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    Charcuteries

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    L’épatant charcutier,

     

    Natif de Saint-Jean-Pied-de-Port,

    il avait mis le nez dehors

    juste le jour du mardi gras

    et son visage était ingrat !

     

    Ses copains se moquaient de lui

    – ce qui n’était pas très gentil ! –

    ils lui disaient en aparté :

    « ton pif il est tout épaté ! »

     

    Il s’en plaignit à ses parents,

    des gens pas très intelligents !

    Après deux jours de réflexion,

    son père lui dit : «Mon garçon :

     

    J’y voit un signe du destin :

    ton nez épaté c’est très bien !

    Tu vas apprendre le métier,

    tu feras un bon charcutier ! »

     

    Comme il était un enfant sage

    il entra en apprentissage

    chez un charcutier dont l’épouse

    ne portait rien dessous sa blouse !

     

    Très loin d’être un tas de saindoux,

    elle avait de jolis sein doux

    et des jambonneaux comme il faut,

    très vite il ne fut plus puceau !

     

    Le patron ne se fâcha pas,

    chaque fois c’était comme ça,

    lui avait la main baladeuse

    et s’occupait de ses vendeuses !

     

    C’est dans ces bonnes conditions

    qu’il aborda la profession,

    il apprit vite le métier :

    au C.A.P. il fut premier !

     

    Il entama un tour de France

    pour parfaire ses connaissances,

    de l’est à l’ouest, du sud au nord

    il devint vraiment un cador !

     

    Il se lança dans les concours

    du boudin aux topinambours,

    des tripes à la tequila,

    de l’andouillette au ratafia !

     

    Du saucisson en médaillon

    et de la saucisse aux graillons,

    du pâté aux macaronis

    et des paupiettes aux radis !

     

    Sans compter ses spécialités :

    la merguez au vin de curé,

    le chorizo de ragondin

    et les rognons de marcassin !

     

    C’est lors de l’un de ces concours

    qu’il rencontra le grand amour,

    son prénom c’était Henriette,

    elle était plutôt grassouillette !

     

     Mais bon poids fait bonne mesure,

    même avec sa drôle de hure

    il la trouva fort à son goût

    et tomba vite à ses genoux !

     

    Dès lors il aima follement

    sa grasse Henriette du Mans,

    une fille de charcutier

    dont le père était trépassé.

     

    La maman avait disjoncté,

    passant son temps à picoler,

    la boutique battait de l’aile

    malgré un très grand potentiel !

     

    Il prit l’affaire à bras le corps,

    l’Henriette du Mans d’abord !

    Si bien qu’il lui fit un enfant

    au bout de deux mois seulement !

     

    Ils s’épousèrent sans cantique

    et ils reprirent la boutique

    qui grâce à sa grande expérience

    devint une vraie référence !

     

    Ils connurent le grand bonheur :

    l’enfant eut un frère et trois sœurs !

    Les clients étaient épatés :

    tous avaient le nez épaté !

     

    Sauf la maman… c’était marrant !

     

                    Epilogue :

    Ainsi se termine l’histoire,

    elle est vraie vous pouvez me croire !

    J’ai cédé mes droits à Pathé :

    ils ont été fort épatés !

     

    L’adaptation a commencé,

    dans le rôle du charcutier

    ils voudraient avoir Depardieu :

    pour le gras on ne fait pas mieux !

     

    Et dans le rôle d’Henriette

    ils voudraient une grassouillette

    dépassant les cent dix kilos

    avec d’énormes jambonneaux !

     

    Si vous connaissez alentour

    une vraie bête de concours,

    téléphonez donc chez Pathé :

    il y a un lot à gagner !

     

    Cinquante kilos de rillettes,

    une nuit avec Henriette,

    une biture avec Gérard

    et cent bouteilles de pinard !

     

    Dépêchez-vous, ça vaut le coup,

    c’est beau lot :qu’en pensez-vous ?

    Mais évitez votre belle-mère

    … après il faudrait vous la faire !

     

     

        Remarque :

    Certains vont trouver pathétique

    de versifier sur le cochon

    il y a beaucoup de ronchons

    et de coincés en poétique !

     

    Je m’en bas l’œil de leurs critiques

    qu’ils se montent le bourrichon

    je pars écluser un cruchon

     

    en méprisant ces scolastiques !

     

                                   

                                                                                      Rotpier

     

     

    Cochon qui rit

     

     

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    Impasse, gilets jaunes et colère noire,

     

    Un président toisant de haut

    Un gouvernement à sa botte

    Avec un chef droit dans ses bottes

    Cela mène droit au chaos.

     

    Le petit peuple des ruraux

    Qui se transforme sans pilote

    En insoupçonnés sans-culottes

    Avec dégâts collatéraux.

     

    Majorité déboussolée

    La belle confiance envolée

    Prenant conscience bien trop tard

     

    De la gravité de la chose.

    Qui érigera des remparts

    Avant que tout cela n’explose ?

     

            Péroraison :

    Situation exceptionnelle

    Demandant beaucoup de doigté

    Mais nos dirigeants sont bornés

    Gare au retour de manivelle !

     

    A jouer à la pie crevée

    On ne gagne que la chienlit

    Et l’histoire se réécrit :

    À mêmes œufs même couvée !

     

    Même De Gaulle à son époque

    S’y est vraiment cassé les dents

    Alors Monsieur le Président

    On ne joue plus et on débloque !

     

                                                        Pierre Dupuis

     

     


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    Le poème du jour qui, je l'espère, vous donnera la frite !

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    Rencard maboul,

    ou

    Atomes crochus à l’Atomium,

    ou encore

    On trouve de tout sur le net,

     

    Ell’ lui avait donné rencard

    devant l’Atomium de Bruxelles

    elle était encore pucelle

    et ce n'était pas le panard.

     

    Elle comptait se rattraper

    ne pas coiffer Saint’ Catherine

    ne pas user de naphtaline

    pour garder un frifri fripé.

     

    Sans être un canon de beauté

    elle était très loin d’être moche

    elle n’était pas non plus cloche

    c’était de la timidité.

     

    Son seul et unique crédo

    était bien de faire sa mue

    pour s’amuser sans retenue

    au jeu de la bête à deux dos.

     

    Lui n’était pas des plus hardis

    ça se voyait dans ses prunelles

    elle devrait prendre sur elle

    pour qu’ils finissent dans un lit.

     

    Mais elle était gonflée à bloc

    c’était devenu son affaire

    au moment ell’ saurait y faire

    pour le grand saut dans le paddock.

     

    Elle ne reculerait plus

    finies les pudibonderies

    vive les polissonneries

    et le grand saut vers l’inconnu.

     

    Elle attendait en rêvassant

    car elle avait beaucoup d’avance

    ell’  fixait avec insistance

    deux boules situées à l’avant.

     

    C’est ici qu’ils s’étaient connus

    en se croisant dans une sphère

    il y avait une atmosphère

    propice aux atomes  crochus.

     

    Dotés d’une santé de fer

    mais à ce jour encore vierges

    malgré la quantité de cierges

    mis à brûler c’était l’enfer.

     

    Elle aurait pu il est certain

    l’inviter à manger des moules

    parait que ça tourne la boule

    aux garçons les moins chauds lapins.

     

    Ell’ connaissait à Knokke-Le Zoute

    un petit resto sur la plage

    où les moul’  et les coquillages

    n’étaient pas conseillés aux scouts.

     

    Le chef ajoutait du safran

    du gingembre et de la cannelle

    avec en plus dans la gamelle

    un truc à lui très détonnant.

     

    Un fort booster de libido

    un zinzin à donner la frite

    à un couvent de carmélites

    ou à un congrès de bedeaux.

     

    Un jour de juin on avait vu

    arriver un car de touristes

    des très vieux à la mine triste

    et aux regards un peu perdus.

    .

    Mais au moment de repartir

    ils chantaient des chansons paillardes

    leurs tenues étaient égrillardes :

    l’autobus allait-il tenir ?

     

    A la sortie du restaurant

    c’était œillad’  et roucoulades

    à deux doigts de la bousculade

    les couples partaient en courant.

     

    Elle avait vu ça sur le net

    il y a de tout sur la toile

    elle était tombée pilepoil

    sur ça en cherchant de l’aneth.

     

    Mais c’était un peu trop risqué

    et manquait beaucoup d’élégance

    la Belgique n’est pas la France

    il convient de raison garder.

     

    Quoi qu’en y regardant de près

    il y a de belles pointures

    du genre Dodo la Saumure

    encore qu’il soit né français.

     

    Et pendant qu’elle cogitait

    il lui arriva dans le dos

    et la retourna aussitôt

    lui roulant un palot pas laid.

     

    Lui aussi était excité

    il lui a dit : « Allez on roule

    je t’invite à manger des moules

    à Knokke-Le Zoute j’ai réservé ! »

     

    Avait-il cherché de l’aneth

    pour tomber sur la même page

    ou bien tapé « dépucelage »

    … on trouve de tout sur le net !

     

    En tous cas c’était bien parti

    ce soir ils ne seraient plus vierges

    plus besoin de brûler des cierges

    pour jouer à touche pipi !

     

    Moralité sous forme d’adages :

     

    Premier adage :            

    Ni les cierges ni l’harmonium

    n’ont d’effets sur les pucelages

    quand on atteint un certain âge

    mieux vaut visiter l’Atomium !

     

    Second adage :            

    Pour perdre sa virginité

    le net est rempli de recettes

    à choper avec des pincettes

    ou bien avec avidité !

     

    Troisième adage :            

    Qu’ell’ soit de mer ou de bouchot

    pour peu que l’on soit à la coule

    on arrive à tout par la moule

    et ça fini très chaud très chaud ! *

     

                                                     

     

     

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    • PS : Seule ma grande délicatesse m’a empêché de terminer avec ce vers à la rime très riche :  « et ça finit par le bout chaud ! »

     

              Mais …

    Mais un beau jour de pénurie

    croulant sous le poids des impôts

    je la vendrais sous le manteau

    cette charmante poésie !

     

    Peut-être devant l’Atomium

    pas à la sortie des écoles

    je n’ai pas perdu la boussole

    … là j'en prendrais un maximum !

     

     

                                                                 Rotpier

     

     


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    Ainsi va la vie ... elle est un tournoi avec des hauts et des bas mais qui finit toujours en bas que l'on tournoie ou pas ... 

     

     

    Image de Marie ... je crois me souvenir ...

     

    Spirale,

     

    Selon le sens où tu la prends,

    elle te hisse ou bien te broie ;

    elle t’apprend, te désapprend,

    dans les deux cas, toi, tu tournoies.

     

    La tête en l’air, la tête en bas :

    C’est là toute la différence !

    C’est jour de fête ou de combat,

    le goût sucré ou le goût rance !

     

    Tout un symbole en un cliché :

    toute l’image de la vie !

    De bas en haut, prime moitié,

    de haut en bas, l’autre asservie.

     

    Rester en haut le plus longtemps,

    est un pari, est un challenge !

    Sachant qu’il est compté le temps

    dès que tu es sorti des langes !

     

    Plus tu restes de temps perché

    et plus longue est ton existence,

    mais un jour il faut décrocher :

    tu descends où tu te balances !

     

                 

                                                         Pierre Dupuis

     

     


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    Je vous propose, en cette veille de 11 novembre, un petit florilège de mes billets consacrés à ce sujet et publiés au fil des années ...  

     

    C’était il y a 104 ans et …

     Ils partaient la fleur au fusil !

     

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    Après … 4 années d’enfer !

     

     

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    En premier : le poème « Verdun »

     

    A Verdun,

     

    Et la boue et les rats

    et les gaz scélérats,

    tous les jours la tuerie

    tous les jours l’incurie.

     

    De boyaux en boyaux

    encombrés de boyaux,

    de tranchées en tranchées

    les jambes arrachées.

     

    Et tous ces trous d’obus

    et tous ces tirs au but

    ces crêtes qui s’écrêtent

    et ces corps sans leur tête.

     

    Et ces grands officiers

    aux orgueils outranciers,

    aux visages tout glabres

    et agitant leur sabres.

     

    Et l’alcool avalé

    et les  assauts zélés,

    les discours, les harangues,

    les cadavres exsangues.

     

    La raison n’a plus cours

    on attaque on y court

    on tire on coupe on tranche

    baïonnette à la hanche.

     

    Et …

     

    Et cet éclat d’obus

    sur un coup droit au but

    et l’horrible souffrance

    et la mort pour la France

     

                 Pierre Dupuis

    En second : 

     

    Le jugement guerrier,

     

    Ils étaient partis à la guerre

    une fleur au bout du fusil,

    la der des ders - sûr, la dernière ! -

    après ça ce serait fini.

     

    Ils ont creusé profond la terre

    tel les autres en face aussi,

    pas question de se laisser faire :

    c’était parti pour le gâchis !

     

    Dégoûtés par le grand carnage,

    certains ont dit « On n’y va plus ! »

    arc-boutés et bien résolus.

     

    Jugés pour manque de courage,

    ils ont fini au champ d’horreur

    une fleur à l’endroit du cœur.

