands-pères

    les ouvriers les militaires

    auront droit à ma prestation.

     

    Sauf bien sûr quelques exceptions :

     

    Oui je ferais des exceptions

    comm’ pour la femme du libraire

    qui se tape des légionnaires

    quand son mari travaille à Lyon.

     

    Alors que moi en bon garçon

    je lui propose de lui faire

    tout ce qui puisse la distraire

    quitte à donner dans le cochon.

     

    Madame a décidé que non

    jouant la chèvre libertaire

    avec la garnison entière :

    un véritable paillasson.

     

    Et si vient à passer Fillion

    aussitôt panne de lumière

    je voudrais qu’il tombe par terre

    et que passe un très gros camion.

     

    Lui qui au volant est champion

    dans la ligne des Hunaudières

    ce serait sa fin de carrière

    et son ultime punition.

     

    Pour le chauffeur pas de sanction

    même si c’est en marche arrière

    qu’il repasse pour satisfaire

    son goût de grande précision.

     

    En ce qui concerne Macron

    je verrai avec mes confrères

    pour organiser la première

    grève des illuminations.

     

    Il l’aura dans le trouffignon

    l’Elysée privé de lumière

    par la force des réverbères

    ce sera la révolution.

     

    La Brigitte sera ronchon

    mais il lui dira de se taire

    ainsi commencera la guerre

    à puissants coups de polochon.

     

    Si Castaner sort d’un boxon

    - il aime bien le populaire ! -

    il sera privé de lumière

    mais il s’en fout le polisson.

     

    Il profit’ ra de l’occasion

    pour rouler des pelles sévères

    à la gonzesse du libraire

    de retour de dépravation.

    .

    L’autre sera en pâmoison

    bouillante comme une chaudière

    plus chaude que La Soufrière

    prête à entrer en éruption !

     

    Vous attendez la description

    mais je ne peux vous satisfaire

    ma retenue est légendaire :

    ma doctrine est la discrétion.

     

    Je sais bien que des chiens viendront

    lever la patte de derrière

    pour pisser c’est de bonne guerre

    moi je suis pour les traditions.

     

    Si des gilets jaunes le font

    le regard haut la mine fière

    je serais bien sûr solidaire

    vive les manifestations !

     

    Mais il n’est pas du tout question

    qu’un CRS même stagiaire

    à la mine patibulaire

    vienne me mouiller les arpions.

     

    Si Nemo le chien de Macron

    vient sacrifier à la coutume

    je n’aurais aucune amertume

    nous ferons la conversation.

     

    Je serais peut-être gêné

    devant certains secrets d’alcôve

    et si Brigitte a le mont chauve

    … je n’irais pas le clariner !

     

    A moins qu’on m’en offre un bon prix

    que je verserais dans la caisse

    des confrères dont la vue baisse

    et que l’on traite avec mépris.

     

    Pour tous je serai un éden

    dans la nuit noire une lumière

    salvatrice et pas rancunière

    sauf pour les fachos du RN.

     

    Si la blonde d’Hénin-Beaumont

    vient à passer la scélérate

    je lui ferais un croche-patte

    pour qu’ ell’ s’éclate le menton !

            

            Apostille :

    Au niveau réincarnation

    je voudrais être un réverbère

    je le dis je le réitère

    c’est mon ultime vocation !

     

    Mon vœu sera-t-il exaucé ?

    Suis-je né sous de bons auspices ?

    Je peux encore rendre service

    n’allez surtout pas vous gausser.

     

    Je garderai au fond des yeux

    une étincelle de malice

    pour tous ceux qui seront complices

    de mes facéties c’est sérieux !

     

    C’est ma dernière volonté

    une confession d’antichambre

    c’est mieux que d’être un pot de chambre

    qui tous les jours est emmerdé !

     

                                                                          

                                                                 Rotpier

     

     

     


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    Image du net !

     

    Introduction (platonique il va de soi) :

    Sur un même sujet, mon esprit batifole. Il peut s’orienter dans des directions fort différentes et même opposées : je suis très éclectique.

    Cela ne plait pas à tout le monde et conduit parfois à des situations tendues : il y a alors de l’éclecticité * dans l’air !

    Pierre

    * Néologisme, il va de soi !

    .

    Avoir l’esprit tout azimut,

     

    Avoir l’esprit tout azimut

    fin prêt à faire la culbute

    c’est l’assurance sans MATMUT

    de ne pas trop rester en butte !

     

    Ne jamais baisser son calbut

    et faire face aux grosses brutes

    et leur marquer deux ou trois buts :

    ces gars là ne sont pas futes-futes !

     

    Restons souples zut de zut

    à l’apogée d’une dispute

    n’allons pas chercher l’uppercut

    ouvrons la cocotte minute !

     

    Protégeons bien notre occiput

    biaisons biaisons à la minute

    aussi rusé que Belzébuth

    même si cela nous rebute !

     

    Quand on peut sans jouer du luth

    sans se plier à la turlute

    glisser le ballon dans l’en-but

    on le colle flûte de flûte !

     

    Les coincés du bulbe en contre-ut

    vont s’offusquer je le suppute

    tourner comme des singes en rut

    ce cliché servira de chute !

    .

                              Terminaison :

     

    Pas un mot à personne : chut !

    Je vais rejoindre ma cahute

    où je fabrique du catgut

    avec un bon copain hirsute !

     

    Sans pour autant faire un comput

    fixant une heure et des minutes

    nous partirons c’est notre but

    croquer notre pèze à Zimut * !

     

    Si au jeu nous perdons nos fut’

    il n’y aura pas de dispute

    nous rechercherons du bismuth

    pour rebondir à la minute !

     

    Si vous vous pointez à Zimut *

    à pied ou bien en parachute

    n’oubliez pas pour le scorbut

    vos cachets contre la rechute !

     

                                       Le Rotpier

     

     

     

    • Zimut est un gros village à cheval sur le Mozambique et le Zimbabwe, dans le delta du Zambèse.


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    Image du net trafiquée par moi-même

     

    Introduction :

    Pour entrer dans un cercle, quel qu’il soit, si l’on ne veut pas y être moqué, expulsé, voire pire, il faut posséder quelles clés, quelques codes.

    Aujourd’hui je vous offre l’occasion de ne pas paraître trop has-been auprès des d’ jeuns, ceux de banlieues, mais pas que.

    Je vous invite donc à faire un petit tour dans leur vocabulaire usuel.

    Entre l’argot, le javanais, le verlan et autres, notre belle langue a toujours été écorchée, chahutée et détournée: qu’importe !

    Elle est toujours là, fraîche, pimpante, solide, catin quand il le faut, mais séduisante toujours !

    Elle s’est même enrichie de quelques néologismes validés par l’Académie, au grand dam des purs et durs, des coincés des zygomatiques, bref : des ronchons de tout poil !

    Pierre

     

     

    Oh ! C’est Dar ! … puisque que je dépoussière !

     

    Askip y en a beaucoup qui Badent

    qu’ils soient BG ou bien Boloss

    la vie est Cheum elle est en rade

    y a mêm’ des Thugs qui l’ont dans l’os !

     

    La vie est Auch pour les Zoulettes

    mais c’est le Sbeul on s’en Balec

    ZonKpa foutre des jupettes

    le Bendo c’est le Bail des mecs !

     

    Ici c’est la Hass et j’en passe

    on n’a pas de Bif tous les jours

    on Bedave dans les impasses

    mais ma Zouz ell’ fait bien l’amour !

     

    Ici ça craint ça sent la haine

    je ne suis pas OKLM

    il y a des Guedins qui traînent

    je Kiffe bien plus mon HLM !

     

    Je sais faut pas que je m’Incruste

    il va falloir sec m’arracher

    pour pas que des Badass me frustre

    Wallah Wallah c’est terminé !

     

    C’est ainsi que parlait un pote

    un Key qui n’était pas très Dar

    qui la jouait droit dans ses bottes

    mais que sa Meuf faisait Canard !

     

              Enseignement :

    De ce poème assez bizarre

    sortirez-vous plus affranchis ?

    Ou direz-vous : « Mais il s’égare

    le Guedin s'appelant Dupuis ! »

     

    C’est pour Chiller allez No rage !

    Calmos, calmos, j’vais m’arracher !

    Je vous sens Yomb ça m’ décourage

    z’allez pas me Victimiser ?

     

    Pas de Tg en Friendzone

    j’ai tenté de vous affranchir

    je ne jouerai pas les evzones :

    vous pouvez entrer ou sortir !

     

     

                                            Pierre Dupuis

     

    Lien pour trouver la signification de tous les mots en rouge et commençant par une majuscule :

     

    http://www.sweetdaddy.fr/langage-jeunes-ados-dico-parents/

     

    Nota :

    Vous ne trouverez pas « ZonKpa » étant donné que je viens de le fabriquer ! Il n’est pas près, je crois, d’être validé par l’Académie !

     

     

     


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    Le  printemps, c'est samedi prochain !

    Oublions pour un moment la grisaille ambiante

    et détendons-nous avant que de s'étendre !

