• Ça roule, ça roule ?  Oui, pas mal, merci !

    Encore que je sois plus près du chariot chaud chaud que de la patinette, c'est net !

     

    image du net

     

    Ça roule, ça roule !

     

    Tranquille et peinard bien au chaud

    cela ne pouvait pas durer

    et à neuf mois - zou ! – expulsé

    tu atterris dans un berceau

    … à roulettes !

    … Quatre ! Ça roul’ ça roule et c’est très chouette !

     

    Du biberon à la sucette

    et du berceau à la poussette

    elle en a quatre aussi mazette !

    Ça roule saperlipopette !

     

    Et puis voila la patinette

    un tantinet cass’ margoulette

    deux roues seulement mais c’est chouette

    Ça roul’ ça roul’, gaffe à ta tête !

     

    Et puis arrive le vélo

    au début les chutes à gogo

    c’est casse gueule cet engin

    ça fait rigoler le voisin !

    Ça roul’ ça roul’, vas-y Paulette !

     

    Et puis la premièr’ mobylette

    puis la moto c’est super chouette

    et tu t’intéresses aux  poulettes

    Ça roul’ ça roul’, ça galipette !

     

    Et puis c’est la première auto

    la cour des grands c’est pas trop tôt

    et tu t’y crois vraiment Toto

    tu te fais ton roman-photo !

    Ça roul’ ça roul’, mêm’ sans turbo !

     

    Après tu joues les Roméo

    les Juliette te trouve beau

    pour certaines c’est du pipeau

    banquette arrièr’ : c’est chaud c’est chaud !

    Ça roul’ ça roul’, vas-y ma poule !

     

    Le temps, le temps lui roule aussi

    merde alors ça sent le roussi

    ça craque de partout si si

    ça roule moins bien mon kiki !

     

    Bilan du contrôle technique :

    elle est foutue la mécanique !

    Tu trouves cela dégueulasse

    le fait de finir à la casse !

    Ça roule de moins en moins bien

    c’est très mal barré les copains !

     

    Cela arrive tôt ou tard

    une carcasse un corbillard

    un peu avant les faire-part

    et là c’est toi la super star !

    Ça roule aussi un corbillard !

     

    Tu as choisi la crémation

    une drôl’ de récréation :

    ton cercueil est sur un chariot

    bientôt bientôt il va fair’ chaud !

    Ça roul’ ça roul’, ça fout les boules

    et c’est pas cool !

     

    Ça crame et ce n’est pas du bio

    ce n’est pas du tout rigolo !

    Terminé les roues les roulettes

    tout s’est barré en cacahuète !

     

    Et tu finis dans une boite

    que tu sois de gauche ou de droite :

    petit tas de cendre comique

    plus encarté nécrologique !

    C’est bien fini ça roule plus

    ça eu roulé mais c’est foutu !

     

    L’ encarté nécrologique :

     

    « Il a roulé toute sa vie

    et puis il a pris la sortie

    sur une simple crevaison

    faut pas pleurer, y a pas d’ raison ! »

     

    Encore que… oui, oui :

    … ça roul’ ça roul’ … les larm’ aussi !

      

                                               Pierre Dupuis

     

     

    Image du net ( ça vous rappelle quelque chose cette image ? )

     

     


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    Après " Le mal d’eunuque "

    … un autre mal d’eunuque … à éviter à tout prix !

    .

    Sultan

    Image du net !

     

     

    Le terrible sultan,

     

    C’était un sultan très méfiant

    Et d’une cruauté farouche,

    Un rictus collé à la bouche

    Le rendait vraiment terrifiant !

     

    Pour un écart insignifiant

    Il prenait aussitôt la mouche :

    À toutes ses femmes  - pas touche ! -

    Ou coup de sabre foudroyant !

     

    Devant sa jalousie démente

    Et ses colères permanentes

    Ses eunuques mettaient les bouts

     

    Avant que leurs esprits ne tanguent :

    Il était à ce point jaloux

    Qu’il voulait leur couper la langue !

                             

     

                 Amer constat :

    Si un eunuque  - pauvre gus ! -

    Doit aussi perdre sa baveuse

    Comment rendre une femme heureuse

    … même plus de cunnilingus ! 

           

                                                 Le Rotpier … un drôle de gugusse !

     

     

     


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  • .

    Une fois par semaine,

    je vous propose de partager les chansons

    et les artistes que j’aime !

    Clip vidéo et paroles

     

    Cette fois-ci :

    « Léo Ferré »

    « Avec le temps »

     

    Une très grande chanson de Léo ferré, pas gaie il est vrai,

    mais on rame souvent dans la vie quand on veut

    que sa barque aille droit…

     

     

     

    ,

    Avec le temps,

    Avec le temps...
    Avec le temps, va, tout s´en va
    On oublie le visage et l´on oublie la voix
    Le cœur, quand ça bat plus, c´est pas la peine d´aller
    Chercher plus loin, faut laisser faire et c´est très bien

    Avec le temps...
    Avec le temps, va, tout s´en va
    L´autre qu´on adorait, qu´on cherchait sous la pluie
    L´autre qu´on devinait au détour d´un regard
    Entre les mots, entre les lignes et sous le fard
    D´un serment maquillé qui s´en va faire sa nuit
    Avec le temps tout s´évanouit

    Avec le temps...
    Avec le temps, va, tout s´en va
    Même les plus chouettes souv´nirs ça t´as une de ces gueules
    A la gal´rie j´farfouille dans les rayons d´la mort
    Le samedi soir quand la tendresse s´en va toute seule

    Avec le temps...
    Avec le temps, va, tout s´en va
    L´autre à qui l´on croyait pour un rhume, pour un rien
    L´autre à qui l´on donnait du vent et des bijoux
    Pour qui l´on eût vendu son âme pour quelques sous
    Devant quoi l´on s´traînait comme traînent les chiens
    Avec le temps, va, tout va bien

    Avec le temps...
    Avec le temps, va, tout s´en va
    On oublie les passions et l´on oublie les voix
    Qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
    Ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

    Avec le temps...
    Avec le temps, va, tout s´en va
    Et l´on se sent blanchi comme un cheval fourbu
    Et l´on se sent glacé dans un lit de hasard
    Et l´on se sent tout seul peut-être mais peinard
    Et l´on se sent floué par les années perdues
    Alors vraiment... avec le temps... on n´aime plus

     

     

    Bon partage !

     

    Rotpier

     


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  • La vie n'est pas simple parfois ... 

     

    Eunuque

     

    Image du net

    Mal d’eunuque,

     

    Il avait accepté la chose,

    C’était le passage obligé

    Car pour pouvoir être engagé

    Il avait fallu qu’il compose.

     

    Très brutale métamorphose

    Que de vivre en émasculé,

    Même en étant très bien payé

    On attrape la sinistrose.

     

    A la retraite il devint fou

    Et se mit à chercher partout

    Comme Proust, à en perdre haleine.

     

    Avec un espoir éperdu

    Il partit, mais sans madeleine,

    A la recherche du gland perdu.

     

                    Épilogue : 

     

    Traînant désespoir et ennui

    Il erra de vaux en collines

    Et entama comme Céline

    Un voyage au bout de la nuit.

     

                                           Rotpier

     

     

    Nota : Le mal d’eunuque n’a rien à voir avec un blocage des cervicales. Il était important que cela soit précisé, ce qui est fait.

     

     


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  • Préambule :

    Heureux celui qui mène une vie bien rangée et qui ne voyage qu’au gré des récits des autres : c’est moins risqué et plus reposant …

     

    L’adage du jour :

    «  Les doudous de Katmandou, c’est sucré comme du roudoudou sur le dessus comme sous le dessous mais qui s’y fie est fou ! »

     

    Katmandou

    Image du net

    Préambule :

    Cette histoire atteint des sommets

    que certains n’atteindront jamais,

    c’est pourtant la vérité pure

    je vous le dis, je vous le jure.

     

    Pas la moindre trace de bluff,

    tout commença en soixante neuf

    quand pour me faire un peu de beurre

    je me fis routard avant l’heure…

     

    Ne soyez pas dubitatifs,

    même un peu tiré par les tifs

    ce scénario est fort plausible :

    au Rotpier rien n’est impossible !

     

    xxxxxxxxxxxxxx

     

    Histoire himalayenne

    ou

    Ne boudons pas les bouddhas,

     

    Lors d’un voyage à Katmandou

    j’ai rencontré une doudou,

    une pure et belle autochtone,

    une fille pas monotone !

     

    Elle m’a dit : « Il se fait tard,

    viens chez moi fumer un pétard ! »

    le sien, moulé dessous sa robe

    empêchait que je me dérobe !

     

    « Moi je m’appelle Anna Purna,

    je vends de la marihuana,

    tous les deux on peut faire affaire,

    tu m’as l’air de savoir y faire ! 

     

    Je connais ton nom, c’est Rotpier

    et si tu veux prendre ton pied

    je te ferais une remise,

    tu ne perdras pas ta chemise !

     

    Tu m’as l’air d’un sacré client,

    plutôt dans le genre ruffian

    truand ou alors mercenaire

    … peut-être un ancien légionnaire ?

     

    Tiens, comme tu me plais beaucoup

    tu ne raqueras pas un sou,

    rien du tout, pas une roupie :

    je vais devenir ta groupie ! »

     

    Impossible de dire non

    à ce véritable canon

    qui m’implorait que je l’honore :

    vous comprenez, je subodore ?

     

    Je la suivis dans sa maison,

    sitôt passé le paillasson

    elle se déshabilla vite

    prise d’une rage subite !

     

    Elle était belle de partout

    et ses nénés pas laids du tout

    avaient la couleur de l’opale

    tout comme son petit nez pâle !

     

    Je sais que vous voudriez bien

    - ne niez pas bande de vauriens ! -

    que je vous détaille  la scène

    mais je ne fais pas dans l’obscène !

     

    Vous n’aurez rien de croustillant !

    Sous la gégène ou le carcan,

    je ne me mettrais pas à table

    et mon choix est inébranlable !

     

    Ce sera de l’édulcoré,

    pas la peine de m’implorer :

    ce fut une nuit fantastique

    effleurant l’état extatique !

     

    Mais … comme je suis un gars foncièrement honnête

    … je me dois de ne pas vous cacher la suite :

     

    C’est au matin, pauvre de moi

    que je me suis réveillé roi

    des cons de toute la planète :

    la belle avait fait place nette !

     

    Plus de papiers, plus de pognon

    ( planqués dans mon gros ceinturon ! )

    même plus mon automatique :

    il ne me restait que ma chique !