     

                                       Pierre Dupuis

     

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    En troisième: 

    J’ai écrit ce poème  après avoir lu le Goncourt 2013« Au revoir là-haut » de Pierre Lemaitre qui traite en partie de ce drame.

     

    Si vous ne l’avez pas lu, je vous le conseille et vous met un lien pour un résumé plutôt bien fait :   http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/2013/11/26/au-revoir-la-haut-de-pierre-lemaitre-prix-goncourt-2013/

     

     

    Guerre 14-18 (4)

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    Gueule cassée

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    La mort a le grand avantage de ne point

    laisser de séquelles à ceux qui la rencontre …

     

     

    Souvenirs et regrets d’une gueule cassée,

     

    Pourquoi donc ne suis-je pas mort

    quand cet obus venu du nord

    a emporté, mon sang se glace,

    presque la moitié de ma face.

     

    Je veux bien aller en enfer,

    j’ai connu le feu et le fer,

    que peut-il arriver de pire,

    J’aimerais bien l’entendre dire !

     

    Et les officiers sabre au clair,

    les explosions et les éclairs,

    les tranchées, les rats et la boue,

    les vieilles barbes sur les joues !

     

    Et les assauts et les reculs

    et les sombres et froids calculs

    pour gagner quelques hectomètres

    et obligés de se soumettre !

     

    Les gazés et les fusillés,

    les braves qui avaient osé

    dire à la maréchalerie :

    « Assez de cette boucherie ! »

     

    Les copains désarticulés

    et tous les regards affolés

    et la mitraille et la mitraille

    laissant de fumantes entrailles !

    .

    Les infirmiers et les brancards,

    les jeunes et les vieux briscards,

    les chirurgiens coupant des membres,

    les corps torturés qui se cambrent !

     

    Et ceux d’en face tout comme nous,

    terrés aussi aux fond des trous

    et obligés sous la mitraille

    de s’élancer vaille que vaille !

     

    Les mêmes de chaque coté

    à ordonner, à exiger,

    d’aller se faire ouvrir les trippes

    au nom des sacrés grands principes !

     

    Pourquoi donc ne suis-je pas mort ?

    J’aurais dû, j’en ai grand remords,

    en terminer là-bas sur place

    pour ne plus me voir dans la glace !

     

    Mais que peut-on faire bon sang

    quand on s’est vidé de son sang

    et que l’on n’est plus qu’une loque,

    une proie pour staphylocoques !

     

                   Après …

    Après, affronter les regards

    avec les yeux plein de brouillard

    des amis et de la famille

    et pire encore ceux des filles !

     

    Au début de la compassion,

    ensuite de la répulsion

    et parfois même une grimace

    … ferais-je mieux, moi, à leur place ?

     

    Pourquoi donc ne suis-je pas mort

    quand cet obus venu du nord

    a emporté, mon sang se glace,

    presque la moitié de ma face ?

     

                                                           Pierre Dupuis

    .

    En quatrième:

     

    la chanson de Gérard Berliner « Louise »

    où la guerre de 14-18 est évoquée

     

     

     

     

    Parole de Louise:

     

    Mais qui a soulagé sa peine
    Porté son bois porté les seaux
    Offert une écharpe de laine
    Le jour de la foire aux chevaux

    Et qui a pris soin de son âme
    Et l'a bercée dedans son lit
    Qui l'a traitée comme une femme
    Au moins une fois dans sa vie

    Le bois que portait Louise
    C'est le Bon Dieu qui le portait
    Le froid dont souffrait Louise
    C'est le Bon Dieu qui le souffrait

    C'n'était qu'un homme des équipes
    Du chantier des chemins de fer
    À l'heure laissée aux domestiques
    Elle le rejoignait près des barrières

    Me voudras-tu moi qui sais coudre
    Signer mon nom et puis compter,
    L'homme à sa taille sur la route
    Passait son bras, la promenait

    L'amour qui tenait Louise
    C'est le Bon Dieu qui le tenait
    Le regard bleu sur Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'éclairait

    Ils sont partis vaille que vaille
    Mourir quatre ans dans les tranchées.
    Et l'on raconte leurs batailles
    Dans le salon après le thé

    Les lettres qu'attendait Louise
    C'est le Bon Dieu qui les portait
    La guerre qui séparait Louise
    C'est le Bon Dieu qui la voyait

    Un soir d'hiver sous la charpente
    Dans son lit cage elle a tué
    L'amour tout au fond de son ventre
    Par une aiguille à tricoter

    Si je vous garde Louise en place
    C'est en cuisine pas devant moi
    Ma fille prie très fort pour que s'efface
    Ce que l'curé m'a appris là

    Et la honte que cachait Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a cachée
    Le soldat qu'attendait Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a vu tomber

    Y a cinquante ans c'était en France
    Dans un village de l'Allier
    On n'accordait pas d'importance
    A une servante sans fiancé

    Le deuil qu'a porté Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a porté
    La vie qu'a travaillé Louise
    C'est le Bon Dieu qui l'a aidée

     

    Bon partage !

     

    Pierre

     

    Bonne lecture !

     


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    Ivrogne 2

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    Obligé de sonnet deux fois !

     

    Je n’étais pas très emballé

    Par cette injonction de ma muse,

    Je lui ai dit : « Si ça t’amuse,

    Tu n’as plus qu’à t’y atteler ! »

     

    Au regard qu’elle m’a roulé,

    Je me suis dit : Oh ! Triple buse

    Ça va chauffer dans la cambuse

    Si tu cherches à te défiler ! »

     

    Elle a exigé en despote,

    en restant droite dans ses bottes,

    Que je bâtisse deux sonnets

     

    Avec des rimes identiques.

    Je me suis mis aux ballonnets

    De blanc cassis dans cette optique !

    .

    xxxxxxxxxxxxx

    .

    Verre pour vers, j’ai étalé

    Sur papier de façon diffuse,

    Ma raison devenant confuse,

    Ces strophes sans trop m’affaler !

     

    Ne pouvant plus rien avaler,

    Je lui ai dit « Là, je refuse 

    D’aller plus loin car tu abuses,

    Je tiens à te le signaler ! »

     

    J’avais l’estomac en compote,

    Encore pire que mon pote

    Lulu qui dès potron-minet

     

    Se beurre de façon drastique !

    J’ai terminé mes deux sonnets

    En écriture automatique !

     

    Cela a bien marché ma foi,

    j’ai sonnet encore une fois !

     

    Au bout de vingt deux blanc cassis,

    Alors que j’étais très malade,

    Je me suis porté l’estocade

    En me mettant au cannabis !

     

    J’ai déliré un synopsis

    Avec des scènes égrillardes,

    des étreintes plus que gaillardes :

    Un vrai festival de pubis !

     

    Quand j’ai refait un peu surface

    Et pour ne pas perdre la face,

    J’ai mis tout cela noir sur blanc

     

    Et je l’ai donner à ma muse !

    Elle en est tombée sur le flanc

    Et depuis c’est moi qui l’abuse !

    Non, mais !

     

                                                    Rotpier

     


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    ... Juste un petit délire chocolaté du Rotpier !

     

    Image du net !

     

    Fric-fracs en vrac

    ou

    Les flics chocolat,

     

    Les policiers étaient perplexes

    devant le nombre de fric-fracs

    ils avaient affaire à un crack

    l’affaire allait être complexe.

     

    Il ciblait les confiseries

    et uniquement les Kinder

    armé d’un sac et d’un cutter

    une technique bien murie.

     

    Kinder Joy ou Kinder surprise

    Kinder délice ou bien Bueno

    il raflait tout pas de cadeau

    il avait l’art et la maîtrise.

     

    Malgré les très nombreuses planques

    et l’activation des indics

    ils n’avaient pas les pauvres flics

    grand-chose sur ce saltimbanque !

     

    Il avait une grande adresse

    et il leur jouait bien des tours

    au point qu’ils se sentaient balourds

    surtout quand ils lisaient la presse.

     

    Car ces retors de journalistes

    n’ayant rien d’autre sous la main

    prenait ça comme du bon pain

    et ils se faisaient satiristes.

      

    Rien de bien méchant à vrai dire

    juste de quoi faire un bon mot

    quelque chose de rigolo

    simplement pour faire sourire.

     

    L’un avait gagné la timbale

    en qualifiant notre voleur

                                         de…         « Véritable serial Kinder »

    cela resta dans les annales.

     

    Peu à peu les vols s’espacèrent

    et un beau jour tout s’arrêta

    tout le monde le regretta

    à l’exception du commissaire.

     

    On ne retrouva pas l’artiste

    les flics restèrent chocolat

    seule la formule resta :

    dans la vie les bons mots résistent.

     

               Epilogue :

    Il se pourrait que ce poème

    intéresse un jour Ferrero

    mais même contre un pont d’euros

    je préfère rester bohème.

     

    Certains vont dire : « Qu’il est bête !

    Il n’a rien dans le ciboulot

    c’est un barjot, c’est un charlot

    ventrebleu saperlipopette !

     

    Il pourrait engranger des thunes

    en signant des contrats juteux

    il doit être gaga le vieux

    il ne fera jamais fortune ! »

     

    Mais rien ne sert d’être trop riche

    mieux vaut être bien dans sa peau

    tout le reste c’est du pipeau

    je m’en fiche et m’en contrefiche !

      

    Et si vous aimez les surprises

    vous n’allez pas être déçus

    je vous délivre sans reçu

    la vérité sans roublardise.

     

      Epilogue de l’épilogue :

     

    Mon secret je vais vous le dire

    dans cette affaire de Kinder

    c’était moi le petit voleur

    je remplissais ma tirelire.

     

    Je revendais à la sauvette

    tout ce que j’avais chapardé

    aidé par mon copain Dédé

    qui se payait des cigarettes.

     

    J’en avais assez de me taire

    je ne risque plus la prison

    il y a depuis prescription

    et il est mort le commissaire !

     

                     De plus…   

    Je ne l’ai pas dit à confesse

    j’évitais déjà les curés

    j’avais raison de me méfier

    comme ils le disent dans la presse !

     

    Car pour quelques confiseries

    en matière de contrition

    quelle aurait été l’addition ?

    … Pas des « Je vous salue Marie » !  

      

                                                               Rotpier

     


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    .

    Thriller…

    Onze Quatre

    ou

    Un enfant de la balle,

     

    On l’avait trouvé tout raidi

    allongé au fond d’une impasse

    à coté d’un hôtel de passe

    il était proprement occis.

     

    C’était du travail très précis

    net sans bavure et efficace

    quatre balles dans la paillasse

    ça enlève bien des soucis.

     

    Tempéré d’un peu d’euphémisme

    on pouvait faire un diagnostic

    sur le décès de ce loustic :

     

    Une sorte de saturnisme

    brutal et néfaste aux poumons

    une saturation au plomb.

     

    Supplément d’information :

     

    Nul besoin de confirmation

    venant d’un médecin légiste

    le premier venu des lampistes

    aurait tiré la conclusion.

     

    Dans le milieu le bruit couru

    que le gars avait eu à faire

    suite à une très louche affaire

    à un truand très résolu.

      

    Un gaillard que tous les malfrats

    avaient surnommé Onze Quatre

    densité du plomb pour abattre

    n’importe qui avec contrat.

     

    Il avait appris le métier

    en suivant son oncle et son père

    ces deux là étaient en affaire

    lui avait suivi le sentier.

     

    On faisait ça de père en fils

    une tradition ancestrale

    et en bon enfant de la balle

    il ne rasait jamais gratis.

     

    Le métier rapportait beaucoup

    mais les risques étaient énormes

    la profession était hors normes

    mais il l’aimait un point c’est tout !

     

    Il n’était pas serial killer

    pas plus qu’il n’était psychopathe

    même si cela vous épate

    il ne tuait pas de bon cœur.

     

    Question de finir dans un lit

    il n’avait que très peu de chance

    et selon toute vraisemblance

    un jour viendrait son hallali.

    .

            Les chasseurs ? 

    Ils seront flics ou bien truands

    cela n’aura pas d’importance

    il n’avait pas de préférence

    pour son billet vers le néant.

     

    Lui aussi goûterait au plomb

    un régime pas très digeste

    à proprement parlé funeste

    mais préférable à la prison.

      

    Il s’en irait le cœur léger

    la relève étant assurée

    un fils dans sa vingtième année

    était prêt à le remplacer.

     

    Il avait fait sa formation

    en interne dans la famille

    il touchait déjà bien sa bille

    et fabriquait ses munitions.

     

    Il avait déjà le sang froid

    indispensable pour la tâche

    très efficace et pas bravache

    et en plus il était adroit.

      

                                              Pierre Dupuis

     

    Image du net

     


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    Préambule :

    Je vous propose une étude de marché totalement gratuite afin de vous guider sur le choix d'une religion si vous n'en avez pas encore ou si la vôtre vous déçoit un tantinet. Je ne ferais aucune quête à l'issu de ma prestation, je vous demanderais simplement de me donner votre avis et vous avez l'assurance de n'être ni fichés ni catalogués et que les GAFAM l'auront dans le baba !

    Allez en paix mes sœurs et mes frères, que la sérénité soit avec vous et que la sénilité vous épargne le plus longtemps possible ...

    Pierre

     

     

    Lueur divine dans le ciel

    Image du net

    .

