•  

    Il ne faut pas blâmer ceux qui croient en un dieu sauf s’ils méprisent ceux qui croient en un autre ou ceux qui ne croient pas du tout.

    Pirus Deprieu

     

    I  mage du net.

     

    L’éloge de l’athéisme,

    ou

    Le piège des religions,

     

    Je n’ai pas eu de rois penchés sur mon berceau

    peut-être n’ont-ils pas trouvé la bonne adresse,

    l’étoile du berger peut s’avérer traîtresse

    comme de s’aligner sur un vol de corbeaux.

     

    Un petit peu plus tard sur les fonts baptismaux,

    un dimanche matin juste après la grand messe,

    un homme tout en noir m’a fait une promesse :

    son dieu me guiderait pour éviter les maux.

    Mais en grandissant…

     Je me suis aperçu très vite que la vie

    suivait sans trop de mal la direction choisie

    … Par soi !

    tout le reste n’étant que sujet à caution !

     Comme quoi…

    Ayons confiance en nous, forçons la destinée,

    évitons à tout prix les attrape-couillons :

    restons ou devenons profondément athées !

     

    Parce que…

     

    L’athéisme est un lien, un adjuvant en somme,

    comme l’isthme est un lien entre deux continents,

    oublions tous les dieux, soyons impertinents

    sachant qu’ils ont été inventés par les hommes !

     

    Dans le but évident

    d’accéder au pouvoir,

    de tenir des comptoirs

    pour recruter des gens.

     

    C’est la course au bilan

    comme en toute entreprise :

    pour étendre l’emprise

    il faut plus de clients.

     

    Ils ont de bons lobbyistes

    pour vendre leur produit :

    ils vendraient du cambouis

    à de faux garagistes !

     

    Tous leurs prêchi-prêcha

    sont préparés d’avance,

    ils ont un goût de rance

    ou de téléachat.

     

    Il faut démystifier

    ces marchands de promesses

    qui à coup de grand messe

    vous font pieds et poings liés.

     

    Amis du monde entier

    refusez de les croire

    il n’y a pas de gloire

    au bout de leurs sentiers !

      

                                                    Pierre Dupuis

     


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  •  

    Avertissement:

    Tout ceci n'est qu'une fiction et non une incitation à la consommation ...

    Pierre

     

    Image du net

     

    Ah ! Chiche !

    ou

    Hippie pipe pourra !

     

    Elle avait la fibre écolo

    d’où un doux penchant pour le chanvre,

    elle en consommait dans sa chambre

    en corrigeant de la philo.

     

    C’est lors d’un voyage au Népal

    qu’elle avait pris cette habitude,

    petit voyage en altitude

    à la recherche du Saint-Graal.

     

     Un petit ami népalais

    l’avait initié à la chose,

    là-bas la vie y est morose

    sauf à fréquenter les palais !

     

    Question de s’envoyer en l’air

    elle avait bien d’autres méthodes

    que d’escalader la commode

    à l’endroit ou bien à l’envers !

     

    Il y a pétard et pétard,

    elle en avait un callipyge

    qui aurait pu, beauté oblige,

    servir de modèle aux beaux-arts !

      

    Elle maîtrisait aussi l’art

    dont je tairais pour la censure

    le nom évoquant la luxure :

    je ne suis pas un vil pendard !

     

    Il y a pendard et pendard,

    il faut en prendre la mesure :

    pour que flottent les étendards

    il faut des mats durs à l’usure !

     

    C’est fou ce que l’Himalaya

    peut dégourdir les jeunes filles

    à Katmandou les yeux pétillent

    que l’on sache ou non les védas.

     

    En redescendant sur Patna

    elle avait traversé le Gange,

    elle avait tutoyé les anges :

    haschich rime avec nirvana.

     

    Elle en gardait un souvenir

    tout à la fois précis et vague,

    comme un ressac, comme une vague

    que l’on n’aurait pas vu venir.

     

    Sans vraiment être une hippie

    elle en avait été très proche,

    son moi lui avait dit « raccroche 

    ou tu vas aller au tapis ! »

     

    Son moi ou bien… ou bien quelqu’un,

    elle avait un trou de mémoire,

    souvenirs au fond d’une armoire

    comme on garde des vieux bouquins.

     

    Elle était rentrée du Népal

    et avait repris ses études

    mais gardé quelques habitudes

    … pas de sevrage trop brutal.

     

         

             Péroraison :

    Elle rêvait que sur le tard

    elle irait en pèlerinage

    sur les traces de son jeune âge

    … de son passé soixante-huitard.

     

    Elle étudierait le sanskrit

    pour mieux comprendre les mystères

    des ruines et des monastères

    au travers des anciens écrits.

     

    En attendant … en attendant,

    elle s’offrait de courts voyages

    entourée de petits nuages

    qu’elle goûtait béatement.

     

    Elle avait la fibre écolo

    d’où un doux penchant pour le chanvre,

    elle en consommait dans sa chambre

    en corrigeant de la philo.

                     

                                       Rotpier

     

    Image du net . N'y voir aucune incitation !

     

     


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  •  

     

    Image du net bidouillée par mes soins

    pour que l'on ne reconnaisse pas Sœur Agnès, la délectable.

     

    Sa foi était inébranlable,

     

    Sœur Agnès était adorable,

    ça se voyait rien qu’à son nez

    mutin et un peu retroussé

    et elle était très abordable.

     

    Sa foi était inébranlable

    comme celle du jeune abbé

    qu’elle avait croisé et frôlé

    un soir derrière le retable.

     

    Leur émotion était palpable

    et ils se sont vite palpés,

    ils ne purent s’en empêcher :

    leurs mains étaient incontrôlables !

     

    Fatalement l’irréparable

    c’était produit, bien obligé,

    comment peut-on désamorcer

    une attirance insurmontable !

     

    « Seigneur aux voies impénétrables

    vous m’avez laissé pénétrer

    sœur Agnès sans m’en empêcher :

    vous avez été formidable ! »

     

    Voilà la pensée fort plaidable

    qui vint à notre jeune abbé

    qu’il s’empressa de partager

    avec Agnès, la délectable.

     

    Partant de ce constat amiable

    ils ne cessèrent de s’aimer

    se considérant assurés

    du pardon d’un dieu charitable.

     

    Mais la position lamentable

    de l’église sur le sujet

    les obligèrent à abriter

    leurs amours déclarés coupables !

     

     

    Péroraison-bénédiction :

     

    Que le seigneur soit consensuel

    et qu’ils montent tout droit au ciel

    quand sur terre ils auront fini

    de jouer à touche pipi !

     

    Ils ont souvent fait le voyage

    de celui du septième étage,

    pourvu que le premier soit bien :

    dans la vie on est sûr de rien !

      

                                           Rotpier

     


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  • Choisir une compagne

    en fonction de son signe astral,

    n’est pas chose facile !

    Il serait fort dommage de vous priver de l'avis de l'expert que je suis en matière de compétences astrales, moi qui aie fort bien connu Madame Irma et été son disciple...

    Rotpier

     

    Image du net

     

    Les douze signes et le vilain petit canard,

     

    Vous vous posez maintes questions

    quand il vous faut choisir un signe

    pour construire une relation

    qui ne vire pas à la guigne !

     

    Je vous propose une excursion

    mais sans vous donner de consigne ! -

    au pays de mes réflexions

    que dans ces quelques vers j’aligne !

     

    xxxxxxx

     

    Si je m’entiche d’un Bélier

    dont le papa est capricorne,

    finirais-je tout humilié

    affublé de très longues cornes ?

     

    Si je craque pour un Taureau,

    tomberais-je sur une vache ?

    Comme le dit l’ami Roro :

    certaines sont vraiment des taches !

     

    Si je tombe sur un Gémeaux

    qui, parait-il, n’est pas facile,

    aurais-je avec elle des mots ?

    Ce serait vraiment imbécile !

     

    Si je brulais pour un Cancer,

    combien de temps aurais-je à vivre ?

    Combien de temps avant les vers ?

    Ce n’est pas écrit dans les livres !

     

    Si je fais l’amour à un Lion,

    la tiendrais-je par la crinière

    pour éviter sa rébellion

    quand je ferais un tour derrière ?

     

    Si par un miracle accompli,

    je tombais sur une vraie Vierge,

    cela ne ferait pas un pli,

    mais aurais-je besoin d’un cierge ?

     

    Pourtant le summum des fléaux

    ce serait bien qu’une Balance

    m’offre son amour sur plateau

    et me colle une chaude … offense !

     

    Si je me piquais d’un Scorpion :

    combien de jours avant la tombe ?

    Rien à voir avec les morpions :

    sitôt piqué, sitôt tu tombes !

     

    Si je tombais, tout par hasard,

    sur une femme Sagittaire,

    pourrais-je sans trop de bazar

    arriver à la faire taire ?

     

    Et si j’avais un coup de cœur

    pour une jolie Capricorne,

    aurais-je beaucoup de bonheur

    ou bien une vie des plus mornes ?

     

     

    Si je séduis une mignonne

    qui soit du signe du Verseau,

    voudra-t-elle en bonne amazone

    sacrifier au recto verso ?

     

    Et si je ferrais un Poisson,

    à la messe ou bien dans la rue,

    je sais que j’aurais des soupçons :

    entre l’ange ou bien la morue !

     

    xxxxxxxxxxx

     

    Je ne sais pas si vous avez

    choisi parmi ces douze strophes,

    un signe qui pourrait coller

    pour limiter la catastrophe !

     

    Mais il faut bien un jour choisir

    car même si l’on vire tante,

    les signes restent et le désir

    c’est de pouvoir planter sa … tente !

     

    Voilà le grand panorama,

    le tour complet de l’horoscope,

    je rentre dans l’anonymat

    avant que l’on me télescope !

     

     

    Rotpier

     

     

    Le faux mage complètement rappé :

     

     

    Image bidouillée par le Rotpier

    ... ça fout les boules, pas vrai ?

     

     


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  •  

    Allez, un petit tout frais tapé ! 

     

    Image du net

     

    Fantaisie décousue,

     

    Elle aimait les lupins

    et plus encore Arsène

    qui volait les rupins !

     

    C’est pour gagner son pain

    que le long de la Seine

    ell’ faisait le tapin !

     

    Elle avait un copain

    qui sans la moindre gêne

    lui posait des lapins !

     

    Elle aimait ce vaurien

    elle l’adorait même

    et mangeait dans sa main !

     

    Elle aimait bien Chopin

    et puis aussi Verlaine

    mais pas le sacristain !

     

    Ce gros porc calotin

    enflé de la bedaine

    la traitait de putain !

     

    Lui c’était un malsain

    à la mauvaise haleine

    qui coursait les gamins !

     

    Un jour il faudrait bien

    proprement et sans haine

    castrer ce gros sanguin !

     

    Le curé dans les coins

    la trouvait très amène

    et lui tâtait les seins !

     

    Lui c’était un horsain

    mais de très bonne graine

    graine qu’il semait bien !

     

    Et son petit jardin

    une fois par semaine

    ell'  lui prêtait pour rien !

     

    Mais son plus grand dessein

    c’était d’être sur scène

    et elle y comptait bien

     

    Ah ! Quitter le turbin

    jouer comme une reine

    même du popotin !

     

    C’était là son destin

    ell’ faisait des neuvaines

    le dimanche matin !

     

    Un bon samaritain

    ou un riche mécène

    scellerait son destin !

     

    Ah ! En agripper un

    ce serait de la veine

    elle le tiendrait bien !

     

    En attendant Scapin

    sur le bord de la Seine

    elle faisait le tapin !

     

    Et ell’ le faisait bien

    son joli bas de laine

    enflait tout les matins !

     

    Elle n’aurait pas faim

    si par manque de veine

    elle ratait Scapin !

     

                                    Rotpier

     


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  •  

    J’ai écrit ce poème après avoir lu le Goncourt 2013 « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre qui traite en partie de ce drame.