     

    ( Pas étonnant qu’elle m’ait dit : 

    « Mets-toi à poil, ô mon chéri,

    ôte donc ta grosse ceinture

    tu vas me coller des gerçures ! » )

     

    Un jean et un polo douteux,

    des pompes au cuir très miteux :

    triste état pour une barbouze,

    restait à marcher dans la bouse !

     

    Je m’étais foutu par orgueil

    le grand Brahmapoutre dans l’œil 

    en prenant la fille du Gange

    pour une déesse ou un ange !

     

    Une vache passant par là

    me fit cadeau d’un très gros tas,

    de quoi booster vraiment la chance :

    j’y mis le pied avec conscience !

     

    Le proverbe se vérifia,

    - merci mon dieu, alléluia ! -

    en butant dans une palette

    je découvris une mallette !

     

    Elle était bourrée de biftons

    - jamais vu autant de pognon ! -

    ça sentait la mafia locale,

    je me suis dit : « choppe et détale ! »

     

    Je me suis resapé à neuf,

    j’ai évité toutes le meufs,

    j’ai pris l’avion pour l’Inde proche

    sans rencontrer une anicroche !

     

    Arrivé à Chandernagor,

    dans ce très grand aéroport,

    j’ai croisé un unijambiste

    qui s’avéra sage bouddhiste.

     

    Je lui proposais de l’aider

    vu qu’il était handicapé,

    il fut très touché par la chose :

    j’entamais ma métamorphose !

     

    Il m’a dit : « Je suis un bouddha,

    emmène-moi à Calcutta,

    je t’apprendrais avec passion

    la profonde méditation. »

     

    Il faut croire que j’étais doué

    - il en était tout éberlué ! -

    je suis devenu un vieux sage :

    j’ai bel et bien tourné la page.

     

    Maintenant je lis le sanskrit,

    à croire que c’était écrit,

    je consulte de vieux ouvrages

    dont un sur le libertinage !

     

    Il s’agit du Kama-Sutra,

    une étude nec plus ultra

    sur les positions amoureuses

    dont bon nombre sont très scabreuses !

     

    Je suis sage mais pas de bois,

    alors de temps en temps ma foi,

    oubliant la métaphysique

    j’opte pour des travaux pratiques !

     

    J’ai très grande réputation

    et les filles de la région

    veulent me servir de cobaye :

    c’est le revers de la médaille !

     

    Tous les jours devant la maison,

    des femmes perdant la raison

    prient pour que je les initie

    à diverses acrobaties !

     

    Je dois faire une sélection,

    dans la plus grande abnégation,

    de celles qui auront la chance

    de goûter à une séance !

     

    Et j’ai vu arriver un jour

    la doudou m’ayant joué le tour

    qu’au début vous avez pu lire,

    qui venait pour se faire élire !

     

    Du haut de ma grande bonté,

    je lui ai dit « tu peux monter,

    je suis sage et je te pardonne

    car en amour tu es très bonne ! »

     

    Pour satisfaire ses désirs

    j’ai été forcé de choisir :

    on ne peut pas, je le professe,

    s’occuper d’une armée de fesses !

     

                 Depuis …

     

    Je traduis le Kama-Sutra

    en ayant soin pour chaque cas

    d’expérimenter les figures :

    ce n’est pas une sinécure !

     

    On fait ça consciencieusement

    pour éviter les accidents

    à ceux qui auraient la folie

    de tenter tout ça sans poulie !

     

    Nos travaux sont très reconnus

    par des savants qui sont venus

    de tous les coins de la planète

    nous observer à la lorgnette !

     

    Certains n’en ont pas cru leurs yeux,

    on a du évacuer des vieux

    … il faut dire que ma favorite

    c’est vraiment de la dynamite !

     

    Nous serions et c’est naturel

    sur la liste des prix Nobel

    en physique des corps instables :

    c’est du lourd et du respectable !

     

    On a même eu un bataillon

    de vieux potes de la légion

    … ils en avaient la bave aux lèvres :

    sale temps en vue pour les chèvres !

     

    Ils sont repartis en chantant

    un vieux refrain de dans le temps

    dont je mets ici les paroles

    ne croyez pas que je rigole :

     

    « Tiens, tiens, voila du bouddha

    voila du bouddha

    voila du bouddha !

    Du bon, du bout, du bon bouddha,

    nous on en veut, on en aura ! »

     

    Je pourrais bien sûr continuer

    mais vous pourriez me conspuer

    aussi vous ne saurez la suite

    que si un jour l’envie m’habite.

     

    En attendant n’oubliez pas

    d’acquérir mon Kama-Sutra :

    terminé la vie terne et rance

    mais prenez bien une assurance !

     

    Jouer à la bête à deux dos

    en tentant le double salto

    sans se rompre une ou deux vertèbres

    exclue que l’on fasse le zèbre !

     

    C’est une question de mental

    et pour éviter l’hôpital

    suivez mes conseils à la lettre :

    je me ferais mentor et maître !

     

    Il faut de la concentration

    bien avant et pendant l’action,

    le septième ciel se mérite

    … à l’entraînement tout de suite !

     

    Au début mettez un filet

    en chanvre tressé népalais

    pour ne pas finir aux urgences

    à poil et en toute indécence !

     

                                                     Rotpier

     

     

    Rotpier en bouddha

    Image du net bidouillée ... par le Rotpier

     

     

     


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  • Petites précisions :

    C’est un très vieux poème (2008 ou 2009 ?). À ce moment-là, j’étais dans l’arène d’un Lycée professionnel de province assez calme  même s’il y avait quelques éléments à l’esprit pernicieux.

    Dans les établissements scolaires en périphérie des grandes agglomérations c’était déjà depuis de nombreuses années très difficiles d’enseigner.

    J’ai regardé hier soir (par hasard) le film de Laurent Cantet « Entre les murs ». Il donne une petite idée du sujet.

    Lien :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Entre_les_murs_(film)

     

     Allez, je dédicace ce poème à Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale : Monsieur Jean-Michel Blanquer.

     

    xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

     

    Il est des lieux où, pour certains, le combat est quotidien.

    Je sais ces lieux pour les avoir très longtemps fréquentés et avoir vu quelques collègues à genoux.

    A mes sœurs et frères d'armes,

     Pierre

    Photo pour les arènes

    Photo-montage de Pierre

     

    Les arènes,

     

    Pénétrer dans l'enclos, la peur à fleur de sable,

    Mais savoir le public attentif à l'effort,

    Procure au combattant le plus grand réconfort;

    Pour affronter la bête: un « plus » indispensable.

     

    Je connais une arène où l'habit de lumière

    N'est fait que des reflets des lampes au néon;

    Où le torero, seul, pénètre à reculons:

    L'animal est retors, qu'en penses-tu mon frère ?

     

    On entre dans l'enclos, la peur à fleur de table.

    Délaissé du public - absent du corps à corps -

    Indifférent au mieux parfois nous donnant tort,

    On gère, au jour le jour, un équilibre instable!

     

    Car il y a huis clos pour ces combats farouches;

    Les yeux multipliés sont toujours à l'affût

    D'un faux pas, d'une erreur, danger souvent diffus:

    On pense à la victoire et puis le coup fait mouche !

     

    Pas de mal apparent, mais en dedans ça saigne !

    N'attends pas de remords, l'adversaire est sans coeur !

    Observe bien les yeux, vois ce regard moqueur !

    On en connaît l'éclat ... pour peu que l'on enseigne !

     

    S'il n'est pas de bon ton, que d'étaler les choses,

    S'il faut savoir cacher certaines vérités,

    Minimiser des faits qui peuvent irriter,

    Ce n'est pas mon credo: tant pis si j'indispose!

     

    Certains vont s'écrier « oust! à la Verrière !*

    Avant tout: l'enfermer ! C'est un fou dangereux ! »

    Tout est bien plus facile en se bouchant les yeux:

    Vous savez ce discours, ô toreros, mes frères !

     

    Mais quand viendra le jour où, las des pirouettes,

    Le dernier combattant, le front sur le genou,

    Implorera le ciel pour un ultime coup,

    Les gens s'étonneront des arènes muettes !

     

    Il régnera dès lors au plus profond des plaines

    Un silence absolu, comme un brouillard malsain,

    Uniquement troublé par le terrible essaim

    Des dictateurs portés par l'ignorance humaine !

     

    La violence alors sera de nouveau reine.

    On verra la bêtise envahir les pays,

    Et d'en haut, nous dirons aux peuples ébahis:

    « Vous nous aviez laissés ... si seuls dans les arènes ! »

                                                                

                                                                            Pierre Dupuis

     

     

    * Maison de repos pour les enseignants

    qui craquent mentalement

     

     


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  •  

    Rassurez-vous, ma cicatrice tiens bien le coup et je vais beaucoup mieux !

    Image du net

    Préambule :

    Le cynisme est un exercice comme un autre …

     

    Au fil du temps,

     

    Ça s’effiloche ça s’effiloche

    entre bien ça dans ta caboche.

     

    Quand tu es môme tu bavoches

    quand tu as onze ans tu gavroches

    juste un peu plus tard tu galoches

    mais c’est pas toujours dans la poche.

     

    Tu continues et tu bamboches

    dans le genre tête de pioche

    ça tourne en rond dans ta caboche.

     

    A trente ans tu es moins fantoche

    tu attrapes deux ou trois mioches

    qui t’emmouscaillent et qui bavochent.

    Après la cinquantaine approche

    l’argent est là et tu empoches.

     

    A soixante ans c’est la brioche

    ça te fout parfois la pétoche

    c’est ta jeunesse qui raccroche

    et ta santé qui s’effiloche.

    Alors doucement tu décroches

    sous les yeux tu as des valoches

    il y a anguille sous roche !

     

    Plus tu avances et plus c’est moche

    A l’EHPAD c’est pas la bamboche

    tu es simplement mis sous cloche

    pour ne pas emmerder les proches.

     

    Et la camarde qui approche

    prête à te rouler des galoches

    ton avenir ? Du beurre en broche !

     

    Ça s’effiloche ça s’effiloche

    entre bien ça dans ta caboche.

     

     

                                            Pierre Dupuis

     

     


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  • Parce que la négritude*  provoque encore dans le monde, y compris la France, de déplorables attitudes dignes des anciens négriers …

     *  https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9gritude

     « Mieux vaut être noir de peau que d’âme, c'est plus noble. »

    Pierre

     

    Un de mes tissages de vers

    sur les couleurs de peau ...

     
     

     
    Image du net

    .

     

     ;

    Harmonie d’espoir,

     

    Des mains noires

    des mains blanches.

    Des mains noires

    sur des blanches

    … ça dérange !