    On ne choisit pas sa religion à la légère,

     

    Je concède aisément un penchant pragmatique :

    j’aime bien essayer avant de m’engager !

    Alors vous pensez bien que du coté mystique

    j’aie voulu tout tester avant d’emménager !

     

    Ce fut vraiment ardu pour négocier l’affaire,

    dans leurs sièges sociaux les PDG sont rois !

    A Rome ou n’importe où on a d’abord à faire

    aux sous-fifres zélés et on porte sa croix !

     

    Etant très obstiné j’ai réussi quand même

    à obtenir l’aval de quelques grands patrons,

    certains m’ont éconduit d’une façon extrême,

    d’autres m’ont ignoré comme un vulgaire étron !

     

     Déjà cette expérience a été bénéfique

    pour l’évaluation des cadres supérieurs

    car, comment voulez-vous que tourne une boutique

    si son encadrement n’est pas dans les meilleurs !

     

    Laissez-passer en poche et en toute droiture

    j’ai fait des stages dans pas mal de religions,

    écoutant et notant, des Saintes Ecritures

    à leur application sur les populations.

     

    Je n’ai pas occulté le passé de chacune,

    le présent c’est  bien mais il y a le passif !

    Quand on fait un bilan pas question de lacune :

    pour la balance il faut vraiment de l’objectif !

     

    J’ai donc roulé ma bosse aux quatre coins du monde,

    certains très reculés et séparés de tout,

    d’autres très avenants où la richesse abonde,

    j’ai beaucoup observé sans gène ni tabou !

     

    J’ai d’abord abordé la religion chrétienne :

    Catholiques, Orthodoxes et aussi Protestants

    divisés eux aussi par des querelles anciennes

    en Mormons, Mennonites et Amish militants.

     

    Après ce fut l’Islam et d’abord les Sunnites

    qui croient que Mahomet a eu des successeurs,

    je suis allé bien sûr aussi chez les Chiites

    qui contestent cela aussi fort que ma sœur !

     

    Je suis parti ensuite pour étudier l’Indouisme

    qui itou se décline en plusieurs divisions :

    Jaïnismes, Sikhisme et puis Zoroastrisme :

    je n’ai pas vu Zoro : grande désillusion !

     

    Je me suis attaqué juste après au Bouddhisme

    sans bouder pour autant : je suis un gars joyeux !

    Après le Taoïsme et le Confucianisme

    sans être plus confus qu’avec les autres dieux !

     

     Judaïsme, Animisme sont venus par la suite

    et puis je suis allé m’initier au Vaudou,

    c’est là que j’ai eu peur et que j’ai pris la fuite :

    c’est un culte violent et là j’ai mis les bouts !

     

    En Jamaïque j’ai vu le Rastafarisme,

    cher à Bob Marley mais pas à Raffarin !

    J’ai fini au Japon avec le Shintoïsme,

    après je suis rentré : j’en avais plein les reins !

     

    Je reconnais quand même avoir croisé la route

    d’un gars exceptionnel : le Dalaï Lama !

    Mon scepticisme aigu virait à la déroute

    mais j’ai du me sauver à cause des chinois !

     

    Travail intéressant mais tâche fatigante,

    c’est affolant de voir le nombre de bastions

    administrés souvent de manière intrigante :

    sous les aspects feutré mijote l’ambition !

     

    Quand il faut remplacer le plus haut dignitaire,

    pour chaque religion c’est le ballet des clans,

    les discutions sans fin enrobées de mystère

    les tractations dans l’ombre et tout le bataclan !

     

    Après avoir pesé le pour et puis le contre

    pour chaque religion je n’ai pas pu trancher !

    J’ai rangé mes rapports : aucun ne me démontre

    que l’une ou l’autre soit plus apte à me brancher !

     

    En désespoir de cause et sans aucun séisme

    intellectuel pour moi j’ai rejoint tous ceux qui

    ne croient en aucun Dieu, j’ai choisi l’athéisme :

    mon âme a déserté et a pris le maquis !

    .

                                            Pierre Dupuis

     

     

     


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  • Tôt ou tard, il arrive un moment où le fait de survivre n'est plus que difficilement supportable ... alors la vie est plus pénible que la mort.

     

    Dans la maison vide

    .

    Dans la maison vide,

     

    Bien sûr, il lui restait la vie

    … et aussi son petit chien noir,

    mais elle n’avait plus envie,

    souvent, de quitter son peignoir.

     

    Pendant ces jours longs et sinistres,

    sans fin, elle tournait en rond,

    tout en puisant dans le registre

    de sa mémoire … au plus profond.

     

    Elle passait de pièce en pièce

    dans la maison beaucoup trop grande,

    revivant les scènes de liesses

    … les jours de bonheur à revendre !

     

    Mais maintenant tout était vide,

    le lourd silence étourdissant

    rendait son visage livide

    et son moral déliquescent.

     

    Les quelques pas sur la terrasse

    et son regard sur le jardin,

    la rendaient encore plus lasse :

    les beaux massifs étaient bien loin.

     

    Le chiendent y régnait en maître,

    le gazon n’était plus tondu,

    la haie faisait plus de trois mètres

    et le vieux puits était fendu.

     

    L’entretien n’était plus possible :

    trop onéreux pour son budget,

    dans les charges incompressibles,

    pas de place pour le sujet.

     

    Car en plus de la solitude

    l’argent commençait à manquer,

    de plus en plus d’incertitudes :

    des revenus bien étriqués.

     

    Il n’y avait pas de mystère,

    elle avait compris que malgré

    un train de vie des plus austères

    viendrait le jour tant redouté.

     

    Un jour vraiment épouvantable :

    celui de vendre la maison !

    Un jour - ô combien - détestable,

    un jour à perdre la raison !

     

    Un pan entier de son histoire

    allait alors se détacher,

    une secousse vibratoire

    où son cœur pourrait bien lâcher !

     

    Sans croire, elle priait quand même :

    «  Que je voudrais mourir avant !

    Ne jamais trancher ce dilemme

    … peut-être avancer le cadran ? »

     

    Et ces jours-là la vieille dame,

    revivant les scènes d’antan,

    n’essuyait même plus ses larmes :

    il y en avaient tant et tant.

     

                            Pierre Dupuis

     

     

    Dans la maison vide 2

    Les images sont du net, la première est retouchée.

     

     


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    Image du net

     

    Avertissement :

    Sonnet qu’une petite amusette qui fera probablement un four et retombera rapidement.

     

    Le faux mage,

     

    Contre une somme rondelette

    En manipulant les tarots

    Il lui avait promis de beaux

    Jours devant lui avec Paulette.

     

    Paulette était vraiment bien faite

    C’était un joli petit lot

    Et en plus du coté cerveau

    Elle égalait la sous-préfète !

     

    Un jour il s’était déclaré

    Elle lui avait ri au nez !

    Tout fulminant et blanc de rage

     

    Il alla mettre d’un bon pas

    Un fameux soufflet au faux mage

    Qui se leva et retomba !

     

               Moralité :

    Quand on promet n’importe quoi

    que l’on soit quidam ou bien mage

    on doit s’attendre à des dommages

    collatéraux ça va de soit !

     

    Il convient de rester prudent

    pour les bons ou mauvais augures

    si l’on veut garder sa figure

    intacte avec toutes ses dents !

     

    La cartomancie est un art

    où il vaut mieux courir très vite

    afin d’éviter les poursuites

    des grands déçus et des cornards !

     

            Moralité étendue :

    Si on doit faire un diagnostic

    moins on en dit mieux on se porte

    même quand on sonne à ma porte

    j’édulcore mon pronostic !

     

    Et si je peux je ne dis rien

    ou mieux encore je m’esbigne

    si je flaire bonheur ou guigne

    je ne m’en ouvre qu’à mon chien !

     

    Lui comprend tout sans s’offusquer

    et comme il n’en a rien à faire

    si ce ne sont pas ses affaires

    il se remet à roupiller !

     

    Si l’on y regarde de près

    mon chien est un grand philosophe

    il sait flairer les catastrophes

    mais aussi garder des secrets !

     

    Il sait très bien que les humains

    sont infiniment versatiles

    et que même le plus habile

    des devins en perd son latin !

     

    Je l’aime et il me le rend bien

    nous sommes faits pour nous entendre

    mais je ne vais pas trop m’étendre

    sur le sujet ça il y tient !

     

    Je suis moi-même un peu devin

    mais je ne le dis à personne

    quand on m’appelle ou qu’on me sonne

    je m’amuse à jouer au crétin !

     

    Je suis assez bon comédien

    j’arrive à endosser le rôle

    certains ne trouvent pas ça drôle

    il y a des mauvais chrétiens !

     

    Ils m’en veulent je le sais bien

    et quand l’un d’eux parfois insiste

    en me qualifiant de jocrisse

    je rigole et lâche mon chien !

     

    Il se prend au jeu aussitôt

    montrant ses dents crachant sa bave

    alors qu’il est le roi des braves :

    mon chien a un coté cabot !

     

    Prenant ses jambes à son cou

    l’autre à cent à l’heure démarre

    nous on se bidonne on se marre

    heureux d’avoir fait un bon coup !

     

    Je vous présenterais mon chien

    il vous jugera sur la bouille

    ne jouez pas les niquedouilles

    lui aussi est un peu devin !

     

    Si l’examen est concluant

    il vous fera une léchouille

    mais si il sent la moindre embrouille

    il prendra un air méprisant !

     

    Il s’en ira d’un port hautain

    ignorant tous vos dithyrambes

    et vous la queue entre les jambes

    vous irez vers votre destin !

     

    Ne venez pas chialer chez moi

    car je vous aurais mis en garde

    et devant votre mine hagarde

    je vous dirais « Bien fait pour toi ! »

     

           Remarque :

    Il est certain que j’ai brodé

    car partant d’un petit sonnet

    j’arrive à en faire des tonnes

    sans même chahuter les nones !

     

    John ne m’aurait pas pardonné

    sous la terre il aurait hurlé

    en me traitant de sale engeance

    ou de raclure avec violence !

      

    Yoko Ono m’aurait aussi

    causé pléthore de soucis

    mais ceci est une autre affaire

    je vous quitte car j’ai à faire !

     

    Ma femme vient de me siffler

    car j’ai mis au four un soufflet

    hors de question que je le rate

    j’en aurais gros sur la patate !

     

    Souhaitez-moi bon appétit

    moi je vous le souhaite aussi

    n’allez pas comme le faux mage

    déraper ce serait dommage !

     

    J’y reviendrai peut-être un jour

    si un soir sous mon abat-jour

    je relis ce joyeux délire

    et si de nouveau il m’inspire !

     

     En attendant, en attendant :

    Si un soir dans votre giron

    votre voisine de balcon

    vient quémander quelques présages

    ne dites rien c’est bien plus sage !

     

    Pour éviter de blablater

    mettez-vous plutôt à tourner

    sept fois la langue dans sa bouche

    tout en jouant à touche-à-touche !

     

    Ainsi pas de galimatias

    sur son avenir immédiat

    pas d’augure pas de promesse

    que du concret tout en souplesse !

      

                                                                Rotpier

     

     

    Le Rotpier par le Rotpier : image bidouillée !

     


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    Après « L’impromptu N°1 sans queue ni tête de Rotpier » je vous propose «Impromptu N°2 pas pour mineur de Rotpier »

     Il y aura-t-il un « Impromptu N° 3 » ? Je ne le sais pas encore.

    Toujours est-il que je vous invite à déguster celui-ci en espérant qu’il vous sierra ainsi qu’a Léone !

     

    Image du net que je me suis échiné à dénicher ... allez savoir pourquoi ?

     

    Impromptu N°2 pas pour mineur de Rotpier

     

    Si je me plie sans rechigner

    si souvent je courbe l’échine

    si de longs moments je m’échine

    à trouver des vers bien peignés

    il me plait aussi de sauter

    par-dessus les hauts barbelés

    des règles de la prosodie

    celles qui font fermer sa bouche

    à la sincérité de souche

    n’ayant pas le droit de cité.

     

    Alors je saute la barrière

    et vais braconner sur des terres

    où les lois sont plus élastiques

    où les flics sont plus sympathiques

    ne sifflant que pour applaudir !

    Cela peut surprendre je sais

    estomaquer ou ébaubir

    et couper l’herbe sous les pieds

    ou bien décrocher des sourires.

    Il est bon de se libérer

    des archétypes et des entraves

    de s’affranchir des enclaves

    dès lors que l’on est trop bridé

    par un lourd carcan dogmatique

    hérissé de clous et de piques

    venant des confins asiatiques

    arrivant à pied par la Chine

    … mais à quoi sert que je m’échine

    si vous ne voulez pas marcher ?

      

    Pour illustrer cet exposé

    prenons un exemple à portée

    de toute main bien constituée

    pour peu qu’elle ne soit pas coupée.

     

    A demeurer dans un corset

    le sein s’étiole et se relâche

    mieux vaut alors le libérer

    et lui laisser sa liberté

    quitte à ce faire bien empaumer

    par la première main qui passe

    faisant preuve de grande audace

    en le massant au débotté !

    La comparaison est osée

    je le sais et la revendique

    je tire un peu sur l’élastique

    … lequel c’est à vous de choisir

    et de le faire sans rougir !