    Si vous ne l’avez pas lu, je vous le conseille et vous met un lien pour un résumé plutôt bien fait :   http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/2013/11/26/au-revoir-la-haut-de-pierre-lemaitre-prix-goncourt-2013/

    Un film vient d'en être tiré et les premières critiques sont bonnes : 

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Au_revoir_l%C3%A0-haut_(film)

    http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19573528&cfilm=230699.html

     

     

    Guerre 14-18 (4)

    Images du net

    Gueule cassée

     

    La mort a le grand avantage de ne point

    laisser de séquelles à ceux qui la rencontre …

    Pierre Dupuis

     

    Souvenirs et regrets d’une gueule cassée,

     

    Pourquoi donc ne suis-je pas mort

    quand cet obus venu du nord

    a emporté, mon sang se glace,

    presque la moitié de ma face.

     

    Je veux bien aller en enfer,

    j’ai connu le feu et le fer,

    que peut-il arriver de pire,

    J’aimerais bien l’entendre dire !

     

    Et les officiers sabre au clair,

    les explosions et les éclairs,

    les tranchées, les rats et la boue,

    les vieilles barbes sur les joues !

     

    Et les assauts et les reculs

    et les sombres et froids calculs

    pour gagner quelques hectomètres

    et obligés de se soumettre !

     

    Les gazés et les fusillés,

    les braves qui avaient osé

    dire à la maréchalerie :

    « Assez de cette boucherie ! »

     

    Les copains désarticulés

    et tous les regards affolés

    et la mitraille et la mitraille

    laissant de fumantes entrailles !

    .

    Les infirmiers et les brancards,

    les jeunes et les vieux briscards,

    les chirurgiens coupant des membres,

    les corps torturés qui se cambrent !

     

    Ceux d’en face tout comme nous,

    terrés aussi aux fond des trous

    et obligés sous la mitraille

    de s’élancer vaille que vaille !

     

    Les mêmes de chaque coté

    à ordonner, à exiger,

    d’aller se faire ouvrir les trippes

    au nom des sacrés grands principes !

     

    Pourquoi donc ne suis-je pas mort ?

    J’aurais dû, j’en ai grand remords,

    en terminer là-bas sur place

    pour ne plus me voir dans la glace !

     

    Mais que peut-on faire bon sang

    quand on s’est vidé de son sang

    et que l’on n’est plus qu’une loque,

    une proie pour staphylocoques !

     

                   Après …

    Après, affronter les regards

    avec les yeux plein de brouillard

    des amis et de la famille

    et pire encore ceux des filles !

     

    Au début de la compassion,

    ensuite de la répulsion

    et parfois même une grimace

    … ferais-je mieux, moi, à leur place ?

     

    Pourquoi donc ne suis-je pas mort

    quand cet obus venu du nord

    a emporté, mon sang se glace,

    presque la moitié de ma face ?

     

                                             Pierre Dupuis

     

     


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  •  

    Aux

    Les trois images proviennent du net !

    Clin d’œil aux iris,

     

    Je ne vais pas malgré ce titre

    vous parler du grand Osiris,

    ne maîtrisant pas le chapitre

    je me bornerais aux iris !

     

    Pourtant je sais et je l’affirme

    - je n’ai pas l’esprit béotien ! -

    que l’iris, je vous le confirme,

    était aimé des Egyptiens !

     

    J’aime cette fleur à rhizomes

    et cela depuis très longtemps,

    je me souviens quand j’étais môme

    d’en avoir cueilli aux étangs.

     

    Ils ont des fleurs hermaphrodites,

    ne cherchez pas chez les iris

    à séparer un soir de cuite

    les zizis et les clitoris !

     

    Le peintre à l’oreille coupée

    en a couché sur un tableau :

    il y en a une flopée

    qui valent très cher au kilo !

     

    Ce n’est pas avec ma retraite

    que je pourrais me les payer :

    ma fortune est des plus abstraite

    mais je ne vais pas larmoyer !

     

    Si je n’ai aucun dividende,

    j’ai un jardin où j’ai planté

    plein de bulbes en plate-bande

    et ce sera beau cet été !

     

    J’ai choisi la variété « Tourne »,

    c’est un papy en rocking-chair

    qui m’a dit : « Mon gars, l’iris « Tourne »,

    c’est vraiment l’iris le moins cher ! »

     

    Et grâce à cette économie

    j’en ai pris d’autres, des « Olés »,

    renommés en gastronomie :

    rien ne vaut les iris « Olés » !

     

    C’est une drôle de cuisine

    que je vous ai mijoté-là,

    Je ne vais pas prendre racine

    je pars et vous salue bien bas !

     

    Ma bonté étant légendaire,

    des droits d’auteur je fais mon deuil,

    rangez votre carte bancaire :

    vous avez mes iris à l’œil !

      

                               Pierre Dupuis


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  •  

    Cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage ... 

     

    J'espère que cela roulera pour vous !

     

    Image du net : Ah! Que c'est bon ! Touche mon pompon !

     

    Le baiser,

     

    Le baiser, le vrai !

    Le vrai de vrai !

     

    Pas le petit bécot

    qu’on s’ fait dans le métro,

    pas la petite touche

    sur le coin de la bouche,

    le truc du bout des lèvres

    tout mou et des plus mièvres

    qui fait autant d’effet

    qu’un ersatz de café !

    Ne parlons pas de ça,

    ça c’est à mettre au tas !

     

    Parlons du vrai de vrai,

    de celui qui effraie

    les nones du couvent

    qui se touchent pourtant !

     

    Celui d’ l’Hôtel de Ville,

    figure de haut style,

    capturé par Doisneau

    avec son p’tit oiseau,

    même un peu arrangé

    il a fait saliver

    avec application

    bien des générations !

      

    Laissons toute pudeur

    et comme dit ma sœur :

    « Quand il est l’heur’ c’est l’heure

    il faut battre le beurre ! »

    Le baiser qui dégèle,

    celui qui interpelle,

    qui vous coupe le souffle,

    pas le baiser pignouf !

    Le patin sans pantoufle

    bien roulé sans esbroufe !

    La superbe gamelle

    et pas d’ la béchamel !

    Foin du bécot chameau

    plus mou que le mou d’ veau !

    Pas le palot pâlot :

    le gros méli-mélo !

     

    La pelle que l’on roule

    en se mettant en boule,

    le baiser qui secoue

    de la tête aux genoux,

    qui dénoue le cordon

    du p’ tit string pour de bon

    et qui très bien mené

    conduit tout droit au pied !

     

    Bref !

    Je parle du baiser,

    du gros, du bon, du vrai

    pas du baiser distrait

    qui est plus ou moins frais !

     

    Ce baiser-là, mon gars,

    il faut le savourer

    sans arrière pensée

    et aller jusqu’au bout :

    c’est cadeau avant tout !

     

     Pas se prendre le chou

     ne rien signer du tout, 

    mais si la raison tangue

    au mélange des langues

    c’est qu’ t’es bien accroché

    et tu n’es pas couché !

     

    Ça va finir au pieu

    en ébats licencieux

    pendant que Cupidon

    qui porte bien son nom

    mat’ ra sous tout les angles

    en jouant du triangle

    ce qui en fera deux

    qui seront sur les lieux !

     

                                             Rotpier

     

    Le baiser de l'Hôtel de Ville de Doisneau, image du net  *

     

    * Lien:   https://www.timeout.fr/paris/art/5-choses-a-savoir-sur-le-baiser-de-lhotel-de-ville-de-robert-doisneau

     


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  • Préambule :

    C'était un billet du 07 mars 2014,  Lejaby a été sauvé depuis : des saints se sont penchés sur lui !

     

    Mes ami(e)s, mes ami(e)s !

     

    Au secours ! Je fais appel à vous !

    Aujourd’hui un pan entier de notre savoir faire français est en danger !

    Lejaby vacille ! 

    Si Lejaby tombe combien de poitrines en feront autant ?

    Nous devons soutenir Lejaby qui, lui, soutient fermement les poitrines depuis si longtemps ! Soyons fermes et déterminés !

    Pas question de se déculotter, cherchons ensemble des repreneurs : il doit bien y avoir quelques gros bonnets prêts à soutenir Lejaby ! Et si ce ne sont pas des saints : tant pis ! Nous n’avons plus le temps de faire dans la dentelle !

    Il est grand temps d’interpeller Montebourg pour lui remonter  les bretelles ! Monte … bourg, avec un nom pareil, il doit en connaître un rayon dans la dentelle ! Et il pourra toujours faire des beaux cadeaux à sa copine Elsa !

     Soutenez Lejaby, rejoignez le collectif  SEIN * !

     Le Rotpier, président fondateur et déterniné.

      

    * ( Soutien Economique dans l’Intérêt des Nibards ) 

    Dessous Lejaby

    Image du net bidouillée par le Rotpier

     

    Dans un grand élan de générosité, Pierre offre à tous un ancien poème de circonstance :

     

    Du beau, du bon, du beau bonnet

    La tête dans les étoffes, les mains sur les bonnets,

    ou

    Du beau, du bon, du beau bonnet !

     

    C’est une échoppe ancienne et regorgeant d’objets,

    des fils en écheveaux, des dentelles très belles,

    des rubans de couleur, du coton à surjet,

    des boutons, des pressions, le tout en ribambelle !

     

    On peut trouver aussi de très beaux canevas

    dont les trames de fond sont des plus variées :

    une femme, une chatte ou un terre-neuvas,

    un pichet de vin blanc ou une mariée.

     

    Mais il y a surtout les mannequins tronqués

    au-dessus des genoux - culs-de-jatte d’office ! -

    dont l’amène plastique a déjà défroqué

    des curés chevronnés , des légions de novices !

     

    Du petit quatre-vingt jusqu’au fabuleux cent,

    de la taille A, B, C, aux bretelles croisée :

    un échantillonnage à filer coup de sang

    aux ados boutonneux encore à déniaiser !

     

    En dessous du nombril, c’est nouveau festival

    de formes, de couleurs parfois estomaquantes,

    à filer, sans retour, bobo conjonctival

    à des yeux trop rivés aux formes provocantes !

     

    Pourtant tout est figé depuis bientôt deux ans :

    le bonnetier est mort d’une crise cardiaque

    en matant l’essayage en direct d’un  C cent,

    colossale entreprise, une vision orgiaque !

     

    Des héritiers inscrits aux abonnés absents

    et pas de remplaçant et pas de remplaçante,

    des jours et des nuits, le temps déliquescent :

    l’humeur des mannequins est devenue grinçante !

     

    Toujours habitués aux caresses des yeux

    et même - il faut le dire ! - à des mains baladeuses,

    ils s’ennuient à mourir, finis les temps joyeux :

    ils ont le teint cireux et les mines boudeuses !

     

    Je rêve d’acquérir ce fabuleux étal,

    d’obtenir un blanc-seing, des blancs seins aux iliaques,

    faire de ce rayon un lieu transcendantal

    où je vivrais très vieux : je ne suis pas cardiaque !

     

     

                                                                                                                                                                         Pierre Dupuis 

     

                                                                         


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  • Nota:  C'est un gros pavé, ne démarrez pas si vous n'avez pas un peu de temps devant vous !

     

    Préambule :

    En première partie, je vous propose une balade en Morvan quelque peu fantaisiste. Si les lieux sont bien réels, les histoires que je brode autour le sont beaucoup moins … encore que … sérieux s’abstenir !

    La seconde partie, la moralité, est plus philosophique et aussi plus sujette à contestation de la part de quelques bien-pensants…

     

     

     

    Le chalet du trappeur.

     

    L'étang.

     

    Epopée morvandelle

    ou

    Par monts et par vaux autour de Moux,

     

    Pour éponger un coup de mou

    - Eh oui ! Parfois cela arrive ! -

    ma femm’ m’a dit : « Allons à Moux

    en Morvan ! » … Belle initiative !