     

    Des mains blanches

    sur des noires

    … ça dérange

    c’est notoire !

     

    Des mains noires

    sur des hanches

    sans peignoir 

    et bien blanches :

    quelle histoire !

     

    Des mains blanches

    sur dos noir

    qui louangent

    dans le noir :

     libre échange !

     

    Et mes mains

     qui pianotent

    quelques notes

    pour demain

    touches blanches

    touches noires

    un mélange

    encensoir !

     

    Qui pianotent

    quelques notes

    sur un air

    plein d’espoir !

     

                          Pierre Dupuis

     

    Image du net modifiée


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  • C’est un poème très ancien mais l’actualité

    qui le sous-tend revient, hélas, régulièrement.

    A vous, les victimes de ces monstres.

    Image du net

    Je ne te connaissais même pas Valérie,

     

    Deux …

    Ils étaient deux.

    Si seulement tu avais vu leurs yeux …

    si seulement tu avais pu voir leurs yeux !

     

    Du haut de tes dix sept ans,

    tu baladais avec l’insouciance

    de l’encore adolescence

    les pleins et les déliés

    de ton corps de presque femme.

    Eux, avaient vu …

    en filigrane.

     

    Si seulement tu avais vu leurs yeux …

    Peut-être aurais-tu pu faire demi tour ?

    Ne pas suivre, docile,

    la petite route menant à la haute ville :

    le chemin que tu empruntais depuis des années,

    tranquille.

    Eux … savaient.

    Ils étaient les chasseurs,

    toi … le gibier.

    Saloperie !  

    Saloperie de vie !

    On t’a retrouvée … nue.

    Peut-être les as-tu reconnus ?

    Ces salauds qui t’ont  - après-  lardée de coups de couteau.

    Aucun n’était mortel.

    Tu as dû souffrir …

    Comme tu as dû souffrir…

    Avec ton doigt, ton doigt plein de sang,

    tu as eu le temps d’écrire :

    « Pas … ceux … d’en … bas … »

    Saloperie !    Saloperie de vie !

     

    Depuis  - depuis -  j’erre.

    J’erre sur la petite route qui mène à la haute ville.

    Je cherche … Je cherche … même si c’est imbécile !

    Je n’ai plus grand chose à faire,

    je suis à la retraite et … sept fois grand-père.

     

    Je ne te connaissais même pas Valérie.

    Mais je voudrais confondre ces deux-là,

    ces deux-là qui t’ont salie, ces deux-là qui ont pris ta vie.

    Je voudrais coincer les salauds qui t’ont fait ça !

     

     

                                                                     Pierre Dupuis

     

     


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  • Avertissement :

    C'est une odelette pas très morale, mais on ne fait pas, comme on dit chez la Mère Poulard, d'odelette sans casser d’œufs !

    Le Rotpier

     

    Image du net

     

     Introduction :

    Sans encenser la chose,

    l’escamoter serait insensé

    … dévoilons-la donc …

      

    Une saine petite entreprise,

    ou

    A la santé de la veuve qui clôt,

     

    Elle avait le cœur accueillant

    et le reste était chaud bouillant

    une vraie cocotte minute

    une reine de la culbute.

     

    Bref ça bouillonnait de partout

    chaud les marrons pour les loulous

    qui se pressaient sous sa fenêtre

    rêvant de la voir apparaître.

     

    Sylphide nimbée de soleil

    vêtue du plus simple appareil

    pas même le plus petit voile

    plus Vénus que Vénus sur toile.

     

    Elle avait aussi un cerveau

    qui n’était pas du mou de veau

    sans aucune intention perverse

    elle en fit son fond de commerce.

     

    Pourquoi passer par un taulier

    qui peut vous faire pieds et mains liés

    ou pire comme l’on raconte :

    mieux vaut s’établir à son compte.

     

    Elle pluma de beaux pigeons

    venus de tous les horizons

    rentiers banquiers même notaires

    et ouvrit sa petite affaire.

     

    Un gentil petit lupanar

    puis arriva Marthe Richard

    la veuve qui a clôt les claques

    alors qu’elle sortait du cloaque !

     

    Venait le temps de se ranger

    avant de se faire piéger

    si l’on insiste l’on s’enferre :

    elle laissa tomber l’affaire.

     

    Du blé elle en avait beaucoup

    elle pouvait tenir le coup

    sans une pension de vieillesse

    ça rapporte à tout va les fesses !

     

    Elle acheta une villa

    sur les hauteurs de La Ciota

    bien à l’abri des commérages

    elle y déposa ses bagages.

     

    Ne voulant pas perdre la main

    elle allait souvent au jardin

    son jardinier homme à tout faire

    avait de quoi la satisfaire.

     

    Ce n’était pas dans son contrat

    c’était juste quelques extras

    trois ou quatre fois par semaine

    et il aimait bien ces fredaines.

     

    Entre les salades et les choux

    dans la cabane un peu partout

    tous les deux y trouvaient leur compte :

    un jardinier vaut un vicomte !

     

    Ils trinquaient le soir parfois tard

    à la santé de la Richard

    cette racoleuse authentique

    devenue femme politique !

     

    Surnommée la veuve qui clôt

    qui se créa ex nihilo

    une légende contestable

    à coup de récits non prouvables !

     

                 Mais elle…               

    Elle n’avait jamais triché

    quand elle menait son clandé

    jamais recouru au chantage

    jamais non plus à l’abattage !

     

    C’était un commerce sérieux

    comme on en voit sous tous les cieux

    pas complètement honorable

    mais dans le fond très charitable !

     

    Dès lors qu’il y a un marché

    l’ignorer serait un pêché

    à la ville ou à la campagne

    pourquoi en faire une montagne ?

     

    L’important c’est qu’aux additions

    il y ait participation

    un honorable pourcentage

    sans triche ni escamotage.

     

     

          Premier adage :

    « Mieux vaut une honnête taulière

    qu’une déloyale banquière

    une arnaqueuse de clients

    une vrais pompeuse d’argent ! »

     

    Second adage, à ne pas mettre entre toutes les mains :

     

    « Qu’elle soit du peuple ou comtesse

    la femme a pour elle ses fesses

    sérieux joker notable atout

    c’est comme ça et pis c’est tout ! »

     

                                   Le Rotpier


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  •  

    La parité, c'est bien en politique, mais à la maison, parfois c'est compliqué à appliquer ...

     

    Il y a des moments dans la vie où il faut

    quand même bien recadrer les choses

    et où il est nécessaire de remettre en avant

    son statut de mâle dominant !

    Sinon, où va-t-on ?

     

     

    Image du net

     

    Il faut quand même fierté garder… non ?

     

    Dis … tu crois que le tonton

    il la saute encore la tata ?

    Je voudrais bien le voir sur le tas !

     

    Et leur fils, le Léon,

    … il ne serait pas un peu tata des fois ?

    En tous cas, chez lui ça ne tourne pas rond !

    Et ta cousine,

    la grande bécassine,

    elle n’aurait pas une copine ?

    On ne la voit jamais avec un mec !

    … si ça se trouve elle roule à sec !

    C’est pas pour critiquer

    mais je me pose des questions :

    c’est pas tout net astiqué

    le genre de situation !

     

    Tiens, ce matin,

    pour changer de conversation,

    j’ai croisé le voisin,

    tu sais le gros con avec son abruti de chien

    eh bien … ils ne s’arrangent pas les crétins !

    … Ni le maître, ni le chien !

    Faut dire qu’avec la bonne femme

    qu’ils ont à la maison,

    tous comptes faits, je les plains !

    Une vraie vie de chien … tous les deux !

    C’est pas rien !

     

    Et le proprio,

    avec sa grosse bagnole

    et sa tête de maquereau !

    Il se tape la bignole

    et la gonzesse du haut,

     la pétasse à chapeau !

    Sûr qu’il va se la chopper la vérole

    ou la chtouille espagnole !

     

    Et pis ta sœur ?

    Elle va venir encore longtemps ta sœur

    avec son abruti de prince charmant ?

    Prince charmant de mes deux oui !

    Il est aussi débile que bigleux !

    Quoi ?… Il fait presque deux mètres ?

    Heu… oui ! Et en plus il fait du karaté l’empaffé !

    Même si je ne suis pas d’accord

    je ne peux pas le foutre dehors !

    En plus … en plus il te reluque

    le trou duc !

    Là, il faut que je trouve un truc !

     

    … Oui ?... Quoi ?... Les poubelles ?

    … Quoi ! La ferme et va aux poubelles !

    Ouais ! Ouais !… j’y vais aux poubelles !

    Ça m’ détendra les poubelles !

    J’ les descends les poubelles !

    Et pis en plus, je ne vais pas me gêner

    pour cracher sur le paillasson

    de la gonzesse du second

    qui me traite de pauvre con !

    Même qu’en bouchant le judas

    je pisserais peut-être sur sa porte … en bas !

     

    Et même encore que si je croise le proprio

    qui monte chez la pétasse du haut,

    je lui ferais un pied de nez … dans l’ dos !

    Faudrait pas me prendre pour un couillon !

    Il faut quand même fierté garder … non ?

    Qui c'est le patron ? 

     

                                                                 Rotpier

     

    Et pis c'est tout !

     

     


    2 commentaires
  • Samedi dernier c'était le " Baiser " d'Alain Souchon. Aujourd'hui, c'est " Le baiser " du Rotpier ou si vous préférez:  " La pelle du 19 mai 2020 " !

    Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage ...

     

    J'espère que cela roulera pour vous !

     

    Image du net : Ah! Que c'est bon ! Touche mon pompon !

     

    Le baiser,

     

    Le baiser, le vrai !

    Le vrai de vrai !

     

    Pas le petit bécot

    qu’on s’ fait dans le métro,

    pas la petite touche

    sur le coin de la bouche,

    le truc du bout des lèvres

    tout mou et des plus mièvres

    qui fait autant d’effet

    qu’un ersatz de café !

    Ne parlons pas de ça,

    ça c’est à mettre au tas !

     

    Parlons du vrai de vrai,

    de celui qui effraie

    les nones du couvent

    qui se touchent pourtant !

     

    Celui d’ l’Hôtel de Ville,

    figure de haut style,

    capturé par Doisneau

    avec son p’tit oiseau,

    même un peu arrangé

    il a fait saliver

    avec application

    bien des générations !

      

    Laissons toute pudeur

    et comme dit ma sœur :

    « Quand il est l’heur’ c’est l’heure

    il faut battre le beurre ! »

    Le baiser qui dégèle,

    celui qui interpelle,

    qui vous coupe le souffle,

    pas le baiser pignouf !

    Le patin sans pantoufle

    bien roulé sans esbroufe !