    Lâchez-vous y a pas de lézard

    mais n’allez pas le faire trop tard

    pour que ce soir je puisse rire !

     

    Oui c’est à vous que je m’adresse

    remuez-vous, bougez vos fesses

    ne laissez pas s’ankyloser

    votre cervelle allez osez !

    Il n’y aura pas de censure

    et nous les aurons à l’usure

    tous ces coincés du bigoudi

    ces congelés du saut du lit

    qui ne rient que quand ils se brûlent

    tous ces tenants de la férule

    près à donner de la cravache

    mort à ces cons mort à ces vaches

    comme le disait tonton Georges

    qui bénissait les soutiens-gorge

    surtout quand ils étaient à terre

    par l’entremise du savoir-faire !

     

    Voila voila mes bons amis

    à vous de jouer tout est permis

    dans la limite du raisonnable :

    surtout pas de gros mots à table !

    Une pincée de paillardise

    enrobée comme friandise

    d’un joli papier transparent

    laissant au rêve les tenants

    et les brûlant aboutissants

    pour les futés les connaisseurs

     les même qui se font masseur

    - en un seul mot il va de soit ! -

    ou je ne réponds plus de moi !

     

    J’attends donc avec gourmandise

    franchement sans goguenardises

    quelques réflexions bien comprises

    tout en sachant

    - qu’on se le dise ! -

    que je préfère aux grasses bêtises

    quelques subtiles mignardises !

     

                  Mais …

    Mais un petit coté chafouin

    bien empaqueté avec soin

    dans un riche vocabulaire

    n’est pas du tout pour me déplaire

    allez quérir vos dictionnaires !

    Car quand au détour d’une strophe

    que la rime soit pauvre ou riche

    un esprit aguerri déniche

    une astuce ou un jeu de mots

    un contrepet en gros sabots

    c’est une joie incomparable

    même si ce n’est pas plaçable

    dans un discours ou bien au scrabble !

    Je répète « A vos dictionnaires ! »

    compulsez-les tout azimut

    afin de trouver une chute

    à cet impromptu un peu brut.

    … Pourquoi pas quelques rimes en « ute » ?

     

    J’en connais qui je le suppute

    vous viennent aux lèvres mais … chut !

    Il convient de les emballer

    dans du latex ou du papier

    pour les rendre assez convenables

    et pourquoi pas bien présentables

    pour être déclamées à table

    sans que tonton Eugène tousse

    mais que tata Fernande glousse

    elle qui a bien connu Georges

    et qui sortait sans soutien-gorge

    digne héritière des suffragettes

    reine de nuit  dans les guinguettes

    … j’arrête l’énumération

    cela deviendrait polisson !

    Mais si certains en redemande

    j’ai en réserve des rimes en « ande »

    qui feraient plaisir à Fernande

    et des tonnes d’autres en « u »

    à vous en laisser sur le cul

    et à faire grimacer Lulu !

    Mais je les garde dans ma poche

    pour un soir de grande bamboche

    pour les francs et fins connaisseurs

    qui devront respecter ma sœur !

     

    En attendant je vous salue

    j’attends ferme vos plus-values

    qui ne seront pas imposées

    brutes ou bien aseptisées

    et là je m’y engage à fond

    j’ai glissé deux mots à Macron

    avant qu’il ne soit tout au fond !

    Son chien m’a dit « J’y veillerais

    compte sur moi je les aurais

    ceux qui voudraient te faire la peau.

    J’ai déjà mordu Benalla

    un gars qui ne me plaisait pas ! »

    Tous comptes faits lui est réglo

    c’est un gentil cabot Némo !

      

                                                                                Rotpier

     

    Image du net !

     

     

     

     


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    En souvenir de très bonnes vacances en pays Coëvrons-Mayenne 

    Photo personnelle

     

    A Célia et Philippe

    les maîtres de céans.

     

    Le Gîte des Étangs de Coët On,

     

    Niché entre champs et forêt

    En Pays Coëvrons-Mayenne

    Ce gîte de grand intérêt

    Est d’un abord des plus amènes.

     

    Il est bon d’y faire un arrêt

    Pour fuir la région parisienne

    Ou bien toute autre où le progrès

    Vers les nuisances nous entraîne.

     

    Ici c’est le calme complet

    Au milieu des champs et des vaches

    Les écureuils tant qu’il leur plaît

     

    Font des parties de cache-cache !

    Il mérite bien des mentions

    Le joli gîte de Coët On !

     

    xxxxxxxxxxx

       

      Remarques :

    Si le calme ne vous plait pas

    si vous n’aimez pas la nature

    n’allez pas sur votre agenda

    noter cette villégiature !

     

    Si la foule est votre dada

    si vous n’aimez que les voitures

    ne venez pas dans ce coin là

    ce serait la déconfiture !

     

    Il y a bien plus de tracteurs

    que de voitures sur les routes

    les seuls bruits viennent du labeur

    dans les champs pas des autoroutes !

     

    Coté pêche c’est le bonheur

    les poissons attendent les lignes

    mais mieux vaut être fin pêcheur

    car les carpes sont très malignes !

     

    On y voit des martins-pêcheurs

    passer à très grande vitesse

    des pigeons ramiers jolis-cœurs

    roucoulant pour trouver princesse !

     

    Tout est calqué sur les saisons

    ici la nature commande

    tout est verdure et non béton

    … ce n’est pas de la propagande !

      

    Et comme on dit en patois de pays :

     

    Nom d'nom d'cent mille d'charté d'pommes cuites 

    déblatérez point ce gît’ là 

    sinon j’ cré ben que là tout’ suite

    j’ m’en va vous met’ la goule en tas !

      

    ( C’était juste un petit clin d’œil

    une main tendue à l’histoire

    une séquence évocatoire

    du patois dont on fait le deuil.

     

    J’aime bien me ramentevoir

    du parler des vieilles personnes

    qui encore parfois résonne

    avec un pied dans le mouroir. )

                                  

                                                  Pierre Dupuis

     

    Photo personnelle

     

     


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    Avis de vacances !

     Chers ami(e)s  et internautes,

     Ce blog ne sera plus alimenté pendant

    2 semaines 1/2  à 3 semaines :

    il va donc maigrir !

     

    Le Rotpier sera en vacances du coté de Mayenne (53)

    à Bais pour être plus précis... Pierre aussi !

    .

     

    Mayenne  ( image du net )

     

    Situation géographique : image du net !

     

     

      

    Je vous laisse avec un peu de lecture:

    Le " Robinson pris au piège " de Pierre,

    bien que l'on soit un jeudi et non un vendredi !

     

     

    Pour ceux qui ne le connaisse pas ou bien pour ceux

    qui veulent le relire pendant mon absence sur la toile ... 

    Attention ! C'est assez long !

    Si vous avez le temps allez-y

    ... sinon, revenez à un autre moment !

     

       

    Image prise sur le net et modifiée par mes soins !   

    .

    Robinson pris au piège,

     

    Depuis trois ans déjà, je vivais sur cette île ;

    robinson volontaire et toujours décidé

    à ne plus retourner dans des milieux futiles

    générateurs, pour moi, d’avenir oxydé.

     

    J’avais fait table rase, en me coupant du monde,

    de toutes relations comportant des humains

    et je m’affranchissais doucement d’une blonde

    que j’avais bien longtemps supplié des deux mains.

     

    J’arrivais à un âge où la philosophie

    se trouve au fond de soi  - oublié tous les cours ! -

    bien qu’étant convaincu que leur sérigraphie

    imprègne à tout jamais, les écrits, les discours.

     

    Je passais tout mon temps en longues promenades,

    sur des grèves de rêve aux sables éblouissants ;

    je savais sur cette île une unique peuplade

    dont le village était sur un autre versant.

     

    Je ne les connaissais que du bout des jumelles.

    Ils vivaient simplement et avaient sous la main

    de quoi boire et manger de façon naturelle ;

    j’évitais à tout prix de croiser leur chemin.

     

    Me savaient-ils ici ?

     

    En y réfléchissant, il semblait peu probable

    que des centaines d’yeux ne m’aient pas découvert,

    car, même en y veillant, mes traces sur le sable

    s’ajoutaient tous les jours à des signes divers.

     

    Pourquoi m’évitaient-ils ? Je ne savais le dire

    et ce n’aurait été que des supputations :

    quand on n’en sait pas plus on devrait s’interdire

    de donner des avis risquant l’aberration !

      

    J’ai toujours détesté les  « si cela se trouve … »

    les « il se pourrait que … » et autres locutions

    qui n’ont pour autre but  - c’est ce que je réprouve ! -

    que de donner à boire aux saoules discussions !

     

    Ce point de vue aussi, avait pesé lourd

    dans mon choix d’exil volontaire.

     

    Dans ce fait avéré d’ignorance tacite,

    le temps coulait tranquille et pourtant un matin,

    l’espace d’un regard, tout bascula très vite :

    mon vœu de rester seul se trouva fort atteint !

     

    Alors que je pêchais des poissons de rivage,

    je sentis un regard se poser sur mes reins.

    J’excluais tout de suite un animal sauvage :

    trois ans de solitude affûtent les instincts !

     

     Mon regard balaya les rochers de la rive,

    arrondis par le sable emporté par le vent,

    sa longue silhouette aux chauds reflets de cuivre

    éclipsait la beauté des rayons du levant.

     

    Elle avait au poignet deux fines cordelettes

    -         un costume à vrai dire extrêmement ténu ! -

    et si l’on exceptait cinq à six gouttelettes,

    les rochers arrondis paraissaient bien moins nus !

     

    Miracle de la nature,

    la communion des formes confinait au sublime :

     

    Assemblage parfait de courbes harmonieuses !

    Un décor à lever des légions de pinceaux,

    à faire se signer des bigotes furieuses,

    à jeter dans les lits des milliers de puceaux !

     

    Acceptant sans ciller mon intime inventaire,

    elle avança vers moi, me montrant qu’elle aussi

    se passait volontiers de protocole austère,

    provoquant sans façon le plus chaud des lacis !

     

    Abjurant sur-le-champ mon vœu de solitude,

    je laissais libre cours à mes mâles instincts :

    un tremblement de chairs de grande magnitude

    agita nos deux corps dans le petit matin.

     

    Pas besoin de parler en telle circonstance,

    car la langue en amour - le langage s’entend ! -

    n’est pas un élément de très grande importance :

    on se comprend toujours dès lors que l’on s’étend !

     

    Quand le calme revint, nos regards se croisèrent

    -         sans s’occuper de moi, sans prendre mon avis ! -

    et sans mal apparent, ses yeux aux miens parlèrent

    en cet instant ouaté du désir assouvi.

     

    Je ne compris pas tout de leur conciliabule

    -         c’est un fait avéré : les yeux ont leurs secrets ! -

    sur le fil du regard, en adroits funambules,

    se croisent les serments dans des ballets discrets !

     

     Au terme de l’échange, en guise d’amulette,

    elle prit mon poignet pour y glisser du sien,

    regard devenu grave, une des cordelettes

    avec l’habileté d’un parfait magicien !

     

    D’un léger coup de rein l’impeccable plastique

    de son corps onduleux s’étira vers le haut.

    Les rayons du soleil par effet chromatique

    s’amusaient à changer la couleur de sa peau.

     

    Silhouette irréelle, elle s’évanouit.

     

    Je restais étourdi, sans bouger sur le sable.

    Ce n’était pas un rêve … un cauchemar non plus ;

    je ne m’accusais pas … quoiqu’un peu responsable,

    de cet acte réflexe en aucun cas voulu.

      

    Je conquis l’amitié des poissons de rivage

    en revenant souvent, m’abstenant de pêcher,

    tout du moins dans ce sens, car la beauté sauvage

    y revenait aussi : pourquoi l’en empêcher ?

     

    Elle arrivait toujours en costume identique,

    en guise de discours, me montrant son poignet.

    J’avais depuis longtemps appris la mimétique :

    les cordelettes-liens nous servaient de signet !

     

    Spectateurs assidus de nos folles étreintes,

    les oiseaux de bordure acquiesçaient à grands cris !

    Ajoutons à cela nos rires et nos plaintes

    et la plage héritait d’un vrai charivari !

     

    Cependant … quelques fausses notes

    venaient troubler le bel ordre établi.

     

    Il arrivait parfois qu’une semaine entière

    je ne la visse pas : où était-elle alors ?

    Cette interrogation n’étant pas la première,

    je m’aperçus du piège et je sentis ses mors !

     

    Trop tard pour m’arracher : la prise était solide !

    Mélange de regrets, de plaisirs, de soupirs,

    mes sentiments hachés, parfois, frôlaient le vide :

    je rêvassais sans cesse au lieu de déguerpir !

     

    Un jour elle arriva plus tard que de coutume.

    Je ne l’espérais plus et allais m’éloigner,

    je relevais de suite un détail de costume :

    Eve brune intégrale y compris le poignet !

     

    Ce détail mis à part, rien ne changea de suite

    dans le ballet rodé de nos ardents ébats,

    se donnant sans tabou, repoussant les limites,

    elle assumait son rôle en ces vaillants combats.