     

    « C’est tout près du lac des Settons,

    légèrement en altitude,

    un peu avant Château-Chinon,

    ça changera nos habitudes ! »

     

    Tout de suite j’ai dit « Banco !

    c’est une région qui me botte,

    viens que je te fasse un bécot

    pas besoin d’enlever tes bottes ! »

     

    Cela m’a regonflé à bloc

    et j’ai sauté, je vous l’assure,

    pile-poil à deux pieds dans mon froc

    et puis j’ai lacé mes chaussures !

     

    Je  vois à vos yeux égrillards

    que vous attendiez autre chose,

    vous repasserez mes gaillards :

    j’aime que les portes soient closes !

     

    Un matin ce fut le départ,

    il faut bien que les choses arrivent,

    hors de question d’être en retard

    c’était parti pour d’autres rives !

     

    Juste un peu avant Avallon

    nous avons quitté l’autoroute,

    quelques monts et quelques vallons :

    c’était le Morvan pas de doute !

     

    Nous sommes passés à Saulieu,

    Loiseau était dans les nuages,

    c’est Berton qui tenait les lieux

    … l’addition n’était pas plus sage !

     

    Nous avons  - bien nous en a pris ! -

    seulement regardé la carte

    et à la seule vue des prix

    on a senti chauffer nos cartes !

     

    Du coup on a mangé à Moux,

    c’était beaucoup plus raisonnable,

    moins bon aussi mais après tout

    c’était quand même convenable !

     

    Pas de mou de veau au menu

    mais de la viande charolaise,

    dans les près nous les avions vus

    et les bestiaux broutaient à l’aise !

     

    Nous avons croisé quelques gens

    juste en arrivant au village

    et leur bonjour très engageant

    augurait un joli partage !

     

    Même chez les adolescents

    nous avons vu la différence :

    bien moins de morveux en Morvan

    que dans le reste de la France !

     

    Au milieu du parc du Morvan

    et des grands lacs de retenue

    des vieux châteaux et des couvents

    nous souhaitaient la bienvenue.

     

    Du coté du lac des Settons

    et niché en pleine nature,

    attendait notre location :

    un chalet de fort belle allure !

     

    A ses pieds un petit étang

    enchâssé entre deux collines

    miroitait au soleil couchant

    rêvant d’une brise coquine !

     

    Son nom : « Le chalet du trappeur »

    mais de castors pas une trace,

    à croire qu’ils avaient pris peur :

    tout comme moi devant ma glace !

     

    Pas de bisons au rendez-vous

    contrairement à toute attente

    du coup j’ai chassé les bisous

    ma femme en était très contente !

     

    Des belges sont venus pêcher,

    cinq copains des plus sympathiques,

    « Le cowboy » ils m’ont appelé

    en voyant mon chapeau mythique !

      

    Ils avaient un équipement

    pour la pêche au coup de première,

    qu’ils rangeaient soigneusement dans

    une remorque à montgolfière !

     

    Eux par contre n’étaient pas fiers,

    les belges aiment bien la France,

    bien mieux que l’Angleterre et Blair

    ou la City et la finance !

     

    Comparé à leur plat pays

    le Morvan c’est plein de granite,

    un rocher qui même bien cuit

    reste moins tendre que les frites !

     

    De toute façon en venant

    ils avaient oublié les moules,

    se sont-ils vengés sur le blanc ?

    … Je n’en sais rien … je perds la boule !

     

    En visite à Château-Chinon

    nous avons fait la promenade

    que faisait un certain tonton,

    une belle et longue balade !

     

    Tout en laissant du temps au temps

    nous avons visité la ville

    aux souvenirs omniprésents

    de l’homme à la force tranquille !

     

    En nous rendant à Vézelay,

    nous sommes passés par Bazoches

    voir un château loin d’être laid :

    Vauban n’était pas pour le moche !

     

    Dans le parc assis sur un banc

    j’ai bien détaillé la bâtisse,

    je n’ai pas dit : « Merde à Vauban ! »

    c’eut été de mauvais auspices !

      

    ( Le souvenir du grand Léo

    est bien ancré dans ma mémoire,

    il reste collé à ma peau

    de façon presque péremptoire ! )

     

    A la limite du Morvan

    à Autun au théâtre antique

    nous avons eu un coup de vent

    ne venant pas de l’atlantique.

     

    Nous oublierons avec le temps

    comme il est écrit dans le livre :

    « Autun en emporte le vent » :

    les souvenirs on s’en délivre !

     

    Ne rentrez pas en sécession

    avec moi je vous en conjure

    je vous donne mes plantations

    de jeux de mots, je vous l’assure !

     

    Margaret Mitchell nous avait

    entraîné dans une tourmente

    qui était loin d’être un navet

    et pas du bonbon à la menthe !

     

    En passant par le Mont Beuvray

    nous sommes allés à Bibracte,

    à l’oppidum il faisait frais,

    ça soulageait ma cataracte !

     

    Vercingétorix y avait

    réuni les tribus gauloises,

    qui ne faisaient pas dans leurs brais

    et chantaient des chansons grivoises !

     

    Un peu plus tard à Alésia

    César leur a mis la pâtée,

    en ce temps-là pas de média

    pour filmer la déculottée !

      

    A Vézelay Viollet-le-Duc

    a restauré la basilique

    au grand désespoir des grands-ducs

    qui trouvaient les ruines pratiques !

     

    J’ai mis deux cierges sans raison,

    juste pour voir, j’aime les flammes,

    je suis athée c’est mon blason,

    mon seul drapeau, mon oriflamme !

     

    Si j’admire les bâtisseurs

    d’églises ou de cathédrales

    je sais aussi tous les malheurs

    des gueux aux heures féodales !

     

    « Si dieu n’avait pas existé »

    comme a écrit jadis Voltaire,

    « il aurait fallu l’inventer »

    … Ludovine vas-tu te taire !

     

    Le Morvan c’est chouette allez oust,

    viens faire un tour, quitte Versailles,

    pas de danger que tu trésailles :

    il y a des massifs pour tous !

     

    Laisse Versailles à Macron,

    c’est le genre de petit home

    qu’il adore et pour qui il fond

    … le château, pas le Jeu de Paume !

     

    Il prendra le Grand Trianon

    pour y installer sa Brigitte,

    nous on sortira les bâtons

    … pas de bois mais de dynamite !

     

    Tu ne dépareilleras pas :

    du rocher et de La Rochère,

    ça se marient comme des bas :

    le Morvan te siéra ma chère !

      

    C’est le royaume du sapin,

    il y en a plein les collines,

    c’est d’ailleurs un bon gagne-pain

    que l’on s’appelle ou non Corine !

     

    Toutes les années pour Noël

    on arrache et on expédie,

    un véritable carrousel

    merci merci petit Messie !

     

    Sans rouler à tombeau ouvert

    on a atteint Quarré-les-Tombes,

    des sarcophages très divers

    nous attendaient depuis des plombes !

     

    Nécropole ou bien entrepôt

    cela reste des hypothèses,

    les historiens à ce propos

    restent le cul entre deux chaises !

     

    J’en aurais bien pris un pour moi

    mais j’ai eu peur que l’on m’engueule,

    pour mon enterrement ma foi

    cela aurait eu de la gueule !

     

    Je vois la tête des porteurs :

    au lieu du sapin de la pierre !

    Pour leurs dos un sacré malheur,

    de quoi maudire tous les Pierre !

     

    Et pas question de crémation

    la pierre ne brûle pas vite,

    c’est huit heures de combustion

    pour que le calcaire s’effrite !

     

    Alors bonjour la pollution

    c’est très mauvais pour la planète

    mais … qu’ouïs-je ? Faites attention !

    Qui a craqué une allumette ?

     

    Je ne suis pas encore fou

    mais un jour ça viendra peut-être,

    en attendant de moi à vous

    j’ai encore toute ma tête !

     

    Moralité philosophique … bien cuisinée ?

     

    A trop cultiver le sérieux

    on oublie tout à fait de rire,

    on prend un sacré coup de vieux

    et l’on s’éteint comme un lampyre !

     

    Alors rillons encore un peu,

    mijotons la bonne cuisine

    des jeux de mots en maître queux

    il ne faut pas que l’on lésine !

     

    Et tant mieux si la sauce prend,

    mieux vaut qu’ell’ ne soit pas trop grasse

    mais si ell’ l’est de temps en temps

    ne m’en veuillez pas trop de grâce !

     

    Les coincés, les collets montés,

    n’ont qu’à continuer leur route,

    ils me trouvent trop effronté

    et bien tant pis moi j’en rajoute !

     

    Vous conviendrez que j’aurais pu

    cuisiner d’autres rimes en « route »

    je sais faire, j’y suis rompu :

    j’aime beaucoup les doubles routes !

     

    Bon prince je m’arrête ici

    pour ceux n’aimant pas les épices,

    pour les autres pas de souci,

    ce n’est qu’un petit armistice !

     

    Soyons fiers d’avoir hérité

    de Rabelais, la truculence

    et gardons cette faculté

    de se moquer des idées rances !

     

    Gloire à Alcofribas Nasier

    qui a défié dans ses ouvrages

    l’ordre bien pensant des curés

    la faculté était en rage !

     

    Religion et rigidité

    vont de pair, c’est un héritage,

    l’intégrisme et la charité

    n’ont jamais fait très bon ménage !

     

    Je respecte les religions

    qui ne sont pas hégémoniques

    et qui n’ont pas la prétention

    de régenter la politique !

     

    Elles sont rares car hélas

    des individus s’en emparent

    pour, aux quatre coins de l’atlas,

    assouvir leurs rêves barbares.

     

    Si l’on remonte dans le temps

    l’actuelle église catholique

    et ses croisades en orient

    en sont un exemple typique.

     

    En ajoutant l’inquisition,

    - allons faisons bonne mesure ! -

    où sont les méchants et les bons

    … à vous la charge de conclure !

                             

                                                                   Pierre Dupuis, alias Rotpier

     

     

     

     


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  •  

    Ce devoir de pédagogie me semblait important.

    Il fallait qu’il soit fait et je m’y suis attelé en faisant de mon mieux.

    Je l'ai déjà mis sur ce blog, mais en matière de pédagogie il faut toujours remettre l'ouvrage sur le métier ... je le sais: j'étais prof !

    Rotpier ... ou Pierrot ... j'ai le vers lent !

     

    Préambule versifié destiné aux

    enfants … surtout aux petits garçons !

     

    Chers enfants - surtout les garçons ! -

    méfiez-vous des niaises histoires,

    des contes ou bien des chansons

    aux contrevérités notoires !

     

    Voila l’histoire sans chichi

    de Pierrot et de Colombine

    pour que vous soyez affranchis

    des non-dits de bien des comptines !

     

    On cherche à vous bourrez le mou

    à grands coup de mièvres paroles,

    grattez un peu et en dessous :

    tout n’est que chaudes gaudrioles !

     

    Voici ce qu’il faut retenir

    pour éviter les impostures,

    pour pouvoir un jour en finir

    des féminines dictatures !

     

    Fable tirée de l’histoire

    de Pierrot et de Colombine …

     

    Image pour Le grand marionnettiste

     

    Au clair de la lune,

    ou

    Encore plus con que la lune,

     

    Pierrot adorait Colombine

    mais la nuit il faisait son pain,

    le jour elle était aux bassines :

    ils ne se croisaient qu’en chemin !

     

    Comme elle rêvait la coquine,

    sous l’édredon, de gros câlins,

    il fut roulé dans la farine

    dès qu’elle aperçut Arlequin !

     

    Grande montée d’adrénaline

    quand il lui fit du baratin,

    Pierrot pleura mais la gredine

    finit au lit du cabotin !

     

    Dans sa roulotte sans cuisine

    il l’emmena un beau matin,

    bien au-delà de la colline

    vers un pays des plus lointains.