    La superbe gamelle

    et pas d’ la béchamel !

    Foin du bécot chameau

    plus mou que le mou d’ veau !

    Pas le palot pâlot :

    le gros méli-mélo !

     

    La pelle que l’on roule

    en se mettant en boule,

    le baiser qui secoue

    de la tête aux genoux,

    qui dénoue le cordon

    du p’ tit string pour de bon

    et qui très bien mené

    conduit tout droit au pied !

     

    Bref !

    Je parle du baiser,

    du gros, du bon, du vrai

    pas du baiser distrait

    qui est plus ou moins frais !

     

    Ce baiser-là, mon gars,

    il faut le savourer

    sans arrière pensée

    et aller jusqu’au bout :

    c’est cadeau avant tout !

     

     Pas se prendre le chou

     ne rien signer du tout, 

    mais si la raison tangue

    au mélange des langues

    c’est qu’ t’es bien accroché

    et tu n’es pas couché !

     

    Ça va finir au pieu

    en ébats licencieux

    pendant que Cupidon

    qui porte bien son nom

    mat’ ra sous tout les angles

    en jouant du triangle

    ce qui en fera deux

    qui seront sur les lieux !

     

                                             Rotpier

     

    Le baiser de l'Hôtel de Ville de Doisneau, image du net  *

    * Lien:   https://www.timeout.fr/paris/art/5-choses-a-savoir-sur-le-baiser-de-lhotel-de-ville-de-robert-doisneau

     

     


    7 commentaires
  •  

    Un peu à cause de cela:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_l%27Allemagne

    Vous savez, moi ,quand ça fait tilt, ça fait tilt !

    Et, pour faire un peu écho à la chanson de samedi ... alors lisez ... si ça vous dit ! 

     

     

    Les photos sont du net !

    Sonnet premier :

    Mais que font les Lily Marlène ?

     

    Elle n’avait pas eu d’enfant,

    une situation choisie,

    elle voulait vivre sa vie

    sans entrave et très librement.

     

    Elle avait pris quelques amants

    pour satisfaire ses envies,

    juste des pulsions assouvies

    mais pas d’homme à elle vraiment.

     

    A l’aube de la cinquantaine

    elle n’était plus si certaine

    d’avoir choisi le bon chemin.

     

    Alors les deux mains sur la tête,

    dans son grand studio de Berlin,

    elle pleurait : c’était trop bête.

     

     

    Sonnet second :

    Pour ne pas aller dans le mur,

     

    Beaucoup de femmes allemandes

    des Gretchen, Marlène ou Eva

    quand l’âge avance se demandent :

    « Comment en suis-je arrivée là ? »

    .

    Ni contrainte ni propagande

    pour pousser à ce résultat,

    de l’égoïsme en opérande ?

    Une grosse erreur de l’état ?

     

    Mais peu importe la réponse,

    peu à peu la nation s’enfonce

    dans l’ère des gens plus que mûrs.

     

    A moins d’un sursaut teutonique,

    Berlin ira droit dans le mur :

    fin du grand rêve germanique !

     

     

    Péroraison :

    Allez teutons, allez teutonnes

    si vous voulez des autochtones

    il faut vous remettre au boulot,

    il faut refaire des marmots !

     

    L’heure n’est plus à l’égoïsme

    mais bel et bien à l’altruisme :

    pas de relève à l’horizon

    suffisante pour la nation.

     

    Allez Lily, allez Marlène

    beaucoup de joie, un peu de peine,

    il faut refaire des teutons

    au grand jour ou bien à tâtons !

     

    Votre pays a pris conscience

    de l’importante déficience

    au plan de la natalité :

    il prône la maternité !

     

    Mettez de coté la pilule,

    laissez tomber tous les scrupules :

    trouvez de consentants papas

    qui cèderont à vos appas !

     

    A défaut de compatriotes

    sans trop de fibre patriote

    vous pouvez tout à fait compter

    sur les jeunes gens d’à coté !

    .

    Il y a hors de vos frontières

    qui n’ont plus guère de barrières

    des hommes prêts à vous aimer

    et à vous faire des bébés !

     

    Remettez au travail vos ventres,

    il me plairait d’être le chantre,

    du renouveau le laudateur,

    allez soyez à la hauteur !

     

    Pas de conseils à sens unique,

    des Karl, des Franz et des Ulrich

    peuvent suivre le mouvement

    et trouver de belles mamans !

     

    Mais… Oh ! Bonjour Fräulein Marlène…

     

    Vous souriez à mes poèmes

    … on dirait même, on dirait même

    que vous avez anticipé :

    votre ventre semble occupé !

     

    A mon âge on peut se permettre

    sans risque de se compromettre

    un langage très familier

    tant qu’il n’est pas trop cavalier !

     

    Alors bravo Fräulein Marlène

    pour le beau rond de ta bedaine :

    tu as choisi la bonne option

    pour toi-même et pour ta nation !

     

    Je m’accorde le privilège

    du tutoiement qui désagrège

    bien des murs et des sortilèges

    et qu’Artémise te protège !

     

    Pardonne-moi pour mon sans-gêne

    je ne crois pas que ça te gène,

    sans rancune et à la prochaine

    aufwiedersehen fräulein Marlène !

     

    Aufwiedersehen,  aufwiedersehen…

     

                                                              Pierre Dupuis

     

    Et si après cela, l’Allemagne ne me décore pas de la médaille de la natalité, où va-t-on chez les teutons ?

     

     


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  • Allez, un petit coup de chaud dans le métro

    en attendant de pouvoir recirculer normalement !

    Mais ...

    à proscrire absolument par les temps qui courent !

     

    ... Et aussi une mise en garde

    pour ne pas finir avec des précieuses ridicules !

     
     
     
    Image bidouillée par Rotpier !
     
     
     

    Coup de chaud dans le métro,

     

    Il avait pris un coup de chaud

    en détaillant ses hémisphères,

    paire du bas, paire du haut :

    véritables calorifères !

     

    C’est par le plus grand des hasards,

    sur un escalier mécanique,

    qu’il remarqua - nom d’un pétard ! -

    celles du bas au galbe unique !

     

    Il les avait au ras des yeux :

    elle avait trois marches d’avance !

    Un panorama merveilleux

    qui supplantait Saint-Paul de Vence !

     

    Quand tout en haut de l’escalier,

    elle reprit sa marche souple,

    le mouvement de balancier

    lui coupa carrément le souffle !

     

    Il calcula rapidement

    que pour rester en équilibre,

    il fallait bien que sur l’avant

    ce soit aussi du beau calibre !

     

    Alors il lui fila le train

    - celui arrière à l’évidence ! -

    en retenant très fort ses mains

    qui voulaient entrer dans la danse !

     

    A peine arrivés sur le quai,

    la rame se pointa bondée :

    il se retrouva tout plaqué,

    les yeux sur la belle avancée !

     

    Les deux hémisphères du haut

    étaient aussi très remarquables :

    la nana avait des lolos

    qui poussaient à se mettre à table !

     

    Libres de tout harnachement

    ils tressautaient tout à leur guise,

    à chaque à-coup très franchement,

    usant le pull de la marquise !

     

    La marquise qui remarqua

    cette expertise licencieuse,

    banda ses forces et  lui cloqua

    son beau genou dans les précieuses !

     

    Le coup de chaud se transforma

    dans la seconde en incendie,

    en douleur de très grand format

    et en coup de tachycardie !

     

    Elle lui dit en souriant :

    « N’en fais pas une maladie,

    ça passera avec le temps :

    prends ça avec philosophie !

     

    Mon mec est bien plus beau que toi

    et si je balance mes fesses,

    si mes nénés font contrepoids,

    c’est pour que je sois sa déesse ! "

     

       Moralité :

     

    A moins d’avoir des droits dessus,

    ne vas pas trop lorgner les filles :

    un petit coup d’œil et pas plus

    ou gare aux bijoux de famille ! 

     

                                    Rotpier

     


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  •  

    Le poète est un funambule ... mais il ne travaille pas sans fil ... conducteur !

     

    Image du net

     

    Travail sans filet… mais très dérivant,

     

    J’ai connu un poète gay,

    ses rimes étaient monotones

    peu profondes et très atones,

    on pouvait les passer à gué !

     

    Elles terminaient en « filé »

    ou bien en « manche » ou bien en « cule »,

    sans évoquer les renoncules,

    pas plus que la pêche au filet !

     

    J’ai cessé de le fréquenter

    dès lors qu’il m’a fait ses yeux tendres,

    je me suis enfui sans attendre :

    pas question de le contenter !

     

    Si je suis très large d’esprit,

    ailleurs je refuse de l’être,

    je ne veux pas me laisser mettre

    … même si l’on m’offre un bon prix !

     

    Je ne veux pas d’un avenir

    du genre Sodome et Gomorrhe,

    je ne suis pas un matamore,

    je vous somme d’en convenir !

     

    Péroraison rimant avec raison…

    Je vous sens assez offusqués,

    je ne veux plus que ça dérape

    j’arrête là, je me rattrape :

    je boycotte la rue du quai !

            

                 Mais …

    J’ai plus d’une corde à mon arc,

    ne me collez pas d’étiquette

    j’écris aussi quelques bluettes

    que je récite dans les parcs !

     

    Mais de nos jours les amoureux

    n’aiment plus guère les poèmes,

    ils ne déclarent leurs « Je t’aime ! »

    que sur Facebook … les malheureux !

     

    Nous n’avions point besoin d’écran

    pour bien maîtriser le tactile

    surtout en dessous du textile

    … c’était autrement enivrant !

     

    Et nul besoin de logiciel,

    ni de satanés de mots de passe,

    il n’y avait guère d’impasse

    pour aller au septième ciel !

     

    Rien à faire d’applications

    pour connaître la marche à suivre,

    ni de valider pour poursuivre :

    tout se passait à l’intuition !

     

    Bien sûr on finissait à plat

    un peu comme les batteries,

    c’était la seule analogie

    … vous souriez ? … c’est déjà ça !

     

    Mais tout cela c’est du passé,

    plus je vieillis, plus je radote,

    je me sauve, je m’escamote,

    pour éviter de ressasser !

     

    Sans être par trop dépassé

    dans mon check-up des points clignotent,

    ça sent l’argus et la décote :

    j’approche du vieux con cassé !

      

                                                                  Rotpier

     

     


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  •  

     

    Comme le fil d’un couteau,

    ou

    La rousse qui aimait les langoustes

     

    Elle était jeune elle était rousse

    dotée d’une belle frimousse

    sa taille était cambrée et douce

    et elle adorait les langoustes !