     

      C’est après le repos - que toute joute implique -

    que vint le changement. Quand, désir éloquent,

    du tremblement de chairs, je voulus la réplique,

    elle se déroba me laissant paniquant.

     

    Un long moment passa - parenthèse immobile -

    puis elle se leva me montrant son poignet ;

    je compris à l’instant : d’un geste malhabile,

    je lui rendis son lien puis courus m’éloigner.

     

    Combien de temps errais-je en suivant le rivage,

    à ressasser la chose, à chercher la raison ?

    Autant qu’il en fallait pour le grand lessivage

    de mon morne cerveau parlant de trahison.

     

    Je ne demandais rien que de vivre en ermite,

    de savourer la paix jusqu’à mon dernier jour ;

    pourquoi donc accepter un cadeau-dynamite

    quand on sait qu’il explose en vous broyant toujours !

     

    Ce qui prouve que l’homme a bien faible mémoire,

    regobant l’hameçon garni du même appât :

    il hisse sa bêtise en tare expiatoire

    et même les poissons ne s’y reprennent pas !

     

    Vidé de toute force et le cerveau en friche,

    je m’écroulais sur place et d’un coup m’endormis.

    La nuit fut écran noir - pas de rêve à l’affiche ! -

     d’une désolation comme il n’est pas permis.

     

    La lune me veilla, naufragé sur le sable.

    La fraîcheur matinale activa tous mes sens ;

    Je me surpris calmé, tout à fait responsable,

    abandonnant la grève … allant à contresens.

     

    Avec grande douceur, les vagues m’accueillirent

    et comme mon cerveau, mon corps se purifia.

    Equilibre parfait, sans jamais tressaillir,

    je goûtais les bienfaits de ce bonheur médiat.

     

    La mer ayant comprit ma grande lassitude,

    se referma sur moi, m’accueillant sans façon.

    Fossoyeuse efficace en toute latitude,

    elle connaissait l’homme et savait sa chanson.

     

    Il me restait encore un soupçon de croyance :

    que mon âme et mon corps pouvaient se séparer !

    Je prenais cette option - était-ce clairvoyance ? -

    au point où j’en étais, autant m’en emparer !

     

       Je mourus sans souffrir : ce ne fut que justice !

    Mon corps entre deux eaux flottait élégamment,

    un courant l’entraîna sur le bord d’un abysse

    qui faillit l’avaler définitivement !

     

    Une main secourable empêcha sa descente,

    le prenant par la main comme on prend un enfant.

    J’assistais à la scène et réserve décente,

    je restais en retrait tout en les observant.

     

    Quand il tourna la tête et qu’il vit la sirène,

    mon corps se démena comme étant possédé :

    tout ! - et même finir rongé par les murènes ! -

    plutôt que de céder à l’appât dénudé !

     

    Il avait avalé déjà bien trop d’arêtes :

    pas question de goûter à la femme poisson !

    Il sacrifia sa main d’une façon secrète

    et plongea sans regrets dans l’abîme sans fond.

     

    Je me retrouvais seul, alors pourquoi poursuivre

    ma quête de bonheur sans pouvoir y goûter ?

    Une âme sans son corps n’a plus raison de vivre,

    je disparus d’un coup dans un remous bleuté

                                                         

                                                     Pierre Dupuis

     

     

    Merci de m'avoir lu jusqu'à la fin !

    .

    A bientôt ... vers le 18 ou 20 septembre !

     


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  •  

    J'ai retrouvé tout à l'heure, tout au fond d'un placard, ce poème ancien dont je ne me souvenais plus ... aussi :

    Je vous le propose, sur l’heure et vous le poste de l’Eure.

    Et… quand c'est l’Eure c’est l’Eure,

    avant l’Eure c’est pas l’Eure,

    après l’Eure c’est plus l’Eure !

     

    Et, si vous aimez, n’hésitez pas à en reprendre engore et engore !

     

    Horloge biologique

    Image du net

     

    Sa dernière heure avait sonné,

     

    Il était là, gisant,

    enfin … ce qu’il en restait

    et ce n’était pas peu dire.

    C’était … c’était … comment définir

    … hallucinant, hallucinant et terrifiant.

    Il y en avait partout,

    au sol, sur les murs, au plafond,

    des gros et des petits bouts

    … il était éventré

    … complètement éventré.

    Dans son pied gauche

    une aiguille était plantée

    … la grande.

    Dans son œil, le gauche,

    … oui, le gauche aussi, allez savoir pourquoi,

    la petite s’était fichée.

    Une série de chiffres, romains,

    de un à douze mais dans un ordre libre

    pendait au lustre de part et d’autre ainsi qu’une main,

    … la droite… ce qui rétablissait un peu l’équilibre.

    Ses viscères, interminables spirales,

    étaient tout déroulés, tout détendus.

    Tout cela ne marcherait plus

    … indubitablement impossible à remonter.

    Sa dernière heure avait sonné.

     

    Cela faisait déjà un moment

    qu’il n’allait pas bien

    … il était décalé… oui, c’est ça, décalé,

    jamais à l’heure.

    On le sentait complètement perdu,

    pas bien dans sa peau assurément

    … son rythme circadien ne répondait plus.

     

    Et, aujourd’hui, d’heure en heure,

    son état avait empiré

    et sur le coup de midi et demi,

    sans perdre connaissance,

    il avait avalé son horloge interne

    comme d’autre leur bulletin de naissance

    et tout avait explosé !

    Fatal engrenage,

    la belle mécanique s’était désintégrée.

     

    Il était là, gisant,

    enfin … ce qu’il en restait.

    Sa dernière heure avait bel et bien sonné

    … définitivement.

    Terrible fin pour un horloger.

     

     

                                         Rotpier

     

     

     

    Vieux réveil cassé 2

     Image du net

     

     

     

     


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    Image du net

     

    Impromptu N°1 sans queue ni tête de Rotpier,

     

    C’était un gars chaud de la pince

    et qui au lit soyons bon prince

    se défendait plus que très bien.

     

    Il avait aussi des principes

    et disait qu’il valait bien mieux

    que l’on soit à poil ou en slip

    donner sa langue à qui mieux mieux

    à une chatte sympathique

    qu’à un chat tout galeux et vieux !

     

    Il disait aussi sans jambage :

    « Pour trouver chaussure à son pied

    il faut beaucoup en essayer

    de toute sorte et de tout âge ! »

     

    Bref un gars très sensé et calme

    préférant largement monter

    sur une pouliche excitée

    que sur ses grands chevaux sans palme !

     

    « Casanova de caniveau ! »

    s’insurgeaient de nombreux jaloux

    et il y en avait beaucoup :

    les cocus sont méchants et sots !

     

         Observation :

    Les coincés des zygomatiques

    les tenants du rictus figé

    vont s’offusquer de la métrique

     de cet écrit très chaotique

    manquant beaucoup de rhétorique

    … je ne suis pas leur obligé !

    Je m’en bats l’œil et autre chose

    et tant pis si ça indispose

    je refuse la sinistrose

    qui fout le bourdon et sclérose !

     

    Ce n’est pas chez moi une règle

    de temps en temps je me dérègle

    je me dérepaire je me désaxe

    je me Nana, je me Tampax

    oui d’accord là j’en fais un max

    mais je ne signe pas Furax !

     

    Je deviens alors un bouffon

    balloté comme un vil bouchon

    au gré des vents et des marrées

    et arrivant un jour en nage

    sur une bite d’amarrage

    devant des matelots tarés !

     

    Voila c’est la fin du voyage

    je range tout, je plie bagage

    la seule question restant à quai :

    allez-vous rester aux taquets

    ou bien vous marrer tant et plus

    comme une bande de bossus

    tombant sur de plus bossus qu’eux ?

    … j’attends de voir, je suis curieux !

    Allez-vous ou non aimer ça ?

    Allez-vous devant votre écran

    vous poiler ou bien être à cran ?

    Surtout pas de couci-couça !

    Le pire étant l’indifférence

    pis que la critique à outrance

    que l’on peut comprendre et contrer

    et même lui tailler le lard

    ou bien lui faire un pied de nez

    ou bien au sommet de son art

    … s’en tamponner le coquillard !

     

                                            Rotpier

     

     


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  •  

    Un petit  pastiche de la chanson de Boris Vian par … Pierre

    Ceux qui me suivent connaissent mes démêlées avec le maire de ma commune en temps de vice-président et webmestre de l'association l'AMG créée pour contrer ses dérives .

     

     

    Allez !

    Je vous offre un petit … pastiche !

    A la vôtre !

     

    Cette fois-ci :

     

    «  Le déserteur »

    de Boris Vian

     

    qui devient :

     

              « L'accusateur … »

     

    De … Pierre

     

    Recette pour bien le déguster :

     

    • Un petit clic sur le triangle pour démarrer si cela ne se fait pas automatiquement !

     

    • On écoute religieusement l’artiste !

     

    • On descend et l’on chante sur les paroles de Pierre !

    Et… si ça plait : on recommence jusqu’à ce que les voisins commencent à hurler !

     

    Donc : on écoute !

     

     

    Maintenant on y va !

     

    Pastiche du « Déserteur » de Boris Vian.

     

    L’accusateur,

     

    Monsieur le maire autant

    Vous dire  que la lettre

    Que j’ai osé commettre

    A assez de mordant

     Elle est dans le droit-fil

    Des vers et des poèmes

    Bâtis en anathème

    Aux confins du civil

    Forme d’objurgations

    Qui de marbre vous laissent

    Mais dont j’ai la faiblesse

    De croire en leur action

    Du haut de votre ego

    Vous avez de l’aisance

    Beaucoup de suffisance

    Et vous toisez de haut

     

    Mon regret le plus grand

    Est mon action tardive

    À contrer vos dérives

    Et tous vos errements

    J’aurais du m’impliquer

    Bien plutôt dans la danse

    Entrer en dissidence

    Et je dois m’expliquer

    Je ne connaissais pas

    La façon arbitraire

    De mener les affaires

    Que vous aviez déjà

    Il a fallut un heurt

    Pour en prendre conscience

    Et entrer en défiance

    Et j’y vais de bon cœur

     

    Je ne suis pas certain

    De percer la cuirasse

    Mais d’y laisser des traces

    Ça je l’espère bien

    Nul besoin d’être sûr

    De gagner pour se battre

    Il faut toujours combattre

    Même contre des murs

    Vous connaissez les lois

    Il faut le reconnaître

    Il faut bien les connaître

    Pour s’en jouer parfois

    Vous avez votre cour

    Et vous savez y faire

    Vous avez la manière

    Le verbe et le discours

     

    Vous les avez choisis

    Pour leur coté docile

    Comportement servile

    Certains sont vos nervis

     Vous en avez besoin

    Pour couvrir vos manœuvres

    Afin de mettre en œuvre

    Vos plans et vos dessins

    Je ne crois plus en ceux

    Prônant l’indépendance

    Ils restent dans la danse

    Même quand c’est vaseux

    Ils sont inféodés

    Mais resterons coupables

    De leur indubitable

    Statut d’embrigadés

     

    Comment ne pas penser

    Que certains en profitent

    Ceux de la proche orbite

    du cercle rapproché

    « Je te donne la main

    C’est toi qui fait la donne »

    La recette est très bonne

    On connaît le refrain

    Ça marche à tous les coups

    L’omerta est de mise

    Sur les choses promises

    Tout reste dans le flou

    En dehors de la cour

    Des favoris gravitent

    Genre bernard-l’ermite

    Jamais trop au grand jour

     

    L’opacité c’est net

    Vous convient à merveille

    L’encre de la bouteille

    À l’heure d’internet

    Moins il y a de gens

    Informés plus ça passe

    Les tours de passe-passe

    Aiment l’ombre vraiment

    Il faudra bien un jour

    Les mettre sur la place

    Car tout laisse des traces

    Malgré les beaux discours

    Combien auront coûté

    D’argent à la commune

    Sûrement pas des prunes

    Tous vos mandats passés

     

    Si l’on fait le bilan

    Sec de vos mandatures

    Et sans caricature

    Il n’est guère brillant

    Vous avez dirigé

    la commune en despote

    Système lèche-bottes

    Avec des obligés

    Les résultats sont là

    Les communes voisines

    Et cela me chagrine

    Ont beaucoup plus d’éclat

    Voila ce que j’avais

    Sur le cœur à vous dire

    Vous allez en sourire

    Ou pas du tout qui sait

     

    Mais si vous vous fâchez

    Vous pourrez porter plainte

    J’assume ma complainte

    Et ça vous le savez

    Dans ce que j’ai écrit

    Il n’y a nul mensonge

    Depuis longtemps j’y songe

    Et c’est sans compromis

    Mais je dois m’arrêter

    Et déposer ma plume

    Et tant pis si j’écume

    Il me faut clôturer

    Je ne crois pas que vous

    Aimerez ces paroles

    Car les paroles volent

    Et se posent partout

     

    Aux lecteurs et à ceux qui vont fredonner :

     

    Parti dans mon élan

    Lors de cette apostrophe

    J’ai ajouté des strophes

    Au chant de Boris Vian

    Veuillez me pardonner

    Ce flux excédentaire

    Ma plume est cavalière

    je dois la refreiner

    J’ai beau m’y employer

    Elle n’est pas docile

    Et ce n’est pas facile

    À moins de la noyer

    Si cela vous a plu

    Vous pouvez tout reprendre

    J’aimerai vous entendre

    La chanter tant et plus

     

    … La   chanter    tant   et    plus…

     

     

                                Pierre Dupuis

     

    Et pis c’est tout !