     

    Mais l’inconstance féminine

    se concrétisa en chemin :

    devant le froid et la famine

    elle regretta le pétrin !

     

    Une lettre et la gourgandine

    rejoignit son ancien voisin,

    s’extasiant devant la vitrine

    tout en jouant du popotin !

     

    Pierrot marcha dans la combine,

    il la prit en seconde main

    et ajouta l’action crétine

    d’ouvrir la porte à Arlequin !

     

     

    Ménage à trois ? Là, la comptine

    n’en fait pas mention clairement.

    Une dérive libertine ?

    Domaine du possiblement !

     

                  Moralité :

     

    Boulanger ou mécanicien,

    boucher ou pêcheur de sardines,

    l’homme n’est souvent qu’un pantin :

    femme le sait et l’enfarine !

     

    Elle a l’art de mettre en avant

    de façon nette et assassine

    et le derrière et le devant

    de sa dotation féminine !

     

    Lui plus bête qu’un moinillon

    et cela depuis l’origine,

    se fait piéger comme un couillon

    par les appâts de la frangine !

     

    Un simple mouvement de cils

    et il croit à bonne fortune

    … y compris un premier avril :

    encore plus con que la lune !

                             

                                                          Rotpier

     

     

    .

    lune

     

     

     


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  • .

    L'actualité n'étant pas d'une transparence absolue 

    je vous invite à celle d'un miroir ... pour peu qu'elle le soit ...

     

    Image du net

     

    La dame et le vieux miroir,

     

    C’est un très vieux miroir au tain déliquescent.

    Son cadre en bois sculpté ne tient que par miracle

    Ou bien, plus rationnel, par deux pointes qui raclent

    Un mur de papier gris au plâtre efflorescent.

     

    Un bord, en bas à gauche, est tout opalescent,

    Ce qui renforce encore une impression d’oracle :

    «- Dis-moi, mon beau miroir, n’est-ce pas la débâcle ?

    -         Oh ! non ! » ment-il avec un air d’adolescent !

     

    Combien de souvenirs sont ancrés dans ses pores ?

    La mémoire est fragile et souvent s’évapore ;

    La sienne est le pendant d’un grand classeur à dos

     

    Dont le titre serait : « Portraits en ribambelle ».

    « - Fais-moi, mon bon miroir, ce superbe cadeau :

    Repasse mon image au temps où j’étais belle ! »

     

    Epilogue :

      La vieille dame ferma les yeux pour mieux emprisonner sa jeunesse et doucement s’en alla. Le vieux miroir mit une croix dans la case « souvenir » et soupira. Un soupçon de buée vint encore ternir un peu plus l’éclat de son tain.

     

                                                                                                                                                                   Pierre Dupuis

     

     


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    Troisième devoir de vacances !

    Il y en aura un quatrième, mais pas de poésie, ce sera un petit pamphlet en prose ... tout du moins, c'est ce que je vous propose !

     

    De l'humour, mais aussi beaucoup de colère pour ce pamphlet contre une église qui se bouche les yeux au plus haut niveau !

    Pierre

     


    Voir la source de l'image à la fin !

     

    Préambule :

     

    Je ne suis qu’un vilain canard

    qui aime à brocarder l’église

    mais elle est déjà dans la mouise

    que c’en est un vrai cauchemar.

     

    Cela a l’air d’un canular

    mais sous couvert de gaillardises

    je me livre à une analyse

    sans renoncement et sans fard.

     

    Bien à l’abri de ses remparts

    Rome essaie de gérer la crise

    mais les victimes s’organisent :

    terminé le colin-maillard !

     

    Le Vatican un lupanar ?

    Le raccourci n’est pas de mise

    mais les mensonges cristallisent

    le doute et c’est le grand brouillard.

     

    Il est cerné de toutes parts,

    nul besoin de grande expertise

    pour comprendre que des surprises

    sont encore au fond des placards !

     

    La curie fait le grand écart,

    il serait temps qu’elle exorcise

    de manière nette et précise

    ses démons sans plus de retard !

     

                                                      Pierre Dupuis

     

    Image du net

     

    La fantasque épopée …

     

    L’original abbé de Somme,

     

    J’ai visité la baie de Somme,

    j’ai vu s’envoler des canards,

    j’ai croisé un curé picard

    … un drôle de petit bonhomme !

     

    Il venait de piquer un somme

    dans un gabion et tout peinard

    il reboutonnait son bénard

    … la fille croquait une pomme !

     

    Elle riait à pleines dents,

    lui aussi était très content,

    bien qu’ayant choisi la calotte

     

    Son étique était élastique

    comme les petites culottes,

    tendues sur cintres, des boutiques !

     

    xxxxxxxxxxx

     

    Pas gêné sur les entournures

    il prit congé de la nana

    en l’embrassant ici et là :

    j’étais gêné, je vous le jure !

     

    En riant devant ma figure,

    il m’a dit : « Alors grand bêta

    il n’y a rien de mal à ça

    ce n’est jamais que la nature !

     

    Je ne suis pas un défroqué

    et surtout pas un détraqué !

    Mieux vaut courir après les filles

     

    qu’après de tout jeunes garçons,

    surtout celles dont les yeux brillent

    et qui rêvent de goupillon !

     

    xxxxxxxxxxxx

     

    Je ne suis pas un conformiste

    et surtout pas un abbé froid,

    je prie pour que l’on ait le droit

    de prendre femme et je persiste !

     

    Des cardinaux trop intégristes

    imposent ce chemin de croix

    qu’est le déprimant célibat :

    acharnement obscurantiste !

     

     

    Au bout de cet égarement

    des curés violent des enfants,

    beaucoup d’évêques minimisent

     

    et l’église est montrée du doigt !

    Pendant ce temps je m’organise :

    je n’ai que l’embarras choix ! »

     

    xxxxxxxxxxx

     

    Voila ce que m’a dit l’abbé

    - rien que la vérité en somme ! -

    parole de petit bonhomme,

    il restait fier d’être curé !

     

    Et chacun de notre coté,

    en longeant un bord de la Somme

    nous avons fait toute la somme

    de ces monceaux d’absurdité !

     

    Pendant ce temps au Vatican,

    subséquemment, subséquemment,

    des effluves nauséabondes

     

    remontaient en faisant du mal

    sur les agissement immondes

    d’un proche du cercle papal !

     

    xxxxxxxxxx

     

         Péroraison sans déraison :

     

    Nul besoin d’être grand prophète

    pour annoncer qu’un jour viendra,

    le cercle se refermera

    sur celui qui est à la tête !

     

    On verra bien un jour ou l’autre

    « papal » rimer avec « anal »

    car qui d’autre qu’un cardinal

    siège à la place des apôtres ?

     

    Sachez bien pour votre chapelle

    qu’au grand jeu des nominations,

    au conclave pour l’élection

    … le pape aurait pu être Pell ! *

     

    Mais ne bougeons plus d’où nous sommes,

    je vous le dis et le redis

    je suis prêt à prendre pari

    sur le crépuscule de Rome !

     

     

     

     Dernier pied de nez :

     

    Si ces strophes vous interpellent

    c’est parfait ça roule pour moi,

    roule roule roule les pelles :

    vas-y l’abbé accroche-toi !

     

                                                     Rotpier

     

    * Pell est le nom du cardinal australien, troisième personne du Vatican, qui a démissionné de son poste de trésorier pour assurer sa défense pour accusations d’abus sexuels.

    Magnifique illustration de Boligan, Mexique.

    Lien :

    http://www.courrierinternational.com/article/vatican-affaire-pell-le-pape-francois-na-rien-voulu-voir

     


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  •  

    Second devoir de vacances en baie de somme !

    Etang donné le lieu, il faut bien se marais ...Non ?

    Le Rotpier

     

     

     

    Photo de Pierre et bidouillage du Rotpier

    .

    Pas de malade à l’Hôpital

    … sauf un poète peu bancal !

     

    C’est du gîte de l’Hôpital,

    pas de l’hosto dont je vous cause,

    un endroit où le végétal

    et l’animal sont en osmose !

     

    Les bois, les marais, les étangs

    abritent une nombreuse faune,

    dans l’eau, les arbres et les champs,

    les animaux sont là qui trônent !

     

    Situé à Longpré-les-corps-saints

    village rural de la Somme

    où l’on côtoie très peu de saints

    ce qui est naturel en somme !

     

    Je suis poète à temps partiel,

    cela permet beaucoup de choses,

    je parle à la terre et au ciel

    et tous les animaux me causent !

     

    Ne me prenez pas pour un fou

    si j’aime les vers et les rimes,

    ça vaut autre chose après tout :

    soyez quelque peu magnanimes !

     

    Voila le décor est planté,

    oubliez tout même votre âge,

    ne faites pas les étonnés

    … même devant un dérapage !

     

    Il faut savoir de temps en temps

    oublier le coté austère

    de la vie et prendre un moment

    pour rire avant d’être sous terre !

     

    Faire parler les animaux

    comme Monsieur de La Fontaine

    nous permet d’oublier nos maux

    et souvent ça en vaut la peine !

     

    Mes pérégrinations m’ont conduit à :

     

    J’ai rencontré un écureuil

    qui m’a dit : « T’as pas de noisettes ?

    J’ai beau y jeter un coup d’œil,

    je n’ai plus rien dans ma musette ! »

     

    Je lui ai dit : « C’est un écueil

    pour ta santé d’être en disette,

    voila trois sous et un clin d’œil,

    fait le plein à la supérette ! »

     

    xxxxxxxxxxx

     

    Un corbeau noir tout frais ciré

    m’a dit : « Bonjour, tous mes hommages,

    vous êtes beau à délirer

    … vous n’auriez pas un bon fromage ? »

     

    Je me suis quelque peu méfié,

    - j’avais entendu ce langage ! -

    je lui ai dit sans sourciller :

    « Je n’en ai plus, c’est fort dommage ! »

      

    Pas content il s’est envolé

    en me larguant sur son passage

    une fiente en criant « Olé !

    voila pour toi, bon nettoyage ! »

     

    xxxxxxxxxxx

     

    C’est là que j’ai vu un renard

    qui se marrait à perdre haleine,

    il m’a dit d’un air goguenard :

    « Il est fichu ton pull en laine !

     

    Ce corbeau est un peu jobard

    mais pour le largué il s’entraine,

    il a gagné à Zanzibar

    trois coupes dont une était pleine !

     

    Pleine de quoi, hein mon canard ?

    Je te laisse, vas-y sans gêne,

    réfléchis, moi j’ai un rencard,

    ne vas pas choper la migraine ! »  

     

    xxxxxxxxxxx

     

    J’ai croisé une poule d’eau

    promenant sa progéniture,

    Monsieur faisait un gros dodo :

    pour les poules la vie est dure !

     

    Elle m’a dit : « C’est un macho,

    c’est tout à fait dans sa nature,

    c’est moi qui fait tout le boulot :

    je suis remplie de courbatures !

     

    Là je m’occupe des marmots

    mais juste après, je te le jure,

    je le plaque prestissimo

    ou je lui file du cyanure ! »

     

    xxxxxxxxxxx

     

    Un col vert qui passait par là

    s’est arrêté quelques minutes

    il m’a dit : « Ne reste pas là,

    ça bouge du coté des huttes !

     

    Bientôt les plombs vont voler bas,

    ils vont tirer comme des brutes,

    planque  tes fesses mon petit gars

    si tu n’aimes pas la charcute !

     

    Dans le croupion j’en ai déjà

    … tu n’en veux pas je le suppute ?

    Barre-toi si tu ne veux pas

    en recevoir plein le calbute !

     

     xxxxxxxxxxx

     

    C’est à la pointe du Hourdel

    que j’ai parlé avec un phoque,

    il était avec son cheptel

    dont trois femelles bien en cloque !