     

    Il était beau il était mousse

    tout jeune pêcheur de langoustes

    il ne connaissait pas la frousse

    ni l’embarras qui éclabousse !

     

    Une nuit sous la lune rousse

    sur un joli tapis de mousse

    ils jouèrent à trousse-trousse

    et ce fut la grande secousse !

     

    C’était une réelle rousse

    une peau tachetée et douce

    elle venait à sa rescousse

    quand il flanchait et criait : « Pouce ! »

     

    Elle était folle de son mousse

    il lui ramenait des langoustes

    qui cuisinées au pamplemousse

    donnaient du peps pour les secousses !

     

    Leur passion devint aigre-douce

    quand elle apprit qu’une autre rousse

    l’avait entraîné sur la mousse

    sans que pour autant il ne tousse !

     

    Elle détesta les langoustes

    lui s’en alla à la cambrousse

    d’où venait la traîtresse rousse :

    au fil du temps l’amour s’émousse !

     

                     Péroraison :

    Mais j’en entends au fond qui gloussent

    doutant de ma saga des rousses

    leur scepticisme m’éclabousse

    je préfère mettre les pouces !

     

    Vous ne saurez pas tout des rousses

    à moins d’aller mettre une rouste

    à ces vilains qui se trémoussent

    d’aise en grignotant des mangoustes !

     

    Et tant pis si je les courrouce

    je retourne dans ma cambrousse

    faucher mes foins et ma jarousse

    pour y coucher ma muse rousse !

      

               Ou bien alors …

    Ou bien alors je la retrousse

    je la retourne et je la trousse

    la cramponnant pour qu’elle se vousse

     

    aussi cruel que Barberousse !

     

     

                                                                        Rotpier

     

     

     

     


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  •  

    Toutes les images sont du net et je les ai seulement organisées !

     

    De la chauve-souris à l’homme,

    ou

    La chaîne de contamination du covid-19,

     

     Il était un méchant virus

    arrivé du fond de la chine

    et qui avait pour origine

    la chauve-souris rhinolophus.

     

    Cette dernière mortibus

    c’était transformée en cantine

    pour des fourmis très levantines :

    un repas digne d’un négus !

     

    Passait par là un pangolin

    qui remarqua le beau manège

    il aurait été sacrilège

    de ne pas en faire un festin.

     

    Un chinois croisant son chemin

    se dit voilà pour ma Chimène

    un cadeau digne d’une reine :

    il le trucida au gourdin !

     

    Entre sa chair à déguster

    fine goûteuse et succulente

    ses écailles aux vertus soignantes

    difficile de résister !

     

    Et le chinois fut infecté

    il toussa de façon violente

    postillonnant une affolante

    giclée de virus activé !

     

    Le covid dix neuf démarra

    une progression fulgurante

    profitant de la sidérante

    mondialisation des états.

     

    L’Europe bientôt dégusta

    et connut une déferlante

    de malades et de morts lentes

    ou rapides selon les cas.

     

    Chaque pays faisait au mieux

    selon ses moyens et sa science

    tout le monde avait pris conscience

    que le mal était insidieux.

     

    Certains s’en remettaient à Dieu

    chacun le sien de préférence

    il y a de la concurrence

    chez ceux qui promettent les cieux !

     

    Se croyant toujours le plus fort

    le bouffon-chef de l’Amérique

    dans un grand discours rhétorique

    déclara que l’on avait tort.

     

    Tort de s’inquiéter sur le sort

    du pays c’était chimérique

    jusqu’à ce que le vampirique

    covid dix neuf sème la mort.

     

    Le fanfaron le fier à bras

    fit rapidement marche-arrière

    les gens tombaient comme des pierres

    et cela dans bien des états.

     

    USA ou pas USA

    ne connaissant pas les frontières

    le virus à l’âme guerrière

    se déplaçait à très grand pas !

     

    Un état avait sa faveur

    et c’était l’état de Floride

    où riches de fric et de rides

    les vieux recherchaient la chaleur.

     

    Il s’abattit avec fureur :

    on lui avait lâché la bride

    les gens dehors les maisons vides

    tout était fait pour son bonheur !

     

    A New-York il trouva aussi

    un excellent terrain de chasse

    dans les quartiers de basses classe

    Corona n’eut pas de sursis !

     

    Le Queens le mit en appétit

    là où des familles s’entassent

    sur des vieux lits ou des paillasses

    c’était pour lui du pain béni !

     

    Il infecta allègrement

    bien d’autres pays dans le monde

    peu de points sur la mappemonde

    échappèrent à ce dément !

     

    Et ce fut aux gouvernements

    de juguler la vagabonde

    infernale et maudite ronde :

    un exercice embarrassant.

     

    Devant le péril grandissant

    les oppositions intestines

    mirent prudemment en sourdine

    leurs habituels dénigrements.

     

    Leurs états-majors très prudents

    pratiquaient une discipline :

    pas d’allégations assassines

    on verra ça au bon moment !

     

                     Péroraison :

    Si le covid me fout la paix

    s’il traîne plus loin ses savates

    et s’il ne me fait pas aux pattes

    je reviendrai sur le sujet.

     

    Quand ? Là le mystère est épais

    la conjoncture est délicate

    n’ayant pas le choix dans la date

    je me dois d’être circonspect.

     

    Le plus vite sera le mieux

    car le confinement détraque

    certains se retrouvent patraques

    sans avoir croisé le vicieux !

     

    Il est grandement pernicieux

    d’être enfermé dans des baraques

    ou des palais paradisiaques

    peu importe l’endroit du lieu !

     

                 Mais, gardons espoir…

     

    Espérons qu’il ne vire pas

    tout comme la poule qui mue

    cette chose s’est déjà vue

    alors là bonjour les dégâts !

     

    Incertitude et gros tracas

    c’est la vérité toute nue

    on ne peut naviguer qu’à vue

    dans un pareil coup de tabac !

      

                                                         Pierre Dupuis

     

     

     


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  • Allez, en ces temps de confinement et pour vous sortir un peu la tête du fond du sac, je vais vous parler d'amour ... le vrai, le grand, le beau.

    Remarque :

     Sac et ressac : n’est-ce point une belle image de l’acte d’amour ?

     

    J'espère que vous n’aurez pas trop de vague à l'âme ...

     

     

    Photo de Jean-François Simon

     

    Côte d’amour,

     

    C’est la mer qui courtise

    les éperons rocheux

    ou bien eux qui la grise

    la pénétrant un peu ?

     

    D’éperons en calanques

    résonnent leurs amours :

    ils ne sont pas en manque

    de câlins, de mamours !

     

    Si la houle s’en mêle,

    on retrouve alentours,

    l’odeur forte et charnelle

    de l’écume du jour !

     

    Dans un élan pudique,

    le ciel, son vieil ami,

    voile plages et criques

    pour leurs ébats promis.

     

    Peut-être que la lune

    viendra pour un clin d’œil,

    sans intention aucune

    de dresser des écueils !

     

    C’est la mer qui courtise

    les éperons rocheux,

    ou bien eux qui la grise

    la pénétrant un peu ?

     

                             

                                            Pierre Dupuis

     


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  • Confiné pour être confiné, autant remettre à jour ses connaissances puisque nous avons le temps.

    Je me suis remis à la géométrie appliquée, c’est toujours plus utile que de peigner la girafe… encore que cela lui évite d’avoir des nœuds dans la crinière !

    C’est un sujet pointu qui ne conviendra pas aux obtus, mais vous qui êtes des gens ouverts à toute expérimentation, je ne doute pas que vous allez suivre mes conseils qui, en plus, sont gratuits !

     Bonne géométrie donc et si vous vous découvrez des problèmes de parallélisme passez donc chez votre garagiste !

     

    Le Rotpier

     

    Et si après cela vous ne devenez

    par champions en géométrie,

    c’est à ne rien y comprendre !

     

    Géométrie … variable,

     

    Je suis resté jusqu’à quinze ans

    -  je vous le dis sans tricherie ! -

    tout aussi nul qu’un bout de Zan

    en devoir de géométrie.

     

    Et puis un jour chemin faisant,

    j’ai découvert la griserie

    d’un moyen des plus séduisant

    pour éclairer la théorie !

     

    Bien maîtriser du bout des doigts

    -  une façon mnémotechnique ! -

    tous les contours, envers endroit,

    d’une certaine Véronique !

     

    Pour commencer ( de haut en bas ! ) :

    joli minois tout en ovale,

    des cils en arcs, des yeux appâts

    qui font de l’œil … c’est de la balle !

     

    Dans un rayon très approché,

    un nez mutin qui dévergonde

    et pour finir de m’accrocher :

    une bouche aux lèvres bien rondes !

     

    En descendant encore un peu,

    jolis volumes en demies sphères,

    cercle marron juste au milieu :

    - ell’ souriait et laissait faire ! -

     

    Je m’attardais pour m’assurer

    que les courb’ étaient symétriques 

    et qu’après avoir mesuré,

    les cercles étaient concentriques !

     

    A jouer à ce petit jeu

    on s’instruit de façon ludique,

    on s’aperçoit - c’est fabuleux ! -

    que l’on devient très méthodique !

     

    Je mis le doigt un peu plus bas

    sur un triangl’  bien isocèle,

    dont le sommet - oh ! la la la !-

    conduisait à des parallèles!

     

    Parallèles sur le moment,

    mais à géométrie variable :

    formant un angle  - houlà maman ! -

    s’ouvrant de manière appréciable !

     

    Je suis resté approfondir

    mon étude sur le système,

    allant jusqu’à me dégourdir

    en ajoutant mon apothème !

     

    Je vous conseille, jeunes gens,

    cette méthod’ mnémotechnique,

    pas obligé absolument

    que ce soit une  « Véronique » !

     

    Mais ce prénom est un cadeau

    pour ce qui est de la technique :

    diminutif égal « Véro »

    pour ce qui reste … et bien t’appliques !

      

                                   Pierre Dupuis

     

     

    Cours de géométrie appliquée déjà dispensé

    mais il faut toujours se remettre à niveau ! 

     

     


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  •  

    J’habite un petit village de Normandie ( 1500 habitants ) qui s’appelle Bézu-Saint-Eloi. Nous disons communément que nous nous rendons à Bézu tout court.

    Bézu étant l’anagramme de zébu, cela m’a donné l’idée d’écrire un petit poème intitulé «  Le zébu de Bézu » … pour les enfants mais pas que !

    Je vous le soumets …

    Pierre

     

    Image du net : Le lavoir du village 

     

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    Image du net !

     

    Le zébu de Bézu,

     

    - J’ai vu un zébu à Bézu !

    - Un quoi ? Un zébu à Bezu !