     

     

     

    Image du net

     

    Fantaisie au ras de pâquerettes,

     

    On s’était donné rendez-vous

    au parc Monceau

    … c’était pas sot

    … c’était pas sot … qu’en pensez-vous ?

     

    Il faut dire qu’elle était chouette,

    c’était vraiment un joli lot

    et tant pis si son p’ tit cerveau

    était au ras des pâquerettes

    … oui, bien au ras des pâquerettes !

     

    On s’était donné rendez-vous

    au parc Monceau,

    joli morceau

    … joli morceau … qu’en pensez-vous

    … qu’en pensez-vous petites têtes ?

     

    Image du net

    C’était pour lui compter fleurette,

    vous, vous l’aviez deviné tôt

    … vous, vous n’avez pas le cerveau,

    le cerveau d’une midinette !

    … Ça je l’avais deviné net !

     

    On s’était donné rendez-vous

    au parc Monceau

    c’était pas sot ?

    … c’était pas sot … qu’en pensez-vous ?

    … qu’en pensez-vous petites têtes ?

     

    A midi net … était-ce tôt ?

    Je n’en sais rien mais son chapeau

    je l’ai pas vu … pas plus qu’ sa tête !

    J’en suis resté le bec dans l’eau :

    c’est pas drôle une midinette !

     

    Sûr qu’elle avait à midi net

    rencard avec un rigolo

    autre que moi … Oh ! Le salaud !

    Vil séducteur de midinette !

     

    Je n’irais plus au parc Monceau :

    je pleurerais comme une bête !

    Tout ça pour une midinette

    qui m’a laissé sur le carreau,

    sur le carreau à midi net.

     

    C’est une histoire tristounette,

    mais n’allez pas faire la tête :

    c’est la mienne qui est sous l’eau !

     

    Si un jour je deviens soûlot

    pour oublier ma midinette,

    je vous inviterai tout net

    à picoler - et pas de l’eau ! -

    dans un bistrot du parc Monceau

    … y viendrez-vous petites têtes ?

    … y viendrez-vous pour fair’ la fête ?

     

     

                                                                                Rotpier

     

     Image du net

     

    Rouler une  pelle au parc Monceau,

    avec ou sans petit râteau

    sur le sable ou bien en radeau

    c’est le printemps et tout est beau !

     

    La la la la ! La la la la !

     

     

    Ça y est,  je délire sévère !

    Mais … le printemps … c’est vert aussi ! 

     

    PS : Je ne roule pas pour les EELV mais ... j'aurais presque pu !  

    J'aurais même pu composer un p' tit truc pour Noël :

    Avec ton p'tit bouquet t'avais l'air d'un con Mamère  

    avec ton p'tit bouquet t'avais l'air d'un con !

     

    épicétout !

     

     

     

     

     


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    Image du net modifiée par mes soins

     

    L’indécis,

     

    Il l’avait devinée très belle

    mais il n’osait pas l’aborder

    son fin chemisier à dentelles

    lui donnait un air suranné.

     

    Sa jupe longue et évasée

    qui lui tombait sous le genou

    aurait provoqué la risée

    des femmes hardies de chez nous.

     

    Il n’était pas sûr de la chose

    mais il avait cru observer

    qu’elle était du genre morose

    certainement pas fabriqué.

     

    Sans aucune coquetterie

    elle soutenait son regard

    mais pas non plus de pruderie

    attitude neutre et sans fard.

     

    Elle frôlait la quarantaine

    tout du moins c’était son avis

    une estimation incertaine

    qui dépendait de ses soucis.

     

    Lui qui connaissait bien la poisse

    pour l’avoir côtoyée souvent

    savait que les contretemps croissent

    parfois exponentiellement.

     

    Il parait qu’il est plus facile

    de porter un fardeau à deux

    quand un des partenaires vacille

    l’autre compense de son mieux.

     

    Mais cela dépend de la charge

    de l’addition des avatars

    les épaules même les larges

    ne sont pas toujours des remparts.

    .

    Pendant qu’il soupesait les risques

    elle avait tourné les talons

    ce qui mettait un astérisque

    à la suite de la chanson.

     

    Il remit son sac sur l’épaule

    et son rêve enfermé dedans

    reprenant ainsi le contrôle

    d’un moi pour le moins imprudent.

     

    Un moi souvent loin d’être sage

    qui lui avait joué des tours

    lors de rencontres de passage

    en amitié ou en amour.

     

    Un moi quasi imprévisible

    court-circuitant la réflexion

    qui aurait pu être risible

    s’il n’en était pas le dindon !

     

    Cette fois-ci moins de dilemme

    la femme avait tranché pour lui

    ce qui évitait les problèmes

    même celui d’être éconduit.

     

     

                                              Pierre Dupuis

     

     

     


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    Ce poème a 18 ans et je l’ai déjà mis plusieurs fois. Il n’a – hélas ! - pas pris une ride.

    Lorsque je l’ai écrit, l’omerta quasi-totale était de mise dans beaucoup de milieux. Depuis, petit à petit, lentement, trop lentement, la situation a évolué. Il y a eu des procès retentissants et concernant presque tous les milieux où des jeunes gravitent sous l’autorité d’adultes pervers. Qu’ils soient religieux, éducatifs, sportifs ou des sphères privées ou familiales. Nous en avons encore eu un exemple récemment avec l’affaire Olivier Duhamel.

    Les montres sont de moins en moins à l’abri des justes châtiments qui les attendent et c’est un progrès inestimable.

     Pierre

     

     

     Image du net modifiée par moi-même

    .

    Tu le diras un jour …

     

    Neuf ans,

    tu avais neuf ans.

    Lui ?  Quarante… à peu près.

    Il t’en imposait

    …il en imposait à tout le monde !

    Il était l’autorité reconnue.

    Reconnu de tous.

    Ne pas lui obéir ? Personne n’osait !

    Toi, plus que tout autre.

    Toi le timide, le respectueux, le presque soumis.

    Oh ! il avait soigneusement choisi !

    Il avait de l’expérience: la science de l’infamie !

     

    Des bruits avaient bien circulé …

    mais il en circule tant… des bruits !

    Et puis … si gentil, si près des enfants !

    Lui, l’organisateur des veillées,

     des ballades, des feux de camp,

    des sorties, des colos,

    des voyages en bateau

     et toujours le bon mot !

    Si serviable, si près des enfants …

    Trop près !

    Beaucoup trop près !

     

     

    Avec ta naïveté et ta timidité,

     tu n’avais rien vu venir.

    Tu n’avais pas vu l’étau se resserrer,

    l’étau dégoûtant de ses bras se resserrer !

    Et … c’était arrivé.

    Après … des promesses ! … des menaces !

    Trois fois il a recommencé !

    Puis il a vu - il a su ! - que tu allais craquer.

    Alors, doucement, perfidement, il a battu en retraite.

    Il a continué les promesses … les menaces

    … beaucoup plus les menaces !

    Mentalement, il t’a bâillonné,

    il t’a mis dans sa nasse !

    Comme d’autres … comme beaucoup d’autres !

     

    Puis, le temps a passé mais … rien ne s’est effacé !

    Image claire et nette dans ta mémoire

    qui remonte certains soirs

    … certains soirs un peu plus noirs.

    Tout est près à resurgir ! Il suffirait d’un déclic,

    d’un fait plus fort que les autres

    … un procès ?

    Une lecture sur le sujet ?

    Une émission de télé ?

    ou bien tout simplement … l’amour !

     L’amour et toute la confiance en une femme,

    pour qu’enfin tu parles, que tu dises,

    que tu accuses le maudit, l’infâme !

     

    Le calculateur !

    Le manipulateur !

    Le maître chanteur !

    Le persécuteur !

    L’abject prédateur !

     

    Et d’autres suivront !

    Oui ! D’autres suivront !

    Et vous  éviterez que nuise encore le scélérat

    … l’ignoble ordure qui t’a fait ça !

      

     

                                                       Pierre Dupuis

     

     

     


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    Juste pour changer un peu des bêtises du Rotpier :

     

    Image du net modifiées par Pierre
     

     

     

    Image prise sur une bibliothèque d'image

    Femme en soi,

       

    Dieu créa la femme.

     Pour ne pas être en reste, le diable mit

    dans sa prunelle une petite flamme.

     

    Le poète l 'habilla de vers,

    le couturier de soie.

     

    L 'homme la déshabilla

    et l 'aima.

     

    Ainsi soie style.

     

                                                                                                                                                                        Pierre Dupuis
     
     
     
     

    xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

     

    Un très ancien poème sans aucune retouche

    sauf ... la présentation !

     

    Image du net : exquise esquisse de Christian Lacroix

     

    Haute couture de l'esprit,

     

    Cent fois, sur le métier,

    J'ai remis mon ouvrage,

    J'ai repris le sentier

    Du travail avec rage.

     

    Souvent comme une brute

    J'ai cassé puis refait:

    Créer en la minute

    Le chef-d’œuvre parfait !

     

    Et de fil en aiguille

    J'ai forcé mon esprit

    A vous bâtir, ô fille

    Merveilleuse et sans prix !

     

    J'ai respecté la trame :

    Pas un petit défaut !