     

    Il m’a dit d’un ton naturel :

    « On dirait que cela te choque ?

    chez nous rien de sensationnel,

    il n’y a là rien d’équivoque !

     

    On se tamponne des missels,

    la manif pour tous on s’en moque

    et du péché originel

    on n’en fait pas tout un colloque ! »

     

    xxxxxxxxxxx

     

    J’ai entendu rire aux éclats,

    c’était une mouette rieuse

    qui m’a dit : « N’en fait pas un plat :

    je sais, je ne suis pas sérieuse !

     

    Je ris de tout, c’est comme ça,

    je suis une grande insoucieuse,

    tu devrais faire comme moi

    ta vie serait plus harmonieuse ! »

     

    Depuis j’essaie et ça me va,

    son aide m’a été précieuse,

    je n’en fais pas un postulat

    mais je la mets moins en veilleuse !

     

    xxxxxxxxxxx

     

    Je regardais un émouchet

    qui volait de façon étrange

    et il s’est mis à décrocher

    puis est tombé près d’une grange.

     

    Tout aussitôt je l’ai cherché,

    un émouchet n’est pas un ange,

    ce serait plutôt un boucher

    mais il faut que tout le mond’ mange !

     

    J’ai retrouvé mon émouchet

    et sans lui faire de louanges,

    j’ai nettoyé son nez bouché :

    il n’en avait pas de rechange !

     

    Il m’a dit : « Je suis très touché,

    tu m’as sauvé et en échange,

    pour réparer tous mes péchés

    en végétarien je me change ! »

     

    xxxxxxxxxxx

     

    J’ai parlé avec un hibou

    qui ne trouvait pas la vie chouette,

    il avait l’air vraiment à bout

    et nous avons fait la causette.

      

    « Ma femme a suivi un voyou,

    un grand-duc avec des lunettes,

    il lui a donné un cachou

    et aussitôt il se l’est faite !

     

    Je vais me mettre la corde au cou,

    à vivre je n’ai plus la tête,

    tous les grands-ducs sont des ripoux,

    des obsédés de la braguette ! »

     

    J’ai tenté de le consoler

    en lui disant : « Allez mon pote,

    tu n’as plus qu’à reconvoler

    avec une petite hulotte ! »

     

    L’image la fait rigoler,

    il m’a dit : « Allez, rebelote,

    merci je vais aller draguer

    … tu n’aurais pas une capote ? »

     

    xxxxxxxxxxx

     

    J’ai rencontré un chaud lapin

    qui courrait après trois lapines,

    il m’a dit : « Eh ! Toi le clampin,

    on dirait qu’ ça te turlupine ?

     

    Ôte-toi donc de mon chemin

    que je rattrape ces coquines

    à part DSK et Baupin,

    vous êtes un peu de la courtine !

     

    Vous avez plus de baratin

    que de beurre sur vos tartines,

    mais pour ce qui est du turbin,

    elles sont déçues vos copines ! »

     

    xxxxxxxxxxx

      

    Un pigeon paon s’est approché,

    il m’a dit : « Tu as fière allure

    avec ton chapeau bien planté

    c’est quoi le nom de ton galure ? »

     

    « C’est un australien très branché,

    du pur cuir nu et sans doublure,

    du buffle très bien écorché :

    du bon sous toutes les coutures ! »

     

    « Je voudrais bien te l’emprunter

    pour aller draguer ma future,

    j’ai bien du mal à l’emballer,

    pour la bagatelle elle est dure ! »

     

    « Tiens, le voilà tout frais huilé,

    bonne chance à la revoyure,

    elle ne va pas résister :

    ça va chauffer dans les ramures ! »

     

    Trois jours après il s’est pointé

    avec sa belle créature,

    elle avait les yeux très cernés :

    les pigeons paons sont des pointures !

     

    Il m’a dit : « Merci c’est gagné,

    elle est à moi, j’ai su conclure,

    ton chapeau m’a très bien aidé :

    elle a craqué pour ton galure !

     

    xxxxxxxxxxx

     

    Un cygne très majestueux

    se donnant beaucoup d’importance

    m’a dit : « Macron, tu sais mon vieux,

    possède une sacrée prestance !

     

    En plus il est très astucieux,

    jamais de ma longue existence

    je n’ai vu pareil ambitieux :

    j’en suis jaloux, j’en ai conscience !

     

    A Versailles sous mille feux,

    il fallait voir sa suffisance,

    Louis XIV ne faisait pas mieux

    … tout du moins à ma connaissance ! »

     

    Je lui ai dit, yeux dans les yeux :

    « Nous le gardons sous surveillance,

    il se prend pour un demi-dieu

    mais qu’il prenne garde à nos lances ! »

     

    xxxxxxxxxxx

     

    « J’adore Longpré-les-corps-saints ! »

    m’a dit une belle sirène,

    elle avait un corps et des seins

    qu’elle portait comme une reine !

     

    « Allez viens mon petit lapin,

    viens donc plonger dans la fontaine,

    je ne te fais pas de dessin :

    je ne suis pas très puritaine ! »

     

    Bien que je ne sois pas un saint

    j’ai beaucoup hésité quand même,

    mais j’ai cédé, ça c’est certain,

    après tout l’erreur est humaine !

     

    Je ne vous détaillerais rien

    même si j’ai un peu la haine :

    la belle faisait le tapin

    à la barbe de la mondaine !

     

    Le poisson ne me dit plus rien,

    quand j’en vois je deviens tout blême,

    je change vite de chemin

    quand je rencontre une fontaine !

     

    xxxxxxxxxxx

      

    Ça termine en queue de poisson,

    oui c’est ainsi que ça s’arrête,

    vous n’aurez pas grands polissons

    de quoi vous rincer les mirettes !

     

    Pas de photos, de vidéo,

    moi je préfère l’écriture,

    j’aime bien assembler les mots

    pour raconter mes aventures !

     

    Je sais, ça fait un peu has-been

    d’encore aimer prendre la plume,

    allez, à la vôtre : chin-chin,

    je suis comme ça et j’assume !

     

    Et si vous avez bien aimé

    rendez-moi un petit service,

    avec vos amis partagez,

    ce sera mon seul bénéfice !

     

                                       Rotpier

     

     

    Photo de Pierre et bidouillage du Rotpier

     


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  •  

    En souvenir d'excellentes vacances à Longpré-les-corps-saints dans la Somme !

     

     

    Le gîte de l'Hôpital, photo personnelle

     

     

    Photo personnelle

     

    Photo personnelle

     

    Pierre

     


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  •  

    .

    Du 24 juin au 18 juillet à 8H 54 : 

    Vacances dans Les Hauts-de-France,

     

    Tous les ans à la même époque,

    il n’y a là rien de baroque,

    je ferme la boutique et pars

    et je reviens un peu plus tard !

     

    Je vais du coté d’Abbeville

    et je visiterais la ville,

    la baie de Somme et un peu plus,

    je vous dirais si ça m’a plu !

     

    A nous les frites et les moules

    ( j’emmène ma petite poule ! )

    peut-être même du homard

    arrosé d’un très bon pinard !

     

    Il se peut que l’année prochaine

    on se retrouve dans la gène :

    les retraités avec Macron

    vont se retrouver les pigeons !

     

    Casquer un peu - pas de problème ! -

    mais ce qui me rend vraiment blême

    c’est que les riches et les milords

    auront le cul plus cousu d’or !

     

    Mais pour l’instant c’est les vacances,

    profitons de cette séquence,

    reportons la révolution :

    vive le peuple, à bas Macron !

      

                                     Pierre et Rotpier

     

    J'irais voir un cousin qui joue du luth au château de Bagatelle !

    Cela m'entraînera pour la dure lutte à venir ! ( pas de plaisanterie douteuses SVP ! )

     

    Pierre et Rotpier

     


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  •  

    Allez, j'ai hésité un peu mais je me lâche...

    Sans son  *
    et sans effluve :
    mais un poème qui fleure bon la France !


    Rotpier


    * Ni Dalila ... bien entendu ... pas plus que Dalida !




    Image du net



    Les dix commandements du pétomane,

     

    Pour amuser les braves gens :

    des haricots et du contrôle !

    Pas besoin d’être intelligent,

    il suffit d’avoir le pet drôle !

     

    Si c’est vers minuit moins le quart,

    pas besoin de beaucoup d’idées,

    il suffit de faire un pet tard

    pour faire rire une assemblée !

     

    Celui dont tu peux être fier,

    tu l’avais lâché aux aurores :

    ton bon et gros pet tôt d’hier,

    ses effluves flottent encore !

     

    Il faut de la vitalité

    pour vraiment rester dans la danse,

    si tu veux la célébrité :

    il faut que des gros pets tu lances !

     

    Il ne faut jamais le rater :

    pas de pet qui soit interlope !

    Viril et franc pour le lâcher :

    alors jamais ton pet n’est lope !

     

    Un pet se doit d’être une horreur,

    un petit pet est bien grotesque !

    Il faut qu’il soit à ton honneur :

    tant mieux si c’est un pet dantesque !

     

    Si jamais on le lâche à l’eau,

    il faut que les bulles défilent

    et s’éloignent au grand galop :

    il faut que ton gros pet d’eau file !

     

    Si les vagues se font énormes

    et arrivent chez les chinois :

    tant mieux si c’est un pet hors normes,

    tant pis si c’est un pet qui noie !

     

    Il est spectacle à lui tout seul !

    Un one-man-show ? Moi je dis chiche !

    Allez, je te prends pour filleul :

    c’est sur scène que le pet niche !

     

    Il faut honorer les anciens,

    un jeune pet naît et prospère

    sur le tracé de leur chemin :

    il faut respecter les pets pères !

     

     

                                                Rotpier

     

     

    Je vous mets un lien pour que vous soyez bien au parfum : 

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_P%C3%A9tomane

     


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  •  

    Allez,  je l'ai déjà mis celui-là mais vous allez bien

    en reprendre une petite taffe !

     Restons gais !

     

    Cigares cubains 2

    Image du net

    .

    J’en ris sous cape !

     

    Alors que j’étais à Cuba

    en vacanc' avec ma nana,

    ell’  m’a laissé - ça désarçonne ! -

    tomber pour une belle autochtone !

     

    Là, j’en suis resté sur le cul :

    en deux ans quatre fois cocu !

    Les femmes étant trop décevantes,

    je me suis tourné vers les tantes !

     

     ( Refrain à bisser ! )

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays vas ras !

     

    C’est le conseil que m’a donné

    un ami, un ancien curé,

    qui ne porte plus la soutane

    et qui habite à La Havane.

     

    Quand il a quitté son boulot,

    il m’a dit : « Les fidèles cass’  trop !

    Ils sont obèses et je précise

    qu’ils pètent les bancs des églises ! »

     

     ( Refrain à bisser ! )

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays vas ras !

     

    Si mon ami est défroqué,

    il n’a pas sa cuti viré !

    Mais il connaît bien les tapettes

    et m’a dit comprendre ma quête :

     

    « Si tu veux fair’  ton trou là-bas

    c’est mieux d’être sans poils mon gars !

    Si tu veux à tout prix séduire,

    tu dois t’épiler à la cire !

     

     ( Refrain à bisser ! )

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays vas ras !

     

    Tu n’es pas grand, t’as le cul bas :

    c’est un très bon atout pour toi !

    Tu vas les rendrent fous ces folles :

    tu va passer à la cass’ role !

     

    Ils vont vite fait t’allumer

    tu risques même de fumer !

    Tu va passer à la tournante :

    ça se pratique chez les tantes !

     

    Refrain à bisser ! )

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays vas ras !

     

    Tu vas remarquer dans le lot

    un mec surnommé Ernesto,

    en moins de deux il va te faire

    le coup du révolutionnaire !

      

    Pendant qu’il sera dans ton dos

    tu tiendras des petits drapeaux !