    Mais mon cher, vous avez trop bu !

     

    - Que nenni ! Je l’ai vu vous dis-je !

    N’allez pas croire que j’attige :

     Votre scepticisme m’afflige !

     

    - Pardon … mais quand même, un zébu !

    Dites, vous n’auriez pas confondu

    Avec un gros taureau bossu ?

     

    - Je connais les taureaux mon cher !

    Je ne ferais pas cet impair

    Même sans être un grand expert !

     

    - Alors, je ne sais plus que croire,

    Voilà une drôle d’histoire

    A dérouter un auditoire !

     

              Mais …

    Tiens, voila notre ami Albert,

    Notre je sais tout très disert.

    Alors, quoi de neuf mon cher Albert ?

     

    - Le cirque a perdu un zébu !

    il est quelque part dans Bézu

    dites, vous ne l’auriez pas vu ?

     

    C’est un zébu long tout bossu

    Qui boite un peu bas mais sans plus,

    Vous ne l’auriez pas entendu ?

     

     Clic, clic, clic, clac… cela s’entend,

    Cela se remarque vraiment

    Clic, clic, clic, clac… c’est évident !

     

               Mais …

    Attendez… là-bas, au tournant,

    Clic, clic, clic, clac … assurément

    C’est lui ! Oh ! Je suis bien content !

     

    Il vient de la rue du lavoir,

    Il a bu, c’était à prévoir

    Et il revient par le trottoir !

     

    C’est son grand ami le lama

    Qui va être heureux comme un roi :

    Tous les deux ne se quittait pas !

     

    Quand même, un zébu à Bézu

    Tout bossu, on aura tout vu,

    hier encore qui l’aurait cru ?

     

        Péroraison :

    Ce n’est qu’un gentil mélodrame

    un petit jeu sur l’anagramme

    « Zébu -  Bézu » voila la trame !

     

    Je l’ai écrit pour les enfants

    Mais s’il plait aussi aux parents

    J’en serai bigrement content !

     

    On peut l’étudier à l’école

    Certains mots sont un peu des colles :

    Tous aux dicos sans protocole !

                              

                                                               Pierre Dupuis

     

    xxxxxxxxxxxxxxxxx

     

    Image du net !

    ... Z'avez pas vu le zébu ?

     

     


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  • Moi, je suis bavard comme une pie ... mais c'est surtout du stylo !

    .

    La pie de Claude Monet

     

    "La pie" tableau de claude Monet

    Images du net

    Petit broderie poétique autour du tableau

    de Claude Monet : « La pie ».

    Un sonnet pour Monet … mais pas que !

     

                Liminaire :

     

    Elle est un peu comme une intruse

    Sur cette toile où le frimas

    A posé de façon diffuse

    Son empreinte en très grand format.

     

    Pourtant la couleur de ses plumes,

    moitié neige, moitié charbon,

    lui donne un merveilleux costume

    qui fait qu’elle est au diapason !

     

    La pie de Claude Monet (2)

     

     

    La pie,

     

    La curieuse est là qui observe

    L’homme qui manie les pinceaux,

    Elle sera sur le tableau,

    Peut-être accroché à l’auberge ?

     

    L’artiste n’a vraiment pas chaud,

    Le froid est là qui le submerge,

    Ses doigts sont raides comme verge

    Avant de passer à l’assaut !

     

    Chaque jour pour lui elle pose,

    Même si le froid l’ankylose

    C’est un rôle très passionnant !

     

    Dans ce travail hors conformisme

    On sent déjà poindre un tournant :

    L’amorce de l’impressionnisme !

     

     

    xxxxxxxxxxx

     

     

    D’abord refusée au salon*

    Pour être trop avant-gardiste,

    Cette toile montre le long

    Chemin qu’empruntaient les artistes !

     

    Certains mourraient avant d’avoir

    Une  quelconque renommée,

    Finissant dans le désespoir,

    Avec la raison entamée.

     

    Là où Monet a réussit

    D’autres n’ont pas eu cette chance :

    L’époque des peintres maudits

    Disparus dans l’indifférence !

     

    Van Gogh ou Modigliani

    Sont morts avant d’être célèbres :

    Une fin en catimini,

    Ténèbres avant les ténèbres.

     

                        Pierre Dupuis

     

                 * Celui de 1869.

     Lien :         https://www.musee-orsay.fr/fr/collections/oeuvres-commentees/recherche/commentaire_id/la-pie-347.html?no_cache=1

     

     


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  •  

     

    Image du net

     

    Préambule :

    Bien sûr, l’instigateur du système a été le mari, François Fillion,

    mais la duplicité de sa femme est évidente.

    .

     

    .

    Main basse sur fonds publics

    ou

    La face interlope de Pénélope,

     

    Avec ses airs de chattemite

    et sa grande circonspection

    elle faisait bien illusion

    mais l’honnêteté se mérite !

     

    Une grande et belle hypocrite

    ramasseuse de picaillons

    sans se casser trop le croupion

    et ne semblant pas fort contrite.

     

    Bien sûr elle a fait profil bas

    après avoir rempli son bas

    sans s’être cassé la nénette !

     

    Palper du pèze sans bosser

    ça mérite les oubliettes

    cachées du manoir de Beaucé !

     

                           Moralité :

    Même en possédant un château

    il n'y a plus de privilèges

    quand l’idéal se désagrège

    les châtelains vont au cachot !

     

    Les nobles et les hobereaux

    ne font plus tourner les manèges

    ils tombent aussi dans le piège

    de la justice aux froids barreaux !

     

     

    L’impunité n’est plus de mise

    on en est plus à la mainmise

    du peuple par quelques seigneurs.

     

    Empêchons toute résurgence

    de ces suceurs de ces saigneurs

    guettant la moindre négligence.

     

     

     

                                                               Pierre Dupuis

     

     

    PS : C'est un poème polémique il est certain, mais, à ma décharge, j'ai bien connu Polémique Victor !

     

     

     


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  •  

    En souvenir d'un séjour fort agréable ( et presque totalement sobre !  he ) sur la cote d’Albâtre,  je vous livre une fadaise d'Etretat !

     

    Falaise d'Etretat

    Image du net car les miennes sont moins nettes !

    Conversation entre pochards

    à Etretat …

     

    Conversation de fil en Aiguille

    au pied de la Porte,

     

    -         Être clochard à Etretat

    est un cauchemar qui me hante :

    sur un trottoir tout comme un tas

    sans même une toile de tente.

     

    -         A Etretat ? … Pourquoi mon gars ?

    Ce n’est pas une idée géante,

    viens au pays du pastaga,

    là-bas les nuits sont moins glaçantes !

     

    -         Si je deviens un jour clochard

    autant que ce soit sur ma terre !

    Et le calva, pour un pochard,

    vaut bien l’anis : faut pas le taire !

     

    Allez buvons près de la porte

    et tant pis si dans notre état,

    nous ne bafouillons de la sorte

    que des fadaises d’êtres tas !

     

    Nous graverons dans le calcaire

    des souvenirs de pochetrons,

    après nous casserons nos verres

    pour ne plus boire qu’au litron !

      

    Les touristes devant nos fresques

    en resteront tout interdits,

    trouvant cela très pittoresque,

    bien supérieur aux graffitis !

     

    Ils chercherons nos signatures

    mais nous ne les graverons pas,

    pour les générations futures

    une belle étude de cas !

     

    Nous resterons des anonymes,

    des bienfaiteurs pour d’Etretat,

    nous ne seront pas éponymes

    et garderons nos galetas !

     

    Et si du haut de la falaise

    un jour on fait le grand plongeon,

    il n’y aura pas de malaise

    au sein de la population.

     

    De nos pauvres vieilles carcasses

    les crabes feront un banquet,

    leur chair sera un peu plus grasse

    au moment de les déguster !

     

    Dans ce pays de grandes tables

    où tous les crustacés sont rois

    les péquins comme les notables

    ravis se lécheront les doigts !

     

    Et les palais fins en alerte

    se demanderons bien pourquoi

    au fond de leurs bouches expertes

    reste comme un goût de calva !

     

    Allez l’ami, allez confrère,

    trinquons à ce bel avenir

    après tout nos sommes des frères

    et nous devons nous soutenir !

     

    Allons gravons sur la falaise

    nos états d’âme de buveurs,

    le cœur vaillant et l’âme à l’aise 

    attaquons-nous vite au labeur !

                                     

                                                    Rotpier

    Pierre en crabe

    Image bidouillée par le Rotpier !

     


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  •  

     

    Image du net

    Mise en garde :

    De Griveaux à grivois, il n’y a qu’un pas,

    à vous de le franchir ou pas !

     

    Aux ambitieux de la sphère politique,

    sans exclure les autres sphères…

     

    Fabliau sur corde raide,

     

    Ce n’est qu’un petit fabliau

    pour ceux qui veulent monter haut

    dans le cénacle politique

    et ne pas perdre leur boutique.

     

    Aujourd’hui on n’est plus hier

    on est défait en un éclair

    par une photo dérobée

    et sur les réseaux étalée.

     

         Vous qui êtes …

    A gauche à droite ou au milieu

    à la base ou auprès de Dieu

    méditez ce petit adage

    pour éviter le grand naufrage :

     

    « Méfiez-vous des réseaux sociaux

    où nichent de drôles d’oiseaux

    qui viennent faire leurs emplettes

    même une petite branlette

    qui vous met la tête sous l’eau

    … n’est-ce pas Benjamin Griveaux ! »

     

            Moralité :

    Il faut se méfier des selfies

    qui frôlent la pornographie

    à Paris ou bien au Creusot :

    on cache son petit oiseau !

     

               Péroraison :

    Je vais être très critiqué

    pour le vers seize c’est OK

    j’ai l’habitude c’est classique

    de trop tirer sur l’élastique !

     

    Pour le dix-huit également

    il ne faut pas nommer les gens

    il parait que ça les ébranle

    mais moi je m’en tape et  -‘  - -    - - - - - !

     

            Terminaison :

    Je vous avais bien prévenu

    et pourtant vous avez tout lu

    adeptes qu’à cela ne tienne

    des chroniques rabelaisiennes !

     

    De La fontaine à Rabelais

    soyons fiers de l’esprit français

    qui rayonne à travers le monde

    par son génie et sa faconde !

     

    Foin de quelques débordements

    dans une fable ou un roman

    un entrechat de paillardise

    c’est sur le gâteau la cerise !

     

                                 

                                                      Pierre Dupuis

     

     

    Rabelais, image du net

     

     

     


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    Un poème ancien, écrit en 2007 ...  je crois … à moins que ma mémoire ne défaille … 

     

    Sur une très jolie photo de Jean-François Simon, un poème que j'aime tout particulièrement...