    Et vous devenez dame

    Aux atouts triomphaux !

     

    Et je m'en vais rêvant

    A ta chair épicée,

    Sur un exquis divan

    Mes rêves t'ont hissée.

     

                                                            

                                                                                                                                                              Pierre Dupuis

     

     

    Image du net

     

    Globalement ... cela change du Rotpier ... non ?

     

     


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    Image du net

    Préambule :

    Afin de bien appréhender les données de ce poème assez technique il convient que je vous en donne les clés.

    Une clé dynamométrique est un outil qui permet de contrôler le couple de serrage des écrous et des vis afin que ceux-ci soient montés de manière optimale. Quelle que soit la technologie, on peut, à l'usage, classer ces clefs en deux groupes : les clefs à déclenchement qui signalent l'atteinte de la valeur du couple, et celles à lecture directe qui affichent la valeur en cours.

    Les clés à déclenchement peuvent être à valeur fixe ou réglables (en général à l'aide d'une bague que l'on positionne sur le couple choisi).

    xxxxxxxxxxx

     

    Serrer la vis, oui, mais à quel couple ?

    C’est le B.A.  BA

    ou le B.O.  BO du mécano !

     

     

    La clé du problème,

     

    C’était un brave mécano

    qui avait un petit garage

    qu’il dirigeait avec courage

    selon l’avis de ses rivaux.

     

    Mais sa femme était un chameau

    qui n’ôtait pas que son corsage

    devant les hommes de passage

    pour jouer à la bête à deux dos.

     

    Même en conservant l’esprit souple

    il mesurait bien que son couple

    battait de l’aile sans espoir.

     

    Une clé dynamométrique

    explosa le crâne un beau soir

    de l’épouse odieuse et lubrique.

     

            Moralité :

    Si dans la vie vous rencontrez

    un jour un problème de couple

    vous pouvez au choix être souple

    ou régler ça à coup de clé.

     

    Un bon coup sur le ciboulot

    nul besoin de faire un réglage

    tranquillement et sans bâclage :

    du solide et du bon boulot.

     

    Si vous n’avez pas sous la main

    une clé dynamométrique

    un bon marteau ou une brique

    feront l’affaire c’est certain.

     

    Chaque profession à son lot

    d’objets contendants convenables

    il ne serait pas charitable

    de faire souffrir les chameaux.

     

          Terminaison :

    Quand il passa au tribunal

    il bénéficia sans attente

    de circonstances atténuantes

    et tira cinq ans au pénal.

     

    A sa sortie il racheta

    une clé dynamométrique

    car les couples en mécanique

    sont inhérents au B.A.  BA !

     

          Par la suite …

    Quand il resserrait des boulons

    à la clé dynamométrique

    des souvenirs pas sympathiques

    lui revenaient à reculons.

     

    Il aurait dû serrer la vis

    à cette quasi nymphomane

    qui ne tombait jamais en panne

    D’allumage coté pubis !

     

    Il avait gaffé c’est certain

    quand on lâche par trop la bride

    à des femmes genre perfides

    elles glissent coté catins !

     

    Mais à quoi bon se repasser

    le film autant tourner la page

    et s’occuper de son garage

    le passé étant le passé !

     

    Quand une cliente semblait

    un peu trop lui coller aux basques

    il coupait court avant les frasques

    refusant un nouveau ticket.

     

    Hors de question de replonger !

    Pas de remake à cette pièce,

    un congé à l’emporte-pièce :

    prenez vos clés et dégagez !

     

     

                                       Le Rotpier

     

     


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    Image du net bidouillée par le Rotpier !

     

    Le C du C.H.U.

     

    Ses fixations ayant cédé

    le C du C.H.U a Chu.

    Un abbé le voyant tomber

    fit sur le champ un A.V.C. !

     

    Un brave clodo moustachu

    un peu truand à temps perdu

    se dit : « Sûr ! Ce C m’est échu ! »

    il l’emporta et disparu !

     

    Il ne resta que le H.U.

    de l’appellation C.H.U.

    et l’argent manquant on ne put

    remettre un C au C.H.U !

     

    Les gens furent un peu déçus

    mais pas pour autant abattus

    le train-train repris le dessus

    et du C on ne parla plus !

     

         Moralité :

    C’est l’A B C de la routine

    on s’habitue à tout c’est tout

    et l’idée n’est pas si crétine

    puisque tout le monde s’en fout !

     

    La vérité sur la disparition du C :

     

    C’est bien plus tard qu’un inconnu

    soigné du foie au C.H.U

    avoua avoir volé le C

    et presqu’aussitôt revendu

    pour acheter dans la foulée

    douze bouteilles d’A.O.C.

    … du calvados bien entendu !

     

    On retrouva le fameux C

    dans un souk du coté d’Alger

    tout rouillé et tout cabossé

    il ne fut jamais remonté !

     

    Des nouvelles de l’abbé ayant eu un A.V.C. :

     

    Il serait vraiment incongru

    pour ne pas dire malvenu

    de ne pas parler de l’abbé

    ayant choppé un A.V.C. !

     

    Il fut soigné au C.H.U

    par une équipe du S.A.M.U.

    et pour toute séquelle il eut

    un petit tic à l’œil sans plus !

     

    Pour remercier ceux du S.A.M.U.

    il récita stricto sensu

    une longue flopée d’avé

    ce qui les fit bien rigoler !

     

             Terminaison :

    C’est ainsi que cela finit

    si c’est pas drôle et bien tant pis

    je vous quitte je déguerpis

    pour boire un coup de génépi !

     

                                                                     Le Rotpier

     

     

     

     


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    Je ne sais pas si chat va vous plaire mais il est tout frais ! J'en vois déjà qui souris même s'il est à rat des pâquerettes !

    Nota: Excusez-moi pour les fôtes d'aurtaugraffe !

     

     

    Image du net

     

     

    Le mistigri aigri,

     

    C’était un chat presque tout gris

    désabusé et très aigri

    qui ne chassait plus les souris

    il en était très amoindri.

     

    Il était triste et rabougri

    passant son temps sous les lambris

    à jouer avec des amis

    au tarot ou au mistigri.

     

    Il avait pourtant un gri-gri

    un tout usé et vert-de-gris

    avec des plumes de perdrix

    offert par son maître chéri.

     

    Un maître féru de sanskrit

    qui traduisait des manuscrits

    venus d’Inde par le ferry

    et qui parlaient de Jésus-Christ.

     

    Un maître mort d’un panaris

    vilain choppé à Bhiwandi

    et mal soigné par un toubib

    très maladroit du bistouri.

     

    Depuis ce temps le mistigri

    avait un peu perdu l’esprit

    son regard s’était assombri

    il ressemblait à un zombi.

     

    Il n’avait plus jamais souri

    était la risée des souris

    il décida un vendredi

    de se jeter sous un taxi.

     

    Le chauffeur un ancien marquis

    embrigadé chez les nazis

    l’écrasa avec un mépris

    à écœurer même un yéti !

     

    Il n’en resta que des débris

    sanguinolents et aplatis

    façon tranche de salami

    et étalés comme un tapis.

     

    J’aimais franchement ce chat gris

    alors je bois et je suis gris

    beurré comme il n’est pas permis

    et j’écris des amphigouris !

     

    Ne me traitez pas de débris

    j’ai étranglé mon canari

    qui me sifflait : « T’es cuit ! T’es cuit ! »

    faut pas me chercher des ennuis !

     

    Je l’ai mangé hier-midi

    avec du riz carnaroli

    ça change bien des raviolis

    ou de l’éternel surimi !

     

    Le tout arrosé au chianti

    en souvenir du mistigri

    qui a rejoint le paradis

    des chats plus ou moins aplatis.

     

    J’ai récupéré son gri-gri

    que je tripote jour et nuit

    pour que le chauffeur de taxi

    finisse un jour au pilori !

     

    Ou au carcan mains et cou pris

    resserré petit à petit

    par un bourreau très averti

    et aimant les chats lui aussi !

     

    Je suis d’un naturel gentil

    mais j’ai horreur des vieux marquis

    qui au lieu d’aller au maquis

    ont pris le parti des nazis !

    .

     

                                                                         Le Rotpier

     

     

     

     


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    Ce poème n'est pas gai, je le reconnais, mais il illustre une dure réalité ...

    La vie, c'est la vie: ce n'est pas tous les jours qu'on rigole,

    parole, parole, ce n'est pas tous les jours qu'on rigole.

     

    Images du net groupées

     

    De puérile à sénile, la vie file,

     

    Quand on est môme,

    on veut devenir grand

    mais ça traîne, ça traîne, c’est énervant !

     

    Un jour, on choppe ses quinze ans

    quinze ans c’est bon

    même s’il faut engager la guerre des boutons !

    Mais on n’est jamais content

    et on attend ses vingt ans impatiemment !

    Et ils arrivent en même temps que le régiment !

    Là, on t’apprend à faire la guerre

    pas celle des boutons : la vraie !

    C’est pas beau la guerre

    mais s’il faut la faire, autant savoir !