    Une position pas facile

    même les années bissextiles !

     

    Refrain à bisser ! )

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays vas ras !

     

    Si tu vois sans son goupillon,

    arriver l’abbé Décochon,

    un vieux copain de séminaire :

    sache qu’il connaît bien l’affaire !

     

    Il est encore un peu curé

    mais à cent pour cent bilboquet !

    Quand un garçon passe à confesse

    il faut qu’il planque bien ses fesses !

     

    Refrain à bisser ! )

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays vas ras !

     

    Maintenant je vais te quitter

    car en France il me faut rentrer

    dans le Morbihan, en Bretagne,

    j’ai déniché une compagne !

     

    En comptant l’avion et le train,

    j’aurais bien six arrêts au moins

    car en excluant les pannes,

    y a six gares de là à Vannes ! »

     

    Refrain à bisser ! )

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays vas ras !

     

      

    Moralité :

     

    Que l’on soit ici ou là-bas,

    qu’on ait le cul haut ou bien bas,

    pour éviter d’être maussade

    soignons-nous à la  rigolade !

     

    Si cette histoir’  fait un tabac

    j’espère bien que de Cuba :

    je recevrais quelques havanes,

    des purs, des vrais, sans cellophane !

     

    ( Refrain à bisser ! )

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays

    Si tu vas chez les gays vas ras !

     

                                                               Rotpier

     

     

    Che Guévara

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    L’emprise du mammaire sur le maire,

    ou

    Une affaire bien en main,

     

    Elle avait décidé un jour

    de séduire le nouveau maire,

    elle connaissait son affaire,

    pour elle c’était du velours !

     

    Elle avait collé sans détour

    ses protubérances mammaires

    - chose pas très protocolaire ! -

    sous ses yeux et c’était du lourd !

     

    Sans opposer de résistance

    il s’écria « mais c’est Byzance ! »

    et il la suivit dans son lit !

     

    Pour lui montrer son savoir-faire

    elle prit sans à priori

    bien en main les choses du maire !

     

                   Résultat :

    Ah ! Que c’est bon lui dit l’édile,

    j’aurais été un imbécile

    de refuser pareil cadeau :

    ton corps est un eldorado !

     

    Plutôt que de gérer la ville

    avec tous ces gens versatiles,

    je vais donner ma démission

    pour assouvir notre passion !

     

    Ce n’était pas qu’une promesse,

    il quitta de façon expresse

    sa charge de premier élu !

     

    Bien sûr il y eu des commères

    pour parler d’histoire de cul

    … ce qui fit rire l’ex-maire !

     

                 Epilogue :

    Et ils eurent beaucoup d’enfants

    même que l’un devenu grand

    s’empara du fauteuil de maire

    à la grande joie de son père !

     

    Sa mère lui dit « Bien mon grand,

    je trouve cela épatant

    mais je vois que ta secrétaire

    est bien dotée coté mammaire !

     

    Cela ne m’étonnerait pas

    qu’en voyant de pareils appas

    tu laisses tomber la mairie ! »

     

    Et sa mère avait bien raison,

    pour s’occuper de l’égérie

    il rédigea sa démission !

     

              Moralité :

    Que l’on soit curé ou bien maire,

    on ne peut pas tout assumer :

    sa charge et aussi s’occuper

    de tout ce qui touche au mammaire !

     

    On se défroque, on démissionne,

    et l’on passe de Saints à seins,

    de l’écharpe aux tentant tétins

    … pour les beaux yeux d’une mignonne !

     

    Certains ne suivent pas l’adage,

    ils font les deux chose à la fois,

    je suis peut-être un pisse-froid

    mais je dis : «  C’est du bricolage ! »

     

                                                                 Rotpier

     


    7 commentaires
  •  

     

    Je vous invite ami(e)s à partager avec moi un balayage des couleurs de la vie ou, plus précisément, des tons de la vie. Ces tons qui s’associent si parfaitement à nos états d’âme.

    En premier,  je vous invite à aller vers le sombre, vers le noir.

    En second, ce sera l'inverse ... mieux vaut garder le bon pour la fin ...

    Ces poèmes ont déjà été publiés mais je les ai retouchés … juste un petit coup de pinceau çà et là.

    Bon partage,

    Pierre

    Il fait gris, il fait moche

    et mon cœur s'effiloche.

    Il en saigne et s'aigrit

    où est donc son grigri ?

    Pierre

     

    Photo de Jean-François Simon

    Les couleurs de la vie,

     

    Je vous prends par les yeux

    comme on prend par la main,

    Balayons les couleurs, d'aujourd'hui, de demain.

     

    Là, sous nos yeux … la vie !  Toute la vie.

    Ses couleurs, ses tons … des tons à l’envie.

    Clairs au début mais … déjà  perturbés.

    Le socle et la base … déjà   plombés.

    On avance et … la lumière  s’estompe.

    On fait un vœu, on croit,      mais … on se trompe !

    Et, l’irréductible avance du temps

    nous entraîne vers les tons rebutants.

    D’ abord, quelques traits décochés  … sombres,

    avant-garde des bataillons de l’ombre.

    Vaincu, le bleu cède la place et meurt.

    Le gris, plus gris, se renforce et s’étale.

    Encore quelques lueurs qu’il avale …

    et puis … il passe un pacte avec le noir

    … son maître … inexorable laminoir !

     

    Plus de lueurs,

    toutes les peurs

    et … le trou noir.

     

                                                           Pierre  Dupuis

     

    xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

     

    Chose promise, chose due : je vous invite ami(e)s à refaire le chemin à l’envers.

     

    Autre petit instantané …

     

     

    Il avait mis des mois

    à sortir de l’impasse,

     un long chemin de croix

    où parfois on y passe,

     une purée de poix

    une ignoble mêlasse

    visqueuse comme poix :

     la Parque qui t’enlace.

     

                                           Pierre

     

    Cliché de Jean-François Simon

     

     

    Les couleurs de la vie,

     

     

    L’homme était là, droit … immobile …

     détaillant chaque ton … fragile

     … encore … encore un peu.

     Il avait, sous les yeux,

     

    les couleurs traversées

     cette dernière année.

     Son regard balayait le cliché,

     de gauche à droite, il revivait

     les dernières étapes de sa vie.

      

     

    Il les revivait …une à une … intensément.

     Le sombre … le plus que sombre,

     cette poisse d’ombre

    …désespérante.

     

    Il était là … dans ce trou noir.

    Il avait perdu tout espoir.

     L’enfer ! Le fond ! La fin du rêve !

     Et tous les jours … et pas de trêve !

     

    Il n’y avait plus que le vide

     … plus que le noir … livide.

     Le temps passait … pas un éclair.

    Pourtant il savait bien le clair !

     

    Il l’avait connu … avec elle.

    Oui ! Avec elle, la belle !

     Et puis un jour … plus rien … partie !

    Sans explications ! … La folie !

     Le tunnel ! Le trou ! Le néant !

     

    Des mois dans ce gouffre béant.

    Des mois et des mois d’amertume :

    le long deuil d’un amour posthume.

     

     

    Pourtant …

     

    Un matin, dans son vieux miroir,

    il avait cru apercevoir

     une lueur … fugitive.

    Éclaircie toute relative :

    du noir … moins noir … virant au gris.

     Mais, vigilant même amaigri,

    décochant des nuées de traits sombres,

    le noir essayait le surnombre.

    Malgré cela, il reculait.

     Des escadrons, couleur de lait,

    arrivaient à faire main-basse

     sur les volumes de l’espace !

    Le bleu avançait, impérial,

    gommant tout souvenir glacial.

     

    Ayant fini son balayage,

     certain d’avoir tourné la page,

    l’homme pivota et sourit.

     

    Dans la rue, plus tard,

     son regard accrocha - surpris ! -

    le fier profil d’une passante

    à la clarté éblouissante !

     

     

                                            Pierre Dupuis

     

    Image du net évoquant " A une passante " de Charles Baudelaire

     


    6 commentaires
  • .

    Allez, un peu de poésie, de la vraie, pour

    adoucir de ce monde de brutes !

    Image du net !

    .

    Bouquet de mots,

     

    J’avais cueilli des petits mots

    des mots gentils sur les rameaux

    d’un arbre qui m’avait souri

    sans savoir qui j’étais … si, si !

     

    Le soleil les avait dorés,

    je les ai de suite adorés,

    je les ai mis tous bout à bout

    ils m’ont dit « Oh ! Le touche à tout » !

     

    Comme je suis très bricoleur,

    j’ai fabriqué avec bonheur

    une tige pour chacun d’eux

    ce qui les a rendu heureux !

     

    Ils ont sauté tous à pieds joints

    dans un vase et j’ai des témoins :

    mon chat Gaston, un angora,

    ainsi que sa copine Elsa !

     

    Ils ont formé un gros bouquet,

    selon le sens où l’on se met

    leurs messages sont différents

    sans jamais être indifférents !

     

    Aux gens qui sont toujours grincheux

    ils ne font pas dans le moelleux !

    Les joyeux ont tous leurs égards :

    ils leur parlent parfois fort tard !

     

    Je fais partie de ces derniers,

    vous aviez pour sûr deviné

    et quand je veux aller au lit

    ils crient tous au casus belli !

     

    Mais quand ils voient mes yeux cernés

    ils prennent soin de ma santé

    et me disent : « Allez, dodo :

    tu rates tous tes jeux de mots ! »

     

    Le jour de mon dernier écueil

    je les voudrais dans mon cercueil :

    le temps doit paraître très long

    sans la moindre conversation !

     

    J’avais cueilli des petits mots

    des mots gentils sur les rameaux

    d’un arbre qui m’avait souri

    il en reste plein … allez-y !

     

    Ne les laissez pas se flétrir

    même les mots peuvent mourir

    si l’on ne leur tend pas la main :

    les mots sont comme les humains !

                                      

                                                             

                                                                         Pierre Dupuis    

     


    4 commentaires
  •  

     

    Images du net ( la 1ère est un peu bidouillée ... je n'ai pas voulu que l'on me reconnaisse ...)

     

           Exorde :

    Filles, marins et capitaines

    se retrouvent dans tous les ports,

    leurs aventures incertaines

    forgent les légendes du bord.

     

    Au sein de la pêche hauturière

    et sachant manier le filet,

    se glissent des aventurières

    au scénario très bien rôdé !

     

           Fable,

     

    Morues, marins et capitaines …

     

    Il avait fait sa connaissance

    à Terre-Neuve au Canada,

    partageant sa concupiscence

    il était tombé dans ses bras.

     

    Après trois semaines de pêche

    à bord d’un très gros morutier

    quand on débarque on se dépêche

    pour oublier le chalutier.

     

    Exit l’odeur de la morue,

    du chalut et de ses filins,

    au revoir le port et les grues,

    vive la fête et les câlins !

     

    Et quoi de mieux que cette fille

    pour oublier ce dur labeur,

    toujours prête et toujours gentille :

    que de la joie et du bonheur !

     

    Jusqu’à ce que la sauterelle

    ne soit plus au creux de son lit,

    la belle s’était fait la belle

    avec son larfeuil bien garni !

     

    Passer de morue à morue

    voila les risques du métier,

    laisser les grues pour une grue :

    vraiment pas de quoi pavoiser !

     

    Il regagna la tête basse

    son poste sur le grand bateau,

    il était tombé dans la nasse

    d’une fille et d’un maquereau !

     

    Une aventure bien amère

    ne manquant pas du tout de sel,

    une liaison éphémère

    orchestrée par un demi-sel !

     

    Il apprit que le capitaine

    avait subit le même sort

    avec une demi-mondaine :

    il n’était plus le seul à bord !

     

    Il en retrouva le sourire

    quelque soit le statut social,

    les hommes se laissent séduire :

    le procédé est bien trivial !

     

                Moralité :

    Les marins et les capitaines

    se font piéger pareillement,

    les morues ne sont pas les mêmes

    mais c’est les mêmes arguments !