    A la vôtre !

    Avec modération SVP !

    Sinon, cela donne ça!

     

    Pierre 


    7 commentaires
  • .

    Second devoir de vacances ... j'ai un peu traîné pour le finaliser !

    .

    Image du net

     

                Préambule :

    Au pays du grand Rabelais

    où la fabulation est reine

    et l’absurdité souveraine

    le bon mensonge n’est pas laid.

     

    Ce n’est qu’un petit canular

    entre le fromage et la pomme

    « Le rire est le propre de l’homme »

    et contre l’ennui un rempart.

     

    Alors amis rions souvent

    cela met du baume à nos peines

    cela rend la vie plus sereine

    et gomme nos emmerdements !

     

    J’aurais pu c’est bien évident

    choisir une toute autre rime

    mais Rabelais nous a en prime

    pondu le bon mot « excrément » !

     

    Sortons provisions et bouteilles,

    mangeons buvons jusqu’à plus tard

    on entend mieux bien remplis car :

    « Ventre affamé n’a pas d’oreille ! » 

     

    xxxxxxxxxxxxxxx

     

    Photo personnelle

     

     Épopée sibylline,

    Exposé du contexte …

    Alors que j’étais en vacances

    au gîte du Moulin Giraud

    un très beau gîte au bord de l’eau

    j’ai nagé dans l’extravagance.

     

    Il faut préciser c’est notoire

    afin de bien comprendre tout

    que la commune de Panzoult

    est fortement chargée d’histoire.

     

    Parmi les abris troglodytes

    il en est un particulier

    le logis craint ou recherché

    d’une sibylle et de ses mythes.

     

    Situé juste au dessus du gîte

    - joli poste d’observation ! -

    j’avais la fâcheuse impression

    d’être espionné par la susdite !

     

     

     

    Photo personnelle

    .

    Pas n’importe quelle sibylle

    mais la Sibylle de Panzoult

    dont Rabelais citait le trou

    et dont l’image m’obnubile !

     

    Si je vous brosse ce contexte

    c’est pour que vous compreniez mieux

    que vous soyez moins suspicieux

    sur la véracité du texte.

     

    Je vais vous relater l’histoire

    n’allez surtout pas vous moquer

    d’un pauvre barde très marqué

    par cette épreuve vexatoire.

     

    xxxxxxxxxxxx

            L’épopée …

    C’est par un soir de pleine lune

    que me parvint comme une voix

    un murmure étrange ma foi

    qui enclencha mon infortune.

     

    « Que fais-tu près de ma demeure ?

    Es-tu venu me consulter ?

    Tu me parais bien emprunté :

    tu es plus mou qu’un quart de beurre !

     

    Viens donc et entre dans ma grotte

    je ne vais pas te dévorer

    et mon vieux chien a bien mangé

    dépêche-toi crotte de crotte ! »

     

    Son antre sentait la fumée

    ça bouillait dans un vieux chaudron

    une mixture à gros bouillons

    n’ayant pas été écumée.

     

    Dans un coin une vielle chouette

    dardait sur moi ses yeux tout ronds

    de quoi me filer les jetons

    heureusement qu’elle était muette !

     

    Sur une paillasse douteuse

    un chat pelé se prélassait

    autour de son cou un lacet

    sa peau était exémateuse !

     

    Le chien qui était une chienne

    m’observait de façon bizarre

    prêt à entamer la bagarre

    dans une ambiance kafkaïenne !

     

    Croassant de façon lugubre

    un gros crapaud tout rabougri

    à la peau couleur vert-de-gris

    bavait de façon insalubre !

     

    Cela faisait de grosses bulles

    venant s’écraser au plafond

    qui retombaient dans le brouillon

    en formant une pellicule !

     

    J’avais une de ces pétoches

    je frémissais de toutes parts

    tout prêt à souiller mon falzar

    … ne riez pas ce serait moche !

     

    Tout en remuant sa mixture

    elle me dit : « N’aie donc pas peur

    je ne tue pas mes visiteurs

    ou rarement je te le jure.

     

    Je te trouve très sympathique

    bien que tu sois un peu simplet

    c’est cela chez toi qui me plait

    dans le fond tu es drôlatique.

     

    Quand Épistémon et Panurge

    sont venus pour me consulter

    nous nous sommes bien disputés :

    pour trois fois rien moi je m’insurge !

     

    Je leur ai montré mon derrière

    car ils m’avaient poussé à bout

    et quand on me cherche des poux

    je sais me faire cavalière !

     

    En raison de ta bonne bouille

    tout mon travail sera gratuit

    mais ne le dit pas à autrui

    ou je te transforme en grenouille !

     

    Donne-moi tes mains que je lise

    dans leurs lignes ton avenir

    et ne fais pas tous ces soupirs

    vraiment tu te ridiculises !

     

    Je vois … je vois … Oh ! Quelle chance

    tu vas avoir prochainement

    tu peux partir tranquillement

    là tu peux me faire confiance !

     

    Tiens trois louis d’or de ma cagnotte

    tu vois ça commence déjà

    cela ira bien au-delà

    car tu as marché dans ma grotte ! »

     

    Me raccompagnant à sa porte

    elle m’embrassa goulûment

    puis disparut en un instant

    sa chouette en tomba raide morte !

     

    Grosse montée d’adrénaline

    de quoi me perturber l’esprit

    au bout d’un moment j’entrepris

    de redescendre la colline.

     

    A peine entamé la descente

    j’ai glissé sur je ne sais quoi

    dévalé le ravin tout droit

    une culbute ahurissante !

              

        La dure réalité …

    J’ai bel et bien fait une chute

    mais tout simplement de mon lit

    car je rêvais et sapristi

    ce rêve était sans parachute !

     

    Il faut préciser que la veille

    j’avais un peu trop abusé

    d’un chinon pour le moins corsé

    une véritable merveille !

     

                  Moralité :

    Quand on ne tient pas la chopine

    mieux vaut y aller très mollo

    mais c’est bien meilleur que de l’eau

    quand ce n’est pas de la bibine !

     

    Cette histoire rabelaisienne

    je me devais de la conter

    du doigt n’allez pas me montrer

    ou je me jette dans la Vienne !

     

    Comme les moutons de Panurge

    bien d’autres viendront s’y jeter

    dans un élan d’absurdité

    ce sera une grande purge !

     

    Faites en plutôt le partage

    plus on est de fous plus on rit

    et Rabelais dans ses écrits

    nous a légué cet héritage.

     

    La vie n’est pas sans anicroche

    amusons-nous tant qu’on le peu

    avant que de devenir vieux

    et que le moral s’effiloche !

     

    Foin des guerres picrocholines

    qu’un petit rien peut déclencher

    prenons la vie du bon coté

    érigeons ça en discipline !

     

                                                                     Pierre Dupuis

     

     

     


    4 commentaires
  • ;

    Lors d’un baptême, il y a quelques temps, j’ai, à l’occasion d’un jeu, « hérité » d’un gage. Je m’en acquitte maintenant… autant que vous en profitiez ! ( Avec l'aimable autorisation des parents ! )

    Pierre

    Image du net + petit bidouillage 

    .

    Préambule sous forme d’adage :

     « Un gage accepté doit être honoré,

    versatile celui qui se défile ! »

     

    Sur l’air de Cadet Roussel :

     

    Préambule :

    Je devais faire une chanson   (bis)

    Pour un certain petit garçon  (bis)

    Elle est un peu sans queue ni tête

    Je suis loin d’être un grand prophète

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Le Rotpier est un chenapan !

     

    Bien sûr il m’a fallu du temps   (bis)

    Sans vraiment être un débutant   (bis)

    Les rimes ne sont pas faciles

    Même sans être un imbécile

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment,
    Le Rotpier est un chenapan !

     

    xxxxxxxxxxxxxx

     

     

    Chanson pour Benjamin,

     

    Benjamin est un bon garçon  (bis)

    Il rit pour un oui pour un non   (bis) 

    Il est rarement en colère

    Ou de façon très passagère

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Benjamin est un bon enfant !

     

    Benjamin voudrait un lapin  (bis)

    Pour le caresser le matin   (bis)

    Un vrai de vrai pas en peluche

    Un qui crotte et mange des pluches

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Benjamin est un bon enfant !

     

    Benjamin n’est pas très content   (bis)

    De la réponse de maman   (bis)

    « Mais que va-t-on faire des crottes

    Nous n’avons pas de motocrottes

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Benjamin est un bon enfant !

     

    Benjamin a bien insisté  (bis)

    Finalement il a gagné   (bis)

    C’est lui qui ramasse les crottes

    Et qui distribue les carottes

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Benjamin est un bon enfant !

      

    Benjamin a un autre rêve  (bis)

    Il y pense vraiment sans trêve  (bis)

    il voudrait en plus une vache

    Une rousse avec plein de taches

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Benjamin est un bon enfant !

     

    Benjamin a persuadé   (bis)

    Son papa qui aime le lait   (bis)

    Ils vont acheter une ferme

    Ils en ont l’intention très ferme

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Benjamin est un bon enfant !

     

    Ils vont partir dans le Larzac  (bis)

    En bourrant valises et sacs    (bis)

    Ou à Notre-Dame des Landes

    Là ou la nature commande

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Benjamin est un bon enfant !

     

    Benjamin aura une ânesse  (bis)

    Moins têtue que les CRS  (bis)

    Car ceux-là il faut se les faire

    En plus ils sont très durs à traire

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Benjamin est un bon enfant !

     

    Benjamin aura des moutons  (bis)

    qui seront tout frisés en long  (bis)

    et puis aussi quelques biquettes

    avec de grandes barbichettes

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Benjamin est un bon enfant !

     

    Benjamin fera du fromage  (bis)

    Du vrai qui pue qui sent sauvage  (bis)

    Qu’on sent à dix lieues à la ronde

    Et qui incommode le monde

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Benjamin est un bon enfant !

      

    Benjamin deviendra fermier   (bis)

    Même si c’est moins bien payé   (bis)

    C’est plus honnête et sympathique

    Que d’être dans la politique

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Benjamin est un bon enfant !

     

    Benjamin n’est pas un idiot  (bis)

    Il ne produira que du bio  (bis)

    Terminé les cochonneries

    Et vive l’herbe des prairies

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Benjamin est un bon enfant !

     

    Quand Benjamin se mariera  (bis)

    Une bell’  fille il choisira  (bis)

    Ce sera une grande noce

    Et ils auront tout plein de gosses

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Benjamin est un bon enfant !

     

    Mais tout cela prendra du temps  (bis)

    En attendant en attendant  (bis)

    C’est ses parents qui le chouchoutent

    Qui sont toujours à son écoute

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Benjamin est un bon enfant !

     

     

    xxxxxxxxxxxxxxxxxx

     

     

    Epilogue :

    Ainsi se finit la chanson  (bis)

    Promise à un petit garçon  (bis)

    Il faut toujours tenir parole

    Pour ne pas traîner de cass’ roles

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Le Rotpier est un chenapan !

     

    Benjamin l’apprendra par cœur  (bis)

    Il deviendra peut-êtr’  chanteur  (bis)

    Alors adieu vaches et ferme

    Mais il est temps que je la ferme

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Le Rotpier est un chenapan !

     

    Cette fois-ci c’est bien fini  (bis)

    J’en aurais bien encore écrit  (bis)

    Mais mon stylo a rendu l’âme

    Et puis ma femme me réclame

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Le Rotpier est un chenapan !

     

    Je ne sais pas encor’ pourquoi   (bis)

    Mieux vaut que je me tienne coi   (bis)

    Je ne tiens pas à la fessée

    Comme la semaine passée

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Le Rotpier est un chenapan !

     

    Ah! Ah! Ah! Oui vraiment, 
    Le Rotpier est un chenapan !

     

     

                                         Rotpier

     

     


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  •  

    Il est là et bien là, il caresse ou il brûle c'est selon ...

     

    Caresses astrales

    Image du net modifiée par moi-même

    .

    Caresses astrales,

     

    Elle allait …

    légère et décidée

    au travers des genets.

     

    Souvent elle déviait,

    évitant de piétiner une plante

    qui eut été insignifiante

    aux yeux de bien des gens !

    Elle allait, légère et ravie,

    dans cette lande chérie.

     

    Un moment, elle s’arrêta,

    jeta à la ronde un regard inquisiteur

    et, satisfaite, sourit.

    Alors, lentement, elle se déshabilla

    et offrit son corps aux rayons ébahis

    de l’astre dominant.

     

    Devant tant de beauté,

    sa majesté versa une larme sitôt vaporisée :

    le ciel en fut, un instant, tout irisé !

     

    Puis, reprenant vite contenance,

    il assura à nouveau sa dominance

    avec - sembla-t-il alors -  un peu plus de douceur.

    Rêvait-il à la belle

    que le bout de ses doigts rayonnant caressaient ?