    Encore que, maintenant la guerre

     soit de plus en plus une affaire de … boutons !

    On tourne en rond !

     

    Tranquillement tes trente ans se pointent

    avec femme et enfants.

    Trente ans, tu as encore bien du temps devant toi !

    Mais les quarante arrivent et passent !

    Les cinquante ans sont à l’horizon, menaçants !

    Et paf ! Tu te les prends dans les dents !

    Aïe ! Un demi-siècle ça fait mal !

    Il est loin ton premier bal !

    La moitié de ta vie

    … pour peu que tu atteignes tes cent ans

    car ce n’est pas écrit noir sur blanc

    loin s’en faut : elle veille la tordue à la faux !

    Après, ça file, ça file

    comme le sang des hémophiles !

    Les années déboulent et s’enfilent !

    Que tu sois Ehpadophile ou Ehpadophobe

    en pantalon ou en robe

    tu as peu de chance d’y échapper à la boite à séniles !

    Tu peux être tranquille !

    Tant que tu peux te traîner encore un peu, ça va.

    Mais quand tes cannes

     ne suivent plus, même avec des cannes,

    tu es mal ! Drôle de bal !

    Et là, tu recommences la guerre des boutons :

    ceux sur lesquels tu appuies

    pour que l’on vienne s’occuper de toi.

    Les rouges, les jaunes ou les verts !

    Les verts … couleur de l’espérance

    et toi tu es là en errance !

    Ça sent le rance, ça pue la décadence !

    Ça ne sent pas bon, pas bon du tout !

    La vieillesse te colle à la peau,

    parlons-en de ta peau au passage,

    elle aurait besoin d’un bon repassage :

    elle froisse, elle plisse, elle bouloche

    C’est moche !

    Le plus con, c’est que tu ne peux

    même plus sauter du balcon !

    Et là, tu traînes ta misère

    avec tes frères ou tes sœurs de fauteuil.

    Puis, un à un, ils se vident les fauteuils

    ça sent le deuil.

    Tu restes seul, livide.

    Et l’autre, la faucheuse, elle attend

    tranquille, sûre d’elle :

    elle ricane la sauterelle !

    Elle compte : il faut qu’elle ait son compte !

    Elle a horreur de se tromper, elle vérifie ses décomptes !

    Un d’oublié, qu’elle honte !

    Elle aussi doit rendre des comptes

    … à qui ?

    Puis, ton tour vient,

    tu l’attendais, c’est bien.

    A son tour ton fauteuil reste vide,

    il attend le prochain ou la prochaine

    pas misogyne pour deux ronds, c’est bon.

    Ça roule pour lui !

                                                              

                                                                    Pierre Dupuis

     

     

    Image du net 

     

     

     


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  •  

    Image du net

     

    Fable arctique,

    Au pays de la glace,

     

    Un jour un inuit chaud lapin

    croisa une belle esquimaude

    sans passer par la marivaude

    il lui roula un gros patin.

     

    Mais devant son regard éteint

    regrettant sa façon rustaude

    il comprit qu’au lieu d’être chaude

    elle était frigide à haut point.

     

    La regardant un peu en coin

    il fit de façon très pataude

    des excuses à l’esquimaude

    qui n’en fit pas tout un tintouin.

     

    La belle remit ses patins

    et siffla sa chienne noiraude

    lui repartit en baguenaude

    tous deux reprirent leur chemin.

     

    Une bande de cent pingouins

    très éméchés et en maraude

    en firent moult gorges-chaudes :

    les pingouins sont un peu crétins.

     

    Déjà plus bourrés que des coings

    ils reprirent leur billebaude

    à la recherche de ribaudes

    à culbuter dans tous les coins.

     

    Sautant sur la glace à pieds joints

    de manière bête et faraude

    vingt tombèrent dans l’eau pas chaude :

    un bon repas pour les requins !

     

             Moralité :

    « Il n’est pas beau de se gausser

    des femmes du genre banquise »

    c’est l’adage d’une marquise

    plus chaude encore qu’un bûcher !

     

    Quant aux pingouins je serais bref

    coté cerveau c’est pas Byzance

    au niveau de l’intelligence

    c’est vrai qu’ils n’en ont pas bezef !

     

    Conséquence de la seconde partie de la moralité :

     

    J’ai eu un mèl d’un esquimau

    qui m’a dit « Là-bas ils t’attendent

    certains pingouins ne sont pas tendres

    et ne sont pas du tout manchots !

     

    Mais je m’en fous je reste au chaud

    je n’irais plus sur la banquise

    je vais retrouver la marquise

    que l’on surnomme « Le brasero » !

     

    Bien à l’abri dans son boudoir

    loin de ces contrées si algides

    l’antithèse de la frigide

    me réchauffera tous les soirs !

     

    Je ne mettrais pas mon smoking

    noir avec ma chemise blanche

    sauf bien entendu le dimanche :

    hors de question d’être shocking !

     

    Nous deviserons tous les jours

    sur toutes les femmes frigides

    sur la pédérastie de Gide

    et sur le sexe des vautours.

     

                              Le Rotpier

     

     

    Pierre en Smoking

     Image du net bidouillée ! 

     

     

     


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  • Les lendemains désenchanteurs des mains ...

    Même si ce n'est pas très gai, j'espère que vous n'allez pas me montrer du doigt ...

    .

    Un très ancien poème …

    Image du net

     

     

    Les mains,

     

    Des mains qui s'ignorent,

     des mains qui se cherchent,

     des mains qui se trouvent.

     

    Des mains qui se voient,

     qui s’interpellent

    qui s’entrouvrent !

     

    Des mains qui se rapprochent,

     qui se frôlent,

     qui se découvrent.

     

    Des mains qui se caressent,

    qui s'étreignent,

     qui s'affolent !

     

    Des mains, main dans la main,

     qui s’amusent

     comme des folles !

     

    Des mains qui se lassent,

    qui s'affrontent !

    Qui se blessent !

     

    Des mains qui s'écartent,

    qui se menacent !

     Qui s'éloignent.

     

    Des mains, sans lendemain,

     qui se séparent

     et qui s’égarent.

     

    Des mains qui se perdent,

     des mains qui s'oublient,

    des mains qui s'ignorent.

     

    Et ma tête

     entre les miennes,

     encore, encore et encore.

     

     

     

                                                                  Pierre Dupuis

     
     

     

     


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  •  

     

    Allez, je ne suis pas chameau, je vous offre en cette fin d'année un voyage dans le désert ... il faudra peut-être vous faire vacciner. Pour ma part je le suis contre la connerie, mais ce n'est pas très efficace !

     

    Image du net

     

    L’émir Abel

    ou

    L’émir acculé au désespoir,

     

    Son nom c’était l’émir Abel

    un émir en déconfiture

    autrefois puissant et cruel

    capable même de torture.

     

    Son harem était le plus beau

    toutes les perles orientales

    figuraient à son grand tableau

    de chasse c’était la totale.

     

    Mais il tomba raide amoureux

    d’une femme belle et rebelle

    refusant ses cadeaux précieux

    bijoux et robes en dentelles.

     

    Cette femme aimait en secret

    un jeune berger du village

    beau comme un dieu et très discret

    elle attendait qu’il soit en âge.

     

    Elle l’était assurément

    quand elle allait à sa rencontre

    le couvant de ses yeux aimants

    rêvant de se serrer tout contre.

     

    Pour l’émir ce fut un revers

    il en devint neurasthénique

    avec un teint virant au vert

    son état était pathétique.

     

    Et il se remit de plus bel

    à fumer comme une machine

    deux ou trois paquets de Camel

    par jour et du tabac de chine.

    .

    Il bazarda tous ses chameaux

    ne gardant que quelques chamelles

    et laissa partir à vau-l’eau

    son harem et ses jouvencelles.

     

    Il partit droit vers le désert

    n’emportant que très peu de choses

    sur un cheval très peu disert

    suivit d’un vieux chien tout morose.

     

    Il réapparut  bien plus tard

    amaigri et méconnaissable

    habits usés et air hagard

    ayant perdu tout dans les sables.

     

    Il s’enferma dans une tour

    une retraite interminable

    et il médita sur l’amour

    et ses dégâts irréparables.

     

    Il exigea que son bourreau

    le décapite au cimeterre

    du premier coup et sans billot

    il fût exaucé de première.

     

    Il en mourût on l’enterra

    dans le désert sans une stèle

    selon ses vœux on relâcha

    ses femmes et ses tourterelles.

     

    Son eunuque pleura beaucoup

    ses yeux devinrent noctiluques

    il eut d’énormes maux de cou

    entraînant un gros mal de nuque.

     

    Lui qui avait déjà perdu

    la part de son anatomie

    permettant de faire cocu

    émir sultan et compagnie.

     

    Maintenant c’était la raison

    qui s’était barrée en sucette

    du vide dans le pantalon

    et plus grand-chose dans la tête.

      

    La légende dit qu’il finit

    sous les sabots d’une chamelle

    un soir de lune vers minuit

    en ramassant des sauterelles.