     

    Souvent la facture est salée,

    ils en gardent un mauvais goût :

    une morue bien dessalée

    peut vous rouler de bout en bout !

     

    Rien de nouveau en ce bas monde

    le piège à toujours fonctionné,

    n’importe où sur la mappemonde

    des gogos se font pigeonner !

    .

    Même de très grands se font prendre,

    ils redeviennent des gamins,

    ils ne savent pas se reprendre

    quand passe un joli popotin !

     

                Péroraison :

     

    Élargissons l’horizon…

     

    Ne croyez pas que la marine

    soit le seul milieu concerné,

    partout c’est la même combine :

    c’est bonnet blanc et blanc bonnet !

     

    Allusion à la politique,

    décidément on tourne en rond,

    en ce moment plutôt critique

    mieux vaut éviter les ronrons !

     

    Je connais une autre Marine

    ( majuscule en début de mot ! )

    qui a roulé dans la farine

    toute une flopée de gogos !

     

    Sans la classer dans les morues,

    ( bien sûr chacun fait ce qu’il veut ! )

    elle sait arpenter les rues

    en bavant des discours visqueux !

     

    Mine de rien elle racole

    et pas seulement des marins,

    monde ouvrier et agricole

    sont prêts à lui suivre le train !

     

    C’est une femme et elle en joue,

    pour une tranche d’électeurs

    ça compte beaucoup, ils l’avouent :

    « Vive Marine et son valseur ! »

     

    C’est encore heureux que la nièce

    ait renoncé à  ses mandats

    car du coté minois et fesses

    y a pas photo avec tata !

     

                                              Pierre Dupuis


    3 commentaires
  • Je ne sortirai pas grandi de ce poème mais si j'en sors indemne, ce sera déjà ça !

    .

    Sapho   Janus

         Images du net : Sappho et Janus

    .

    C’est cadeau,

     

    Je voudrais exposer ici

    le fruit d’une intense pensée,

    certains la diront insensée :

    ceux-là ont l’esprit rétréci !

     

    C’est un sujet très délicat

    et je vais y mettre la forme

    pour que personne ne déforme :

    je sais beaucoup d’indélicats !

     

    Tout le monde a un Saint Patron

    pour son métier ou ses tendances,

    chaque an c’est la fête et la danse

    et l’on fait sauter les bouchons !

     

    Puisque les gays ont obtenu

    le droit au fait du mariage

    il semble utile sans verbiage

    qu’ils aient un patron reconnu.

     

    Je propose aux filles Sappho

    la belle grecque poétesse

    qui penchait à aimer les fesses

    féminines … sans porte à faux !

     

    Là, je ne me suis pas foulé

    et j’en fais amende honorable,

    il me faut donc du mémorable

    pour les gars … pas de l’éculé !

     

    Je me dois pour les invertis

    que cela sonne bien et rime

    allez, j’y vais et je m’exprime :

    ça va gratter … moi j’avertis !

     

    Je propose tout net … « Janus » !

    Le dieu romain aux deux visages,

    voila ce que moi j’envisage

    pour les chevaliers de l’anus !

     

    Voila un dieu qui correspond

    très bien à leur double facette,

    comme dit ma sœur Mauricette :

    « C’est lequel qui porte jupon ? » !

     

    Je vais proposer « anusser » *

    comme verbe à l’académie,

    pour illustrer la sodomie

    … tant pis si ça les fait tousser !

     

    Afin de vivre avec leur temps

    ils se doivent d’être à la page

    en admettant que le pointage

    existe depuis très longremps !

     

    Un verbe plus un Saint Patron

    n’est-ce point un présent de classe ?

    J’offre le tout sans dédicace

    et n’en demande pas un rond !

     

    En échange je ne veux rien !

    Pas d’intronisation subite :

    ce n’est pas un goût qui m’habite :

    mon penchant n’est pas uranien !

     

    Je ne suis double qu’en esprit,

    qui va du sérieux au loufoque,

    mais il n’y a pas d’équivoque :

    je reste hétéro à tout prix !

     

                                     Rotpier

    * Pour le cas où l’Académie retiendrait ma proposition, je vous déconseille fortement de conjuguer,en boucle, ce verbe au présent de l‘indicatif : vous en auriez, je le pense, très rapidement plein le  - - - !    La la la la !

    … Je me sauve à reculons ... on n'est jamais assez prudent ! 


    7 commentaires
  •  

    « L'histoire est un perpétuel recommencement. »

    Thucydide

     

    Pensée:

    La connerie est humaine, soit. Mais elle est beaucoup moins pardonnable quand, malgré les mises en garde répétées, elle conduit au marchand de haine qu'est le FN.

    Pierre

     

     

    Le populismeImage du net

     

    Préambule :

    Prêter une oreille complaisante aux sirènes du populisme c’est commencer à dérouler le tapis rouge pour le fascisme.

     

     

    Du populisme au fascisme,

     

    Le populisme est … populaire !

    Lapalisse aurait dit : « Bravo ! »

    il suffit pour cela de braire

    ce que veulent entendre les veaux !

     

    J’emprunte le mot de De Gaulle,

    dans le fond il avait raison,

    sans vraiment trouver cela drôle

    j’admets qu’il reste de saison.

     

    Venant de droite ou bien de gauche

    le populisme est avant tout

    une stratégie qui ébauche

    le repli sur soi jusqu’au bout.

     

    Et l’on retrouve à la manœuvre

    quelques assoiffés de pouvoir,

    les extrêmes sont à pied d’œuvre

    à qui mieux mieux pour l’encensoir !

    .

    A un moment tout ça bascule

    peu importe de quel coté

    et le venin qu’on inocule

    est un poison bien concocté !

     

    Le pays devient narcissique

    à l’image de son mentor

    et l’enchaînement est classique :

    ceux qui contestent ont tous les torts !

     

    Un de ceux ayant mis en place

    ce concept est Mussolini :

    manipuler la populace

    à loisir et à l’infini !

     

    Museler la démocratie,

    s’il le faut par un coup d’état,

    glisser vers la suprématie,

    vers le fascisme et l’omerta !

     

    … Le fascisme … nous y voila !

     

    Avec le populisme en place

    et un grand chef à son sommet,

    tous les gênants on les déplace

    … certains ne reviennent jamais.

     

    Et voila le nationalisme

    érigé autour du drapeau,

    glissant tout droit vers le fascisme

    … démocrate gare à ta peau !

     

    La violence est légitimée,

    peut commencer l’épuration,

    la race pure est sublimée

    et le racisme entre en action !

     

    Un cran de plus pour le fascisme

    qui va se radicaliser

    et prendre l’aspect du nazisme

    avec ses clans fanatisés !

    .

    L’homme à la petite moustache

    en a bien été le champion

    mais il y a eu des bravaches

    pour reprendre le pavillon !

     

    Pour qu’une épuration ethnique

    se mette en place quelque part,

    c’est que quelqu’un tient la boutique :

    il n’y a jamais de hasard !

     

    Combien de pays dans le monde

    sont assis sur ces fondations ?

    En regardant la mappemonde

    j’ai une montée de tension !

     

    Combien de voyants à l’orange ?

    A quel moment vont-ils mûrir ?

    Le populisme engrange, engrange

    dès qu'il s'emploie renchérir !

     

    C’est le moment de le combattre

    à tous les niveaux, pied à pied :

    le fer est chaud, il faut le battre

    et je le fais d’arrache-pied !

     

    Mon arme à moi c’est l’écriture

    mais j’irai plus loin s’il le faut,

    pour ne pas qu’une dictature

    puisse s’installer par défaut !

     

                Et …

     

    Chacun assumera sa place

    qu’il soit neutre ou bien collabo,

    milicien ou gros dégueulasse

    en se transformant en corbeau !

     

    Il sera hors question de dire :

    « Mais nous n’étions pas au courant,

    et au moment de les élire

    ils n’avaient pas l’air très méchants ! »

    .

    Partout l’information circule,

    même aux coins les plus reculés,

    il serait vraiment ridicule

    de prétendre tout ignorer !

     

    L’histoire est là qui le démontre,

    le populisme est un miroir

    aux alouettes qui va contre

    ceux que se sont laissés avoir !

     

    Hélas la bêtise est humaine

    et des peuples replongeront

    à l’appel du chant des sirènes

    et plus tard à ceux des clairons !

     

    Aucune race n’est mauvaise

    seuls des individus le sont,

    au risque que cela déplaise

    ceux qui disent non sont des cons !

     

    Chacun va donc prendre sa place

    et il lui faudra l’assumer

    et pas de tour de passe-passe

    quand viendra l’heure d’endosser !

     

    Car partout les grandes oreilles

    enregistreront tous les faits :

    une mémoire sans pareille

    pour confondre tous les méfaits !

     

    Les héros de la dernière heure

    seront grillés et démasqués

    et ils seront mis en demeure

    de reconnaître et de payer !

     

    Les collabos rendront des comptes

    tout comme les exécutants

    au même titre que les pontes

    ou que tout autre trafiquant !

      

                                                             Pierre Dupuis

     

     


    6 commentaires
  •  

    Un peu à cause de cela:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_l%27Allemagne

    Vous savez, moi ,quand ça fait tilt, ça fait tilt !

    Et, pour faire un peu écho à la chanson de samedi ... alors lisez ... si ça vous dit ! 

     

     

    Les photos sont du net !

    Sonnet premier :

    Mais que font les Lily Marlène ?

     

    Elle n’avait pas eu d’enfant,

    une situation choisie,

    elle voulait vivre sa vie

    sans entrave et très librement.

     

    Elle avait pris quelques amants

    pour satisfaire ses envies,

    juste des pulsions assouvies

    mais pas d’homme à elle vraiment.

     

    A l’aube de la cinquantaine

    elle n’était plus si certaine

    d’avoir choisi le bon chemin.

     

    Alors les deux mains sur la tête,

    dans son grand studio de Berlin,

    elle pleurait : c’était trop bête.

     

     

    Sonnet second :

    Pour ne pas aller dans le mur,

     

    Beaucoup de femmes allemandes

    des Gretchen, Marlène ou Eva

    quand l’âge avance se demandent :

    « Comment en suis-je arrivée là ? »

    .

    Ni contrainte ni propagande

    pour pousser à ce résultat,

    de l’égoïsme en opérande ?

    Une grosse erreur de l’état ?

     

    Mais peu importe la réponse,

    peu à peu la nation s’enfonce

    dans l’ère des gens plus que mûrs.

     

    A moins d’un sursaut teutonique,

    Berlin ira droit dans le mur :

    fin du grand rêve germanique !

     

     

    Péroraison :

    Allez teutons, allez teutonnes

    si vous voulez des autochtones

    il faut vous remettre au boulot,

    il faut refaire des marmots !

     

    L’heure n’est plus à l’égoïsme

    mais bel et bien à l’altruisme :

    pas de relève à l’horizon

    suffisante pour la nation.

     

    Allez Lily, allez Marlène

    beaucoup de joie, un peu de peine,

    il faut refaire des teutons

    au grand jour ou bien à tâtons !

     

    Votre pays a pris conscience

    de l’importante déficience

    au plan de la natalité :

    il prône la maternité !

     

    Mettez de coté la pilule,

    laissez tomber tous les scrupules :

    trouvez de consentants papas

    qui cèderont à vos appas !

     

    A défaut de compatriotes

    sans trop de fibre patriote

    vous pouvez tout à fait compter

    sur les jeunes gens d’à coté !

    .

    Il y a hors de vos frontières

    qui n’ont plus guère de barrières

    des hommes prêts à vous aimer

    et à vous faire des bébés !

     

    Remettez au travail vos ventres,

    il me plairait d’être le chantre,

    du renouveau le laudateur,

    allez soyez à la hauteur !