     

     Image pour Défaillance

     

    Défaillance,

     

    Il bruine dans mon cœur

    comme il pleut sur la faille ;

    pourquoi cette rancœur

    qui fait qu’un cœur défaille.

     

    Hier encore ici,

    mais revers de médaille,

    plus personne aujourd’hui

    et mon cœur qui déraille.

     

    Dans les yeux ce crachin

    augmentant la grisaille

    et le bout du chemin

    et l’ultime broussaille.

     

    La chute sans rappel

    parallèle à l’entaille,

    les rochers en scalpel

    et mon cœur en tenailles.

     

    Pour vivre maintenant

    je ne suis plus de taille,

    je plane en attendant

     d’être au pied de la faille.

     

     

                                                   Pierre Dupuis

     


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    image du net

     

    Le vieux pêcheur et le mérou,

     

    Originaire de Corfou

    fils et petit fils de pêcheur

    original et un peu fou

    mais avant tout homme de cœur.

     

    Il avait un petit bateau

    un héritage de son père

    c’était un antique rafiot

    qui sentait très fort la misère.

     

    Colmaté un peu de partout

    il tenait la mer de première

    rendant bien des marins jaloux

    ça clabaudait dans les chaumières !

     

    Son rêve était de ramener

    un mérou brun de taille énorme

    et de l’exposer sous le nez

    de tous ses pairs sans autre forme.

     

    Et ce jour là était venu

    il avait dépassé son rêve

    un poisson énorme et ventru

    était étalé sur la grève.

     

    On le pesa : cent vingt kilos !

    très joli poids sur la balance

    il entama presque aussitôt

    de frénétiques pas de danse !

     

    Un peu comme Zorba le Grec

    après l’échec de l’entreprise

    cela cloua vraiment le bec

    aux jaloux à la mine grise.

    .

    Le mérou rejoint un étal

    face au vieux port dos à la halle

    hors de question que l’animal

    subisse une vente banale !

     

    Tout le monde voulait le voir

    un long cortège de Corfiotes

    défila du matin au soir

    certains même avec des loupiottes !

     

    Et c’était des oh ! Et des ah !

    « t’as vu la taille de son ventre

    je n’ai vraiment jamais vu ça

    quel animal diantre de diantre ! »

     

    Ce ne fut qu’au petit matin

    qu’il décida de la découpe

    aidé de quatre bons copains

    des gars sérieux sans entourloupe !

     

    C’est au moment de le vider

    que la surprise fut totale

    du ventre aussitôt tailladé

    s’échappa une énorme opale !

     

    Et puis ce fut d’autres bijoux

    une véritable fortune

    les jaloux furent plus jaloux :

    il avait décroché la lune !

     

    Avalé au fond de la mer

    et venant d’une ancienne épave

    un trésor que beaucoup d’experts

    avaient raté de façon grave !

     

    Probablement un acatium

    un bateau de la Grèce antique

    fuyant la loi de l’impérium

    de Rome la monolithique !

     

    Il était très riche à présent

    lui le fauché le sans-le-sou

    il décida sur le moment

    d’offrir aux pauvres le mérou ;

     

    Il fit un balthazar géant

    en empruntant sur sa fortune

    plus de problème maintenant

    qu’il avait un monceau de thunes !

     

    Les banquiers lui faisaient la cour

    afin de gérer sa richesse

    les femmes lui tournaient autour

    clignant des yeux roulant des fesses !

     

    Mais il garda femme et amis

    au grand dam de ces lèche-bottes

    il se fit quelques ennemis

    chez les nantis et les cocottes !

     

    Mais pas de quoi fouetter un chat

    le temps mit fin aux jalousies

    aux éternels prêchi-prêcha

    la bile fut vite moisie !

     

                Péroraison :

     

    Dans la belle île de Corfou

    se mit en place une légende

    glorifiant pêcheur et mérou

    et leur réputation fut grande !

     

    xxxxxxxxxxxxx

     

        Premier aparté :

    Si j’étais un sage poète

    j’aurais pu en rester ici

    mais moi je n’en fais qu’à ma tête

    et je me fiche des lazzis !

    .

    Vous pourrez donc dans une glace

    avoir un petit aperçu

    de ce que je peux mettre en place

    sans pour autant avoir trop bu !

     

         Eclairage :

    Il existe moult variétés de mérous dont

    le nom scientifique est : Epinephelus marginatus.

    Epinephelus … déjà tout un programme si on remplace

    le second « e » par un « a » ! Ah ah ah !

     

    Donc: à votre glace !

     

    Second aparté :

    Les anagrammes de « mérou » sont :

    « morue » et « mœurs »

    Avouez que c’est encore là tout un programme !

     

    xxxxxxxxxxxxxx

     

    Sur cette affaire extravagante

    voila vous savez presque tout

    le vieux pêcheur et le mérou :

    une aventure ébouriffante !

     

    Je vous laisse car j’ai à faire :

    je pars à la pêche au mérou

    avec un ami de Corfou

    qui connaît très bien son affaire !

     

    Et si nous revenons bredouilles

    il m’apprendra le sirtaki

    et quand je l’aurais bien appris

    nous irons jouer les arsouilles !

     

    J’aurais pu choisir une rime

     bien plus scabreuse mais voila

    ma muse qui veille et m’opprime

    m’a dit : « Adieu si tu fais ça ! »

     

    Elle n’est pas facile à vivre

    et je ne suis que son féal

    alors parfois moi je l’enivre

    et l’enferme dans un bocal !

     

    Je la pose sur mon pupitre

    ses yeux me lancent des éclairs

    alors je ris et fais le pitre

    mais pas bien longtemps ça c’est clair !

     

    Un jour et c’est couru d’avance

    elle me laissera tomber

    un gars lui fera des avances

    un gaillard au torse bombé.

     

    Mais j’ai déjà prévu la chose

    j’ai acheté un revolver

    j’effacerai ce pas-grand-chose

    de douze balles de Luger !

     

    J’en remettrai dans la foulée

    douze de plus dans le chargeur

    hors de question que la traînée

    s’en aille fricoter ailleurs !

     

    Je n’alignerai plus de rîmes

    je n’aurais plus d’inspiration

    ensuite viendra la déprime

    c’est le lot de tout histrion !

     

    A moins qu’une nouvelle muse

    ne pointe le bout de son nez

    que je la séduise et l’abuse

    en la soûlant lors d’un dîner !

     

    Elle sera ma Pénélope

    je serai son Ulysse aimé

    en cas de mauvais horoscope : 

    une de plus à supprimer !

     

                           

                                Rotpier

     

    Petit cadeau en prime : 

     

     

     

     

     


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  •  

     

    Non, non!  Rassurez-vous: je n'ai pas encore perdu la boule ... d'autres peut-être ?

     

    Ados aux smartphones ou accros aux smartphones ... c'est pareil !

    Image bidouillée du net !

     

    xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

    .

    Image du net d'une autre planète !

     

    Revenons aux fondamentaux,

    ou

    Et si Pierre Boulle avait vu juste…

     

    On peut me traiter de vieux schnock

    de croulant au trois quarts sénile,

    dire que je radote en bloc

    et me classer dans les fossiles !

     

                Mais…

    Quand je regarde les ados

    les doigts crispés autour des touches,

    pour faire la bête à deux dos

    ils doivent le faire en Bluetooth !

     

    Terminé le contact direct,

    exit le branchement physique,

    c’est peut-être un peu plus sélect

    mais rien ne vaut l’acte basique !

     

    À ce rythme c’est l’extinction

    des humains dans quelques années,

    terminé la copulation,

    vieille technique surannée !

     

    Les singes tout en honorant

    leurs guenons de façon classique

    rigoleront à pleines dents

    en se tamponnant des critiques !

     

    Si Pierre Boulle était vivant

    il se taperait sur les cuisses :

    bien en avance sur son temps

    il avait flairé les prémices !

              

              Péroraison :

    Allez bougez-vous les ados,

    laissez tomber claviers et touches,

    revenez aux fondamentaux

    et restez à portée de bouche !

     

    A trop baigner dans le virtuel

    on passe à coté de la vie,

    en amour pas de logiciel,

    pas de volonté asservie !

     

    Décrochez des réseaux sociaux

    ces lieux que l’on croit de partage

    mais qui sont, bien que conviviaux,

    des lieux d’errance et d’engluage !

     

    Le digital est un besoin

    mais pas sur des bouts de plastique

    et comme Eros je vous enjoins

    de vous la jouer plus romantique !

     

    Apprenez sur le bout des doigts

    l’art de prodiguer des caresses,

    laissez tomber les écrans rois

    cherchez d’autres rimes en « esses » !

     

    Il y en a des quantités,

    je vous le dis, je le professe,

    j’en vois une de qualité

    … très orientée… je le confesse !

     

    Je ne vous fais pas de dessin

    … par Aphrodite ! Une autre rime !

    Je vous l’abandonne à dessein :

    je suis quelqu’un de magnanime !

     

                                                                                       Pierre Dupuis

     

     

    Image du net: Pierre Boulle, par le dessinateur Gabriel Worst

     

     

     


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    Images du net bidouillées par le Rotpier

     

    .

    Le périple fou du grand gourou de Kourou,

     

    Dans une cabane en bambou

    bordée par le trouble Kourou

    vivait un singulier gourou

    qui possédait un vieux coucou.

     

    Un coucou suisse et un toutou

    venu tout droit de Tombouctou

    qui ne mangeait que du mérou

    frit à la poêle et au saindoux.

     

    Sa compagne avait les seins doux

    et possédait un gros matou

    qui se cognait un peu partout

    en faisant de vilains miaous.

     

    Il n’avait plus de dent du tout

    obligé de manger du mou

    avec de la pâtée de choux

    ça le rendait aux trois quarts fou.

     

    Je parle du chat voyez-vous

    et en aucun cas du gourou

    je le précise pour le coup

    où du cerveau vous seriez mous.

     

    Donc revenons-en voulez-vous

    à ce personnage un peu flou

    pratiquant aussi le vaudou

    et un tantinet marabout.

     

    En fait c’était un touche à tout

    y compris aux seins doux pas mou

    de sa belle et tendre doudou

    qu’il couvrait d’or et de bisous.

     

    Ce qui le mettait en courroux

    c’était les fusées de Kourou

    qui décollaient dans un bruit fou

    et faisaient peur à sa doudou.

     

    Ça rendait fou le gros matou

    ça décrochait le vieux coucou

    le clebs se planquait n’importe où

    même lui tremblait des genoux.