     

               Moralité :

     

    Avant de choisir ce type de job, parlez-en à Steve…

     

    Passer son temps à démêler

    les rivalités du beau sexe

    c’est bien plus dur que d’enfiler

    des perles c’est bien plus complexe.

     

    C’est un travail très bien payé

    mais demandant des sacrifices

    pesez avant de postuler

    après c’est la lie du calice !

     

    Mieux vaut encore être curé

    car si la soutane te tanne

    tu peux toujours te défroquer

    ton matériel n’est pas en panne !

     

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    xxxxxxxxxxxxxx

     

    C’est l’hallali du bla bla bla

    j’avoue que je suis trop disert

    ne me privez pas de désert

    c’est terminé moi je m’en va !

     

          

    Mais ...

    Je m’en va, je m’en va

    et si je ne m’en allais pas ?

    Allez, à la louche,

    je vous en remets une petite couche :

     

    Avant de faire mes valoches

    si quelqu’un veut me titiller

    qu’il sache  que j' sais balancer

    des coups de pied dans les   - - - - - - - - ! *

     

    Je lui dirais dans la pénombre

    « Faut te méfier des gringalets

    ils ne sont pas tous angelets :

    castra tu pues et marche à l’ombre ! »

     

    Je le vois déjà Renauder

    à poil tout nu devant sa glace

    me traitant de gros dégueulasse

    pleurant son matériel cassé !

     

     

    *  Je vous laisse le soin de trouver

    cette rime plus que riche !

                  

                                Le Rotpier

      

     

     


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    Fable augmentée,

     

    Rêve de coq,

     

    Dans une basse-cour un coq se morfondait.

    Le roi du poulailler devenait névropathe

    Sa crête vermillon n’était plus écarlate

    Il essuyait souvent de méchants quolibets.

     

    Il détournait les yeux quand on lui demandait :

    « Mais pourquoi pleures-tu ? Tu traînes la savate

    Cela fait bien trois mois que nous on le constate :

    Tu ne te défends plus devant les freluquets !

     

    Un jour n’en pouvant plus il héla la fermière :

    « Madame je voudrais devenir un mouton

    Pouvez-vous s’il vous plait en parler au patron ? »

     

    Elle faillit tomber raide sur le derrière

    En lui tordant le cou elle lui dit « C’est bien !

    Je m’en vais t’exaucer : tu seras coq au vin ! »

           

    Fable réciproque :

     

    Un beau jour un mouton voulu devenir coq

    Il trouva un génie tout au fond d’un vieux bock

    Qui exhaussa son vœu aussitôt qu’il fut libre

    Mais là il arriva une chose terrible !

     

    Le fermier le chopa par les deux ailerons

    Le castra aussi sec pour en faire un chapon

    Lui qui rêvait d’avoir dans la cour le grand rôle

    Finit à la Noël cuit à la casserole !

     

         Moralité :

     

    N’allez pas étaler vos rêves les plus fous

    Gardez-les bien cachés au plus profond de vous

    En rêvant d’être homard vous prenez un gros risque :

    Celui très ennuyeux de terminer en bisque !

     

    Vous n’y gagneriez rien ou ce serait abscons

    Rien ne sert de vouloir passer le Rubicon

    J’aurais pu pour choquer choisir une autre rime

    Je m’en suis abstenu : la bienséance prime !

     

       

     Moralité étendue* :

     

    Retenons ces leçons et contentons nous d’être

    Nous-mêmes simplement évitons le paraître

    Qui peut nous réserver de terribles déboires

    Gardons toujours cela à portée de mémoire !

     

                                                                    Pierre Dupuis

     

     

        * Une moralité étendue sèche plus vite hélas !          

     

     

     

     


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    Je vous propose de rêver un peu ...

     

     


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    Petite tête dans les nuages,

     

    Le ciel était plein de moutons

    Il y en avait des centaines

    Et Angélique était certaine

    Qu’ils étaient tracés au crayon.

     

    Elle était là à croupetons

    Cherchant la planète lointaine

    La B 612 où la haine

    Ne sortait jamais des cartons.

     

    Elle était plongée dans son songe

    À sept ans on a tout le temps

    Pour rêver bien mieux que les grands.

     

    Loin des calculs et des mensonges.

    Ses regards n’étaient pas floueurs :

    « On ne voit bien qu’avec le cœur »  *

     

              Épilogue :

    D’en haut assis sur leur nuage

    Ils observaient cette enfant sage

    Le Petit Prince était ravi

    Et Saint-Exupéry aussi.

     

              Enseignement :

    Quand on écrit de belles pages

    Elles restent en héritage

    On les traduit on les transcrit

    et elles marquent les esprits.

     

                                          Pierre Dupuis

     

    *  Extrait de : 

    " On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. "

    Citation de Saint-Exupéry dans le Petit Prince .

    http://evene.lefigaro.fr/citation/voit-bien-coeur-essentiel-invisible-yeux-1543.php

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    Bouge ton popotin,

     

    A trop rester dans ton fauteuil

    tu prépares déjà ton deuil

    cela me parait évident

    de te coller ça dans les dents :

    « A rester par trop sédentaire

    tu prépares ta mise en terre ! »

     

    Que tu crèches ou pas à Londres

    à quoi ça sert de te morfondre

    lève ton cul bouge tes fesses

    je te le dis te le professe

    si tu veux vivre encore un brin

    il faut bouger ton popotin !

     

    Pas chose facile au début

    mais il faut te fixer un but

    celui de ne pas calancher

    en te rendant chez ton boucher

    qui se trouve à deux pas d’ici

    après tu me diras merci !

     

    Mets ton chapeau ou ton béret

    ton paletot et tes souliers

    ton chien te fait déjà la fête

    il est heureux la brave bête

    il va chercher tout seul sa laisse

    lui aussi se fait de la graisse !

     

    Tu pourras même aller plus loin

    et te refaire des copains

    ceux que tu avais oubliés

    cul collé à ton canapé !

    Bouge tes fesses dans l’optique

    de ne pas avaler ta chique !

     

                                     Pierre Dupuis

     

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    Fable,

     

    Les trois belles pommes aventureuses,

     

    Trois belles pommes délurées

    avaient décidé un matin

    de se rouler dans la rosée

    ce qui est très bon pour le teint.

     

    Elles sautèrent intrépides

    d’un petit panier en osier

    et après un parcours rapide

    elles rallièrent le verger.

     

    L’herbe était bien fraîche et luisante

    elles se roulèrent à loisir

    une activité très plaisante

    qui de bonheur les fit rosir.

     

    Passait par là menant bohême

    un jeune homme un peu baladin

    qui entre deux ou trois poèmes

    allait de chemins en chemins.

     

    Il ne mangeait pas de la soupe

    tous les jours et il avait faim

    ce n’était pas une entourloupe

    que de lorgner sur ce festin.

     

    Il ramassa les imprudentes

    et en croqua une aussitôt

    glissant les autres dans la fente

    la plus cachée de son manteau.

     

    Les deux prisonnières pleurèrent

    et puis se firent une raison

    impossible de se soustraire

    à l’appétit de ce garçon.

     

              Moralité :

     

    Quand on naît pomme il faut s’attendre

    à finir de maintes façons

    autant terminer à tout prendre

    sous les dents d’un fils d’Apollon !

      

                                                                    Pierre Dupuis

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    Relecture,

     

    Il arrive parfois de relire un vieux livre

    que ce soit volontaire ou le fruit du hasard

    un bouquin retrouvé tout au fond d’un placard

    poussiéreux oublié désireux de survivre.

     

    Dans un cas ou dans l’autre il se met à revivre

    son contenu bien sûr mais aussi les encarts

    qui nous renvoient des flashs d’avant les avatars

    que la vie nous a fait en voulant la poursuivre.

     

    Et on se remémore et la trame et son moi

    un mélange assez flou et un peu maladroit

    une fois décanté on y colle un bornage.

     

    On revoit la période à laquelle on l’a lu

    on recale la bande au moment dévolu

    sa relecture alors est un pèlerinage.

     

                   Enseignement :

    Si la lecture d’un livre est une découverte,

    sa relecture est une sorte de pèlerinage.

      

     

     

                                                                       Pierre Dupuis

     

     

     

     

     


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    Ali, Ali : il faut te faire soigner le Rotpier !

     

    Ali est un gentil garçon

    qui travaille chez un libraire,

    ne le traitez pas d’âne … non !

    on n’a jamais vu Ali braire !

     

    Ali mange souvent des figues,

    il bosse Porte des Lilas,

    il ne ressent pas la fatigue :

    on n’a jamais vu Ali las !

     

    Ali a une de ces frites :

    il n’est pas du tout limaçon !

    Je vois bien Ali aux marmites

    mais ne vois pas Ali maçon !

     

    L’ami Ali n’est pas sorcier :

    ce n’est vraiment pas son image !

    Si c’était vrai je serais scié :

    je ne vois pas mon Ali mage !

     

    Ali est un garçon croyant

    et il met sa belle liquette

    pour la grand messe de Royan :

    c’est beau à voir quand Ali quête !

     

    Ali a été étonné

    de voir passer dans la casbah,

    quarante voleurs sous son nez

    et là j’ai vu Ali baba !