     

    Pas de conseils à sens unique,

    des Karl, des Franz et des Ulrich

    peuvent suivre le mouvement

    et trouver de belles mamans !

     

    Mais… Oh ! Bonjour Fräulein Marlène…

     

    Vous souriez à mes poèmes

    … on dirait même, on dirait même

    que vous avez anticipé :

    votre ventre semble occupé !

     

    A mon âge on peut se permettre

    sans risque de se compromettre

    un langage très familier

    tant qu’il n’est pas trop cavalier !

     

    Alors bravo Fräulein Marlène

    pour le beau rond de ta bedaine :

    tu as choisi la bonne option

    pour toi-même et pour ta nation !

     

    Je m’accorde le privilège

    du tutoiement qui désagrège

    bien des murs et des sortilèges

    et qu’Artémise te protège !

     

    Pardonne-moi pour mon sans-gêne

    je ne crois pas que ça te gène,

    sans rancune et à la prochaine

    aufwiedersehen fräulein Marlène !

     

    Aufwiedersehen,  aufwiedersehen…

     

                                                              Pierre Dupuis

     


    5 commentaires
  •  

    Je suis un peu en avance sur la saison mais j'espère que vous n'allez pas m'envoyer sur ... les roses !

     

    Roses de mon jardin ... photo prises l'année dernière !

     

    Préambule Baudelairien :

    Dans une vie antérieure, je fus troubadour.

    Pas italien, mais, j’ai quand même plus de souvenirs que si j’avais connu Milan.

    .

    Belles épineuses,

     

    Je t’offre, Madame, ces quelques roses

    dont les fraîches pétales

    à peine écloses

    n’ont d’égal

    que le délicat velouté de ton teint.

    Acceptes-tu, Madame, ce présent

    qui ne t’engage à rien ?

     

    Tes joues, rose pale,

    s’auréolent doucement.

    A quoi jouent tes joues ?

    Et tes cils ?

    Pourquoi amorcent-ils

    ce subtil tangage ?

    Me donneraient-ils, en gage,

    une bribe d’espoir pour plus loin ?

    Tes lèvres, elles,

    ne disent rien.

    Seras-tu là demain ?

     

    Je t’offre, Madame, ces quelques roses

    dont les fraîches pétales

    à peine écloses

    me donnent l’avant-goût

    d’un baiser tendre et frais

    que je n’aurais peut-être jamais.

    Mais …

    Je me sauve, Madame !

    Ce n’est point ma verve qui se tarit,

    mais mon sixième sens qui m’avertit

    de l’arrivée imminente

     de votre mari !

     

                                        Bonsoir Madame.

                                                                                     

                                                                                                                                               Pierre Dupuis


    8 commentaires
  •  

    .

    Image du net bidouillée par Pierre

     

      

    Apologie du mâle,

     

    Combien de fois le poète a,

    Dessous la lampe, usé sa plume,

    Pour célébrer en tout état

    La femme avec ou sans costume ?

     

    C'est devenu tout naturel,

    Et ça leur plaît à ces bougresses,

    Ces compliments, ce doux rituel,

    Encensant à jamais leurs fesses !

     

    Est-ce qu'un jour ça changera ?

    En est-il une assez honnête,

    Qui sans pudeur célébrera

    La beauté pure en la planète ?

     

    Un homme sans le moindre habit !

    Nu comme un vers, viril en diable,

    Inspirateur très ébaubi

    D'un poème ou bien d'une fable !

     

     

                                              Pierre Dupuis

      

     

     

     

     

     

    Image du net ........... ( j'ai servi de modèle ... si !!! )

     

     

     

    Déjà publié !

     


    5 commentaires
  • C’est un poème  ancien ( une dizaine d'années ? )

    mais l’actualité qui le sous-tend revient,

     hélas, régulièrement.

    A vous, les victimes de ces monstres.

     

    Image du net

    .

    Je ne te connaissais même pas Valérie,

     

     

     

    Deux …

     

    Ils étaient deux.

     

    Si seulement tu avais vu leurs yeux …

     

    si seulement tu avais pu voir leurs yeux !

     

     

     

    Du haut de tes dix sept ans,

     

    tu baladais avec l’insouciance

     

    de l’encore adolescence

     

    les pleins et les déliés

     

    de ton corps de presque femme.

     

    Eux, avaient vu …

     

    en filigrane.

     

     

     

    Si seulement tu avais vu leurs yeux …

     

    Peut-être aurais-tu pu faire demi tour ?

     

    Ne pas suivre, docile,

     

    la petite route menant à la haute ville :

     

    le chemin que tu empruntais depuis des années,

     

    tranquille.

     

    Eux … savaient.

     

    Ils étaient les chasseurs,

     

    toi … le gibier.

     

    Saloperie !  

     

    Saloperie de vie !

     

    On t’a retrouvée … nue.

     

    Peut-être les as-tu reconnus ?

     

    Ces salauds qui t’ont  - après-  lardée de coups de couteau.

     

    Aucun n’était mortel.

     

    Tu as dû souffrir …

     

    Comme tu as dû souffrir…

     

    Avec ton doigt, ton doigt plein de sang,

     

    tu as eu le temps d’écrire :

     

    « Pas … ceux … d’en … bas … »

     

    Saloperie !    Saloperie de vie !

     

     

     

    Depuis  - depuis -  j’erre.

     

    J’erre sur la petite route qui mène à la haute ville.

     

    Je cherche … Je cherche … même si c’est imbécile !

     

    Je n’ai plus grand chose à faire,

     

    je suis à la retraite et … sept fois grand-père.

     

     

     

    Je ne te connaissais même pas Valérie.

     

    Mais je voudrais confondre ces deux-là,

     

    ces deux-là qui t’ont salie, ces deux-là qui ont pris ta vie.

     

    Je voudrais coincer les salauds qui t’ont fait ça !

     

     

     

     

                                                                     Pierre Dupuis 

     


    2 commentaires
  • .

    Pour celle-là, nous n'avons pas encore trouvé de vaccin pour l'éradiquer définitivement ...

     

    Image du net

     

    Comme un relent de peste brune 

     

    Regardez bien ceux du FN,

    pour le moment ils se retiennent

    mais dans leurs yeux brille la haine,

    celle de la marque « Le Pen » !

     

    Il suffirait de trois fois rien,

    qu’un plus enragé les ameute

    pour qu’ils se regroupent en meute

    et se conduisent comme chiens !

     

    Un flash-back du temps de Vichy

    un noyau dur et des complices,

    un remake sur les milices,

    ces nœuds gluants d’introvertis !

     

    « Les étrangers ont tous les torts,

    allez dehors et sans manière,

    on les chasse hors de nos frontières,

    on les jette par-dessus bord !

     

    Qui c’est ce mec, qui le connait ?

    Il serait agrégé d’histoire ?

    Encore un emmerdeur notoire,

    un sale type, un foutriquet !

     

    Allez allez, t’es basané,

    rien à foutre ici tu dégages !

    T’es né ici ? C’est bien dommage !

    Décampe ou ça va mal tourner !  

     

    On n’aime pas les étrangers,

    nous on est des français de souche,

    ne joue pas les saintes-nitouches :

    rien à foutr’ si t’es agrégé !

     

    Quoi ? Troisième génération !

    Ça fait trop longtemps que ça dure,

    si on te cassait la figure

    et si l’on te bottait le fion ?

     

    Tu vas nous accuser c’est sûr

    d’être des racistes primaires,

    on connaît vot’ vocabulaire

    quand vous êtes le dos au mur !

     

    Cette fois tu peux te tirer

    mais un jour nous aurons Marine

    et là tu piss’ ras des narines

    à ne plus pouvoir respirer !

     

    Et vive le Front National !

    Refoulons tous les rastaquouères,

    la France n’est le sanctuaire

    que des gaulois et c’est normal ! »

     

        Péroraison :

    « Mais c’est de la science fiction ! »

    C’est ce que vous allez me dire

    et bien moi je peux vous prédire

    que certains sont prêts à l’action !

     

    Regardez bien autour de vous,

    écoutez bien, tendez l’oreille,

    chauffés ou pas par la bouteille,

    ils se lâchent un peu partout !

     

    Et quand je dis « autour de vous »

    n’excluez pas votre famille

    … je vois vos yeux qui s’écarquillent :

    vous allez me traitez de fou !

      

    Pas ceux du cercle rapproché,

    en principe on sait ce qu’ils pensent,

    les autres quelles accointances

    ont-ils auprès d’autres clochers ?

     

    C’est quand même très angoissant,

    quand on voit des petits villages

    offrir au FN ses suffrages

    à plus de cinquante pour cent !

     

    Ça pue et ça vous prend au nez,

    ça incommode et importune,

    comme un relent de peste brune,

    comme une charogne en été.

     

    Nous aurions besoin d’un Camus

    pour dénoncer la pestilence

    de ce qui nous arrive en France

    et que nous avons déjà vu !

     

    Eternel recommencement,

    il reste toujours quelques braises

    de haine et certains se complaisent

    à souffler dessus longuement !

     

    Un détail est à mentionner :

    chez nous la peste brune est blonde,

    aussi sûr que la terre est ronde

    il nous faudra l’éradiquer !

     

    Maintenant il y en a deux

    et celles-là font bien la paire,

    bien entourées par des compères

    au passé souvent sulfureux !

     

    Oui, maintenant elles sont deux,

    la fille a écarté le père,

    la nièce a laissé tata faire :

    il était encombrant le vieux !

     

    Il a défriché le terrain,

    créé sa petite entreprise

    et ces deux-là la lui ont prise :

    il n’est plus le grand mandarin !

     

    Un coup de chaud chez les fachos,

    pas de quoi fouetter une chatte,

    sauf que celles-là ont pris date

    pour nous entraîner au chaos !

     

    « Numérote tes abattis ! »

    m’a conseillé un ami proche

    « Tu joues un peu trop au Gavroche

     s’ils reviennent t’es mal parti ! »

     

    J’ai répondu à cet ami :

    « Je n’ai plus l’âge de me taire,

    de ravaler mes commentaires :

    je dis que ça pue le nazi ! »

     

     

                            Pierre Dupuis

     

     


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  •  Souvenirs d'une escale à Amsterdam quand je travaillais comme matelot-pêcheur  et que je mangeais des frittes, des frites et puis des moules et buvait du vin de Moselle ... c'était le bon temps où je pêchais le hareng et croissais des morues ... 

     

    Vive la marine, la vraie !

     

                Fable

    Ça, c’est le pompon !

     

    Un jour j’ai aperçu

    et ce à son insu,

    dans sa maison cossue,

    ma voisine fessue.

     

    Pas le moindre tissu,

    terriblement pansue,

    bourrelets tant et plus :

    un profil de massue !

     

    Il y avait dessus,

    collé comme sangsue

    et pas à son insu ! -

    une forme bossue !

     

    Un marin tout poilu

    et n’ayant pour tenue

    qu’un pompon vermoulu

    de laine refendue !

     

    A peine descendu,

    ma voisine fessue

    lui dit « c’est cent écus :

    c’est la somme attendue ! »

     

    « Quoi ! Que je sois pendu,

    tu es une morue !

    Mon cœur est tout fendu :

    c’est une triste issue !

     

    Il aurait mieux valu

    que j’ignore ta rue,

    que je fusse au chalut :

    voilà mon point de vue !

     

    Mon amour a vécu,

    tu étais ma statue,

    montagne de vertu

    … mon âme est fort déçue ! »

     

    Sans raquer un écu,

    il remit sa tenue,

    sourire contenu

    et enfila la rue !

     

    Hurlant : « Oh ! Le tordu ! »

    ma voisine fessue

    en tomba sur le cul :

    une arnaque, ça tue !

     

                 Moralité :

     A cent écus la passe,

    ça passe ou bien ça casse,

    il ne faut pas pleurer

    quand on se fait  b - - - - - !

     

                                      Rotpier

     

     


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