     

    Un jour il décida d’un coup

    de partir avec sa doudou

    son chat son clebs et son coucou

    pour le pays des kangourous.

     

    Sur un vieux rafiot en bambou

    qui ne tenait qu’avec des clous

    et qui transportait du cachou

    il arriva quand même au bout.

     

    Aussitôt ce fut la folie

    une véritable hystérie

    les gens cherchaient sa compagnie

    une arrivée très réussie.

     

    Et en moins d’une décennie

    il bondit en catégorie

    et devint sans forfanterie

    le plus grand gourou d’Australie.

     

    Tout le monde fut dans sa poche

    les très vieux mais aussi les mioches

    une fille infiniment moche

    voulait lui rouler des galoches !

     

    Sa doudou qui n’était pas cloche

    lui dit : « dégage ou je t’embroche ! »

    tout en lui filant des taloches

    et des grands coups sur la caboche !

     

    On venait le voir de partout

    même un sorcier de Tombouctou

    un soir lui troqua son coucou

    contre un couple de vieux hiboux.

     

    Dans ses poches il planquait ses sous

    quand ça débordait de partout

    il en donnait à sa doudou

    pour acheter de beaux dessous.

    .

    Et elle lui sautait au cou

    elle n’avait plus peur du tout

    des fusées partant de Kourou

    et lui faisait des gros bisous.

     

    Il avait conquis une aura

    qui arriva à Canberra

    par le truchement d’un para

    qu’il avait guérit d’un zona.

     

    Du coup la Mafia s’en mêla

    je veux dire la ‘Ndrangheta

    elle se nomme comme ça

    en Australie voilà voilà.

     

    Elle voulu l’obliger à

    vendre de la marijuana

    aux petits rats de l’opéra

    de Sydney mais il refusa.

     

    Du coup il reprit son barda

    et embarqua pour Calcutta

    avec son chien et sa nana

    et un nouveau chat angora.

     

    Les vieux hiboux il les troqua

    contre un baril de tequila

    trente cigares de Cuba

    et un splendide harmonica.

     

    En arrivant à Calcutta

    il croisa Mère Teresa

    revenant de l’orphelinat

    à petits pas à petits pas.

     

    C’est à partir de ce jour-là

    que le grand gourou s’éclipsa

    personne même le para

    ne sut où logeait la smala.

     

    Heureusement car la Mafia

    avait mis sur lui un contrat

    mais personne ne le trouva

    doucement il s’évapora.

     

    Beaucoup plus tard on retrouva

    sa trace dans l’Himalaya

    dans le secteur de Pokhara

    dans la maison d’un vieux sherpa.

    .

    On trouva son harmonica

    encore en assez bon état

    la queue de son chat angora

    un bout de cigar’ de Cuba

    un petit verre à téquila

    un portrait de mère Teresa

    une photo de Madona

    et une autre de Monica

    un portefeuille en kangourou

    avec une poche en dessous

    contenant outre quelques sous

    une capote avec un trou

    et une clé pour un coucou

    une jolie paire de bas

    un petit slip de sa nana

    un billet pour le groupa ABBA

    et un autre pour l’Alhambra

    trois roquettes de bazooka

    une parka une chapka

    une canette de Coca

    un stylo et un agenda

    des moustaches de poisson-chat

    un roman d’Emile Zola

    « Nana » offert par sa nana.

     

    Nul besoin d’être Nestor Burma

    pour conclure qu’après tout ça

    qu’il était bien passé par là !

     

    Moi seul détiens la vérité

    moi seul sait où il est allé

    mais j’ai promis craché juré

    de ne jamais rien révéler !

     

    Que j’aille tout droit en enfer

    qu’on me trucide au revolver

    qu’on me pète trois fois le blair

    si je trahis ce mec super !

     

             Apostille :

    Y a de la vérité en tout

    mêm’ dans les récits les plus fous

    il suffit de trier le tout

    … un point c’est tout un point c’est tout !

     

     

                                                                 Rotpier

     

    Images du net bidouillées par le Rotpier

     

     

     


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  • Préambule :

    Un jour, immanquablement, vous fêterez les cinquante ans d’une personne proche ou un peu plus éloignée. Cela va être le cas pour moi, pour deux personnes, dans quelque temps, alors je me suis attelé à un petit poème pour les jours J.  Vous pourrez vous en servir aussi le cas échéant : c’est cadeau !

    Il ne vous reste plus qu’à trouvez l’air pour le refrain !

    Pierre

     

    Image du net !

     

    Le ballet des cinquante balais,

     

    Elle est loin la première dent

    tout comme la dernière couche

    petit goût amer dans la bouche

    quand on arrive à cinquante ans.

     

    On n’a pas vu passer le temps

    sans pour autant bailler aux mouches

    quand ça arrive on s’effarouche

    ou non c’est le tempérament.

    Refrain :

     

     

    Toc toc c’est moi

    la cinquantaine

    ça tomb’ sur toi

    fallait qu’ ça vienne

    faut pas rêver

    c’est arrivé

    le mieux pour toi

     c’est d’assumer !

    le mieux pour toi

     c’est d’assumer !

     

    Ces cinquante années  - ventrebleu ! -

    sont passées à toute vitesse

    elles avaient le feu aux fesses

    c’est absolument scandaleux !

     

    Ça n’a rien de faramineux

    les ans s’empilent avec souplesse

    sans faire de bruit ça progresse :

    un demi-siècle c’est le jeu !

     

    Il ne faut pas être abattu

    il faut fuir la misanthropie

    ce n’est qu’une péripétie

    turlututu chapeau pointu !

     

    Ce cap tout le monde l’a eu

    ou l’aura au cours de sa vie

    car la cinquantaine est servie

    que l’on soit roi ou bien bossu !

     

    Refrain

     

    On peut déjà faire un bilan

    du plus gros de son existence

    et en tirer des conséquences

    pour rectifier incidemment.

     

    Dans le fond c’est très élégant

    d’admettre quelques repentances

    de corriger en conséquence

    même si ce n’est pas plaisant.

     

    Mais le socle étant bien posé

    on ne peut revoir qu’à la marge

    à trop raturer on surcharge

    à s’en trouver indisposé.

     

    S’il faut un peu recomposer

    il ne faut pas charger la barge

    au risque de devenir barje

    en devenant son opposé.

     

    Refrain

     

    Mieux vaut garder le statu quo

    quand l’esprit est en équilibre

    il ne faut pas changer la fibre

    tout chambouler serait idiot !

     

    On peut se dire : « Allez, banco !

    c’est reparti faut que ça vibre

    pas question de déséquilibre ! »

    … mais sans trop de cocorico !

     

    Quand on a cinquante balais

    on perd un peu de résilience

    on compense par l’expérience

    pour bien rester dans le ballet.

     

    On est beaucoup moins feu follet

    mais on garde son efficience

    en jonglant avec la variance

    pour rester sur le bon braquet !

     

    Refrain

     

    Des choses voilà ma vision

    pas de partage obligatoire

    chacun gère sa propre histoire

    avec plus ou moins d’intrusions.

     

    Je profite de l’occasion

    pour souligner et c’est notoire

    que cinquante ans c’est accessoire

    et qu’il reste un large horizon !

     

    n’oublions pas qu’ils sont légion

    ceux qui pour la petite histoire

    aimeraient sur leur écritoire

    coucher cette faible addition !

     

    Refrain :

    Toc toc c’est moi

    la cinquantaine

    ça tomb’ sur toi

    fallait qu’ ça vienne

    faut pas rêver

    c’est arrivé

    le mieux pour toi

                                                                    c’est d’assumer !

    le mieux pour toi

                                                                   c’est d’assumer !

     

    … Le mieux pour toi

    c’est d’assurer !

     

                                           Pierre Dupuis

     


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    Afin que toute la vérité soit dite ...

     

     

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    Préambule :

    Il y a tragédie et tragédie et je trouve que cela en est une que de ne pas dire toute la vérité sur celle-ci. Toute la vérité, quitte à froisser quelques puristes ou autres coincés du bulbe.

    Rotpier

     

     

    On vous a bel et bien bernés

    sur les amoureux de Vérone

    la vérité la vraie la bonne

    je m’en vais vous la relater.

     

    Je reconnais stricto sensu

    que c’est beaucoup moins romantique

    qu’un drame de la Rome antique

    et qu’il y aura des déçus.

     

     

    La véritable histoire de Roméo et Juliette,

     

    Rosaline le repoussait

    quand Roméo croisa Juliette

    jeune fille plus que joliette

    qui ne portait pas de corset.

     

    Ils s’aimèrent presque aussitôt

    comme des fous sur la moquette

    ils avaient cassé la banquette

    aux deux ou trois premiers assauts !

     

     

    Hélas pour le pauvre garçon

    Juliette malgré son jeune âge

    était un tantinet volage

    déjà aux trois quarts paillasson !

     

    Très vite elle le fit cocu

    et Roméo connut le pire

    hurlant à mort : « William, j’expire ! »

    mais l’autre ne l’a jamais su !

     

    L‘amour fait souffrir tant et plus

    c’est d’abord au ventre une boule

    puis dans le cœur grimpe la houle :

    très vite le mal monte, aigu !

     

    Roméo s’est empoisonné

    mais Juliette s’est fait la paire

    aidée par deux ou trois compères

    qu’elle a de son corps rétribué !

     

        Epilogue :

    Ce poème croquignolet

    n’aura pas de prix à Vérone

    mais alors là je m’en tamponne :

    j’ai déjà vu des cas plus laids !

     

    Un conseil couplé d’un adage :

     

     Mieux vaut choisir Monte Mario

    pour faire l’amour que Vérone

    on grimpe en l’air et ça plafonne

    car à cet endroit Rome est haut !

     

    En ne laissant rien au hasard

    on va plus haut et ça cartonne

    qu’elle soit pudique ou friponne:

    y a pas de lézard Balthazar !

     

           Conclusion :

    J’ai rétabli la vérité

    sur cette illustre tragédie

    que l’on vous avait attiédie :

    on ne pourra plus vous berner !

     

    Vous pouvez si vous le voulez

    conserver la supercherie

    mais n’ayez pas l’hypocrisie

    de dire : « On m’avait tout caché ! »

     

    Etant d’un naturel méfiant

    je me garderais loin des fioles

    car je connais quelques marioles

    experts en poisons foudroyants !

     

     

        Post-scriptum :

    Voila la stricte vérité

    ne criez pas au sacrilège

    je vous donne le privilège

    de bien briller en société.

     

    Si vous voulez me rétribuer

    pour cette tâche méritoire

    sachez pour la petite histoire

    que j’accepte les gros billets !

     

     

                                                                Rotpier

     

     


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