     

    Aline a épousé Ali

    qui a un truc de belle taille !

    Aline prie au pied du lit :

    « Il faut à tout prix qu’Ali maille ! »

     

    J’en ai fini avec Ali

    car je ne trouve plus de rime !

    Je laiss’ tomber en somme Ali :

    pas la peine que je m’escrime !

     

    Mais …

     

    Mais là, je vois blanchir Ali

    … et je sens pousser un plumage !

    Il me transforme en bengali :

    c’est le grand retour d’Ali mage !

     

                                                 Rotpier

     

                     

                              Remarque :

    Je sais que je l’ai déjà mis

    n’allez pas en faire un fromage

    ou bien je demande à Ali

    de vous réduire d’un étage !

     

    .

     

    Image un peu trafiquée par le Rotpier !

     

     

     


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    Drôle de charivari,

    ou

    L’ébouriffant amphigouri,

     

    Enveloppée dans son sari

    serré elle mata Harry

    descendant de sa Méhari

     

    Il revenait d’un safari

    ayant chassé le pécari

    spécialiste du hourvari

     

    Croisant son regard aguerri

    largement elle lui sourit

    lui pas et elle en fut marrie

     

    Pourtant elle avait un mari

    et aussi quelques favori

    peut-être même Ribéry

     

    Elle avait été défleurie

    par un beau gars de New Delhy

    depuis mort du béri-béri

     

    Expérience à postériori

    qui avait beaucoup enrichi

    une libido très fournie

     

    Mais revenons-en à Harry

    il l’avait aimée un mardi

    et puis aussi un vendredi

     

    Ils avaient mangé le midi

    un plat de poisson au curry

    avec bien sûr un bol de riz

     

    Ensuite c’est sur un ferry

    qu’ils étaient ensemble partis

    et avait croisé Luc Ferry

     

    Mais après il s’était enfui

    sans Ferry vers la Jordanie

    la laissant toute abasourdie

     

    Puis son retour et son mépris

    elle en avait le cœur aigri

    le monde était vraiment pourri

     

    Elle rentra dans son logis

    et étrangla son canari

    et dans la foulée son mari

     

    Sur son phonographe elle mit

    un disque de Tino Rossi

    qui bavait un long pot-pourri

     

    S’agenouillant sur un tapis

    elle prit un gros bistouri

    et se fit net hara-kiri

     

           Enseignement :

    Il faut savoir croquer la vie

    à belles dents et puis tant pis

    si on finit comme un zombi

    pissant son sang sur un tapis

     

                  Achèvement :

    Excusez cet amphigouri

    avec ses mots assez fleuris

    souvent mon esprit renchérit

    quand je m’attaque à un récit

      

    Et si manu militari

    vous me clouez au pilori

    sur de simples a priori

    ce serait du vox populi

     

    Quand ma verve sera tarie

    si jamais on me répudie

    j’irais comme les zingari

    errer de pays en pays

     

    Je finirais tout racorni

    au fond d’un cercueil trop petit

    tout comme ceux de biribi

    sans chapelet ni crucifix

     

    Mais je m’en bas l’œil car je suis

    athée alors tous leurs grigris

    qu’ils se les mettent sans soucis

    où je pense mais oui mais oui !

     

     

                                              Le Rotpier

     

     


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  • Un jour,, je vous avais parlé de Tirésias qui était un grand devin.

     Moi aussi je suis, en quelque sorte, un grand devin : Le grand devin du vin !

     Je vous en fais le sarment … de vigne bien entendu !

    Ça vous en bouche un coin … non ?

     Rotpier … de vigne aussi … si !

    .

     Image du net

     

    Bacchus y est sûrement

    pour quelque chose !

     

    Le grand Devin du vin,

     

    Sa boule de cristal:

    C'était une bouteille !

    Effet transcendantal

    Du vin qui fait merveille.

    Le regard aimanté

    Par l'élément liquide,

    Mais son esprit hanté:

    Toujours la peur du vide !

     

    Pour le modique prix

    D'une côte du Rhône,

    Au badaud très surpris,

    Il promettait un trône !

    De son air sérieux

    Il affirmait sans peine,

    Qu'il voyait beaucoup mieux

    Dans la bouteille pleine

     

    J'ai cherché - mais en vain -

    Cette âme originale,

    Ce grand Devin du vin

    Aux façons peu banales.

    Lassé de le chercher

    Je me suis mis à boire,

    Et j'ai vite épanché

    Le gros de mes déboires.

     

    Et... Fait certain - qu'aucun

    Raisonnement n'étaye -

    J 'ai trouvé ce pasquin

    Au fond de ma bouteille !

    Le vin est un ami,

    Doublé d'un très grand mage

    Je me suis endormi

    Et... J 'ai vu Mon image !

     

                                                    Pierre Dupuis

     

     

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    A la vôtre à toutes et à tous !

    Mieux vaut être bourré que con : ça dure moins longtemps !

     

     

     


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    Les religions, dans leur grande majorité, sont le principal terreau des guerres et leurs grands dignitaires d’excellents jardiniers tour à tour.

    Pierre Dupuis

    Comme je suis un garçon à l'esprit très pragmatique, je vous propose une étude de marché ...

     

    Dieu 2

    Eclairante image du net ... et la lumière fut !

     

    Le choix de son Dieu,

     

    Croire en Dieu, croire en Dieu … difficile entreprise !

    Je parle pour celui qui n’en connaît aucun,

    qui n’a pas au berceau déjà connu l’emprise

    de celui des parents ou d’un autre quelqu’un.

     

    Car l’offre est importante et il y a pléthore

    de démiurge en ce monde et ma foi c’est coton

    d’en sélectionner un qui soit meilleur au score

    de la qualité-prix, services et concession !

     

    Il faut bien étudier tous les cahiers des charges,

    ce qui est difficile et demande du temps :

    il faut tout détailler et annoter les marges

    pour pouvoir écarter au mieux les charlatans !

     

    J’entends déjà hurler : « L’action est mercantile ! »

    Moi je dis non et non, pas du tout, que nenni !

    Il faut bien s’assurer, ce n’est pas inutile,

    que l’on ne baigne pas dans l’embrouillamini !

     

    Avant tout, c’est certain, il faut croire aux miracles !

    Car c’est quand même là qu’ils sont vraiment très forts,

    c’est leur spécialité et d’ailleurs ils se taclent,

    pour recruter en masse ils font de gros efforts !

     

    Entre un monde meilleur et la vie éternelle,

    le tout sur catalogue et sans échantillon!

    De quoi faire pouffer toute une maternelle

    ou de faire sourire un agent en  faction !

     

    Il y a des relents de combine et d’arnaque,

    de montages pas nets et d’attrape-couillons !

    J’espère ne pas trop vous casser la baraque

    … pour peu que vous trempiez déjà dans un bouillon !

     

    Il n’est jamais trop tard pour devenir athée,

    que ce soit en direct ou par reconversion,

    c’est préférable à la vérité frelatée

    que l’on trouve au creuset de toute religion !

     

    Vous avez bien compris que je le suis moi-même

    après avoir été élevé en chrétien,

    j’ai mis beaucoup de temps à sortir du système

    mais maintenant j’y suis et m’en trouve très bien !

     

    Je respecte bien sûr les multiples croyances

    et chacun a le droit d’avoir son propre Dieu

    mais qu’il soit tolérant et plein de bienveillance

    pour tous les autres mais … je crains à un vœu pieux !

     

                                                                                                                 Pierre Dupuis

      

     

    Déjà publié mais cela restera éternellement d'actualité !

     

     

     


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    Attirance fatale,

     

    Lui qui avait beaucoup vécu

    et connu quantité de femmes

    qui savait déclarer sa flamme

    bousculant robes et vertus.

     

    Là il était plus que mordu

    cela sortait de son programme

    cela tournait au mélodrame :

    il ne se reconnaissait plus.

     

    Il faut dire qu’elle était belle

    et pas manchote du cerveau

    elle savait toiser de haut.

     

    Il était attiré par elle

    tout comme un aimant par le fer

    magnétisé par Jennifer !

     

                                   Épilogue :

    Elle avait couché avec lui

    et s’était révélée amante

    experte à défaut d’être aimante

    et c’est elle qui avait choisi.

     

    Il en avait perdu le nord

    toute orientation déréglée

    sa fierté était épinglée

    au mur comme un papillon mort.

     

    Il savait qu’en cas de refus

    il rentrerait toute colère

    et glisserait vers la galère

    qui était déjà à l’affut.

     

    Amant aimant, aimant amant

    tournant le dos au temps d’avant

    aiguille instable presque folle

    tout prêt à perdre la boussole !

     

    Jennifer l’avait attiré

    par le biais d’ondes magnétiques

    lui le séducteur authentique

    il en était tout chaviré.

     

                                          

                                             Pierre Dupuis

     

     


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    Image bidouillée par le Rotpier !

     

    Les mitrons, la boulangère et son insensé 100 C,

     

    Ils entraient très tôt au fournil

    à seize ans juste après l’école

    la patronne jouait du cil

    et n’avait pas la fesse molle.