    Peut-être …

     

    … sûrement !

     

                                                   

                                                                                                                                                 Pierre Dupuis     

     

                                                                      


    4 commentaires
  • .

    Bonjour à toutes et à tous !

    Me voici de retour et je vous propose mon premier devoir de vacances… il y en aura un autre un peu plus Rabelaisien !

    Pierre

     


    Intérieur de la Cave de Panzoult  (image du net)

     

    En souvenir de très belles vacances à Panzoult au Moulin Girault, tout près de la grotte de la Sibylle de Rabelais.

     

     

    Panzoult, le tuffeau, le vin et la Sibylle,

     

    Sur la commune de Panzoult

    se trouve une très belle cave

    célébrant sans aucune entrave

    le vin, la Sibylle et le goût.

     

    La Sibylle de Rabelais,

    le très truculent pour l’époque

    écrivain au style baroque

    qui choquait et qui dérangeait.

     

    Accompagné d’Epistémon

    l’étrange et facétieux Panurge

    l’avait selon notre démiurge

    rencontrée pour divination.

     

    Curieux mélange avec le vin

    mais le mariage est subtile :

    parler de vin et de Sibylle

    voila qui me semble divin !

      

    Bien à l’abri sous le tuffeau

    passé et présent cohabitent

    c’est une belle réussite

    disons-le net sans peur des mots.

     

    Un régal pour les visiteurs

    qui s’arrêtent de niche en niche

    pour se délecter des très riches

    fresques taillées avec bonheur.

     

    Tout décrire serait trop long

    mieux vaut y venir en visite

    c’est une belle réussite

    bravo à tous les vignerons !

     

    Pour peser sur leur avenir

    leurs bouteilles portent leur griffe

    remake du « cave se rebiffe »

    le meilleur moyen pour tenir.

     

    Indépendants mais regroupés

    une adéquate logistique

    pour contrer de façon pratique

    ceux toujours prêts à les presser !

     

    Les lendemains que seront-ils ?

    Je pense qu’il serait habile

    de demander à la Sibylle

    son augure au prochain avril.

     

    Hors de question bien entendu

    qu’elle ait l’extrême outrecuidance

    et quelles que soient les circonstances

    d’exhiber le trou de son… cul !

     

    En attendant vive le cru

    partageons la dive bouteille

    le bon vin est une merveille :

    même cuits ne soyons pas crus !

      

    On peut bien être un peu chauvin

    en France on sait se mettre à table

    et partager, c’est délectable,

    la bonne chair et le bon vin !

     

     

     

    Détail de fresque sculptée: " Le cul de la Sibylle ! "

    Photo de mon cru !

     

    xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

    .

    Et puisqu’ils sont cités, je fais un petit clin d’œil à :

     

    Gloire à Alcofribas Nacier

    d’avoir créé ses personnages

    qui sont d’une cuvée hors d’âge

    et qui n’ont fait que bonifier !

     

    Ce bon vivant, cet érudit,

    sous couvert de bouffonneries

    a dénoncé des incuries

    en bravant bien des interdits.

     

    Gloire aussi à Michel Audiard

    pour ses si savoureux dialogues

    piochés dans le grand catalogue

    de l’argot érigé en art !

     

     

                                                             Pierre Dupuis

     


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    Préambule :

     Je pars en fin de semaine en vacances du coté de Chinon.

    Retour vers le milieu de la 1ère semaine de juillet … si j’échappe aux flammes ou aux sbires du roi !

    Le Rotpier

     

    Petit bidouillage à partir d'une image du net !

     

     

    Au pays de Rabelais il ne faut pas s’étonner des énormités …

     

    Sur les traces de la pucelle

    ou

    Ce que j’espère de Chinon *

     

    Je pars du coté de Chinon

    comme l’avait fait la pucelle

    qui abhorrait les étincelles

    comme la tête de Cauchon !

     

    Et si là-bas j’entends des voix

    me demandant d’aller de suite

    bouter pour mauvaise conduite

    celui qui se prend pour le roi :

     

    J’enfourcherai mon canasson

    pour rejoindre à bride abattue

    l’Elysée avec ma massue

    pour aller fracasser Macron !

     

    Tout cela est déjà écrit,

    si Némo  me cherche des crosses

    je lui ferai des grosses bosses

    si c’est Brigitte… pareil aussi !

     

     

    J’affronterai Gérard Collomb

    qui de gauche est passé à droite

    je lui dirai ferme ta boite

    je ne parle pas aux félons !

     

    Je subirai l’inquisition

    je gémirai sous la torture

    voila ma destinée future

    je tiendrai bon sous la question !

     

    Je finirai sur le bûcher

    drapé de mon seul oriflamme

    à Rouen et au milieu des flammes

    sur la place du vieux marché !

     

    Mes cendres  iront au Panthéon

    quand on m’aura rendu justice

    au regard de ce grand supplice :

    cramer à poil sans pantalon !

     

                                                               Rotpier

     

     

    Nota :

    Je suis très pris avec mon association et mon départ en vacances en fin de semaine. Je vais essayer de passer faire un petit tour sur vos blogs aujourd’hui ou demain si je le peux.

    Bonne continuation à toutes et à tous !  

    Pierre


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  • Il faut parfois avoir le courage de se faire porte-parole de causes délicates ...

    Rotpier

     

    Prostituée

    Image du net modifiée par mes soins !

    Avant-propos :

    Ce poème est d’une verdeur

    à offusquer les conformistes

    bien que certains avec ardeur

    nous côtoient avec pragmatisme !

     

    Il n’est pas fait pour les coincés,

    pour les gens de bonnes manières,

    il risque de fort agacer

    Ludovine de la Rochère !

     

    … Appelez moi … Mado  

     

    La valse des épithètes,

     

    C’est un métier un peu spécial,

    vous allez tiquer je suppute

    si je vous parle de social

    à propos du statut des putes !

     

    Ce mot je l’emploie à dessein

    alors que je ne l’aime guère,

    je le trouve très assassin

    au point de lui faire la guerre !

     

    Mais je n’ai vraiment pas le temps

    d’écrire une longue préface

    alors je me suis dit autant

    être rapide et efficace !

     

    Je me dois de vous préciser

    que j’en suis une à part entière,

    je ne cherche pas à biaiser

    je n’ai rien d’une cachotière !

     

    Voilà le décor est planté,

    laissons tomber la polémique,

    ne soyez pas épouvantés

    je pourrais être en politique !

     

    Je vous invite… en tout honneur

    - ne faite donc pas cette tête ! -

    à faire en simple promeneur

    le tour de tous nos épithètes !

     

    C’est un langage très fleuri

    qui ne fait pas dans la dentelle,

    je vous en offre un pot-pourri,

    allez j’y vais, je m’y attelle !

     

    Il y a ceux qui sont assez

    … comment dirais-je … acceptables

    et d’autres que l’on peut taxer

    de franchement désagréables !

     

    Commençons donc par ces derniers,

    allons-y avec allégresse,

    du pain béni pour chansonniers

    pour peu qu’ils brodent sur les fesses !

     

    Bifteck, bordille ou bien bourrin,

    cagnasse, cateau ou cavette,

    catin, chabraque ou bien ponette

    sans oublier bien sûr putain !

     

    Langouste, crevette ou gadou,

    garce, gigolette ou filasse

    belle avalanche de mots doux

    que j’augmente : poule et pétasse !

     

    On continue les jolis mots ?

    Poufiasse, pouliche ou galoupe,

    radasse, radeuse ou tréteau

    … j’en remets un peu pour la soupe ?

     

    Allez, encore quelques-uns :

    conasse, marmite ou gagneuse,

    roulure, souris, gagne-pain,

    trimardeuse ou bien tapineuse !

     

    Après ce beau tableau brossé

    passons à ceux moins sarcastiques

    mais qu’il faut quand même endosser :

    nous sommes loin du romantique !

     

    Il y a fleur de macadam

    ou de trottoir et puis cocotte,

    péripatéticienne … dam 

    c’est la classe au ras de la motte !

     

    Courtisane, créature ou

    demi-mondaine, horizontale,

    fille de joie, de rien du tout

    que pour quelques sous on emballe !

     

    Croqueuse ou marchande d’amour,

    dégrafée ou fille publique,

    de mauvaises mœurs et toujours

    les quolibets que ça implique !

     

    Je préfère belle de nuit

    ou hétaïre … c’est la classe,

    comme la nuit les chats sont gris

    cela nous évite la chasse !

     

    D’autres épithètes ont cours,

    la liste n’est pas exhaustive,

    ailleurs que dans les basses-cours

    d’autres poules sont très actives !

     

    Car il y a pire que nous :

    des femmes soit disant honnêtes,

    calculatrices jusqu’au bout

    grandes ouvreuses de braguettes !

     

    Notre tarif est affiché

    et il n’y a pas de magouille,

    pas plus que de plans ébauchés

    pour s’en mettre plus dans les fouilles !

     

    J’aurais pu glisser, c’est certain,

    une très belle rime en « ouille », 

     que chacun fasse son turbin :

    ceux qui en veulent se débrouille !

     

    La société nous met au ban

    pourtant nous lui rendons service

    en acceptant comme clients

    certains hommes pourris de vices !

     

    Pas besoin de légion d’honneur,

    juste un peu de reconnaissance,

    un peu moins d’esprit sermonneur

    … sans rêver que l’on nous encense !

     

    Depuis la loi Marthe Richard

    qui a fermé les maisons closes

    c’est aux bois ou sur les boulevards

    que les fleurs de trottoir éclosent !

     

    Sans demander de grands égards

    au moment où l’on nous culbute,

    nous aimerions que les fêtards

    ne nous appelassent pas putes !

     

    Je vous salue en espérant

    ne pas vous avoir pris la tête

    et je vous laisse au demeurant

    méditer sur ces épithètes !

     

    Si vous voulez en discuter

    j’en serais tout à fait ravie,

    nul besoin de me culbuter

    … sauf si vous en avez envie !

     

     

                                                                                         Rotpier … porte-parole de… Mado !

     

    Remarque : Cause déjà défendue !

     


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  •  

    Un rituel pour nous tous les jours depuis ... 40 ans ! Quand l'enregistrement passe dans notre secteur, nous ne manquons jamais d'y aller !

     

    Image du net !

     

    Préambule :

    Il est un temps au déjeuner

    où bavarder n’est pas de mise

    une seule chose est permise :

    écouter et participer !

     

    Des questions de tous les niveaux,

    sans même avoir fait hypokhâgne

    après les Carnets de campagne

    c’est excellent pour les cerveaux !

     

    Pour les 1000 euros … banco !

     

    Célèbre jeu radiophonique

    sur les ondes de France Inter,

    printemps, été, automne, hiver :

    un rendez-vous emblématique !

     

    Au rythme du métallophone

    des questions de tout horizon

    sont posées dans la tradition

    à un couple de deux personnes.

     

    Quand je dis « couple » c’est « couplage »

    qu’il faut entendre, entendez bien,

    la sélection est le seul lien

    réunissant les personnages.

      

    Des bleues, des blanches et des rouges

    ce sont les couleurs des questions

    posées au duo sous pression

    qui font que les neurones bougent !

     

    Le jeu a lieu sur une scène

    dans une ville ou bien un bourg

    et c’est ainsi depuis toujours

    … il a atteint la soixantaine !

     

    C’est tous les jours de la semaine

    pendant l’heure du déjeuner

    qu’il entre dans tous les foyers

    apportant une joie certaine.

     

    Tous les mercredis les plus jeunes

    peuvent aussi s’y essayer

    et l’on reste parfois Stoufflet

    devant eux lorsque l’on déjeune !

     

    Souhaitons qu’encore elle dure :

    très longue vie à l’émission

    devenue une institution

    dans le jardin de la culture !

             

              Péroraison :

    Allez allez encouragez,

    il vous suffit de prononcer

    le mot magique … allez-y haut :

    « Banco banco banco banco ! »

     

                        Mais … 

    Je ne voudrais pas abuser

    de votre temps ni m’imposer

    ni même vous forcer la main

                                     alors …       à plus si vous le voulez bien !

     

                                                                                         Pierre Dupuis

     


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  •  

    Nul besoin d’en dire plus long pour que vous compreniez la raison de mon absence sur les blogs…

    A mardi prochain… si l’ombre des cyprès m’ignore jusque là…

    Pierre

     

    Au suivant ...

      

     

     Image du net modifiée par Pierre

      

    .

    Cortège,

     

    En cortège derrière

    le dernier qui s’en va,

    que tu sois Paul ou Pierre

    tu y penses déjà :

     « Le prochain … ce sera moi ? »

     

    Doucement tu chemines

    et l’ombre des cyprès,

    voyant que tu rumines

    t’enveloppe de près

    et, dans un murmure elle te susurre :

     « Il est possible que ce soit toi ! »

     

    Pour le coup tu frissonnes

    et tu presses le pas,

    tu rejoins la colonne

    évitant le faux-pas

    en te marmonnant tout bas :

     

    « J’ai le temps … j’ai encore le temps

    … le temps de ne pas être devant. »

    Pourtant

    … pourtant … tu sens

    … tu sais

    que l’ombre des cyprès a quelques vues sur toi.