     

    Coté poitrine un bon 100 C

    peinait à contenir sa gorge

    cela peut paraître insensé

    sauf si vous vous appelez Georges.

     

    Georges était un de ses clients

    qui venait chercher ses baguettes

    quand le patron était absent

    c’était un as de la braguette !

     

    La boulangère aimait beaucoup

    se faire prendre à la hussarde

    et pour bien assurer le coup

    elle se mettait en cuissarde !

     

    Elle aimait les jeunes mitrons

    et peu lui importait leur âge

    derrière le dos du patron

    c’était le grand dépucelage !

     

    Entre la maie et le pétrin

    elle coinçait les réfractaires

    elle y allait avec entrain

    et ça finissait par leur plaire !

     

    Ils ne perdaient jamais la main

    c’était toujours du pétrissage :

    fesses ou pain croissants ou seins

    demandent un bon malaxage !

     

    Apprendre à faire du bon pain

    et s’initier aux galipettes

    ce n’est pas du perlimpinpin

    mais de la formation complète !

     

    Un ministre la décora

    pour avoir bien servi la France

    elle fut fière et arbora

    la distinction avec prestance.

     

    Dans un discours très élogieux

    il encensa l’apprentissage

    en disant que c’était un lieu

    de formation et de partage !

     

    Sur son corsage bien rempli

    il épingla une médaille

    en jetant un coup d’œil ravi

    aux pare-chocs de belle taille !

     

    Un coup de cil bien appuyé

    l’invita au grand inventaire

    il revint trois fois en juillet

    pour vérifier … pourquoi le taire ?

     

    Le patron lui se demandait

    pourquoi il gagnait tant aux courses

    souvent il y réfléchissait

    tout en se gratouillant les bourses !

     

    Un mari trompé est souvent

    cela fait partie des légendes

    le dernier à être au courant

    qu’on marche sur ses plates-bandes !

     

    Les villageois se gardaient bien

    de lui confier son infortune

    de peur d’être privés de pains

    et d’être cons comme la lune !

     

    Ils avaient gardé souvenir

    d’Aurélie et de Pomponette

    ils craignaient beaucoup de finir

     sans pain pour saucer l’omelette !

     

    La boulangère et son 100 C

    entretenaient les commérages

    au Café du Cochon Grillé

    on en faisait grand étalage !

     

    C’était il y a soixante ans

    il n’y avait pas de Smartphone

    et les gens pour passer le temps

    aimaient les histoires cochonnes !

     

    Et ils en rajoutaient un peu

    sans que cela fut nécessaire :

    elle se tapait ses neveux

    l’incorrigible boulangère !

     

    Les grenouilles de bénitier

    assuraient même qu’à confesse

    elles auraient vu le curé

    s’occuper de ses rondes fesses !

     

    Mais ces privées de goupillon

    ces femmes folles de la messe

    jalousaient jusqu’à l’abjection

    l’impénitente pécheresse !

     

    En d’autres temps ces viragos

    l’auraient bel et bien lapidée

    sans jugement et tout de go

    bigotes aux faces ridées !

     

                Moralité :

    « Apprentissage et pétrissage

    sont les mamelles de la France

    et quand elles font du 100 C

    il convient de les encenser !

     

    Cela mérite une médaille

    à la mesure de la taille

    des arguments mis en avant

    pour assurer l’enseignement !

     

    Des gros Roberts pour l’orthographe

    des gros roberts que l’on dégrafe

    c’est un ensemble performant

    pour former des adolescents !

     

    Le Ministre en place à la Poste

    fit éditer un timbre-poste

    mettant en avant ses appâts

    tout le monde se l’arracha !

     

    Elle savait telle Marianne

    offrir cette abondante manne

    méritant sûr le Panthéon

    mais des jalouses dirent non !

     

                                 Rotpier

     

     

     


    9 commentaires
  •  

     

     

    Image du net

    .

    Quelques maux en passant

    de Dumas à Maupassant,

    ou

    Souvenirs post-mortem,

     

     

    Ce siècle était le dix-neuvième

    déjà Monet impressionnait

    Hugo misérabilisait

    et Dumas menait la bohême.

     

    En ces temps-là j’étais novice

    je veux dire en cela puceau

    je ne jouais plus au cerceau

    mais n’avais presque pas de vices.

     

    Je croisais une mulâtresse

    j’aurais pu ne pas la croiser

    pour le moins ne pas me griser

    de cette femme et de ses tresses

     

    Elle avait un joli camée

    épinglé sur son chemisier

    je ne pouvais que m’extasier

    devant sa poitrine animée.

     

    Un tout petit peu harengère

    elle s’intéressa à moi :

    la belle dame au camée lia

    une conversation légère.

     

    Pas née de la dernière pluie

    elle m’ouvrit vite son lit

    et bien sûr d’autre chose aussi

    mais pas du tout son parapluie.

     

    Hélas elle avait la vérole

    et je la choppais en passant

    tout comme le grand Maupassant

    j’étais bon pour la casserole.

     

    Avant que la pénicilline

    vienne à bout de la syphilis

    les maladies dessous pubis

    déconcertaient la médecine.

     

    Je mourus après des années

    de souffrance et de désespoir

    de l’hôpital au corbillard

    une fâcheuse destinée.

     

                        Moralité :

    Jeunes gens à l’âme ingénue

    qui êtes encore un peu verts

    sortez donc mais toujours couverts

    c’est la vérité toute nue !

     

    D’autres maladies très nuisibles

    peuvent causer bien des ennuis

    on ne trempe pas son biscuit

    sans avoir vérifié la cible !

     

    Je le dis de façon expresse

    regardez-y donc à deux fois

    priez si vous avez la foi

    avant que d’empoigner les tresses !

     

     

     

                                    Rotpier

     

     


    4 commentaires
  • Nota :

    Publication en avance : pas présent sur les blogs jusqu'à samedi pour cause de gros travaux de taille de haies ! 

    Devoir de vacances assez déjanté écrit en Creuse à Ladapeyre. Toutes les villes ou villages cités se trouvent au nord-est de Guéret !

    Image du net 

    Préambule :

    Que vous soyez creusois ou pas

    vous n’allez peut-être pas croire

    un dixième de cette histoire

    mais après tout c’est déjà ça !

     

    Balade en Creuse,

     

    Lors d’un séjour à Ladapeyre

    je me suis dit « Allez Pépère !

    Tu vas visiter la région

    il faut bien te bouger le fion ! »

     

    J’ai commencé par le village

    de Ladapeyre et ses bocages

    j’ai croisé un vieux paysan

    qui n’était pas des plus causants !

     

    Il m’a dit en crachant sa chique :

    « Barre-toi ou gare à ma trique ! »

    et puis il a lâché son chien

    qui a bouffé mes brodequins !

     

    Je suis monté à Toulx-Sainte-Croix

    et dans la tour ça va de soi.

    On découvre un beau paysage

    la contrée est un peu sauvage.

     

    Puis j’ai poussé jusqu’à Boussac

    où j’ai un peu posé mon sac

    j’ai visité le vieux Château

    les vieilles rues et les bistros.

     

    Je suis reparti vers Bétête

    j’avais un peu chaud à la tête

    à l’abbaye de Prébenoît

    on m’a traité de vieille noix !

     

    J’ai continué mon périple

    sans devenir un bon disciple

    je ne crois pas aux religions

    qui nous prennent pour des couillons !

     

    Je respecte tous ceux qui croient

    et que chacun porte sa croix

    j’ai déjà mon sac sur le dos

    me surcharger serait idiot !

     

    Je suis allé à Genouillac

    pas à genoux ni en kayak

    j’ai fait du stop et un tracteur

    s’est arrêté à ma hauteur.

     

    C’était une belle fermière

    une grande à l’allure fière

    je lui aurais bien fait du gringue

    mais elle était un peu sourdingue !

     

    En plus on a croisé son Jules

    qui m’aurait pété les rotules

    une force de la nature

    du genre à te mettre en mouture !

     

    Je lui ai laissé sa chérie

    il m’aurait réduit en charpie

    la belle m’a fait un salut

    j’ai vite sauté le talus !

     

    Je tiens encore à mes chicots

    même s’ils ne sont plus très beaux

    revenons-en à Genouillac

    où j’aurais pu finir en vrac !

     

    Je suis allé voir le viaduc

    j’y ai croisé des p’ tits trouducs

    qui m’ont traité de vieux connard

    moi de p’ tits cons et de bâtards !

     

    J’avais préparé mon gourdin

    ils ont filé comm’ des lapins

    ils n’avaient rien dans le falzar

    tant mieux pour moi j’ suis plus gaillard !

     

    J’ai vu le moulin de Verrines

    qui ne produit plus de farine

    c’est un gîte pour vacanciers

    qui est ma foi fort apprécié !

     

    C’est à Châtelus-Malvaleix

    que j’ai acheté un Solex

    pour deux fois rien à un curé

    qui voulait s’en débarrasser.

     

    Il avait servi à sa sœur

    une fille avec un valseur

    à faire hurler au loup des saints

    avant de s’occuper des siens !