     

                                                        

                                                                                    Pierre Dupuis

     


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  •  

    Il est certain que ce tableau et ce poème font froid dans le dos mais...  il faut de tout pour faire un monde et il existe des atrocités bien pires que celle-là...

     

    Préambule :

    Il y a dans ce tableau

    quelque chose qui glace les os.

    Une symbiose maléfique,

    un assemblage pathétique,

    quelque chose de pernicieux.

    Quelque chose comme … un suaire

    … un suaire gluant,  froid et vicieux

    qui, sournoisement,

    comme des sables mouvants,

    enveloppe les êtres de façon tentaculaire.

     

     

      Le cri Evard Munch

    « Le cri », tableau d’Edvard Munch

     

    Les cris,

     

    Au diapason

    … ils sont au diapason.

    Lui, le personnage,

    elle, la nature.

    Il n’y a pas un cri

    … il y a des cris !

    Qui provoque l’autre ?

    Qui entraîne l’autre ?

    Et ça crie !

    Et ça dure !

    Profonde déchirure

    amorce de rupture

    et le vide en dessous.

    Ça tourbillonne,

    ça frôle la torture

    … c’est la torture !

    Ça va droit dans le mur !

    Seule perspective,

    unique perspective :

    la dérive

    … la dérive encore

    … la dérive et la mort.

     

    Et ces deux-là qui s’éloignent

    et ces deux-là, sourds au drame

    … n’entendent-ils point ?

     

    N’entendent-ils point 

    ou … encore debout

    sont-ils déjà morts ?

                       

                                             

                                                Pierre Dupuis

     


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  • .

    Il y a des mûres sur les murs

    et des murmures derrière les  murs

    et des tas d’autres choses c’est sûr

    plus ou moins claires et même obscures

    Mais on y voit aussi l’azur !

     

    Alors, je vous propose un poème déjà publié et en ces temps-là, j'étais ... au pied du mur !

     

    Le dicton du jour :

     « C’est au pied du mur qu’on voit le garçon »

     

     

    Mur

    Image du net

     

     

    Mon ami le mur,

     

    En lui faisant la courte échelle,

    je n’étais pas très innocent,

    j’avais vu que la demoiselle

    avait un beau tempérament !

     

    Le tissu de sa minijupe

    était vraiment très riquiqui,

    elle en était - pour sûr ! - pas dupe

    et en dessous c’était exquis !

     

    J’ai cultivé la maladresse

    faisant semblant de la lâcher,

    ma main a glissé sous ses fesses

    et a rampé sans la fâcher !

     

    Poussant plus loin mon avantage,

    j’ai vérifié qu’elles étaient deux !

    Quant à leur ligne de partage :

    j’ai failli me crever les yeux !

     

    Nous avons perdu l’équilibre,

    le mur que nous voulions franchir

    nous a glissé : « Vous êtes libres,

    il vous reste à vous affranchir ! »

     

    C’était un mur plein de sagesse

    qui connaissait les amoureux

    et à son pied la mousse épaisse

    formait un lit des plus moelleux !

    .

    Nous cultivions l’obéissance

    - il fallait bien obtempérer ! -

    nous avons fait mieux connaissance,

    sans chercher à se modérer !

     

    J’ai fait beaucoup de courte échelle

    et le mur m’a toujours aidé,

    quand je changeais de demoiselle

    il ne semblait pas offusqué !

     

    Mon vieux mur est toujours solide,

    je viens le voir de temps en temps,

    moi je ne suis plus si valide :

    ma courte échelle a fait son temps !

     

    A chacune de mes visites

    il me dit invariablement :

    « Tu n’amènes  plus de petite,

    ça me plaisait énormément ! »

     

    Il est vraiment resté robuste

    mais sa tête part à vau-l’eau :

    Alzheimer ! Ce n’est pas juste !

    Même les murs ont leurs fardeaux !

     

    Un jour je viendrais le rejoindre

    ne sachant plus très bien pourquoi,

    en observant la lune poindre

    nous n’auront plus le moindre émoi !

     

    Il sera temps que je trépasse,

    je ne veux pas de ces fauteuils

    où l’on dépose, où l’on entasse

    des corps déjà en demi-deuil !

     

    J’aimerais bien que l’on m’enterre

    au pied de mon fidèle ami,

    un peu de mousse, un peu de terre :

    qu’irais-je faire au paradis ?

      

     

                                                      Pierre Dupuis

     

    .


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  • .

    Image du net !

     

    Exorde :

    C’était pour bien situer l’époque,

    dans les années mille neuf cent

    et même un petit peu avant

    ce sont ces temps-là que j’évoque.

     

    Un trésor d’un autre temps,

     

    En ces temps-là être à la page

    était de l’avoir en chevet

    ou pour le jour sur le buffet

    lieu idéal pour le partage.

     

    Mieux valait bien sûr savoir lire

    pour apprécier son contenu

    cela parait bien saugrenu

    mais loin de moi toute satire.

     

    Au plus profond de nos campagnes

    tous les hommes ne savaient pas

    lire et écrire loin de là

    et pas beaucoup plus leurs compagnes.

     

    Mais il y avait les images

    qui faisaient déjà bien rêver

    et le soir après le souper

    un enfant décryptait les pages.

      

    Et quelle fierté pour un môme

    de pouvoir aider ses parents

    en leur lisant tout simplement

    quelques lignes en monochrome.

     

    Jules Ferry l’avant-gardiste

    avait fait appliquer ses lois

    d’obligation sans passe-droit

    à l’école sans catéchiste !

     

    Certains foyers trop en mésaise

    ne possédaient pas ce trésor

    engendreur de rêves en or

    et ils en étaient mal à l’aise.

     

    Un usuel meilleur que la bible

    et mieux illustré de surcroit,

    du terre à terre auquel on croit :

    pas de blabla mais du tangible.

     

    Je vous parle d’un catalogue

    l’un des premiers à exister

    un outil à faire rêver

    à engendrer des monologues.

     

    Plusieurs milliers de références

    du fusil à l’harmonica :

    la caverne d’Ali Baba

    sans sésame et sans concurrence !

     

    Pour l’époque très en avance,

    nous étions avant mille neuf cent

    ce catalogue en noir et blanc

    a révolutionné la France !

     

    De quoi sortir de l’ignorance

    dans sa grande globalité

    beaucoup de gens et j’ai cité :

    le catalogue Manufrance !

      

    De la même manufacture

    venait une autre production

    c’était une publication

    poussant aussi à la lecture.

     

    Chasse ou pêche ou bien jardinage

    étaient les sujets abordés

    dans ce mensuel très consulté

    jusqu’aux fins fonds de nos villages.

     

    Tous les mois avec impatience

    on le guettait on l’attendait

    je parle du « Chasseur Français »

    qui avait une grande audience.

     

    Suite à la tourmente mondiale

    de la guerre de quatorze-dix-huit

    le mensuel porta au zénith

    … les annonces matrimoniales !

     

    Après la grande boucherie

    les hommes n’étaient plus nombreux

    il ne restait plus que des vieux :

    les champs étaient en incurie.

     

    Devenus une denrée rare

    ils étaient plus que courtisés

    aussitôt démobilisés

    ils étaient cueillis dare-dare !

     

    Ils avaient eu la grande chance

    de survivre à tous les combats

    aux obus aux gaz aux rats

    pendant cette infernale danse !

     

    Passer des tranchées à la terre

    c’était souvent aussi boueux

    mais grandement moins dangereux :

    plus de fumées plus de cratères !

     

    Tout un roman toute une époque

    surtout dans le monde rural

    il y aurait sans trop de mal

    de quoi en faire un long colloque !

     

    Un long colloque ou une thèse

    étayés par de vrais récits

    d’anciens ayant vécu ceci

    à la mémoire encore à l’aise.

     

              Précision subsidiaire :

    Ma famille étant en mésaise

    je n’ai connu que bien plus tard

    ces publications super star

    au seins des campagnes françaises.

     

                                                                    Pierre Dupuis

     

    Image du net ! 

     


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  •  

    On commence par un tableau et ... on est entraîné beaucoup plus loin ...

     

    Soleil couchant à Ivry Guillaumin

    Image du net

    Avant-propos :

    Ce tableau peint par Armand Guillaumin (1841-1927)  en 1873 est une sorte de mise en garde avant l’heure sur les dangers de la pollution atmosphérique.

    Le peintre n'en avait certainement pas conscience à cette époque … de nos jours, cela parait évident... mais ...

     Pierre Dupuis

     

    Soleil couchant à Ivry,

     

    Sur un fond de ciel incendie

    Des fumées, immondes crachats,

    Nous donnent un avant-goût déjà

    Des pollutions des industries.

     

    Prémices de l’écologie,

    Ce tableau augure un combat

    Qui deviendra apostolat

    Pour ceux qui servent de vigies.

     

    Jusque là la ville d’Ivry

    N’était que campagne et taillis

    Mais les usines sont venues

     

    S’implanter en vastes bassins

    Comme autant d’horribles verrues,

    De monstres crachant leur venin !

     

    xxxxxxxxxxxxx

     

    Retombées,

     

    Le peintre en avait-il conscience ?

    Personne ne peut l’affirmer,

    Son esprit était sublimé

    Par les couleurs, pas la prescience.

     

    A cette époque les nuisances

    Étaient ardues à estimer,

    Comment pouvoir imaginer

    Les dégâts sur nos existences ?

     

    Aujourd’hui avec le recul

    On peut refaire les calculs

    Mais ce serait par trop facile !

     

    Alors que maintenant on sait

    On poursuit - pauvres imbéciles ! -

    À polluer plus que jamais !

     

     

    xxxxxxxxxxx

    Péroraison :

    Toujours est-il que Guillaumin

    À mis le pinceau sur la plaie

    De cet avenir qui effraie,

    Fruit de l’égarement humain.

     

    Ce n’est pas à la saint-glinglin,

    C’est une vérité  - la vraie ! - 

    Un jour il faudra que l’on paie

    Et il s’approche de demain !

     

    Et, s’il ne faut prendre qu’un seul exemple :

     

    C’est vraiment du je-m’en-fichiste

    Que d’extraire du gaz de schiste

    Sous l’aval urbi et orbi

     

    De dirigeants irresponsables

    Cédant aux pressions des lobbys

    Et qui plaideront non coupables !

     

    xxxxxxxxxxxxxxxxxx

     

     

    Péroraison de la péroraison :

     

    Pour convaincre les politiques

    Il faudra pour les combinards

    S’attaquer à leur crâne par

    … La fracturation hydraulique !

     

     

                                            Pierre Dupuis

     


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  •  

    Image du net !

     

    L’histoire se passe en début de siècle dernier …

     

    Le monte-en-l’air sentimental,

     

    C’était il y a très longtemps,

    il vivait de cambriolages

    lui l’homme à la force de l’âge

    et elle au fort tempérament.

     

    Il en était fou amoureux

    mais elle était cuisse légère

    ses aventures passagères

    le rendaient vraiment fou furieux.

     

    Et un jour le drame arriva,

    il serra fort une lanière

    autour du cou de sa bergère :

    en peu de temps elle expira.

     

    Il la découpa en morceaux

    de façon vraiment méthodique,

    une manière bien pratique

    pour désorienter les perdreaux.

     

    Il savait manier le hachoir,

    les couteaux ainsi que les scies,

    il avait une décennie

    derrière lui en abattoir.

      

    Après trois mois de flottement

    il avait expurgé sa peine

    ainsi que le reste de haine,

    il n’avait plus trop de tourments.

     

    Il avait repris le métier

    de monte-en-l’air par habitude,

    il le faisait sans inquiétude,

    tranquillement en vieux routier.

     

    Dans le genre Arsène Lupin

    un peu moins élégant quand même,

    vivant de façon plus bohème

    mais gagnant largement son pain.

     

    En souvenir de son amour

    et afin de penser à elle

    de manière très solennelle

    il gardait dans son sac toujours …

     

    … à portée de main un tibia

    taillé d’un bout en pied de biche

    qu’il utilisait chez les riches

    quand il faisait une razzia.

     

    Un outil vraiment idéal

    pour forcer fenêtres et portes

    et toute la joie qu’il apporte

    pour quelqu’un de sentimental.

     

    On peut bien être monte-en-l’air

    et s’enticher d’une friponne

    au point que son cœur s’enjuponne

    et que l’on commette un impair.

     

    Et un jour il en commit un

    alors qu’il forçait une porte

    avec le tibia de la morte

    il ne vit pas les argousins.

      

    Ils lui tombèrent sur le dos

    alors qu’il rêvait à sa belle,

    il passa en correctionnelle

    et se prit vingt ans à Clairvaux.

     

            Moralité :

    Quand on pratique ce métier

    qui est assez funambulesque

    on évite le romanesque :

    pas la peine d’en rajouter !

     

    En lieu et place d’un tibia

    il aurait pu, sur l’étagère,

    dans le formol et solitaire

    garder son plus joli ténia.

     

      

                                                     Rotpier

     

     

     

    Image du net !

    Je ne suis pas certain que cela soit un ténia.

    Ce dont je suis persuadé c'est que cela ne doit pas être très bon à manger !

     

    Ah ! Poésie, quand tu nous tiens !

     


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