     

    Quand elle enfourchait son engin

    les gars rappliquaient de très loin :

    une jupe ras le bonbon

    donne des idées aux garçons !

     

    Même le bedeau était là

    il ne voulait pas manquer ça

    tout comm’  sa sœur bonne chrétienne

    mais avec un penchant lesbienne !

     

    L’évêché l’avait prévenu :

    « Il est tout à fait mal venu

    que votre sœur au presbytère

    allume même les grands-pères !

     

    Il l’a expédiée au Japon

    et il parait que les nippons

    se l’arrachent pour un bon prix

    certains se font hara-kiri !

     

    Au pays du soleil levant

    les clans maffieux sont très puissants

    et ils ont beaucoup de pouvoir

    sur les tripots et les trottoirs !

    .

    Repérée par un yakusa

    qui en a fait sa geisha

    ell’ ne roule plus en Solex

    et elle a même une Rolex !

     

    Ce qui n’est pas la même chose

    comme disait le Petit Chose

    quand il n’était qu’un petit pion

    à la merci des vils morpions !

     

    Le Solex je l’ai revendu

    avec bénef bien entendu

    ce n’est pas que je sois mesquin

    mais on ne mange pas pour rien !

     

    Un collectionneur me l’a pris

    sans mégoté dix fois le prix

    que j’avais versé au curé

    qui voulait s’en débarrasser !

     

    J’aurais pu être brocanteur

    je suis un vrai baratineur

    ou faire de la politique

    mais j’ai l’esprit bien trop éthique !

     

    Je me suis payé un repas

    dans un bon restau à Bonnat

    j’ai goûté au fondu creusois

    et je m’en suis léché les doigts !

     

    Quand je suis passé à Ajain

    je n’étais pas du tout à jeun

    un chasseur tout à fait miro

    m’a balancé quelques pruneaux !

     

    J’ai décampé à la va-vite

    il s’est lancé à ma poursuite

    mais il a chuté lourdement

    et s’est pété les dents du d’ vant !

     

    En traversant la Creuse à gué

    j’ai croisé un gay pas très gai

    son grand amour l’avait largué

    pour un type peu distingué !

     

    Après avoir aidé le gay

    je suis arrivé à Guéret

    une très belle préfecture :

    c’était marqué dans les brochures !

     

    J’ai préféré la vieille ville

    je ne suis pas encor’ fossile

    mais les vieilles pierres me plaisent

    c’est comme ça y a pas d’ malaise !

     

    Puis je suis passé par Jarnages

    où un drôle de personnage

    m’a invité à boire un coup :

    on a fini tous les deux soûls !

     

    Il m’a raconté son histoire

    un tantinet blasphématoire :

    celle d’un curé défroqué

    qui avait beaucoup culbuté !

     

    Femmes et filles à confesse

    viennent chercher de la tendresse

    il leur en apportait beaucoup

    même des suçons dans le cou !

     

     

    Il avait été dénoncé

    par la femme du boulanger

    jalouse d’une péronnelle

    qui passait toujours avant elle !

     

    Elles se crêpaient le chignon

    à violents coups de goupillon

    et il calmait à l’eau bénite

    ces deux paquets de dynamite !

     

    La boulangère  peu magnanime

    posta une lettre anonyme

    adressée à l’épiscopat

    qui sur le champ le révoqua !

     

    Il vécu en concubinage

    avec une comtesse hors d’âge

    qui lui laissa en trépassant

    son château et tout son argent !

     

    Il lui resta la gouvernante

    une femme très avenante

    qu’il culbutait déjà avant :

    elle avait du tempérament !

     

    Hélas en faisant du cheval

    un matin par temps estival

    l’animal se cabra d’un coup

    et elle se rompit le cou !

     

    Depuis une petite bonne

    plus chaude qu’un troupeau de nonnes

    excitées par l’air du printemps

    lui procure bien du bon temps !

     

    En remontant sur Rimondeix

    j’ai cru apercevoir mon ex

    au bras d’un gendarme du coin :

    j’ai pas voulu faire de foin !

     

    Je n’aime pas trop les pandores

    quand ils passent je m’évapore

    j’ai dû trop écouter Brassens

    et depuis ce temps-là ça coince !

     

    Quoi qu’il en soit je la lui laisse

    ell’  va le mener à la laisse

    il va connaître son frangin :

    un beauf de beauf et je le plains !

     

    Et comme il faut bien une fin

    je suis rentré le lendemain

    dans le secteur de Ladapeyre

    où j’ai retrouvé mes repères !

     

    Mes repères mais aussi le vieux

    avec son chien toujours teigneux

    je lui ai offert une chique :

    l’effet a frôlé le magique !

     

    Le chien m’a léché les godasses

    le vieux m’a dit : « Viens, je t’embrasse ! »

    il sentait la chique et la goutte

    et nous avons cassé la croûte !

    .

    Nous sommes devenus copains

    comme cochons même le chien

    il se peut que l’année prochaine

    je le fiance à ma chienne !

     

    Comme quoi un malentendu

    peut-être effacé in situ

    moyennant un geste amical :

    ne crachons pas dans le bocal !

     

    Un petit mot un petit geste

    et un sourire même un zeste

    permet au courant de passer

    de museler les préjugés.

     

    Les préjugés qui assassinent

    de manière souvent crétine

    tout début de rapprochement

    entre les peuples et les gens.

     

            Terminaison :

    La Creuse est belle et très variée

    aussi belle qu’une mariée

    des monts des creux tout ce qu’il faut

    avec bien sûr quelques défauts.

     

    On ne peut pas être parfait

    ce serait par trop contrefait

    quand on met trop de maquillage

    on prend un mauvais aiguillage !

     

                                    

                                                  Le Rotpier

     


    8 commentaires
  • Ça roule, ça roule ?  Oui, pas mal, merci !

    Encore que je sois plus près du chariot chaud chaud que de la patinette, c'est net !

     

    image du net

     

    Ça roule, ça roule !

     

    Tranquille et peinard bien au chaud

    cela ne pouvait pas durer

    et à neuf mois - zou ! – expulsé

    tu atterris dans un berceau

    … à roulettes !

    … Quatre ! Ça roul’ ça roule et c’est très chouette !

     

    Du biberon à la sucette

    et du berceau à la poussette

    elle en a quatre aussi mazette !

    Ça roule saperlipopette !

     

    Et puis voila la patinette

    un tantinet cass’ margoulette

    deux roues seulement mais c’est chouette

    Ça roul’ ça roul’, gaffe à ta tête !

     

    Et puis arrive le vélo

    au début les chutes à gogo

    c’est casse gueule cet engin

    ça fait rigoler le voisin !

    Ça roul’ ça roul’, vas-y Paulette !

     

    Et puis la premièr’ mobylette

    puis la moto c’est super chouette

    et tu t’intéresses aux  poulettes

    Ça roul’ ça roul’, ça galipette !

     

    Et puis c’est la première auto

    la cour des grands c’est pas trop tôt

    et tu t’y crois vraiment Toto

    tu te fais ton roman-photo !

    Ça roul’ ça roul’, mêm’ sans turbo !

     

    Après tu joues les Roméo

    les Juliette te trouve beau

    pour certaines c’est du pipeau

    banquette arrièr’ : c’est chaud c’est chaud !

    Ça roul’ ça roul’, vas-y ma poule !

     

    Le temps, le temps lui roule aussi

    merde alors ça sent le roussi

    ça craque de partout si si

    ça roule moins bien mon kiki !

     

    Bilan du contrôle technique :

    elle est foutue la mécanique !

    Tu trouves cela dégueulasse

    le fait de finir à la casse !

    Ça roule de moins en moins bien

    c’est très mal barré les copains !

     

    Si t’as du pot comm’  dit ma sœur

    t’ évit’  le déambulateur

    et ses quatre roues de malheur

    accrocheurs de radiateurs !

     

    Ça roul’ ça roul’ , mais tout s’écroule !

     

    Cela arrive tôt ou tard

    une carcasse un corbillard

    un peu avant les faire-part

    et là c’est toi la super star !

    Ça roule aussi un corbillard !

     

    Tu as choisi la crémation

    la drôle de récréation :

    ton cercueil est sur un chariot

    bientôt bientôt il va fair’ chaud !

    Ça roul’ ça roul’, ça fout les boules

    et c’est pas cool !

     

    Ça crame et ce n’est pas du bio

    ce n’est pas du tout rigolo !

    Terminé les roues les roulettes

    tout s’est barré en cacahuète !

     

    Et tu finis dans une boite

    que tu sois de gauche ou de droite :

    petit tas de cendre comique

    plus encarté nécrologique !

    C’est bien fini ça roule plus

    ça eu roulé mais c’est foutu !

     

    L’ encarté nécrologique :

     

    « Il a roulé toute sa vie

    et puis il a pris la sortie

    sur une simple crevaison

    faut pas pleurer, y a pas d’ raison ! »

     

    Encore que… oui, oui :

    … ça roul’ ça roul’ … les larm’ aussi !

      

                                               Pierre Dupuis

     

     

    Image du net ( ça vous rappelle quelque chose cette image ? )

     

     


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